Le public toujours à la rescousse du privé

Certains penseurs de droite se plaignent que les pauvres se tournent toujours vers l’État lorsque les choses vont mal pour eux.

Mais le sauvetage du monde financier américain par le président américain G.W. Bush à coup de centaines de milliards de dollars aux frais des contribuables américains prouve que mêmes les capitalistes de Wall Street quémandent aussi du coté du gouvernement lorsque leurs portefeuilles d’actions sont menacés.

Pourtant, ce sont les premiers à réclamer une déréglementation de l’économie afin que l’État ne soit pas trop dans leurs pattes en laissant le champ libre aux affairistes. Leurs marionnettes républicaines ayant investi la maison blanche se détournent de la situation économiquement précaire de plusieurs concitoyens en leur coupant les vivres par des réductions de programmes sociaux tout en stipulant que ceux-ci sont trop onéreux, mais lorsqu’une crise financière frappe leurs riches contributeurs électoraux de plein fouet, ils n’hésitent pas alors à modifier leurs propres règles à leur avantage.

C’est pour cela que Bush et sa clique néoconservatrice renient leur philosophie économique de non-intervention car ils ne sont que les pantins d’une caste économico-financière qui s’est mise elle-même dans le pétrin. Ils instaurent un plan d’urgence afin de maintenir debout une maison qui branle sous ses fondations et ce seront encore les contribuables américains issus de la classe moyenne qui paieront la facture tandis que les plus nantis ne contribueront presque rien car l’administration républicaine a allégé leur fardeau fiscal depuis l’accession de G.W. Bush au pouvoir!

Les américains ne sont pas sortis du bois. Les États-Unis sont au bord de la faillite avec une dette accumulée astronomique dépassant les 9 000 milliards de dollars pendant que le déficit commercial des États-Unis atteignait 711,6 milliards en 2007, un quasi-record de tous les temps (le record s’est établi en 2006 avec 758,5 milliards).

Mais la droite américaine n’est pas responsable de cette débâcle, bien sûr que non. Elle n’avouera jamais ses torts. Elle attaque depuis toujours la gauche en l’accusant de proposer des mesures socio-économiques trop dispendieuses à la collectivité, mais elle-même n’a guère fait mieux en imposant des politiques économiques désastreuses et une coûteuse guerre impérialiste en Irak dont les motivations sont loin d’être louables.

Son règne a consacré la chute de la première puissance mondiale s’effondrant sous le poids d’un endettement étatique et personnel qui ne s’était jamais vu auparavant. Et l’on dit que la gauche est dépensière et irresponsable…

Jimmy St-Gelais
http://pourquedemainsoit.wordpress.com/

4 Commentaires

Classé dans Actualité, Jimmy St-Gelais

4 réponses à “Le public toujours à la rescousse du privé

  1. Leon

    C’est effectivement une situation qui pourrait presque être cocasse. Sauf que l’on voit de plus en plus d’achilibéraux venir vous expliquer que l’origine de la crise est due à une insuffisance de déréglementation et un excès d’interventionnisme. Leur raisonnement est le suivant : c’est l’administration Busch qui,en fixant des taux d’intérêts trop bas et en poussant les banques à prêter aux pauvres est à l’origine de la crise des subprimes. Ensuite, ce ne serait que de la cuisine financière qui aurait propagé ces créances pourries et créé un effet de levier.
    Pire même, certains y trouvent une opportunité de voir tout le système s’écrouler de manière à faire une table rase. ( En application de la stratégie du choc chère à Naomi Klein ?)
    Mais, tout de même, dans l’ensemble les idées ultra-libérales en prennent un coup.

  2. Leon

    « BUSH », pardon…

  3. Excellent billet, Jimmy. Très clair et très bien expliqué

  4. Mélanie

    Je ne sais pas si vous connaissez Benjamin Fulford mais c’est un journaliste qui vit au Japon depuis plusieurs années et il s’est frotté aux sociétés secrètes composées de grands financiers et des élites de tous les domaines.

    Dans le reportage qui suit, il interview David Rockefeller et donne ses commentaires concernant la situation économique mondiale du point de vue de ces sociétés secrètes asiatiques qui seraient, dans l’optique de couper le crédit des États-Unis. Est-ce que Benjamin Fulford expliquerait en partie la débâcle économique des É.-U. ? http://www.youtube.com/watch?v=Uu6dWGfOy2k&feature=related

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