Ce serait quoi, une Nouvelle Société ?

Une Nouvelle Société se définit par une nouvelle façon de produire, de gouverner et d’offrir des services à la population. Elle ne découle pas d’une idéologie, mais est construite de façon empirique, pour répondre au besoin de mutation d’une société qui a maîtrisé l’industrialisation et atteint l’abondance, mais où se sont développées des malformations structurelles et des dysfonctionnements dont les signes les plus apparents sont la misère et la violence.

Misère et violence briment l’évolution de la société et en mettent en péril la survie même. Ils sont les produits d’inégalités extrêmes dans la société, plus marquées que celles qui résulteraient de la simple volonté de l’être humain d’avoir sans cesse davantage, suggérant que ce n’est pas seulement l’égoïsme qui en est la cause, mais que sont aussi à blâmer la paresse et une certaine inintelligence de la situation, de ses effets négatifs, de son évolution prévisible et des correctifs qu’on pourrait y apporter.

Ceci est une bonne nouvelle, car on ne changera pas la nature humaine, mais on peut souvent inciter les gens à faire moins de mal par inadvertance… si on ne leur enlève rien et que le bien ne leur demande pas plus d’efforts. C’est de cette façon qu’une Nouvelle Société va s’imposer : en montrant qu’on peut faire les choses autrement, que tout le monde y gagne et que personne n’y perd.

Une Nouvelle Société est démocratique, mais par-delà la démocratie elle est libertaire, favorisant les appartenances identitaires. Elle est tolérante et permissive, la culture y étant vue comme un patrimoine collectif, mais son développement comme l’expression de la volonté populaire.

L’État assure la sécurité et l’ordre public en mettant l’accent sur la prévention et la protection, plutôt que sur le châtiment et la réhabilitation. La résolution des conflits est immédiate et gratuite, reposant sur une justice d’équité et souvent sur l’arbitrage.

La Nouvelle Société est entrepreneuriale, mais garantit à tous un travail et un revenu adéquat. L’État n’y produit pas lui-même des biens et services, mais en assure la disponibilité et en contrôle la qualité.

Les ressources naturelles y sont exploitées dans l’intérêt commun, il est mis fin à leur gaspillage inutile et l’environnement est protégé, mais une Nouvelle Société est essentiellement humaniste et Gaïa y reste au service de l’Homme, non l’inverse.

Les bases de l’éducation sont un corpus exhaustif des connaissances ouvert à tous, une relation personnalisée entre un enseignant et un apprenant et une reconnaissance modulaire des acquis.

La santé repose sur une relation permanente entre l’individu et son médecin, à laquelle interviennent au besoin des spécialistes, mais où le patient est toujours le capitaine du navire. L’État prend en charge le coût des services essentiels, mais par capitation, en respectant le libre choix des utilisateurs de services et en y soumettant la rémunération des fournisseurs.

La propriété privée est respectée, personne n’est spolié et la richesse n’est pas confisquée, mais les ressources financières globales sont mises en mouvement au profit de l’entrepreneuriat. L’enrichissement passif, par la simple accumulation d’intérêts, est contrecarré par une politique financière qui rembourse la dette publique, accepte une inflation contrôlée et facilite le crédit, de même que par une politique fiscale qui taxe le capital plutôt que le revenu ou la consommation.

La technologie la plus moderne est appliquée sans retard. L’Internet est rendu gratuitement accessible à tous, devenant le véhicule privilégié pour l’information publique, les communications en général entre les individus et les relations entre l’État ou l’Administration et les citoyens.

L’État d’une Nouvelle Société remet périodiquement en question toutes ses méthodes comme ses politiques et a un préjugé favorable en faveur du changement.

Une Nouvelle Société ne peut naître que dans un État développé ou en voie de vrai développement imminent, mais son but est de devenir globale, servant de cadre à une confédération mondiale qui respecte les diverses cultures. Son programme inclut donc que soient consacrés les efforts nécessaires pour que les pays sous-développés soient aidés en priorités à atteindre au plus tôt le seuil à partir duquel les principes et les méthodes d’une Nouvelle Société pourront y être implantés.

Il n’y a aucune raison, hormis l’apathie et l’inertie, pour que cette société ne devienne pas une réalité.

Pierre JC Allard

19 Commentaires

Classé dans Actualité, Pierre JC Allard

19 réponses à “Ce serait quoi, une Nouvelle Société ?

  1. Garamond

    On peut toujours rêver…..

  2. Aimé Laliberté

    Bonjour Pierre,

    J’ai trouvé cette définition du gouvernement sur le blog d’un certain Marc Beauchamp…

    « The government consists of a gang of men exactly like you and me. They have, taking one with another, no special talent for the business of government; they have only a talent for getting and holding office. Their principal device to that end is to search out groups who pant and pine for something they can’t get and to promise to give it to them. Nine times out of ten that promise is worth nothing. The tenth time is made good by looting A to satisfy B. In other words, government is a broker in pillage, and every election is sort of an advance auction sale of stolen goods. »

    Traduction

    Le gouvernement est composé d’une bande d’hommes exactement comme vous et moi. Aucun d’entre eux ne possède quelque talent particulier que ce soit pour la politique. Leur seul talent consiste à se faire élire et à demeurer en fonction. Le principal moyen qu’ils utilisent pour y parvenir est de rechercher des groupes qui rouspètent et se plaignent de ne pouvoir obtenir quelque chose, qu’ils promettent alors de leur donner. Neuf fois sur dix, cette promesse ne vaut absolument rien. La dixième fois, ils remplissent leur promesse en pillant A pour satisfaire B. En d’autres mots, le gouvernement est un courtier en pillage, et toute élection est comme un encan anticipé de biens volés.

    Merci Marc Beauchamp.

    http://blogs.redding.com/mbeauchamp/archives/2009/07/what-is-governm.html

  3. Aimé Laliberté

    Les contrventions de stationnement de la Ville de Montréal couteront bientôt trois fois plus cher.

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200908/16/01-893077-exclusif-des-contraventions-de-stationnement-trois-fois-plus-cheres.php

    Voici ce que dit Sammy Forcillo pour joustifier de vous voler le friut de votre labeur ;

    Sammy Forcillo assure que c’est la sécurité, et non la perspective d’engranger des revenus supplémentaires, qui motive l’administration Tremblay. Car les voitures qui s’immobilisent près des intersections et dans des voies réservées décuplent les risques d’accident. Le conseiller estime que ces amendes auront un effet dissuasif.

    «Ce n’est pas la somme d’argent qui est importante, c’est la sécurité routière qui nous préoccupe, a-t-il indiqué. C’est à cet égard qu’on veut décourager, démoraliser les gens qui ne suivent pas les règles.»

    Quel fiéfé menteur.

  4. Une Nouvelle Société, pour moi, serait une société sans la pire drogue que la Terre aie portée, et j’ai nommé l’argent.

  5. Rémi (Redge)

    On veut tous un monde meilleur, plus juste, où règne la paix et l’égalité.

    Mais ce monde ne viendra pas tout seul.

    Les idées pour une éventuelle nouvelle société ne manque pas. Ce qui manque, c’est les actions concrètes.

    Mais voilà, je crois qu’on doit être franc et honnêtes et se demander ce que ça prendrait pour engendrer un tel changement chez la population.

    Qu’est-ce qui va faire en sorte que Joe un tel agissent concrètement et en toute connaissance de cause pour qu’un tel projet se réalise?

    Qu’est-ce qui va faire que la population décident qu’elle ne veut plus être gouvernée et qu’elle choisis la souveraineté individuelle?

    Qu’est-ce qui va faire que les gens n’auront plus peur du changement?

  6. @ A.L: L’objectif de toute gouvernance dans une société st de prendre des faibles pour donner aux forts. La démocratie est un stratagème mis en place pour donner de la force aux faibles. Ingénieux, mais la démocratie représentative est biaisé par la corruption, la démocratie directe par la manipulation. Le systeme est encore bien imparfait. on y travaille..

    PJCA

  7. @ S.L: L’argent est le plus équitable des outils de gouvernance. C’est dans la DISTRIBUTION de l’argent et sa falsification dans le transfert du réel au symbolique que réside l’arnaque.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/30/hommage-a-largent/

    PJCA

  8. @ Rémi:

    Ce que ça prendrait ? La transformation personnelle de chacun. Ce qu’il faudra ? Il faudra du temps…

    Bien sûr, la transformation ultime et vraiment signifiante est celle de la nature humaine. Elle passe par la transformation personnelle de chacun. Il faut changer l’humain. Je vous recommande Krishnamurti. Ce sera long…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/01-systemes-et-societes/

    En attendant, sur ce site, nous cherchons des correctifs et des palliatifs collectifs … Nous cherchons à changer « la société » pour qu’elle aide l’homme à se changer lui-même. On fait du politique…

    PJCA

  9. @ Rémi (Redge)

    Vite comme ça, je dirais qu’il faudrait que le peuple commence par sacrer sa TV aux poubelles, et cesser de lire les journaux; ça aiderait déjà à diminuer le niveau global de peur.

    Secondo, fini la viande. Je sais bien que c’est totalement utopiste, mais manger de la viande, c’est manger de la peur directement, car les animaux sont très conscients qu’ils vont mourrir, et lorsqu’ils ont peur, ils sécrètent un poison qui se répend dans tout leur corps afin d’empoisonner le prédateur. La peur a un effet similaire sur l’être humain: ça nous empoisonne l’esprit, puis ça bloque le corps physique dans ses actions.

    J’ajouterai que la connaissance est ce qui permet de marcher peu à peu vers son propre affranchissement, et que donc, il faut absolument que la population soit informée des enseignements spirituels réels, mais aussi de l’agenda démoniaque de l’élite mondiale.

    @ pierrejcallard

     » (…) L’argent est le plus équitable des outils de gouvernance. C’est dans la DISTRIBUTION de l’argent et sa falsification dans le transfert du réel au symbolique que réside l’arnaque. (…)  »

    Je suis en total désaccord; le principe même de l’argent est mauvais! Le troc existait auparavant et c’était bien ainsi. De plus, l’argent n’a même pas de valeur fixe (ex. comme les mesures; un cm = toujours un cm, un mètre = toujours un mètre, etc..) ce qui, en soit, est totalement ridicule!

    Et puis, il y a le principe de l’intérêt qui est du vol pur et dur, mais bien caché.

    « Les hold-up sont une initiative de dilettants. Les vrais professionnels créent une banque. »

  10. D’ailleurs, comment quelque chose peut-il être équitable s’il est géré et fabriqué à partir de rien par quelqu’un en particulier, ou par un groupe en particulier?

  11. Karl

    @ Simon Lefebvre:

    « Et puis, il y a le principe de l’intérêt qui est du vol pur et dur, mais bien caché. »

    Tu as bien raison. Le seul taux d’intérêt honnête, c’est 0%.

    Au fait, j’aurais besoin d’un peu d’argent pour finir le mois, pourrais-tu m’en prêter? Je te le rembourse, promis, dans une dizaine d’années.

    On va commencer par 500$, puis on verra…

  12. Karl

    @ Rémi (Redge):

    « Qu’est-ce qui va faire en sorte que Joe un tel agissent concrètement et en toute connaissance de cause pour qu’un tel projet se réalise? »

    Très simple. Dès que Joe croira qu’il a plus à gagner qu’à perdre. Actuellement, les gens ont peur de perdre leurs acquis et n’ont pas la perception que leur sort sera meilleur.

    Voilà ce qu’il faut changer: les perceptions.

    Il est inutile de connaître la vérité si personne ne nous croit.

  13. Aimé Laliberté

    Simon,

    Tu as bien raison. Imposer des intérêts sur de l’argent (du crédit) créé à partir de rien, c’est du vol pur et simple.

    Tout le monde sait ça!

  14. Brigitte A.

    Bonjour messieurs !

    Quelles actions poser concrètement pour tendre vers cette société possible ?

    Simon, totalement d’accord avec la perversité de l’argent mais je tente de changer les choses que je PEUX changer.

    La seule solution vieille comme le monde:vivre nos vie de façon responsable et respectueuse face à soi-même, l’autre et l’environnement au quotidien devant et avec nos enfants.
    Agir comme parent responsable et respectueux face à soi-même, l’autre et l’environnement au sein des écoles et dans son milieu de travail.
    Participer à ce genre de site et réagir, ici et ailleurs aux suggestions constructives et respectueuses afin de poursuivre sa réflexion personelle et, peut-être, contribuer de façon infime à ce que d’autres poursuivent leur propres démarches pour marcher vers ce monde meilleur, ici, sur terre.
    « Le monde sera détruit non pas par ceux qui font le mal mais par ceux qui regarde sans rien faire ».
    J’ignore qui l’a dit mais je suis certaine que vous pourrez me le dire.
    Voir les gestes concrets posés par Dr Gilles Julien, pédiatre social à Montréal et son dernier livre disant que nous sommes tous responsables des enfants , principes bien connus dans les cultures traditionelles amérindiennes et africaines.
    Bon vendredi à tous !

  15. Brigitte A.

    Evidemment, je ne voulais pas dire  » la seule solution  » mais plutôt
     » une des solutions ».

  16. Merci Brigitte de nous rappeler qu’il appartient à chacun de nous de changer les choses…. Il ne faut pas se contenter de regarder passer le train en vociférant; il faut embarquer à bord!

  17. PJCA : « L’argent est le plus équitable des outils de gouvernance. C’est dans la DISTRIBUTION de l’argent et sa falsification dans le transfert du réel au symbolique que réside l’arnaque. »

    @PJCA : Quand vous parlez de distribution de l’argent, parlez-vous également de sa création par les banques ? Puisque celles-ci prêtent de l’argent qu’elles n’ont jamais eu dans leurs coffres… Elles créent donc de l’argent à partir de rien et font des profits grâce aux intérêts… Elles ne peuvent pas injecter de l’argent dans le système sans faire des prêts… donc sans inciter à l’endettement… Cela explique pourquoi elles sont si enclines à nous offrir du crédit… Puisqu’elles veulent tellement continuer à faire de l’argent à partir de RIEN !

    Plus il y a de l’argent en circulation plus celui-ci perd de la valeur… Donc l’inflation… Une pression constante sur les citoyens, surtout si les salaires ne suivent pas le coût de la vie !

    Puis si le débiteur ne peut rembourser la banque, celle-ci saisit ses biens. Les banques s’enrichissent et ne prennent aucun risque… À plus grande échelle les créanciers réussissent à contrôler l’économie d’une nation en imposant des conditions à des prêts ultérieurs; On a juste à penser aux Plans d’Ajustement Structurel du FMI et de la banque mondiale.

    Même si demain matin on croyait avoir la possibilité de rembourser les dettes de tous, nous ne pourrions pas ! Car il n’y aura jamais assez d’argent en circulation pour acquitter les prêts et leurs intérêts … C’est un puits sans fond ! Une arnaque sans fin !

    Alors une des premières mesure pour notre Nouvelle Société serait de fermer les banques privés…
    – Ensuite effacer les dettes de tous;
    – Créer une nouvelle banque commune, qui serait la seule à pouvoir ajouter de l’argent neuf en circulation et contrôler l’inflation selon les fluctuations de son économie.
    – Interdire la spéculation. Surtout sur les matières premières et les produits de première nécessité !
    – Permettre aux entreprises de faire des petits prêts et du micro-crédit à LEURS employés (L’intérêt peut être réinvesti dans l’entreprise et ainsi être une sorte de levier à la prospérité de celle-ci et au maintient des emplois locaux);
    – Et vice-versa … permettre aux entreprises d’émettre des obligations d’épargne destinés à LEURS employés;
    – Etc…

  18. Je ne vois pas en quoi votre société idéale est si différente des discours socialistes ou sociaux-démocrates actuels.

    Discours sur les extrêmes (entendu comme De Gaulle: trop de libertés ou trop d’oppression étatique, il faut viser une bonne oppression sans excès… mais sans définir les excès…) des services gratuits comme Internet (mais payés par les contribuables – on a déjà des subventions pour brancher le type qui se construit dans le fond des bois, il reste plus qu’à le rendre « gratuit » – payé par les autres…), redistribution des biens d’autrui acquis honnêtement et dans un but collectiviste (lire: défini par les autres ou par quelques politiciens biens-pensants), donner de l’importance à deux lobbys (pauvres et entrepreneurs) au dépend du reste de la société – qui, elle, va payer pour les maintenir dépendants face au pouvoir… donc aussi inefficaces.

  19. *ni sans définir clairement ce qu’est la bonne oppression, la bonne façon d’extorquer les gens en droits au nom des « autres » dont on dit se faire porte-parole.

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