Obama: le bilan après un an

« Yes we can » – Barack Obama, slogan de sa campagne électorale, automne 2008

« Au cours de périodes où règne le mensonge et la manipulation, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » – George Orwell

« Vous pouvez avoir du pouvoir sur autrui tout aussi longtemps que vous ne leur enlevez pas tout ce qu’il possède. Mais lorsque vous avez tout volé à un homme, il n’est désormais plus sous votre pouvoir – il est libre de nouveau » – Aleksandr Solzhenitsyn

Voilà déjà une année d’écoulée depuis l’élection de Barack Obama. Comme je le prédisais à l’automne dernier, ce nouveau gouvernement élu sur un vent de changement, se révèlera n’être qu’une vaste illusion, une campagne de promesses vides et de faux espoirs. L’administration Obama n’est rien de plus que la continuité de celle de Bush. L’illusion du paradigme de la gauche et la droite, des Républicains et des Démocrates s’effondre. Il n’y a qu’UN parti politique aux États-Unis: Le parti de la guerre et de Wall Street, le tout orchestré par les banquiers privés de la banque centrale, la Federal Reserve Bank (Fed). Que les Américains votent pour un parti ou l’autre, l’agenda est le même. Il y a longtemps que les États-Unis sont tombés sous un coup d’État silencieux, probablement depuis la mort de JFK.

Voici de nombreux exemples de ce bilan négatif de l’administration Obama:

– L’administration Obama tente d’étouffer le dossier des courriels manquants de la Maison Blanche

Obama avait promis à l’Amérique plus de transparence. Cela ne s’est jamais vraiment concrétisé. Nombreux sont les exemples. L’administration Obama a décidé de suivre les pas de l’ancien président George W. Bush en tentant d’étouffer une poursuite judiciaire visant récupérer des millions de courriels manquants liés à la Maison Blanche pouvant contenir des informations importantes quant à la gestion de l’administration Bush, effaçant ainsi potentiellement des évidences de crimes.

– L’argument identique du « secret d’État » utilisé par Bush est mis de l’avant par l’administration Obama pour empêcher la divulgation d’informations troublantes et incriminant.

Le département de la Justice imite l’administration Bush en invoquant le privilège du « secret d’État » face à des poursuites judiciaires dans le dossier du programme de capture extraordinaire de la CIA (rendition program), mis en place par Bush, Cheney et Rumsfeld. La raison évoquée pour éviter que les poursuites judiciaires se poursuivent contre ce programme d’enlèvement de suspects à travers le monde, transportés secrètement vers des prisons non identifiées publiquement pour se faire torturer, est que ces poursuites pourraient révéler des informations secrètes relatives à la sécurité nationale.

– Barack Obama avait promis que les États-Unis ne torturerait pas sous sa garde.

Mais tout comme Bush, Obama se bat pour empêcher des milliers de photos documentant la torture made by America, alors que Guantanamo n’a toujours pas fermé ses portes et que la torture se poursuit inlassablement sous son administration, tel que rapporté par une enquête espagnole. Cette dernière explique différentes techniques pratiquées comme l’écrasement de testicules, la détention dans des cellules souterraines dans un les ténèbres totales avec privation de sommeil et de nourriture pour une durée de trois semaines, inoculation à l’aide d’injections de maladies canines, torture à l’eau (waterboarding), etc. Tout cela sous l’autorité de personnel militaire américain, parfois conduit en présence de professionnels médicaux.

Le président Obama refuse de rendre public les photos de torture parce qu’il « croit que leur publication pourrait mettre en danger les troupes ».

En réalité, non seulement Obama ne poursuivra pas les responsables de la torture en justice, mais en fait, il planifie donner de l’expansion à cette torture et continuer sa pratique. Des centres de détention secrets pour des suspects terroristes seront ouverts en Mauritanie, en Éthiopie, dans quelques pays de l’Afrique du nord, du Moyen-Orient et en Asie.

Obama a passé outre le Congrès américain pour permettre la détention de suspects terroristes pour une durée de temps illimitée, sans qu’aucune accusation formelle ne soit déposée. Dans d’autres pays du monde, on appelle cela des pouvoirs dictatoriaux.  Cela permet au président de détenir unilatéralement des « ennemis combattants » sans habeas corpus, un terme légal qui signifie que les plaignants sont forcés de vous accuser formellement d’un crime pour justifier la détention d’un suspect. Le terme « ennemi combattant » qui faisait en sorte que les Accords de Genève sur les prisonniers de guerre ne s’appliquaient plus, a été abandonné par Obama dans le cas des détenus de Guantanamo, mais il a gardé le terme pour les autres prisons à l’étranger, s’assurant ainsi encore une fois de conserver des pouvoirs exécutifs impérialistes.

– Obama est du même avis que Bush: les prisonniers de Bagram, Afghanistan n’ont pas de droits constitutionnels. Pourtant, les droits ne sont pas donnés par la Constitution, ils sont reconnus. Lorsque les droits peuvent être retirés, ce ne sont pas des droits, mais bien seulement des indulgences octroyées par un maître inspirant la crainte à des esclaves qui se comportent particulièrement bien.
Obama Sides With Bush: No Rights for Bagram Prisoners

– Obama est allé jusqu’à menacer l’Angleterre de cesser leur coopération d’échange du renseignement pour éviter que des évidences de torture soient révélées.

Trois provisions controversées du Patriot Act instauré Bush reçoivent l’appui d’Obama.

Le département de la Justice a indiqué que l’administration Obama donne son soutien pour le renouvellement de trois sections controversées du USA Patriot Act qui expire en décembre. La première est la Section 206 qui permet au FBI de faire de l’écoute électronique des lignes téléphoniques ou des ordinateurs des Américains. La suivante est la Section 215 qui permet aux enquêteurs d’obtenir les archives médicales, d’affaires, de librairie, bancaires et autres de quiconque, avec l’approbation de la Foreign Intelligence Surveillance Court. La dernière, surnommée le « loup solitaire », permet d’accumuler des renseignements à propos de personnes qui ne sont pas suspectées d’être part d’un gouvernement étranger ou d’une organisation terroriste.

– Toutes les pièces de législation adoptées sous l’administration Bush qui étaient profondément liberticides et allant à l’encontre de la transparence, de la Constitution et de la démocratie, sont maintenant embrassées par le régime de continuité d’Obama, qui a brisé une fois de plus une importante promesse électorale. Il en est de même pour le Commissions militaires (Military Commissions Act), qui permet de juger des détenus dans des tribunaux militaires établis à Guantanamo Bay, Cuba.

La NSA a filtré toutes les communications des Américains et a ciblé des journalistes depuis l’instauration de ces mesures draconiennes par Bush, dans le cadre de sa guerre bidon au terrorisme. Tout le trafic de ces communications transigeant par de grandes firmes privées de communication comme AT&T étaient directement reliées à la NSA, agence d’espionnage américaine. Depuis que les Démocrates sont au pouvoir, rien n’a changé. Obama ne veut pas tenir Bush et ses acolytes responsables de leurs crimes et violations de la Constitution parce qu’il veut conserver ces pouvoirs. Idem pour l’enlèvement d’individus étrangers, leur transport vers des nations étrangères pour ensuite être torturés.

Ainsi, l’administration Obama bloque les poursuites judiciaires contre les écoutes électroniques illégales, donne de l’expansion à la défense légale de Bush en ce domaine et invoque constamment le « secret d’État » pour défendre le programme envahisseur et criminel de surveillance de Bush.

– Le parti de guerre est toujours l’oeuvre. L’industrie de la mort poursuit ses bonnes affaires sous Obama

Les États-Unis planifient déployer 25 000 troupes militaires en Géorgie d’ici 2015, à la frontière de la Russie. Les Américains ont l’intention de construire deux bases militaires sur le territoire de la Géorgie et une base navale. Ce déploiement fait suite à la provocation de la Russie en août 2008 par les États-Unis et Israël, via l’Ossétie du sud. Une guerre contre l’Iran signifierait une confrontation contre la Russie qui a déclaré qu’elle considèrerait une attaque contre l’Iran comme une attaque personnelle.

Quoi de mieux que d’avoir le prix Nobel de la Paix pour plaider en faveur du recrutement de mineurs pour l’armée? Obama veut son armée, il entend lever une armée de jeunes qui ne serviraient pas la Constitution, mais le président directement. Le plan d’Obama se nomme le « Generations Invigorating Volunteerism and Education Act», ou plus simplement, le « GIVE Act ». Ce projet de loi a été voté, à 321 contre 105, le 18 mars 2009. Ce projet de loi H.R. 1388 est donc présentement « à l’étude » au Sénat américain.

Obama a d’ailleurs annoncé, de pair avec Rahm Emanuel, qu’il comptait avoir un corps de volontaires de type milice paramilitaire aux États-Unis aussi bien financé et équipé que l’armée US elle-même.
Heil Obama! Des enfants-soldats sur tout le territoire américain…

La guerre est toujours une option sur la table, comme on a pu le voir toute l’année dans le cas de l’Iran., quitte à nommer un anti-iranien pour gérer cette situation.

L’administration Obama continue la doctrine américaine de dominance militaire globale.

Obama n’a pas diminué le budget militaire, au contraire. Il n’y aura pas de renversement de l’agenda militaire ni de la politique étrangère des États-Unis. Surtout pas avec Hillary Clinton, Robert Gates et Rahm Emanuel et son frère. Les États-Unis viennent de briser son record de la guerre du Vietnam en étant en Afghanistan depuis plus de 8 ans. Cela n’est pas près de se terminer, au contraire de ce Obama avait promis durant sa campagne électorale.

– Obama, son administration et différentes agences gouvernementales comme la NSA reçoivent d’ailleurs leurs instructions et conseils par la même élite dirigeante, dont fait partie Henry Kissinger, la Ford Fondation, et la quatrième branche du gouvernement, Goldman Sachs et les banquiers et financiers de Wall Sreet qui pullulent au sein du gouvernement Obama, comme Geithner.

– Obama refuse toujours de toucher à la Fed. Tant qu’il ne forcera pas une reforme entière de la Fed pour récupérer le pouvoir de la création de la monnaie, au lieu de le laisser entre les mains de banquiers la créant de nulle part et la prêtant à crédit au gouvernement (lire le peuple) avec intérêts, l’économie entière sera sous l’étroit contrôle des banquiers privés qui ont ruiné les États-Unis depuis 1913, date de la création de la Fed.

– Obama avait promis que les lobbyistes ne se retrouveraient pas dans son organisation. Une autre fausse promesse lamentablement vendue au public américain. Une douzaine de lobbyistes ont trouvé un poste au sommet de l’administration Obama. On y trouve des gens nommés au département de la Défense ayant travaillé pour Raytheon, un manufacturier d’armement, un ancien VP de Monsanto à la FDA, des anciens généraux et du Pentagone partout dans le gouvernement, et ainsi de suite.

– Obama agit de manière similaire à Bush dans le domaine des pétrolières, des énergies et est même allé jusqu’à approuver la décapitation des montagnes pour y retirer du charbon, une politique qui fut sévèrement condamnée lorsque Bush s’y adonnait. L’étroite collaboration entre les exécutifs du pétrole et Washington se poursuit de plus belle.

Il y a fort à parier qu’avec un tel bilan, les Américains ne seront pas dupes très longtemps et qu’Obama sera un président d’un terme seulement. En attendant le prochain poulain de l’establishment, du parti de la guerre et de Wall Street, nous pouvons aussi parier que l’Amérique aura le temps de s’appauvrir énormément, au point où la classe moyenne aura pratiquement disparue et où le pays sera complètement ruiné et en banqueroute, affligé d’hyperinflation et de la plus grande dépression depuis les années 30. On annoncera alors l’arrivée d’un autre président… sauveur de tous, charismatique au sourire charmeur.

« Yes we can »

« Change we can believe in »

François Marginean

16 Commentaires

Classé dans Actualité, François Marginean

16 réponses à “Obama: le bilan après un an

  1. iota

    « Il y a fort à parier qu’avec un tel bilan, les Américains ne seront pas dupes très longtemps et qu’Obama sera un président d’un terme seulement »

    Bush a été réélu malgré tout ce que l’on sait. Il a endetté son peuple davantage que tous les autres présidents précédents réunis avant lui!

    Dans un nuage d’ineptie, la foi et l’image dicte le « choix » politique…

  2. Nos frères américains doivent recevoir notre appui dans leur lutte contre la tyrannie du nouvel ordre mondial.

    Une élite sinistre a pris le contrôle de nos institutions démocratiques, aussi bien aux États-Unis qu’au Canada et c’est pourquoi il faut refuser ce qui nous divise et favoriser ce qui nous unit.

    Merci pour cet excellent article!

  3. NB

    Le tout en images, en anglais malheureusement.

    The Obama Deception HQ Full length version

  4. «Il n’y a qu’UN parti politique aux États-Unis: Le parti de la guerre et de Wall Street, le tout orchestré par les banquiers privés de la banque centrale, la Federal Reserve Bank (Fed). Que les Américains votent pour un parti ou l’autre, l’agenda est le même. Il y a longtemps que les États-Unis sont tombés sous un coup d’État silencieux, probablement depuis la mort de JFK.»

    Non, c’est l’opinion publique qui gouverne, c’est-à-dire la voix du peuple qui crie le plus fort et qui est la plus influente (et non pas la voix du vote). Depuis JFK ? Depuis toujours et c’est comme cela dans chaque pays démocratique du monde. Cela s’appelle la loi du plus fort. Or, le publique est majoritairement ignorant et se fait tromper par des charlatans et des manipulateurs (et autres lobbyistes) qui ont leurs intérêts à faire passer.

    Le président US a moins de pouvoir que le premier ministre du Canada. Le système politique US est trop complexe.

    Comparer Obama à Bush est une facilité d’ignorants. La réalité est beaucoup plus complexe et demande de très nombreuses nuances. Mais c’est si simple de tourner les coins ronds…

    J’avais prédit la même chose que vous. Mais pas pour les mêmes raisons.

  5. Et sa popularité baisse et baisse dans les sondages…et atteindra bientôt les mêmes niveaux que Bush/Cheney. Les gens se réveillent brutalement en plein milieu d’un cauchemar:

    Poll: Obama’s Performance Rating Hits Lowest Mark Yet

    President Obama’s approval ratings hit their lowest ranking yet in the Rasmussen Reports daily tracking poll out Tuesday, with 27 percent strongly approving of the president’s job performance and 42 percent strongly disapproving, an index rating of -15.

     » Yes we can. « 

  6. Aimé Laliberté

    Très bon article François, comme d’habitude… et tout ça d’un président qui ne veut pas faire la preuve qu’il est né aux É-U, condition essentielle à sa présidence.

    On peut rajouter qu’il vient de présider le conseil de sécurité de l’ONU alors qu’il est président, en contravention expresse de la constitution.

    Vincent, vu le vote électronique truqué, il est difficile sinon impossible d’établir le véritable pourcentage de vote lors des élections présidentielles aux É-U.

    François a parfaitement raison, le paradigme gauche-droite, conservateurs-démocrates, fédéraliste-séparatiste est l’illusion pour vous faire croire que vous avez un choix.

    Les deux (ou trois ou quatre) partis sont tous sur la même équipe (globaliste-fasciste-communiste). Ceux qui ne comprennent pas cela ne comprennent pas grand chose.

    Quand ton  »pays » doit 3 ou 4 trillons aux banquiers internationaux et aux pays étrangers, le gouvernement n’est plus maître de la situation.

    Tous les  »pays » sont cotés en bourse et traités comme des corporations. Présentement, plusieurs corporations sont effectivement dirigés par leurs créanciers, dont les banques centrales.

    Le vote une fois par 4 ans, c’est l’illusion pour vous faire croire que vous contrôlez ce qui se passe, que vous êtes représenté.

    Dans les faits, vous ne contrôlez rien. Vous êtes un esclave fiscal, une ressource humaine.

    C’est sûr que l’opinion publique peut avoir une certaine influence, dans certains cas, mais au bout du compte, les affaires vraiment importantes ne sont pas décidées par les politiciens pour lesquels vous votez.

    Les politiciens sont des acteurs, qui représentent des intérêts autres que les vôtres.

    Et quand ton  »pays » ne peut même pas créer sa propre monnaie et qu’il verse la quasi-totalité de l’impôt sur le revenu qu’il collecte à ses  »créanciers » étrangers, il perd rapidement le contrôle sur ses affaires.

  7. Alain B.

    Change,because that’s all you’ll have when i’m done…
    I will promise you this, that if we have gotten our troops out by the time i am President, it is the first thing i will do, i will get our troops home.We will bring an end to this war.You can take that to the bank…
    Barack Obama

  8. iota

    @aimé

    J’aime bien l’expression « esclave fiscal ».

    A notre naissance, nous avons déjà des comptes à rendre et devons payé pour le service de la dette, pour l’irresponsabilité des générations précédentes…

    Est-ce qu’il faut en rire… ou est-ce qu’il faut en chercher l’évasion…

  9. Aimé Laliberté

    Comme Obama se prépare pour la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, un  »hacker » vient de percer le système informatique d’un centre de recherche sur le climat et a découvert des centaines de courriels qui confirment que les informations sur le climat sont manipulées afin de soutenir la cause de ceux qui veulent un traité sur les gaz CO2 lequel, selon certains, vise à créer un gouvernement mondial sous le prétexte de gérer les changements climatiques.

    Voici un vidéo sur cette question. Le dossier  »Carbon Gas Cap & Trade » est un dossier très important à suivre, car il a le potentiel de détruire une bonne partie de ce qui reste de l’industrie manufacturière américaine, en plus d’empièter sur les libertés individuelles avec la  »police » de l’environnement.

  10. Je ne connais rien à la politique étrangère, mais je vois les tentacules US se répandre partout encore. Les voilà qu’ils veulent 7 bases en Colombie… Pour lutter contre les narco trafiquants…
    Mais ce pourrait être quelque chose d’autre…
    C’est comme ça que l’Allemagne s’est effondrée. Et les États-Unis s’effritent de l’intérieur.
    L’implosion risque de survenir avant les explosions.
    Ils se sont piégés… La «troublante» CIA…

  11. @iota

    Difficile de savoir si Bush a réellement été élu et réélu, surtout à la lumière de ce qui s’est passé avec les machines à voter électronique, comme Aimé le disait. Nous savons maintenant grâce à des condamnation en justice et une quantité effarante d’évidences qui montrent que les élections ont été truquées et volées, autant en 2000 qu’en 2004.

    @Aimé

    Excellent commentaire, comme d’habitude. Pour ce qui est de la fuite des courriels montrant la collusion pour manipuler les données pour mieux vendre la taxe sur le CO2 qui supposément causerait le prétendu réchauffement climatique apparemment, disent-ils, causé par l’homme. Puissant dossier qui fait rage aux États-Unis, à la veille du sommet qui est déjà condamné d’avance.

    Je vais faire une émission complète à ce sujet la semaine prochaine et il devrait y avoir un article ici la semaine prochaine aussi à ce sujet, si tout va bien. Beaucoup d’heure de travail en perspective pour écrire ce billet, alors je vais voir comment les choses vont se placer.

    @Gaëtan

    Les bases en Colombie? Oubliez la guerre à la drogue. Les États-Unis Inc. sont en train de perdre le contrôle de l’Amérique du Sud. Sous le couvert de la guerre à la drogue, on va pouvoir y placer des milliers de troupes américaines et potentiellement faire des attaques de déstabilisation contre le Vénézuela principalement, mais aussi contre les pays voisins, dont la Bolivie entre autre.

    Chavez a ordonné la destruction de deux ponts pour piétons entre la frontière colombienne et vénézuelienne. Chavez a déjà été l’objet d’un coup d’État piloté par Washington et c’est le peuple qui l’a ramené au pouvoir. Il n’est pas dupe, il sait voir les signes d’une tempête à l’horizon, fomentée par l’empire américain.

    @Alain B.

    Incroyable cette citation d’Obama, n’est-ce pas!!! Moi aussi je n’en reviens pas:

    « We will bring an end to this war.You can take that to the bank… »

    Yes we can, vrai Alain?!

    Change we can believe in!

  12. sopadeajo

    Obama devrait fermer Guantanamo au plus tôt et laisser libres les prisionniers qui y sont enfermés.Et il devrait lever l´embargo économique sur Cuba, sans aucune condition politique.Et il devrait quitter pour toujours l´Afghanistan et l´Irak. Et ne pas aider la Georgie a devenir un trouble fête dans la région: ils ont suffisamment enmerdé la Rusie, comme ça.
    Et il devrait obliger les nazis israeliens à cesser toute colonisation de la Palestine et à se retirer des territoires occupés, pour créer un état Palestinien totalement libre.
    Et L´Iran a le droit (si Israel l´a) d´avoir l´arme atomique.Obama ne doit pas écouter les voix venant d´Istrael et bien plus celle des pays arabes.
    Et il ne devrait pas s´installer (bases militaires permanentes ) en Colombie.Pourquoi donc veut-il s´installer là bas; pour coloniser qui et contre quoi?

    Bref, il a du boulot, mais il ne fait rien.Nous le savions: il a beau être noir et d´origine Africaine; il est trop étatsunien.

    En fait la liberté des etatsunis et sa richesse ne passent pas forcément par une colonisation économique et culturelle constante du monde même si les etatsuniens continuent par inertie non réflexive de le croire.

  13. François,
    On se méfie – encore la même recette – de l’intérêt étatsunien pour les richesses de L’Amérique du Sud.
    Encore des pays plus ou moins pauvres à exploiter. Le goinfre ricain ne mange pas que des hamburgers… S’ils en mangent, c’est pour aller au plus vite conquérir le monde.
    C’est tout de même étrange d’assister «en direct» à un tel déclin.
    »Occupation double» c’est pas mal… 🙂 Mais ce qu’il y a en commun c’est les pitounes et les pitons qui se «cruisent» tout en beauté d’une façon superficielle.
    Je finis par croire que le mensonge est une drogue et que les drogués ne sont même plus au courant de leurs mensonges.
    Si on pouvait tracer un portrait psychologique des USA, on aurait une image assez bizarre.
    Quoique, comme toujours, c’est le peuple qui en souffre. Les «grands» trament avec la fibre pure du citoyen moyen honnête.
    Et encore le syndrome du dommage collatéral. Ça me peine pour le citoyen américain qui est en train de se faire «tuer» un pays par les illusions et le discours d’une clique de psychopathes.
    Ils sont fiers de leur Grand Canyon… Ils sont dedans.
    Avec un filet de rivière au fond. Ils ne se noyent pas, ils tombent. Comme s’ils se tiraient dans le pied au bord d’un falaise.
    Pathétique et déplorable! Mais c’est une histoire d’un demi siècle de stratégies douteuses qui ont d’abord fonctionné, mais dont on a tellement abusé que le contrôle a été perdu.

  14. Voilà tout! Je dirais même que c’est 100 ans d’interventionnisme dans plus d’une centaine de pays du monde. Je me rappelle avoir vu à plusieurs reprises de sources différentes la liste des conflits et guerres dans lesquels les États-Unis ont été impliqués depuis les dernières cent années, et même depuis les tous débuts de ce pays, et de constater que ce pays a été en guerre à presque chaque année de son histoire avec un pays ou un autre. Il n’y a que quelques rares années, une ici, une là, où les États-Unis n’étaient pas directement impliqués dans un guerre.

    Quelle dichotomie avec l’image de la paix, démocratie, respect des droits et libertés qui est projetée dans nos esprit depuis que nous sommes nés.

    Est-ce cela, de la propagande, professeur?

    Mmmm…

  15. @sopadeajo

    Content de vous revoir! Merci pour ce commentaire éloquent et lourd de vérité.
    Gardez les yeux ouverts.

    Cordialement,

    François M.

  16. iota

    « Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade » Krishnamurti

    « Nul n’est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d’êtres libres »
    Johann Wolfgang von Goethe 1749-1832

    Citation du film Zeiltgeist

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