La salve des virus de la grippe porcine, aviaire et de la bêtise humaine – partie II

2474259813_de0fcb062d1 Photo: sage_anne – (Flickr)

Cet article est la suite de: La salve des virus de la grippe porcine, aviaire et humaine – partie I.

Dans cette deuxième partie, nous traiterons des mesures d’urgences telles que les vaccinations de masse, les enjeux et motivations politiques d’avoir une nouvelle crise de la sorte et nous terminerons avec une certaine analyse du secteur privé des compagnies pharmaceutiques qui profitent énormément d’une peur de pandémie, quelle soit réelle ou pas; ainsi que du secteur industriel de l’élevage intensif d’animaux.

L’industrie du porc mexicaine et américaine s’est opposé à ce qu’on utilise le terme «grippe porcine», sous prétexte que celle-ci n’est pas transmise par les porcs, mais directement de personne à personne. Ainsi donc, le virus est maintenant nommé A-H1N1. Leur préoccupation majeure est bien sûr le marché du porc qui est en train de s’écrouler à cause de l’image négative qui lui est associée. Mais est-elle la victime du traitement des médias, ou si elle est aussi responsable dans cette histoire? Nous y reviendrons.

Ce qui est certain, c’est que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les médias aiment bien aller chercher des cotes d’écoute énormes en dramatisant, en jouant sur la peur et l’insécurité des gens. Les drames, c’est vendeur. Beaucoup plus que de raconter la vérité. Les grands médias ne vous informent pas vraiment, ils vous disent comment vous devriez vous sentir; et dans le cas présent, on vous dit d’avoir peur, d’être «inquiet».

Mais quand est-il réellement? Où en sommes-nous après une dizaine de jours d’hystérie médiatique?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle samedi l’existence de 615 cas confirmés de grippe A (H1N1) dans le monde. Elle dénombre plus d’une quinzaine de pays touchés, dont le Mexique, au premier chef, avec 454 cas confirmés par l’OMS et 19 décès.

Les bilans ci-dessous ont été établis en croisant les données disponibles les plus récentes. Pour le Canada, nous avons indiqué les données confirmées par les autorités du pays. (Source)

• 159 cas aux États-Unis, dont 1 mortel
• 85 au Canada
• 20 en Espagne
• 15 au Royaume-Uni
• 6 en Allemagne
• 4 en Nouvelle-Zélande
• 2 en France
• 3 en Israël
• 4 au Costa Rica
• 1 en Autriche
• 1 au Danemark
• 1 en Suisse
• 1 aux Pays-Bas
• 1 Hong Kong
• 1 Danemark
• 1 en Corée du Sud
• 1 en Italie
• 1 en Irlande

Se pourrait-il qu’il y ait eu mensonge politique et désinformation médiatique concernant la pandémie porcine? Il semble bien que ce soit le cas puisque plusieurs médias se sont rétractés, vu l’exagération de la menace. Il faut mettre les choses en perspective.

L’OMS a augmenté l’alerte à cinq sur une échelle maximum de six, avec seulement 19 morts. Cela est bien peu en comparaison avec les 36,000 cas de mortalité causée par l’influenza à chaque année, aux États-Unis. N’ont-ils pas un peu paniqué ici?

La ministre de la Santé, José Angel Cordova, a par ailleurs fait valoir que la maladie était «moins mortelle» que la grippe aviaire ou le SRAS, apparu à la fin 2002. Il assure que les malades s’en sortaient bien s’ils étaient traités rapidement. (Source)

Il apparait que la machine médiatique s’est emballé un peu trop rapidement et plusieurs d’entre eux ont dû se calmer:

La grippe porcine commence à prendre des allures moins menaçante, rapporte Associated Press;

L’ambassadeur mexicain: la grippe a été exagérée, rapporte The Hill;

Le Mexique commence à relâcher ses restrictions, rapporte la BBC;

– Le Los Angeles Times explique que 5% à 20% de la population américaine contracte l’influenza et que 36,000 Américains en meurent annuellement, ce qui constitue un taux de mortalité de 0,06% à 0,24%.

Le taux d’infection de la grippe porcine se situe en deçà de 0,005%. Pourquoi donc tout ce tapage d’hystérie médiatique?

Une diversion pour faire oublier les vrais enjeux politiques et économiques

Au niveau politique, il est indéniable que les scandales de la torture, de la crise économique et d’espionnage israélien à travers le lobby de l’AIPAC aux États-Unis prennent de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que les gens commencent à comprendre ce qui s’est réellement passé et qui sont les responsables. Le pays a été mené à la ruine financièrement – et cela se poursuit toujours sous Obama, mené en guerre d’agression contre Irak et l’Afghanistan sous de faux prétextes, mensonges et à coup d’extractions de faux aveux par la torture pour «prouver» le lien entre Saddam Hussein et l’Al Qaïda.

D’un autre côté, nous avons l’écroulement financier des États-Unis orchestré par les banquiers et autres institutions financières qui ont tout fait pour dérèglementer le secteur bancaire et financier pour ensuite jouer et tout perdre au grand casino mondial des produits dérivés et exotiques toxiques. Plusieurs de ces mêmes acteurs se retrouvent maintenant dans le gouvernement Obama, qui lui, vient de passer un budget catastrophique pour le futur des États-Unis:

À première vue, la proposition budgétaire (2009-10) a toutes les apparences d’un programme expansible, d’un «Second New Deal» axé sur la demande, la création d’emploi, la restauration des programmes sociaux démolis et la relance de l’économie réelle.

La réalité est tout autre. L’espoir de M. Obama est basé sur un gigantesque programme d’austérité. Toute la structure fiscale est anéantie, sens dessus dessous.

En vérité, il s’agit de la réduction la plus radicale des dépenses publiques de l’histoire des États-Unis, menant à la dévastation sociale et à l’appauvrissement potentiel de millions de personnes.

L’espoir de Barack Obama sert largement les intérêts de Wall Street, des entrepreneurs oeuvrant dans la défense et des conglomérats du pétrole. En revanche, les «sauvetages» bancaires de MM. Bush et Obama conduisent les États-Unis dans une crise accélérée de la dette publique et les bouleversements économiques et sociaux qu’ils provoquent sont potentiellement dévastateurs.

Soumis au Congrès le 26 février 2009, le budget du président Obama envisage des dépenses de 3,94 billions de dollars pour l’exercice financier 2010 (débutant le 1er octobre 2009), une hausse de 32 pour cent. Selon les estimations préliminaires de l’Office of Management and Budget, les revenus totaux pour ce même exercice sont de l’ordre de 2,381 billions de dollars.

Le déficit prévu (selon le discours du président) atteint les 1,75 billions, soit presque 12 pour cent du produit intérieur brut (PIB) américain.

La guerre et Wall Street

Il s’agit d’un «budget de guerre». Les mesures d’austérité frappent tous les principaux programmes de dépenses fédéraux à l’exception 1) de la Défense et la guerre au Moyen-Orient ; 2) du sauvetage bancaire de Wall Street ; 3) des paiements d’intérêts sur l’exorbitante dette publique.

Le budget détourne les recettes fiscales vers le financement de la guerre et légitime leur transfert frauduleux à l’élite financière par le biais des «sauvetages bancaires». (Source: La débâcle fiscale des États-Unis, par Michel Chossudovsky)

Voilà qui risque de rendre bien des gens furieux. Crise économique, pandémie, peu importe, les plans sont prêts pour l’implosion sociale et l’imposition de la loi martiale avec son lot de camps d’internement et la suspension des droits et libertés. Il en était question dans l’article «Camps d’internement du Homeland Security & du FEMA en cas troubles civils» et celui de Michel Chossudovsky «Les États-Unis se préparent pour l’implosion sociale».

La débâcle financière a déclenché l’émergence d’une crise sociale latente à travers les États-Unis.

La confiscation frauduleuse d’épargnes de toute une vie et de fonds de pension, ainsi que l’appropriation des recettes fiscales pour financer les «sauvetages bancaires» de billions de dollars sont en jeu, et servent ultimement à remplir les poches des plus riches des États-Unis.

Cette crise économique est en grande partie le résultat de manipulation financière et de fraude délibérée au détriment de populations entières, ce qui mène à une nouvelle vague de faillites corporatives, de chômage et de pauvreté généralisés.

La criminalisation du système financier mondial, caractérisé par un «réseau bancaire fantôme», a entraîné la centralisation du pouvoir bancaire et une concentration sans précédent de richesses personnelles.

Au Mexique, le président Felipe Calderon a été élu dans la controverse et possiblement par fraude électorale. Le Mexique est en train de verser dans une guerre civile entre les cartels de la drogue qui contrôle le tiers du pays et le gouvernement corrompu qui leur mène une lutte armée sans précédent. On a besoin d’une diversion pour justifier l’imposition d’un État répressif par des mesures draconiennes dans l’espoir de conserver l’ordre établit.

Donc, il y a beaucoup de raisons de vouloir faire oublier les vrais enjeux actuels, de créer une diversion à l’aide d’une peur soudaine d’épidémie de virus dangereux. C’est une diversion politique très utile pour ceux qui sont présentement sous les projecteurs et dans la mire du public.

Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est que dans le cas où nous ferions face à une réelle épidémie ou pandémie de grippe porcine, aviaire ou autre, des plans bien réels ont été élaborés par les gouvernements du Canada, des États-Unis et du Mexique. Des plans qui ont de quoi laisser pantois lorsqu’on les examine de plus près. Il s’agit de mesures d’urgences, de vaccinations de masse et quarantaines restreignant nos libertés. L’utilisation de camps d’internement est envisagée et préparée, ainsi que l’utilisation de pouvoirs accrus par la police et l’intervention des forces armées. Étant donné que ce volet à lui seul mérite un article au complet, j’y reviendrai plus en détail dans la troisième partie qui clôturera cette série spéciale.

L’industrie mondiale de la viande & le complexe pharmaceutique

«Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande semble être au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroitre», rapporte le groupe GRAIN.

Un aspect de cette «crise» qui quasiment passé sous un silence total par les médias et les politiciens, c’est l’épineuse question du rôle de l’industrie de l’élevage d’animaux. Épineuse parce qu’elle touche le très puissant lobby des multinationales qui veulent protéger leurs revenus, mais aussi parce qu’il s’agit de la salubrité et la sécurité de notre chaine alimentaire qui est en question. L’industrie porcine s’est plaint du fait que leurs ventes avaient dramatiquement baissées depuis qu’on a nommé le nouveau virus de l’influenza de «grippe porcine», minant ainsi la confiance des consommateurs. On peut apprécier l’influence et les moyens que ce puissant lobby possède lorsqu’on constate qu’il peut amener l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Nations unies à changer le terme de «grippe porcine»:

Par ailleurs, l’OMS a cessé jeudi de parler de grippe porcine, pour reprendre le terme scientifique de virus H1N1 de type A (A/H1N1), afin d’éviter la confusion sur un risque lié aux porcs.

Dans un autre article, on apprend que des porcs de l’Alberta ont été infectés par la grippe A(H1N1), mais encore une fois, nous pouvons voir la main du lobby des producteurs de porcs à l’action pour nous rassurer immédiatement:

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’aucune preuve ne permettait de croire que des porcs transmettaient le virus aux humains ou que la consommation de viande de porc posait un risque.

Des tests génétiques ont révélé que les porcs de l’Alberta ont été infectés par le virus responsable de cas de grippe en Californie, au Mexique et ailleurs dans le monde.

Le porte-parole d’Alberta Pork, un groupe de producteurs de porc albertain, a affirmé qu’il était principalement préoccupé par l’impact que cela pourrait avoir sur l’exportation d’animaux vivants aux États-Unis. «C’est notre grande préoccupation», a affirmé Herman Simons.

Plus tôt cette semaine, l’OMS a délaissé le terme «grippe porcine», après que les producteurs de porcs eurent fait part de leur mécontentement et à la suite d’une baisse des ventes de porc. La grippe porte désormais le nom scientifique «grippe A(H1N1)».

En Alberta, l’industrie du porc se chiffre autour de 50 millions de dollars. Mangez du porc, tout va bien, nous dit l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA):

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) juge dans un communiqué que «les risques que ces porcs transmettent le virus à des personnes est très faible».

Craignant que la découverte ne porte un coup dur aux producteurs de porc canadiens, elle a aussi affirmé que «la salubrité de l’approvisionnement alimentaire n’est pas menacée, et que le porc canadien est toujours sûr».

Pourtant, il se trouve que l’industrie de la viande a été à de maintes reprises le foyer d’épidémies et de mutations dangereuses de virus.

Je vous recommande fortement la lecture de cet article du groupe GRAIN, si ce n’est pas déjà fait: Un système alimentaire qui tue: La peste porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande.

En voici un important extrait:

Ce n’est pas la première fois, et ce n’est sans doute pas la dernière, que les agro-industriels dissimulent des épisodes de maladies infectieuses, mettant ainsi des vies en péril.

Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. «Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus», expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH). Trois ans plus tôt, Science Magazine avait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine. C’est la même chose avec la grippe aviaire: l’espace surpeuplé et les conditions insalubres qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers. Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), «il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.» La situation est la même au Mexique.

Les élevages industriels sont souvent pires que les petits éleveurs, comme nous l’explique GRAIN:

Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger.

C’est exactement le cas au Mexique où il est suspecté que le foyer de contamination soit dans des élevages industriels d’animaux d’abattoir.

Peut-être le savez-vous déjà, mais le premier cas de grippe porcine rapporté au Mexique est celui d’un gamin de quatre ans de La Gloria, un gros village proche de la ville de Perote, dans l’État mexicain de Veracruz. Or il se passe des choses terribles à La Gloria depuis qu’un gigantesque élevage de porcs, Granjas Carroll, s’est installé sur place. Il s’agit d’une filiale du géant de l’Américain Smithfield Foods, plus gros producteur mondial de porcs.

Ce qui est proprement insupportable, c’est que les habitants de La Gloria – 3 000 habitants – se plaignent depuis des années des pollutions de la porcherie et depuis des mois d’un syndrome grippal qui défie l’entendement. Le quotidien La Jornada a même publié le 4 avril un article apocalyptique (ici), donc près d’un mois avant l’alerte en cours.

À cette date, trois enfants étaient morts, et 60% de la population locale souffraient d’affections respiratoires diverses, souvent atypiques. 60 % ! Commentaire du journaliste de La Jornada : «Les habitants, qui ont d’excellentes raisons de le penser, attribuaient l’origine de leurs infections à la présence de la porcherie industrielle Granjas Carroll». (Source)

Voici une vidéo illustrant l’ampleur du problème de salubrité.

Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise. C’est une excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur les médicaments «choisis» par les gouvernements pour lutter contre l’épidémie, tels que les antiviraux Tamiflu et Relaxin.

Comme par magie, dans un rapport annuel de 2008 remis à ses actionnaires et investisseurs la compagnie pharmaceutique Chugai Pharmaceutical Co., LTD, a prédit que les ventes du Tamiflu augmenteraient de 531% in 2009 (Rapport annuel 2008 – Chugai Pharmaceutical). Comme vous le savez probablement déjà, les médias et les gouvernements ont fait la promotion du Tamiflu comme étant la médecine numéro un pour combattre la grippe porcine. Pourtant, le Times of London rapportait le témoignage d’un docteur et expert en grippe aviaire que le Tamiflu ne fonctionne pas et selon cette revue qui a effectué des tests avec le Tamiflu, il n’est pas efficace contre le même virus aviaire et contre plusieurs autres. Le Times magazine et le Wall Street Journal rapportaient des études qui jetaient le doute sur l’efficacité du Tamiflu. Il possède des effets secondaires affectant le comportement. Selon le respecté journal d’Australie, le Sydney Morning Herald, 18 décès juvéniles seraient survenus après l’utilisation du Tamiflu. Le Japon a interdit son usage sur des adolescents.

On demande à la population de faire confiance au gouvernement et aux compagnies pharmaceutique, et de se plier à de potentiels programmes de vaccinations de masse, dans le but du bien commun. Mais d’un autre côté, on observe des compagnies comme Baxter qui veut bien profiter de la crise en prétendant vouloir nous sauver, alors qu’il y a quelques mois ils avaient mélangé des virus vivants de la grippe aviaire H5N1 à du matériel pour fabriquer des vaccins contre la grippe saisonnière et qui fait présentement l’objet de poursuites judiciaires pour avoir utilisé des ingrédients dangereux dans ses vaccins pour maximiser ses profits.

Que dire de ces campagnes de propagande et de peur de 1976 qui suite à l’apparition de la première contamination de grippe porcine (H1N1) provenant de la base militaire de Fort Dix, New Jersey, entrainera une campagne de vaccination forcée et discutable de 40 millions d’Américains par le gouvernement américain? Les compagnies pharmaceutiques ont fait une fortune avec les ventes de vaccins, mais 500 personnes subiront des dommages neurologiques permanents et 50 autres vont en décéder. Tout cela pour 200 soldats infectés par la grippe porcine et un décès.

L’industrie pharmaceutique devrait être considérée comme étant une partie des soins de santé qui eux, devraient être considérés comme un service de base et essentiel avec tout ce qui s’y rattache. L’idée de nationaliser les compagnies pharmaceutiques est surement une piste de réflexion et un choix de société qui risque de s’imposer dans le but d’éviter les abus, les surcharges et brevets qui font en sorte qu’en bout de ligne, nous dépensons beaucoup trop d’argent pour satisfaire la logique capitaliste du profit à tout prix que nous payons de notre santé dû à des médicaments trop souvent dommageables et même mortels. Comment, en effet, espérer qu’il n’y aura pas de dérape éventuelle du système étant donné qu’il profite beaucoup plus lorsque les gens sont malades qu’en santé? De plus, le système de santé moderne tend à ignorer la médecine alternative qui ne peut être contrôlée par les intérêts privés, qui rapporte peu puisque l’utilisation des plantes et de la nature sont à la portée de tous et ce, quasiment gratuitement.

Conclusion

En conclusion, il semble que les intérêts des compagnies pharmaceutiques, des laboratoires militaires, du gouvernement, des compagnies d’élevage industriel et des médias sont contradictoires au bien de la population en général. Il y a un amalgame d’intérêts qui profitent directement d’une peur d’une pandémie, quelle soit réelle ou pas, que ce soit au niveau politique, corporatif ou médiatique. Mais peu d’intérêts réels existent pour protéger et informer adéquatement la population.

Pourquoi ne pas profiter de cet évènement pour entreprendre des débats et choix de société dans le but corriger les failles énormes de nos systèmes? Profitons-en pour s’informer véritablement, question de développer une résistance immunitaire contre la bêtise humaine, les campagnes de peur, de manipulation et de désinformation.

• Pour lire la troisième partie: Pandémie et restrictions des libertés individuelles – partie III

François Marginean

23 Commentaires

Classé dans Actualité, François Marginean, santé

23 réponses à “La salve des virus de la grippe porcine, aviaire et de la bêtise humaine – partie II

  1. @François,
    Exagéré!
    Je n’ai jamais vu de mon vivant autant de mise en oeuvre pour répandre par les média électroniques autant d’information sur une grippe.
    Et je n’ai jamais vu autant de gens ayant des rôles cruciaux dans la société faire des conférences de presse comme si nous étions tous atteints.
    Si j’étais un avocat «porc», je traînerais en cours ceux qui veulent brûler des cheptels. Si les porcs brûlaient tous les humains qui sont porteurs de virus, il ne resterait plus que des porcs sur Terre. Quoique, déjà…
    Si on portait et répandait autant de pseudo information sur une épidémie de grippe normale en hiver au Canada, on nous ferait mourir de peur.
    Et pour finir, si une véritable pandémie surviendrait, il n’existe pas un laboratoire dans le monde pour nous en protéger.
    Malgré qu’on admette -via les «officiels» de la santé que la menace de manger du porc n’existe pas, on continue de brûler et de brûler.
    Le porc est devenu le «Jeanne- D’arc» de la décennie.
    Quoique le poulet a eu son heure de gloire…
    C’est à se demander si on a pas voulu se débarrasser du Mexique… Économiquement parlant.
    Un canadien arrive au Canada et «pollue» son cheptel.
    Comme dans la politique: on ne sait pas trop si c’est le porc ou l’humain….

  2. Magistral. N’oublions pas, cependant. qu’il y va aussi l’hypothèse du « complot pour le bien ». L’Establishment qui a couronné Obama veut un changement de paradigme. Imaginons un instant que l’on ne veuille plus une gouvernance par l’argent – on a tout l’argent qu’on veut – et qu’on veuille remettre le politique au dessus de l’economique. Avoir une gouvernance du type Presidium supreme de l’ex-URSS, mais avec des moyens et prête à faire du bien…

    Supposez qu’on découvre un vaccin qui protègerait contre toutes les grippes. Des millions de vies à sauver, mais il y a un risque que des individus plus faibles n’y survivent pas. Comment amener la population à se faire vacciner ? Sans perte de temps, sans discussions, en faisant payer les coûts par les gouvernement sans avoir trop à leur expliquer ?

    Facile. On met la version soft de la maladie en circulation, qui non seulement pousse les gens a se faire vacciner et oblige les États à assumer les coûts, mais est elle même une immunisation ! La petite « grippe cochon » ne produit-elle pas des réactions similaires à celles d’un vaccin ? Il y a quelques pertes, mais si on attend que tous les gouvernements du monde le fassent, on n’y arrivera jamais…

    Qui aurait le pouvoir de monter ce scénario paternaliste ? Pensez à une Fondation milliardaire qui finance l’OMS. Si c’était ça, l’explication, quel jugement éthique porteriez-vous sur cette opération ?
    Pensez-y bien.

    Voyez aussi mon article du 1er décembre. Changez GM par Chrysler… n’est-ce pas ce qui s’est passé la semaine dernière ? Je pense que je commence à entrevoir le plan…

    Pierre JC Allard

  3. @gaetanpelletier

    Lors de l’hystérie de la grippe aviaire (SRAS) en 2006, ce qui s’était produit est qu’on avait massacré des millions de poulets de petits éleveurs les blâmant d’être au centre de « l’épidémie » ayant comme résultat qu’après la « crise », seules les multinationales sont demeurées ouvertes et elles ont ainsi ramassé le reste du marché. Les petits meurs et les gros avalent tout. Mais ce qui frappe, c’est que les foyers véritables du virus H5N1 a été dans les méga-centres d’élevage industriels un peu partout à travers le monde. C’est là que les gènes mutent le plus rapidement et c’est aussi par ce marché international que les épidémie locales deviennent rapidement mondiale avec l’acheminement de leurs produits à travers la planète.

    @pierrejcallard

    Tout un scénario. Il demeure que si les produits pharmaceutiques étaient si bénéfiques, il n’y aurait pas besoin de forcer les gens à les utiliser, pas plus que de créer de fausses crises.

    Le problème actuel est que l’industrie pharmaceutique perd rapidement de sa réputation et la confiance des gens. Alors le gouvernement, comme en 1976, utilise de fausses crises pour forcer des vaccinations de masse en donnant l’immunité aux cies pharmaceutiques et en mettant la facture sur le dos des payeurs de taxe qui eux en souffre de leur santé.

    Que l’intention soit bonne ou pas, de forcer un autre être libre à faire de quoi contre son gré est une forme de tyrannie, à mon avis.

  4. @FM: Je suis d’accord avec les deux observations que vous faites. Concernant le premier point, la nationalisation de l’industrie pharmaceutique me semble la seule solution. Concernant le deuxième, j’en suis encore à m’interroger sur la parade à un État qui ne vous traiterait plus comme un cheptel à exploiter, car ses besoins sont satisfaits, mais comme une bande de gamins qu’il faut contrôler « pour leur bien »…

    PJCA

  5. Richard Sauvé

    @Pierre

    Théorie intéressante. Si elle était avérée, ceux qui contrôlent notre monde ont bien réussi à nous manipuler tous. Il faut reconnaître que si le but recherché est de miner la crédibilité de leurs opposants, eh bien, cela risque de fonctionner.

    Par contre, cela n’a pas vraiment d’importance, tant qu’on reste dans la dualité, qu’on change le mal pour le bien, ce ne sera toujours qu’une illusion, en apparence un changement de paradigme qui continuera à maintenir l’humanité dans un asservissement « nouveau genre ».

    Les dés sont pipés. Le plan est en marche…nous en faisons partie. A chacun de se libérer de ses peurs pour retrouver le contact avec son âme, véritable richesse de son être.

    « Quand l’humanité se tiendra debout, le château d’illusion des rois qui assiègent le trône de son pouvoir s’écroulera. »

    Fraternité et humanité

  6. Cavour

    Bonjour

    Cette partie de la conclusion m’a particulièrement intéresssée:

    « Il y a un amalgame d’intérêts qui profitent directement d’une peur d’une pandémie, quelle soit réelle ou pas, que ce soit au niveau politique, corporatif ou médiatique. Mais peu d’intérêts réels existent pour protéger et informer adéquatement la population. »

    Permettez-moi la citation suivante:

    Anonyme:

    « La peur est une spéculation pessimiste sur l’avenir. »

  7. Pingback: LE GROS GIN ET LES «PIGEONS» DU TAMIFLU « LA VIDURE

  8. @Cavour,
    Croyez-moi Monsieur, la peur est une arme triste qui tue le citoyen. La peur est une paire de menottes pour ceux qui font le trafic de l’humain. C’est une drogue que les «grosses pointures» vendent sur la planète entière.
    On a décoloré l’esclave…
    On a déjà dit que les noirs – et les amérindiens – n’avaient pas d’âme. C’est ainsi qu’on traite tous ceux qui pourraient être «sauvés» par la nouvelle religion des banquiers.
    Un troupeau.
    On veut l’agrandir ce troupeau.
    Et les média, et les journalistes, et les «spécialistes» font partie du troupeau.
    Le pouvoir c’est la longueur de la corde qu’on possède pour les marionnettes que nous sommes.

  9. > Une diversion pour faire oublier les vrais enjeux politiques et économiques

    D’accord.

    Alors François quel comportement avoir pour y repondre le plus éfficacement ?

    On peut effectivement soit
    1. reprendre l’information et y montre methologiquement les incohérences et erreurs
    2. soit l’ignorer simplement et parler de sujet plus essentiels.

    D’une manière générale pour lutter contre la bétise.

    Attention au pseudo-démonstration verbale qui vous discredite rapidement au pres des gens qui savent bien raisonner. Le probleme c’est que celui qui raisonne médiocrement peux ne pas comprendre et apprécier a sa juste valeur l’argumentation valable qui invalide son discours. C’est un cercle vicieux. Pas évident d’en sortir mais ca me semble possible petit à petit comme on se dégage progressivement de sables mouvants.

    Ce que je répete souvent, allez y doucement et progressivement. Ne cherchez pas a vouloir impressioner avec la rhétorique. Vous n’impressionerez souvent que les idiots et les moutons.

  10. @Paul

    Je ne lutte pas contre la bêtise, je l’observe et la montre du doigt.

    Il ne s’agit pas ici de démonstration ni de tentative d’impressionner par la rhétorique. Je ne fais qu’apporter mon grain de sel dans la machine et les pièces du casse-tête manquantes pour qu’on puisse en arriver à avoir une meilleure vue d’ensemble. Dès que les médias traditionnels auront recommencé à nous rapporter tous les faits de façon plus objective, de faire ses vrais devoirs journalistes et nous rapporter la vérité, je me casse en vacances.

    Soyez patient, vous allez encore devoir m’endurer pour un certain temps. Je vous donne le meilleur de moi-même, soyez-en assuré. Mon domaine n’est pas le journalisme. Qui voudrait être une presstituée des grands médias corporatifs, de toute façon?

  11. Pingback: » Archives & Doc

  12. Superbe article et commentaires très intéressants !

    Je partage totalement les avis de PJCA, rien à ajouter, l’article et les commentaires sont géniaux rien à ajouter !

    Au cas ou cela vous aurait échappé : Les USA déclarent que l’Afghanistan leur coûte plus cher que les années de guerre contre l’Irak .[sic]
    Ils doivent être bien ennuyés pour retrouver les 2 300 milliards de dollars perdus depuis le 10.09.2001 ….

    Nul besoin d’être expert pour voir où est le mensonge, avec 100 fois moins d’homme et de matériel en Afghanistan, 100 fois moins de combats quotidiens, l’Afghanistan arrive à coûter 100 fois plus cher aux USA …

    Et demain matin ma tante s’appellera mon oncle à ce rythme là !

    http://www.romandie.com/infos/news2/090507201931.nm83lavd.asp

  13. Pingback: Pandémie et restrictions des libertés individuelles – partie III « Les 7 du Québec

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  15. Johanne Dion

    J’aimerais tout simplement qu’on nous dise la vérité et que l’on nous prenne pas pour des cons. Quand un virologue influent de l’Angleterre nous dit que l’on peut multiplier par 300 les personnes qui ont attrapé la grippe porcine et qu’une agence reconnue comme la CDC ( Centers for Desease Control and Prevention) avoue être d’accord avec lui, il y a de quoi à se poser de sérieuses questions.

    Voici le lien de l’article:

    http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-wellbeing/health-news/uk-swine-flu-toll-is-really-30000-says-leading-scientist-1690130.html

    Quelle hypocrisie de la part de l’OMS que de se plier aux pressions de l’industrie porcine et de changer le nom du nouveau virus, et ensuite changer les critères d’une pandémie!

    Pour avoir une nouvelle porcherie industrielle d’une capacité de 5,800 cochons dans ma petite ville, je suis dégoûtée de toute l’affaire, en plus d’être empestée et polluée!

  16. Sophie Guillot

    à propos de la grippe aviaire de 2005

    Une belle supercherie qui a permis l’abattage de nombreux volatiles d’élevage…

    La législation française autorise les éleveurs de volailles d’écrire « élevé en plein air » sur les étiquettes même si l’oiseau en question n’a pas vu la lumière du jour jusqu’à 11 semaines or … la plupart des poulets d’élevage intensifs sont abattus

  17. Sophie Guillot

    (suite)

    AVANT ces 11 semaines soit à 9 semaines, ce qui veut clairement dire que il y a tromperie du consommateur qui croit bel et bien acheter un poulet qui a gambadé dans un champ alors qu’il n’a jamais quitté le hangar où il vit depuis ses 2 jours tout au plus pour rejoindre l’abattoir.

    La psychose de la grippe aviaire a permis d’encourager des pratiques d’élevage encore plus démentes puisque il est question d’entasser des poulets par dizaines de milliers dans d’immenses hangars, avec péniblement la place pour ne pas se marcher les uns sur les autres. Les élevages industriels sont ainsi encore plus devenus de véritables camps de concentration pour animaux, qui vivent là leur vie durant sans jamais voir le jour ou l’ombre d’un champ avant d’être abattus. Il est clair qu’avec une telle promiscuité, la propagation de maladies est telles que tous ces animaux sont sous antibiothérapie permanente, imaginez un peu à quelle vitesse la propagation de pathologies peut se faire quand on entasse 50 000 volailles dans un même hanger, je vous dispense d’imaginer l’odeur insoutenable d’amoniaque due aux excréments.
    La grippe aviaire a rendu obligatoire en France les élevages de volailles qui ne sont pas à l’air libre, autrement dit des usines à la chaîne pour nous produire à bas prix de la viande de qualité plus que médiocre.
    Les éleveurs qui continuaient à avoir des élevages à taille humaine ( moins de 1000 animaux ) ou ceux qui continuaient d’avoir un poulailler au fond de leur propre jardin étaient littéralement montrés du doigt comme propagateurs de ce dangereux virus.
    Pour la grippe porcine, l’industrie agro alimentaire a réussi à ce qu’on n’incrime pas de la même façon les porcs comme on l’avait fait pour les volailles d’élevage. Mais qu’en est il vraiment ? J’ai bien peur que partout où avec de quelconques animaux on pratique de l’élevage intensif industriel ou semi industriel on arrive aux mêmes absurdités qu’avec la vache folle, la grippe aviaire ou la grippe porcine maintenant. Il n’est pas pensable de pratiquer de telles méthodes d’élevage et que cela n’ait pas d’incidence sur le plan épidémiologique sur les animaux. Tout comme planter sur des kilomètres carrés la même espèce pendant des années ne peut pas se faire sans recours à la mécanisation à outrance, et à la chimie pour ne pas épuiser les sols qui deviendraient sans cette chimie totalement improductifs. L’ennui c’est que les produits toxiques utilisés dans l’agriculture intensive se retrouvent bien en bout de chaine dans les aliments que nous consommons. Et qu’ils sont très loin d’être inoffensifs.

    Alors
    1) devenir végétariens
    ou pour le moins n’acheter sa viande et ses sous produits animaux qu’à de petits producteurs dont on est sur et certain de leurs pratiques d’élevage
    2) ne plus rien acheter sur le plan alimentaire qui provienne de l’industrie agro alimentaire, favoriser à tout prix le local parce que c’est moins cher et c’est très certainement plus aisé de vérifier que cela n’est pas nocif à notre santé

    cela me semble parmi les premières pistes à la disposition de tout le monde qui ont un réel impact sur ces modes de production qui deviennent fous.

    Comme disait Coluche « Quand je pense qu’il suffirait que les gens ne l’achètent pas pour que cela ne se vende pas plus » avec son humour qui cachait bien des choses.

    N’oublions jamais que notre seconde carte électorale, notre carte bleue ou visa ou mastercard est autrement plus puissante que la première…

  18. decembre

    Ce que Montaigne a dit de la cruauté, en un temps où la cruauté régnait : « Je hais entre autres vices, cruellement la cruauté, et par nature et par jugement, comme l’extrême de tous les vices : mais c’est jusques à telle mollesse, que je ne vois pas égorger un poulet sans déplaisir, et ois (entends) impatiemment gémir un lièvre sous la dent de mes chiens, quoique ce soit un violent plaisir que la chasse. Je ne prends guère bête en vie à qui je ne redonne les champs. Il y a un certain respect qui nous attache et un certain devoir d’humanité, non aux bêtes seulement qui ont vie et sentiment, mais aux arbres même et aux plantes. Nous devons la justice aux hommes et la grâce et la bénignité aux autres créatures qui en peuvent être capables ; il y a quelque commerce entre elles et nous et quelque obligation mutuelle. »
    Tant que nous traiterons les animaux de cette façon, l’humanité entière sera indigne et ses efforts vers son mieux-être pure hypocrisie.

  19. Sophie Guillot

    à decembre

    C’est très probablement vrai ce que Montaigne a écrit là, ceci étant, en se plaçant purement du côté alimentaire, il est évident que toute vie sur terre n’existe aussi que parce qu’elle bénéficie de la vie des autres animaux ou végétaux. La vie animale sauvage nous démontre que pour les carnivores par exemple, la cruauté de ce qui peut nous paraître barbare dans l’exécution d’un autre animal pour se nourrir, nous montre cependant que majoritairement les animaux sont bien moins cruels que nous humains , puisqu’ils ne tuent pas plus que ce dont ils ont besoin pour manger, et ou pour se défendre quand ils se sentent en danger. Alors que les humains civilisés que nous sommes , sommes capables de tuer par pure cruauté, sans ni désir de se nourrir, ni par peur d’une agression.

    Brigitte Bardot par exemple s’émeut de la mort des manchots sur la banquise mais a t elle une simple idée du spectacle que donne un poisson dévoré à moitié vivant par un phoque ? Ceci n’excuse en rien la façon dont cette pêche est pratiquée et je n’approuve pas nécessairement cette méthode d’abattage mais en tous cas, je ne sais même pas si BB est ou non végétarienne et il est bien évident pour moi que le sort réservé à bien des animaux d’élevage est certes moins médiatique que les petits manchons adorables aux grands yeux noirs bordés de cils attendrissants, mais il n’en est pas moins cruel, bien au contraire. Et de même pour les adversaires de la corrida ( je n’aime pas la corrida et je suis incapable d’assister à une corrida, soyons clairs ) qui trouvent que la corrida est cruelle mais mangent cependant 3 fois par semaine une belle côte de boeuf…
    Oui le sort des animaux ou celui que nous leur réservons est révélateur mais si je devais choisir, je commencerais tout de même par me préoccuper du sort des humains, tout en étant moi même végétarienne depuis plus de 15 ans. Je ne comprend pas le plaisir des chasseurs, si ce n’est de pouvoir admirer des animaux sauvages dans leur milieu naturel, j’avoue que le moment de viser et de tirer, je ne pourrais tout simplement pas.
    Pour avoir discuté avec des éleveurs selon mon coeur ( peu d’animaux, élevages bio, pas de vaccins ni d’antibiotiques etc… ) certains m’ont avoué que pour eux, le moment du départ à l’abattoir était toujours difficile, et la question de la mort de leurs bêtes un sujet presque tabou entre eux, parce que quoiqu’ils en disent , cotoyer des animaux pendant des semaines ou des mois n’est pas neutre et ils ne voient jamais ce moment arriver de gaité de coeur. C’est leur moyen de subsistance , et ils savent que leur survie dépend de la mort de leurs animaux, cela ne veut pas dire qu’ils soient insensibles au sort de ces mêmes animaux et je le pense tout particulièrement pour ceux qui précisément ont à coeur d’offrir des conditions de vie plus acceptables à leurs animaux.

  20. decembre

    @sophie guillot … Merci.
    Vous êtes végétarienne alors vous faites votre part que demander de plus ?
    Pour ce qui est de sauver les humains avant les animaux je ne sais plus, je n’ai pas votre certitude. Franchement, ma race me déplaît tellement, me déçoit sans répit depuis que j’ai pris conscience de la méchanceté dont elle est capable. La mienne incluse bien sûr.
    Notre inconscience face à l’animal est impardonnable. Notre goût pour la souffrance et le meurtre est dégoûtant.
    Pitié pour les ours :
    http://protectionanimale.com/bears2.htm

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