L’interdiction de fumer est payante pour la vie

Via Jardin de soleil, je suis tombé sur un article de La Presse Canadienne qui relate que l’« interdiction de fumer dans les lieux publics a un impact rapide et significatif », selon deux études. Pour ceux qui, comme moi, ont vu d’un bon oeil cette interdiction — même si je fumais encore à ce moment-là —, la lecture de cet article n’est rien de moins que jouissive.

C’est qu’une réduction significative de l’incidence des crises cardiaques, « plus particulièrement chez les non-fumeurs », qui peut aller parfois jusqu’à 40%, ce n’est vraiment pas rien. Mais j’entends encore les ayatollahs de la liberté qui ne pouvaient voir dans cette interdiction que la violence de l’État qui saignait sa symbolique statue immaculée… À choisir, en parlant de sang, un vrai coeur a le rôle de le pomper, le reste importe beaucoup moins.

Il faut s’entendre, je n’ai rien contre la liberté, bien au contraire. J’aime la liberté quand elle est toute relative, comme elle devrait toujours l’être, assujettie à la conjoncture, à la réalité, et non à quelconque système idéologique, même quand son vol est gracieux et enivrant pour le cerveau.

Sérieusement, les gens qui sont tombés d’avoir succombé à un trop-plein de nicotine, de goudron, de monoxyde de carbone, de formaldéhyde, d’acide cyanhydrique, de benzène, etc., étaient-ils simplement libre, avaient-ils pleinement conscience de s’être précipités dans une marmite qui allait tranquillement les faire bouillir?

Je pense que ceux qui sacrent intérieurement d’avoir à se diriger à l’extérieur quand le manque se fait sentir devraient penser à l’épargne de mortalité qu’ils encouragent de leurs quelques pas, même si oui, il y a contrainte.

La liberté individuelle absolue est la plus grande utopie, de toute façon.

84 Commentaires

Classé dans Actualité, Renart L'Eveillé

84 réponses à “L’interdiction de fumer est payante pour la vie

  1. Bonjour Renart,

    Je suis 100% d’accord avec toi ! Cela démontre les risques de la fumée secondaire ce que plusieurs fumeurs nient.

    Bonne journée!

  2. Garamond

    Fumer, boire, se doper: trois façons de se suicider lentement….

  3. Casimir,

    pour ma part, je m’inquiète plus de ceux qui nient le positif d’avoir un programme de Santé Publique mené par l’État, parce qu’il est la plus puante des créatures…

    Pour ce qui est des fumeurs, je les comprends beaucoup plus de fuir, j’en étais, mais contrairement à beaucoup, je haïssais ma condition bien que j’appréciais le soulagement d’en fumer « une bonne ».

    Garamond,

    justement, se suicider ne devrait concerner ultimement dans la mort que sa propre personne!

  4. Pingback: L’interdiction de fumer est payante pour la vie « Renart L’éveillé / Carnet résistant

  5. Oui, la cigarette est mauvaise pour la santé. Presque tout le monde le sait. Mais il ne faut pas que ça devienne un prétexte pour accroître indûment le contrôle de l’État dans nos vies.

    Je peux comprendre que ce soit interdit dans les lieux VRAIMENT publics (i.e. gouvernemamantaux), ne serait-ce que par respect pour les non-fumeurs. (Sauf dans les CHSLD ou les hôpitaux psychiatriques, où cette interdiction est cruelle).

    Je peux même comprendre que ce soit interdit dans certains lieux où les enfants peuvent circuler, comme dans les restaurant familiaux et les centres commerciaux par exemple. (mais pas dans les maisons, car ce serait trop liberticide pour les occupant de subir des perquisitions policières pour tout ou pout rien: voilà un point intéressant dans mon argumentaire anti-parentalité, puisque la fumée secondaire est une agression contre les enfants)

    Mais dans les bars POUR ADULTES CONSENTANTS, c’est de la pure violence étatique, et même les bienfaits pour la santé ne m’amèneront pas à changer d’idée là-dessus. Je préfère vivre moins longtemps libre que plus longtemps en prison!

  6. Le plus beau là-dedans David, c’est que tu as une voix, moi aussi, je ne te convainc pas, toi non plus, on verra bien où tout cela nous mènera…

    Mais sans interdiction, comment les scientifiques auraient pu faire ces recherches?

  7. Ah, merci d’avoir placé ce commentaire ici! 🙂

  8. minarchiste

    @Renart

    L’interdiction de fumer n’est selon moi pas une entrave à la liberté comme tu le suggères.

    Selon moi, la liberté des uns doit s’arrêter là où celles des autres commence (c’est d’ailleurs dans la définition du minarchisme et du libertarianisme).

    Ainsi, quand tu fumes près de quelqu’un d’autre, ta fumée entrave la liberté de cette personne . Tu l’obliges à respirer de l’air toxique et tu empiettes sur sa propriété privée, i.e. ses poumons.

    Donc, en tant que défenseur de la liberté, je m’oppose à ce que tu fumes dans les lieux publics!

    N’est-ce pas logique?

  9. « Le plus beau là-dedans David, c’est que tu as une voix, moi aussi, je ne te convainc pas, toi non plus, on verra bien où tout cela nous mènera… »

    Bien sûr, mais même si les conséquences devenaient si merveilleuses pour la santé publique, je ne changerais pas d’avis. Je ne suis pas un intégriste de la santé!

    « Mais sans interdiction, comment les scientifiques auraient pu faire ces recherches? »

    Je n’ai pas dit le contraire. Ce n’est pas ce que je dénonce!

  10. « Cela démontre les risques de la fumée secondaire ce que plusieurs fumeurs nient. »

    En effet Casimir, je commence à en avoir un peu soupé des conspirationnistes dans ce dossier! Les études réellement scientifiques défavorables à la fumée commencent à s’accumuler sérieusement.

    @Renart

    À bien y penser, on pourrait très bien tester l’impact de la fumée secondaire sans les interdictions étatiques. Bien sûr, on n’aurait pas pu faire TOUTE cette étude.

  11. @Minarchiste

    « Ainsi, quand tu fumes près de quelqu’un d’autre, ta fumée entrave la liberté de cette personne . Tu l’obliges à respirer de l’air toxique et tu empiètes sur sa propriété privée, i.e. ses poumons. »

    Ça a du sens (même de mon côté, en tant que zélateur pro-possession et anti-propriété) mais attention, en tant que minarchiste, vous devriez être contre l’interdiction de fumer dans les bars pour adultes consentants. Il n’y a pas d’agression dans ce cas précis!

  12. minarchiste

    @David

    En ce qui a trait aux bars, vous confondez minarchie avec anarchie. Les gens ont le choix de ne pas y aller et les employés ont le choix de ne pas y travailler. Mais c’est quand même un lieu public et la cigarette est un problème de santé publique.

    La cigarette est un produit toxique et poison. En théorie, elle devrait simplement être déclarée illégale. C’est une question de protection de la population (qui fait partie des fonctions régaliennes de l’État dans une minarchie).

    Par contre, le gouvernement a choisi une approche plus pragmatique et modérée, soit de simplement mettre graduellement des bâtons dans les roues des fumeurs pour les inciter à arrêter; et ça fonctionne.

  13. «La cigarette est un produit toxique et poison. En théorie, elle devrait simplement être déclarée illégale. C’est une question de protection de la population»

    Drôle dans la bouche d’un minarchiste.

    Et moi qui souhaite la légalisation de la marijuana…

  14. N’empêche que c’est une bonne chose… Je me rappelle, il y a 25 ans, un copain m’amenait voir des groupes de jazz… dans un bar tellement enfumé qu’au bout d’une heure, il fallait que je sorte, car je n’en pouvais plus, j’avais les yeux qui brûlaient… Et les crises cardiaques qui n’ont plus lieu, ce sont souvent des non-fumeurs… alors, cette loi, moi, je l’apprécie énormément, en plus d’épargner mes yeux et mon nez, elle sauve des vies…

  15. Minarchiste,

    « L’interdiction de fumer n’est selon moi pas une entrave à la liberté comme tu le suggères. »

    je pensais seulement à la liberté des fumeurs et à ceux qui voient dans le fait de vivre dans un État qui légifère une entrave générale à la liberté.

    Sinon, ton commentaire m’apparaît comme un vent de fraîcheur puisqu’il me semble qu’à chaque fois qu’on soulevait la question de l’interdiction de fumer dans les endroits publics, il y avait de fortes réticences du côté anti-étatique.

    Mais bon, ça doit être parce que je lis David Gendron et consorts…

    David Gendron,

    “Mais sans interdiction, comment les scientifiques auraient pu faire ces recherches?”
    Je n’ai pas dit le contraire. Ce n’est pas ce que je dénonce!

    Ce n’est pas ce que tu dénonces, mais le résultat restera quand même concluant pour la très grande majorité. Ça se réfère pas mal à ce que je voulais dire par : « on verra bien où tout cela nous mènera… »

  16. Oui, l’interdiction de fumer améliore la morbidité et la mortalité.

    Oui, fumer en public dans des endroits clos porte atteinte aux non-fumeurs dans leur liberté.

    Imposer sa fumée aux autres est donc « anti-libertaire ».

    Mais interdire le tabac aux fumeurs qui fument dans des endroits réservés ou en privé ou dans des endroits publics vastes comme un parc est « anti-libertaire ».

  17. Aimé Laliberté

    Renart,

    Je vois que tu as trouvé un nouveau sujet pour chier sur l’idée que nous pourrions être libres. et nous rappeler comment nous sommes chanceux que Maman (l’État) est là pour nous protéger. Je ma sens vraiment beaucoup plus en sécurité (sic)!

    Vous me faites bien rire, vous qui avez besoin de réglements et d’agents d’application de la loi pour vivre.

    Autrefois, si quelqu’un te causait un dommage, tu allais en Cour et obtenait un dédommagement.

    Aujourd’hui, plusieurs semblent penser que c’est normal d’intervenir constamment dans la vie des autres, au nom de la sécurité publique, de la santé publique et pour d’autres motifs, réels ou inventés.

    Si c’était juste en ce qui vous concerne personnellement, la plupart sinon chacun d’entre vous serait incapables de prouver que vous avez subi un dommage causé par un propriétaire de bar, de salle de spectacles etc…

    En plus si un tel endroit était dangereux pour la santé, vous auriez évidemment le choix d’y aller ou non.

    Mais non, vous êtes des enfants gâtés. Vous voulez continuer d’aller dans ces endroits publics, mais à vos conditions.

    Il importe peu qu’un autre que vous soit le propriétaire des lieux. Vous imposez vos conditions par l’entremise du gouvernement, ce qui est bien car vous n’auriez jamais les couilles pde dire au proprio du club d’interdire aux clients de fumer.

    Vincent… le pot est déjà légal au Canada.

  18. Gébé Tremblay

    L’interdiction de fumer n’a rien à voir avec le soucis de l’État envers la santé publique.

    Il s’agit simplement d’un calcul comptable sur les pertes de production de travail.

    On nous empoisonne bien assez d’avantage pour compenser la perte que celà provoquait chez les pharmaceutiques. D’ailleurs les « patchs » et autres trucs pour cessez de fumer sont issus des pharmaceutiques affiliées à l’industrie du tabac.

    En mon cas, j’ai cessé de fumer il y a 15 ans, simplement par prise de conscience du mal que je me faisait et surtout aux autres. Pas eu besoin de patchs ou trucs. Une simple réduction progressive et transfert de rituel (porter la cigarrette à la bouche et allumer). Trois mois plus tard je répétait le même rituel , mais sans tabac ni fumée.

    Me restait que de me débarasser du rituel. Une semaine au plus.

    15 ans aujourd’hui. Jamais de rechutte.

  19. Aimé Laliberté

    Vincent…

    Légal en Ontario, dans tous les cas.

    http://cannabisculture.com/articles/2958.html

  20. Darwin

    Je ne fume plus dans la maison depuis au moins 25 ans, bientôt 30 (j’ai un bon point de repère, ma conjointe était enceinte). Dans ce temps-là, on me considérait un peu fou, surtout l’hiver, à moins 20. Maintenant, c’est relativement courant.

    J’étais président de mon syndicat quand l’employeur a interdit la cigarette dans les lieux de travail. Certains collègues (ou membres…) me demandaient d’intervenir. Je leur ai répondu qu’il y a deux problèmes avec la cigarette en milieu de travail : un de santé et sécurité au travail (SST) et un de toxicomanie.

    J’ai continué en leur disant que, comme représentant syndical, je ne pouvais pas être contre l’amélioration de la SST. J’ai ajouté que, du côté de la toxicomanie, l’employeur offrait des sessions (en dehors des heures de travail). Donc, que j’étais d’accord avec les mesures prises par l’employeur.

    Non, ils ne m’ont pas accusé de coucher avec l’employeur (disons, que, compte tenu d’autres événements, ils n’y pensaient même pas !). Mieux que cela. Je rigole encore quand je me rappelle qu’une collègue m’a reproché de ne pas être un vrai fumeur ! Que répondre à cela…

    Inutile d’ajouter que je suis d’accord avec l’interdiction de fumer dans les endroits publics.

    Et non, je n’ai pas arrêté…

  21. Vincent,

    « Mais interdire le tabac aux fumeurs qui fument dans des endroits réservés ou en privé ou dans des endroits publics vastes comme un parc est “anti-libertaire”. »

    est-ce que tu inclus tout ce qui ressemble à des bars ou des restaurants là-dedans?

    Darwin,

    c’est une attitude que j’apprécie!

  22. « Il faut s’entendre, je n’ai rien contre la liberté, bien au contraire. J’aime la liberté quand elle est toute relative, comme elle devrait toujours l’être, assujettie à la conjoncture, à la réalité, et non à quelconque système idéologique, même quand son vol est gracieux et enivrant pour le cerveau. »

    … C’est pour des phrases comme celle-ci, que j’aime te lire…

    Pour le reste, je dirais que d’avoir une section fumeur dans un restaurant, c’est comme d’avoir une section pisseur, dans une piscine.

  23. L’Adulescente,

    🙂

    « Pour le reste, je dirais que d’avoir une section fumeur dans un restaurant, c’est comme d’avoir une section pisseur, dans une piscine. »

    Trop bien dit, hé hé hé!

  24. Sophie Guillot

    “Pour le reste, je dirais que d’avoir une section fumeur dans un restaurant, c’est comme d’avoir une section pisseur, dans une piscine.”

    Absolument. Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics le 1er Février 2008 en france, je peux enfin aller au restaurant ou en boite de nuit sans sortir périodiquement parce que je ne parviens plus à respirer autre chose que de la fumée. Les fumeurs sont rigoureusement libres de fumer selon moi , aussi longtemps qu’ils ne contraignent personne à fumer passivement. Depuis le 1er février 2008, toutes les terrasses de restaurant sont devenues des fumoirs à ciel ouvert, ce qui fait que les non fumeurs sont condamnés si ils ne veulent pas parfumer leur repas de fumées de cigarettes, de manger à l’intérieur quelque soit le temps. Mais au moins je peux entrer dans un bar sans sortir aussitôt que ce soit pour aller boire un jus de fruits ou un verre d’eau ou aller aux toilettes…. Les femmes en france savent que les toilettes publiques sont aussi rares que de l’or pur et que donc on est souvent contraintes à aller consommer dans un café pour au moins satisfaire ce genre de besoins naturels, les hommes souvent continuant à aller parfumer de leurs urines les arbres, les murs et les poteaux en ville par exemple.

  25. Sophie Guillot

    le plus fort de l’histoire est que les fumeurs nous traitent d’intolérants… Il ne s’agit pas d’intolérance, mais de liberté de respirer un air non enfumé, il y a suffisamment de pollutions dans l’air ambiant sans en plus subir ce qui ne nous est pas indispensable.

    Liberté de fumer… alors qu’il s’agit de liberté d’entretenir une habitude toxicomane, ce qui ressemble plus pour la plupart d’un esclavage… Liberté de fumer ou liberté d’être esclave de ses propres chaînes ?

  26. Aimé Laliberté

    La tyrannie des êtres bien-pensants :

  27. PYL

    C’est particulier,

    Ce débat m’amuse toujours un peu du fait que si on avait à considérer ce qui est le plus nocif pour la santé, je ne suis pas absolument certain que la cigarette serait au sommet du palmarès. C’est certain que , liberté ou non, l’interdiction de fumer a un impact positif sur la santé; impossible d’en débattre. Mais, ne devrions nous pas interdire les voitures? Le glucose/ fructose? Les nitrites? le téflon? les viandes « hormonales »? Les… (vous saisissez). Comme le mentionnait Gébé, il ne s’agit que d’un calcul. Gouvernement, revenu (taxes sur les cigarettes), dépenses (frais hospitaliers reliés), coupures. Interdire la voiture en ville, pourtant beaucoup plus dommageable pour la santé? Oh non monsieur! Faites le calcul.

    De toute façon, ne trouvez-vous pas ça hypocrite d’interdire la cigarette à certains endroits au lieu de l’interdire carrément? C’est un peu comme si le gouvernement nous disait « vous devriez juste fumer moins pour diminuer les coûts reliés à la santé, mais continuez quand même un peu pour que les taxes reliées au produit nous parviennent quand même ». Question de liberté, je crois que l’on peut discuter de plusieurs aspects là-dedans.

    En passant, j’ai arrêté de fumer il y a de ça longtemps parce que l’idée de financer un suicide collectif m’écoeurait plus que tout. Je dis non à la cigarette.

  28. minarchiste

    @PYL

    On pourrait empêcher les commerçants de vendre ce poison; et aux fumeurs d’empoisonner les autres dans les lieux publics; mais on ne peut empêcher les gens de faire ce qu’ils veulent avec leur corps sur leur propriété.

    Le gouvernement a choisi une approche plus pragmatique. Il veut combattre la cigarette, mais il ne veut pas perdre ces revenus de taxes aux mains des contrebandiers. Ce n’est pas hypocrite selon moi, c’est logique; puisque c’est de mon argent dont il est question (en tant que contribuable qui paie les coûts en soins de santé des fumeurs).

    Petite question: est-ce que selon vous les taxes sur le tabac sont équivalentes aux coûts reliés à la cigarette (soins de santé, productivité)?

  29. Aimé Laliberté

    Mon Dieu, protégez moi de mes protecteurs :

  30. PYL

    à Minarchiste

    « On pourrait empêcher les commerçants de vendre ce poison; et aux fumeurs d’empoisonner les autres dans les lieux publics; mais on ne peut empêcher les gens de faire ce qu’ils veulent avec leur corps sur leur propriété. »

    Bien d’accord. Mais, si une personne consomme de la cocaïne à son domicile, soutenez-vous qu’on ne peut l’en empêcher? Alors, pourquoi est-ce illégal?

    « Le gouvernement a choisi une approche plus pragmatique. Il veut combattre la cigarette, mais il ne veut pas perdre ces revenus de taxes aux mains des contrebandiers. Ce n’est pas hypocrite selon moi, c’est logique; puisque c’est de mon argent dont il est question (en tant que contribuable qui paie les coûts en soins de santé des fumeurs).  »

    En effet. Mais qu’en est-il des drogues illégales, ou des agents que j’ai nommés plus haut? C’est soit légal, ou interdit. Devrait-on légaliser les drogues dures et tirer profit d’une taxe pour ne pas financer la contrebande?

    « Petite question: est-ce que selon vous les taxes sur le tabac sont équivalentes aux coûts reliés à la cigarette (soins de santé, productivité)? »

    Si vous me posez la question, c’est que vous connaissez la réponse; alors je me lance: je dirais que je crois que les coûts en soin de santé sont plus élevées que les taxes reçues, raison pour faire une campagne de salissage du produit et de bien paraître devant l’opinion publique.

    J’attend la vraie réponse!

  31. Aimé Laliberté

    Mon Dieu, protégez moi de mes protecteurs (2) :

  32. minarchiste

    @PYL

    Non, je ne connais pas la réponse! 🙂

    La cocaine et la marijuana sont « pratiquement légales ». C’est-à-dire que la police ne se concentre pas vraiment à débusquer les consommateurs, mais bien les producteurs, importateurs et revendeurs.

    Je pense qu’il y a une différence entre les produits toxiques/poisons, qui détruisent le corps humain sans aucune utilité, et les produits qui peuvent être néfastes si mal utiisés ou trop utilisés, mais qui ont une certaine utilité (voitures et glucose/fructose).

    Les produits qui sont dangeureux pour la population, même lorsqu’utilisé en dose et en fréquence normales, devraient être interdit, même si ils sont utiles.

    C’est en quelque sorte une problème d’asymétrie informationnelle. La population doit être au courant des caractéristiques des produits vendus sur le marché (ingrédients, matériaux, risques, effets secondaires, etc). Comme l’État a le monopole de la violence (i.e. lui seul peut utiliser la violence pour empêcher les produits dangeureux d’être sur le marché), c’est à lui de s’assurer de la transparence du marché; de façon à ce que le marché soit efficient.

  33. PYL

    @ minarchiste

    Ah bon,

    Je croyais vraiment que c’était une question piège dont vous connaissiez la réponse. Il serait fort intéressant de la connaître, je ne sais pas trop par quel moyen.

    Vous voyez une différence entre un produit toxique (sans utilité) et un produit pouvant être néfaste si mal utilisé. Pour ma part, je n’en vois pas. Si la finalité est la même sur l’être humain(néfaste complètement, ou néfaste si mal utilisé), comment déterminer les critères de la légalité? Bien sûr, la voiture a une utilité que la cigarette n’a pas. Mais peut-on dire que la voiture est mal utilisée? Et à l’inverse, si on sait que la seule raison d’utiliser le glucose / fructose est de diminuer les coûts de production en le substituant au sucre, peut-on y voir une bonne façon de l’utiliser? Je ne crois pas qu’il y ait une bonne façon d’utiliser un subsitut alimentaire dont on connaît les conséquences néfastes. il n’y a selon moi qu’une façon: la mauvaise, soit son existence au départ.

    Quand j’étais fumeur, ma cigarette me semblait bien utile et à bien des égards. Je ne dis cela que pour lancer le questionnement suivant: qui devient le juge de l’utilité? Certainement pas les producteurs ni le gouvernement, tous deux bénificaires. En l’achetant, le consommateur vient de lui en trouver une, du simple fait que le paquet soit dans sa poche.

    Pour commenter votre dernier paragraphe, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’état a la responsabilité de la transparence du marché. Toutefois, je crois qu’il faut garder en tête qu’une grosse partie de la population fumeuse, ou consommatrice de produits que nous avons nommés plus haut n’ont même pas conscience de ce qu’ils consomment. Donc, même dans un marché transparent, certaines couches de la population, trop défavorisées pour même avoir le temps de penser à un tiers de ce que nous venons de discuter, ne peuvent que se munir que du moins cher, soit les produits à consistance et provenance douteuse. Transparence de l’état, ou du marché, informé ou non, qu’importe ici.

    Donc, législation: pourquoi, pour qui ? pas si évident.

  34. minarchiste

    @PYL

    L’utilité est importante puisque c’est elle qui contrebalance les risques. Et tout est question de dosage.

    Par exemple, il a été démontré que l’aspartame peut être cancérigène à très forte dose (je dirais plutôt en dose astronomique). Devrait-on interdire l’aspartame pour autant? Elle permet de produire des aliments sucrés moins caloriques et donc de contrer l’obésité. C’est donc un moindre mal; un trade-off entre un risque minime de cancer et la réduction de l’apport calorique.

    Ainsi, le gouvernement pourrait écrire sur les paquets de gomme contenant de l’aspartame que la consommation de plus de 300 paquets de gomme par jour pourrait favoriser un risque de cancer de 1%….C’est transparent et ça respecte la liberté de chacun, mais ça serait plutôt ridicule.

    La cigarette est différente. Ça ne goûte pas bon (les fumeurs pensent que ça goûte bon mais c’est leur cerveau qui le leur fait croire à cause de son envie de nicotine), et c’est toxique même à petite dose.

    Quant à l’aspect législatif, n’est-ce pas la raison d’être d’un organisme comme Santé Canada?

  35. Sophie Guillot

    à minarchiste

    en passant l’aspartame est issue de la pétrochimie, non seulement c’est cancérigène mais en plus cela aurait des effets sur les maladies dégénératives du cerveau ( parkinson, azheilmer entre autres ) . Et de plus , cela ne permet absolument pas de lutter contre l’obésité, puisque précisément la réponse du pancréas se produit tout de même , ce qui cause bien sur une hyperglycémie fictive et une hypoglycémie d’autant plus vertigineuse qu’il n’y a pas eu de sucre réel , et donc qui incite fortement le consommateur à … manger pour lutter contre cette sensation si désagréable. Ce qui fait que l’aspartame pourrait bien à force ce solliciter en vain le pancréas comme le glucose, le fructose et tous les sucres raffinés le font, avoir une incidence notable sur les diabètes insulinodépendants. Le seul sucre de substitution naturel accessibles aux diabétiques et intéressant pour les personnes voulant diminuer leur consommation de sucre pour maigrir c’est la stévia. Le lobby de l’aspartame a tout fait pour interdire ce produit, enfin la france vient de réagir favorablement pour mettre ce produit sur le marché à plus large échelle , alors qu’elle l’avait interdit à certaines périodes pour satisfaire les lobbies de l’aspartame. Quant à ceux qui consomment de l’aspartame pour perdre peu de poids, je leur conseille bien plus de consommer du sucre de canne pas du tout raffiné à l’occasion, du miel , du sirop d’érable ou du sirop d’agave, mais surtout de se méfier de tous les produits manufacturés. Quand on fait ses gâteaux soi même, on peut bien mieux contrôler la quantité de sucre qu’on y ajoute et sa qualité que quand on achète quelque chose fabriqué par l’industrie agro alimentaire ( et en plus ça coûte 4 fois le prix des matières premières minimum). Mais surtout quand on veut maigrir il faut commencer par supprimer tous les laitages.

    Concernant ce que Santé Canada serait supposé faire pour le bien être et la santé des citoyens, vu ce que Santé Canada fait par rapport à la grippe A présentemment, je n’aurais franchement pas tendance à m’en remettre à leur « jugement » en la matière , pas plus qu’en l’OMS qui semblent tous deux vendus à l’industrie pharmaceutique d’une façon alarmante et bien suspecte.

  36. Aimé Laliberté

    Pour ceux qui croient que le gouvernement peut tout régler, l’État de la Californie vient tout juste de rendre publique une étude sur l’effet de la réglementation sur l’économie de la Californie.

    Cliquer pour accéder à Cost%20of%20Regulation%20Study%20-%20Final.pdf

    Voici les conclusions de l’étude :

    Perte de revenus pour l’économie de la Californie :
    492 milliards $ annuellement.

    Perte d’emplois : 3,8 millions emplois annuellement.

  37. PYL

    @ minarchiste

    Je vous comprend et je suis partiellement d’accord avec vous.

    Toutefois, votre raisonnement laisse quelques unes de mes qustions en suspend.

    Qui juge de l’utilité? Pour vous (et pour moi par le fait même), le fumeur a tort de penser que c’est bon. Mais ça n’a aucune importance, car l’utilité est bien là. Hyper subjective, mais elle est là. Qui sommes nous pour leur dire qu’ils ont tort? À ce compte il m’est complètement absurde de penser que quelqu’un aime le goût du coca-cola. Et pourtant, cela semble être le cas de pas mal de gens, et malgré la haute teneur en sucre et / ou en caféïne du produit. Ce produit est aussi un produit toxique. Moins que la cigarette, me direz-vous? Il y aurait matière à investiguer.

    Et pour le dosage; est-ce que le pourcentage de risque associé à un produit n’est pas suffisant pour en questionner l’existence (sans pour autant l’interdire)? Parce que pour la cigarette aussi, on parle de pourcentage de risque, et non de cause à effet. Je comprend votre exemple pour l’aspartame. Mais qu’en est-il de mon exemple du Glucose / fructose. On ne fait pas la substitution pour le bien du consommateur dans ce cas précis.

    Je ne suis pas capable de voir d’autre chose que de la gestion pure et dure. Le bienfait de la population n’a selon moi rien à voir avec tout le débat, cigarette y compris.

  38. minarchiste

    @PYL

    Je pense que c’est au gouvernement à évaluer la toxicité des produits et à évaluer les risques en fonction d’une dose normale. Pour moi il y a trois catégories:

    1) Lorsque les risques sont très faibles ou inexistants, le produit est autorisé.

    2) Lorsque les risques sont moyens mais raisonnablement tolérables on permet le produit en s’assurant que la population soit consciente du risque potentiel et surtout de la dose qui poserait un risque (étiquettage).

    3) Risques élevés, même à faible dose: le produit est simplement interdit.

    Pour moi la cigarette tombe dans la troisième catégorie.

    Quant à l’utilité, c’est sûr que c’est subjectif. Chacun peu avoir une opinion différente.

    J’utiliserais les médicaments comme exemple. Il y a des médicaments disponibles en vente libre qui peuvent être poisons si on dépasse la dose recommandée. Par exemple, 1% de la population est allergique à l’Aspirine (résultant en une intoxication alimentaire sévère). Pourquoi ne pas interdire l’Aspirine alors? Parce que les risques potentiels sont inférieurs aux bénéfices potentiels.

    Mais en effet, nous sortons du débat ici. Le gouvernement ne lutte pas contre la cigarette parce qu’elle est inutile, mais bien parce que c’est un problème de santé publique très coûteux.

  39. Antoine

    S’il y a bien quelque chose que l’être n’a pas besoin c’est bien de la protection de l’État. Mais nous sommes tellement lobotomisé à croire le contraitre c’est halussinant.

    Protection de l’État = toujours réduction de la liberté. En France sous le prétexte de la protection publique, il est interdit de fumer en voiture et même de boire quelquconque liquide au volant. Ici, l’État songe même à interdir la malbouffe dans les arénas…

  40. Antoine

    correction, l’être humain

  41. minarchiste

    @Antoine

    Évidemment que la protection de l’État réduit la liberté.

    Par exemple, la loi m’empêche de mettre le feu dans la maison de mon voisin. L’État brime donc ma liberté d’utiliser le feu comme bon me semble. Mais il le fait pour protéger la liberté d’autrui (de jouir de sa propriété privée). La liberté des uns s’arrête où celle des autres commence. L’État a le monopole de la violence, ce qui lui donne le pouvoir de protéger la liberté et la propriété de ses citoyens.

    Évidemment, mon exemple est extrême. Il y a des cas où la protection de l’État est pertinente et d’autres où elle ne l’est pas.

    Personne ne détient la vérité absolue à savoir si l’État doit ou non interdire ceci ou cela. C’est une question de jugement. Et l’État exagère parfois.

    Mais de là à dire que nous n’avons besoin d’aucune protection de l’État…

    J’imagine que vous êtes un anarchiste.

  42. @Renart :

    «est-ce que tu inclus tout ce qui ressemble à des bars ou des restaurants là-dedans?»

    Non. Mais rien n’empêcherait un bar ou un resto d’avoir une section à pression négative réservée aux fumeurs. Mieux que devant la porte d’entrée selon moi ou l’on retrouve les botchs et l’odeur de tabac mouillé…

  43. Sophie Guillot

    à Antoine :

    A ma connaissance il n’est pas plus interdit de fumer en conduisant que de boire un quelconque liquide en conduisant non plus que je sache en france. ( sauf naturellement l’alcool )Il est interdit de téléphoner avec un portable sans le kit mains libres, ça oui.

    J’aimerais bien savoir d’où vous tenez cette certitude.

  44. Antoine

    À Sophie :

    Désolé, pour l’information erronée c’est mon correspondant français qui m’a dit ça une fois. Je devrais me fier de ce qu’il va me dire à propos de la France.

  45. Antoine

    *Je ne devrais plus me fier

  46. Vincent Sremed,

    « Mais rien n’empêcherait un bar ou un resto d’avoir une section à pression négative réservée aux fumeurs. »

    À pression négative, c’est la première fois que j’entends parler de ça…

  47. Darwin

    C’est peut-être un bar où on sert de la bière pression négative… 🙂

  48. Aimé Laliberté

    À tous,

    Qui connaît la régle d’or?

    Ceux qui croient en Dieu connaissent la règle d’or

    “Ne fais aux autres que ce que tu souhaitent qu’ils te fassent”

    Ils n’ont donc pas besoin de l’État pour leur dire de ne pas importuner leur voisin.ou comment ils devraient agir.

    Le problème, c’est les athés qui ne savent même pas qui ils sont, qui se croient des personnes, qui ne savent pas distinguer fiction et réalité.

    Vous faites pitié à regarder louanger ce stupide réglement anti tabac instauré par les mêmes qui vont tenter de vous vacciner sans votre consentement ou en vous mentant.

    Vous êtes brainwashés pas à peu près.

  49. Sophie Guillot

    Mais oui Aimé, tu as parfaitement raison, TOUS ceux qui ne pensent pas strictement comme toi en tous points sont TOUS brainwashés, c’est absolument évident.

    L’avantage c’est que à la limite dans ce cas, même plus besoin de débattre de quoi que ce soit avec qui que ce soit…. Il suffirait d’aller lire ce que tu nous dis de partout pour que nous te trouvions absolument épatant de tant nous instruire.

    Tu aurais du mieux choisir ton pseudo ou nom non pas LA liberté mais MA liberté nous pourrions ainsi t’appeler TA liberté. Dommage que celle des autres semble tant te déranger au point que ta réponse systématique ne soit toujours ce fameux brainwashing duquel bien entendu tu es miraculeusement épargné. Quelle privilège !

  50. Aimé Laliberté

    Sophie,

    Ça ne me dérange pas qu’on ne puisse plus fumer dans certains endroits publics. Par contre, je trouve que tout peut se régler à l’amiable, sans demander l’intervention d’un tiers.

    C’est ça qui me dérange. Cette tierce partie qui intervient constamment dans les relations entre les gens.

    Renart a écrit  »ayatollahs de la liberté ». Ce n’était pas nécessaire, mais il a abordé le sujet sur le plan des libertés individuelles, pour mieux cracher dessus, comme je disais plus haut.

    Tu peux être en désaccord avec moi si tu veux, c’est ton droit.

    Le débat est toujours le même, il me semble.

    D’un côté, ceux qui veulent imposer leur volonté aux autres, par l’entremise de  »l’État », une fiction juridique.

    De l’autre, il y a ceux qui veulent régler leurs affaires eux-mêmes et qu’on leur fiche la paix.

    Sur la question du tabac, tu sembles être d’accord pour que l’État impose sa solution, par contre pour les vaccins, tu voudrais qu’on te fiche la paix.

    Je trouve ta position contradictoire.

    Ma position est peut-être systématique, comme tu dis, mais elle est aussi cohérente, car elle s’appuie toujours sur le même principe qu’aucun homme (et certainement pas une fiction) n’est assez bon pour imposer sa volonté à un autre sans son consentement.

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