Gauche, droite…libertaire ?

Pierre JC Allard

Il y aura bientôt 12 ans que j’écris sur Internet de ces textes qu’on a plus tard décidé d’appeler des blogues. Plus d’un millier de textes parlant de politique, décrivant l’avènement d’une « Nouvelle Société » plus juste. Comme au départ on disait de gauche tout ce qui prônait plus de justice, je me suis vite dit de gauche.

Deux fois candidats pour le Nouveau Parti Démocratique – parti centriste selon les critères universels, mais à gauche de l’échiquier politique canadien – personne ni moi, n’avons plus jamais douté de mon allégeance. Jusqu’à ce que l’on me souligne des divergences entre mes prises de positions et la Gauche orthodoxe.

Par exemple, j’ai un grand respect pour l’ordre. Pas l’ordre établi, mais un ordre juste, qui reste à établir; quand elle semble s’opposer à la clémence envers les coupables,ma priorité va à la défense des innocents. De même, quand il apparait que trop de remises en questions peuvent mener à l’inaction, ma priorité va à l’efficacité. Suis-je vraiment à gauche ?

J’ai aussi beaucoup de respect pour les appartenances identitaires, avec un refus des brassages de cultures imposés par la pauvreté ou les impératifs stratégiques. Ce respect des cultures me rend bien à l’aise au sein de la gauche quand je dénonce férocement l’impérialisme occidental au tiers-monde, les incursions militaires qu’on y entreprend et quand je soutiens que le mondialisme est une sordide arnaque.

Je m’y sens moins à ma place, toutefois, quand le même respect des cultures m’amène à souhaiter qu’on ne se mêle des affaires des autres que s’ils nous y invitent. Encore moins quand le respect de NOTRE culture me fait dénoncer l’immigration et que je dis que c’est chez eux et non chez-nous qu’il faut aider les autres. Je me retrouve alors souvent avec une Droite que d’habitude je ne fréquente pas.

Je fais aussi froncer les sourcils de mes camarades de la gauche, lorsque je dis que la redistribution de la richesse ne doit pas conduire à une parfaite égalité, sous peine de réduire dangereusement la motivation dont nous avons besoin pour progresser, mais à une société tendanciellement égalitaire, dont la misère est supprimée, mais où subsistent les inégalités qui récompensent l’effort et qui répondent aux exigences éthiques de la justice commutative.

Je reçois de même, parfois, des oeillades assassines de la gauche tout autant que de la droite, quand je dis que le véritable clivage, quand on pense à bâtir une nouvelle société, n’est plus entre travailleurs et patrons, mais entre d’une part un capitalisme élitiste s’appuyant sur l’assistanat et, d’autre part, un entrepreneuriat auquel la créativité et l’initiative inhérentes à une société complexe font désormais accéder tous les travailleurs.

Pour coiffer le tout, mon coeur est-il bien à gauche, si je crois que l’ultime objectif social du citoyen n’est pas son enrichissement – qui n’est qu’une condition préalable nécessaire -mais le pouvoir que lui donne cet enrichissement pour affirmer sa liberté et se réaliser comme individu ? Avec tous ces petits travers, puis-je néanmoins me dire un homme de gauche ?

Je l’espère, car ayant une position ferme pour l’intervention de l’État et soutenant la nécessité d’une redistribution massive de la richesse, je suis inacceptable à droite. Ou suis-je ? Qui suis-je. Étais-je un libertarien qui s’ignore ? J’ai consulté les défenseurs du dogme et l’on m’a vite détrompé…

Pourtant, m’interrogeant moi-même, j’en ai conclu que je l’étais à moitié, car la Nouvelle Société que je souhaite est à deux paliers. A la base, un palier qui correspond à cette division du travail que permet la vie en société et qui nous enrichit. À ce palier, il faut reconnaître notre interdépendance et promouvoir la solidarité. Il faut mettre en commun. Il faut accepter l’État et c’est le domaine de la démocratie.

Sur ce basilaire, cependant, un deuxiéme palier se construit, au rythme de notre enrichissement collectif, où notre individualité et notre désir de liberté doivent prévaloir. Ce désir de liberté est légitime. Être de gauche, à mon avis, ce n’est pas s’opposer à la construction de ce piano nobile libertaire dont chacun aménagera sa parcelle à son goût. C’est s’assurer qu’est construite prioritairement la base collective qui garantit la dignité de chacun et le bien être de tous, à la mesure des moyens que nous fournit notre société d’abondance et de la volonté de partage que détermine le consensus social. En bas, tous pour un. À l’étage, vive l’individu et sa liberté !

Pierre JC Allard

14 Commentaires

Classé dans Actualité, Pierre JC Allard

14 réponses à “Gauche, droite…libertaire ?

  1. M. Allard, pouvez-vous résumer et condenser votre texte sur la Nouvelle Société que vous souhaitez s.v.p.

  2. Comme quoi je ne fais pas que descendre en flammes ce qui ne me plaît pas ici : bravo, bon billet nuancé et humble plutôt qu’affirmatif et vindicatif.

    Je suis de ceux qui ne se reconnaissent ni à gauche, ni à droite. C’est tellement déprimant d’entendre toujours les mêmes vieux *&@# de clichés de la part d’un camp ou de l’autre.

    Moi aussi je suis pour l’intervention pour un État fort (et pas nécessairement gros, au contraire) tout en étant totalement convaincu qu’une certaine disparité sociale est nécessaire pour que les individus puissent être motivés et enfin arriver à s’épanouir. Ça m’apparaît essentiel à nos sociétés humaines. Il me semble que l’échec de l’URSS est assez concluant à cet égard.

    Mais il y a disparité et disparité : j’ai déjà bien de la misère à accepter qu’un médecin gagne près de dix fois le salaire moyen, alors vous vous imaginez bien que je ne déifie pas les multimillionnaires! Ceci dit je ne leur met pas tous les maux sur le dos. J’accuse bien plus les gens ordinaires qui magasinent chez Cotsco que ce « capitalisme élitiste ».

    Moi aussi mon coeur est à gauche, mais la gauche québécoise est tellement figée dans son paradigme anti-capitaliste soixante-huitard qu’elle est pour moi synonyme de… conservatisme!

    Ceci dit, ça ne fera certainement pas de moi un de ces libertariens! Même si j’ai une certaine admiration pour ceux qui veulent changer la société et dépasser les vieux schèmes de pensée, comme cette division gauche-droite, l’idéologie de ceux-ci est bien trop individualiste, pue le darwinisme social et m’apparaît trop évidemment importée des mouvements de droite américaine qui rêvent de retourner à une l’époque de la Révolution américaine. Ils se défendent d’être à droite, mais quand on les confronte avec la réalité, ils finissent toujours par faire des concessions qui les rend jumeaux de la droite. Même quand ils ne font pas de concessions, leur jeu sert la droite.

  3. yanbarcelo

    Le billet de Pierre Allard appelle un éloge.

    Je ne connais pas de penseur aujourd’hui chez qui la pensée économique, politique et sociale soit plus nuancée, intelligente et, par-dessus tout, pra-ti-que.

    Bien des gens pourfendent le désordre régnant. Le Monde Diplomatique, par exemple, regorge de ces preux chevaliers à l’assaut de tous les moulins capitalistes. Mais aucun d’eux ne tente d’articuler une solution pratique et praticable qui tienne compte des travers et des insuffisances humaines. C’est en tentant de concevoir cet ordre d’une facon pratique, comme le fait Pierre Allard, qu’on se rend compte qu’on n’a pas le choix d’être en même temps à gauche et à droite. Car, en essayant de traiter avec le matériau humain à l’intérieur d’un système optimal, on constate qu’il faut affirmer et tenir en tension instable à la fois l’individu et la communauté. À la fois la propriété et la solidarité. À la fois la créativité et le conformisme.

    Bref, l’oeuvre intellectuel qu’a accompli Pierre Allard avec Nouvelle Société est le fruit précieux d’un génie. L’histoire compte un bon nombre de penseurs méconnus dont le travail n’a été reconnu que tardivement, parfois avec 50 ou 100 ans de retard. Je crains que ce ne soit le sort du travail de Pierre Allard, mais je ne le souhaite pas, car nos systèmes sociaux et économiques ont grandement besoin d’appliquer ses lecons.

  4. En toute humilité, je seconde dans cette éloge de Yan Barcelo.

    Pierre, vous avez accompli un travail considérable qui va demeurer utile et disponible pour les générations à suivre, longtemps après votre départ de cette planète. Mille fois merci pour ce don de vous-même, ce temps précieux que vous avez donné à votre communauté, et de façon complètement gratuite et altruiste. Vous êtes un grand humaniste et un homme de coeur.

    C’est un travail d’une vie que d’approfondir sa réflexion et d’accepter de plonger en soi pour apprendre à se connaitre comme humain et ensuite ses frères et soeurs. Votre profond optimisme, votre foi en l’humain et son potentiel son salutaires.

    Votre engagement dans cette société, votre implication dans cette aventure de la vie sont exemplaires et inspirants.

    Soyez heureux et en santé cher ami.

    François Marginean

  5. Euh, quant à moi, je ne faisais que réagir à ce billet et je n’endosse rien d’autre! Je n’ai pas lu Nouvelle Société et n’en ai pas vraiment l’intention. Loin de moi l’idée de dénigrer l’auteur, mais je trouve ces éloges un peu trop élogieuses…

  6. Et j’appuie également…
    Lors d’un échange, Pierre, avec un «smiley» au bout de la ligne, me disait qu’il écrivait pour la postérité…
    Dommage! Il se peut que ce soit vrai.
    Quand on met le nez dans NOUVELLE SOCIÉTÉ, on voit qu’il a échappé à ce style pénible universitaire.
    Une pensée claire, précise et pratique.
    On ne peut pas «analyser» NOUVELLE SOCIÉTÉ avec le vocabulaire restreint auquel nous sommes habitués. Pour les repères, il faut tout simplement suivre cette limpidité.
    NOUVELLE SOCIÉTÉ en trois minutes? Oui, si on a le flair pour voir qu’il y a tout un monde, des correctifs, des solutions.
    Dire qu’avec le potentiel qu’il a, il aurait pu être à Wall Street 🙂
    Ou encore un grand chef de la pègre…
    Non. Un visionnaire humaniste…

  7. @ MBL:

    Merci. J’ai bien peur que nous ne soyons tout à fait d’accord sur tout 🙂 Les disparités actuelles sont d’autant plus inutiles que, dans une société d’abondance, on atteint relativement vite le seuil où la consommation plafonne et où ce n’est que du pouvoir qu’on distribue ! On est au niveau des symboles; on obtiendrait le même résultat avec moins de larmes si on favorisait des écarts plus réduits.

    Quant aux Libertariens, se recommandant de L’École Autrichienne qui se méfie avec raison des agrégats sur le plan épistémologique, ils semblent en déduire l’utopie d’une société où chacun n’y perdrait pas de chaque erreur de jugement qui met hors-jeu l’un ou l’autre des sociétaires.

    N’est-il pourtant pas évident que la la vie en société existe pour optimiser la complémentarité et que c’est bien égoïstement qu’elle impose à chacun d’être solidaire des autres ?

    Du moins au niveau du basilaire dont je parle dans cet article et qui, comme le soutien de la demande effective, n’a que bien peu à voir avec la charité !

    http://nouvellesociete.org/A14.html

  8. @ YB, FM et GP

    Merci pour ce panégyrique dont généralement seuls peuvent bénéficier les héritiers… Vous êtes vraiment chouette et ce n’est même pas mon anniversaire !

    Je retourne bosser, avant de sombrer dans la pire des assuétudes pour un auteur, qui est de devenir dépendant de l’appréciation qu’on lui témoigne

    PJCA

  9. À GO nous changeons le monde!…Merci monsieur allard pour votre travail colossal. Ne reste plus qu’à passer à l’action. Je pense que nous pouvons procéder rapidement au chapitre des énergies réellement vertes. Solaire, éolienne, géotermique, marée-motrice, îlots solaires, biomasse, sans négliger surtout notre utilisation rationnelle de l’ énergie.
    Je pense que nous pouvons avancer beaucoup plus rapidement dans ces filières sauf que les producteurs et fournisseurs d’énergies fossiles et polluantes mettent tout en oeuvre pour ralentir, retarder le développement des énergies véritablement vertes. Certains projets sont mis de l’avant par les grands  » saboteurs  » qui vont totalement à l’encontre, à contre-courant du développement des énergies non-polluantes, celles qui ne détruisent pas les écosystèmes planétaires. Si nous voulons vraiment rencontrer les objectifs de réduction de gaz à effet de serre nous devons absolument procéder au développement et à l’installation des infrastructures de captage et de production d’énergies  » réellement vertes  » et cesser de jeter de la poudre aux yeux en trompant les populations pour avantager certains promoteurs. Au moment où nous devons de toute urgence nous sevrer des énergies fossiles les milliardaires qui tirent les ficelles des marionettes au pouvoir ne sont pas prêts à lâcher prise sur leurs profits faramineux réalisés envers et contre le plus élémentaire bon sens. Après eux, la fin du monde!

    Les solutions alternatives existent déjà et sont prêtes à être mises en application, tout ce qui manque présentement c’est la volonté politique de les mettre en place pour le plus grand bénéfice des gens et des régions. Notre monde est prêt pour la nouvelle énergie. Les emplois d’aujourd’hui et de demain sont exactement là et si nous persistons dans les anciens modèles de production énérgétique, nous perdrons une formidable opportunité qui s’offre à nous MAINTENANT. L’énergie que nous produirons avec les modèles des nostalgiques des années ’70, d’ici quelques années ne pourra pas être produite à des prix compétitifs par rapport aux énergies VRAIMENT vertes. Alors quel sera notre retour sur investissement? Des milliards fièrement gaspillés, consacrés à la destruction aveugle de nos écosystèmes. Bravo! les FIERS destructeurs de notre environnement.

    À défaut d’agir rapidement en matière de gaz à effet de serre, tout le reste s’en trouvera sérieusement compromis parce que dans une situation de chaos, nous observerons plutôt la désorganisation sociale que l’avénement de ce nouveau modèle que nous appelons de touts nos voeux.

    Et nous réaliserons encore une fois que nous avons été trompés, dupés par des grands bâtisseurs de  » fortunes personnelles « , au détriment de l’ensemble de la collectivité!

  10. Redge

    Bravo à Pierre JC Allard, un des rares qui, après avoir constaté que notre société s’en allait tout droit dans un mur en béton armé, a proposé des vrais solutions!

  11. @ Daniel Charette

    J’ai écrit quelque chose sur la mise en place des énergies vertes.

    http://nouvellesociete.org/415.html

    Avant de lancer ce projet qui monopoliserait pendant une décennie des efforts et des ressources énormes – qui ne seront pas alors disponibles pour d’autres priorités – il faudrait néanmoins s’assurer que les problèmes de réchauffement sont réels et non une autre magouille du système qui est à son meilleur sur l’énergie: c’est de là qu’il retire l’argent des pauvres pour ses petites dépenses.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/05/31/185-le-temps-du-partage/

    PJCA

  12. @ Redge

    Merci. Ne faisons pas ça trop souvent, mon pauvre coeur ne le prendrait pas… 🙂

    PJCA

  13. Superbe ! Que je me retrouve dans vos propos… mais à l’inverse.

    Je suis de droite, mais pas des droites existantes tant ici au Quebec, qu’en France ou en Angleterre. Quand j’explique mes idéaux on me repond que je suis de gauche et ecolo. Comme si on ne pouvait etre de droite tout en comprenant l’importance d’un filet social fort et d’une politique environnementale en santé ; surtout quand on connait les couts qu’engendre des gens incapables de rejoindre le marché du travail ou ceux de la polution sur la santé et le developpement de notre pays.

    Alors où est la difference entre la vision d’un gauchiste et ma vision ? Simplement la limite de la tolerance à payer pour des gens qui ne veulent pas ! Qui ne veulent pas s’adapter, qui ne veulent pas s’integrer, qui ne veulent pas travailler, qui ne veulent pas etudier. Y a un moment, quand on a tout essayé, qu’on les a aidés sans compter, porté à bout de bras … stop ! On ne peut pas sauver tout le monde, surtout contre leur gré. Alors laissons la place à un peu de liberalisme, que les gens se demmerdent. L’etat ne peut pas tout regler, la société ne peut pas sauver tout le monde. Meme si c’est triste, meme si des gens souffrent !

    Et ca les partis de gauche actuels (du moins dans leurs discours) ne mettent jamais un frein à ce parasitage, qui meme si il est le fruit d’une infime partie de la population emmerde la grande majorité du peuple.

    Je reproche la meme chose à la droite (les partis existants), mais cette fois-ci pas envers les gens, mais les entreprises ! Marre de voir des multi-nationales subventionnées, secourues avec notre pognon, dont les patrons et les CA se gavent sur notre dos … quand ca ne marche pas, quand aucun effort est fait, arretons de marchander avec ces gens utilisant les citoyens comme des otages devant nos gouvernements.

    Sinon, je precise que l’on peut etre aussi de droite et vouloir que l’etat prenne en charge certaines responsabilité. L’etat-entreprise est une valeur que je defend totalement. L’etat-social redistribuant les richesses, s’assurant que les egalités et les droits soient respectés aussi. L’etat est en gros une sorte de syndicat qui devrait nous proteger contre les politiques de droite des patrons et autres puissances.

    Le monde révé ? Un etat de gauche dans un pays de droite ! Chacun fait son boulot, chacun à sa place.

    La realité ? Que ca soit la « gauche » (le PS en France ou le PQ ici) ou la droite, il n’y a pas vraiment de difference. Ca n’a pas empeché mosanto de s’imposer, ca n’a pas empeché les banquiers de prosperer en fabriquant de l’argent qui n’existe pas. Ca n’a pas empeché qu’il y ai plus de pauvres, plus d’injustices, toujours autant de problemes sociaux et en santé. L’environnement n’est pas parti en fumé sous les gouvernements de droite de nos pays, la gauche n’a pas fait bien mieux, meme en nommant des gens comme Haroun Tazieff ministre (le pauvre quel desillusion !).

    Ca prend vraiment une « Nouvelle Société » plus juste. C’est pour cela que je me bats pour l’independance, car j’espere que dans un petit pays comme le Quebec, avec 7 millions d’ames, on ait le courage de profiter de la turbulence pour essayer de repartir sur des bases plus juste où le gouvernement serait à sa place et travaillerait enfin pour les interets de ses electeurs. Pierre a d’ailleur ecrit un article superbe sur ce sujet où nos deputés ne seraient pas redevable à un parti ou une ideologie, mais aux interets de leurs concitoyens !

    En realité je pourrais etre un gauchiste sans coeur ou un droitiste avec du coeur. Je ne me reconnais dans aucun parti existant.

    Voila, je viens de perdre 5 minutes de ma vie, car je sais pertinemment que je ne serais plus de ce monde quand une telle société verra le jour. Mais que ca fait du bien de refaire le monde, assis derriere son ecran, ce matin du 11 juin.

    Bonne journee à tous.

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