Le génocide des pauvres

Publié sur Louispréfontaine.com

Pendant qu’on nous demande de nous serrer la ceinture, de faire des efforts, bref, de nous appauvrir, on apprend aujourd’hui que le Canada est un des pays au monde imposant le moins ses entreprises. Si des pays comme le Japon et les États-Unis – pourtant pas des républiques socialistes – ont des taux d’imposition avoisinant le 40%, le Canada a une cible de près de 25% d’ici deux ans, et le Québec, en gros Wal-Mart de la copie bon marché, offre 11,9%. Et si, en gagnant cette course aux bas impôts, on ne contribuait pas simplement à accepter l’inacceptable?

En effet, il faudra un jour se poser la question. La logique néolibérale est simple: puisqu’on ouvre toutes grandes les frontières, les entreprises sont en compétition les unes contre les autres. Ainsi, si des pays leurs imposent des normes environnementales, sociales ou financières « trop » sévères, elles quittent pour un endroit plus laxiste. Alors, dites-moi, à quand l’imposition zéro?

Illustrons en exagérant: pourquoi se contenter de baisser un peu les impôts, d’attendre qu’une autre nation les baissent davantage, puis les rebaisser de nouveau? Pourquoi ne pas simplement abolir les impôts des entreprises? On pourrait même imaginer leur offrir de l’argent, des bâtiments neufs, des subventions. Et pourquoi pas des toilettes en or? Puisque l’État est incapable, selon les tenants de la droite économique, de la moindre efficacité, il faut jouer le jeu de la compétition et assurer aux entreprises un cadre financier leur permettant de faire des milliards de dollars sans jamais redonner le moindre sou à la collectivité. Et on appelle cela le progrès? Et on appelle cela « compétitivité »?

En fait, ce n’est pas seulement au niveau des impôts aux corporations que l’État se délaisse de son rôle de redistribution de la richesse. Comme je l’écrivais ici, le Canada a également un des taux d’imposition des particuliers aisés parmi les plus faibles au monde. Seulement 27% d’imposition pour un individu seul gagnant 167% du revenu moyen; des pays comme le Danemark, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas imposent à plus de 40% ces individus qui ont les moyens de payer. Et – surprise, surprise – ce sont également des pays parmi ceux-ci qui ont le plus faible taux de pauvreté des personnes en âge de travailler. Le lien doit être répété: l’impôt permet la redistribution de la richesse; les pays qui imposent moins leur population sont également ceux où il y davantage de pauvreté.

Un génocide des moins-nantis

Avec la pauvreté issue d’un manque de redistribution de la richesse vient, immanquablement, la mort. On savait déjà que le système de santé états-unien, par exemple, qui n’offre pas la moindre protection à plus de 47 millions de personne, entraîne la mort de plus de 101 000 personnes par an. On apprend, aujourd’hui, sur le blogue de Jean-François Lisée, qui cite une étude du British Medical Journal, que c’est plus de 1,4 millions de personnes qui meurent, ANNUELLEMENT, à cause des inégalités sociales, dans les trente pays les plus développés.

Dès que le coefficient de Gini, qui calcule ces écarts, dépasse 0.30, le nombre de morts augmente en flèche. Si 103 personnes meurent de l’inégalité au Canada (Gini 0.301), c’est plus de 11 000 en Angleterre (Gini 0.326), 16 000 en Italie (Gini 0.347), 883 000 aux États-Unis (Gini 0.357) et 425 000 au Mexique (Gini 0.480)! Soyons clair: l’inégalité tue. Tout ce qui permet au coefficient de Gini d’augmenter, que ce soient les baisses d’impôts aux mieux-nantis ou les hausses de tarifs pour la classe moyenne et les plus pauvres, résulte en la mort d’individus.

Or, il n’est que trop facile de se déresponsabiliser du fait que ces morts ne sont pas nécessairement visibles. Si on prenait 1,4 millions d’individus, qu’on les entassait dans des camps de concentration avant de les enfermer dans des chambres à gaz, tout ceci sous la direction d’un seul homme, on descendrait dans la rue, avec justesse, et on exigerait la tête du dictateur. Ce crime-là est inhumain. Tuer 1,4 millions d’individus de cette façon, c’est impensable.

Mais si on tue 1,4 millions de personnes par les milliers de mains d’un système économique bien huilé, personne ne bronche. Quand un homme meurt du cancer des poumons parce qu’il a travaillé dans des mines insalubres pour survivre, personne ne réagit. Quand une femme se prostitue pour payer les comptes, attrape le SIDA ou se fait battre à mort, ce n’est qu’un fait divers. Quand un enfant de douze ans sniffe de la colle pour oublier la tragédie de son quotidien, ce n’est qu’une histoire pathétique de plus, au mieux de la matière première pour journalistes en mal de pipole.

Les mêmes morts; seule la manière de les tuer qui diffère. D’un côté, la mort est organisée, planifiée, voulue, souhaitée, de l’autre elle est le résultat de la soi-disant faiblesse de personnes qu’on a laissé seules à elles-mêmes, des dommages collatéraux dans une société qui, au nom de la compétitivité, a fait de la loi de la jungle sa raison d’être. D’un côté, les morts justes, les victimes d’Holocaustes qu’on célèbre à chaque année avec des fleurs et des minutes de silence; de l’autre, des inconnus, des « faibles » qu’on lance dans la fosse commune de l’oubli.

Pourtant, une mort, une seule mort d’une personne qui a été privée de la chance de voir le soleil se lever un autre matin, est une mort de trop. Qu’on tue avec une machette, dans des chambres à gaz, sur une chaise électrique, avec une cuillère à crème glacée dans l’oeil ou en laissant les inégalités transformer notre société en tombeau des plus démunis, le résultat est le même: on se prive du talent d’un individu, et on laisse les plus faibles crever, comme dans la nature, comme chez les animaux. On commet l’indéfendable; d’un eugénisme à la Hitler ou d’un génocide mécanique des plus démunis, le résultat est le même: l’homme redevient animal, il se saborde, il détruit son âme et sa conscience.

Non, ce refus d’imposer les mieux-nantis, entreprises ou individus, ne constitue pas un fait divers. C’est la prémisse d’un changement de l’ordre social, d’une attaque non seulement contre l’État-providence, mais également contre la civilisation, contre nos valeurs humaines, contre cette conception que la vie est sacrée et que chaque humain a le droit de la vivre pleinement.

Peu importe les discours, peu importe les arguments économiques fallacieux d’économistes à la solde de leurs propres intérêts, et peu importe les manigances et les sermons quant à l’importance du serrage de – notre – ceinture, toute cette mécanique génocidaire et violente débute d’un système qui utilise les humains comme autant de boulons d’une complexe machine alors que ceux-ci devraient constituer, précisément, la finalité de toute entreprise.

Qu’on nous demande, aujourd’hui, d’accepter ces morts, de consentir à la diminution de notre niveau de vie pendant qu’on laisse les entreprises et les mieux-nantis continuer leur party, n’est pas seulement indécent: c’est criminel.

S’il y avait un semblant de justice sur la Terre, ceux qui votent de tels budgets, qui façonnent de telles politiques, et ceux qui en font la promotion, seraient jugés pour crimes contre l’humanité et collaboration à commettre ces crimes.

La pauvreté n’est pas innée ni volontaire; elle est la résultante de choix politiques. Notamment celui de ne pas imposer plus équitablement les entreprises et les mieux-nantis.

Louis Préfontaine

195 Commentaires

Classé dans Actualité, Louis Préfontaine

195 réponses à “Le génocide des pauvres

  1. Claudius

    Merci beaucoup, Minarchiste !
    Ton point de vue est tout-à-fait respectable. Si on s’inscrit dans une continuité de ce système, bien on fait face à la musique. Mais dans mes calculs, je ne connais pas un seul territoire, province ou pays qui tire son épingle du jeu. Si une majorité de pays ont une perspective économique désastreuse ou bien sont en faillite technique, alors pour balancer, il devrait aussi y avoir des pays qui nagent littéralement dans l’argent ? Bien sûr que tu diras que l’essentiel de cet argent est détenue par des particuliers et non des pays. Pourquoi le Canada qui est un pays si riche en ressources naturelles doit beaucoup plus d’argent qu’il n’en contient ??? Le Canada a beau avoir une dette interne via les obligations, mais quand l’argent est dû à l’extérieur du pays, ça devient une saignée.
    Et bien si le Québec cesse de payer quelque chose qui techniquement IMPOSSIBLE à rembourser, pourquoi le Québec continuerait à croupir de plus en plus sans aucune lumière au bout du tunel, dans ce système je dis bien. Si les taux d’intérêt montent, c’est Game Over pour les finances. Malgré toute l’austérité qu’on voudra, les carottes seront cuites quand même n’est-ce pas ? Ou bien le Québec décide de faire bande à part et se réorganise tout seul dans son coin avec une monnaie qui n’aurait de valeur qu’ici. Pas de misère avec ça. Par contre, nos ressources naturelles qui sont abondantes serviraient de base à une nouvelle monnaie ici. Les américains qui voudraient de notre bois l’auraient gratis ??? On fixe le prix et voilà ! C’est là qu’on a le gros bout du bâton. Bien sûr ce ne sont pas tous les pays du monde qui peuvent s’offrir ce luxe de s’appuyer sur les ressources naturelles, mais nous, on en a !
    Que le Québec ressemble à la Grèce, ça viendra, mais la Grèce continue à jouer le jeu de la dette.
    S’il y a un état qui décide de faire bande à part, le bal va commencer et selon le résultat, les autres états vont pouvoir se permettre d’imiter ce qui fonctionne. Le Boston Tea Party a eu lieu pour des raisons plus insignifiantes que ce qu’on retrouve aujourd’hui. D’après toi, combien de temps encore le Québec et le reste du monde va t-il se maintenir la tête hors de l’eau, financièrement parlant ? Il y a un mur devant nous avant la fin de la décennie. Qu’est-ce qu’on fait. On attend le mur ? Je me permets d’évoquer les options, réalistes ou non. Il y aurait beaucoup à dire encore. Ça dépend des intervenants. Merci !

  2. Claudius

    Si l’Islande se tient debout face à ses créantiers, ça va devenir très intéressant à suivre pour la suite des choses. Par contre, l’expérience de la Grèce montre que l’aplaventrisme ne règle aucun problème de fond. La dette sera toujours là, et comme partout ailleurs, elle n’est pas remboursable. Venez donc me dire le contraire. Remboursable en portions de territoire et en maind’oeuvre à prix dérisoire ? Elle est où la limite après ??? C’est plus l’histoire d’un château de cartes là-bas parce que la France et l’Allemagne ont le plus d’intérêt dans la dette de la Grèce. Si un tombe, ça va entrainer un autre, comme des dominos. Si la France ne veut pas voir tomber la Grèce, pourquoi les grecs auraient à jouer le jeu ? La chute de la Grèce aurait des effets désastreux, pas tant pour la Grèce que pour la France et l’Allemagne. Mais tout ça, ça ne peut pas continuer comme ça indéfiniment. Alors je le répète, au Québec, la loi sur le déficit Zéro, c’est une grosse sangsue qui ne laissera rien à la population. L’intérêt de la dette va tout gruger le budget. Il faut accepter ? Dans quelques années à peine, le gouvernement ne pourra plus offrir aucun service sauf celui de percevoir l’impôt… Tout un service ! Pourquoi moi je m’en doute déjà et puis pas vous ??? Décidément, Moi Pas Comprendre !

  3. Darwin

    @ Aimé

    «C’est comme la théorie de l’évolution Darwin. Crois-tu vraiment que ton ancêtre est un singe?»

    Darwin n’a jamais dit que l’homme descendait du singe. Ce sont les créationistes qui ont inventé cela.

    «Contrairement à ce que tu penses, ceux qui dirigent la planète, eux, croient que c’est le facteur le plus important.»

    Qui dirige la planète ? Et s’il y en a, je vois que tu les connais et que tu sais ce qu’ils croient. Chanceux, va !

    Sincèrement, je trouverais étrange que les «dirigeants de la planète» se préoccupent le moindrement des inégalités et des morts qu’elles provoquent. Alors, ce serait étonnant qu’ils aient la moindre opinion sur leurs causes profondes.

  4. Aimé Laliberté

    Désolé pour les opinions contraires, mais l’argent créé à partir de rien qui génère des intérêts fausse toutes les données.

    Pour ce qui est de la dette, au lieu de se demander comment la rembourser, il vaudrait peut-être mieux se demander si elle est légitime, et si elle est vraiment due.

    Tant qu’à payer toute votre vie, et hypothéquer la vie de vos enfants, petits-enfants, et leurs petits-enfants, prenez donc une couple de 100 $ et aller demander à un avocat si c’est normal un contrat sans qu’une partie ne donne aucune considération.

    Darwin…

    Pour couper court, si tu ne comprends pas ceux qui contrôlent la création de la monnaie contrôlent bien des choses, incluant les gouvernements des pays débiteurs (c-à-d à peu près tous les pays de la planète) je te suggère de faire des lectures.

  5. Darwin

    @ Aimé

    «Pour couper court, si tu ne comprends pas ceux qui contrôlent la création de la monnaie contrôlent bien des choses»

    Bien sûr qu’ils contrôlent bien des choses, mais cela ne veut pas dire qu’ils contrôlent tout ! Je répète, il est possible de mieux répartir les richesses par des politiques fiscales et des mesures de transfert.

    « je te suggère de faire des lectures.»

    Je suis sûr d’en avoir fait autant que toi, c’est juste que ce ne sont pas les mêmes !

    Va lire le dernier commentaire de Minarchiste. C’est clair que lui et moi ne nous rejoindrons jamais sur les solutions, mais lui comme moi ne voyons pas le rôle des banques et de la monnaie comme toi. Et il a lu, lui aussi… mais pas les mêmes choses que toi, ni que moi !

  6. Aimé Laliberté

    Eh oui, et vous êtes tous les deux dans l’erreur.

  7. Chaque année, le magazine Forbes fait paraître sa très célèbre liste des milliardaires. Le classement 2010, qui vient d’être rendu public, donne des informations éclairantes : en un an, le nombre de milliardaires en dollars est passé de 793 à 1011 et leur patrimoine cumulé représente 3 600 milliards de dollars, en hausse de 50% par rapport à l’an dernier. Pour les super riches, la crise est déjà bien loin.

    Peu importe que Bill Gates ne soit que second, dépassé par le Mexicain Carlos Slim dont la fortune atteint 53,5 milliards de dollars. Le plus important est qu’un tel montant, concentré entre les mains d’une seule personne, représente 12 fois le budget d’un pays comme la République démocratique du Congo (RDC), qui abrite plus de 68 millions de personnes. Il représente aussi plus de 3,3 millions d’années de salaire minimum (SMIC) en vigueur en France.

    Cette forte hausse du nombre de milliardaires survient alors que des milliards de personnes voient leurs conditions de vie se dégrader suite à la crise. Cela révèle de manière éclatante que les très riches ont réussi à faire supporter le coût de cette crise au plus grand nombre. Dans de nombreux pays, au Nord comme au Sud, la dette publique des Etats a explosé, notamment pour venir au secours des responsables de cette crise (banques privées, fonds spéculatifs…) ou pour en payer les conséquences. L’accroissement de cette dette est ensuite le prétexte pour imposer des mesures antisociales qui pénalisent les populations mais épargnent les plus riches.

    A l’opposé du système capitaliste qui montre chaque jour ses désastreuses conséquences sociales, une idée fait son chemin : celle d’un impôt mondial sur les grandes fortunes, avancée par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) dès 1995. Par exemple, un impôt de 20% sur le patrimoine de ce petit millier de milliardaires permettrait de récupérer 720 milliards de dollars, soit la moitié de la dette extérieure publique de tous les pays en développement en 2008 (1405 milliards de dollars) et 3,5 fois le montant total de leurs remboursements annuels au titre de cette dette (211 milliards de dollars).

    Source :
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18190

  8. Salut Aimé,

    Il y a de ces concepts qui sont difficilement assimilables semble-t-il. Mes recherches et conclusions vont de le même sens que les vôtres.

    J’ai $10 dans les poches, mais j’en dois $30. Mais on est pauvre principalement parce que je ne répartis pas mon $10 de façon assez égale.

    On n’est plus en contrôle de la création de la monnaie, et lorsqu’elle est créé, elle l’est en terme de dette! Les billets de papier sont en réalité une preuve de dette sur lequel des intérêt doivent être payés!

    Dès que ce système entre en action, il y a plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe! Comment peut-on espérer y arriver? À répartir également et enrayer la pauvreté?

    Je n’arrive pas à comprendre ce qui est difficile à saisir la-dedans. Il me semble que ça soit le facteur primordial qui engendre tout le reste.

  9. @Marc

    La bourse américaine a grimpé de 25% l’an passé. Donc si votre fortune s’élevait à $800 millions et qu’elle était investie dans le S&P500, vous seriez devenu milliardaire comme par magie!

    Si l’argent de vos cotisations à la Régie des Rentes avait été investi convenablement (auprès de ma firme par exemple) plutôt qu’avec les crétins de la Caisse de Dépôt, vous auriez vous aussi eu droit à votre part du gâteau…mais vous n’avez pas cette liberté au Québec!

    Si on prend Bill Gates et Carlos Slim, les deux gars se sont enrichis grâce à l’État. Dans le cas de Gates, il a bénéficié de brevets octroyés et protégés par l’État qui lui ont permi d’assurer son hégémonie et de faire des profits monopolistiques. Dans le cas de Slim, ses contacts politiques ont permi à son entreprise (Telmex) de bénéficier d’un quasi-monopole et de se faire une part de marché de 90%.

    Là où il y a des milliardaires, la collaboration de l’État et de son pouvoir coercitif n’est jamais bien loin. Dans une société libre, les monopoles seraient quasi-impossibles et la richesse serait mieux répartie.

    Un impôt mondial! Vous êtes tombé sur la tête ou quoi? Donc l’ONU serait souveraine du monde et aurait le droit d’exiger paiement à qui que ce soit? Un gouvernement mondial totalitaire, c’est ça que vous voulez? Imaginez ce gouvernement infiltré par un Hitler, Staline, Mussolini ou Chavez?

    Le totalitarisme mondial est une voie qui m’effraie au plus au point.

  10. @Minarchiste :
    Mon idée n’est pas allé plus loin que le plaisir de voir ces gens taxer et le fric redistribué ..

    Niveau totalitarisme, je sortirai Chavez de votre liste ..bien que n’étant pas un saint, le gars a franchement fait avancer des choses concrétement dans son pays, qu’on aime ou pas son style … Et j’aurai apprécié que vous y mettiez Obama/Bush , vu la vitesse à laquelle ils en sont arrivés à limiter toutes les libertés dans leur pays …

  11. @Marc

    Bien que Obama et Bush aient fait en sorte de s’en approcher, les États-Unis sont encore très très loin d’un régime totalitaire.
    Je n’enlèverais définitivement pas Chavez de la liste.
    Si vous pensez qu’il a fait quoi que ce soit de bon, vous devriez lire ceci, ça refroidira vos ardeurs, surtout la partie 3:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/08/dossier-hugo-chavez-partie-4-le-bilan-des-10-ans-de-chavismo/

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/30/dossier-hugo-chavez-partie-3-de-2002-a-aujourdhui/

  12. Claudius

    À Minarchiste

    Je pensais avoir un feed back sur mes arguments d’hier, mais bon, ils sont tombés dans la page des commentaires anciens. En l’absence de suite, je dois conclure que mes propos avaient du sens !
    Les chiffres exorbitant de l’endettement global, me montrent que la prochaine étape, ce sera l’esclavage et la servitude économique complète.
    La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est intéressante à citer à propos de l’esclavage:

    Article 4
    Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

    Qu’on me dise qu’un état qui met tout son budget à payer annuellement les intérêts de la dette n’est pas en état de servitude économique, y a un problème, parce que c’est exactement le cas. Une tyranie économique par l’impôt, impossible ?

    Il y a longtemps, l’homme fonctionnait par le troc pour échanger les biens. Il était plus intelligent que l’homme d’aujourd’hui. Par la suite, un petit futé est arrivé avec la règle de l’intérêt et il finit par mettre à genoux tout le monde. C’est correct ?
    Dans tout ça, ça dépend de quel côté de la clôture on se trouve. Merci !

  13. @Claudius

    L’intérêt n’est pas un problème en soi.
    Un taux d’intérêt implique que la consommation présente est généralement préférable à la consommation future.

    L’intérêt donne un incitatif à consommer moins maintenant pour avoir une consommation supérieure dans le futur.

    Le vrai problème survient lorsque l’État s’endette en notre nom et nous force à lui payer des impôts pour payer les intérêts.

  14. Claudius

    @ Minarchiste

    —-Le vrai problème survient lorsque l’État s’endette en notre nom et nous force à lui payer des impôts pour payer les intérêts.—–

    Bingo !!!!
    Je suis content de ta réponse !
    Ce que tu viens d’écrire, c’est exactement ça qui se passe ! C’est le problème du déficit chronique dont la cause est « L’INTÉRÊT SUR LA DETTE » !
    Oui le gouvernement respecte toutes les dépenses avec notre impôt, mais il en manque une galette à cause de ce foutu intérêt qui ne va aller qu’en croissant. Solution du déficit zéro, écraser les dépenses de fonctionnement pour assumer l’intérêt de la dette. C’est ça qui va tuer la société, plus ou moins rapidement parce qu’il n’y a plus d’argent neuf dans le système. Le seul argent neuf qui circule présentement, c’est l’argent des cartes de crédit qui circule et qui fait marcher la machine économique au prix de l’endettement direct des particuliers. Pourtant je ne suis pas économiste. Comme dit Jean Gabin dans sa chanson; C’est tout ce que j’sais, mais ça, j’le sais !
    Merci !

  15. @ minarchiste

    > L’intérêt n’est pas un problème en soi.

    Je comprend l’idée sous-sous-sous-jacente mais l’intérêt devient le problème majeur quand il s’approche d’un taux élevé ou usuraire.

    Je suis un peu surpris que vous ne mentionnez pas le taux relativement élevé qu’à payez l’état canadien et québécois. Regardez les taux pour les états Européens. Quand en France, sous le PRF Giscard d’Estain une obligation d’état a été indexé sur l’or, les souscripteurs de l’époque ont fait des affaires … en or quand celui-ci a bondi.

    Ensuite il faut regarder ou et comment est investi cet argent. Si cet investissement apporte un bénéfice a la communauté et un bénéfice financier.

  16. @Minarchiste :
    « Bien que Obama et Bush aient fait en sorte de s’en approcher, les États-Unis sont encore très très loin d’un régime totalitaire. »
    Un pays qui a le plus haut taux d’emprisonnement, renfermé sur lui même par des lois aux frontières de plus en plus restrictives et arbitraires avec des listes floues de personnes n’ayant plus le droit de voler, ayant un pouvoir politique hyper corrompu et acheté par des corporations, qui envahit plus de 200 pays dans les 20 dernieres années, en faillite, avec un monopole de médias qui censurent, des lois qui légitimisent la torture, l’emprisonnement indéfini de citoyens américains et leur jugement par des tribunaux militaires, qui légitimisent l’assassinat politique, la propagande, manipulation et stockage de données soit biologique ( ADN) soit informatique ( voir mon post sur les banques de données) ( la liste est super longue de tout ce qu’il faudrait écrire) ben pour moi, c’est un état facho !!!

    « Je n’enlèverais définitivement pas Chavez de la liste. »
    Suis allé lire ton exposé … ok… selon tes termes et vite résumé :
    -au début de son premier mandat, environ 50% de la population du pays était considérée comme pauvre (ce chiffre est descendu à 31.5% au début de 2008).
    – mobilisé 40,000 soldats à faire des activités anti-pauvreté (vaccination, éducation, distribution de nourriture, etc).
    – Le PIB par habitant a grandement augmenté
    – le taux de mortalité infantile a diminué, l’espérance de vie a augmenté, l’accès à l’eau potable a augmenté, l’accès à l’éducation a augmenté, l’illettrisme a diminué, le taux de chômage a diminué (de 14.6% en 2000 à 7.8% en 2008)

    Tu justifies :
    « Le problème que je vois au niveau de la pauvreté sous Chavez est que les gains réalisés ne sont soutenables que si le prix du pétrole et/ou la production restent au même niveau. Il a distribué cette manne inespérée pour acheter le pouvoir et a par le fait même rendu ces gens dépendants de l’État et, par ricochet, des revenus de PDVSA. »

    Ouin drôle de constat.. ptêt bien qu’il a rendu les gens dépendant , mais en attendant, bien que tout ne soit pas rose comme je le disais, il a fait de quoi pour ces gens là !!!!!!!!! aurait il dû les laisser crever sous le prétexte de mieux utiliser les bénéfs du pêtrole ??? c’est peut être voué à déraper son truc, en attendant une majorité d gens ont vu leur niveau de vie vraiment devenir ..vivable et non en type survival …

  17. Tiens, quand je parlais de compassion :

    http://rawstory.com/2010/03/protesters-mock-parkinsons-man/

    Les Etats Unis sont un sujet de fascination pour moi, en terme de voir en direct un empire et ses valeurs s’effondrer … et en plus, vu notre « proximité, ça nous déboule dessus généralement une couple d’années après…

  18. @Marc

    Si Hugo Chavez avait vraiment à coeur les pauvres de son peuple et voulait vraiment les aider, il cesserait de détruire l’économie du pays comme il le fait.

    Plutôt que de s’attaquer aux réels problèmes du pays, il a dépensé à tout rompre les revenus du pétrole.

    Quand vous imprimez de la monnaie pour la donner au pauvre, vous détruisez de la richesse. C’est pourquoi la monnaie du Vénézuela est en chute libre. Ils sont carrément en train d’imiter Cuba, qui a de la difficulté à importer du papier de toilette.

    Le problème au Vénézuela, et ce même avant Chavez, est que l’État est trop gros et corrompu (ça va ensemble). Faire des affaires au Vénézuela est un cauchemard, sauf si vous avez des amis bien placés au gouvernement.

    Lorsque vous crachez au visage des créateurs de richesse et expropriez leur propriété, ça ne crée par un environnement favorable à la prospérité économique.

    Et comme tout bon communiste, Chavez commence à mettre les bases d’une dictature totalitaire. Il affaiblit les institutions démocratiques, il exproprie les entreprises privées, il contrôle l’armée à sa guise, il anéantit la liberté de presse, il emprisonne les dissidents, il grossit l’État et rend la population dépendante de l’État.

    Il suit la recette de Staline et de son ami Castro.

    Une grave crise guette ce pays.

    Ceci étant dit, je suis d’accord avec vous à l’égard du fait que la liberté bat en retraite aux États-Unis, mais la liberté individuelle est quand même énormément plus grande aux États-Unis qu’au Vénézuela.

    Et contrairement à ce que vous insinuez, il vaut mieux être pauvre à New York qu’être pauvre à Caracas, je peux vous le garantir!

  19. J’imagine que t’as un vécu de sur place pour dire tout ça ?

    « il vaut mieux être pauvre à New York qu’être pauvre à Caracas, je peux vous le garantir! »

    Mon frêre, avant de déménager pour l’Indonésie m’a dit : « autant être pauvre à Yogakharta qu’à St René de Beauce, au moins là bas je peux faire pousser mes légumes toute l’année et pas de frais pour préparer l’hiver… »
    J’ai l’impression que quand on est pauvre, l’herbe sera toujours plus verte chez le voisin ….

  20. Chavez n’est surement pas parfait, mais ce dernier commentaire semble être sorti de la bouche des hawks et néocons américains! Quelle démonisation de Chavez!

    « Une grave crise guette ce pays. » En effet!!!

    S’il est si méchant que cela, comment se fait-il qu’il est constamment réélu par le peuple qui dans une bonne majorité l’adore, particulièrement les pauvres?

    Vous vous rappelez du dernier coup d’État contre Chavez, organisé et financé par Washington? C’est le peuple qu’il l’a ramené au pouvoir!

    THE REVOLUTION WILL NOT BE TELEVISED

    http://video.google.com/videoplay?docid=5832390545689805144&hl=en#

  21. @François Margineant

    « S’il est si méchant que cela, comment se fait-il qu’il est constamment réélu par le peuple qui dans une bonne majorité l’adore, particulièrement les pauvres?  »

    Je vous croyais plus critique!

    Tout d’abord, les dernières élections et référendums ont été gagnés par la peau des fesse. Il y a même eu un référendum pour le destituer.

    Lorsque plus de 50% de la population est pauvre et qu’il leur distribue la manne pétrolière, c’est certains que les pauvres vont voter pour lui. Comme je disais, il les a rendu dépendants.

    Le problème est que ce n’est pas soutenable parce qu’aucune richesse n’a été créée pour soutenir ces revenus. La production de pétrole est en chute libre et lorsqu’elle aura atteint un certain niveau, Chavez n’aura plus les moyens de maintenir son niveau de dépenses…et ce sera la fin de son régime.

    Concernant la révolte de 2002, voyez ceci, ça changera peut-être votre perspective:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/17/recommendation-de-lecture-the-silence-and-the-scorpion/

    « ce dernier commentaire semble être sorti de la bouche des hawks et néocons américains! Quelle démonisation de Chavez!  »

    Qu’ai-je dit de faux dans ce commentaire?

  22. Sur ce coup là je ne te suis pas Minarchiste … je suis interessé par ton point de vue, mais coté Vénézuela, t’es à coté de la plaque selon moi et je ne suis pas un fan à mourir de Chavez mais ce qu’il a fait, c’était bon pour les miséreux qui crevaient sous l’aristocratie de la place.. tu te souviens du titre ? « Génocide des pauvres » .. as tu aussi une dent contre Morales tant qu’à y être ?

  23. @Marc

    C’est pourtant facile à comprendre.

    Chavez exproprie les entreprises pour utiliser leurs revenus dans ses programmes étatiques.

    Son problème est que, se faisant, il détruit l’économie et que les profits en question, notamment ceux de PDVSA, sont en chute libre.

    Le PIB du pays a augmenté durant le règne de Chavez simplement parce que le prix du pétrole a quadruplé. Autrement il serait déjà « out ».

    Donc tous ces pauvres qu’il a rendu dépendants de l’État vont se retrouver devant rien.

    L’État est endetté et la monnaie du pays ne vaut que des peanuts.

    La capacité productive du pays est en miettes. L’investissement non-gouvernemental a été réduit à néant.

    Quelle situation enviable!

    En passant, si ce n’était de l’aide de Chavez, le régime tyrannique de Castro serait tombé depuis bien longtemps. C’est pourtant sur cette route que Chavez a engagé le Venezuela.

    Vous trouvez que je suis à côté de la plaque? Ouvrez-vous les yeux bordel!

    http://www.unmondelibre.org/Martin_devaluation_illusion_12012010

  24. Claudius

    @ Minarchiste

    J’irais avec une citation de Félix Leclerc qui va te faire plaisir:

    La meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire.

    Vous pouvez allez voir ses autres citations:
    http://www.evene.fr/celebre/biographie/felix-leclerc-2201.php?citations

    De mémoire, il y en a une autre qui dit approximativement:
    Si tu veux nourrir quelqu’un, montre lui à pêcher plutôt que de lui donner un poisson.

    Au Vénézuela, on a passé d’un système négatif à un autre, tout autant négatif mais différent.
    Le premier était négatif, parce qu’il concentrait la richesse que dans les mains de quelques uns, et c’est la finalité du système capitaliste. À la fin du compte, il ne reste que des miettes à la populations. Le meilleur exemple, c’est présentement au Mexique. Carlos Slim, dont le porte-feuille n’est surtout pas slim… Fortune personnelle: 53 milliards $ On pourrait en faire travailler du monde avec ça. Si cet individu serait obligé de se départir de sa fortune, sauf le nécessaire requis à chacun, en réinjectant le tout dans l’économie de son pays, bien je crois que plus de gens travaillerait et que le pays serait plus prospère. La concentration des richesses, lentement mènent à la ruine de l’ensemble. Le récife du capitalisme, il est là. Au Vénézuela, j’ignore si maintenant le pays produit quelque chose, autre que le pétrole. Des souliers ? Des vêtements ? Si tout les produits bon marchés viennent de Chine, on vient aussi de tuer l’économie locale. Un pays équilibré devrait s’obliger à produire au moins une certaire proportion de biens de consommation, et les biens venant de l’extérieur devrait être aussi disponibles, mais coûtant un peu plus cher que les biens locaux. Le Canada ne produit plus rien. Entrez chez Wal-Mart et saisissez un objet à l’aveugle. Il vient de Chine ! Qu’est-ce qu’on produit au Canada ? Du pétrole, comme au Vénézuela. On produit des cerveaux ? Si la Chine cessait de nous approvisionner en produits de consommation du jour au lendemain, on aurait un grave problème. On marcherait nu-pieds dans la rue. Tout est fait en Chine… C’est la principale menace de la mondialisation. Alors au Vénézuela, il y a une redistribution de la richesse, mais au minimum, il faut mettre en ordre. On crée des consommateurs au lieu de créer des produits. En créant des produits, on créerait des salaires et le cycle reprendrait. Une solution serait possible dans une loi de limitation de la richesse, pas en confisquant la dite richesse, mais en forçant leréinvestissement de l’argent dans l’économie locale. Avoir 53 milliards $ dans un compte ne banque, ça profite à qui ? Le riche reste titulaire de ses biens physiques, mais a contribué à faire circuler l’argent. Ça aurait le mérite de faire travailler du monde plutôt que juste recevoir un chèque par la poste, le principe du BS. Donc il ne s’agit pas de remplacer la peste par le choléra, mais d’appliquer ce principe de roulement de l’argent. On va objecter ceci: M. Slim alors irait vivre à Nassau aux Bahamas pour concerver sa fortune ? J’ai déjà visité la Tunisie. J’ai su qu’il était interdit de sortir l’argent du pays, et que l’argent tunisien n’avait pas de valeur à l’extérieur, mais l’économie interne fonctionne. Bien que ce pays n’est pas un modèle en toute chose, faudrait t-il s’instruire de quelques principes économiques de certains pays ? Si l’économie de ces pays n’est pas enviable, ajoutez-y les ressources naturelles du Québec, et ça fera toute la différence. Une économie améliorée obligerait le roulement de l’argent pour qu’elle fonctionne. L’argent c’est comme le sang dans un corps. Quand ça arrête de circuler, ça fait des nécroses, ou la mort tout simplement. L’accumulation des fortunes, c’est ça.
    Dans les successions familiales, si l’argent était exclus de la succession ? Alors du vivant de chacun, on consommerait sans trop tarder. Il y a déjà eu une expérience du genre en Autriche dans les années 1930 qui fonctionnait, mais bon, la guerre est arrivée, mais le principe est fascinant !

    http://www.alterinfo.net/Abandonner-les-moules-de-pensee-scleroses-De-nouveaux-systemes-monetaires-pour-sortir-de-la-crise_a43578.html

    SVP, ça me prend l’opinion de Minarchiste sur cet article. Merci !

  25. « Donc tous ces pauvres qu’il a rendu dépendants de l’État vont se retrouver devant rien. »
    je répéte mon argument : au moins, pendant ces 8 dernières années, les gens ont bouffé, ont été soignés, et ont accés à pleins de services, ils n,avaient rien avant !!. comme je disais, pas parfait son truc, mais au moins, les pauvres ont été aidé ce qui est 400 fois plus que ne faisaient le pouvoir précédant …

    « En passant, si ce n’était de l’aide de Chavez, le régime tyrannique de Castro serait tombé depuis bien longtemps. »
    Si les américains n’avaient pas coupé toute lien commercial avec Cuba, ça fait longtemps que son pays aurait relevé , ils lui ont tout bouché pour le faire crever ..

    Cout donc, tu décries Chavez et Castro comme des dictateurs tyrans mais pour toi les Us sont ok ? ton échelle de la tyrannie est basée sur…?

  26. @Minarchiste

    « Chavez exproprie les entreprises pour utiliser leurs revenus dans ses programmes étatiques.

    Son problème est que, se faisant, il détruit l’économie et que les profits en question, notamment ceux de PDVSA, sont en chute libre.

    Le PIB du pays a augmenté durant le règne de Chavez simplement parce que le prix du pétrole a quadruplé. Autrement il serait déjà « out ». »

    Vous me parlez d’élections sur la peau de fesses, de référendums pour destituer Chavez – dont je ne suis pas un fan non plus, mais que je peux apprécier objectivement – tout en omettant de nous informer sur le rôle déstabilisateur de Washington au Vénézuela depuis au moins l’année 2002, à travers la NED et autres canaux du genre, de l’ordre de millions de dollars pour financer l’opposition, des opérations de déstabilisation et des stations de télévisions privées qui ne font que du Chavez-basing à longueur de journée.

    Vous omettez consciencieusement de nous informer que le pétrole nationalisé par Chavez était entre les mains de quelques riches Vénézueliens et surtout, d’Américains et autres firmes étrangères qui exploitaient ce pétrole vénézuelien en ne payant presque rien en redevances! Chavez, tout comme Morales, ont eu le courage de nationaliser leur ressources naturelles qui devraient servir à enrichir leur peuple au lieu d’une aristocratie crasseuse qui finance toujours des régimes totalitaires pour préserver ce contrôle.

    Chavez n’est pas un ange, mais il est le seul président que je connaisse qui prend les appels de son peuple par téléphone, lors d’un programme télévisé, une fois par semaine! (Holà el Presidente)

    Nos leaders politiques, eux, envoient des B-52 pour bombarder des nations étrangères qui ne nous ont rien fait, pour voler leur ressources naturelles! Ils volent les fonds publics (notre argent, oui, oui) pour le donner à Wall Sreet et aux banquiers privés. Ils participent à la torture.

    Mais ohhhh, Chavez est un méchant méchant! Les États-Unis maintiennent un embargo contre Cuba depuis des décennies, mais oh oh, Castro est méchant méchant! On maintient ce peuple dans la misère part cet embargo, (punition collective, crime contre l’humanité) parce que Monsieur Oncle Sam a un gros gros égo, mais on fait du Castro-bashing???

    Non seulement je pensais que vous étiez plus critique, mais je ne pensais pas que vous vous complaisiez dans les deux poids deux mesures et les demie vérités!

  27. Recherche rapide : en 11 ans, le taux d’analphabétisme au Vénézuela est passé à ..1%
    ( il est de combien au Québec ? 22% )
    L’école est gratuite jusqu’au doctorat …

  28. @FrançoisM

    « Vous omettez consciencieusement de nous informer que le pétrole nationalisé par Chavez était entre les mains de quelques riches Vénézueliens  »

    Ceci est carrément faux! Le pétrole a été nationalisé dans les années 1970 au Vénézuela. Chavez ne fait que prendre une plus grande partie des profits pour financer ses programmes, qui en laisse moins pour investir dans la production, ce qui explique la chute drastique de la production. De plus, Chavez exproprie les firmes étrangères qui ont l’expertise, ce qui n’arrange pas les choses. Allez lire mon dossier sur Chavez et informez-vous bon sens…

    « enrichir leur peuple au lieu d’une aristocratie crasseuse  »

    Ceux qui bénéficiaient des revenus du pétrole avant Chavez étaient les fonctionnaires et les amis de l’État. Ça n’a pas vraiment changé sous Chavez. D’ailleurs, on parle maintenant d’une nouvelle catégorie d’aristocrates sous Chavez: les Boligarchs (voir mon dossier partie 3).

    « je ne pensais pas que vous vous complaisiez dans les deux poids deux mesures et les demie vérités! »

    Encore une fois, je n’ai rien dit de faux dans mes commentaires et je blâme tout autant que vous l’impérialisme militaire des États-Unis.

    Ce n’est pas parce que Chavez distribue l’argent des autres aux pauvres (ce qui n’est pas bien difficile) que je vais fermer les yeux sur tout le reste.

    Je ne fait pas deux-poids-deux-mesures, je le juge aussi durement que Obama ou Harper. Si le régime de Castro était si bien, les gens ne tenteraient pas de gagner la côte de Miami sur un radeau de carton et ne se feraient pas emprisonner à la moindre critique du régime.

    Aux États-Unis au moins on peut critiquer ouvertement les politiciens sans risquer….sa vie.

  29. Claudius

    @ Minarchiste

    Pas d’accord avec la dernière phrase.

    — Aux États-Unis au moins on peut critiquer ouvertement les politiciens sans risquer….sa vie. —

    À l’époque d’internet, c’est commode pour les gouvernements du monde de laisser fonctionner ce média pour « ficher » ceux qui ne sont pas d’opinion favorable au gouvernement. C’est évident que lorsqu’il y aura « loi martiale » quelque part, tout ce beau monde déjà « fiché » n’aura plus qu’à se faire cueillir pour faire le ménage…
    C’est ce que j’appellerais présentement une liberté provisoire, ou en sursis. Liberté de parole – délit d’opinion – repérage – récolte… On dira ce qu’on voudra, mais les meilleurs régimes du monde peuvent avoir le moment venu, des techniques variées pour atteindre certains objectifs qu’on aurait cru impensable.

    Aussi, j’aurais donc aimé une opinion sur l’article dont j’ai laissé le lien à la fin de mon précédent commentaire. Merci !

  30. @Claudius

    Votre article porte sur la création de monnaie ex nihilo. Il n’est pas très détaillé.

    Je traite du sujet de long en large sur mon blogue, voici une liste de billets à ce sujet:

    http://minarchiste.wordpress.com/?s=cr%C3%A9ation+de+monnaie

  31. Il y a ceux qui connaisse l’Amérique latine.. et les autres. J’ai été dans TOUS les pays d’Amérique latine et j’ai travaillé dans 7. J’y ai vécu, si je cumule mes séjours, plus de 5 ans.

    Le bilan Chavez est nettement positif. Surtout, il a survécu, ce qui n’a pas été le cas de Allende… La démocratie par médias et grenouillage à l’américaine ne marche pas très bien en Amérique latine.

    Une opération de pure extorsion ouverte, comme celle que font actuellement les législateurs aux USA pour voter le plan de santé – ou les milliards qu’ils se sont accordés pour voter le rescapage des banuues « à la Paulson » – mettrait 500 000 manifestants dans la rue… et finalement quelques législateurs à la morgue.

    Chavez fait ce qui doit être fait. Voici ce que ‘en écrivais il y a déjà quelques années…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/11/136-lhommage-lige/

    Pierre JC Allard

  32. Claudius

    Je vous fait part d’une excellente série de vidéo portant le nom: Les Archives Oubliées.
    Il y a 4 épisodes. Ils sont disponibles sur Emule, ou bien vous pouvez les regarder sur YouTube en tranches de 10 minutes.

    1-Les Archives oubliées – La Guerre De La Fusion Froide
    2-Les Archives Oubliées – Nikola Tesla – Le Génie Du Tonnerre
    3-Les Archives Oubliées – Haarp Des Trous Dans Le Ciel
    4-Les Archives Oubliées – Le Jeu De L’argent

    Voici le 5′ extrait du 4 ‘ épisode « Le Jeu De L’Argent ».

  33. Thérèse L.

    La semaine dernière, dans le cadre du festival de films sur les droits de la personne, j’ai vu un documentaire de Patrick Vanier intitulé ‘Abya Yala, cette terre est la nôtre’ concernant les espoirs qu’ont suscité en Bolivie, l’élection du président Evo Moralès. J’espère que ce documentaire sera largement diffusé. On y présente de nombreux indigènes très articulés avec des arguments très intéressants concernant la manière dont devrait fonctionner une société.

    @Minarchiste

    Je ne suis pas certaine que je partage votre conception de ce qu’est la création de la richesse. Dans de trop nombreux cas, il s’agit de produire des objets peu intéressants et d’en faire ensuite une intense promotion en laissant croire aux gens que leur statut social dépend de la propriété de cet objet.

    On tend aussi à commercialiser des fonctions qui ne devraient pas l’être. Il fallait écouter ‘Une heure sur terre’ à la télé de Radio-Canada le 19 mars. Il semble qu’on assiste en Inde, à la mise en place d’une industrie de la procréation assistée qui consiste à faire porter par les femmes indiennes, les enfants des citoyennes des pays riches, et ce, dans des conditions proches de l’esclavage. Tenue en détention durant toute leur grossesse sous prétexte de s’assurer de la santé du futur bébé, devenu bien de consommation, ces femmes sont enfermées à raison d’une quinzaine par pièce, ne disposant pour tout territoire que de l’étendue de leur lit.

    Même si certain individus s’enrichissent par ce genre de commerce, je ne peux considérer ces dérives comme de la création de richesse. C’est plutôt de la destruction abjecte du peu d’humanité qu’il nous reste.

    Les Boliviens, dans le film dont je parlais précédemment, disaient vouloir vivre bien, et non pas vivre mieux. Quand je vois les dérives inacceptables de nos pays consuméristes à outrance, j’aurais envie d’aller demander l’asile politique dans un de ces pays qui semblent encore résister à ce mercantilisme abject.

    Nos milliardaires sont des compulsifs du profit. Ils ont un rapport malsain à l’argent. Tout ce système ne tient que si nous continuons à consommer pour soutenir un productivisme qui mène notre planète à sa perte. La planète ne nous permet plus de rembourser le capital que nous devons trouver chaque année. Imaginez les intérêts!

    Dans notre système, nous n’avons pas besoin de fuir en bateau, car nous fuyons tous les jours dans les médicaments psychotropes, l’alcool, les drogues, le suicide etc. Partout dans le monde, on peut faire croire aux gens qu’ils seront plus heureux s’ils vendent leur poisson aux étrangers plutôt que de le pêcher pour leur propre population, qu’ils doivent laisser partir leur ressources naturelles pour que l’élite de leur pays puisse s’enrichir et qu’eux pourront bénéficier des miettes que leur oligarchie voudra bien leur laisser. Et cette dépendance au Dieu Marché, ça, pour Minarchiste, ça ne semble pas grave!

    P.S.: Je veux remercier la plupart d’entre vous pour tous ces liens intéressants et pour le respect dont vous faites preuve même quand les opinions sont dissidentes. Je souligne aussi la patience que vous démontrez face à certaines interventions manquant un peu d’ élégance. Vous m’enrichissez beaucoup. D’un type de richesse dont personne n’a à rougir ou à avoir honte. Bravo!

  34. Therese

    > j’aurais envie d’aller demander l’asile politique dans un de ces pays qui semblent encore résister à ce mercantilisme abject.

    « mercantilisme abject » seriez vous francaise et de « gauche » ?
    Allez -y et vous nous ferez le bilan de vos acquis … et de vos pertes.

    > Je souligne aussi la patience que vous démontrez face à certaines interventions manquant un peu d’ élégance.

    Je mise 10$ pour une française BCBG !
    C’est vrai j’ai été tres patient avec Marc. :mrgreen:

  35. @PJCA

    « Le bilan Chavez est nettement positif. »

    Comment pouvez-vous dire une telle chose alors que le pays est au bord du gouffre financier?

    Bien sûr que Chavez a distribué les cadeaux pétroliers au gré du vent et que ceux qui ont reçu ces cadeaux lui en sont reconnaissants et votent pour lui. Il a profité de prix du pétrole en forte hausse pour le faire.

    Mais il ne faut pas être un génie en économie pour comprendre que pour ce faire, il a hypothéqué l’avenir économique du pays.

    Tout ce que Chavez peut espérer à ce point-ci est que le prix du pétrole augmente plus vite que la production de PDVSA ne diminue chaque année. Sinon ce sera l’effondrement, il est impossible d’argumenter le contraire, les statistiques économiques (qui viennent de la banque centrale du Vénézuela en passant) sont probantes.

    Concernant le non-économique, tant Freedom House que Human Rights Watch et Transparency International ainsi que les chiffres de corruption et de criminalité pointent vers une détérioration significative. C’est un pas immense vers un failed state totalitaire.

    Avez-vous lu mon dossier sur Chavez? Trouvez quelque chose de faux là-dedans et on s’en reparlera.

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/08/dossier-hugo-chavez-partie-4-le-bilan-des-10-ans-de-chavismo/

  36. @ Minarchiste:

    « Comment pouvez-vous dire une telle chose alors que le pays est au bord du gouffre financier? »

    Parce que parler d’un gouffre financier, aujourd’hui, dans une pays comme le Venezuela, est une pure coquetterie de théoricien.

    Tous les pays sauf peut-être la Chine – et l’on n’en sait vraiment rien – sont dans l’équivalent financier de la fosse des Mariannes. L’argent ne vaut strictement rien d’autre le que ce que la crédulité populaire accepte du baratin assez simpliste auquel se limitent maintenant les augures économiques, tous encadrés par les mêmes directives rassurantes du pouvoir financier…. en attendant que le capitaine crie « scramble ».

    Aucun État ne remboursera sa dette. Chacun decide seulement du nom qu’il veut donner à sa cessation de paiement. Dans ce contexte, en attendant le déluge, la seule chose qui compte, ce sont les biens et services qu’on fournit à la population. Aujourd’hui, plus de gens vivent mieux au Venezuela. Un gain net.

    Un gain d’autant plus significatif, qu’il se reflète sur les stats de l’éducation et de la santé, des valeurs sûres… et sur le bonheur des gens.

    Je vais souvent lire vos articles. Ils sont bien faits, factuels et meme objectifs. Je ne vais pas les critiquer. J’en tire des conclusions différentes seulement parce que je pondére autrement les facteurs.

    Je ne tiens pas à vous prouver que mes criteres sont les bons. Votre pensée m’apparait tout a fait cohérente. Comme je suis fondamentalement au moins aussi libertaire que vous- j’emploie le mot a dessein pour éviter l’identification à une chapelle – j’attend simplement que les événements nous fassent rencontrer au bout d’une convergence qui me semble évidente.

    Au rythme où tout va au diable, ça ne devrait plus être très long et on aura besoin de tous ceux qui pensent

    PJCA

  37. Ah ben, pour une fois je suis à 100% d’accord avec vous !!

  38. @PJCA

    « Je vais souvent lire vos articles. Ils sont bien faits, factuels et meme objectifs. Je ne vais pas les critiquer. J’en tire des conclusions différentes seulement parce que je pondére autrement les facteurs.

    Je ne tiens pas à vous prouver que mes criteres sont les bons. Votre pensée m’apparait tout a fait cohérente. »

    C’est très bien ainsi dans ce cas.

  39. @Thérèse L

    On pourrait aussi ajouter toutes les horreurs montrées dans le film Slumdog Millionnaire sur le compte de l’Inde.

    À cet égard, il incombe de se poser la question à savoir qu’est-ce qui fait en sorte qu’un pays se retrouve dans une telle situation où les citoyens doivent fouiller dans les dépotoirs et vendre leur corps pour subsister?

    Je me suis posé la question il y a fort longtemps, fait beaucoup de recherches et la réponse est aujourd’hui claire à mes yeux.

    Selon le classement de l’Institut Frazer, l’Inde se classe 86e sur 140 pays au niveau de la liberté économique. Ce classement est presque parfaitement corrélé avec le niveau de pauvreté de ces pays (voir ceci: http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/04/taille-de-letat-et-pauvrete/)

    L’Inde est un pays où l’État est obèse, corrompu (ça va avec), paralysant et hyper-bureaucratique. Si vous avez de bons contacts chez les politiciens et fonctionnaires, vous êtes riches, sinon vous crevez dans les bidonvilles….un peu comme au Vénézuela avant et pendant Chavez.

    L’Inde ne fait que confirmer la règle: l’État n’est pas la solution, c’est le problème.

  40. Aimé Laliberté

    Le saviez-vous?

    L’état du Dakota est un des seuls états américains à ne pas être insolvable?

    Pourquoi pensez-vous?

    Cet état est LE SEUL à possèder sa propre banque et à pouvoir crééer ses propres fonds.

    http://www.webofdebt.com/articles/state_bank_option.php

  41. @minarchiste

    Qu’est ce qui dans l’état, selon vous, constitue le probleme et ce qui constitue la solution ?

    Est ce qu’on peut parler d’une entité abstraite sans parler des hommes qui la dirige ?

  42. @Paul Napoli

    Le problème avec l’État est qu’il incarne la négation de nos libertés individuelles.

    L’État n’a rien, il le prend de force. Et plus il prend, moins nous avons.

    Si la croissance de l’État allait de pair avec la quantité/qualité des services publics, nos plaintes seraient moins intenses. Mais ce n’est pas le cas; la croissance de l’État est bureaucratique; une véritable obésité morbide.

    Voyez ceci:

    http://duhamel.argent.canoe.ca/non-classe/la-machine-a-creer-des-fonctionnaires/

  43. Venezuela : un article dans le Guardian :
    http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=18241

    Considérant que les anglais jouent constament au caniche soumis des Us, plutôt drôle de trouver un article favorable à Chavez dans le Guardian …

  44. @Minarchiste :
    « Tout ce que Chavez peut espérer à ce point-ci est que le prix du pétrole augmente plus vite que la production de PDVSA ne diminue chaque année. Sinon ce sera l’effondrement, il est impossible d’argumenter le contraire, les statistiques économiques (qui viennent de la banque centrale du Vénézuela en passant) sont probantes. »

    On ne doit pas avoir les mêmes lectures :
    The report also examines the current economic situation and how the country will be affected by lower oil prices. It concludes that because of Venezuela’s large accumulation of foreign exchange reserves, it is unlikely to run into balance of payments problems even if oil prices remain depressed for much longer than analysts and oil futures markets are anticipating.

    Washington, D.C. – The Center for Economic and Policy Research (CEPR) released a report today on the Venezuelan economy on the tenth anniversary of President Hugo Chávez’s tenure, which began in February 1999.

    http://www.cepr.net/index.php/press-releases/press-releases/report-examines-economy-and-social-indicators-during-the-chavez-decade-in-venezuela/

  45. Si Al Qaeda massacrait aujourd’hui même 17 000 personnes, pouvons-nous douter un seul instant que ça ferait, demain, la UNE de tous les journaux du monde entier ? Rien d’autre n’apparaîtrait en première page. Eh bien, aujourd’hui, lorsque sonnera minuit, dans le monde, 17 000 personnes seront mortes, mais non pas des mains d’une organisation terroriste, mais à cause de la famine qu’impose le marché avec l’aide d’un certain nombre d’Etats, de Banques et de Fonds Monétaires.

    Ces milliers de morts ne vont pas faire la UNE des journaux ; nous ne saurons pas qu’ils sont morts. Et le problème c’est que demain encore vont mourir 17 000 autres personnes pour la même raison, avec la même impunité et entourées du même silence. Le capitalisme, la plus nauséabonde des terreurs, les tue tous les jours.

    Et l’excuse avancée par les médias pour nous cacher ce massacre quotidien c’est que, précisément parce qu’il a lieu tous les jours, ces 17 000 cadavres ne sont jamais « une nouvelle ». Et c’est peut-être ce qui explique pourquoi, comme cela ne s’était jamais produit auparavant à Cuba, – les 5 prisonniers qui, à ce jour, se sont suicidés dans la base de Guantànamo ne peuvent être mis sur le compte du gouvernement cubain, – le fait que 1 prisonnier ait fait une grève de la faim jusqu’à ses fatales conséquences, justifie par contre l’avalanche de gros titres et d’adjectifs indignés.

    En paraphrasant Santiago Alba Rico écrivant à propos de la crise financière – ce n’est pas une crise parce que des millions de gens crèvent de faim dans le monde, c’est une crise parce qu’un tout petit groupe de millionnaires ne gagnent plus autant – la nouvelle ici n’est pas la mort par la faim de 17.000 personnes chaque jour mais celle d’un seul détenu cubain après une grève de la faim.

    Koldo Campos Sagaseta
    écrivain.
    Traduction Manuel Colinas

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