Guy à la mairie !

Guy Laliberté. Je voudrais que Guy Laliberté soit Maire de Montréal.  Ça n’arrivera pas, parce que Guy est bien occupé.  Mercredi le 30, il va partir faire le tour du monde. Plusieurs fois. Plus de 100 fois pendant 12 jours… et à partir de l’espace, ça donne du recul…

Guy à la mairie, Ça ne serait sans doute pas arrivé même s’il n’avait pas quitté cette planète un seul instant, car quand on occupe ses instants à faire des sauts périlleux et à jouer des fortunes au poker, on a rarement du temps pour les petites magouilles. Quand on est parti de rien du tout pour devenir riche et célèbre en offrant du plaisir aux gens, on peut devenir impatient avec ceux qui ont pris le chemin plus facile de les escroquer, de les voler ou de les tuer.  Quand on a engrangé des milliards, on peut même se payer le luxe de ne pas fréquenter les voyous ni les corrupteurs. Alors la politique…

Dommage, tout de même, car on aurait bien besoin, dans notre Québec qui déçoit et parfois déchoit, de “forts et de hasardeux” comme disait Alfred Desrochers, qui viendraient enseigner à nos politiciens l’art de vivre dangereusement. On aurait besoin d’audacieux qui viennent remplacer, sur la corde raide tendue au dessus de la crise, nos faiseurs de pirouettes amateurs qui, hélas, n’ont pas le pied sûr ni le talent des pros du Cirque du Soleil.

Quand Guy Laliberté aura participé au cirque de la NASA et vu nos problèmes de loin, j’aimerais bien qu’il revienne les voir de tout près et s’implique dans la politique québécoise…  En attendant, à Montréal, on fera pour le mieux.  Bonne nouvelle, on évitera sans doute le pire.

Je ne cache pas que je vois comme une bonne nouvelle qu’on ait découvert à temps l’incroyable cafouillage du contrat des compteurs d’eau de GENIeau et qu’on puisse raisonnablement espérer que Gérald Tremblay,  qui dormait au volant durant cette embardée, ne sera pas candidat à cette élection.  On pourra oublier cette histoire nauséabonde et celle aussi trouble de la SHDM qui l’a précédée.  On pourra sortir de l’ornière  avant même cette élection et éviter une partie du ridicule.

Ça nous permettrait de mettre toute notre attention à déceler qui, des autres candidats à la mairie de Montréal, pourrait être le fort, l’audacieux, l’incorruptible dont nous avons besoin.  En supposant qu’ils le sont tous les trois, le critère discriminant ne devrait-il pas être la compétence… de l’imagination ?   Une société en crise, qui semble bien être en phase terminale de mourir de ne plus avoir de rêves, devrait privilégier ceux qui lui apportent du neuf.   On devrait  élire  maire le candidat qui proposera pour Montréal le plan qui colle le mieux aux critères « Laliberté ».

Les critères « Laliberté », pour un plan, c’est  d’abord qu’il s’appuie sur les talents dont on dispose, puis propose du NOUVEAU qui aille dans le sens  des désirs comme des besoins de la population.  Qu’il permette ensuite d’identifier  les ressources qu’il faut ajouter, de les trouver et de se les assurer, ce qui dépend non seulement  de la logique du plan lui-même, mais aussi de la confiance que peut inspirer et de la conviction que peut projeter celui qui les assemble.

Le génie de Guy Laliberté n’a pas été de sortir un MBA de Harvard pour bâtir une pyramide de junk  bonds, mais de se servir de SA compétence et de SON enthousiasme pour réunir les meilleures ressources du cirque au Québec, puis de tirer de cet assemblage la crédibilité de convaincre de s’y joindre, sous sa gouverne, les meilleures ressources du monde entier.   Une pyramide de compétences, avec entre les moellons le mortier d’une mixture d’intelligence et d’enthousiasme.  C’est ça qui a été le génie de  Guy Laliberté.   C’est ce génie que je voudrais retrouver chez un politicien au Québec.  Un seul suffirait.

Pierre JC Allard.

27 Commentaires

Classé dans Actualité, Pierre JC Allard

27 réponses à “Guy à la mairie !

  1. Brigitte

    Eh que je vous entends et que vous lisez dans mes pensées, M . Allard.

    Je pense aussi qu’il faut soutenir le renouveau, l’audace, et la compétence en matière d’urbanisme et l’ Écologie.

    Mais, surtout et avant tout , c’est bel et bien cet enthousiasme et affection pour une ville qui doivent animer un bon candidat.
    Je ne parle pas de phrases vides devant les caméras mais de la vrai vie, des faits concrets dans le quotidien et l’historique du candidat et de ses compagnons de bataille.

    De grâce, si vous avez des contacts, suppliez le de ne pas lapider ses adversaires ( ce serait tellement original et nouveau ! )mais bel et bien de partager avec nous sa vision, ses grandes idées qu’il saura, entouré d’une bonne équipe, traduire en actions concrètes.

    Puis, Guy pourrait être un …consultant !:)
    Bon lundi à tous !

  2. Garamond

    Monsieur Laliberté est un homme d’affaire, pas un politicien du niveau municipal…

  3. Benoit Massy

    Il y en a mais on leur met tellement de bâtons dans les roues que ce n’est pas facile de traverser la vague. Allez voir Jean-Martin Aussant, http://www.aussant.com/, ce nouveau député du PQ, qui parle 3 langues courament. Vous serez aussi impressioné par ses études que par le talent qu’il possède a vulgariser les avantages de devenir un pays souverain. À mon avis, c’est la future étoile du Québec en matière de politique.

  4. Je ne veux pas péter la balloune de personne, mais je connais un ancien ami de Guy Laliberté, et je ne pense pas que vous voudriez vraiment ce « Guy » à la mairie… À moins que vous ne vouliez d’un maire totalement accro à la coke, au speed et aux escortes et prostituées de toutes sortes?

  5. Aimé Laliberté

    Simon,

    Enfin un lucide dans la gang.

  6. @ Brigitte: Je pense que compte tenu des circonstances, autant Bergeron que Harel font preuve de retenue. A suivre.

    @ Garamond. N’est-ce pas ce que je dis ?

    @ Benoi Massy. J’ai lu certaines de ses interventions; il a l’air au moins de préparer ses questions. On verra à l’usage… Je n’oublierai pas son nom.

    @ Simon Lefebvre: Beaudelaire avait de mauvaises habitudes, Balzac avait des dettes… Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il pourrait produire pour la chose publique. Sa vie privée me laisse indifférent.

    PJCA

  7. Aimé Laliberté

    Pierre,

    Tout le monde a ses défauts mais Guy Laliberté ne serait pas là sans l’aide d’associés riches et puissants.

    Les gens qui ont des alliances de toutes sortes ont aussi des intérêts de toute sorte, qui n’ont rien à voir avec l’administration publique, ou l’intérêt du peuple.

    Pour un homme de votre expérience et de vos connaissances, je suis surpris par la teneur de votre proposition.

    Si je croyais à cette masquarade de démocratie, je serais plus enclin à choisir Guy Lafleur ou Guy Carbonneau qu’un riche homme d’affaires établi à Las Vegas, capitale mondiale du vice.

    Mais c’est juste mon opinion.

  8. Bon billet Pierre, ça porte à réflexion… Cependant, je crois qu’il faut sortir du culte du chef, du culte du messie, du culte de la star; de celui ou celle qui nous sauvera ou qui en donnera l’impression parce qu’elle a du charisme, qu’il est capable de bien s’exprimer devant les foules et les micros…

    Une élection municipale devrait être l’affaire des citoyens avant tout. Projet Montréal me donne l’impression d’avoir une structure démocratique, ancrée dans son milieu. Avons-nous encore besoin de sentir qu’un parti a un vrai cheuf? Qu’est-ce que ça donne à la fin? Regardez ce pauvre Tremblay, il en fait pitié.

    Je respecte M. Laliberté et reconnaît le succès obtenu. Certes, il porte le flambeau de la réussite et traîne sur son dos les sacs à billets mais il a toujours su compter sur une équipe extraordinaire. Une équipe dans l’ombre dont certains connaissent des conditions de travail difficiles (http://www.ababord.org/spip.php?article37). Il a peut-être l’étoffe d’un héros mais n’a rien d’un démocrate, encore moins d’un écologiste. C’est ce que Montréal et toutes les villes québécoises ont grandement besoin…

  9. Le problème est de savoir si Guy Laliberté a un certain intérêt pour la chose publique?
    Ou est-ce un égo trip (sic) sans conscience sociale.
    Pour le reste, ça va.
    Quant à l’intérêt de ce qu’il bouffe au déjeuner, ça n’a pas d’importance.
    Bush continue sans doute d’aller à la messe…
    Je me méfie plutôt des «parfaits». Ou des images de…
    J’irais dans le «un peu délinquant». 🙂
    Celui qui ne dérange rien, n’arrange rien.

  10. Gébé Tremblay

    Sans le 1.5 million$ que René Levesque a réussi à convaincre l’État québécois, en 1984, de prêter à Guy Laliberté qui était en banqueroute et endetté jusqu’au cou, ce dernier serait aujourd’hui un inconnu tout autant que ce cirque.

    Ce montant lui permit d’exprimer son talent et son originalité lors du 450 ème anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier. Levesque tenait à montrer le talent québécois dans cette célébration nationale.

    L’année suivante les Libéraux remportaient les élections et ils récupérèrent le cirque de Laliberté pour le présenter à Toronto. C’est de là qu’il deviendra un cirque canadian et sera mis en contact avec les financiers américains.

    Jamais Laliberté ne reparlera de René Levesque.

  11. Je n’arrive pas à comprendre la pertinence d’un Guy Laliberté… À part avoir fait fortune, je ne vois pas ce qu’il a accomplit de si spécial. Le cirque, c’est le cirque. Ça revient au « Du pain et des jeux » des Romains. Ça coûte une fortune à produire, et en bout de ligne, la plupart des spectacteurs sont des riches. Pendant ce temps, la classe moyennes/pauvre court après ces « cennes »…

    Non mais franchement, vous pensez vraiment que le maire est responsable de votre misère? Je ne demeure plus à Montréal par choix depuis 6 ans et demi, mais il me semble que le maire Tremblay essaie tant bien que mal d’avancer malgré le fait que la politique est un milieu pourri. Le tramway (pas encore réalisé), les BIXI, et les toits verts sont 3 dossiers qui me viennent tout-de-suite en tête lorsque j’entend le nom « Gérald Tremblay ».

    Et puis changer de maire pour une ville, c’est un peu comme changer de coupe de cheveux pour une personne: ça donne l’impression de changer, mais dans les faits, on reste le même…

  12. @AL: C’est justement le talent d’obtenir le soutien d’associés riches et puissants et la loyauté de ses troupes qui est le génie de GL. C’est l’essence même de mon article.

    @ Lutopium

    Tout mon site vise à proposer une collegialité qui repose sur l’interdépendance, la compréhension des objectifs communs et l’identification au groupe perçu comme élément indispensable de la réalisation individuelle. Mais les conditions de cette collegialité ne sont pas encore réunies.

    Aujourd’hui, il faut encore un chef. Le PQ est l’exemple d’un parti qui n’avance que quand il a un vrai chef – Levesque ou Parizeau – et s’étiole quand il se perd en palabres.

    Projet Montreal, justement, peut gagner ces élections – tout le monde admet que son programme est le meilleur – si Richard Bergeron est perçu comme un leader. C’est ce à quoi réfléchit la population.

    PJCA

  13. @ Gaetan Pelletier:

    Sa conscience sociale s’est manifestée dans un premier projet de 100 000 000 $ pour l’eau potable en Afrique. Or, j’ai immédiatement constaté – et l’aide internationale est le domaine où j’ai travaillé pendant 30 ans – que c’est certainement le meilleur rapport « investissement- bien réalisé » que l’on puisse faire. Il fallait y penser. Il a pris la bonne décision.

    Ce sont les preneurs de bonnes décisions qui nous manquent. Si jamais il s’intéresse à la chose publique – et ayant tout le reste il finira bien par s’y intéresser – j’ai confiance qu’il prendrait aussi les bonnes décisions: celles auxquelles ni moi ni personne ne pensons.

    PJCA

  14. @ Gebé Tremblay: Même talent à se faire aider… couplé ici avec celui de René Levesque de choisir les bons chevaux.

    Je ne vois aucune compromission ‘Canadian‘ chez GL. Il garde ses bureaux à Montréal et l’identité du Cirque résolument québécoise dans le monde, à commencer par un nom – Cirque du Soleil -qui est souvent les seuls mots de français que ces gens entendront jamais.

    Il lance encore ses avant-premières à « Montréal et il a proposé, il y a quelques années, un projet d’un milliard de dolllars dans le Vieux Port, en collaboration avec le Casino, qui aurait donné un grand coup de pouce au développement de ce secteur. Montreal a refusé…. Il n’a eu aucune peine a faire ses investissements ailleurs.

    J’aimerais bien que tous nos Québécois errants aient autant d’attention pour nous…

    PJCA

  15. @ Simon Lefebvre: l’administration Tremblat eveille des images d’atermoiements de projets pas complétés… et de corruption.

    Les bixis sont la copie d’un projet parisien qu’on a bousillé ici parce qu’on en a mis le coût trop cher.

    Le tramway est une bonne idée que Bergeron a moussée et que Tremblay s’est mise en tête plus tard, pour y remplir le vide. Les « toîts verts » est un projet que j’avais moi-même proposé à la Ville en 1985… ! Si je retrouve le rapport, je vous l’envoie, à titre documentaire…

    Si vous croyez que changer de maire ne change rien… Pensez Drapeau, Labaume…

    PJCA

  16. Aimé Laliberté

    Pierre,

    Je ne peux croire que vous êtes à ce point naif.

    Je vais vous raconter un peu l’histoire du Ultimate Fighting, une entreprise qui vaut aujourd’ hui sans doute quelques milliards $.

    À l’origine, dans les années ’90, un type dont j’oublie le nom a commencé à organiser des combats  »full contact » aux USA. Dans la plupart des villes, ces combats étaient illégaux. Dans certaines villes, ds règlements spéciaux s’appliquaient. Dans certains cas, des programmes ont du être annulés et le promoteur avait toutes sortes de tracasseries juridiques pour présenter ses événements, ce qui limitait la rentabilité de l’entreprise.

    Puis un jour, quelqu’un (qui était dans la bonne gang) lui offrit quelques millions $ pour son entreprise.

    Par la suite, les portes se sont ouvertes pour les combats  »full contact ». Les empêchements juridiques sont disparus, comme par enchantement. On voit maintenant ces combats un peu partout, y compris à Montréal, et l’entreprise génère des centaines de millions $ annuellement.

    Par contre, Michael Vick, qui a organisé des combats de chiens a fait 2 ans de prison aux USA.

    Tout ceci pour dire, que les clowns et les spectacles à grands déploiements, c’est bien beau, mais ce n’est pas cela qui va régler les problèmes de l’administration publique de la Ville de Montréal.

  17. D’après moi, croire que le maire a un réel pouvoir est aussi naif que croire que le premier ministre aie un réel pouvoir…

  18. Gébé Tremblay

    « Je ne vois aucune compromission ‘Canadian‘ chez GL. »(PierreJCAllard)

    Pour moi, que France Chretien Desmarais soit vice présidente de One Drop est déjà trop pour moi.

    Toute cette affaire de relation publique pour donner une image « responsable » au Cirque est typique de toutes les multinationales actuellement.

    France Chretien Desmarais en sait quelque chose avec le très sôcial « Nourriture pour Petrole » dans lequel son mari était mêlé avec la banque Paribas et Power Corporation. Il y en a qui se sont empli bien les poches avec ça pendant que les enfants iraquiens crevaient.

  19. Rémi

    Voici une citation d’un billet de Steve Proulx que je trouve particulièrement intéressant:

    Et si d’aventure les gens votent pour des idées, ce ne sont à peu près jamais de grandes idées.

    Tenez, un gars que je connais s’est lancé en politique municipale voilà quelques années. Il a quitté son job et foncé tête première dans cette jungle, vêtu d’un beau complet tout neuf doublé de bonnes idées et d’une volonté d’améliorer Montréal (et la vie de ceux qui y vivent).

    Pour faire mousser sa campagne, il a cependant dû passer par ce grand tordeur d’idéaux que l’on nomme: le porte-à-porte.

    « Comment c’était, le porte-à-porte? » lui ai-je demandé un jour en le croisant. « Une belle leçon d’humilité », m’a-t-il répondu.

    En effet, il est revenu sur terre en réalisant que la préoccupation numéro 1 de la majorité des électeurs, ce n’était pas un « développement urbain équitable », ni « une métropole qui rayonne », ni une meilleure gestion publique des infrastructures machin.

    Ce que veulent les électeurs, c’est qu’on remplisse les nids-de-poule.

    Voilà un sujet sur lequel ils ont des choses à raconter, des arguments, des demandes claires. Le candidat qui saura les convaincre que les nids-de-poule seront la priorité de son administration est assuré d’un vote.

    http://www.voir.ca/blogs/steve_proulx/archive/2009/09/23/la-loi-des-cons.aspx

    Je suis d’accord avec Lutopium. La politique actuelle, avec son chef et son parti, est désuète. L’époque où une poignée de personnes pouvait en diriger des millier est révolue. Ce modèle ne fonctionne plus et on le constate à chaque jour dans l’actualité.

    En donnant le pouvoir à une minorité d’individus, le peuple s’est déresponsabilisé. C’est un cercle vicieux: plus la classe politique a du pouvoir, moins le peuple en a et comme il faut bien que quelqu’un décide, la classe politique obtient donc plus de pouvoir…

    Ce n’est pas un leader qu’on a besoin. Ce n’est pas un chef de meute. Ce n’est pas un berger non plus. Non, ce qu’on a besoin, c’est de se réveiller collectivement et se responsabiliser!

    Montréal est une belle ville, mais elle est devenu trop grosse et impossible à gérer. Désolé pour ceux et celles qui espèrent un miracle…

    L’avenir appartient aux communautés locales, auto-suffisantes et auto-gérées avec une politique participative. On est rendu là. Think global, act local

  20. Monsieur Laliberté est un géant. Le cirque du soleil est une formidable réussite, le triomphe de l’imaginaire, de la créativité. Il apporte le rêve, l’émerveillement et une part d’espoir en ce sens que les humains sont capables de s’unir dans l’accomplissement de belles et bonnes choses. Je me réjouis de l’extraordinaire succès de cette entreprise.

    Monsieur René Lévesque était allé les voir à l’oeuvre à leurs débuts. il fût très impressionné et le visionnaire qu’il était a décidé de leur donner le petit coup de pouce dont ils avaient besoin pour prendre leur essor.

    Je crois que quand une personne veut « servir » ses compatriotes, sa ville, son pays, la vision, le courage et l’abnégation sont des éléments absolument indispensables. Je me souviens du gouvernement Lévesque version 1976…quelle équipe! Monsieur Lévesque avait su s’entourer d’individus remarquables.

    Le charisme ne s’achète pas au centre d’achats tandis qu’avec le pouvoir de l’argent n’importe quel bouffon peut se rendre au sommet de la hiérarchie politique aussi facilement que nous le faisons dans l’édifice « G », en pressant sur le bouton de l’ascenseur…Le charisme c’est très rare, alors que l’opportunisme est omniprésent.

    On dirait que le destin d’un peuple est d’avoir une personnalité de ce type au moins une fois dans son histoire bien qu’un tel phénomène puisse parfois se répéter, alors là…on est chanceux! Cela ne veut certes pas dire que tous/tes les autres ne sont pas valables, mais il y a les illustres et les autres.

    Pour dirriger un groupe de personnes, une équipe, il est souhaitable et préféreable d’avoir une main de fer dans un gant de velours. Être brillant, à l’évidence, ne saurait nuire et un/e « vrai chef » c’est quelqu’un qui sait bien s’entourer, pas seulement de ses amis!

    Le peuple qui est gratifié d’un tel spécimen sait le reconnaître et traversera l’horreur et les flammes en s’identifiant à elle ou lui.  » Je n’ai rien d’autre à vous offrir que des larmes et du sang… » (Winston Churchill). C’était pas tellement « chill » mais le peuple apprécie la « franchise… ».

    Je remarque que les nations ont une bien étrange façon de traiter leurs idoles. Peut-être est-ce dû au fait qu’après les avoir placées bien haut sur un piédestal, quand ils se rendent compte de l’indéniable dimension humaine de toute personne, de sa grandeur aussi bien que de sa vulnérabilité, ils jettent alors leur dévolu sur quelqu’autre dieu.

    L’histoire avec un grand « H » se charge de nous faire prendre conscience que les plus grand/es sont ceux et celles qui ont su nous inspirer, nous mobiliser pour nous conduire au dépassement. Un homme, une femme, seuls ne peuvent rien… »ensemble », unis, nous sommes capables de réaliser l’impossible!

  21. J’apprécie totalement le discours d’unité.

    Faut juste faire attention car ce discours sera reprit sous peu publiquement afin de promouvoir le nouvel ordre mondial…

    (Et s’il reste des naifs qui ne croient pas au nouvel ordre mondial, écoutez bien Sarkozy dans la 2e moitié du vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=7uplFfwqZU0)

  22. Gébé Tremblay

    « et un/e “vrai chef” c’est quelqu’un qui sait bien s’entourer, pas seulement de ses amis! »(Daniel Charette)

    Un chef doit être un commandant. C’est à dire un vecteur d’unité entre toutes les factions à l’intérieur d’un même groupe. Mais celà ne suffit pas encore, car ce chef doit aussi savoir provoquer la division chez l’ennemi.

    S’entourer d’ennemis, franchement, on est bien loin du chef et encore plus du commandant.

    Pas étonnante la situation actuelle au Québec.

  23. Gébé Tremblay

    Guy Laliberté sera dans l’espace bientôt et le monde entier aura les yeux rivés sur lui. Une occasion unique.

    Vous croyez qu’il glissera un mot sur la nation québécoise ?

    Ou bien va-t’il nous noyer dans sa rhétorique mondialiste de globalisation. L’occident missionnaire qui « prend soin » du sud pendant qu’il pille ses ressources.

  24. Brigitte

    @ Remi:
    il n’y a pas de démocratie quand la plupart les gens ne s’investissent plus à aucun niveau local et de se déplacent à peu près pas aux urnes.
    Cela fait longtemps que le peuple s’est détourné et que les politiciens représentatifs , seulement, de la moitié de la polulation nous gouvernent avec les grandes multinationales qui les manipulent:

    H1N1 est le meilleur exemple de comment nos gouvernements se font avoir , même lorsqu’ils ne sont pas nécessairement corrompus à la moelle .

    Sème la peur des virus, des terroristes, de la vieillesse, de la mort et les $$$ circulent. Demandez aux assureurs !
    @ PJA
    Ceci dit , je croyais sincèrement que de proposer Guy Laliberté dans votre papier, M. Allard, n’était que symbolique !

    Étiez vous sérieux ?

    Ne faisiez pas que promouvoir l’audace, la créativité, le  » think out of ze box  » et, oui, le sens des affaires, ainsi que la préoccupation pour la planète ?

    @ Gaetan
    Je ne veux certes pas savoir ce que mange mon maire ,ni même avec qui il couche. Encore que….J’déconne !

    Mais je ne peux concevoir des prises de décision au sujet de mes impôts , des projets de cours d’école qui semblent viser l’élimination de nos tous petits, du déneigement ségrégationnaiste et des
     » nids de poule  » cités précédemment comme une préoccupation triviale du petit citoyen
    ( ben oui: essayez voir, vous , de circuler à Montreal en velo ! )
    le tout ……sous influence d’alcool, ou autre substances ! 🙂
    @ Daniel
    J’appprouve .

    J’abonde dans le sens de Rémy.
    Avec Projet Montreal que je suis depuis 72 heures, j’entrevois une possibilité de nouveauté.
    @M. Allard: je suis bien d’accord qu’ils font preuve de retenue vu les circonstances. Ma remarque avait une visée préventive et non d’observation du présent, lorsque j’espérait qu’ils allait éviter les lapidations trop faciles des adversaires pour se concentrer à présenter leurs propositions.
    @ Remi
    Le petit peuple a le droit d’avoir des préoccupations très concrètes qui affectent leur quotidien. Le commun des mortels a besoin de résultats palpables et immédiates.
    Il appartient à l’élu et à son équipe de savoir le mobiliser sur ces questions concrètes tout en faisant avancer les idées qui profiteront davantages à moyen et long terme à la population de Montreal.

    Bonne soirée à tous.

  25. Brigitte

    Oh la la ! Je viens de me relire. Désolée pour les fautes ! Faudrait vraiment pouvoir modifier nos commentaires, non ?

  26. Gébé Tremblay

    On va me faire croire que pour 35 million$ le billet, il n’avait pas le droit de choisir le drapeau sur son épaule ?

    http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/200909/29/01-906746-decollage-du-premier-clown-de-lespace.php

  27. Diviser pour régner…ouais ouais!

    Tous les gens qui ne sont pas mes amis ne sont, de toute évidence, pas nécessairement mes ennemis. Il arrive que mes amis me blessent dessous l’armure et il est arrivé aussi que mon opposant m’amène au dépassement.

    Pour moi le monde ne se divise pas en deux clans…amis-ennemis, mais en deux pôles, lesquels dès lors qu’ils sont intégrés, unifiés, génèrent cette tension, énergie, force, indispensables, inhérentes à la pensée préalable à l’action créatrice. Cela même au coeur du conflit entre l’être et le non-être, entre le sens et le non-sens.

    Alors je suis moins en réaction et plus dans l’action, même en ne bougeant pas.

    Paix.

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