Falardeau Scissorhands

Source: Wikipedia

Source: Wikipedia

Gaëtan Pelletier

« – Serre-moi, lui dit-elle tout bas. – Je ne peux pas »‘,
répond Edward, ne sachant quoi faire de ses mains
tranchantes. (…)Ces ciseaux sont ironiquement ce
qui coupe Edward du monde extérieur et ce qui le
blesse corps et âme. Edward aux mains d’argent

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Né à Montréal le 28 décembre 1946, Pierre Falardeau fréquentera le Collège de Montréal, rue Sherbrooke; à la vieille maison des Sulpiciens, il fait la connaissance de Julien Poulin qui restera son ami et complice jusqu’à la fin. Sportif, le jeune Falardeau s’adonne à la pratique du football et s’initie brièvement à la boxe qu’il a découverte grâce à Ernest Hemingway qu’il préférera toujours à Musset, comme il sera plus « allumé » par les muralistes mexicains, chantres de la révolution, que par les romantiques français. « Moé, les pots de fleurs… » Cyberpresse, Daniel Lemay

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Si Pierre Falardeau était aussi gentil, charmant, humain, chaleureux que le disent ses proches, amis, collaborateurs, défenseurs, pourquoi choisissait-il alors de montrer en public cette personnalité cinglante, hargneuse, vulgaire? Par provocation? Je pense davantage que c’était par mépris. Commentaire sur le blog de Patrick Lagacé: FALARDEAU, TOUT EST LÀ

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Falardeau le propre

Falardau était un homme cultivé et propre. Intelligent. Sensible. Bien habillé  même… Dans ses jeunes années…

Il suffit de le regarder vider ses tripes dans certaines conférences. Le propre de Falardeau, c’est de s’être rendu compte à un certain moment que le propre ne peut pas combattre le propre. Sinon, on reste – où on s’intègre dans un système sale – pour nettoyer la crasse d’un club de «Beavers»  de la racaille élitiste. Et il a vite saisi que c’est cette racaille qui perdure un monde où l’on contrôle tout : les humains, les groupes, les petites nations. On ne mange pas que du cochon : on l’élève et on s’en sert pour engraisser ses avoirs et sa snobinardise au grand banquet romain anglo-saxon, et bien d’autres…

Car la culture, et son contrôle, fabriquent aussi des monstres ineptes, des enfants comme on sculpte de la pâte à modeler. Puis un peuple en entier… Comme on élève des poulets…

Dans son «Kentucky Boy ,  Pea Soup» (Patrick Lagacé, Extrait)

Patrick Lagacé  dit que tout est là… Il a sans doute raison : tout est là. Mais sans vraiment en comprendre le sens profond.   Car j’imagine  Falardeau en train de regarder ce qu’il a filmé, écouter le  dialogue que trop réaliste d’un enfant gras, mal léché,  porcelet, et pour emprunter son langage : «un mongol issu d’une culture qui n’a pas de culture» .  C’est l’Amérique (USA) de demain. C’est également la démonstration criante d’une race qui n’a plus aucune référence culturelle. Délavée, décolorée, risquant de s’éteindre. Une braise dans un bain de cendres froides…

Il n’y a pas plus bel échantillon d’Elvis Gratton… Ce garçon, c’est Elvis Gratton qui, pour s’en sortir, fera sa réussite au «Think Big» : le business. Un garage, mais un gros…

Tout est là, parce que c’est le pivot de l’œuvre du cinéaste. Mais c’est aussi le changement d’attitude.

Falardeau princesse se transforme en crapaud…

Tout est là n’est pas l’œuvre de Falardeau. J’ai remarqué qu’on a encensé – depuis son décès – son œuvre cinématographique, mais on l’a démarquée de l’homme.

Or, rien n’est plus faux. L’œuvre artistique de Falardeau ne vaut rien sans l’homme. Son «Pea Soup» aurait pu être tourné par un amateur qu’il  serait passé inaperçu. Ses Elvis Gratton  ( avec une coquille sur le net, suite à son décès : Elvis Grattin) ne seraient rien sans le soutien du pamphlétaire, n’en déplaise à ceux qui en ont mangé un peu gras de son langage ordurier.

La tendance des commentaires est la suivante : «Nous partageons les mêmes idées, mais nous ne sommes pas d’accord sur la façon de les exprimer».

C’est la manière la plus hypocrite de dire qu’il était un indépendantiste, qu’on en voulait, mais qu’on n’en voulait pas.  Et tous les indépendantistes sont les bienvenus au club «beaver» des indépendantistes.

Falardeau grand cinéaste ? Oui. Le Party (1989), Le Steak (1992), Octobre (1994) et 15 février 1839 (2001).

Rien pour amuser la galerie. La dénonciation d’une dureté extrême, de la survie du gars qui a mangé du poulet Kentucky, et deux fresques politiques…

Après, le club «Beaver» et ses valets ont voulu étouffer le Falardeau trop sérieux, et trop vrai…

Falardeau le sale

Edward Scissorhands n’est pas un garcon ordinaire.
Création d’un inventeur, il a recu un coeur pour aimer,
un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur
est mort avant d’avoir pu terminer son œuvre
et Edward se retrouve avec des lames de métal
et des instruments tranchants en guise de doigts.
Allociné

À travers cette démarche, Falardeau s’est muni d’un costume extérieur de personnalité cinglante, hargneuse, vulgaire. Pas de fini…Comme Edward.

Un cerveau, du cœur, mais pour de doigté… Au contraire d’Edward, on dirait que les lames poussent à mesure qu’il avance dans la vie.

Et si on aimait Falardeau c’est qu’il était d’une authenticité âpre à l’encontre de ceux qui noient leur gin dans l’eau. Il n’y a pas de compromis. La tiédeur est un mélange de chaud et de froid. Et ce mélange a donné au Québec – et à toutes les autres cultures – l’exploitation coloniale féroce qui a anéanti bien des peuples, des cultures.

Et c’est malheureusement ce qu’elle continue de faire.

Au-delà du Québec, du  canadien français, il y a bien plus chez Falardeau qu’un seul peuple. L’ethnologue voit plus loin, mais il voit d’abord ici.

S’il a flagellé les haut-placés de l’ordre exploitante, tempêté dans ses écrits, il a fini par écorcher les valets, les agresser, les  blâmer, les calomnier, les  discréditer, etc.

Ce que le commentateur du blogue de Patrick Lagacé n’a pas compris, c’est que Falardeau – à l’encontre des faux combattants – ne se fabriquait pas une personnalité de combattant : il était le Le Steak (1992).

La survie est saignante… Comme à la guerre. La tendresse est saignante : comme dans 15 février 1839 (2001), une douleur rappelée dans un long mouvement de caméra, de visages, de silences.

Ce que les gens n’ont pas vu de Falardeau c’est le combattant à la manière des anciens : l’épée, l’arc, la flèche. Et le couteau pour le ventre…

Ce que le «monde ordinaire» a compris de Falardeau c’est qu’il était un boxeur amoché, avec une vieille douleur de  238 ans .

La leur. Et encore plus… C’est celle qui se perpétue depuis le «début des temps».

Ce que Falardeau livrait vraiment,  c’est son combat contre toute forme de colonialisme.

On en a gardé le souvenir d’un combattant de l’indépendance du Québec.  Et un salaud…   Falardeau poignardait les journalistes pour leur rôle et non pas pour «la personne».

Il ne faisait pas la différence. Ce fut là  sa grande erreur de «marketing» : les tripes brûlantes n’ont jamais pu saisir et accepter la tiédeur et le compromis.

Les siennes étaient un volcan en feu.

Le propre n’est qu’une apparence qui crée de la réelle saleté.

Il fallait un peu de cette saloperie de Falardeau pour discréditer la saleté cachée.

C’est un salaud, à n’en pas douter. Il haïssait les journalistes pour leur «désinformation» et les traitait de «vendus» et de toutes les injures à en gagner un prix qu’on court. Son rêve avait été d’être journaliste… Il l’a avoué. Mais qui donc veut de deux paires de ciseaux? Il faut bien une main douce et docile pour manier l’autre.

Sa notion de «désinformation» n’est pas trop nuancée : c’était celle qui ne convenait pas à son vieux discours…

Mais il eut, à la fin, raison… Si on peut dire… Falardeau fumait dans les studios de télévision pour  défier….  On a plusieurs fois annoncé sa mort due à un cancer du poumon… Or, un document du CHUM, datant d’aujourd’hui ( 28 septembre 2009), précise que Falardeau est décédé d’un cancer du rein métatastique. Lucie Dufresne, Communication SCHUM

On est toujours content que les gens meurent de leur non-conformisme.

Et que les moutons noirs meurent en noir.  Ce qui donne «raison» aux «blancs» de ce monde pour contrôler la connaissance, le savoir, dans un conformisme de porc béat et bien habillé.

Non, tout n’est pas là, tout est ici. ( Le temps des bouffons).

Quinze minutes de filmographie, 15 minutes à railler   des glorieux. Et tout ça, dans une langue sale de narration.

Dans le ring, le «steak» boxait avec des ciseaux. C’était sa façon de renvoyer la saleté qu’il voyait dans les sociétés.

Moé,  les pots de fleurs.

C’est bien là ce qui le définissait le mieux : une roseraie pamphlétaires qui n’a produit que quelques roses et une de nombreuse épines.  Des lames naturelles, des ciseaux, mais l’aura d’une fleur barbouillée.

La moufette à l’aura de rose.

Salut! Stie d’sale!

P.S.: On t’aimait parce que tu n’avais pas que des mains… Tu avais appris, et l’avait bien dit : «C’est parce que tu es à genoux qu’ils sont grands».

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Quelques falardises, au hasard :

Jacques Hébert, socialiste à voiture de sport; Rabinovitch, président de Radio-Vichy; Monseigneur Steven Guilbault; le Père Hubert Reeves; le Cardinal Bernard Voyer; les Cowboys mélangés; l’autre mongol à barbiche, Suzuki, Kawasaki, Yamamoto ou quelque chose du genre venu à Montréal nous faire la morale in English only; les collabos de Gesca; l’unifolié, un pavillon de complaisance ; les intellectuels à gages de Paul Desmarais; les Japonais, à Montréal, nous polluent la vue et le cerveau; Jacques Godbout fait le jars à la radio de Christiane Charrette; Boom Desjardins, une jolie tête de ruminant domestiqué; la grosse Nathalie à junior qui n’est pas sans rappeler Soeur Marie de la Transpiration des Saints Pieds de Jésus; Lysiane Gagnon, une pitoyable blondasse; la colorée gouverneure générale et la grande tarte à Lafond; mon ami Dieudonné; Patrick Lagacé, le blagueur de La Presse (suivi d’une violente bordée d’insultes impubliables car diffamatoires); le professeur Lauzon, de la marde de gauche; la grosse Bazzo; René-Homier Roy et son parterre de mémés-sur-le-retour-d’âge; Odile Tremblay, une petite gueule pincée de Madame-bien-élevée-de-la-Haute-Ville; Robert Lévesque, le pape de la critique insignifiante pour enfants de choeur attardés; Amir Kadhir et son houdinisme idéologique; Françoise David et son catalogue de bons sentiments; alouette…

DIDIER FESSOU, LE SOLEIL, PIERRE?FALARDEAU. Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance, vlb éditeur, 264 pages

27 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

27 réponses à “Falardeau Scissorhands

  1. PYL

    J’aime beaucoup ce texte.

    Je trouve qu’au Québec, nous avons tendance à aimer quand ça conteste, quand ça brasse… Mais pas trop. De là à faire ce qu’on dit…. il ne faut tout de même pas virer fou.

    J’adore les gens qui ne font pas de compromis, qui ont des idées et qui vont jusqu’au bout. Surtout quand l’opinion publique est mitigée. Comme Falardeau. Le problème avec les gens qui s’expriment comme il le faisait est le fait qu’on (exclut la personne qui parle) ne s’attarde plus qu’à la forme, qu’à l’enveloppe. Ce n’est plus « quel sera le message », mais plutôt « comment va-t-il le dire », qu’on s’en offusque un peu et qu’on l’oublie deux jours après.

    C’est comme si on ne pouvait jamais être gagnant quand on a des idées au Québec. Si on le dit doucement, correctement, ça se confond dans la masse et c’est oublié le lendemain. Si on le hurle, on perturbe l’ordre établi et on passe pour un clown. Ici, il nous faudrait un syndicat de « l’idée », régi par le ministère de la pensée publique qui aurait un formulaire de la contestation. On dirait que les gens comme Falardeau sont voués à ne pas être pris au sérieux, du moins à n’être écouté qu’à moitié.

    Alors, triste perte, incontestablement. Perte d’un type d’homme en voie d’extinction.

    PS: je boycotte depuis longtemps tout lien vers quoi que ce soit de Patrick Lagacé.

  2. Bonjour PYL,
    «C’est comme si on ne pouvait jamais être gagnant quand on a des idées au Québec. Si on le dit doucement, correctement, ça se confond dans la masse et c’est oublié le lendemain.»
    Voilà!
    Je me demande si un Falardeau grand silencieux aurait été vraiment apprécié…
    Quoique je trouve étrange parfois ses attaques que trop personnelles. Colorées, certes, mais … tiraillantes.
    Et je me demande aussi si du feu comme ça il en reste.
    On est au mode tiède.
    Ça ne fait pas de gros feux de camp.
    Bonne journée!
    Un formulaire de la contestation? C’est bien ce qu’il faut dans un monde où la paperasse règle tout. Mais à des coûts… Ouf!

  3. PYL

    Pour les attaques que trop personnelles…

    Je crois qu’éventuellement, on se perd dans la colère et dans la façon de l’exprimer.

    C’est un peu comme Frank Zappa, autre homme que j’admire, qui n’a jamais fait de compromis sur ses idées et sur son art. Vers la fin de sa vie, il luttait contre la censure lyrique. Mais sur certains points, ses prpopos étaient tellement extrêmes que tranquillement, la crédibilité s’est faite moins forte.

    Peut-être qu’à force de lutter toute sa vie, on finit par avoir la mèche plus courte.

  4. Zappa,
    À l’époque, on disait, Zappa est un génie. Sans doute… J’ai essayé d’écouter. Je l’ai fait, mais je ne suis jamais devenu un fan de l’oeuvre.
    Il y a quelques mois, je suis tombé sur un documentaire de Zappa à la télévision. On jouait ses oeuvres en Europe…
    Zappa pouvait distinguer une fausse note dans un vacarme de 20 musiciens.
    J’imagine que parvenu à une telle capacité «musicale», le lyrisme n’a plus aucun intérêt. Je veux dire, la musique telle qu’on la conçoit… Et celle que l’on veut faire entendre…
    On peut «imposer» bien des choses, mais pas l’art.
    Et j’imagine que c’est frustrant.
    La «vision» du Québec de Falardeau était simple et claire. Et pas à vendre… Elle s’imposait… Du moins dans sa tête.
    Et peut-être que les autres étaient tous des crétins… Après le mot crétin, il faut bien en inventer d’autres 🙂

  5. PYL

    Je vous confirme que Zappa était bel et bien un génie. La partie commerciale de son oeuvre ne représente qu’un pourcentage de l’oeuvre totale. Ses paroles et sa musique étaient essentiellement de nature crititque et sarcastique et avaient comme but de déstabiliser l’ordre établi. Il a terminé sa vie comme politicien et comme ardent défenseur de la libre-expression. Il a passé sa vie à combattre les maisons de disque en les critiquant ouvertement à travers son oeuvre; il finit par fonder sa propre entreprise et signait de sa main les chèques de ses musiciens. Jamais il n’a eu à accepter de faire des compromis sur quoi que ce soit et ne s’est jamais gêné pour transmettre ses opinions sur le syndicalisme, les drogues (pour lesquelles il était ouvertement contre), le parti républicain et la politique en général, l’homosexualité, la sexualité, … Tout ça à travers une forme d’art qu’il maîtrisait parfaitement à en faire peur. Il s’est battu toute sa vie pour que le public ait accès à son art et à ses messages sans jamais avoir recours à l’intervention d’une maison mère.

    Pour la comparaison avec Falardeau, ça va jusqu’à présent?

    La vision de Zappa non plus n’était pas à vendre. Son médium, tout comme Falardeau, l’était.

    Des hommes comme ça, je n’en connaît plus.

  6. PYL

    Je n’en connaiS plus

    Quelle faute, désolé.

  7. Falardeau ne mérite pas toute cette attention. Sa vie à été basée sur la haine et l’insulte.

    -Il appuyait l’utilisation du terrorisme pour appuyer la cause indépendantiste.
    -Il s’est réjouit des attentats du 11 septembre et de la mort de 3000 américains.
    -Il s’est réjouit de la mort de Claude Ryan, en signant sa lettre d’insulte à son égard « salut pourriture ».
    -Dans l’une de ses dernières entrevues (Sucré Salé). il disait que tous ce qui ne viens pas du Québec « c’est d`la marde », sauf Leonard Cohen, « c’est d`la marde » parce que c’est un québécois anglophone.
    -Il a traité Plume Latraverse d’ordure parce qu’il avait osé participer à un spectacle pour la fête du Canada.
    -Il avait tenté de louer un avion avec une banderole “mange de la marde” pour les funérailles de Trudeau.
    -Il appuyait le groupe terroriste du Hezbollah.
    -Son personnage de Elvis Gratton, mettez-le séparatiste et c’est Falardeau tout craché.
    -Il avait un langage coloré (brun seulement)

    Il ne mérite certainement pas qu’on nomme une rue a son nom, a moins que ça soit une ruelle sale.

  8. PYL

    Ouf!

    Voilà pourquoi les gens qui vont au bout de leurs idées ne sont pas aimés au Québec!

    Quand ça dérange trop…

  9. Désolé d’avoir pété votre balounne, mais vous étiez décollé en grande. Revenez sur terre.
    Falardeau n’avait rien d’un humaniste, d’un génie, ni d’un grand homme.

  10. PYL

    Aie,

    Je vous trouve très dur. Outre l’homme public, les films qu’il a réalisés sont très bons, cinématographiquement parlant. Quelques navets, oui, mais les perles les rachètent bien. Vous n’aimez pas, mais de là à dire qu’il n’était pas grand chose, c’est comme l’inverse d’une balloune.

    À mon sens, c’est un grand homme, sûrement plus que vous du moins. À moins que vous ne me compariez vos réalisations respectives, que je me fasse une tête.

    Vous dites: »Falardeau n’avait rien d’un humaniste »

    Premièrement, je crois pas avoir sous-tendu ça.
    Et, sur quoi vous basez-vous? Sur ses apparitions publiques, sur ses paroles? Alors, vous faites la même chose que moi, vous formulez une opinion et n’avez pas plus raison que moi.

    C’est comme je disais plus haut. Dès que ça dérange, dès que ce n’est pas dit comme vous voulez bien l’entendre, c’est nécessairement à condamner. Vos commentaires sont probablement le reflet de la majorité de la population québécoise et me prouvent bien ma thèse.

    Je ne suis pas du tout sur une balloune. Il s’agit d’un québécois avec une brillante carrière cinématographique qui s’est battu pour réussir à faire ce qu’il a fait. Nommez-moi ce que vous faites. Nommez-moi vos idées et dites-moi comment vous faites fi des obstacles devant vous et comment vous vous accomplissez. Après, je comprendrai que vous vous permettez de descendre ceux qui le font.

    Je vous accorde le point que la vulgarité, surtout vers la fin de sa vie, n’était peut-être pas toujours de mise. Mais de ce que je comprend, c’est que c’est suffisant pour vous pour condamner l’homme en entier. Bonjour les nuances.

  11. @PYL
    Je ne suis pas un zartisse, je ne suis qu’un simple servant de l’état. Je m’occupe bénévolement d’organisme OBNL, rien qui frappe l’imaginaire.

    Mais les actes de Falardeau que j’ai listé, ce n’est pas rien. On parle d’appui au terrorisme et de se réjouir de la mort de milliers de personnes. On est loin du « Va chier » et « Mange de la marde » qu’il utilisait à outrance. C’est impardonnable, et la majorité des gens trouvent ça inacceptable.

    Quelques illuminés qui ont dit de lui qu’il était un humaniste, et Bernard Landry de dire que c’était une « grande perte pour la nation! » Difficile d’être plus déconnecté de la réalité que ça.

    C’est tout comme pour Polanski, le fait qu’il est cinéastre lui donnerait le droit de violer des fillettes?

  12. S’tie de grosse perte pour le Québec.

    Respect à l’Homme et son Oeuvre!

  13. Christian,
    Falardeau le propre,
    Falardeau le sale,
    Je savais en partant qu’on prendrait un des deux… Et c’est pourquoi je n’ai pas voulu donner un seul Falardeau.
    Reste que son «importance» sans son air de «crotté», rien que par son oeuvre, ne serait pas aussi forte.
    Un personnage.
    Bon? Pas bon? Humaniste? Pas?
    Je cherche encore Falardeau.
    Vous dites que Falardeau ne mérite pas toute cette attention.
    Alors pourquoi avoir écrit sur Falardeau sur votre site?
    Je ne veux pas alimenter le débat. Je ne suis qu’un observateur qui cherche à rester distant, mais honnête.
    Ah! Oui, c’est vrai, je l’aimais… Allez savoir pourquoi!
    Je comprends les frustrations et l’envie de donner des coups de pied sur sa tombe.
    Le défoulement n’amène pas grand chose. Et il était placé pour le savoir. Se défouler en disant n’importe quoi…

  14. PYL

    @ Christian

    Je comprends mieux votre intervention à mon égard grâce à ce paragraphe:

    « Quelques illuminés qui ont dit de lui qu’il était un humaniste, et Bernard Landry de dire que c’était une “grande perte pour la nation!” Difficile d’être plus déconnecté de la réalité que ça. »

    Je ne crois pas avoir soutenu ces propos et je ne les ai jamais même pensés.

    Ça reste que c’est une sorte d’homme qu’on ne voit plus beaucoup. Ça reste que ses films sont excellents, que les sujets sont percutants et qu’il a dù lutter pour arriver à ses fins. Il a voulu dire ce qu’il pensait, ce qui devient rare dans le domaine du divertissement. De le descendre comme vous le faite est injustifié. Comme mon exemple plus haut avec Zappa, c’est ça que je respecte et c’est ça qu’on aime plus ou moins au Québec. Mais Véronique Cloutier (simple exemple) qui fait dans le divertissement de matante le midi et qui s’excuse lors de mauvaise critique pour être bien sûre de ne pas faire baisser sa cote d’écoute, ça on aime ça. C’est bien. Qu’a fait cette personne fondamentalement? Rien en fait, mais maudit qu’est bonne.

    C’est ça le Québec et c’est ça qui m’écoeure.

  15. @PYL
    Des gens à la télé au lendemain de sa mort ont dit de lui qu’il était un humaniste, qu’il était un grand homme, qu’il était sympatique, et qu’il représentait le Québec. C’est aussi là que Landry a fait sa déclaration.
    Je n’ai pas parlé de toi.

    Quand à ses films « historiques », c’est triste de modifier l’histoire ainsi. Ce sont des films de fiction, de propagande, vaguement inspirés de faits historiques.

  16. Fern

    Un homme comme Falardeau est parmi la petite « gang » qui se tenait « DEBOUT » au Québec.
    Depuis quelques années j’ai compris que sans ces quelques personnages, le Québec ne serait JAMAIS indépendant.
    Il ne faut qu’en même pas rêver en couleurs.

  17. Brigitte

    Je veux surtout soulever mon chapeau à vous. Gaetan pour un autre bon et beau texte sur cet homme que ……je n’ai presque pas connu !

    Pourquoi ? Justement, parce que pour en saisir la profondeur et l’intégrité dont vous parlez , il faut d’abord…..le connaître !
    C’est un peu comme un certain chroniqueur qui a mauvaise presse alors qu’il y a en arrière du coeur et du cerveau, mais pas à peu près. Et je ne parle pas de Lagacé, vous l’aurez deviné 🙂
    Pour découvrir, je n’ai pas envie d’avoir à sortir mon armure.

    Je partage votre désarroi quant à l’espèce en voie de disparition, à savoir des hommes et femmes qui on le culot mais aussi la manière et, sans vouloir vous offenser, ici sur ce site, il y a vous et Pyl.
    Désolée pour mon côté groupie 🙂

    Merci et bon dimanche à tous !

  18. Christian,

    -Il appuyait l’utilisation du terrorisme pour appuyer la cause indépendantiste.
    Là aussi, je ne suis pas d’accord.

    -Il s’est réjouit des attentats du 11 septembre et de la mort de 3000 américains.
    Ça, je l’ignorais. On ne peut pas se réjouir du 11 sept.
    Floglia, lui, aime l’«amérique». Le peuple. Car il faut bien distinguer le peuple américain de la politique. Quoique leur petit drapeau sur l’antenne radio quand ils se promènent au Québec est un peu irritante…
    -Il s’est réjouit de la mort de Claude Ryan, en signant sa lettre d’insulte à son égard “salut pourriture”.
    -Dans l’une de ses dernières entrevues (Sucré Salé). il disait que tous ce qui ne viens pas du Québec “c’est d`la marde”, sauf Leonard Cohen, “c’est d`la marde” parce que c’est un québécois anglophone.
    Cohen est probablement ce qu’il y a de mieux dans la langue anglaise. Un autre génie… Et je ne parle pas seulement du Canada.
    -Il a traité Plume Latraverse d’ordure parce qu’il avait osé participer à un spectacle pour la fête du Canada.
    Je me souviens de Plume et de son spectacle. Pour Plume, sans doute que la politique et les divisions sont ridicules.
    -Il avait tenté de louer un avion avec une banderole “mange de la marde” pour les funérailles de Trudeau.
    🙂 Je peux rire un peu? Même si c’est salaud…
    -Il appuyait le groupe terroriste du Hezbollah.
    Dans le conflit Israël-Palestine, c’est tellement compliqué… Que l’on soit d’un côté ou de l’autre de la clôture, on risque d’avoir des roches, des roquettes, n’importe quoi.
    J’ai reçu sur mon site une lettre touchante d’une jeune israélienne qui me parlait de son calvaire de vivre de la crainte des roquettes.

    -Son personnage de Elvis Gratton, mettez-le séparatiste et c’est Falardeau tout craché.
    -Il avait un langage coloré (brun seulement)
    Ouais! J’aurais aimé que le «peintre» varie un peu ses couleurs. Parce qu’il avait un talent fou pour écrire… Même meilleur que cinéaste à mon point de vue.
    Sauf qu’il s’est pendu, enroulé dans ses tripes…
    Bonne journée!

  19. Christian,
    J’ai oublié Ryan.
    Mais je ne l’ai pas oublié. Comme Ministre de l’éducation, il devait tout changer.
    Il a fait de la politique… Après avoir supporté dans un éditorial le PQ…

  20. Fern,
    C’est vrai qu’on n’a plus grand monde qui se tient debout…
    Ce n’est pas les sucreries de la bouche de Madame Marois qui vont faire avancer la cause.

    Ah! J’oubliais un passage de Falardeau… Il inclut dans le Québec les ethnies. Pour lui, ceux qui vivent au Québec sont …québécois et québécoises.
    En autant qu’ils votent… ouf!
    Et pour le «vieux» Chartrand?
    Où sont les Chartrand? Les combattants?
    Vous allez dire que je suis indépendantiste…
    Ça dépend des jours. Sauf, que vu à distance, l’indépendance est en train de saprer le camp… Il y a trop de changements dans la société québécoise. Il faudrait trouver une raison autre que la fibre de la bedaine.
    L’argent.
    L’avantage d’être indépendant par une démonstration «monétaire». M. Parizeau avait presque terminé sa tâche…

  21. Fern

    gaétan pelletier

    D’accord avec vous………………………………………………..

    Oui M.Parizeau aurait réussi SI le fédéral n’aurait pas transgressé les lois pour écraser le Québec avec l’argent sale de power et compagnie.
    René Lévesque aurait PROBABLEMENT RÉUSSI.

  22. PYL

    @ Christian

    Je crois avoir saisi. Nous ne parlons tout simplement pas de la même chose. Pour ma part, j’élabore sur ma fascination à l’égard des gens qui foncent et suivent leurs idées, peu importe les conséquences. On aurait pu prendre George Orwell en exemple; un journaliste tellement épris de sa cause, qu’il en accepte de vivre dans la misère. C’est de ça que je parle: d’hommes (et de femmes comme l’a bien souligné Brigitte, désolé!) qui ne font pas comme les autres et qui s’assument jusqu’au bout. Dans le cas de Falardeau, ce type de caractère nous a amené de belles réflexions (que vous soyez d’accord, ou non) sur la politique québécoise avec ses films (que vous appréciez, ou non). C’est de ça que je traite.

    Pour votre part, vous semblez plus être insurgé contre les hommages posthumes publics (et politiques, ce que vous jugez érroné et une part de moi vous seconde) lui étant rendus. J’ai l’impression que mes paroles vous attiendraient moins s’il était vivant et moins populaire. Je crois que c’est le principe de l’hommage qui vous gène.

    Et d’une autre part, ce ne sont qu’après tout que des opinions. Je sens que vous n’adhérez pas à ce concept et vous sentez détenir la vérité.

  23. @ Fern

    Parizeau était un traitre infiltrant le PQ, tout comme Lucien Bouchard…

    Youtube…

  24. Fern

    Simon Lefebvre

    Pour Bouchard j’étais certain mais pour Parizeau j’avais des doutes……………………………………………………

    Si le PQ n’a pas réussi sa MISSION c’est qu’il y avait des « courtcircuiteux » dans le parti.
    De QUOI est MORT RÉELLEMENT René Lévesque ????????????????????????????????????????

  25. Simon

    Honnêtement, je n’en ai aucune idée.

    Mais qu’est-ce que ça changerait en bout de ligne?

    Pouvoir dire « Ah! les salauds! Ils ont assassiné Lévesque! » si nous apprenions qu’il a été assassiné par l’élite comme la plupart des grands de ce monde?

    Ça ne changerait rien, sauf mettre un peu plus de colère dans notre coeur et dans notre journée.

    Est-ce que je me trompe?

  26. PYL

    Wow!

    C’est la première fois que j’entends toutes ces théories là! Je ne sais trop qu’en penser…

    Juste une petite nuance pour vous messieurs, le peuple a voté « non »…

  27. Levesque avait plus de valeur pour la « cause » mort que vivant, mais de là a dire qu’il est étét assassiné….

    Quand à Fern, voici un extrait du texte (publié en 2005) de Richard Lehir, Ministre péquiste, celui dont les études secrètes n’ont pas été publiées parce que défavorable à la séparation:


    Il faut trouver le moyen de bloquer le vote des tenants du Non. La discussion s’engage et c’est à qui proposera le plus de trucs pour neutraliser le vote du camp adverse.

    À un moment donné, un député propose que les syndicats, très expérimentés en la matière, soient sollicités pour fournir des scrutateurs de choc pour endiguer la mer de Non qu’on anticipe dans le West Island, de façon à rétablir un peu l’équilibre entre les deux camps. Plusieurs renchérissent. Monique Simard et Guy Chevrette (qui à titre de leader parlementaire joue un rôle important dans les réunions du caucus) se portent volontaires pour approcher les syndicats à la requête du caucus. Tous deux issus des milieux syndicaux, ils y ont, disent-ils avec un air entendu et un clin d’œil, d’excellents contacts !

    Au lendemain du référendum, les médias rapportent des allégations d’irrégularités dans les bureaux de scrutin du West Island. De nombreux citoyens se plaignent de n’avoir pu exercer leur droit de vote et l’on rapporte la présence inusitée de militants syndicaux sur les lieux des bureaux de scrutin. Aucune des enquêtes instituées ne conclut à des irrégularités. Pourtant…

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