Archives quotidiennes : 13 novembre 2009

Péril en la demeure

À la veille de son prochain Conseil national, un documnt de réflexion du PQ proclame que « En 2009, au Québec, les problèmes et les énormes défis à relever sont à Montréal (i.e. dans l’île)…ailleurs au Québec, le français se porte très bien, même si de grands progrès doivent être faits au chapître de l’enseignement du français écrit ».
C’est complètement faux et la timidité du PQ n’a d’égale de sa tendance à se complaire en fermant les yeux sur la réalité.
Le professeur Charles Castonguay a le mérite de remettre les pendules à l’heure juste, en soulignant cette semaine, que Gatineau s’anglicise au galop et que le français se porte très mal aussi ailleurs dans la région de Montréal. « Entre 2001 et 2006, souligne-t-il, le français, langue d’usage au foyer, a reculé au profit de l’anglais au même degré dans la couronne métropolitaine que dans l’île »,
Le constat du PQ est faux. Il précise qu’en deux générations, le français ( de 50% en 2006) pourrait diminuer à 43%.
« Or, de 2001 à 2006, en cinq ans seulement, le poids du français dans l’île vient de chuter de 3,4%…et si ça continue au même rythme on en sera à 43% en 2016, pas dans deux générations ! »
Le français recule également à un rythme effréné dans le 450 et ce n’est pas l’étalement urbain, tel qu’avancé par Pierre Curzi, qui fait problème: C’est le statut inférieur du français face à l’anglais.
« Ce problème commande d’urgence une solution définitive », ajoute l’émérite chercheur. qui se demande comment un tel document de réflexion ne soulève même pas la question du financement outrageusement disproportionné des universités et hôpitaux anglais ( deux mégacentrres hospitaliers universitaires financés à égalité ne renvoient-ils pas l’image d’un Montréal bilingue mur à mur ? »

Le dernier arrêt de la Cour suprême du Canada sur la langue d’enseignement achève de planter le clou dans le cercueil de la loi 101, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était à l’origine.

Seul espoir à l’horizon en cette période d’indifférence collective et d’individualisme consumériste, un Rassemblement des forces vives de la nation va être mis sur pied pour mobiliser la population que les partis politiques traditionnels, PQ y compris, ont abandonné à elle-même.
Lundi soir, le 16 novembre, à 19hres, une première étape de cette mobilisation aura lieu à la salle Studio du Musée Juste pour rie, 2102, boul. Saint-Laurent. La SSJB, le MMF, l’Impératif français, la FTQ, la CSN, le RRQ, l’Action nationale en seront…ainsi que Pierre Curzi et Marc Laviolette du PQ. Enfin, le Québec français va relever la tête et, quant à moi, il n’y a qu’une solution: Nous débarrasser de la Cour suprême canadian et de sa marionnette de lieutenant-gouverneur…et proclamer notre République.
Invitation particulière à tous les lâcheux et sceptiques: Ce poison (l’anglais) qu’on nous impose est beaucoup plus néfaste que tous ces vaccins que vous dénoncez !

Célébrités bafouées

Ainsi donc, le RRQ a encore une fois damé le pion aux autorités coloniale fédérales. Après avoir fait annuler la reconstitution de la bataille des Plaines, il a réussi à gâcher l’entrée du Prince Charles dans son régiment des Black Watch, rue de Bleury. Le Prince et sa dame ont été forcés de passer par la porte de service arrière où ils ont été escortés entre poubelles et rats des villes. Une autre belle victoire du RRQ qui fait beaucoup plus que le PQ et le Bloc réunis pour mobiliser les Québécois et leur redonner le goût du pays.

Et pendant ces temps à la fois sombres et lumineux, des artistes de grand talent démontraient à quel point, en dehors de la scène sur laquelle ils triomphent, ils pouvaient dans la vraie vie être de trous du cul.
D’abord, Claude Dubois, qui s’est effrontément imposé en passant par dessus la foule qui attendait le fameux vaccin sous la pluie au CSSS de Saint-Sauveur, sous prétexte qu’il avait rendez-vous. Ce qui s’est avéré totalement faux. Non content d’avoir court-circuité ses concitoyens, il a menti à tous les médias. Dégueulasse.

Puis, le sénateur Jean Lapointe, qui fait une croisade de tous les instants, contre les machines vidéo-poker: Il a été surpris lundi dernier, jouant seul sa paye sénatoriale, devant une de ces machines, au Casino de Montréal, par un journaliste de Ruefrontenanc.com
Nommé sénateur par son ami André Ouellet, qu’il a supplié de lui trouver un job parce qu’il se disait ruiné par son problème de jeu, Jean Lapointe persiste à prêcher l’abstinence…pour les autres, alors que lui, incapable d’honnèteté, continue d’agir comme s’il était au-dessus de la mêlée…
Pauvres artistes…Seul élément positif: Julie Snyder et ses enfants faisaient la file comme tout le monde devant le CLSC de Saint-Sauveur.
Et pourtant, Dieu sait si elle aurait eu les moyens de faire autrement.
C’est ce qu’on appelle le civisme et le respect des autres.

Pierre Schneider

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