BIP! BIP!

Source de l’image: Slauroblogpacajob 2008

Hélas! hélas! En vain comme des chassieux
Qui marchent à tâtons et clignent les deux yeux,
Nous nous efforçons tous, pilotes sans boussole,
De lire dans les feux de la grande coupole
Vers quel noble avenir vogue le genre humain;

Barbier, Satires, Le Dernier temple, 1865, p. 273.

 Carnivorous slobbius : carnivore vulgaire

C’est le nom railleur  «latinisé» d’un personnage de  dessins animés.  On dirait toutefois une dénomination d’un  de requin de la  finance,  du pouvoir, ou des deux, Bref, tous ces ostrogoths  qui régissent notre vie pour notre bien dans en oeuvrant dans la construction d’une quincaillerie à grande surface sur  une boule ronde et bleue.

À chercher la signification du monde et sa direction, rien de mieux que les dessins animés qui n’ont rien à vendre, sauf de l’«entertainment». On s’amuse, on rigole… mais à la fin, on ne rigole plus.

C’est sérieux les dessins animés. 

Le Roadrunner

Coyote n’aura alors de cesse d’inventer des stratagèmes loufoques (du patin à réacteur à la catapulte géante) pour capturer son repas. Il verra ses idées se retourner les unes après les autres contre lui. Pétard mouillé, élastique capricieux ou enclume facétieuse, Coyote se fera prendre à chaque fois à son propre piège dans l’amusement du téléspectateur tandis que Bip Bip, farceur et malin, nous gratifie d’un panneau à l’humour grinçant pour commenter la situation avant de repartir en lâchant un « bip bip ! » provocateur. Bipbip et Coyotte

Toutes les discussions du monde se heurtent à une sorte de dessein animé de l’intérieur dont nous ne contrôlons pas vraiment les personnages. Nous vivons dans une schizophrénie à fragmentation continue dérivant de facteurs qui pourraient maintenant  être représentés  par un nombre infini comme le    N-track Studio qui permet un nombre de pistes selon la capacité de l’ordinateur ainsi que de  l’imagination du compositeur. À tel point que le programme lui-même, qui  à ses débuts pouvait représenter une certaine réalité, dépasse aujourd’hui le «besoin», à cause même de ce N infini devenant inutile puis que l’on ne peut plus matérialiser cet infini… Un million de pistes sonores ne donneront pas une meilleure chanson

Et il en est ainsi  dans la vie : on dépasse nos besoins, de sorte que l’illusion du pouvoir est représentée par un infini devenu obsolète par notre capacité à gérer la réalité. Et vivement enterré dans le mitraillage des produits de consommation qui est un prolongement de N.  Nous nous sommes égarés dans un infini de non besoins : les gadgets illusionnistes ayant créé un écran sur les réels besoins : travail, famille, éducation, et paix, et toutes les nécessités d’un quotidien lui aussi brisé.

La guerre des prix mène à celle des mal pris…

Le Fight Club ACME

La fausse surabondance cache celle qui disparaît lentement. Si un bonne paire de pantoufles représentent le confort, celui de l’état mental – après avoir assouvis les besoins primaires – est le plus important. 

L’activité humaine, avec sa multitude d’actions, d’interactions, en est rendue à  un niveau où il est quasi impossible de créer une œuvre commune : c’est le grand chaos, et la fin du monde est proche. Rien n’a besoin d’être détruit, car nous le sommes un peu tous de l’intérieur par un massacre continuel et invisible d’une race sous tension, vidée, en surmenage constant. On se rafistole aux antidépresseurs et autres produits de calfeutrage.

La lutte a plus d’importance que le résultat qui nécessite des sacrifices de la part de nos êtres bouffie de l’égo. . Et c’est pourquoi, comme dans «les grandes inventions» de la Cie ACME, nous en sommes à suivre des cours de boxe par correspondance, à enfermer 300 chansons dans une boîte minuscule. Chacun a ses outils, chacun a son garage, chacun est enclos dans son petit domaine clôturé…selon les règlements de la ville, de la province, de l’État en passant par une multitude de «services» tampons qui finissent par filtrer la vie et robotiser l’humain.   

Ajoutez à cela la frilosité des  ego  attelés  un orgueil de réacteur nucléaire, nous voilà forts et beaux  dans son «soi», mais laids dans la grande solitude de la société.

Malgré nos cinéma maison, tout se ramène encore au bon vieux chandail de laine : il faut mailler et démailler pour cette œuvre délicieusement anodine mais tellement pratique.

À l’heure où les moutons sont dans les champs, les grands projets vendent la laine – avec la grande hâte de tirer profit des bêêêêêtes. D’un côté, la société cultive la bête pour la laine, et dans cette fausse chaleur, nous sommes maintenant un peu perdus. À se demander si la fiction et la distance de nos rapports ne sont pas des illusions de mouvements que nous entretenons. Piétiner ne mène pas loin…

Ce qui fait l’affaire de la Cie ACME : elle ne vend que des gadgets. Et elle ne satisfait que les vendeurs de produits.

La société n’est plus pour l’Homme : elle est devenue celle de dirigeants rendus invisibles par le même procédé que la peinture de la Cie ACME : elle rend  invisible.

Qui donc dirige le monde? Et dans quel dessein?

La liberté par une démocratie tartufe?

On n’a jamais autant cultivé les petits rois et une noblesse décadente amorale, bien calée dans son fauteuil capitonné aux dollars.  Car, en fait, tous les gadgets et armes vendues son inefficaces comme celles du célèbre dessin animé.

C’est tout de même assez surprenant qu’un dessin animé nous en apprenne autant sur la conduite humaine. Car à défauts d’idées pratiques et réelles, le Roadrunner finit par créer une stratégie basée sur des inventions saugrenues, par tricherie,  par ambition,  pour une proie qui réussit à le narger … avec des pancartes. Le Roadrunner achète ou fabriques ses outils et ses armes à partir d’une seule compagnie : : ACME

En fin de compte, pour faire «universitaire» dans le modèle, on peut en conclure que la science, la politique, sous toutes ses formes, est un vaste échec que nous entretenons. C’est la fascination d’un tour  de  magie mis à jour  qui nous leurre. De surcroît, il a tous les moyens de se renouveler en apparence pour nous leurrer davantage.

Encore une fois étrange que la méthode scientifique qualifiée de «prudente» nous offre les produits les plus farfelus pour attraper la proie que nous sommes. En fait, la réponse est encore dans les dessins animés et dans sa compagnie bidon :  ACME 

L’univers ACME

À force de creuser, je me rends compte que cet univers de dessin animé est une représentation cachée d’une vérité bien profonde. C’est  assez désarmant, je l’avoue. Quand on pense à tout l’argent investi dans des livres, si une image vaut mille mots, un dessin, une fois multiplié par 23,97 fps ( frames par seconde)  vaut bien des images. Et ça bouge…

Sauf dans la vie, la réalité est en train de figer la planète dans un sable  de maniérisme  gras et pâteux qui entraînera la perte de cette merveilleuse espèce : la race humaine.

 Et voyez la suite, Ô combien démonstratrice des États et de ses goinfres à cravates, enfermés dans leur élitisme souillé , créant des INC! INC!  à grande vitesse, égale  à la stupidité de sa «philosophie» et de ses produits :

L’activité de la compagnie n’est jamais clairement définie, mais elle apparaît comme un conglomérat pouvant manufacturer n’importe quel produit et offrir n’importe quel service imaginable, et ce peu importe leur extravagance ou leur inutilité. L’acronyme de la compagnie signifierait American Company Making Everything (Compagnie Américaine Fabriquant Tout) ou, selon d’autres, A Company that Makes Everything (Une Compagnie qui Fait Tout), ou encore Another Company Making Everything. En anglais, acme signifie acmé, il s’agit donc de rétroacronymes. L’acmé désigne le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation. Appliqué à une civilisation, le terme évoque son apogée.

Les produits ACME

LA MACHINE À ADDITIONNER : si simples à utiliser que même les chiens peuvent calculer la raison pour laquelle les souris détestent le fromage et pourquoi les chats veulent que les chats les massacrent.

LE BOOMERANG : ils sont garantis de toujours être renvoyés au lanceur.

LE KIT D’EXPLOSIFS POUR JUNIORS : Démarrez votre carrière comme expert en démolition avec notre kit.

LA PEINTURE INVISIBLE : peinturez-vous vous-même avec la peinture invisible et rien – incluant les roadrunners – seront capable de vous voir. Le catalogue

Les règles

À première vue, elles sont  stupides. Sauf qu’en avançant dans l’Histoire, on dirait qu’elles deviennent de  plus en plus …plausibles. Il n’y a qu’une compagnie de production… C’est comme ça que probablement, les drapeaux américains sont fabriqués dans un pays asiatique. En affaires, il n’y a plus de pays, on le sait.

D’où cette vieille prise de conscience d’un astronaute américain à quelques minutes du décollage : «C’est un peu inquiétant de partir avec une machine de 50 millions de pièces toutes fabriquées par des soumissionnaires aux prix le plus bas possible»…

Selon les commentaires de Chuck Jones dans Chuck Amuck: The Life and Times Of An Animated Cartoonist, l’auteur a obéi à des règles simples mais strictes :

  • Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! »
  • Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le Coyote – si ce n’est sa propre incompétence ou les produits ACME.
  • Règle 3 : Le Coyote pourrait s’arrêter à tout moment s’il n’était pas aussi fanatique. (Rappel : « Un fanatique est une personne qui redouble d’efforts en oubliant le but de sa poursuite » – George Santayana).
  • Règle 4 : Jamais de dialogue, excepté le légendaire « Bip ! Bip ! » ou, à l’occasion, une inscription laconique sur une pancarte au moment même où Vil Coyote réalise qu’il court douloureusement à sa perte.
  • Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu’il est un roadrunner.
  • Règle 6 : Toute l’action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-Ouest américain.
  • Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation.
  • Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du Coyote.
  • Règle 9 : Le Coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu’il échoue.
  • Règle 10 (non officielle) : Le Coyote doit toujours recueillir la sympathie du public.
  • Règle 11 (vu dans l’encyclopédie des Looney Tunes) : Chaque cartoon de Bip Bip et Vil Coyote doit comporter 11 gags. Bipbip et Coyotte

Il ne reste plus de réponses à ces profiteurs,  exceptées le Bip ! Bip ! Ni  de dialogues. Comme dans la vie, il n’y en a pas dans cette bande dessinée. Il y a une légère progressions, les onze gags : nous étions à G8, nous sommes à G20. Le nombre de gags a tendance à enfler… on en a grandement besoin pour nous convaincre du sérieux d’une colonie  de sans desseins qui nous fait vivre du 2012 à tous les coins d’an.

Comme dans le cartoon, pour nous protéger, s’il ne reste plus qu’ une compagnie pour nous approvisionner, NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX DU PRODUIT, ni de la manière de contrôler notre production.

Le procès : Coyote VS compagnie ACME Corporation

Voilà notre Coyote détruit, anéanti  par son fanatisme et les mauvais produits de la Cie ACME. Il n’aura plus aucun recours que celle de la poursuivre en justice.

La répétition des coups le long d’un axe vertical a produit une série de plis réguliers horizontaux dans les tissus corporels de M. Coyote,  mettant M. Coyote dans une  condition rare et douloureuse, caractérisée par une suite d’élongations et de compressions verticales alternatives, lui faisant émettre à chaque pas une suite de fausses notes, telles celles produites par un accordéon désaccordé. La nature gênante et embarrassante de ces lésions a empêché  M. Coyote de suivre une vie sociale normale.  

Comme la Cour doit sans doute le savoir, le Défendeur a le quasi-monopole de fabrication et de vente de marchandises, nécessaires aux activités de M. Coyote. Nous affirmons que le Défendeur a fait usage d’une position dominante, au détriment du consommateur, quant à la vente de produits spécialisés tels que poil à gratter, cerfs-volants géants,  pièges à tigres birmans, enclumes et longues bandes de caoutchouc de deux cents pied de long. 
Comme il se méfie à présent des produits du Défendeur, M. Coyote n’a plus aucun autre fournisseur auprès duquel il puisse s’approvisionner. On peut seulement se demander ce que feraient dans une telle situation nos partenaires commerciaux en Europe de l’Ouest ou au Japon, alors qu’on permet à une société géante de transformer un client en victime, de la façon la plus insouciante et injustifiée, à maintes reprises.

M. Coyote demande avec respect que la Cour prenne en compte les implications économiques et fixe le montant des dommages et intérêts à dix-sept millions de dollars. 
De plus, M. Coyote estime les dégâts réels (repas manqués, dépenses médicales, jours perdus dans ses activités professionnelles) à un million de dollars, les dégâts généraux (cruauté mentale, atteinte à sa réputation) à vingt millions de dollars, et les honoraires d’avocat à sept cents cinquante mille dollars. 
Soit au total : trente huit millions sept cents cinquante mille dollars
En attribuant à M. Coyote la totalité de la somme, la Cour blâmera ainsi le Défendeur, son Conseil d’administration, ses dirigeants, ses actionnaires, ses héritiers et l’assignera à réparation, en une langue qu’il comprendra, et réaffirmera alors le droit du prédateur individuel en le mettant sous la protection de la Loi.
Coyote VS ACME

 

L’inutile à l’agréable

J’ai essayé de retracer une revue, celle de la célèbre  Popular Mechanics  qui faisait le bilan des pires inventions du siècle dernier, n’incluant pas la tentative de créer un steak artificiel, bien sûr. Il y en a des centaines, voire des milliers…

Genre comme… Une machine à rayons X, la Shoe-Fitting Fluoroscope (1927), vendue à 10, 000 exemplaires dans les magasins de souliers en Amérique et en Europe…Fabriquée pour trouver le bon ajustement.  Jusqu’à se qu’on se rende compte de ses dangers pour la santé : une femme s’y brûla et dut se faire amputer la jambe…

L’histoire ne parle pas des autres cas ni des poursuites contre la compagnie.

En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger.

P.S. : C’est du passé? Ah! Informez-vous auprès des techniciens en radiologie sur la fréquence et laissez-les calculer pour vous l’usage que l’on fait encore du Rayon-X aujourd’hui. Radio-Canada.

En 2001, 1500 décès par année. Sans compter les maladies provoquées, reportées à plus tard. De 1927…. à N.

Au fait, vous chaussez quelle pointure? Vérifiez, la machine est ici…

C’est sans danger : la médecine peut vous amputer en un rien de temps.

17 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

17 réponses à “BIP! BIP!

  1. C’est bien beau, la science, mais j’ai bien peur que beaucoup sont en train d’en faire une religion et d’en créer un dogme qu’on ne peut questionner.

    La « science » nous a donné les OGM, le fluorure dans l’eau et la bombe atomique. Finalement, la science, produit de l’intellect, peut nous mener tout droit à l’auto-destruction si l’esprit n’y est pas superposé, car seul l’esprit peut juger du SENS des choses, de leur valeur. Les connaissances sans la sagesse ne sont pas grand chose.

    Et la science n’est que le produit de l’homme, avec ses facultés limitées et ses aveuglements. Elle nous aide à comprendre le monde extérieur, certes. Mais il ne faudrait pas oublier qu’elle n’est jamais parvenue et ne parviendra jamais à tout expliquer et tout mettre en équation. La science change avec ses vérités, au fur et à mesure que nous comprenons plus notre univers. La physique quantique est en train de nous faire comprendre que notre physique aura besoin d’être réécrite presqu’au complet.

    Et la science ne va toujours d’aucune utilité pour comprendre le monde intérieur. Il faudrait bien reconnaitre ses capacités et ses limites.

    Excellent billet, Gaëtan.

  2. Garamond

    Svp, signez donc vos billets….

  3. En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger.

    Ben oui… C’est ce que tout ceux qui croient en la science disent! C’est ce que se disent les astronautes quand leur fusée décolle! C’est ce que disent les ingénieurs en montant une structure.

    🙄

    Les 7 en seraient-ils maintenant à renier la science et trouver la vérité dans les cartoon? Au moins ça aura le mérite d’être clair! 😉

    Dommage que ce beau texte, intéressant, original, se termine dans la facilité avec la médecine… Comme si on ne voyait pas le rapport avec les discussions précédentes…

  4. Sophie Guillot

    Martin

    La Science comme tu dis à des limites qu’elle n’accepte même pas. Pour exemple, la France a fait le choix et un pari assez impressionnant quand on songe aux conséquences, de se munir de l’énergie nucléaire prétendument pour être « autonome » en énergie.

    Sauf que … ça fait 40 ans par exemple que les Scientifiques nous soutiennent que on va trouver une solution pour stocker les déchets nucléaires résiduels très toxiques que l’on ne parvient pas à retraiter pour les réutiliser dans les réacteurs comme combustible et qu ‘on se retrouve avec en résumé :
    des déchets qui ont été balancés en dépit de tout principe de précaution dans des futs métalliques dans tous les océans du globe par tous les pays qui se sont équipés de centrales nucléaires. Certains de ces fûts se sont éventrés depuis ça va sans dire.. les rejets de ce type sont interdits par une convention internationale depuis 1994 ( que la france en passant a été la dernière à signer … ) mais la centrale de retraitement de déchets nucléaires à la Hague rejette en mer des déchets dont on ignore la nature, vu qu’ils sont rejettés par une conduite qui part à 4 kms au large.. Greenpeace fait régulièrement des mesures qui sont plus qu’édifiantes. La convention stipulait que l’on avait plus le droit de jeter de fûts mais ne disait rien des conduites … ( un ange passe ) .

    à part ça , on envisage très sérieusement de creuser des puits de 500m de profondeur pour enfouir des déchets qui resteront hautement radioactifs pour 200 000 ans le tout dans des conteneurs prétendus étanches. Mais aucun matériaux industriel n’est capable de résister avec certitude pendant un si long laps de temps, et personne ne peut savoir si le site choisit ne subira pas par exemple un séïsme sur les 200 000 ans à venir. Autrement dit on hypothèque très sérieusement l’avenir des générations futures à survivre dans des conditions acceptables. Les Scientifiques prétendent que ce serait un insulte à la Science que de penser que nous ne pourrions pas trouver une solution vraiment sécuritaire d’ici à 200 000 ans, alors que dans aucun pays on peut prétendre à une stabilité politique ( ne serait ce que ça ) sur une durée de 100 ans alors 200 000 …

    Voilà ce que la Science nous prétend « maîtriser » ; en fait on joue aux apprentis sorciers. C’est strictement la même chose avec par exemple les OGM . On a AUCUNE idée de ce que cela peut avoir comme conséquence environnementales, et les craintes comme quoi la situation serait irréversible si un jour on s’aperçoit que c’est une monumentale connerie et que cela peut avoir des effets sur la santé des humains.

    Tu me diras que d’ici à 200 000 ans on aura trouvé un vaccin contre le cancer. C’est en gros aussi probable que d’imaginer qu’on ira d’ici deux siècles en vaisseau spatial sur Mars pour aller faire notre magasinage en 10 minutes. Ou que nous pourrons voyager à la vitesse de la lumière voire aller dans le passé et le futur… Les albums de bande dessinée de SF sont bien jolis, mais la réalité nous démontre tout de même que la Science n’est pas toute puissante. Loin de là . Et que bien souvent on n’a strictement aucune idée exacte des conséquences désastreuses de certaines découvertes.

    Pour moi avec les vaccins, on joue aussi aux apprentis sorciers maintenant puisqu’on en fabrique avec le génie génétique. Que sait on des risques ? Réponse RIEN. Mais on prend le risque tout de même au nom de la Science, hors d’elle point de Salut, Sainte et Apostolique. Merde, ça ne te rappelle rien?

  5. Sophie Guillot

    Autre détail croustillant pour la soi disant « autonomie » énergétique de la France, bien entendu la France n’auto produit pas d’uranium qu’elle est donc obligée d’importer. Sur l’ensemble des centrales nucléaires actuellement en service en France, il y a toujours sur la totalité des réacteurs au moins 10 voire 20 % d’entre eux qui sont arrêtés à cause de « problèmes techniques » qui se résument poliment à des fuites de matières radioactives dans l’atmosphère ,quand ce n’est pas dans l’eau. Parfois, les super scientifiques super techniciens mettent plusieurs semaines ou plusieurs mois pour trouver l’origine des fuites…

    On nous prétend par ailleurs que la France maîtrise le nucléaire et que nous sommes à la pointe au niveau technologique, et que donc à ce titre nous serions à l’abri d’un second Tchernobyl.

    La centrale Super Phénix pour laquelle de très nombreuses manifestations furent organisées pour protester contre sa construction par les écologistes dans les années 70 a tout de même été construite mais elle n’a JAMAIS fonctionné à plein. Aujourd’hui il a été décidé de la démonter, ce qui prend environ … 15 ans et je ne sais encore combien de paquets de milliards d’€.

    Alors l’autonomie = ça marche pas, faut acheter notre uranium , la sécurité = c’est tellement complexe qu’on arrive pas à faire fonctionner les centrales à plein , les risques environnementaux et pour l’avenir sont considérables.. et pas que pour les Français, pour toute la planète; quand il y a eu Tchernobyl, quelques années après , nous avons vu les cas de cancers de la thyroïde notamment considérablement augmenter. Sur le plan écologique donc c’est aussi un fiasco. Sans compter tout l’argent qu’on a investit dans cette impasse. Si seulement les Scientifiques pouvaient avoir un peu plus d’humilité et reconnaître quelles sont les limites de leurs connaissances avant de nous lancer tête baissée dans de telles aventures, la Science y gagnerait en terme de confiance de la part du grand public et il y a de grandes chances que tout le monde ne s’en porterait que mieux.

  6. J’ai bien aimé ce texte, merci Gaetan.

    «La société n’est plus pour l’Homme»

    Elle ne l’a jamais été.

    «En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger.»

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Scientifique peut être dangereux. C’est l’utilisation que les hommes font ou ne font pas de la science qui est un danger.

    L’ordinateur peut être un danger scientifique, de même que la roue et le feu qui sont parmi les plus anciennes découvertes scientifiques. C’est comme la nature, d’ailleurs. Le naturel peut être ou non dangereux.

  7. Bonjour Vincent,
    Coudonc! As-tu déjà reçu l’argent que je t’ai envoyé?
    Tu sais, j’ai toujours adoré la science. J’ai été technicien de laboratoire, physique, chimie, biologie.
    J’adorais…
    Le problèm ce n’est pas la science, comme tu dis, c’est ce que l’Homme en fait.
    Et comme elle évolue, elle doit rejeter certains principes. Sinon ce n’est pas de la science… La science n’a rien de statique.

  8.  » C’est comme la nature, d’ailleurs. Le naturel peut être ou non dangereux. »
    De mon point de vue, la nature ESt, point… c’est nos perceptions/utilisation, forces/faiblesses qui la rendent aimable ou dangereuse selon notre vécu/conséquences ..comme la Science d’ailleurs… ce qui améne le probléme à un autre niveau, celui de la responsabilité .. l’homme est il assez éduqué/perceptif pour être responsable de la découverte de principes universels qui deviennent des découvertes scientifiques … ce qui améne une autre question en bout de compte, l’homme est il bon, mauvais de nature face à l’évolution du savoir scientifique versus sa propre évolution /sens des responsabilités ?

  9. Crime Gaetan, on poste en même temps en disant la même chose, j’aime les résonnaces comme ça .. hey, en passant, mon chéque à moi est pas rentré !?!

  10. MleM,
    Rien n’est parfait. J’ai eu envie de ne pas mettre cette fin… Sauf que j’ai rencontré un technicien en radiologie qui fait son travail… Mais les décisions ne viennent pas de lui. J’ai cru bon de rappeler qu’on ne joue pas avec ces appareils, très utiles, mais à «usage contrôlé». Or, il croit qu’il y a abus…
    C’est tout.

  11. Marc,
    Bien dit!
    Ton chèque n’est pas rentré? Je vais devoir évaluer ma politique de dévaluation… Comme je comptabilise les commentaires négatifs par une grille de mon cru, je me rends compte que d’ici 23.46 jours, je serai ruiné.
    Mais ne désespère pas… Je me lance dans l’asphalte… De gré à gré… 🙂
    D’ailleurs, j’ai déjà un contact. Yvan. C’est écrit sur son camion Yvan d’la gravelle.
    «l’important ce n’est pas ce que tu connais, mais QUI tu connais … 🙂

  12. Sophie Guillot

    En tous cas, jamais plus je ne regarderai le Bip Bip et le coyote du même oeil… Merci !

    Un humoriste à propos de Sarkozy disait de lui qu’il était comme le Bip Bip à courir partout vu sa pathologique suractivité chronique mais sauf qu’il avait la tête du coyote.

  13. Simon Lefebvre

    Que dire de plus que… perte de temps?

  14. Sophie Guillot

    Gaëtan, où as tu mis le tire bouchon ?

  15. J’ai découvert une nouvelle maladie il y a quelques années: la sériosite.
    ««La mère de Goethe cultivait la joie» J’ai oublié l’auteur.
    P.S.: Le tire-bouchon.
    Comme les vaccins… En rupture de stock! 🙂

  16. Sophie Guillot

    Bon pas grave , pas besoin avec une bouteille de champagne ( bio off course ! ), tu as les coupes ?

  17. Antoine

    Bien dit, science sans conscience n’est que ruine et désolation.

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