Une presse libre

Nous avons passé la semaine dernière un seuil important dans la désintégration de notre société démocratique. Je ne fais pas allusion aux quelques centaines de milliards que l’État a choisis de consacrer au renflouement des banques à charte canadiennes.

Contrairement à François Marginean, cette décision tout à fait prévisible m’apparaît comme une indélicatesse, mais sans grande portée concrète, un peu comme la profanation du sacré ou la mutilation des cadavres ennemis… Être privé, mort, de quelques appendices, auxquels vivant on tenait beaucoup, est certes d’une inconvenance choquante, mais ne change pas la donne : le mal est fait.

Changer de colonnes 100 milliards ou un trillionde dollars dans les livres comptables est une injure, mais sans importance réelle, puisque le système monétaire est décédé. Ces sommes ne seront de toute façon jamais remboursées, n’exigeront jamais une heure de travail supplémentaire et n’enlèveront jamais un grain de riz à qui que ce soit.

L’événement pernicieux de la semaine dernière est plus sournois; c’est que Gesca ait décidé en catimini de ne plus publier, sur les blogues de  Cyberpresse, aucun commentaire des lecteurs sans qu’il ait fait l’objet d une modération préalable. Gesca n’en a rien dit.  Ce sont des blogueurs de Cyberpresse qui ont eu la décence d’en avertir la population. Ils ne pouvaient pas faire plus.

Cette décision n’est pas anodine. Elle signifie, d’abord, qu’aucun échange conversationnel n’est plus possible sur ces blogues, car le rythme en est irrémédiablement brisé; on tue ainsi la mince chance qu’avait encore la population de développer une interactivité sur le plan des idées. Elle signifie, surtout, que seule la pensée « correcte » selon les critères de Gesca peut désormais être diffusée efficacement à la population, puisqu’il n’existe pas d’alternative au Québec disposant d’une couverture adéquate.

Nous avons vu un signe avant-coureur de ce verrou posé au dialogue citoyen quand, il y a quelques semaines, tous les chroniqueurs et blogueurs de Gesca, sont montés au front à l’unisson, à la stalinienne, pour s’opposer à la tentative de coalition entre le PLC et le NPD qui aurait permis de se débarrasser du gouvernement Harper et d’éviter cette « indélicatesse » dont nous parlions plus haut.

C’est chose faite, qu’on comprend à quel point il était nécessaire pour le capitalisme que celle coalition ne prenne pas le pouvoir  et ô combien il aurait été gênant que des ministres du NPD   puissent voir cette affaire de plus près!  Évidemment, la combinaison d’un Dion faible et d’un Layton soutenu pas un Duceppe tout aussi à gauche aurait été délétère pour les Desmarais de ce monde…

Ce péril maintenant n’existe plus, avec un Ignatieff bien formé sur place à la pensée USA – et qui pourra remplacer un Harper qui sera devenu trop ostensiblement inacceptable – dès que le « good cop » Obama aura mis en place la nouvelle stratégie de domination du capital. Ignatieff sera aussi copain avec Barack que Harper avec Bush… la vie continue.

Il suffit de voir comment cet Ignatieff  – ci-devant totalement inconu – est devenu du jour au lendemain le candidat vedette à la direction du PLC et la coqueluche des médias, pour comprendre qu’une pensée concertée et bien organisée est venue d’en haut pour le nommer .

En attendant, qu’il soit là, on a du voir au plus pressé. On ne peut voir que comme une réaction de panique l’attitude de Gesca révèlant son total contrôle du contenu rédactionnel de ses feuilles de chou.  Ayant révélé son jeu un peu par inadvertance, toutefois – et constaté qu’il n’en résultait pas des émeutes chez la plèbe – le Système avance maintenant d’un autre pas vers le parfait contrôle du pouvoir, passant, naturellement, par le parfait contrôle de l’opinion publique.

Qund on bouge on se déséquilibre… C’est le moment de contreattaquer. On doit exiger la nationalisation par le gouvernement de Québec des medias de masse,  Gesca et, puisq’on y est, Québécor, qui ne se rend pas sympathique…

On nationalise. Les equipes rédactionnelles demeureront inchangées. La propriété des quotidiens passera à l’État et leur gestion à un Conseil de Presse désigné par l’ensemble des journalistes. D’autres changements à l’information seront nécessaires et seront appliqués, quand on n’y aura réfléchi et que la population aura été invitée à se prononcer sur ces changements, mais, pour l’instant, voyons au plus pressé: mettons le réseau d’information et les mécanismes d’interprétation de la nouvelle à l’abri des manigances des financiers.

C’est le premier pas et le plus facile à faire pour une réappropriation de la démocratie. On peut exiger du pouvoir politique qu’il pose les gestes nécessaires pour donner au peuple la gouverne sur les média, mais chacun de nous peut aussi, individuellement, poser des gestes en ce sens en n’achetant pas de journaux, en ne s’abonnant pas aux journaux, en faisant savoir clairement aux annonceurs qu’on cherchera préférablement l’information commerciale dont on a besoin dans les médias spécialisés gratuits qui se contentent d’informer et ne tentent pas de faire passer subrepticement leur vision du monde. On peut tous discuter. Mais il faut cesser de manipuler en prétendant qu’on informe…

Pierre JC Allard

31 Commentaires

Classé dans Actualité, Pierre JC Allard

31 réponses à “Une presse libre

  1. Bonjour Pierre!

    Ces chiffres sont imaginaires, c’est bien vrai. Le problème est qu’en leur nom et justification, on va couper pour de vrai dans les programmes sociaux et les transferts vers les provinces, sans compter qu’une plus grande part de nos impôts sera détourné pour payer les intérêts sur des montants d’argents fictifs. Ces 200$ milliards octroyés aux banques à charte n’est que de l’argent Monopoly, des jetons crédit pour le casino mondial qu’est devenu l’économie globalisée.

    Mais nous, le peuple, on va s’appauvrir pour vrai. Les fonds de pension sont réellement en train de disparaitre.

    Pour ce qui est de la Cyberpresse, je suis d’accord avec votre analyse. C’est une très sérieuse décision de l’empire Desmarais. De lier cette affaire avec la coalition et Ignatieff est très valide en mon point de vue. Nous avons assisté en silence au trafiquage de notre démocratie et liberté de choisir qui va nous représenter. La notion de pouvoir gouvernemental à la condition d’avoir une représentation du peuple est en train de disparaitre. C’est l’essence de la différence entre les régimes dictatoriaux, totalitaires, monarchiques, oligopolistique versus la démocratie ou mieux, une vraie république.

  2. Redge

    Pour ce qui est de Cyberpresse, ils modèrent les commentaire à cause de l’affaire « Lola » et de l’interdiction de publication de son vrai nom et de celui fameux millionnaire que tout le monde connaît. Ils ne voulaient pas se faire coller un procès.

    Je ne suis pas certain que nationaliser les médias de masse doit une bonne idée… L’état contrôle déjà assez bien de chose comme ça.

    Dans la prison que nous sommes, il ne faut pas se surprendre que l’information soit manipulé. Ce sera la même chose si La Presse et le JdeM deviennent la propriété de l’état. On passe d’un manipulateur à un autre… Je ne vois pas grand différence.

  3. @ FM. Tout a fait d’accord avec vous. Ma reference a votre article n’avait pour but que de donner une idee d el’mportance que j’attache a cette disparition progressive de la liberte d’expression

    @ Redge. La difference est une liberte face aux annonceurs si c’est un conseil de presse democratique qui donne l’imprimatur . Pour la propriete par l’Etat, ca ne ferait quelques sous, de la mitraille … C’est les banques qu’il faudrait nationaliser. VITE .

    PJCA

    P.S. Pourquoi ne pas nous parler davantage de l’affaire Lola ? En respectant les decisions judiciaires, bien sur…

  4. Garamond

    Je ne participe plus aux blogues de Cyberpresse depyis qu’ils sont censurés.
    Nationaliser les médias ? «…La propriété des quotidiens passera à l’État …» dites-vous ?
    Et l’État prend ses directives de ses bailleurs de fonds: le Grand Capital. Bonnet blanc , blanc bonnet….
    C’est triste à dire mais il n’y a qu’une solution : la révolution !

  5. Fernand Cloutier

    Il fallait s’attendre à ce que POWER profite du MÉLI-MÉLO fédéral pour avancer dans son objectif du CONTRÔLE de l’information débuté depuis un certain temps.
    Comment NATIONALISER les médias avec Charest, Harper et Ignatief = POWER-DESMARAIS, qui ont MAINTENANT la MAIN sur TOUTE la gouvernance du Canada ………………………

    Quel BEAU TABLEAU pour Obama lorsqu’il viendra au Canada pour continué la PLANIFICATION du proget de l’UN-A……………………

    Le Canada sera DONNER aux USA pour une « BOUCHÉE de PAIN » et nous devrons MÊME RESPECTER leurs LOIS car les NÔTRES seront probablement caduques…………………………………………

  6. Aimé Laliberté

    Je ne suis pas surpris du tout de la censure imposée sur les blogs de Gesca. Çe n’est pas nouveau pour La Presse de manipuler l’information et de déformer la réalité.

    Par ailleurs, je suis contre la nationalisation de La Presse ou de Gesca. Le droit à l’information et la liberté de presse suppose une objectivité et une honnêteté intellectuelle que le gouvernement ne possède tout simplement pas.

    Le débat sur la concentration des médias a eu lieu vers le milieu des années ’90 et on (la Presse et autres) a fait croire au bon peuple que ce serait mieux ainsi à cause des économies d’échelle, de la rentabilité etc.

    Évidemment, ce n’était pas vrai et la qualité de l’information s’est beaucoup détériorée depuis.

    Par contre, on doit cesser de demander au gouvernement de régler des problèmes créés par le gouvernement ou qui résultent de son inaction.

    Il faut absolument se débarrasser de ce vieux réflexe.

    Les membres du gouvernement et Gesca sont des  »chums » et on ne peut compter sur le gouvernement pour remédier au problème de la désinformation qui anime Gesca.

    La meilleure chose à faire, c’est de cesser d’acheter La Presse et de créer des sources d’information alternatives non partisanes et objectives.

    Pour le reste, chacun doit se prendre en mains individuellement et cesser de porter une attention démesurée à ceux que l’on sait être des manipulateurs professionnels.

    Paix!

    Paix!

  7. Merci Redge. Maintenant, on sait clairement de qui il s’agit. Nous avions une bonne idée, mais God thank Internet, voilà pour le contrôle de l’information…

  8. Garamond

    Boycottons La Presse et le JdeM et achetons Le Devoir, même si ça donne moins de papier pour allumer le feu dans le poêle !

  9. Aimé Laliberté

    On peut décortiquer les diverses politiques gouvernementales, les agissements des grandes entreprises, et d’autres aspects de notre  »société » qui nous choquent. Il est douteux que l’on puisse régler ces problèmes ou changer fondamentalement le système en agissant ainsi.

    Le système conçu par ceux qui mènent le monde consiste à créer des crises, à attendre la réaction des gens, puis à proposer des solutions (souvent contraires aux intérêts de ce mêmes gens), lesquelles seront éventuellement acceptées, grâce à diverses stratégies de manipulation de masse (désinformation, recours à des pseudo experts, création de faux consensus par la méthode Delphi, utilisation abusive des sondages, etc.)

    Cette approche permet d’avancer toujours dans la direction voulue par les dirigeants, sans que les gens ne s’en rendent vraiment compte.

    Des crises successives permettent de déstabiliser les gens, de créer la peur, et de se présenter comme le sauveur qui va tout arranger.

    La principale crainte de ceux qui vous dirigent, ce n’est pas vos critiques à l’endroit du système qu’ils ont mis en place.

    Ce qui les inquiète vraiment, c’est que vous deveniez conscients et que vous compreniez le fonctionnement du système.

    Les choses ne pourront changer que lorsqu’un nombre suffisant d’hommes et de femmes de bonne foi auront compris le système.

    Le système n’est pas conçu pour vous procurer le bonheur ou la prospérité.

    Le système est un outil pour vous contrôler.

    Le système est une illusion, conçue pour limiter votre esprit et vos capacités, en tant qu’homme ou femme.

    L’illusion est une vaste mise en scène, dans laquelle chaque  »personne » a un rôle à jouer.

    Si l’illusion a une emprise sur votre vie, c’est que vous y avez consenti, même si vous n’en êtes pas conscients.

    Comme dans le film  »La matrice », le système ne peut être décrit, il faut le voir de ses propres yeux.

    La solution réside dans le questionnement de ce qui nous est présentée comme étant la réalité, pour découvrir éventuellement la Vérité.

    La recherche de la Vérité permet de distinguer la fiction de la réalité.

    On peut choisir de vivre sa vie dans la réalité ou dans un monde de fiction.

    Toutes les  »lois » n’ont pas la même valeur. Certaines sont plus élevées que d’autres dans la hiérarchie.

    Plusieurs  »autorités » agissent avec un  » droit apparent », non réel, mais qui est accepté à cause de l’ignorance des gens.

    N’oubliez pas que les choses ne sont pas toujours telles que présentées par ceux qui vous mènent.

    Quelques principes de base à retenir:

     »Aucun homme n’est assez bon pour diriger un autre homme sans son consentement. » (Abraham Lincoln)

    Aucune loi n’autorise l’esclavage, mais la servitude volontaire est permise.

    Aucun permis n’est requis pour exercer une activité légitime.

    Un gouvernement est une corporation, une fiction juridique, qui n’existe que dans l’esprit.

    Un homme (ou une femme) qui respire est vivant et fait partie de la réalité, comme un oiseau, une fleur, le soleil, etc.

    La réalité ne peut interagir avec la fiction, chacune étant dans un monde différent.

    Une  »personne » est une fiction juridique, conçue pour permettre à l’homme d’entrer dans le système et d’interagir avec d’autres fictions (gouvernements, corporations, etc.)

    Le système est régi par les règles du commerce (droit mercantile).

    Dans le monde du commerce, tout est affaire de contrat et de juridiction.

    Les contrats se forment et la juridiction s’acquiert grâce au consentement de celui qui y est partie ou qui y est assujetti.

    Le consentement peut être explicite ou implicite et peut même résulter de votre silence ou inaction.

    Ce que l’on appelle à tort des  »lois » sont en fait des  »statuts » ( »Lois refondues du Québec » s’appelaient autrefois »Statuts refondus du Québec »).

    Les statuts ne s’appliquent qu’aux  »personnes ».

    Les termes  »homme/femme » et  »personne » ne sont pas des synonymes.

    Une  »personne », c’est comme un enfant qui n’est pas suffisamment autonome pour décider ce qui est bon ou mauvais pour lui. Un enfant a besoin d’un parent pour lui dire comment agir et penser. C’est le rôle du gouvernement, qui adopte des  »lois » applicables aux  »personnes ».

    Un homme (ou une femme) n’est pas un enfant et n’a pas besoin d’être dirigé pour savoir comment il doit penser et agir.

    C’est assez pour le moment. Ceux qui désirent en savoir plus, lisez les auteurs américains et anglais.

    Paix!

  10. Avant de partir en pleine panique avec ça, il faudrait se demander pourquoi la modération a été instaurée, c’est bien beau la liberté d’expression mais comme dans tous les forums, peu importe leur forme, les sujets de discussions et les personnes impliquées, il peut y avoir des débordements. À défaut d’avoir une vie sociale active, j’ai vu de multiples exemples de ces forums ou blogues et je peux affirmer qu’il n’est pas rare, voire courant de lire des commentaires ou réactions complètement en dehors du respect et de la bienséance… du savoir vivre. Moi-même si on commençait à traiter les « lecteurs » réguliers de mon blogue comme de la merde, je m’assurerais dans un premier temps d’effacer les commentaires et dans un deuxième temps de les approuver si ça continuait, même s’il fallait en retarder la publication.

    Je ne cherche certainement pas à protéger les Desmarais, merde non! J’en ai suffisamment contre un des membres de cette famille qui m’a foutu à la porte parce que j’étais trop petit derrière un comptoir et que ça paraissait mal devant les clients (bien sûr j’ai su ça d’une tierce personne, mon boss -la marionnette de Desmarais- ne l’aurais jamais avoué). Mais il faut faire la différence entre modération et censure et dans notre paranoïa collective, on est pas mal vite à se dire victime de censure quand au fond ce sont la manière qui est visée, pas nécessairement le propos.

    Pour le reste de votre billet, je ne suis pas assez informé ou éduqué côté politique (hélas) pour commenter. Mais j’avoue mal comprendre votre commentaire :

    « Il suffit de voir comment cet Ignatieff – ci-devant totalement inconu – est devenu du jour au lendemain le candidat vedette à la direction du PLC et la coqueluche des médias, pour comprendre qu’une pensée concertée et bien organisée est venue d’en haut pour le nommer »

    Comme je dis, la politique et moi c’est comme Stéphane Ouellet et la physique quantique, zéro plus une barre, mais je commence à m’y attarder. Petit à petit. Ceci dit, Ignatieff ne devrait être une surprise pour personne! C’était clair comme le cristal que Dion ne passait pas et que Ignatieff avait des affinités pour le « kodak » plus que le reste… s’agissait ensuite de faire un plus un… et la prochaine équation, la prochaine page couverture du PLC sera sans aucun doute Justin. Le fils de l’autre là!

    Mon ti deux cennes!

    @Aimé Laliberté
    « La principale crainte de ceux qui vous dirigent, ce n’est pas vos critiques à l’endroit du système qu’ils ont mis en place.

    Ce qui les inquiète vraiment, c’est que vous deveniez conscients et que vous compreniez le fonctionnement du système. »

    Bon… mon deux minutes de paranoïa personnelle. Suivant toute logique, si nous vivons dans un tel système et que les têtes dirigeantes sont le moindrement intelligentes, ce scénario est depuis longtemps envisagé. Franchement! Tout groupe qui met un système de « contrôle » en place sans prévoir une réaction éventuelle à ce dernier est voué à l’échec, au renversement éventuel. Ce serait comme un joueur d’échecs qui serait incapable de prévoir les conséquences d’un mauvais coup. Non si tel est le cas, que l’on prenne conscience de la méprise ne leur fait aucunement peur, ils savent déjà quoi faire, comme le joueur d’échecs, ils vont s’adapter à la réplique gruger un peu plus de territoire et reprendre le contrôle du jeu.

    « Les choses ne pourront changer que lorsqu’un nombre suffisant d’hommes et de femmes de bonne foi auront compris le système.

    Le système n’est pas conçu pour vous procurer le bonheur ou la prospérité.

    Le système est un outil pour vous contrôler. »

    La seule façon de faire échec au système, si seulement s’en est une, est selon moi la désobéissance civile « at large ». Et encore l’armé foncerait dans le tas et les petits moutons noirs vont aller se faire javelliser car le petit peuple, s’il est bien manipulé trouvera vite réconfort dans les mots de l’état… le papa qui va gronder l’enfant désobéissant. La très grande majorité d’entre-nous sont trop bien forgés dans le système (je le répète, si système il y a et s’il est bien pensé), à l’aise dans leur prison toute douillette, chaude et remplie de bonbons pour mieux les rassurés. La prise de conscience ne sera fera jamais sans une erreur majeure des dirigeants et comme ils sont (seraient) plusieurs, c’est impensable que cette erreur sera fait un jour.

    « Le système est un outil pour vous contrôler.

    Le système est une illusion, conçue pour limiter votre esprit et vos capacités, en tant qu’homme ou femme. »

    M. Laliberté, SVP ne prenez pas ça méchamment mais là je pense qu’on nage en pleine paranoïa. C’est un peu extrême cette affaire là… mais je reste ouvert, j’observe avec beaucoup de réserve…

    Je me pose la question : Le roman 1984 et les films de la matrice ont-ils créé plus de paranoïa qu’ils ont éveillés les consciences? Cette panique collective face aux dirigeants est comparable au phénomène des ovnis. Avant les premières histoires nées de l’imagination des cinéastes, on n’en parlait pas, on ne savait pas ce que c’était. Mais depuis ce temps, tout phénomène physique mal compris a pris des allures de visiteurs venus des confins de la galaxie.

    Elle est où la vérité? Je ne sais pas, mais si on est vraiment les esclaves d’une élite obscure, j’ai cette impression qu’on est voué à le rester, peu importe notre niveau de conscience. On n’arrive pas à une telle manipulation sans avoir prévu tous les scénarios en long et en large. La seule chose qui peu éventuellement faire échec, c’est que la roue s’arrête complètement de tourner d’elle-même… et encore!

  11. @ Garamond :

    Oui au boycott de la presse Gesca et Peladeau. J’ai moi aussi cesseé de collaborer aux blogues de Cyberpresse, dès quèon été censurés en bloc les 5 commentaires forts courtois adressés aux principaux blogueurs et dans lesquels je dénonçais cette « modération » a priori.

    J’ai remarqué, depuis que celle-ci a été mise en place, que le ton de ces blogues a changé. Beaucoup ont sans doutete fait comme nous et la clique americanophile mene desormais le jeu.

    Question de temps avant que les blogueurs comme Ankh, Belette Lachinoise et autres qui donnent des poins de vue équilibrés fassent aussi leur valise.

    Je suggere que quiconque connait un habitué de cyberpresse l’invite a venir bloguer sur le Babillard des 7 ou rien de legal ne sera interdit. Je me ferai un devoir de répondre aux commentaires qui y seront affichés et j’invite mes collegues des « 7 » à en faire autant

    Pierre JC Allard

  12. Évidemment qu’on va accueillir tous les nouveaux lecteurs et commentateurs ici. N’oubliez pas aussi que vous pouvez utiliser notre forum et réseau social Les 7 du Québec pour échanger sur n’importe quel sujet et créer des groupes de discussion. Bienvenue à tous!

    La résistance s’organise!

  13. gaetanpelletier

    Pierre,
    Je plaçais de temps en temps un commentaire sur les blogs de cyberpresse.
    J’ai vu que certains commentaires tentaient de tester la censure dans des phrases insensées et anodines.
    – Que fais-tu, Henriette, ce soir?
    Elles passaient. Sauf qu’on ignore ce qu’ils veulent censurer.
    J’ai pensé, au début, qu’on voulait simplement effacer les insultes.
    Peut-être que non…
    Alors voici ma petite contribution:
    LA MAISON EN FLAMMES: La carte de crédit

  14. Aimé Laliberté

    Plusieurs personnes ont de la difficulté à croire que les médias de masse manipulent volontairement l’information. Plusieurs personnes ne croient pas qu’il soit possible pour les médias de créer de fausse réalité. Cela serait tout simplement impossible, ou invraisemblable.

    Pour ces incrédules, voici un autre exemple de désinformation flagrante.

    Dans La presse d’aujourd’hui Jacques Duval a rédigé un article intitulé  »Jacques Duval: la voiture électrique, leurre ou probabilité? ».

    Dans son article, il écrit :

     »…la voiture électrique est une utopie dont la probabilité d’aboutir à un moyen de transport équivalant à l’automobile actuelle est encore très loin de nous. »

    Pourtant, dans les faits, GM avait développé une voiture électrique à la fois rapide, silencieuse et propre. La voiture était tellement appréciée que GM a récupéré les 800 voitures qu’elle avait fabriqué et les a tous détruites.

    http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=11&article=43254

    Donc, cet article de La presse est faux.

    Pourquoi un article de la sorte? Probablement, pour obtenir des appuis pour le budget fédéral qui promet des centaines de millions $ à GM.

    Ainsi sont faites les choses à La Presse.

    Aucun égard pour la vérité. Ce qui compte, c’est que vous pensiez comme le désire Power Corp.

    Paix!

  15. Redge

    @Aimé Laliberté: il faut laisser Duval à ses gros jouets cylindrés. Il est d’une autre époque et il a probablement beaucoup de mal à envisager qu’il puisse mettre autre chose que du gaz dans une voiture…

  16. Aimé Laliberté

    Redge… tu as certainement raison. Mais pourquoi La Presse publie-t-elle de telles conneries, sinon pour induire les gens en erreur?

  17. Redge

    Je crois que c’est parce que Duval est très respecté et une des « références » dans le milieu des chroniqueurs automobile du Québec.

    Par contre, il a raison sur un point: les batteries. C’est un peu une problématique en ce moment, mais il en parle comme si c’était un défi insurmontable. Un moment donné, comme dans n’importe quel domaine, la technologie va avancer et les prix vont baisser.
    On dirait qu’il croit que l’auto électrique est maudite et voué à l’échec parce que les premières voitures électriques sont chère…

  18. gaetanpelletier

    Avouons que ça va prendre de saprées bonnes batteries à -20 au Québec…
    Va falloir booster l’auto au complet?
    Il y a aussi la somme d’énergie électrique nécessiterait pour un «parc» d’autos disons de 1 million.
    Le système électrique est surchargé en hiver et dans les canicules en été.
    C’est ça le problème.
    L’idée toutefois des petites voitures électriques pour la ville, livraison, etc est réalisable et se fait en ce moment.
    Il a suffit que le je ne sais trop quoi accorde son autorisation… Ça roule à peine à 50Klm heure, et en plus les fameuses normes de sécurité. Voiture peu solide..
    Pis!
    On laisse bien les scooters sur la route.

  19. Redge,

    Ce n’était pas une problématique jusqu’à ce que GM vende la batterie qui pouvait durer jusqu’à 450 km de distance avec une charge à Chevron qui la retira du marché.

    http://www.brasschecktv.com/page/553.html

  20. Redge

    François M. : merci pour ces précisions. Par contre, je me demande pourquoi GM n’utilise pas cette batteries dans sa prochaine Volt? Il me semble qu’avec elle, il pourrait éliminer complètement la petite génératrice qui sert à recharger la batteries quand celle-ci est morte. Cela éliminerait grandement les coûts de productions et ça simplifierait la plate-forme de cette voiture. Moins de mécanique, moins de problème.

    Mais bon, j’imagine que Chevron a acheté cette batteries pour ne pas qu’elle vienne nuire à leur « business » avec le pétrole.

    @gaetanpelletier: HydroQuébec va devoir investir dans ce qu’on appelle une « smart grid » justement pour éviter les surcharges saisonnières. Ils savent que l’auto électrique est l’avenir de l’automobile et il n’auront pas vraiment le choix. J’avais entendu un porte parole d’HQ en parler durant le salon de l’auto.

  21. gaetanpelletier

    Merci François et Redge,
    J’ai revu cette partie du vidéeo.
    «I expected champagne and roses»… dit l’inventeur.
    Semble que GM a effacé sa batterie.
    __________________
    J’ai entendu quelque part qu’une firme voulait se procurer des batteries de HQ. Japon ou Chine. Je ne m’en souviens plus…

  22. « équivalant à l’automobile actuelle »

    Donc l’article de La Presse est faux?

    Un petit instant… Duval dit bien qu’une voiture électrique ne peut être équivalente aux voitures sur nos rues, et il a parfaitement raison.

    Comme d’autre l’ont dit les batteries sont un problème majeur, pas seulement à cause de leur faible autonomie comparativement à l’essence mais aussi à cause de la puissance. Plus les conducteurs vont chercher à accélérer, plus les piles vont se vider rapidement. Y’a aussi que faire le plein et repartir pour un autre 500Km prend actuellement quelques minutes. Le temps de charge des piles sera beaucoup plus long. Pas évident de rester à un poste de ravitaillement pour 1 heure et plus pour se rendre à notre prochaine destination. Considérant tout ça, Duval dit vrai.

    Mettre sur pied un système uniquement électrique, fonctionnel, équivalent aux voitures d’aujourd’hui n’est peut-être pas utopique mais très certainement que ce ne sera pas pour bientôt.

    C’est cependant inévitable. Le prix de l’essence augmentant sans cesse va finir par stimuler les investissements dans ce nouveau concept et avec les fonds, des avancements plus rapides ou au moins des protypes plus viables.

    Ce n’est pas tout de faire avancer un véhicule avec de l’électricité, toute une série de commodités que l’on prend pour acquis rendent le projet pas mal moins évident.

    Mais y’aura toujours des mécontents. Qu’est-ce qu’on va dire quand les véhicules électriques seront une réalité mais qu’étant donné la grande hausse de demande d’électricité, Hydro-Québec va doubler ou tripler ses tarifs?… je sais, je sais, on va dire qu’il y a eu conspiration!!!

  23. Les batteries ? Allons, allons, il ne s’agit pas de recharger les batteries rapidement, il s’agit de mettre en place un reseau ou l’on change une vide pour une pleine, les batteries demeurant toutes la propriete de la compagnie qui fabrique les voitueres electriques… Ca ne me semble pas sorcier.

    PJCA

  24. Redge

    Oui, ce que Pierre JC Allard dit est vrai. L’infrastructure doit être bâtie avant que les autos puissent rouler. Le conducteur amènera sa voiture dans une station ressemblant à un « car wash » et la batterie « vide » sera remplacé par une pleine. Il pourra aussi brancher sa voiture au travail et chez lui pour la recharger.

    Une compagnie nommé Better Place est en train de mettre cela en chantier un peu partout dans le monde. Il ont un partenariat avec Renaud/Nissan pour les voitures et ont signé des accords avec le Danemark, Israël, la Californie, Toronto, l’Australie et Hawaï pour bâtir l’infrastructure nécessaire au déploiement d’auto électriques.

    http://www.betterplace.com

    J’espère par contre qu’il vont opérer selon un certain standard pour que d’autre joueurs puissent embarquer et qu’il y ait une saine compétition.

    Et pour ceux qui doute qu’une auto électrique puissent bien fonctionner par temps froid, la Think City n’a aucun problème à le faire en Norvège. Un petit vidéo ici :
    http://www.autobloggreen.com/2009/02/09/electricaid-pushes-th-nk-city-to-the-limit-in-video-review/

  25. Aimé Laliberté

    JFL’internaute

    Tu es vraiment un mouton, ma foi. Pourquoi prends-tu même le temps de visiter ce site? Tu n’as qu’à lire La Presse et le Journal de Mtl et tu auras toutes les nouvelles dont tu as besoin.

  26. Pas mouton, mais pas paranoïaque non plus!

    Changer la batterie? Ben voyons là! Descendez de votre nuage un moment. Ce n’est pas UNE batterie qui alimentera les voitures électriques mais un réseau de batteries et ça ne se change pas en claquant des doigts. On n’est pas encore arrivé aux batteries magiques grosses comme des porte-documents qui auraient une autonomie de 100, 200, 300Km ou plus. Dans l’immédiat le système est lourd, volumineux et complexe à l’installation.

    Si je prends le temps de lire ce site, c’est que certains articles sont tout de même intéressants. Et, si je me permets de critiquer, c’est justement que je ne suis pas mouton et que je ne suis pas prêt à avaler tout ce qu’on passe comme information.

  27. Aimé Laliberté

    Pauvre JF.

    Sais-tu combien de milliards $ sont versés à tous les ans aux divers paliers de gouvernement?

    Sais tu combien le Canada (le plus beau pays du monde) consacre annuellement au budget de la défense?

    Si la volonté politique existait, on aurait déjà la batterie, le réseau, et tout le tralala depuis un bon bout de temps. Mais la volonté et le courage politique ne sont pas là.

    Et je suis certain que tu as une explication logique (non paranoïaque) pour cela aussi.

    On est allé sur la Lune (supposément), alors je crois bien qu’on serait capable de développer une batterie, par exemple.

    Voici un petit clip, juste pour toi J-F.

    Paix!

  28. @ JF Internaute.

    Lourd et encore volumineux, oui. Complexe d’installation, non. Quel que soit le nombre de sous systemes, il peut et doit exister une batterie-maitresse qui constitue un module fermé relié a à voiture par UNE Interface. On branche et on débranche.

    PJCA

  29. Aimé Laliberté

    Et si les gens connaissaient la vérité?

  30. Fernand Cloutier

    Voici une invention qui mérite ATTENTION si elle peut percer le marché……………………………………………

    http://www.encaissez.com/viewtopic.php?t=8322

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