Archives mensuelles : octobre 2009

Jonquière Médic

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Service unique à travers la province, Jonquière Médic fait de l’urgence à domicile pour le plus grand bonheur des jonquiérois. Regard sur cet organisme que le ministère de la santé aurait intérêt à observer attentivement.

Dominic Desmarais Dossier Coopérative de Santé

L’époque du médecin à calèche qui se déplaçait pour rendre visite à ses patients est révolue au Québec. Partout? Non. À l’image de l’irréductible village gaulois d’Astérix, l’arrondissement de Jonquière, dans la nouvelle ville de Saguenay, perpétue cette pratique. Adaptée au goût du jour, la carriole a fait place à une voiture médicale dernier cri.

Appuyés par la ville de Jonquière, des médecins ont mis sur pied un service à domicile pour se rapprocher des cas d’urgence et mieux desservir leur clientèle. C’était en 1982, avant l’avènement du 911. Jonquière Médic comprenait alors une quinzaine d’omnipraticiens ou d’urgentologues, offrait deux quarts de travail, 7 jours sur 7, même en période des fêtes.

En raison de la pénurie de médecins et des responsabilités plus lourdes au sein de la pratique, le service a diminué. 8 médecins offrent leur temps, et ce, 6 jours semaine. Ces professionnels de la santé, qui opèrent en clinique ou dans une institution hospitalière, prennent de leur temps libre pour sillonner les rues de Jonquière et répondre aux besoins des gens à même leur résidence.

Fonctionnement

Grâce à l’appui de la municipalité de Jonquière, le patient téléphone directement à la centrale de répartition de la sécurité publique – la police – qui relaie l’appel à la voiture médicale. Le médecin priorise alors les appels, se dirigeant vers les cas plus urgents. Sur place, l’infirmier s’occupe de l’inscription, laissant le médecin s’occuper du problème. Une fois la visite terminée, le médecin complète le dossier du patient qu’il vient de voir pendant que l’infirmier conduit.

«La façon dont c’est structuré me permet de voir autant de gens dans une journée qu’au bureau, raconte le Dr Roger Gagnon, l’un des membres fondateurs. Dans une journée de 8 heures, je peux faire 35 à 40 cas», poursuit-il de sa voix grave et calme. Selon le directeur général de Jonquière Médic, Ghyslain Bouchard, le service effectue entre 10 000 à 13 000 visites annuellement, pour une moyenne de 35 à 40 appels par jour. «Je me souviens d’avoir eu des discussions avec d’autres médecins, rajoute le Dr Gagnon. Ils sont tous surpris. Ils se demandent comment on fait pour voir autant de personnes.»

Combler un besoin

Ces milliers de visites, aux dires de M. Bouchard, ont pour effet de désengorger les salles d’urgences. «Si Jonquière Médic n’existait pas, combien de gens se présenteraient à l’hôpital», questionne-t-il sans chercher de réponse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «La personne âgée qui fait une chute le matin… Qui va lui donner un coup de main? Son enfant qui travaille? Son médecin qui a des rendez-vous? On va envoyer une ambulance la chercher? Elle va aller à l’urgence…», explique le Dr Gagnon qui rajoute que 90% des consultations se règlent à domicile. «Les gens vivent de plus en plus seuls. La solitude est un des problèmes sociaux les plus aigus. Les gens n’ont pas beaucoup de ressources pour se dépanner. Donc ils ont davantage besoin de l’État. C’est plus rentable d’aller les voir plutôt qu’eux viennent à l’hôpital. On peut éviter des déplacements. Les gens sont dans leur solitude. Ce n’est pas dans le bureau qu’on peut les aider», souligne celui qui est appelé le patriarche par ses collègues vu sa présence depuis les tous débuts de Jonquière Médic.

Pour le directeur général de Jonquière Médic, le service est en accord avec l’orientation du ministère de la  Santé qui veut mettre l’accent sur le maintien à domicile.

L’attachement de la population

Le président de l’arrondissement de Jonquière, Réjean Laforest, estime que la population s’est appropriée Jonquière Médic. «Par sa contribution, la population montre qu’elle veut maintenir ce service. Elle ne veut pas que l’on lui enlève ce service qu’elle adore», explique-t-il avec fierté, comme si lui aussi partageait l’opinion de ses concitoyens.

La campagne de financement de l’organisme, de l’ordre de 90 000$, fait fureur auprès des 70 000 habitants de Jonquière. «Quand on fait notre barrage routier, en juin, les gens qui sont pris par surprise reviennent donner leur 5$. Pour le porte-à-porte, si on ne passe pas chez certaines personnes, ils appellent pour nous le dire et donnent de l’argent», raconte M. Bouchard, visiblement touché par cet intérêt.

«Dans les municipalités limitrophes, des personnes déménagent pour avoir accès au service», rajoute le Dr Gagnon, pour qui ce geste démontre à quel point Jonquière Médic répond à un besoin.

En sus de la campagne de financement, l’organisme est alimenté par les médecins participants. De l’ordre de 15% de leurs gains pour chaque journée passée à Jonquière Médic, la contribution des médecins avoisine les 90 000$ annuellement, et ce, sur un budget d’opération de 190 000$. Soit près de la moitié du financement. «Depuis 1982, les médecins ont versé tout près de 2 millions. C’est de l’argent», s’exclame le directeur général qui y voit dans ce geste l’intérêt de ces professionnels envers ce service de première ligne. Autre signe de cet engouement, pendant 9 ans, un médecin de Québec profitait de ses fins de semaines pour travailler à Jonquière Médic.

L’organisme doit également une fière chandelle à la municipalité. M. Bouchard précise que l’arrondissement fournit le local, le téléphone, le service de répartition des appels ainsi qu’une subvention de 10 000$ par année. Soit le même apport qu’avant la fusion entre Jonquière et Chicoutimi.

«La hauteur du financement est la même. La ville de Saguenay continue à donner parce que le service est  proche de la population. On veut continuer ce service unique dans la province du Québec», affirme M. Laforest.

Un service de santé unique

Jonquière Médic est grandement apprécié de la population. La municipalité y croit. Les médecins s’y investissent et remettent une partie de leurs gains. Le service coûte peu cher alors qu’il répond à deux priorités du Ministère de la Santé, à savoir désengorger les urgences et maintenir le patient à domicile. Pourtant, le service ne fait pas partie du réseau de la santé. Il est toléré par l’Agence de santé. Pourquoi?

«Le ministère de la santé ne veut pas que ça s’étende ailleurs. Il n’a pas de contrôle comme sur une clinique ou un hôpital», avance le directeur général d’un ton qui ne cherche pas la confrontation. L’organisme, contrôlé par les médecins, aurait heurté certaines sensibilités dans le milieu médical par le passé.

«On était des marginaux du système. On ne se préoccupait pas des autres. On ne peut plus faire ça aujourd’hui. La pratique a changé. On est sur plusieurs tables de concertation. Faut être conscient qu’on doit participer au réseau», affirme M. Bouchard, qui voit à rétablir les relations avec les différents acteurs de la santé.

Le ministère pourrait-il s’en inspirer pour maintenir les gens à domicile? «Le réseau se questionne depuis 10 ans sur sa nouvelle orientation. Personne n’est venu nous voir pour savoir comment ça fonctionne», déclare le Dr Gagnon, sans aucune animosité. Les mots suffisent à démontrer l’absurdité de la situation. Les 70 000 personnes satisfaites de ce service seraient dans l’erreur?

Autres textes sur les coopératives de santé.

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Ordures intellectuelles dans les poubelles de la démocratie

Je me suis retenu pendant 24 heures avant de faire une autre maudite montée de lait, mais, tout bien réfléchi, je ne peux plus étouffer la colère que suscitent chez moi toutes les ordures intellectuelles imposées aux Québécois par ceux et celles qui possèdent, du haut de leur chaire universitaire, LA VÉRITÉ.

Un récent sondage Angus Reid publié mardi démontrait clairement que les Québécois, tant à Montréal qu’en région, en ont plein le c.. des accommodements déraisonnables que les bien-pensants veulent nous imposer.

68 % d’entre-nous jugent que le Québec accorde trop d’accommodements raisonnables à ceux qui ne veulent pas s’intégrer à nos valeurs culturelles. 72% estiment que le coûteux et risible rapport Taylor-Bouchard n’a rien clarifié avant de prendre le chemin des tablettes. 90% sont contre la séparation des garçons et des filles à la piscine. 76% sont contre le fait d’accorder un espace religieux à l’école ou au travail…et 64% se disent d’avis que le port du hijab doit être interdit dans la fonction publique. C’est-y assez clair ? Les Québécois francophones, de mentalité laïque, veulent que les nouveaux arrivants s’intègrent et ne contribuent pas à désintégrer un Québec déjà fragilisé de toutes parts par les institutions britanniques fédérales.

Mais c’est quand j’ai pris connaissance de la réaction de Marie McAndrew que j’ai perdu mon sang froid, que je me suis senti profondément insulté et méprisé. Mme Mc Andrew est une intellectuelle qui pontifie de sa tour de Babel, à l’Université de Montréal, où elle est titulaire de la chaire en relations ethniques.

Je la cite et vous laisse le soin de tirer vos propres conclusions:  » Heureusement que les droits (des immigrés) sont protégés par les chartes et qu’ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité ».

Vous avez bien lu: Je présume qu’elle insinue que la majorité (vous et moi ainsi que le voisin d’à-côté, sommes xénophobes, racistes et intolérants. Heureusement que dans ce pays au système de monarchie constitutionnelle britannique, nous ne sommes pas en République où le pouvoir citoyen est beaucoup plus respecté que celui de la petite clique de politiciens véreux et décadents, ainsi que des intellectuels hautains et snobs, qui, en toute connivence, sont à des années-lumières du pauvre troupeau que nous sommes.

Le PQ ne fait pas mieux…

Et ce matin, la cerise sur mon sundae: j’apprends dans Le Devoir qu’un associé de Tony d’Accurso, qui enfouit illégalement des déchets toxiques à Mascouche, organise des campagnes de financement à la fois pour le Parti libéral et le Parti québécois.

Hommes d’affaires et contracteurs aiment bien avoir nos minables politiciens dans leur petite poche et ils y réussissent fort bien. Le PQ, un parti populaire voué à l’Indépendance ? Ça c’était avant-hier. Aujourd’hui, ce vieux parti ressemble de plus en plus à l’Union nationale, de triste mémoire.

Et j’apprends que l’Acadie est en feu car le gouvernement en place ne reconnaît plus les droits des francophones dans ses services de santé.

Décidément, la guerre n’est pas finie. Nos ennemis et leurs valets de service veulent notre mort collective. Et pendant ce temps, j’entends Robert Charlebois vanter les mérites du Canada
qui aurait permis l’épanouissement du français…Il y a malheureusement une grande partie de
ma génération qui vieillit très mal….c’est ce qui arrive quand on joue au golf avec Paul Desmarais qui menace (ahaha) de fermer La Presse.

Eh oui, Falardeau, le temps de bouffons se perpétue…

Pierre Schneider

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Survivre au déluge

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  • Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
  • Nul animal ne portera de vêtements.
  • Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Nul animal ne boira d’alcool.
  • Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Tous les animaux sont égaux.

George Orwell La ferme des animaux

Vous déjeunez  à la peur. Vous n’ouvrez plus vos fenêtre pour entendre les oiseaux chanter : vous ouvrez la radio, la télé, et là commence le cauchemar de la journée. Pas de mammouth, pas de lions, pas de dinosaures. Mais trois ou quatre mauvaises nouvelles qui s’additionnent aux mauvaises nouvelles d’hier. De sorte, qu’au bout de la journée, vous êtes crispés comme un biscuit soda dans son emballage de plastique.

De sorte qu’au bout de quelques années vous êtes à bout sans le savoir. De sorte que vous courez chez le médecin pour vous soulager succinctement.

On ne vous remonte pas pour votre bonheur, on vous requinque pour le boulot.

Être malade est une désobéissance civile… qui coûte cher.

Goebbels était astucieux comme chef de propagande. Mais sa progéniture est plutôt alarmante.  Affinée et alliée à une nouvelle image : la réussite «pour vous».

À se demander, toutefois, si les intentions sont aussi «chastes» que  le blanc des pubs de papier-cul.

L’industrie de la catastrophe

C’est bien l’industrie qui marche le mieux dans notre monde actuel : on ne fabrique pas les catastrophes,  mais on  cultive celles qui passent par la  méthode hydroponique. Il n’y a plus rien de solide dans une culture d’égos,  d’ambitions, de rêves démesurés. Une île, un palmier.  Un égo, un insulaire.

On est passé du 15 minutes de gloire à la Warhol pour du  15 secondes. On s’acclimate à tout…

La recette des états qui divisent un à un. Le roi a organisé son royaume de façon à ce qu’il n’y ait plus de véritable rassemblement, voire de peuple «réel». Car la culture de l’égo fait en sorte que le «chacun pour soi», la réussite individuelle a pris toute la place.

VOUS POUVEZ ÊTRE QUELQU’UN. Même si vous vous acclamez athée, vous croyez au moins au petit dieu que vous êtes. C’est un slogan subversif bien dissimulé.

L’être humain est devenu une bête qui cherche désespérément une arche : il n’y  plus rien de solide. On dirait qu’on n’a pas eu le temps de construire l’arche. Alors tout l monde s’arrache les morceaux d’épaves qui flottent.

L’industrie de l’égo et du Hop-Go

De temps en temps, c’est moi qui fais le marché. Je cherchais un biscuit : le Hop-Go. J’ai dû demander à un commis qui m’a dirigé vers un présentoir. J’ai fait la remarque à celui-ci de cette folie de changer les formes d’un même produit, ou d’ajouter des éphémères, car ils essaient des produis et au bout de six mois, c’est un autre qui prend la place. On cultive de la couleur-présentation.

Je me suis senti citoyen-biscuit : couleur-présentation. On se dit vert, mais on jette les travailleurs qui ne performent pas, comme les biscuits…

À se demander si le produit de consommation n’est pas ce nous?

Une sorte de psycho néolibéralisme : un moi qui sert un nous flou.  Car le moule des sociétés est de plus en plus mouvant, de moins en moins  fixe.

Si vous prenez rendez vous avec la «sécurité», vous avez de grandes chances de le rater.

C’est ce que vous craignez le plus : la peur de l’eau. Car, en fait, la culture hydroponique des États vous divise au point de ne plus voir la source, la rivière, l’océan. Elle façonne des  anxiétés : vous redoutez  de perdre  votre unicité. Vous craignez d’être simplet. Très commun. Même s’il n’existe pas, humainement, d’être commun, on en a tout simplement créé un modèle de looser : un pauvre dans un pays riche est un looser.

Et la réussite de ce slogan passe par un salaire qui vous permet l’achat d’un lopin de terre, d’une imitation de château et de toute la kyrielle de produits griffés, en passant par cet art de bouffer de la sautelle grillée avec un vin de  couleur appropriée.

Ce sont vos armoiries.

L’industrie de la contrefaçon

L’art est une façon de s’adresser à l’émotion, aux sens, à l’intellect.( Art) .   Le  génie de Yehudi _Menuhin est remarquable. Virtuose du violon  et grand humaniste… C’est l’art du beau… L’art du bon. L’art d’être… Une philosophie liée à l’existence, à une profondeur que l’on frôle car elle existe au-delà de nos sens bruts.

Ce qui n’est pas le cas des pasticheurs qui calquent les finesses des artisans de l’art aux fins de  des desseins quasi criminels.

Alors, pour vous embarquer dans l’arche des noyés, on a dégrossi la brutalité des États totalitaires. On vous l’a savonné jusqu’au lisse, jusqu’au parfumé : tout glisse, tout baigne… Du moins dans les apparences. Car en réalité on a tout simplement sablé et poli la vieille méthode   du sucre brun au sucre blanc…

On ne brûle plus les orteils, on ne vous casse plus le bras… On utilise une méthode de d’intimidation par un  procédé infantile :   pas de sel, pas de sucre.

«Si vous ne vous faites pas vacciner, vous serez privés de salaire». L’État s’adressant aux infirmières.

« Vous serez responsables de la maladie, voire de la mort de vos proches».

Dans un contexte «social», on nomme cela de la violence psychologique. Dans un contexte étatique on nomme cela «bienfait de collectivité».

Diviser pour la collectivité! On n’a pas fait mieux depuis le bouton à quatre trous… On se croirait dans le roman d’Orwell La ferme des animaux tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.

L’industrie de la peur

La peur a un effet très fort sur les foules et ainsi est utilisée afin de contrôler les foules et les peuples. Dans les systèmes totalitaires ou dans l’esclavage traditionnel, l’objet de la peur est clairement identifié, il s’agit d’une menace de punition ou de mort en cas de désobéissance. Dans les systèmes dits démocratiques où une telle menace n’est pas explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des médias et avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles. La peur, Wiki.

La peur est une propagande qui mène à un état de tension qui finit par ne pas correspondre à l’image partagée d’une société riche. J’ai bien dit image, ce qui ne signifie pas réalité. La peur du magicien. Il ne scie pas que les femmes en deux, mais la société…

Vous êtes le chapeau haut de forme… Et le lapin qui y est enfermé. Car en vous offrant la possibilité d’un «quelqu’un» on veut en même temps vous le noyer dans un «nous» d’un groupe de nous qui sont trop égaux.

L’industrie de la «perfection»

Dans un monde qui a peur de la malbouffe, mais qui ne se soucie guère des milliers d’enfants qui meurent de faim dans le monde, vous êtes le repus, et on vous le rappelle à chaque instant.

L’industrie de la perfection passe par celui de la culpabilité. Dans un monde où la richesse apparente est abondante, on vous refile la facture des échecs.

Le réflexe à l’échec est d’en faire plus…

Il n’y a pas que la goebbelisation , il y a également l’industrie de la fabrication des «poupées» Goebbels ( Le GI Joe à cravate) : à force de vivre dans ce cocon, la chenille veut en faire plus, «s’en sortir», voler, pour avertir sa progéniture.

C’est le nouveau péché originel des sociétés.

Vous êtes nés looser mais vous pouvez vous rattraper.

En plus vous polluez! Vite, un cours de pollution dans  les écoles. Mais c’est le grand silence du côté des hyper-pollueurs : vous recyclez vos verres de Tim Horton’s pendant qu’en France on roule à 58 usines nucléaires.

L’american dream n’est pas seulement de vivre dans une société riche, c’est d’enrichir la société riche par la puissance de votre égo bien dompté : le lion est dans une cage, même dans  un cirque.

Pour vous «laver» de ce péché, vous vous mettez au travail au point de manger debout.  Le progrès à des voies impénétrables… On vient de vous priver de l’invention de la table… Créée en 1694…

Vous entrez alors dans une ère de schizophrénie toute nouvelle : à force de nourrir votre unicité et cet océan de société, vous vous rendez malade en vous vidant de votre énergie et nager dans une eau de dettes qui monte toujours.

Dette d’argent, dette d’énergie, dette d’incompréhension.

Car la propagande est une entreprise volontairement embrumée.

Vous n’y comprenez rien, mais vous essayez de flotter.

L’industrie   des cultures

On vous a monté un bateau. Vous êtes tout content. On vous appelle sur votre cellulaire. Mais la file est longue…  Vous êtes le «choisi» ou la «choisie». En fait vous êtes les choisis… Encore plus ravis…  La vie est une sorte de Star Académie pour ceux qui chantent «vrai» dans un monde faux.

L’Humanité a toujours eu des sauveteurs qui créent les déluges mais vous vendent les bateaux.  Et la peur vous place en file d’attente. Il pleut, l’eau monte, vous ne savez pas nager.

L’Histoire de l’humanité fourmille de d’élus qui ont souvent créés les déluges. Maintenant on en crée d’avantage pour l’industrie de la peur et la vente de bateaux sous toutes les formes possibles : argent, gloire, sécurité, etc.

Nous vivons de plus en plus dans un monde qui souffre de la maladie de Parkinson : tremblements de chair, tremblements d’âmes, frissons, courbatures….  Dans une sorte de mal de mer constant. Tout nous glisse en dessous des pieds. Tout prend l’eau.

Épilogue

C’est un peu compliqué toute cette histoire. Je voudrais bien la simplifier en disant,  qu’au fond,  se fier à Noé pour nous sauver est une vieille histoire. Mais on la gaufrée un peu en donnant à chacun l’illusion qu’il peut être un Noé. Finalement, plus personne ne distingue les sauveurs des animaux. Et que finalement, si on embarque les animaux par couples, c’est tout simplement pour perpétuer le déluge.

Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l’âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu’il n’en reste plus qu’un seul :

Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. La ferme des animaux, Wiki

Et pour briser ce vieux récit, il vaut peut-être mieux apprendre à nager que d’attendre les Arches qui poussent partout.

Comme apprendre à penser un peu au lieu de se laisser penser un peu.

L’être humain étant constitué d’au moins 70% d’eau, il n’est pas étonnant qu’il ait peur de l’eau.

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Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

L’illusion de la reprise

Jean Gagnon Dossier Actualité économique

Tout faire pour se sortir de la crise sans penser aux conséquences qu’auront à plus long terme les moyens utilisés.

Cette façon de faire des gouvernements à l’échelle de la planète depuis le début de la crise économique et financière l’an dernier devrait connaître son aboutissement un peu plus tard cette semaine lorsque le gouvernement américain publiera son premier estimé de la croissance économique pour le troisième trimestre, soit la période terminée le 30 septembre.

C’est que le chiffre sera positif, et ce pour la première fois depuis cinq trimestres. En effet, le consensus des économistes prévoit une croissance économique de l’ordre de 3% chez nos voisins du sud pour la plus récente période de trois mois.

Ce ne sera pas une surprise pour Wall Street, car là, on célèbre déjà un retour à la croissance depuis plus de six mois. En effet, la bourse est à la hausse de plus de 50 % depuis le 9 mars. Mais attention, car une certaine nervosité semble maintenant s’installer.

Pour Main Street, les réjouissances risquent d’attendre. Le taux de chômage aux États-Unis atteint déjà 9,8 %, et il pourrait toucher éventuellement jusqu’à 11 %, toujours selon le consensus des économistes.

Les actions des gouvernements

Des programmes gouvernementaux sans précédents ont permis ce retour à une croissance positive. Malheureusement, les effets de plusieurs de ces programmes ne seront pas récurrents. Pensons à tous ces travaux d’infrastructure que les gouvernements ont mis en place en catastrophe pour ne pas que l’emploi s’écroule complètement. Ils ne dureront pas éternellement.

Mais aussi, l’industrie automobile a été soulevée de terre par le programme <cash-for-clunkers> par lequel le gouvernement subventionnait les individus qui se défaisaient de leurs vielles <minounes> pour s’acheter une nouvelle voiture ou un nouveau camion. Les ventes d’automobiles ont explosé au mois d’août, mais déjà en septembre elles retombaient.

Enfin, la construction domiciliaire a repris un peu de vigueur aux États-Unis grâce à l’instauration d’un crédit d’impôts de 8 000 $ accordé aux acheteurs d’une première maison. Cette mesure doit prendre fin dans quelques mois, et déjà l’industrie s’active pour qu’elle se continue. Pas de doute, ce 3 % de croissance provient des actions gouvernementales.

Il ne faudrait pas croire que les consommateurs prendront bientôt la relève des gouvernements. En effet, après quelques mois de reprise, l’indice de confiance des consommateurs américains vient de chuter à nouveau, selon l’enquête du Conference Board. L’indice est passé de 53,4 à 47,7. Ce n’est pas aussi faible qu’en février dernier lors des pires moments de la crise, mais cela indique tout de même que la confiance des consommateurs a plafonné très rapidement.

J’ai bien peur, que dans un an ou deux tout au plus, il ne restera que les déficits des gouvernements pour témoigner des plans de sauvetage et de relance. On aura raté l’occasion de faire le grand ménage des institutions financières et de recentrer l’économie vers autre chose que l’automobile et l’immobilier. Mais pour l’instant, l’illusion de la reprise masque les leçons que nous aurions pu tirer de cette crise.

Chez–nous ?

Et bien le Québec aussi devra composer avec un déficit budgétaire supérieur aux estimations de 3,9 milliards faites en mars dernier. Ce sera plutôt 4,7 milliards. Comme pour l’Ontario, comme pour l’ensemble du Canada, et comme pour les États-Unis. Et on révise également à la hausse pour l’an prochain, soit 4,7 milliards au lieu de 3,8. C’est ce que le ministre des Finances, Raymond Bachand, vient tout juste d’annoncer. Le ministre nous dit que le Québec a dû faire face à une situation plus difficile que prévu. Ne trouvez-vous pas étonnant que depuis six mois les gouvernements s’appuyaient sur des hypothèses trop optimistes ? Je crains que cette façon de jouer à l’autruche en ce qui concerne l’impact sur les déficits et d’attendre l’évidence avant d’admettre toute la gravité de la situation nous préparent des lendemains pénibles ?

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Classé dans Actualité, économie, Jean Gagnon

Allemagne 1940 – Israël 2009

François Marginean

Images en collaboration avec le site What Really Happened de Michael Rivero –

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Classé dans Actualité, François Marginean

Les Gravel, les Marie-Maude.. et les Alain Dubuc

On voudrait parler d’autre chose, mais on ne pense qu’à ça.  Évincé de Vision Montréal après la divulgation du financement de sa campagne par le plus important fournisseur de la Ville de Montréal, Benoît Labonté a crevé l’abcès et avoué enfin ce que tout le monde soupçonnait :  un système de collusion et de corruption préside à la distribution des contrats, au sein de tous les partis, de tous les paliers de gouvernement au Québec.

On ergotera, mais bien peu de Québécois, aujourd’hui, ne sont pas convaincus que la gouvernance et l’administration, à Québec comme à Montréal,  ne soient pas pourries. Toute la classe politique est compromise, par la phrase fatale de Labonté  que personne ne nie, mais qui est au contraire reprise par ceux qu’il attaque : TOUT LE MONDE SAVAIT.

La confiance n’est plus là.  Je pourrais élaborer sur le phénomème, mais ce serait inutile et prématuré. On a ouvert la boîte de Pandore. Demain on en saura plus. La semaine prochaine davantage, et nul ne doute que l’on n’aille vers un haut-le-cœur généralisé dont peu de politiciens sortiront indemnes.  La population va exiger la mise au rebut de la caste dirigeante actuelle … et chercher des hommes nouveaux. C’est de ça qu’il faut parler.

Parler, en particulier, du rôle des médias. Un clivage va se dessiner au sein des médias, entre ceux qui veulent accompagner cette quête pour une nouvelle façon de gouverner et ceux qui vont rester engoncés dans leurs certitudes de bien-pensants, loyaux à une élite discréditée, prêts à monter aux barricades pour défendre un indéfendable statu quo. Il va falloir juger rapidement de la crédibilité qu’on peut accorder à chacun.

C’est pour cette raison que je crois indispensable, aujourd’hui, de comparer à l’attitude courageuse d’un Alain Gravel  ou d’une Marie-Maude Denis, qui sont à l’avant garde d’une recherche de la vérité, celle pernicieuse d’un Alain Dubuc.

Le privilège des médias, de commenter les campagnes électorales sans être soumis aux contraintes budgétaires  imposées aux citoyens ordinaires, est une « licence 00″ qui leur est accordée de tirer pour tuer les réputations; elle repose sur une présomption de bonne foi et d’impartialité.  Elle ne doit pas être utilisée par quelqu’un à qui son journal fournit un énorme public, pour qu’il présente ses préjugés sans discernement et sans l’ombre d’une justification.

Quand Alain Dubuc de Cyberpresse,  de qui on est en droit d’attendre une opinion reposant sur des faits, se permet d’écrire  » J’exclus en partant Richard Bergeron, un hurluberlu bavard qui ne devrait pas être dans cette course et qui n’a pas ce qu’il faut pour diriger une grande ville » , je suis profondément choqué.  En quoi Bergeron est-il un hurluberlu ?

Je ne vois aucune idée de Dubuc qui soit aussi pertinente que celles que Bergeron propose.   Je ne vois, non plus, rien de plus bavard qu’un chroniqueur comme  Dubuc qui s’est fait une carrière à déblatérer sur le nationalisme québécois et qui s’autorise aujourd’hui des jugements sur l’administration municipale, domaine i.a. où il ne connait rien. Allez ! Des preuves Dubuc, des preuves, faites comme si vous pouviez apprendre un peu de journalisme honnête de Gravel et de Marie-Maude.

Il est révoltant qu’un grand groupe de presse – dont les acquaintances politiques n’ont rien de discret – laisse un de ses sbires déféquer à ses caprices sur un candidat sérieux dans une élection qu’on prétend démocratique.  Je constate – est-ce une coïncidence ? – qu’en voulant  exclure  SANS AUCUN ARGUMENT  le seul candidat dans cette course dont le parti ne soit pas compromis dans des magouilles scabreuses, Dubuc prétend limiter la décision des Montréalais  à “du nouveau qui soit exactement semblable à l’ancien« .  On veut nous  faire choisir entre la peste et le choléra.

Le DG des élections devrait rappeler Dubuc à l’ordre. C’est dans cette optique que j’ai fait parvenir la plainte qui suit et dont on a accusé reception.

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Je considère inconvenant, malfaisant – et injustifié à sa face même – le jugement que porte le chroniqueur Alain Dubuc de Cyberpresse et autres médias, sur le candidat a la Mairie de Montréal Richard Bergeron.

Alain Dubuc dit:  » J’exclus en partant Richard Bergeron, un hurluberlu bavard qui ne devrait pas être dans cette course et qui n’a pas ce qu’il faut pour diriger une grande ville »

Cette opinion péremptoire que rien ne soutient, arrivant au moment précis où le candidat Bergeron reçoit un appui croissant sur les blogues mêmes de Gesca, semble fait dans l’intention de nuire et me semble inconciliable avec la privilège que concède la Loi aux médias d »exprimer des opinions sans être soumis aux limitation budgétaires des camoagnes électorales, privilège reposant au départ sur une présomption de bonne foi et d’impartialité.

Alain Dubuc abuse ici de ce privilège pour des raison inexpliquées. Il doit des excuses au candidat Bergeron et à ce 20% des électeurs qui à ce jour, le soutiennent et ont droit que leur choix ne soit pas indûment discrédité sans cause.

Salutations distinguées

Pierre JC Allard

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Bonjour monsieur Allard,

Nous avons bien reçu votre courriel au Directeur général des élections du Québec et l’acheminons pour considération auprès des directions concernées.

Veuillez accepter, monsieur Allard, nos salutations distinguées.

François Simard
Préposé aux renseignements

Directeur général des élections du Québec
Fsimard@dgeq.qc.ca
1-888-ELECTION (1-888-353-2846)


J’invite à en aviser aussi Monsieur François Simard, tous ceux qui, comme moi, trouvent abusive cette sortie du chroniqueur de Cyberpresse. Voyons ce qu’il en sortira. Ce sera un bon test du niveau de démocratie où nous en sommes rendus

Pierre JC Allard

http://www.electionsmontreal2009.com/monblogue/pierre-jc-allard/un-premier-chacal-en-maraude

http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/10/20/bergeron-neglige-des-parieurs/

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SIDA de civilisation : la société (2 / 8)

Yan Barcelo, 24 octobre 2009

Quels sont certains résultats invisibles, et pourtant omniprésents, de l’érosion subie par la famille ? Tout d’abord, les parents ne sont pas les éducateurs premiers de leurs enfants. Ce n’est pas pour dire que leur impact éducatif est nul, mais il est certainement minimisé, pour ne pas dire marginalisée. Et il est partagé avec nombre d’autres sources discordantes, souvent même contradictoires. Suite à l’afflux des divorces et séparations, on se retrouve avec un nombre démesuré de familles monoparentales dont les conditions sont indigentes, ce qui entraîne nombre de problèmes d’apprentissage chez les enfants, et plus tard, de délinquance.

Et à un niveau fondamental, quels sont certains apprentissages que les jeunes ont absorbé ? En premier lieu, ils ont appris qu’il ne faut surtout pas s’engager dans des relations. Dans l’expérience de la séparation de leurs parents, ou des parents de leurs amis, un lien fondamental de confiance à l’endroit de l’autre a été abîmé. Ils ont appris que la relation de couple est une zone explosive et il est impératif de se garder des portes de sortie.

C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui avec des foules de jeunes couples « accotés » qui ne veulent surtout pas prendre d’engagements fermes l’un à l’endroit de l’autre. La situation est ironique : ils se retrouvent quand même avec tous les atours d’un mariage (enfants et biens en commun), mais sans la dimension spirituelle du mariage, terrain d’apprentissage de la fidélité, de la loyauté et de l’amour à travers toutes les vicissitudes de la vie.

Bien sûr, cette réticence à s’engager au plan affectif se répercute sur l’ensemble des relations humaines. Je suis étonné de constater combien de jeunes manquent de parole et n’ont aucun souci de donner suite à leurs engagements. Pourtant, la parole donnée est un des ciments de base des transactions sociales.

Une autre « leçon » que les jeunes ont absorbée est l’impératif de la gratification instantanée. Autrefois, un des postulats de base de l’éducation était d’apprendre à différer la gratification de façon à obtenir plus tard un bien supérieur. C’était une composante essentielle de ce qu’on appelait la « formation du caractère ». Combien de choses n’ont-elles pas démoli ce postulat de base. Tout d’abord, notre héritage intellectuel a remis en question la notion même d’un bien supérieur. Le bien a été télescopé dans le plaisir, plaisir où toutes les formes de gratification sont devenues à peu près équivalentes.

Ensuite, les parents, tous deux absorbés par carrière et travail, n’avaient ni le temps ni l’inclinaison de faire cette éducation du caractère. Chose certaine, ils avaient plus d’argent à leur disposition et, habitués eux-mêmes à se payer rapidement leurs propres gratifications, ils n’étaient pas disposés à les refuser à leur progéniture. En fait, ils se seraient sentis coupables de leur refuser.

Et ici intervient une des dynamiques les plus vicieuses des couples séparés et reconstitués. Chacun, père ou mère, se sent vaguement coupable, comme résultat de la séparation, d’avoir en même temps laissé son enfant. Que fait-il alors ? Il tente de se gagner l’affection de ce dernier, et comment mieux y réussir qu’en agréant à ses demandes et caprices. Le processus est évidemment inconscient – et très fort. Ajoutez à cela le fait que l’enfant se retrouve avec une deuxième mère ou un deuxième père, qui contribue à son tour aux mécanismes de la gratification instantanée.

Et ajoutez encore le fait que junior n’est pas du tout innocent dans cette équation : il veut que maman ou papa lui paye ou lui donne la permission pour ce dont il a envie. Forcément. Alors, il est devenu virtuose de la manipulation, jouant un parent contre l’autre, pour en tirer ce qu’il veut. Quel est le résultat de cette dynamique ? Le règne de l’enfant-roi, un des phénomènes les plus marquants de notre société ; l’enfant capricieux, exigeant, mal instruit, sans grâces sociales, portant perpétuellement la couche aux fesses (le vêtement de tant de garçons en fait foi !), rêvant de devenir célèbre et riche, mais sans contribution à la société. Et, donnée fondamentale de sa personne, faible.

Des signes de cette faiblesse ? Ils abondent. J’en ai déjà nommés quelques-uns : manque de parole, réticence à l’endroit de tout engagement. Mais par-dessus tout, une incapacité grave d’endurer l’adversité, la contrariété et la simple et inévitable difficulté de la vie. Le recours aux drogues de toutes sortes, médicales et illégales, en est le plus flagrant indice. J’ai reçu il y a peu le témoignage accablant d’une jeune fille dans la fin de la vingtaine : elle-même et toutes ses amies ingurgitaient régulièrement un cocktail varié de psycho-stimulants ou de psycho-dépresseurs.

Toutes manifestaient l’incapacité chronique et l’absence de force intérieure pour traiter avec toutes les pressions qui les assaillent : travail, relations amoureuses, impératifs esthétiques. Leur éducation sentimentale est pratiquement nulle : elles ne savent pas comment faire le tri dans leurs sentiments, ne savent pas comment fixer leurs priorités et, si elles s’en fixent, n’ont aucune volonté pour s’y tenir. Et pour s’évader de leur désarroi, que font-elles ? Elles prennent des pilules.

Du côté des garçons, les syndromes sont différents, mais tout aussi aberrants : par-dessus tout, ils sont accros d’une chose ou d’une autre (surtout les jeux vidéo et le sport) et incapables d’entrer en relation responsable avec les filles – qui en sont affamé.

Et rien ne laisse croire que les choses vont s’améliorer. Déjà, des cohortes d’enfants-rois, maintenant dans leur vingtaine et leur jeune trentaine, ont accédé aux échelons inférieurs des organisations et de la vie sociale. Et d’autres cohortes sont en chemin dans les écoles et collèges dont le profil n’est guère encourageant. Je connais dans mon entourage cinq professeurs de niveau primaire ou secondaire et tous me décrivent une situation éprouvante. Une enseignante au primaire depuis plus de trente ans m’a dit cette parole terrible : « Je n’ai pas hâte qu’on soit tous vieux et qu’on ait à dépendre des jeunes à qui j’enseigne. »

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Classé dans Actualité, Yan Barcelo

Drogué à 12 ans

Gabriel Alexandre Gosselin,  Dossier Alcool et drogue, Toxicomanie

drogue-jeune-toxicomane-toxicomanie-jeunes-consommation-pot À la préadolescence, Maxime est amer envers la vie. Renfermé et sensible, il oublie ses sentiments dans la drogue. Il témoigne aujourd’hui pour expliquer la réalité de ces adolescents prisonniers d’un monde illusoire.

À 12 ans, Maxime (nom fictif) ne vit que pour le patinage de vitesse. Il est le meilleur de son équipe et s’apprête à participer à une compétition de grande envergure. Mais des problèmes au sein de son équipe de patin obligent Maxime à ne plus pratiquer le sport qu’il aime tant. C’est la fin d’un rêve et le début d’une période difficile.

Son moral est à terre. Il vient de perdre sa passion, lui qui manque déjà de confiance et peine à se faire des amis. Une connaissance l’entraîne vers ses premières consommations de cannabis: «Je m’étais toujours dit que je n’en fumerais jamais. Trente secondes après en avoir consommé, je savais que j’allais en reprendre», se souvient Maxime. Il n’en faut pas plus pour que le jeune garçon renfermé et influençable plonge dans le monde de la drogue.

Très vite, sa consommation s’intensifie. À 14 ans, Maxime sort en cachette la nuit pour se rendre chez un vendeur où il peut fumer gratuitement. Il vend à l’école pour ce dealer qui l’accueille dans ses escapades nocturnes. Il fume de 6 à 8 joints par jour, ne dort pas sans avoir consommé et se gèle à l’école. Maxime récolte malgré cela de très bons résultats scolaires; sa conscience est tranquille face à ses enseignants et à ses parents.

Quand consommer devient problème

À cette époque, Maxime vit une période où il se rend compte de sa dépendance. Il décide de faire une pause de consommation d’une durée indéterminée. «Après deux semaines à ne rien prendre, un ami m’a dit que je semblais aller mieux. J’ai recommencé à consommer sur le champ. Pour moi, ça voulait dire que mes problèmes étaient réglés!», raconte Maxime.

À 15 ans, son style de vie l’attire vers une autre drogue: le PCP. «La première fois, j’ai pris une ligne, puis une autre, parce que la première n’avait pas fait effet. Une demi-heure après, j’étais complètement défoncé dans l’autobus scolaire», se souvient-il. Ses camarades de classe le remarquent, et avertissent Maxime du danger. Il ignore leurs conseils. Le lendemain, il rachète une dose et se fait illico une ligne sur la table de la cafétéria.

Le PCP devient sa nouvelle drogue. «J’étais tout le temps gelé. Il m’arrivait de me tenir aux murs pour marcher ou même d’avoir des black-out», avoue-t-il. Avec le PCP, Maxime mélange à quelques reprises de la codéine, un dérivé de l’opium. «Quand tu prends du PCP, tu es juste fucké. Mais la codéine, c’est pas pareil. C’est plaisant. Cette drogue aurait pu signer mon arrêt de mort si elle avait été plus accessible», admet Maxime.

Drogue et école

À 15 ans, il connaît une année scolaire difficile. Une première à vie! Ses notes baissent, il est en retard à presque tous ses cours et répond de haut à ses professeurs qui critiquent son comportement. «Parfois, j’étais tellement stone que je n’arrivais même plus à écrire», se rappelle le jeune homme qui ne comprend pas aujourd’hui ce qui le motivait à se droguer à l’école.

Sa grande consommation de PCP commence à lui donner des envies suicidaires, symptôme connu de cette drogue: «Quand tu es dans un down sur cette drogue-là, tu as mal à la vie. J’avais même planifié sniffer une grande quantité de drogue pour faire une overdose.» Il ne passera pas à l’acte. Mais il n’est plus question pour lui d’arrêter sa consommation, «c’était devenu trop difficile de passer même une journée sans drogue.»

Ironie du sort, c’est en prenant une ligne de PCP avec une fille en rechute que Maxime se laisse convaincre de passer un test d’habitude de consommation. «Elle me décrivait la thérapie qu’elle avait suivie, et me parlait avec des mots qui me rejoignaient», souligne Maxime, marqué par cette rencontre. Une semaine après le test, l’intervenant de son école lui donne le verdict. Maxime est abasourdi: «J’avais besoin d’une thérapie de 8 semaines en centre d’accueil. Je n’arrivais pas à le croire!»

Thérapies pour jeunes

Maxime suivra 3 thérapies fermées. Les 2 premières constituent des tests radicaux pour le jeune homme qui doit arrêter net sa consommation et comprendre qu’il a un sérieux problème: «Je ne m’endurais pas. Le pire, c’était la nuit. J’avais l’impression que les murs et le plafond allaient m’avaler», se souvient douloureusement Maxime.

Suite à ces 2 thérapies, il fait son entrée au cégep…et panique. Il n’est pas encore prêt pour une vie sobre en société. De son propre gré, il entreprend une 3e thérapie. C’est lors de ce dernier séjour en lieu clos qu’il apprend enfin à reconnaître son caractère de consommateur: «Je suis un gars très anxieux, rêveur et perfectionniste. La drogue me permettait de ne pas faire face à la personne que j’étais. Je ne vivais que pour ma consommation.»

«En thérapie, ils nous disent que pour arrêter de consommer, il faut fournir autant d’énergie qu’on en mettait pour se trouver de la drogue. Si tous les consommateurs agissaient comme ça, le monde irait bien!» de s’exprimer l’ancien toxicomane qui consacre aujourd’hui tous ses efforts à ses études universitaires. Maxime a découvert au fil du temps que le bonheur se trouve ailleurs que dans la drogue: «J’ai finalement compris qu’avant, ce n’était pas moi qui faisait tout en fonction de la drogue. C’est la drogue qui me faisait tout faire en fonction d’elle.»

Le cannabis

Une consommation à long terme de cannabis peut engendrer de nombreuses complications: manque de motivation, difficulté à se concentrer, réduction de la capacité d’apprentissage, panique. En cas extrême, ces problèmes peuvent dévier vers la paranoïa ou l’hallucination. La marijuana est aussi reconnue pour aggraver ou provoquer les symptômes chez les personnes vivant avec des troubles psychiatriques.

Le PCP

La phencyclidine, mieux connue sous le terme PCP, est une drogue synthétique qui se consomme sous forme de poudre cristalline. Elle peut être inhalée, sniffée, bue ou injectée et crée une relaxation. Le manque de coordination est aussi une caractéristique du PCP. Les utilisateurs réguliers de cette drogue sont reconnus pour être violents.

D’abord utilisée dans le domaine de la médicamentation il y a plus de 40 ans, la substance, qui a une valeur psychotrope trop forte, a été par la suite proscrite. Le PCP est aujourd’hui utilisé comme anesthésiant dans le domaine vétérinaire et est assez puissant pour apaiser les souffrances d’un cheval!

La codéine

Produit dérivé de l’opium, la codéine procure un sentiment de bien-être extrême ainsi qu’une insensibilité à la douleur. Elle est utilisée dans certains médicaments prescrits au Canada. On la retrouve dans des sirops contre la toux et dans des médicaments puissants contre le mal de tête.

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Classé dans Actualité, Raymond Viger

The supreme court a coupé la langue du Québec

L’arrêt tant attendu sur la validité de la loi 104, qui avait été adoptée en 2002 pour éviter que les allophones puissent étudier en anglais à nos frais, est tombé du Banc de la Supreme court of Canada jeudi, le 22 octobre. Et le Québec français se voit décapité d’un des outils essentiels qu’il s’était donné pour sa survie.
J’ai lu l’arrêt (fastidieuse lecture s’il en est) au complet et toute la question tourne autour des droits du Québec à défendre la langue française avec sa Charte. Le débat dure depuis quelques années déjà et, après d’innombrables péripéties juridiques, sept juges néo-colonialistes viennent de décréter que les alinéas 2 et 3 de l’article 73 de la Charte de la langue française étaient inconstitutionnels parce qu’ils contreviennent au paragraphe 23(2) de la Charte canadienne.
La dernière instance décrète que  » la charte canadienne n’établit aucune distinction entre le type d’enseignement reçu par l’enfant, le caractère public ou privé de l’établissement d’enseignement ou encore le source de l’autorisation en vertu de laquelle l’enseignement dans une langue est dispensé ».
En langage plus direct, ça veut dire: Québec français, prend ton trou et crève » !
Ce jugement très politique vient confirmer celui rendu par la cour d’appel du Québec. Auparavant, l’affaire avait été entendue par le tribunal administratif du Québec, qui avait confirmé la validité de la Loi 104. Puis, la Cour supérieure du Québec entérine la décision du tribunal administratif. Jusque là, tout baigne dans l’huile pour la reconnaissance de nos droits.
Mais ça se gâte peu après en Cour d’appel du Québec, qui renverse les jugements préalablement rendus. Siégeaient à cette cour d’appel, les juges Hilton, Dalphond et Giroux.
Ce dernier est dissident, mais les deux juges anglophones forment la majorité et ils gagnent ce combat contre la langue des Québécois.
Dernière manche: On se retrouve en Cour suprême où, on le savait d’avance, le Québec allait en manger toute une. Et c’est ce qui est arrivé jeudi alors que les sept juges du plus haut tribunal de la monarchie canadienne ont débouté complètement les prétentions des Québécois à défendre, comme ils l’ont voté, leur avenir comme peuple francophone.

Après avoir lu le torchon, c’est-à-dire le jugement, je me suis livré à une petite recherche sur les sept juges qui viennent d’enlever au Québec une loi qui avait enfin des dents.
Me croiriez-vous si je vous disais que, parmi les sept, il n’y avait qu’un seul Québécois francophone !!! Eh oui, vous avec bien lu, on en a mangé toute une de la part des British et des juifs anglos.
Voici ce que j’ai découvert:
1) La juge en chef se nomme Beverley Mc Lachlin. Elle vient de la Colombie britannique et elle a étudié à Edmonton, Alberta.

2) Le juge William Dan Corneil Binnie a étudié à McGill, à Toronto et à Cambridge (Angleterre). Reçu un doctorat honorifique du barreau du Haut-Canada…Admis au Barreau d’Angleterre en 1966, il pratique par la suite le droit au prestigieux cabinet d’affaires McCarthy-Tetrault. Puis, de 86 à 98, il est nommé conseiller spécial par le gouvernement pour examiner l’Accord du Lac Meech ! En 79, il était évidemment nommé conseiller de la REINE.

3) Louise Lebel: Née à Québec en 1939, études à l’Université Laval…et maîtrise en droit à Toronto ! C’est la seule Québécoise francophone de ce tribunal dont les Québécois ne devraient pas reconnaître l’autorité. Parce qu’il fait la sale « job de bras » des néo-colonialistes qui ne veulent qu’une chose: notre disparition par l’assimilation.

4) Morris J. Fish, fil d’Aaron Fish, est né à Montréal. Études à Mc Gill et membre des barreaux de l’Ile du Prince Edward et de l’Alberta, en sus du Québec. Il a été associé avec le célèbre criminaliste Sidney Leithman, abattu par la pègre colombienne dans un règlement de compte relié au trafic de la cocaïne.

5) Rosalie Silberman Abella. Née en Allemagne en 1946 de parents juifs déplacés, arrive au Canada en 1950. Etudes à Toronto. Membre du comité consultatif du premier ministre sur la confédération de 77 à 82 et co-présidente, à Vancouver, des conférences constitutionnelles de 92. Première femme d’origine juive, selon son CV officiel, à siéger à la Cour suprême.

6) Louise Charron: Avec un nom semblable, on la croirait québécoise, mais non, elle a étudié et grandi à Sturgeon Falls, Ontario. Autres études à Carleton et à Ottawa. Membre du Barreau de l’Ontario. Doctorat honorifique du Barreau du Haut-Canada ainsi que des universités Nipissing et Sudbury.

7) Enfin, le dernier des larrons, Marshal Rothstein. Né à Winnipeg, a fait carrière au Manitoba et reconnu comme conseiller de la reine en 1979. Et il a aussi dans son CV juge de la cour d’appel de la Cour martiale du Canada.

Voilà donc le portrait, l’image réelle de ces néo-colonialistes qui viennent de faire subir au Québec un cuisant échec. Parce que désormais, les petits allophones, par un tour de passe-passe, pourront aller à l’école publique anglaise où ils vont apprendre que le français est une langue morte. Grande victoire du melting pot multiculturel et défaite aussi désastreuse que celle des Plaines d’Abraham pour les Québécois (j’exagère à peine).

Que nous reste–t-il à faire si on veut survivre en tant que peuple ? Rien de moins que la révolution nationale. Nous sommes légalement coincés par un jugement inique rendu par l’ennemi qui, il ne faut jamais l’oublier, est en guerre contre nous. Allons-nous prendre encore une fois notre trou ou nous lever massivement pour prendre la rue, assiéger l’Assemblée nationale, sortir cul par dessus tête les députés du Bloc d’Ottawa, où nous n’avons pas d’affaire. Ce pays nous est non seulement étranger, il nous est hostile et ses attaques répétées nous placent en situation de légitime défense.

Nous ne reconnaissons pas sa constitution, nous ne reconnaissons pas ses lois, ses juges, ses lieutenants gouverneurs et toute sa racaille politique anglaise.
Nous avons le droit de nous défendre par tous les moyens. C’est l’Histoire qui jugera nos actes, pas les tribunaux au service des assassins de notre culture.

PIERRE SCHNEIDER

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A/H1N1: crash d’une médecine en vol plané

avion_crash

Gaëtan Pelletier

On a beaucoup entendu parler des inconvénients de
la vaccination sans mettre en relation le risque
beaucoup plus important que comporte la grippe
elle-même: soit de décès — ce qui Dieu merci restera rare
mais surviendra –, soit de maladies graves et d’hospitalisations prolongées »
Auteur : Philippe Hubert (chef du service de réanimation pédiatrique
de l’hôpital Necker) Source : Dr Marc Girard. Les perles.
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J’étais assis devant la télévision, qui me regardait, quand elle s’est mise à me parler : « 41 États aux prises avec le virus H1N1».  Puis on a vu une file de gens allant recevoir leur vaccin.

La veille, j’étais allé faire un tour au bar Le Cyberpath , et j’ai été coincé dans une discussion sur le «De grâce,  faites-vous vacciner», du Dr Barrette. Je suis sorti un peu décoiffé, le monde étant maintenant divisé en deux clans : les pro vaccins et les «classés» disciples de Jane Burgermeister. Pas moyen d’avoir de l’entre-deux… Le monde est né en même temps qu’un virus… Et un commentaire:

«Je suis découragé par tant d’ignorance et d’obscurantisme. Et le vaccin contre la polio, c’était aussi une sombre machination pour faire de l’argent?
Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup de monde impliqué dans ce sombre complot? Toutes les facultés de médecine de la planète, tous les épidémiologues, tous les ministères de la santé, l’Organisation mondiale de la santé, la Croix-Rouge, Médecin sans frontières, et plein d’autres encore, tous des agents conspirationnistes des compagnies pharmaceutiques?
Come on! ( appelons-le Ixe-13) »

Or, on n’avait pas  vraiment parlé de  complot. Et le monsieur  a raison : ça fait beaucoup de monde. Sauf que son raisonnement est quasiment basé sur la technique du  porte-à-porte. Démantibulez les pyramides de Gizeh et vous ne comprendrez plus rien à ce chef-d’œuvre, pour saisir la subtilité de la structure …  Que vous preniez l’asphalte de Montréal ou les techniques des Cies pharmaceutiques, on arrive au même procédé pyramidal : on ne fait pas du brique à brique, on va voir la brique d’en haut,  celui ou celle qui distribue les briques, ou  qui a le pouvoir d’influencer celui ou celle qui distribue les briques. Les deux, c’est mieux…

«C’est de la  paranoïa populaire encouragé par l’internet.»

Et le sempiternel : «Il ne faut pas croire tout ce qui est écrit sur le net». Pour ce qui est écrit sur l’internet, on vend tellement moins de papier, que dans dix ans tout ce qui sera écrit risque de l’être sur le net. Alors tout sera écrit par des complotistes.

Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable,  mais dans un seau de glace : c’est à dire, trouver quelqu’un de compétent qui nous ramasse le tout en quelques pages.

La chasse aux études : comprendre et choisir

Dans un document de 38 pages, le Dr Marc Girard fait quasiment le tour de la question de la vaccination. Et, pour vous dilater la rate, allez lire les perles de la campagne en France.

Voici toutefois un extrait de son document : Alertes grippales : comprendre et choisir.

Or, comparées à l‟activisme promotionnel implacable des autorités sanitaires, leurs conclusions sont accablantes.

Chez le sujet âgé (65 ans et plus)12 : “according to reliable evidence the usefulness of vaccines in the community is modest” (sur la base des données fiables, l‟utilité des vaccins hors institution est modeste), les auteurs soulignant par ailleurs que les études disponibles sont, pour l‟essentiel, de mauvaise qualité et exposées à de nombreux biais.

Chez l‟adulte jeune  : “There is not enough evidence to decide whether routine vaccination to prevent influenza in healthy adults is effective” (il n‟y a pas assez de preuves permettant de déterminer si la vaccination antigrippale est efficace pour prévenir la grippe chez l‟adulte en bonne santé). Nul besoin d‟être épidémiologiste pour prendre la mesure du problème posé par un vaccin pour lequel sur la base d‟études menées durant 40 ans, incluant les investigations entreprises de 1966 à 2006), personne n‟a été capable de fournir la moindre preuve crédible d‟une efficacité préventive14. Ce, d‟autant qu‟en parallèle, les auteurs relèvent que les études disponibles ne permettent pas non plus d‟évaluer la tolérance du vaccin : d‟où il ressort qu‟incapables de fournir la moindre preuve crédible quant à l‟efficacité du vaccin qu‟elles recommandent depuis des années, les autorités sanitaires ne sont même pas en mesure, non plus, de garantir son innocuité…

Chez lenfant15 : “If immunisation in children is to be recommended as a public health policy, large-scale studies assessing important outcomes and directly comparing vaccine types are urgently required.” (S‟il s‟agit de recommander la vaccination des enfants comme mesure de santé publique, il est urgent d‟entreprendre des études à grande échelle pour en évaluer les principaux impacts et opérer des comparaisons directes entre les différents types de vaccins). Une fois encore, les auteurs remarquent que les données disponibles – pour insuffisantes qu‟elles soient déjà au regard de l‟efficacité – sont absolument inutilisables pour vérifier la tolérance. Non sans ironie, ils s‟étonnent (“surprisingly”) qu‟alors que certains calendriers vaccinaux (USA, Canada) incluent d‟office la vaccination antigrippale chez les enfants de moins de 2 ans, une étude seulement soit disponible dans cette classe d‟âge…

Chez les professionnels de santé employés en gériatrie16 : “There is no credible evidence that vaccination of healthy people under the age of 60, who are HCWs caring for the elderly, affects influenza complications in those cared for” (Il n‟existe pas de preuve crédible que la vaccination des gens de moins de 60 ans en bonne santé, employés dans des établissements de gériatrie, modifie les complications grippales des sujets dont ils ont la charge).

Bien sûr, personne n‟est réputé avoir le monopole de la vérité. Mais le moins que l‟on puisse dire, c‟est que par leur exhaustivité (toutes les études publiées sur une période de 40 ans), la transparence de leur méthodologie, la convergence de leurs résultats – pour ne point parler de la déférence accordée, par principe, aux évaluations de la Collaboration Cochrane –, ces revues tranchent avec l‟assertivité expéditive des administrations sanitaires ou des « experts » (cf. note 14) quant au bénéfice – voire à l‟ardente nécessité – d‟une vaccination antigrippale. Dans une correspondance ultérieure17 en réponse à des « experts » de l‟administration américaine (Centers for Disease Control and Prevention, correspondant plus ou moins à notre Institut de veille sanitaire) qui prétendaient les critiquer, les auteurs de ces évaluations Cochrane renvoient sèchement leurs contradicteurs dans les cordes : « finalement, nous nous étonnons que Smith et Shay ne déclarent aucun conflit d‟intérêt dans la mesure où ils travaillent pour une organisation en charge de recommander et d‟évaluer des politiques vaccinales. Il s‟agit sans doute du plus important de tous les conflits » (cf. aussi note 18). De cette brève revue des données disponibles sur la grippe en général, on peut déjà tirer les conclusions suivantes :

depuis 1966, les fabricants ne se sont jamais donné la peine de fournir le minimum de preuves suffisantes quant à l‟efficacité de leurs vaccins antigrippaux, que ce soit chez les « espèces » traditionnellement protégées par l‟éthique de la recherche clinique (sujets âgés, enfants, nourrissons : cf. 2.2.4.3), dans populations réputées à risque (professionnels de santé) ou, tout simplement, chez les sujets en bonne santé ;  les autorités sanitaires, qui octroient régulièrement les autorisations de mise sur le marché à ces vaccins antigrippaux, n‟ont jamais exigé des fabricants ce minimum de preuves ; Vacciner ou pas

Dieu et diable

Nul doute, la médecine fait des miracles. C’est le Frère André de la religion du 20e siècle. Celui-ci, selon la télé qui me parlait, il a été béatifié, mais s’en irait bientôt vers la canonisation. Il lui manquait un miracle. Ce qui veut dire que l’on prend plus de soins pour canoniser à l’Église Catholique que la «science» médicale en prend pour fabriquer ses vaccins.

Jusqu’à 1960, environ, les Québécois allaient à l’église, croyaient tous en Jésus, son Père, la Vierge Marie et les saints… On craignait tous d’aller en enfer… Puis voilà que l’on est devenu rationnels au point de verser dans le matérialisme sec, d’une vie désemplie.

Après 1960, les Québécois se sont mis à craindre la mort, à rêver d’éternité et à se mettre à genoux devant ces nouveaux dieux,   médecine, science, économie.

La médecine fait  des miracles. La science aussi… Même l’Économie multiplie les pains… Sauf que les pains s’en vont souvent dans des paradis fiscaux. Et l’on perd quelques trillions de temps en temps, mais on se relève avec du Yes  en «can»…

L’Église a vidé les poches du petit québécois, naïf, béat, en érigeant des monuments d’orgueil. Et l’on vendait des photos de chinois à 25 cents. J’ai acheté trois ou quatre fois le même. Il ne me surprendrait pas que le clavier sur lequel je tape soit une des propriétés lointaines d’un descendant.

De la petite potion à l’abus

Oui, on a cru à la médecine, ignorant qu’elle trafiquait de temps en temps ses études pour «ensemencer» une flopée de médecins devenus des prêtres d’un édifice quasi inébranlable. On a cru qu’elle allait régler tous nos problèmes de santé. Mais elle en  a créé d’autres. Nous sommes en face du même phénomène que celui de la l’économie et ses «prêtres» carnivores qui ont secoué l’occident dans un gargantuesque  hold-up à cravates. On avait faim… C’est nous qu’on a mangé.

La médecine ne va pas vers la sainteté, elle s’en va chez le diable… Mais c’est nous qui nous débattons dans l’eau bénite pour faire sortir le «méchant». C’est nous qui devons fournir les preuves qu’elle a abusé de nous et qu’elle est moins efficace dans certains domaines.

Alors, au lieu de nous envoyer ses  sur You Tube ou à la télé nous vendre ses potions par la «foi», se prétendant  «scientifique», elle devra prouver qu’elle est aussi élevée qu’elle le prétend à travers une clique de momies langées dans leur savoir embaumé.

On n’achète plus.

Et tout le problème est là. Voilà un nouveau dieu qui a un long travail à faire pour nous rassurer sur ses véritables intentions et de la qualité de ses produits.

«Dieu» devra prouver qu’il existe.

Parvenu à un point où les dirigeants ont abusé des citoyens jusqu’à la limite, ceux-ci n’ont plus rien pour se défendre.   Doubt is theirProduct est un livre éloquent sur l’art de la manipulation…

Les recherches et les résultats sont là pour prouver, par exemple, que la vaccination cause des effets secondaires précisés, à court terme or à long terme. La technique du doute consiste à apaiser LES FAITS, les études, dans le but de protéger les compagnies.

Pour tenir le public dans la confusion  au sujet des risques engendrés par le réchauffement climatique, la fumée secondaire, l’amiante, le plomb, le plastique et beaucoup d’autres matières toxiques, les cadres de l’industrie ont embauché des scientifiques peu scrupuleux et les lobbyistes  pour  contester les preuves scientifiques sur les risques sanitaires.. Ce faisant, ils ont non seulement retardé l’action sur les risques spécifiques, mais ils ont construit des barrières pour rendre plus difficile pour les législateurs, les organismes gouvernementaux, et les tribunaux les  réponses aux  menaces futures. Doubt Is Their Productt, David Michaels.

Doc! Doc! Doc! Entrez… ( On peut s’amuser un peu ! …)

Pendant longtemps, la médecine n’a pas eu besoin de moteur pour voler : elle planait.

Elle a érigé des temples pour une élite qui voyage à nos frais dans tous les pays du monde pour y implanter ses installations orgueilleuses et hautaines. Pendant que l’Économie vide les poches des pays riches, crashe et quémande  en empruntant de l’argent aux peuples pour… en prêter …euh ! Aux individus… En s’excusant… chez le gouvernement qui est… le peuple… et l’individu… C’est compliqué !…

Vous venez d’entrer dans une ère nouvelle : plus de religion, plus de foi en l’Économie, voilà celle de la troisième trinité   du 20ième siècle qui flambe : la sacro sainte science médicale vient de heurter son effet secondaire le plus dangereux : le doute lui-même.

Personne ne l’avait prévu. Du moins, je crois…

Quand la presse et les autorités s’emmêlent

Dans un article  de Patrick Lagacé, Recommandé par le Dr Amir, si les journalistes et les «spécialistes» étaient au volant d’une auto, on faucherait bien des lampadaires et des érables dans le champ de Marie-Thérèse. Ces gens-là ne peuvent imaginer un moment que le citoyen est inquiet et cherche à se documenter.  Ils ne peuvent pas s’imaginer que leur réaction  provient de  d’autres explications que ce court-circuit caduc :

Richard Lessard est directeur de la santé publique à Montréal. Est-il exaspéré par ces rumeurs, demi-vérités et fantasmes de complot qui poussent bien des gens à dire qu’ils refuseront d’être vaccinés?

«Rien ne nous surprend plus. Ce qui nous surprend, cependant, c’est quand des gens pourraient obtenir de l’information, mais ne le font pas.»

No comment!

C’est pour cette raison que le citoyen est en guerre contre la médecine, qu’il est en guerre contre son voisin, et qu’après la peur de l’enfer, c’est la peur d’être  détruit par une science «plus junkie» que les aliments qu’on nous sert. On n’a pas accès à la cuisine pour voir la préparation des aliments. C’est secret… Comme les religions… Ne posez pas de questions sur l’Esprit-Saint… Les gens veulent de l’information, mais à refaire le trajet historique de la «vaccination», ils en ont conclu que la saleté est enveloppée d’un sarrau blanc… Que le monsieur se nettoie le cerveau et l’esprit et qu’il creuse davantage le sujet. Sinon…

Il y a de quoi figer sur sa chaise et être piqué de curiosité.

L’hérésie comme arme de poing

Il reste toutefois l’hérésie… C’est un peu à ça que sont condamnés les gens «au front», par maintes tentatives de convaincre ses travailleurs de goûter aux produits  offerts. Vacciner de force…  La désuétude de la technique est historique et niaise.

Mais  c’est extrêmement dangereux… Jeanne d’Arc y a goûté. Elle a été accusée, entre autres, d’avoir porté des vêtements d’hommes… Il faudrait un réacteur nucléaire pour «nettoyer» la société actuelle en ce moment de ce «péché».   Comme disait  Ixe-13 : Come on !

Pour Jeanne d’Arc,  le cardinal de Winchester s’est occupé de son cas en personne :

Le cardinal de Winchester avait insisté pour qu’il ne reste rien de son corps. Il désirait éviter tout culte posthume de la « pucelle ». Il avait donc ordonné trois crémations successives. La première vit mourir Jeanne d’Arc par intoxication au monoxyde de carbone, la seconde laissa au centre du bûcher les organes calcinés, et de la troisième il ne resta que des cendres et des débris osseux qui furent ensuite dispersés par Geoffray Therage[8], le bourreau, dans la Seine[9] (là où a été construit plus tard le Pont Jeanne-d’Arc) afin qu’on ne puisse pas en faire de reliques. Wiki

On ne prend pas de risques. Aujourd’hui, on aurait fait de même pour ne pas que l’on vende ses cheveux sur Ebay. (Dent et cheveux d’Elvis à vendre sur Ebay, 150,000$)

Je parie que c’est un de mes quatre Chinois qui a mis la main dessus. Et que la canaille est un banquier…

Finalement, toute cette histoire, c’est Tarzan et Jane… Et Cheeta. Parce que la presse et les «spécialistes» finissent par tracer le portrait d’un citoyen  peu subtil, ignorant, équipé d’un cerveau à vapeur.

C’est le portrait que je vois maintenant de moi – cette partie du nous – assis, benêt et poilu, attendant, les bras aux genoux la venue d’un expert (sic) venu me renseigner avec une éprouvette à la main. Cheeta

Cheeta

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Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier