“Cette crise est complexe…” et papati, et patata. Ils n’osent pas avancer, alors ils bottent en touche et nous ÉLOIGNENT de la solution. Il y a des coups de pied qui se perdent, car la crise est simple. La crise, d’abord, c’est de faire disparaître les trillions d’argent de Monopoly qu’on a mis de ci, de là, mais ça, ça ne concerne pas le monde ordinaire.
Le problème du monde ordinaire, c’est de garder son pouvoir d’achat. Garder son job, s’il travaille, garder son paiement d’assistanat,s’il ne travaille pas, garder ses fonds de pension s’il est à la retraite. Tout ça en argent qui garde sa valeur
Qu’est ce qu’il faut faire pour ça ? Un programme de revenu garanti indexé au coût de la vie. Et parce qu’il faut produire pour consommer – et travailler pour produire – , une programme qui exige que quiconque est apte au travail ait un boulot et travaille avant de recevoir son revenu garanti. S’il ne le trouve pas tout seul, ce boulot, c’est à l’État de lui en trouver un. C’est à l’État de voir ce qui a besoin d’être fait dans la société et d’affecter à le faire ceux qui n’ont pas d’emploi
Ils ne savent pas comment s’y prendre ? Il faut le leur montrer. Pendant et après la derniere guerre mondiale, on formait en 6 mois des travailleurs qualifiés pour tous les emplois du niveau ouvrier professionnel. Maintenant on s’amuse à parler de n’importe quoi en prétendant qu’on éduque et qu’on forme.
Oui, mais le budget… Bullshit. (Me rappeler de proposer “selles de boeuf”, d’un blogueur anonyme, à l’Office de la langue française..). Pour produire quoi que ce soit, il faut un travailleur et des materiaux. Le capital, c’est seulement le résultat d’un travail déja fait sur des matériaux qu’on avait avant, pour fabriqur l’outil qui maintenant permet de travailler mieux. On a toujours les moyens de faire tout ce qu’on a les travailleurs et les materiaux pour faire.
Le défi du gouvernement, c’est de faire travailler tout le monde et de leur distribuer le revenu qui leur permettra de consommer cette richesse qu’ils auront produite en travaillant. Le reste est mensonge, arnaque et saloperie. Dire qu’il a fallu 40 ans pour payer la construction du Stade Olympique, par exemple, est un mensonge. Les travailleurs ont touché leur salaire et les fournisseurs de matériaux leur dû, AVANT que le Stade n’ouvre ses portes. Le Stade a été payé IMMEDIATEMENT.
Ce qu’on a payé pendant 40 ans, ce sont des engagements inutiles et souvent vereux envers des financiers “mouches du coche” qui se sont immiscés dans l’opération. Ça, c’est l’arnaque. La saloperie, c’est tout le systeme, car ce qu’on a fait pour le Stade est ce qu’on fait tous les jours. Pour tout.
Le peuple le supporte… Depuis Edward Bernays, la manipulation est devenue une science exacte. On peut normalement maintenir la population juste en deça du seuil où elle se révolterait. Mais un accident… et elle vient vous botter le derrière. En temps de crises, il y a des accidents. On part pour une ballade aux Invalides, on s’égare à la Bastille et on rentre chez soi avec au bout d’une pique la tête d’un mec qu’on ne connaissait même pas le matin. Un accident…
Nos gouvernants devraient regler la crise. Nationaliser les institutions financières, émettre une monnaie credible, garantir un travail et un revenu à tous. Faire fonctionner cette société, au lieu de la parasiter, car tous ces politiciens et fonctionnaires qui vont de comités en pauses-café et de réunions en missions, touchent un salaire pour faire des rapports sans pertinence et produire des plans qui ne se réaliseront pas. ILS NE PRODUISENT RIEN. Il faudrait botter le derriere de ceux qui bottent en touche au lieu d’aller vers les buts.
“Botter le derrière” est une formule du XIXe siècle. Au XXe, on a d’abord cessé de le faire, puis, on est devenu politiquement correct et on a cessé même d’en parler. Jadis on les aurait traités plus dûrement. Demain, on ne sait pas encore…
Pierre JC Allard
Pour ceux qui acceptent un peu d’anglais. Voici un extrait de Crisis and Beyond, publié il y a 25 ans, sur cette évolution vers les “hyperjobs” : le non-travail gratifiant…
Workers love and enjoy hyperjobs. They come early, they work overtime, they believe in what they do… which is, more often than not, almost entirely of their own design. (…) To create a hyperjob for oneself, pushing aside the usual boring activities of a good symbiot or parasite, one needs only be on a payroll and be responsible for something. Anything.
(They) will be asked: “should we invest”? Since he has been at it for a long time, he knows almost immediately whether the answer will be yes or no, (but will rather )proceed with something really interesting.
Something like… look for basic information, analyze all the variables, identify and evaluate all the restraints and constraints, require expert advice, consult other interested parties, prepare a preliminary report, make a pre-feasibility study and a feasibility study, consult once again, reach a tentative decision, discuss it, write a report to justify it all, follow up on the report… who cares about the investment!
(If he is) a “boss”, one of his subordinates may be assigned the task “look for basic information”, for example. This subordinate will then have an absolute right to define what information is needed, check sources and references, put together a team to collect first-hand data in the field, compare the validity of the information obtained with that of similar projects, prepare a report. Downstream, somebody will also have to implement this survey in the field, for which he will need interviewers who will be trained for fieldwork, by an expert on the “field” who will consult experts on training… (…)
It is workers now, at all levels, (who) define the means and the details, and who do so with an eye on keeping their job interesting… and the other on keeping a “steady pile ” on the corner of their desk. “
Crisis and Beyond, 1983
(http://www.nouvellesociete.org/300.html)
4 commentaires
30 mars 2009 à 01:03
Pour aller encore plus loin, l’écosociétalisme répond à ces quatre questions:
1. En ce qui concerne la création monétaire : Comment créer et faire circuler une monnaie qui ne soit plus “payante”, qui soit la représentation des richesses réelles, tout en permettant la poursuite du progrès et du bien être qu’a permis le crédit pour une partie (limitée) de la population? ( voir notes )
2. En ce qui concerne les motivations individuelles : Comment offrir le revenu le plus juste qui soit ? Loin de nous l’idée parfois soutenue que l’homme est par nature paresseux. Nous pensons au contraire que s’il ne devait pas se battre chaque jour dans un monde où la compétition est la règle d’or, il pourrait au contraire mieux développer toutes ses facultés dont profiterait la collectivité. Mais, et sans doute pour les quelques générations à venir, il restera parfois des obligations “sociales” pas toujours plaisantes, ou fatiguantes.. Alors le revenu, transformable en pouvoir d’achat et de confort, reste pour nous la meilleure des motivations et le moyen le plus juste qu’a la société de remercier ceux qui font, pour le bien de la collectivité, le travail que peu ont envie de faire.
3. En ce qui concerne les motivations collectives : Comment laisser une planète vivable à nos descendants sans revenir au niveau de “confort” du 19° siécle? Comment satisfaire néanmoins les besoins immenses d’une majorité des populations terrestres? Nous pensons que c’est possible.
4. En ce qui concerne le calcul de la richesse et de la comptabilité nationale : Comment donner une valorisation positive ou négative (qui ne soit pas seulement une « valeur marchande ») aux productions (secteur marchand mais aussi non marchand tels; éducation parentale, associatif, culture, , etc.), compte tenu de leurs impacts sociétal et écologique ? Comment ensuite calculer cette valorisation qui n’est plus le PIB , mais un indicateur de “l’Activité” sous toutes ses formes?
Qu’est-ce que l’écosociétalisme?
Réponse: “C’est la théorie d’un système économique et monétaire sans capital financier ni intérêt, sans propriété privée des moyens de production, sans appropriation privée des biens communs.
Nous démontrons qu’il n’y a nul besoin de capital pour produire. Nous affirmons que la monnaie ne doit plus être payante (comme elle l’est actuellement, car fabriquée par le système bancaire privé) mais correspondre à tout moment à la production .
La monnaie, mise en circulation lors de la production de biens et services, est détruite lors de son utilisation.
Seul importe le travail réalisé, qu’il soit celui des hommes, des machines ou des robots.
Les revenus des personnes sont la somme d’un revenu social égalitaire entre tous (permettant de satisfaire tous les besoins de base) et d’un revenu d’activité équitable établi sur l’effet sociétal de cette activité.
La notion même de P.I.B. n’a plus de sens en tant qu’indice de richesse… mais en a t-elle jamais eu?
Nous tentons de développer une première approche d’une échelle de revenus plus équitable et d’étudier globalement les conséquences de la mise en place d’un tel système “écosociétal” sur les revenus individuels et la production .
Nous tenterons de montrer qu’un tel système simplifie considérablement l’ensemble des structures monétaires et administratives (un seul “impôt” ou taxe)
Nous estimons que le système écosociétal peut être un candidat à une alternative au système capitaliste libéral sans tomber dans les travers de systèmes étatiques centralisés. “
Plus d’infos ici: http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Ecosocietalisme1
30 mars 2009 à 08:42
Bravo Pierre !
Quelle belle démonstration ! Votre texte devrait être publié en première page de tous les journaux canadiens pendant une semaine !
L’exemple du Stade est probant et simple à vérifier.
La formation durant la Guerre aussi.
Il faut cependant une denrée rare : de la volonté politique…..
30 mars 2009 à 10:17
Il me semble que l’on a «fêté» le paiement du stade il y a peu de temps…
C’est simple, en effet! Le problème est qu’on s’acharne à régler les problèmes à la façon dont le fait le «type» dans votre passage en anglais.
J’en ai connus. Ils avaient un truc qu’ils trouvaient génial. ( Ces gens-là ont des idées…).
DÉLÉGUER…
Au bout du compte, tout se perd dans la «délégation»… Reste le dernier qui n’a rien à déléguer. C’est lui qui travaille.
________________
Kent Nagano ne joue pas du violon… C’est un chef d’orchestre. On dirait qu’il y a plus de chefs d’orchestre dans notre orchestre de fonctionnaires et de paperassiers.
Pour ce qui est des «selles de boeuf»… C’est déjà dans le dictionnaire français en «bullshit»…
Selles de boeuf, au moins ça nourrit les champs…
30 mars 2009 à 17:14
Bonjour Pierre,
Votre article démontre une fois de plus ce qui arrive lorsqu’on met son destin entre les mains de gouvernements ou d’organisations sur lesquelles on n’a à peu près aucun contrôle.
Personnellement, je suis contre toute forme d’impôt ou de taxation, laquelle est une forme déguisée d’esclavage.
http://www.lewrockwell.com/buppert/buppert19.html
Imaginez tout ce qu’on pourrait faire sans les gouvernements qui nous sucent l’énergie comme un vampire, du berceau jusqu’au cerceuil.
Des centaines de milliers de fonctionnaires devraient se trouver un véritable boulot. Des centaines d’organisations et de compagnies qui dépendent des fonds publics (le fruit de votre travail) et d’incitatifs fiscaux fermeraient leurs portes. On n’aurait plus besoin de comptables, de comptables agrées, de fiscalistes, de planificateurs financiers etc. Les sociétés financières seraient graduellement dissoutes. Les bourses n’existeraient plus, ni les courtiers en valeurs mobilières, sociétés d’assurance etc. Les services de police, les prisons, les tasers etc. seraient chose du passé. On cesserait d’investir à coup de milliards annuellement dans le complexe militaro-industriel. Les sociétés pharmaceutiques feraient éventuellement faillite. Bref on redeviendrait libre.
On pourrait construire nos maisons, faire pousser nos tomates et avoir la paix, tout en ayant le temps et les moyens d’élever nos enfants et de s’occuper de nos parents.
Cessons de regarder du côté du gouvernement pour sortir les moutons du trou dans lequel ils se sont volontairement placés.
Paix!