Stephen Harper veut vendre le Canada

Comme si la situation d’accaparation par des compagnies étrangères sur les entreprises canadiennes et québécoises n’était pas déjà fortement prononcée (pensons à Alcan), Stephen Harper entend favoriser ce phénomène.

Une récente déclaration du premier ministre conservateur lors de la présente campagne électorale canadienne soutient qu’il libéraliserait encore plus l’achat de corporations canadiennes par des intérêts outre-frontière. Il promet ainsi d’augmenter (en fait de diminuer) le seuil d’investissement étranger qui ferait l’objet d’un examen par le gouvernement fédéral. Ainsi, ce seuil passerait de 295 millions $ actuellement à un milliard de dollars.

Même logique pour les compagnies de lignes aériennes canadiennes dont la limite d’acquisition par des étrangers passerait de 25% à 49% ainsi que pour les entreprises d’exploitation minière d’uranium pour lesquelles un éventuel futur gouvernement conservateur permettrait une propriété étrangère de 100%! Pourtant, saviez-vous que le Canada fournit plus du tiers de la demande de ce métal de part le monde? Sûrement une raison pour les conservateurs de baisser les bras et de remettre nos gisements d’uranium aux businessmen étrangers parce que ceux-ci savent tellement mieux gérer les affaires que nous!

Le fait est que le parti conservateur du Canada n’est pas une formation politique canadienne, mais un parti appuyant les capitalistes internationaux. Son financement trouvant origine dans les compagnies pétrolières internationales, il ne s’intéresse pas aux citoyens canadiens comme vous et moi, mais aux intérêts des grands bourgeois de ce monde.

Comme l’ancien gouvernement conservateur de Mulroney, l’actuel Parti Conservateur planifie d’ouvrir encore plus les frontières afin d’accueillir des investisseurs étrangers, surtout américains, qui s’accapareront des richesses de notre pays sans que les citoyens canadiens aient le moindre mot à dire.

Rappelons-nous que Brian Mulroney a signé l’accord de libre échange avec les États-Unis avec une clause obligeant le Canada à vendre le 2/3 de sa production de pétrole aux américains!

Depuis l’accession au pouvoir du Parti Conservateur de Stephen Harper, on a cessé de voir des compagnies étrangères s’établir en Alberta pour exploiter les ressources énergétiques des Canadiens! Nous perdons alors encore plus le contrôle sur nos avoirs et notre indépendance envers les marchés internationaux.

Le Canada n’est pas un pays, il est un non-pays satellite des États-Unis, vendant aveuglément à rabais ses trésors aux gigantesques capitalistes de cette planète et particulièrement aux rapaces compagnies américaines.

Comment un parti politique peut-il prétendre vouloir défendre les intérêts de ses électeurs lorsqu’il a déjà donné jadis et promet de donner encore aujourd’hui sur un plateau d’argent nos fleurons commerciaux et nos ressources naturelles aux corporations étrangères?

Jimmy St-Gelais
http://pourquedemainsoit.wordpress.com/

6 Commentaires

Classé dans Jimmy St-Gelais

6 réponses à “Stephen Harper veut vendre le Canada

  1. La situation du Canada face aux USA ressemble beaucoup à celle de la Finlande face à l’URSS. Nous avons une autonomie interne, mais notre liberté de manoeuvre sur le plan international n’est toujours que celle qu’on nous permet. Faisant les deux-tiers de nos imports-exports avec les USA – et avac une participation financière énorme des capitaux américains dans notre économie – nous sommes encore plus inféodés que la Finlande ne l’a jamais été. Qu’y pouvons nous ?

    La realpolitik du Canada – la seule – c’est de maintenir une cohésion entre ses propres factions et de se présenter comme un lobby uni et fort sur les marchés et dans la sphère politique américaine.

    Le Québec a la même possibilité… et c’est aussi la seule. Quand on comprend que le débat sur la souveraineté du Québec se joue dans les cadres de cette problématique, on joue mieux… Cela dit, mettre cartes sur table, n’est pas souvent la bonne stratégie pour une partie de poker…

    http://nouvellesociete.org/5072.html

    Pierre JC Allard

  2. Je vais paraître drastique et tant pis, ce que ça prend c’est une révolution. Rien de moins. Nous sommes passif, là en train de parler de politique nationale et internationale, mais vous savez comme moi que rien ne va changer.

    Si on veut que ça change pour le mieux, faut arrêter de seulement placoter sur nos blogues et entre nous au souper et il faut AGIR! Sans une révolution, sans que le peuple se lève, les politiciens vont continuer de nous endormir et nous maintenir dans notre prison sociale.

    Où croyez vous que le monde s’en va? C’est ça que vous voulez comme future?

  3. Simon Lussier

    l’union des ameriques…ca vous dis quelque chose? meme pauline marois est pour…. et oh que oui ca prend une revolution! que le peuple se leve se prenne en mains.a quand le prochain contrat social? a quand le prochain projet de societe?

  4. @Simon : Et voilà! Il faut regarder vers le future, en ce moment on est en train de stagner.

  5. @ Redge & Simon Lussier: Sans une révolution, en effet, rien ne sera possible. Mais ça, le pouvoir le sait. Le système sait aussi jusqu’où il peut biaiser le distribution de la richesse et asservir toute pensée, avant qu’une majorité effective de la population ne juge une révolution nécessaire. Il peut donc maintenir la frustration en déçà du seuil où une révolution se déclencherait et c’est ce qui est fait.

    Il y parvient facilement, car la richesse potyentielle de la société et le maintien tout a fait volontaire d’une pauvreté relative ont créé des circonstances propices à la corruption. On a progressé, aussi, depuis Bernays et Goebbels, dans la manipulation des opinions par l’éducation et les médias.

    Le contrôle aujourd’hui est quasi total; seuls les blogs – pour l’instant – permettent une contestation. La crise qui s’amorce, toutefois, va rendre ce contrôle précaire. Si vous avez la patience de le lire, vous trouverez un projet complet de société au site http://nouvellesociete.org.

    Le nouveau contrat social ira de paire avec la mise en place de cette Nouvelle Société. Une révolution sera possible, mais exigera des procédés inédits. http://nouvellesociete.org/5161.html

    Pierre JC Allard

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