7A77 rue Internet

73329350

Gaëtan Pelletier

“Tous les problèmes auxquels l`humanité se trouve confrontée aujourd`hui- qu`ils soient moraux, sociaux, religieux ou politiques- sont issus de l`aveuglement psychologique de chaque individu. Du refus vaniteux de chaque individu à s`avouer la vérité à son propre égard émergent des sociétés fondées sur le même aveuglement, et caractérisées par conséquent, par la même impuissance à résoudre ses problèmes. ** La crise de civilisation que nous traversons a sa source dans la faiblesse psychique de chaque individu. La société n`existe pas. Seuls existent les individus dont l`ensemble constituent la société. La société reflète l`ensemble de vérités et d`erreurs que les individus passés et présents ont découvertes et transmises… Dr Dr. Marianne Sedar À la découverte de soi-même

Un blog ou blogue[ est un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l’image d’un journal de bord ou d’un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d’hyperliens et d’éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires. Wiki

“L’étourdi croit que le monde tourne rond.”

— William Shakespeare

( Merci à Catherine Wells pour la belle citation

qu’elle m’a laissée  en cadeau sur mon site)

Chacun

À chaque fois que quelqu’un publie un article, il énonce un savoir, une opinion ou un angle de faits constatés, ou autres…   Il n’énonce pas nécessairement une vérité. Il soumet un texte pour le partager et l’enrichir par le fil des discussions.

Qui plus est, chacun des individus étant en perpétuel apprentissage, chacun est un révisionniste de son savoir. Cette révision se fait par … les autres. Et l’individu est une entité … pour les autres.

Il y a interactions. Et dans ce jeu d’interactions, il faut comprendre que le commentateur est aussi important que le blogueur. Et je dirais que toute démarche est une démarche vers soi en même temps que celle vers l’autre. Enrichissement mutuel, serait sans doute l’expression qui convient.

Dans la démarche vers soi il y a le phénomène de l’oubli : le savoir que chacun possède aujourd’hui est issu d’un compostage de savoirs qu’il a mijoté toute sa vie. Il arrive parfois qu’il oublie qu’il n’avait pas déjà été aussi « savant» . Et que,  comparer à ce qu’il sera dans 5 ans,  il est de retour à une certaine  case «ignorance».

Le plus grand des savoirs est de constater que nous ne connaissons pas vraiment l’Univers et l’humain.

Et nous? Socratisons-nous?

Les autres

La plus grande tentation d’un enseignant est de verser son savoir d’un seul coup… Et c’est tentant : tellement content de montrer aux autres tout ce qu’il  sait. Ainsi que la joie du partage et du don…  Mais cela a souvent l’effet des chaudrons d’huile chaude que l’on jetait sur les belligérants attaquant  les forteresses, jadis : on brûle l’apprenti.

Sauf qu’au fil des ans, au fil des gens, il s’est rendu compte que  les «chacun» formant les autres n’ont pas le même réservoir. Il faut donc qu’il s’adapte aux «apprenants» à chaque fois qu’il donne des explications.

C’est le même phénomène sur la Rue Internet. De temps en temps, le combat ressemble à celui des gangs de rue et l’on retrouve des souliers accrochés à des fils… ou du sans fil.

Délimitation de territoire… Ça date…

Mais dans la rue, c’est pour faire pisser les autres dans leurs pantalons. Et Dieu sait qu’ils en portent des larges! On a inventé le gilet pare-balles, voilà qu’arrive le pantalon pare-pisse.

La connaissance  c’est comme la température : nous

sommes tous à divers degrés.

Jean-Marie Rossignol

7A77 rue Internet

La vie sur rue Internet n’est pas différente de celle de la vie dite «réelle». Au contraire, il n’y a pas pire endroit pour y laisser les traces de son psychisme, de sa pensée, de ses émotions, ses croyances, etc. De sorte que l’on finit par avoir un portrait du commentateur et du blogueur  bien tracé à travers la  foultitude.

Et de temps en temps, l’incivilité prend le dessus. On a qu’à jeter un œil sur les sites dits «populistes» pour constater le phénomène. Sans parler de l’anonymat… Les noms que l’on se donne est caractéristique de sa marque, de son profil ou de que l’on aimerait être.   Et prions pour qu’il y ait un jour un bottin pour ces noms étranges : peau de biche , France, Thrarot, Belgique, Capone 13,000, Italie, chien qui danse, Paris, et A. Nonyme… et Du calme …

Je ne les ai pas inventés, j’ai fait un tour de trois minutes.

Cyberlibertarisme

Dans le  livre  Révolte consommée ( Joseph Heath, Andrew Potter, Édition Trécarré, Québécor Média 2005) les auteurs jettent un œil sur le phénomène de la contre-culture pour  dénoncer son échec. Il y  a également quelques chapitres sur l’art de rater son coup en essayant d’être original…

Mais le chapitre intéressant – du moins en lien avec cet article – est celui qui traite du phénomène de l’internet.

«Nous sommes en train d créer un monde où cha cun, partout, pourra exprimer ses convictions, si singulières soient-elles, sans crainte d’être forcé de se taire ou de se conformer. (John Perry  Barlow)( Ancien parolier de Grateful Dead).   . Declaration of Independence of cyberspace

…il ne semble n’avoir pas songé un instant que certaines personnes pourraient utiliser cette liberté d’expression pour  contraindre, harceler ou faire taire les autres. Ainsi, Internet fut rapidement infesté par le même genre de personnes détestables qui existent dans le «monde réel», tels les racistes, les fanatiques, les sectaires et les sexistes, pour ne rien dire des empêcheurs de tourner en rond, des imbéciles dopés, des cyber-harceleurs et d’autres indésirables toujours prêts à violer la vie privée, à voler des identités, à harceler d’anciennes copines  ou des collègues de travail, et qui en général empoisonnent la vie de d’autres internautes. Pis encore, ils le font en exploitant les caractéristiques mêmes qui devaient faire du cyberespace une telle utopie : pas de lois, pas de barrières ni de frontières, pas de gouvernement ni de police, et un anonymat presque parfait. Les résultats sont venus confirmer la  Loi de Gresham appliquée au cyberespace : la mauvaise parole chasse la bonne. »

Le 7A77 du Québec

Le 7 c’est le blogueur… Le 77, c’est en sorte l’infini représentant la masse de lecteurs et de commentateurs. Il y  a du Tintin partout…

Le blogueur, ou le «pondeur» d’article n’est pas différent du lecteur : il exprime une idée, une opinion, une découverte, et les autres commentent. Mais il vaut mieux qu’il soit poli… Et dans les deux sens du mot… Politesse et polissage.

Le rôle du commentateur est d’apporter du neuf, accord ou désaccord, et de le justifier.

Et il ne faut pas se leurrer pour ce qui est de la prétention d’être  cartésien : beaucoup y perdent leur latin et leurs souliers. Il n’y a rien d’anormal à cet état de fait. Là où risque de basculer, c’est au moment ou le commentateur (voire l’auteur) étale sa connaissance dans un «format dictatorial» ou «totalitaire». Ce n’est pas le propos qui est mis en cause, c’est la façon de  faire.

Nous voilà revenu au «prof» débutant qui jette son chaudron d’huile chaude (comme une petite connaissance sortant du four; la baguette du matin…) sur ses apprentis.

Ce n’est pas de  morale dont je parle, c’est du «discours de la méthode».

Il faut une certaine humilité et également une saine prise de conscience : chacun en est rendu à un certain stade de conscience, de connaissances, et devant une masse d’ignorance.

Mais le voisin?

Il est soit   situé dans un étage au dessous – là où vous avez déjà été – ou dans un étage au dessus, là où vous serai un jour… Ou dans le sous-sol…

Quant aux rapports entre les tripes et le discours qualifié de  «purement cérébral», je n’y crois pas. Mais c’est une opinion…

Je voudrais bien que l’on se souvienne que toutes les religions, abordées du point de vue cérébral, sont complètement idiotes…

Lors de la naissance de mon fils, j’ai demandé au curé qui voulait le baptiser tout de suite pour ne pas qu’il aille aux limbes,  de m’expliquer ce qu’étaient les limbes.

Il a essayé…

Ça devrait se trouver entre la Terre et le Paradis… Dans une sorte de «coffre» de décompression comme celui des plongeurs. Bref, ce doit être entre le clavier et le type à l’autre bout…Sauf que l’on reste paralysé pour un moment avant «l’entrée au paradis»…

Il y a quelques mois, lors d’un échange, j’ai demandé à PJCA : «Qui a financé la grande remontée de l’Allemagne des années 30?»

Il ne m’a pas répondu : sans doute que c’était trop évident. Mais pas pour moi… J’ai donc fait des recherches. Et j’ai trouvé suffisamment d’explications pour pousser un peu plus loin… L’intérêt de la connaissance historique n’est pas de déterrer les morts, mais de comprendre le présent pour déterrer ceux qui tuent au nom de l’argent, la gloire, où autres profits nébuleux. Il y a un dieu en chaque homme, mais le diable a aussi sa part…

Le papier

On se questionne souvent sur les journaux de papier. Pour certains, ils n’apportent rien de neuf. Oui et non … Il y a d’excellents journalistes qui travaillent pendant des années sur des dossiers. Mais dans l’ensemble, les journaux ont a livrer une marchandise qui a pour mission de nourrir le plus de gens possibles. Ce qui étend la gramme  du parking souterrain jusqu’au sommet du building. Tout est étagé, comme les gâteaux mille-feuilles : friables et sucrés à volonté.

Pour ce qui est des livres, souvent cités comme références solides, ils ne sont parfois pas plus fiables que les sources de l’internet souventes fois discréditées par les gens de la presse. On peut dire n’importe quoi sur le net. C’est l’argument massue des journalistes  qui passent au crible les écrits, les blogs, et maintes fois, prennent le pire.

Mais les livres de «papier» sont-ils des sources 100% sûres?

La réputation de l’internet

La réputation de l’internet dépend justement du rôle des écrits, mais autant, sinon plus, de celui des commentaires. En ce sens, il est de la responsabilité de chacun d’être un participant sérieux. L’outil a pris de la vigueur, a informé et continue de le faire.

Il se renforcera et pourra acquérir la crédibilité et le respect de tous à  la condition que nous évitions les pièges de casser les vitrines, de brûler des autos, bref, de se «payer» le respect auquel on a droit… Et pour l’avoir ce respect, il faut éviter que les tripes fassent fondre les neurones si chères aux penseurs qui se croient à l’abri du chaudron d’huile.

La date de péremption

Dans sa Lettre 7, Platon constate la mort injuste de Socrate et déclare que « les maux ne cesseront pas pour les humains avant que les authentiques philosophes n’arrivent au pouvoir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à philosopher véritablement »[21]. Socrate

Dans la vie, tout est philosophie. C’est l’alambic de toute la crasse de «savoirs» qui bouillonne, passent et repassent sans cesse comme un vieux film. La connaissance est, d’une part, l’état de celui qui connaît ou sait quelque chose, et d’autre part, les choses qui sont sues ou connues. Par extension, on appelle aussi « connaissance » tout ce qui est tenu pour su ou connu par un individu ou une société donnés. Connaissance

Toutes nos connaissances individuelles sont soumises à des dates de péremption : c’est un produit comme le fromage.

Ne nous faisons pas d’idées sur nos idées.

Et de temps, en temps, il fait bon revoir ces vieux penseurs qui on traversé le temps.

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: « J’ai trouvé la vérité », mais plutôt: « J’ai trouvé une vérité ».

Ne dites pas: « J’ai trouvé le chemin de l’âme ». Dites plutôt: « J’ai rencontre l’âme marchant sur mon chemin ».

Car l’âme marche sur tous les chemins. ( Gibran, Le Prophète)

P.S. : L’internet est une nouvelle route sur laquelle nous marchons… Pourquoi ne pas tenter de rendre la route agréable ? Qui, pensez-vous, en tire profit ?  Le plus honnête des procès n’est pas celui que l’on fait aux autres, mais à soi.

22 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

22 réponses à “7A77 rue Internet

  1. PYL

    J’aime de plus en plus les blogs.

    En fait, j’ai un jour réalisé qu’un journaliste d’une presse de masse n’avait qu’une illusion de crédibilité. Il devient crédible du fait que nous sommes prêts comme société à payer pour le média en cause. Ce serait d’avouer notre gaspillage que de contester la crédibilité de ces journalistes. Et en parcourant différents blogues, j’ai compris que ceratines personnes (les blogistes) étaient beaucoup plus crédibles dans leurs sujets abordés, de par leur expériences personnelles ou / et profesionnelles. En plus, sur un blogue, il est admis que la transmission de l’information est subjective, assujetie à l’opinion des auteurs; chose que l’on tente de dissimuler dans les médias de masse.

    Mais, c’est comme tout sur Internet. Il faut chercher et cherher et, comme pour les médias de masse, constament douter. L’exercice intellectuel est agréable selon moi.

    Toutefois, si on on donne un marteau à des individus, les uns enfonceront des clous tandis que le autres se taperont sur la tête. Donnez des plumes et quelqu’un quelque part vous la plantera dans l’oeil. Positif et négatif, dans tout et pour tout. Surtout l’Internet. Les possibilités d’immondices et d’atrocités sont trop accessibles et évidentes pour ne pas être exploités.

    Je termine en vous citant: »Il y a interactions. Et dans ce jeu d’interactions, il faut comprendre que le commentateur est aussi important que le blogueur. Et je dirais que toute démarche est une démarche vers soi en même temps que celle vers l’autre. Enrichissement mutuel, serait sans doute l’expression qui convient. »

    Oupss… Desfois, sur les 7 du Québec, on ressent plutôt que l’auteur défend son point de vue, qu’il ne fait que reformuler son billet pour mieux convaincre. À mon sens, Yan Barcelo est celui qui maîtrise le plus l’art du commentaire. Il arrive très habilement à requestionner les questionnements et à reélaborer, quitte à carrément réécrire son billet en commentaires (ce qu’il a fait voilà deux semaines) en revisitant les questionnements du commentaire en question.

  2. PYL,
    En fait, il faut s’imaginer notre réaction dans un espace physique: avons nous le droit de crier, de vociférer, de taper sur le micro, etc?
    Quelqu’un m’a dit que pour évaluer un site, ou blog, il jetait d’abord un oeil sur les commentaires. Si la discussion est sérieuse, posée, honnête, il vaut la peine de s’y attarder.
    Ce n’est pas moi qui le dit, c’est un lecteur. Mais je me suis rendu compte que je faisais ainsi. Un blog est intéressant de par les commentaires aussi. Un blogueur peut simplement poser une question… Alors, la charge et la responsabilité sont alors «renvoyées» au lecteur.
    Le débat peut-être enrichissant… Ou tourner au vinaigre.
    Oui, M. Barcelo est un être réfléchi, posé, et je suis content que quelqu’un cite un cas en particulier. Un modèle, en fait.
    Bonne journée!

  3. Excellent Gaetan, rien à redire, tout à fait mon point de vue… accepter qu’on ne posséde pas une vérité unique, savoir la remettre en cause , être capable de re-évaluer son opinion selon les nouvelles infos/parcours de vie , et finalement savoir partager sans se faire marcher sur les pieds … toute une danse sur un fil d’équilibriste, certains y arrivent bien, d’autres n’ont pas encore compris l’exercice qui doit aller dans les deux sens ( bloggeur/commentateurs) … réussir à insérer Kahlil Gibran était une bonne conclusion à un exercice de réflexion que j’ai eu du plaisir à lire !!

  4. « …il ne semble n’avoir pas songé un instant que certaines personnes pourraient utiliser cette liberté d’expression pour contraindre, harceler ou faire taire les autres… »

    Une citation qui me vient en tête:

    « The price of liberty is association with nuts. »

    Si on impose des limites, il n’y aura pas de limite à ce qui peut être limiter.

    En ce qui concerne le harcèlement, il existe des lois qui peuvent s’appliquer à l’internet. Il ne s’agit que de créer un précédent qui fera jurisprudence.

    Quand à l’anonymité, on sait tous qu’il est très facile d’identifier la source des contributions. Demander au gouvernement…

  5. Missive,
    Merci pour la citation…
    Pour ce qui est des «limites», mais je ne parle pas de censure, une possibilité serait de mettre une limite au nombre d’interventions… Je dis bien, possibilité. Car, en fait, au bout du compte, on y perdrait sûrement. Je constate que certains commentaires très tardifs sont souvent excellents et appropriés.
    Pour le harcèlement, il existe des lois, sauf que dans l’application – ex. celles en milieu de travail – sont tellement complexes que j’en ai connus qui abandonnaient. Ou alors, le système est tellement bien contrôlé que la «partie patronale» a le pouvoir de vous «punir» par des moyens que n’a pas l’employé(e).
    Pour l’anonymat, je ne considère pas que ce soit un problème. Ce n’est pas l’anonymat qui est le problème, c’est ce que l’on fait, surtout dans la manière.
    Ce que je vois sur certains blogues – encore hier, sur un blogue de la Presse, deux individus s’engueulant. Et pas tout à fait élégamment …:`-)
    On saute les injures pour trouver des commentaires un peu plus étoffés.
    Par contre, je suis allé en visiter un autre… Ça tranchait tellement que j’ai lu tous les commentaires. Peu nombreux, mais «signifiants»…
    Bonne journée!

  6. « Si on impose des limites, il n’y aura pas de limite à ce qui peut être limiter. »
    Vrai, mais en même temps, notre vie quotidienne est remplie de ces petites limites qu’on s’impose soi même , y a pas le choix … le probléme vient que nos gouvernants ont défini leur propre set de limites qu’ils nous imposent et que les gens acceptent ou non de suivre … me semble qu’automatiquement la communication sur internet reflete toutes ces contradictions… tout serait ok si tout le monde avait fait un bout de chemin dans la vie et serait capable de communiquer sans essayer d’imposer, mais on n’est pas rendu là, donc …. ??? Tant qu’ici sur ces blogs on peut se jaser, tout ira bien, mais qu’arrivera t il si un jour tu as soudainement un, puis deux, puis 10 emmerdeurs qui arrivent et n’arrêtent pas de spammer, de gueuler, d’insuler ? automatiquement on voudra tous une sorte de limite à ce genre de merde… Et si on veut élargir, j’imagine que c’est ce que les gens ressentent dans leur vie quotidienne, toutes ces petites peurs qui les harassent constament, d’où l’ammoncelement de limites qu’on nous impose tous, un infantilisme de société qui en bout de compte empeche le monde de s’éduquer …

  7. @Marc & Gaétan – je n’ai pas de problème à ce qu’un blog privé impose un code d’éthique. Je suis cependant absolument contre toute intervention législative de l’état en ce qui concerne les idées que les gens décident de véhiculer sur l’internet, aussi répugnantes soient-elles.

    Les lois existantes en ce qui concerne les activités criminelles sont suffisantes pour agir dans ces cas-là.

    P’tite question pour Gaétan – quelles ont été vos trouvailles sur le financement du régime nazi? Est-ce que cela peut-être lier avec l’info suivante:

  8. Bonjour monsieur Pelletier,

    Vous développez une réflexion très intéressante dans ce billet.

    Je suis un adepte des blogues politiques que je dévore en boulimique, mais je participe de moins en moins à la discussion. En voici quelques raisons: irrespect (et même vulgarité) dans le propos, discrédit de l’auteur plutôt que des ses idées et non respect du sujet discuté.

    Les blogues sont touchés mais surtout les forums de discussion. Je lis de moins en moins les 7 du Québec et Politicoblogue en raison de la propension de certains à monologuer.

    Bonne journée!

  9. Missive,
    En plein….
    http://gaetanpelletier.wordpress.com/2009/10/07/les-salauds-celebres-prescott-bush/
    J’ai pensé faire une galerie de «salauds célèbres»… 🙂
    La vidéo.
    Ouais… «I was not aware» et le triste God Bless you…
    La lettre envoyée par l’ambassadeur date je crois de la période de guerre ou des années 30: complot pour «renverser» le gouvernement américain et y implanter un régime «à la Hitler ou Mussolini.
    Un article paru dans un journal en 1942…
    «It’s good for business»…
    Ouch! Envoyer de l’argent à l’ennemi pour qu’il s’arme et tue vos enfants?
    Dégueulasse!
    C’est la le point: connaître l’Histoire pour savoir ce qui se passe aujourd’hui.
    On dirait que les sapins passent moins vite.
    Tant mieux!

  10. Marc,
    Limites.
    Ouais! Il y a censure – qui va à l’encontre ou qui bloque par intérêt, ou limites qui sabre ou restreint, soit par une formule établie, ou autre moyen.
    Sauf que… Qui peut juger qu’un commentaire est impertinent? S’il ne l’est pas pour soi, il peut l’être pour l’autre.
    Mon site a presque deux ans… Je n’ai jamais enlevé un seul commentaire. Un commentateur a voulu m’insulter en me disant que mon article était … je ne prendrai pas sa formule… nul.
    Je lui ai donné raison et j’ai laissé le commentaire longtemps.
    J’ai enlevé l’article et le commentaire.
    J’ai trouvé un site en France avec un code d’éthique bien établi. Dès l’entrée. Je n’ai rien contre, si c’est pour enlever les hurlements, les insultes, bref, dégraisser.
    Encore là. On peut établir un code d’éthique en espérant que le commentateur le lira et s’y conformera.
    Depuis des décennies il n’y a que ça des limites. Pour le bien commun… On vous dira où planter votre clôture, etc. Quel casque porter.
    J’en reparlerai dans un autre article.
    Il y a blogue privé: pas de problème. Dans le cas d’un blogue collectif, c’est un peu plus corsé.
    Le blogue personnel, lui, peut tout contrôler. Et se débarrasser ainsi de ses ennemis.

  11. Casimir,
    La chose qui me semble à faire est de réfléchir avant d’écrire son opinion comme si l’on avait qu’une seule chance.
    Je sais que des arguments contraires viendront… Seconde chance.
    Là ou le vin tourne au vinaigre c’est qu’à un moment l’un perd patience et envoie une insulte à l’autre. Vous sautez un commentaire et vous voyez que l’autre vient de lui répondre par une insulte.
    Ce n’est plus un blogue, c’est une pièce de théâtre! 🙂
    Un des grands problèmes de forums est de prendre un sujet qui «brûle» mais qui n’a pas de fin, ni solution commune.
    Discréditer l’auteur, vous dites.
    C’est probablement «la personne détestable ou fanatique que vous rencontrez tous les jours»…
    Il en est qui ne sont là que pour détruire.
    Mais, je n’arrête pas ici. J’ai vu des blogues où les blogueurs ne passent leur temps qu’à vider leur rancœur.
    Rien d’intéressant, sauf un long monologue fielleux…
    Pour ma part, si je ne trouve pas un blogue intéressant, je passe mon tour…
    J’ai dit un jour à des lecteurs de «picorer» ou choisir dans un article ce qu’ils trouvent bon ou pas.
    Étonnés!
    Nous faisons ça à coeur de jour: apprendre, c’est choisir ses outils et en délaisser d’autres. Nous avons tous un orientation, des goûts. Certains aiment la politique, d’autre pas.
    _____________
    Quelqu’un me faisait part d’une idée: l’autre n’est pas toujours un ignorant parce qu’il est une «cruche». C’est souvent qu’il n’a pas le temps…
    Je me souviens de mes années dites «actives», croyez-moi, j’ai lu, mais pour me détendre. Occupé à élever des enfants, travailler, et tout ce qui va avec.

  12. Rémi

    À la fin de votre billet, quand j’ai lu: « Ne dites pas: “J’ai trouvé la vérité”, mais plutôt: “J’ai trouvé une vérité”., ça m’a fait pensé au titre de la pièce de Nine Inch Nails intitulée « Another version of the truth », sur l’album Year Zero.

    Il y a toujours une autre version de la vérité…

    Tout est relatif. Tout est une question de point de vue, de perception.

    Internet est un peu comme une méga conscience globale dont nous faisons tous partie. Au moyen de nos ordinateurs, nous sommes tous relié entre nous, de cerveau à cerveau, et je crois qu’en commentant sur les blogues comme celui-ci, nous nous aidons tous mutuellement à y voir plus clair et d’une certaine façon, à évoluer.

    Je termine moi aussi avec une citation:
    Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements ; ne croyez pas les mots, fiez-vous au sens ultime, ne croyez pas l’intellect, fiez-vous à la Sagesse. – Bouddha

  13. La tentation du monologue…
    Casimir,
    Vous soulevez un grand débat. J’ai déjà invité des «grands parleurs» à écrire sur mon site pour qu’ils se vident le coeur.
    Ils ont refusé.
    On leur dit: faites-vous un site, un blog. C’est tellement simple aujourd’hui…
    Je suis content de vous voir en parler. Le but est de nous faire réfléchir sur notre attitude. Et je m’inclus également, car je commente aussi.
    Certains s’attendent aussi à ce que les blogueurs aient de grandes idées, de grandes solutions.
    Ce sont des gens normaux. Pas moi, mais les autres 🙂
    Je suis un fouineur comme tout le monde. Sauf que j’aime écrire, découvrir, et partager. Et également RÉCOLTER. Car c’est là le but des blogues il me semble: la mise en commun.
    Depuis dix ans, avouons que les blogues et autres formes de débats, de présentations (vidéos, ex.), nous permettent d’apprendre vraiment sans avoir à passer par une censure comme doivent le faire certains journaux de «papier».
    La liberté a un coût.
    Y-a-t-il quelqu’un de marié dans la salle?
    Déjà qu’à deux c’est difficile, imaginez à 1000!

  14. Rémi,
    M. Marginean appelle cela le GBS. Le Gros Bon Sens…
    Difficile à définir… Disons qu’il y a une part du cerveau et une part d’intuition.
    Dans un monde où l’on accorde autant d’importance au cérébral, certains se ferment et se referment.
    Il faut accepter la relativité dont vous faites mention. Au risque d’y perdre un peu de son égo… Mais on peut rester un être intact.

  15. En effet, Gaëtan, j’apprécie cette réflexion, cette introspection saine de la blogosphère et du blogueur sur lui-même et son rôle. Le blogueur et le commentateur forment soit un duo ou un duel, on choisi selon son tempérament et son ouverture d’esprit. Et la vanité – vanitas: vide de sens – qui nous tient tous plus ou moins par l’égo. Demeurons humbles et fraternel, assez de la division et des chocs égocentriques! Nous découvrons avec la blogosphère que nous avons un énorme pouvoir et nous avons aussi définitivement de l’effet. C’est rendu que l’OMS et les grands médias ne cessent de parler de nous. En bien ou en mal, disait Madonna, en autant qu’on parle de nous! Les yeux sont rivés et sont attentifs à ce qui se passe ici, sur le Web.

    Lorsque je suis ici et ailleurs sur Internet, j’essaie de me comporter de la même manière que je le ferais en face de la personne même. Je ne sais pas pourquoi les gens pensent qu’ils vont convaincre qui que ce soit en les traitant de tous les noms et en les ridiculisant.

    C’est un univers en expansion et qui est effectivement le SEUL lieu où la liberté règne encore pleinement. On voit alors la nature humaine s’afficher naturellement. Et ça se gère quand même bien, malgré tout. Nous devons en prendre soin et apprécier la multitude. L’Internet et nous grandissons à chaque jour, redéfinissons et raffinons son utilisation et réalisons à quel point ce fut un outil qui en bout de ligne a beaucoup plus profité aux masses qu’à la classe dirigeante. L’Internet nous a permis de faire des bonds quantiques au niveau de la circulation de l’information en la révolutionnant complètement.

    Je dis: VIVE l’Internet et je lui souhaite longue et fructueuse vie.

    Les gens continuent d’apprendre à interagir et espérons que notre symbiose et synergie décuplent notre fabuleux potentiel humain que nous négligeons et ignorons tant.

    Merci pour ce regard dans le miroir, Gaëtan.

    François M.

  16. Bonjour François,
    J’ai hésité avant de «lancer» cela. Pour la raison que je me disais que c’était sans doute un sujet éculé, traité par plusieurs.
    Or, je me rends compte – et les lecteurs également – que l’internet commence à avoir énormément d’influence sur nos vies, nos approches, nos conceptions et, bien sûr, nos connaissances.
    Force nous est de constater que c’est un outil fantastique et que nous y sommes LIBRES.
    Nous nous devons de ne pas le saborder… Il est donc de la responsabilité de chacun, autant du blogueur que du commentateur.
    Je voulais souligner cet aspect participatif et cette responsabilité.
    «Se conformer de la même manière que je le ferais en face d’une personne».
    Merci!
    Et j’insiste encore sur le «portrait» qu’on laisse après un commentaire. Les empreintes sont parfois grosses…
    Mais n’importe qui a la tentation de perdre son «self-control». Comme dans la vie… Cela fait partie de l’éducation QUE L’ON SE DONNE OU FAIT, par une prise de conscience.
    Il arrive que je perde un peu patience…Mais j’ai une bonne raison: le vieillissement de la population.
    🙂
    P.S.: Reste que, comme dans la vie, on fait de belles rencontres… Au point qu’on aimerait les voir en personne.
    Sur le net, «beware», tout le monde dessine son autoportrait… Alors, attention aux coups de crayons!…
    Bonne journée!

  17. «On parle de nous»…
    Oui, et c’est ce que j’ai voulu souligner. On commence à se rendre compte de l’effet… Même si certains journalistes traînent encore leur cliché: «on peut dire n’importe quoi sur internet».
    Les journalistes aussi! Passez en revue les journaux de chaque jour. Les perles de bêtises ne sont pas moins nombreuses.
    Alors, pour nous donner du crédit – et nous avons déjà un bon bout de fait – faisons-le comme des citoyens sérieux.
    Quand les journalistes parlent des rumeurs qui circulent, des complots, de «l’ésotérisme», ils parlent du pire de l’internet. Pendant des décennies on a publiés des livres sur tous les sujets – complots y compris – ésotérisme, politique ( et de beaux faux qui se vendaient bien), on en parlait avec sérieux.
    Désolé! Il ne faut pas confondre le blogue de Ginette L’Internet qui parle de ses problèmes de déjeuners et de ses goûts vestimentaires.
    Vous pouvez vous payer n’importe quoi à la télévision.
    Ça ne signifie pas qu’il n’y a pas de bonnes émissions d’information.

  18. « Or, je me rends compte – et les lecteurs également – que l’internet commence à avoir énormément d’influence sur nos vies, nos approches, nos conceptions et, bien sûr, nos connaissances.
    Force nous est de constater que c’est un outil fantastique et que nous y sommes LIBRES.
    Nous nous devons de ne pas le saborder… Il est donc de la responsabilité de chacun, autant du blogueur que du commentateur. »

    Voilà le mot, il est de notre responsabilité de protéger et utiliser intelligemment cet outil formidable. Responsabilité. Un mot clef.

    «on peut dire n’importe quoi sur internet»

    Oui, c’est leur phrase dénigrante préférée, utilisé sans fondement et plein illogisme total.

    On dit n’importe quoi n’importe où. Dans les médias, les magazines, sur la rue, à la TV et sur Internet. C’est pas nouveau, partout où il y a des humains, partout on trouve des conneries et des truc géniaux!

    Et les comiques journalistes et les médias qui disent «on peut dire n’importe quoi sur internet», ont-ils oublié que leurs grands médias sont aussi sur Internet?!?! Que le gouvernement et l’armée est sur Internet, que les universités du monde entier sont sur Internet? Et qu’il y a de la merde comme partout. Comme partout, il faut savoir trouver les sources fiables d’informations et le tour est joué.

    Ce n’est pas comme si nous allions toujours sur des nouveaux sites de fous paranoïaques à chaque jour! Je prends mes nouvelles à quelques endroits précis depuis des années, et je peux dire qu’avec le recul du temps, le taux de véracité et de précision est très élevé, en tous cas, énormément plus élevé comparé à ce qu’on peut trouver dans les médias traditionnels.

    La grande différence est l’interactivité de l’internaute et son univers médiatique. Il n’est plus rempli par les médias et ce qu’ils veulent bien lui apporter comme information et « objectivité », mais il la choisi, suit différents liens, regarde une vidéo, revient à son article, laisse un commentaire là et demande une autre question ici. Les études montrent que le cerveau d’un internaute se concentre mieux et est plus actif.

    Et on y rencontre des gens, parce qu’au bout du clavier, il se trouve d’autres humains. Illusion de séparation. Nous sommes tous connectés.

    Bon, en terminant, lisez cette petite citation toute cute de l’ancien président de CBS News, cela vous donnera une idée du rôle des médias et enlèvera des illusions à ceux qui pensent que nous avons des médias pour nous rapporter la vérité et être un « watchdog » de la liberté et la démocratie… ne manquez pas de suivre le lien et lire les autres citations qui ne manqueront pas de vous faire sourciller!

    « Our job is to give people not what they want, but what we decide they ought to have. »
    — Richard Salent, Former President CBS News.

    Media « Distortions »

  19. Aimé Laliberté

    Bonjour a tous.

    Les journalistes et commentateurs a la télé et dans les journaux adorent utiliser des phrases clichées, lesquelles sont essentiellement fausses, mais qui répétées des millions de fois par des millions de personnes deviennent des pseudos vérités que plusieurs ne songent pas a remettre en question.

    Ces phrases clichés sont appelées des «  »sound bites ». Ca « sonne » correct, mais c’est tout simplement faux. Ces faux concepts ne résistent pas a une analyse poussée.

    Par exemple : »la vaccination a permis de vaincre plusieurs maladies ».

    L’avantage de l’Internet et d’un site comme celui-ci, c’est qu’on peut aller au fonds des choses, constituer un dossier sur un sujet, et expliquer en détail comment les choses fonctionnent vraiment.

    Donc, pour ceux qui se spécialisent dans les clichés, les analyses superficielles, les demi-vérités et le mensonge, une source d’informations comme l’Internet, ou ce site, ne fait certainement pas leur affaire, d’ou les diverses critiques.

  20. Aimé Laliberté

    Voici un vidéo tres intéressant sur la résistance au vaccin H1N1 a Toronto :

    1)

    2)

  21. Internet, c’est l’autre côté de la médaille…ceux et celles qui contrôlaient  » l’information  » n’apprécient pas cette nouvelle donne. Les gens ne sont pas idiots, ils sont capables de faire la part des choses…c’est exactement ce qui effraie au plus haut point les médias conventionnels. Internet c’est la démocratisation de l’information. Nous sommes désormais en mesure de partager nos sources, à travers toute la panoplie des informations, les individus sont plus que jamais à même de se faire une opinion. À nous de rester humble face à notre extraordinaire pouvoir…

  22. Nous pouvons prendre conscience de l’immense privilège qui nous échoit et apprendre à utiliser le méduim à bon escient…avec beaucoup de respect. Je n’aurais jamais cru qu’un jour, je pourrais m’exprimer aussi librement devant pareil regroupement de gens de tête et de coeur. Ça me stimule au plus haut point!

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