Archives quotidiennes : 1 juin 2010

Business: arme de destruction massive

Source de l’image:itelegraph

« Les barbares n’ont pas de champs, le massacre est pour eux ce que le labour est pour nous »

— Li Po (701-762), in Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera de José Frèches

Des mouches aux mains d’enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s’amuser.    Shakespeare, Le roi Lear.

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Le dieu du 20e et 21e siècle : la trilogie du business, de l’État, et du matérialisme démesuré…

Au début du siècle dernier, les frères Wright « inventaient » l’avion, Ford, la production en chaîne,  et les banquiers suivaient de près… Voler à la vitesse des chaînes de production.

Depuis des siècles, le mal a détruit des civilisations, par les guerres, l’avidité, le pouvoir.

Pourtant, le 20e siècle était prometteur : il devait de par sa technologie et ses sciences enfin soustraire l’être humain à certaines tâches pénibles.

Le progrès. Un mot certain, une notion en charpie…

Après un siècle, c’est le constat d’un échec : celui d’une autodestruction possible et de plus en plus vraisemblable.

Dans le golfe du Mexique, le pétrole coule à flot… Un incident  (sic ) qui aurait pu être évité.

Le groupe pétrolier BP était sérieusement préoccupé par sa plate-forme Deepwater Horizon, mais a néanmoins violé ses propres règles de sécurité, a rapporté tard samedi le New York Times, citant des documents de la compagnie.

Le 22 juin 2009, des ingénieurs de BP estimaient que l’enveloppe métallique que la compagnie voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression, selon la même source.

«Cela serait certainement le pire scénario», mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP.

La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d’utiliser ce coffrage, mais seulement après avoir obtenu la permission d’autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de sécurité de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport. Cyberpresse

L’alliage venimeux

La cupidité a toujours fait partie de ce monde. Ce que l’on a détruit pour civiliser a laissé des traces dans l’Histoire: les Conquistadors espagnols, non seulement détruisirent les civilisations de la Mésoamérique , mais certains s’entretuèrent  pour l’or.

C’était au temps où briser une civilisation « barbare », au sens de différente, n’avait pas d’effet sur une planète. Des boutons d’acné dans le visage d’un humain adolescent.

C’est la supériorité technologique qui permit ces « victoires ». C’était là le commencement de la « preuve faite » de la supériorité du développement technologique, ce dieu si cher à l’Occident.

Si l’idée de  Civilisation fut longtemps liée à celui de religion et d’organisation selon un modèle « précis et fermé »,  la nouvelle religion de l’argent pour l’argent est en train d’avaler une planète. Car l’alliage d’une finance corrompue avec celles de développements  technologiques vient de souder le diable à la machine.

Le monde ne sera plus jamais le même…

Connaître et savoir : l’eau de javel au service du barbarisme cravaté

Le barbarisme actuel est la censure de la différence appuyé par le rouleau compresseur des machines à produire des Inc. par procédé de robotisation.

Le « piton »…

Dès lors, les responsables n’ont plus de nom, mais seulement des acronymes : BP, GS, PC, PLC, ONE, ONU, et le reste… On a les Attila techno-monétarisés virtuels… Des Attila de claviers…

On ne sait plus trop qui pendre…

Pendre des lettres ou les passer à la guillotine?

On n’a jamais autant dormi dans un monde ou l’on vend de la « connaissance » pour camoufler le savoir…

Le savoir se distingue par divers traits d’un ensemble de connaissances en particulier par la dimension qualitative : l’acquisition d’un savoir véritable suppose un processus continu d’assimilation et d’organisation de connaissances par le sujet concerné, qui s’oppose à une simple accumulation et rétention hors de toute volonté d’application. Au niveau individuel le savoir intègre donc une valeur ajoutée en rapport avec l’expérience vécue et de multiples informations contextuelles. Savoir, Wiki

Il est important de faire la différence puisque nous vivons de plus en plus sur une accumulation de connaissances fascinantes, mais confuses, désordonnées, chaotiques…

Le « spécialiste » est le Satan du siècle…

On est loin du petit amérindien catholicisé, tiré de sa tribu, rasé et civilisé selon UN code. Nous voilà en face de pays, de continents, et d’une boule bleue…

Mais toujours UN code…

Les squeegees fluo

Quand les barbiers de la finance vous font une coupe, soyez sûr que vous vous retrouverez avec le crâne d’un squeegee, non plus au coin d’une rue, mais sur un blog ou dans le Golfe du Mexique à décrasser les macules mondialisées.

Nous sommes devenus les « femmes de ménage » de la saleté des banquiers, des requins aux dents en or… C’est ce qui nous pâme… Ils jouent de l’argent comme Jimmy Hendrix jouait de la guitare.

Des requins rock : avec la distorsion qui s’ensuit…

On ne mâche pas les proies, on les dépèce du corps à l’âme : Monsanto, BP, GS, … Fabuleux! Hitler avait Éva comme couverture… Les amours des avaricieux ont tous des amants acronymes. Ils sèment entre eux et se récoltent entre eux… Un monde Monsanto capable de créer un plante résistante  aux poisons.

Satan n’a d’intérêt que pour les ombres…  Les noirs, jadis, n’avaient pas d’âme… Nous voilà à l’ère des nègres fluo à laver des vitres grandes comme les océans.

Peut-on aller aussi bas dans « l’acceptation »?

Peut-on aller aussi loin dans l’auto tricotage des chaînes?

Je pense que oui…

Le « rôle » de la démocratie

Théoriquement, la démocratie serait efficace.

Comme les rois de jadis. Mais elle s’est trouvé une religion : « la banquise ». C’est froid, inhumain, mais ça a l’effet d’un stroboscope : on est étourdi et on perd de vue l’essentiel.

Regarde avec tes oreilles, disait Shakespeare. Sinon c’est la brisure  entre le savoir et la connaissance.

La démocratie?

La voilà devenue un château de pierres dormantes, une catatonie (forme de schizophrénie caractérisée par des périodes de passivité et de négativisme alternant avec des excitations soudaines) dans une soutane blanche comme un lavabo de PDG.

La démocratie est l’ombre de la finance. On ne peut pas être plus « volatile » et léger… Elle ne marche que si la finance « marche »… C’est un crédo souffreteux qui nous empoisonne l’existence.

C’est une reine qui vit dans un château, mais qui n’a plus de pouvoirs.

Il est minuit moins cinq…

Nos « représentants » portent maintenant le ridicule de leur attribut.

Comme les vendeurs de « brosses »….

L’argent soûle…

Sagesse et technologie

C’est là le drame… On a cultivé, en un siècle, une technologie enivrante – et ce dans de nombreux domaines – sans y lier le « savoir » nécessaire.  De sorte que nous nous retrouvons avec des dirigeants et « spécialistes »  en culottes courtes, les poches bourrées d’argent, comme les enfants avec des jeux vidéo.

Nos dirigeants  sont niais et ignorants,  joufflus pourprés, les jambes blanches comme la tête, à sautiller devant leur réussite sans faire le lien avec  le phénomène de la naissance du « Je » fabriquée par un « Nous ». Tout est relié… On appelle cela la socialisation… Ni conscients  des forces de la Vie. Des « supérieurs » répugnants avec un discours d’eau de Cologne. Les rois de jadis ne se lavaient pas, ils se parfumaient…

On n’a jamais autant camouflé les odeurs de la pestilence de ce dieu qui passent dans nos vies comme les lucioles que nous attrapions, enfants, et placions dans des bocaux.

***

La « machine » vient de surpasser l’Homme incapable de la contrôler ou de s’en servi à bon escient.

Tout cela peut se résumer dans le film Avatar que plusieurs critiques ont dénigré. « Avatar, n’est pas un grand film! ».

Non, ce n’est pas un grand film pour les non-voyants de l’Histoire.

Pourtant, il la résume en 162 minutes : refuser de voir la grandeur de la différence, de la Nature,  et de l’humanité  dénuée de technologie : des  nègres bleus à convertir…  Il ne peut y avoir de cohabitation entre les humains  si les humains perdent le lien qui les unit : l’échange, le don de soi, la fraternité.

Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité pour la survie.

Tout le « mouvement » humain est désormais soumis à une technocratie de paperasse, de lois à contourner, de règlements. Nous voilà « machines issues de la machine »…

Prenons cinq minutes de silence, comme si quelqu’un d’important allait mourir…

Nous.

Les simples, les travailleurs, les éclopés, les croyants naïfs… Les gens qui luttent contre cette  trilogie de poisons organisés qui se prennent pour des dieux.

Courez   pour  vous procurer des iPad…

Le grand problème est qu’on ne peut y déplacer des nappes d’huile avec un doigt. La planète n’est pas « virtuelle »…

C’est le miroir du 21e siècle pour les indigènes aux  cerveaux stérilisés et manipulés.

En jetant un œil « en arrière » sur l’Histoire, c’est à se demander si elle n’est pas  davantage une destruction « chanceuse » mais persistante.

La survie n’est pas une réussite, c’est un échec de la Vie.

Pourtant, on avait tout pour réussir… La cupidité à la Ponzi est une arme atomique…

J’ai toujours trouvé que la cravate ressemblait à une épée suspendue au cou de ces gens « propres »…

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Israël attaque la flottille de la liberté en route vers Gaza: massacre et acte de guerre en eaux internationales

François Marginean

Image Flickr: IHH Humanitarian Relief Foundation/TURKEY

Dimanche dernier, des centaines d’activistes pro-Palestiniens ont quitté  l’île de Chypre, en Turquie, pour se diriger vers Gaza et y apporter de l’aide humanitaire. La flottille, composée de six bateaux dont trois cargos et trois de passagers, transportaient quelques 700 personnes, incluant un lauréat du Prix Nobel de la paix – Mairead Corrigan Maguire, des législateurs européens, du personnel des Nations Unies, des militants des droits de l’homme et des milieux syndicaux, ainsi que des journalistes et un survivant âgé de l’Holocauste. S’y trouvait aussi du matériel tel que du ciment et autres matériaux de construction, des centaines de chaises roulantes électriques, des maisons préfabriquées, des purificateurs d’eau ainsi que des fournitures médicales et scolaires, choses qui sont toutes bannis par Israël d’entrer à Gaza. Cette flottille transportait au total environ 10 000 tonnes de ravitaillement et de matériel d’aide humanitaire.  Huwaida Arraf, une des organisatrices, a déclaré qu’ils s’attendaient à atteindre Gaza aujourd’hui et que deux autres bateaux suivraient en deuxième vague bientôt.

La Flottille de la liberté (Free Gaza Flotilla), telle qu’elle fut nommée, avait aussi pour but d’attirer l’attention internationales sur le blocus imposé à la bande de Gaza par Israël depuis un peu plus de trois ans. C’est que les habitants de la bande Gaza vivent sous un état de siège médiéval où même les médicaments, les vêtements et le matériel scolaire sont interdit d’entrer par Israël. Donc en plus de sa mission humanitaire, la Flottille de la liberté a un rôle symbolique qui est simplement de mobiliser la conscience mondiale sur la sombre situation que la bande de Gaza subit depuis trop longtemps déjà. Ce bout de territoire renfermant 1,5 millions de Palestiniens est la plus grande prison de l’histoire de l’humanité. Il s’agit d’un camp de concentration pour tous ces gens qui y sont enfermés, plusieurs étant des réfugiés depuis 1948. Ils sont sujets à des bombardements aériens, à des attaques à l’aide d’armes de destruction massive, ils sont affamés et font face à de sévères pénuries d’eau potable, de pétrole, d’électricité et de matériel médical. Les taux de chômage y sont extrêmement élevés et la pauvreté sévère y sévit de façon généralisée.

Une attaque et un massacre barbare

Alors que la Flottille de la liberté faisait son approche des côtes de la bande de Gaza, mais toujours en eaux internationales et avec les drapeaux de la Turquie et des États-Unis flottant, Israël a décidé de frapper. Israël, sans provocation, a attaqué la flottille des six bateaux non-armés transportant l’aide humanitaire. Selon différentes sources, les commandos israéliens ont pris d’assaut et sont montés à bord de ces bateaux pour ensuite commencer à ouvrir le feu sur les gens s’y trouvant, causant ainsi la mort de plus de 19 personnes et en blessant des dizaines. La flottille est maintenant saisie et dirigée vers un port israélien.

Le fait que les bateaux portaient des drapeaux tels que ceux des États-Unis et de la Turquie, signifie qu’ils ne sont pas sous l’autorité d’Israël aussi longtemps qu’ils sont en eaux internationales. Israël n’a aucun droit légal d’émettre des ordres à cette flottille, ni de les aborder et de les saisir.

Lorsqu’une nation saisit les bateaux d’une autre nation et tue les passagers et l’équipage de ces bateaux en eaux internationales, cela constitue un acte de guerre. La Turquie est membre de l’OTAN; et celle-ci considère une attaque contre n’importe quelle nation membre comme étant une attaque sur l’OTAN en entier. Israël vient de commettre un acte de guerre contre l’OTAN. La Turquie ne devrait pas laisser cet acte de guerre passer sans réponse qu’elle considère avec justesse contre tous les principes internationaux. La crédibilité des Nations Unies est sur la ligne et s’ils ne sont pas en mesure de démontrer au reste de la planète qu’ils peuvent faire face à Israël et l’obliger à respecter la loi internationale, il serait mieux de cesser de gaspiller argent et temps, puis démanteler cette organisation mondiale.

Cet acte barbare a été condamné à travers le monde par la population autant que par divers pays européens tels que la Belgique, l’Irlande, l’Italie, l’Allemagne, la Norvège et la Suède. La réaction de la Turquie fut particulièrement cinglante, alors que le premier ministre Tayyip Erdogan a accusé Israël de « terrorisme d’État », tout en rappelant son ambassadeur et annulant des exercices militaires conjoint avec Israël. Cela est sans aucun doute le pire désastre de relation publique de l’État Hébreu depuis l’opération tristement célèbre et meurtrière de Plomb durci dans la bande de Gaza où Israël a commis de nombreux crimes de guerre.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré hier qu’il regrettait les pertes de vie chez les activistes après que les commandos israéliens ont attaqué la flottille apportant de l’aide humanitaire à Gaza, mais que les troupes israéliennes ayant ouvert le feu étaient justifiés parce qu’ils se défendaient.

Cette flottille, finalement, est un symbole de la fatigue du monde face au barbarisme d’Israël. Cette dernière ferait mieux d’écouter, car la patience et la tolérance de la planète commence à s’effriter rapidement face à la brutalité inhumaine du régime sioniste.

Israël, l’impunité jusqu’à quand?

Cette attaque était illégale et immorale, puisque les bateaux se trouvaient dans les eaux internationales et ne transportaient que des civils et de l’aide à Gaza. Le Canada doit se joindre aux États européens et immédiatement condamner l’attaque, et doit s’empresser d’aborder la question directement avec le premier ministre israélien Netanyahu.

Cliquez ici pour envoyer un courriel à Stephen Harper et aux autres dirigeants canadiens pour les inciter à agir immédiatement sur cette question.

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Classé dans Actualité, François Marginean