La carte du racisme

Boston Tea Party

Lorsqu’on est incapable de discréditer un adversaire autrement, il est fréquent d’avoir recours à la démonisation de cet adversaire. Quoi de mieux alors que d’utiliser la carte du racisme. Cet argument est souvent utilisé lorsqu’un des antagonistes est membre d’une minorité visible. Si nous nous opposons à lui, c’est que nous devons forcément être racistes. Les musulmans jouent cette carte très efficacement avec la supposée offense de blasphème et d’islamophobie. Cette tactique rend toute opposition ou critique de l’Islam politiquement incorrecte. Les démocrates et les grand médias américains ont pour leur part décidé de jouer la carte du racisme pour faire taire toute critique à l’encontre de l’administration Obama et notamment contre le mouvement des tea parties. Pourtant, de croire que ce mouvement est primairement motivé par le racisme, c’est de très mal connaître nos voisins du sud.

Le Boston Tea Party de 1773.

Les États-Unis sont nés à toute fin pratique d’une révolte de taxes. Plus précisément d’une collections de plusieurs taxes imposées par la couronne sur les colonies américaines, sans que celles-ci puissent être représentées au parlement britannique. Ce principe étant cher aux américains, ils devinrent de plus en plus insatisfaits alors que la couronne imposait le Stamp Act et le Townsend Act, mais ce fût le Tea Act qui a enfin fait déborder le vase. Une bande de 200 hommes déguisés en amérindiens ont pris d’assaut trois navires de l’East India Company chargés de Thé dans le port de Boston le 16 décembre 1773 et jetèrent 343 caisses de thé par dessus bord. Les conséquences de ce geste furent le coup d’envoi de la révolution américaine. L’esprit même de la révolution américaine fût celui d’établir un nouveau gouvernement aux pouvoirs restreints, gouvernant selon la volonté et le avec le consentement du peuple, concept plutôt révolutionnaire à l’époque. Ce désir est amplement reflété grandement dans la Déclaration d’Indépendance américaine et dans le préambule de leur Constitution. Encore de nos jours, un très grand nombre d’américains adhèrent encore farouchement à ces principes.

La crise économique de 2008.

Appuyons le bouton d’avance rapide jusqu’à 2008. Grâce à diverses interventions gouvernementales visant à favoriser l’accès à la propriété par le biais de la sécurisation d’hypothèques par les compagnies gouvernementales Fannie Mae et Freddie Mac et grâce à des taux d’intérêts maintenus artificiellement bas par la Réserve Fédérale, la plus grosse bulle immobilière de l’histoire éclate, laissant Wall Street en lambeaux avec des tonnes d’actifs toxiques basées sur des hypothèques ne valant plus rien. L’administration Bush décide alors qu’il faut absolument sauver les banques de Wall Street de peur de voir tout le système bancaire s’écrouler. On institua donc le Troubled Asset Relief Program, visant à racheter les actifs toxiques des banques. Pilule qui fût extrêmement difficile à avaler par le contribuable américain à qui on veut refiler la note de l’irresponsabilité des banques de Wall Street. L’administration Bush était déjà coupable de grossiers excès de dépenses pendant ses huit ans au pouvoir, mais le TARP fût très probablement la goutte qui a fait déborder le vase pour plusieurs américains, mais Bush s’en allait et Obama arrivait pour le remplacer.

Hope and Change.

Obama a pris office avec la promesse d’espoir et de changement. Malheureusement, aussitôt arrivé au pouvoir, il s’est empressé d’endosser et amplifier toutes les politiques de l’administration précédente. Non seulement a-t-il continué le TARP de $700 milliards, mais il s’en est servi pour nationaliser une partie des banques commerciales, AIG (qui a promptement récompensé ses dirigeants de fabuleux bonis), ainsi que GM et Chrysler afin de préserver des emplois payés $80/heure avec avantages sociaux, en plus d’ajouter un programme de stimulus de $800 milliards, tout ça aux frais des contribuables pour la plupart beaucoup moins nantis. Devrait-on se surprendre que la grogne atteigne un point culminant. Pour les contribuables américains, c’en était trop.

La naissance des Tea Parties.

Réalisant que le fameux changement promis par Obama n’était qu’un mirage, les contribuables américains ont pris la rue d’eux-mêmes le 27 février 2009 pour protester contre le TARP, agitant des sacs de thé et des drapeaux de Gadsden, premier drapeau de la révolution américaine. La symbolique était apparente. Le citoyen américain moyen commence à se soucier grandement de la direction qu’a pris son gouvernement qu’il perçoit de plus en plus gigantesque. À cause de toutes les nationalisations de banques, d’AIG, de GM et de Chrysler, ils perçoivent Obama comme un socialiste qui vise à nationaliser graduellement l’économie américaine. La réforme de la santé et la nouvelle réforme du système financier n’ont rien fait pour les rassurer non-plus. Les américain sont par nature réfractaires au concept d’état-nounou et ils réalisent que c’est la direction que prend l’administration Obama et le congrès majoritairement démocrate. Ce fait les inquiètent et avec raison. La dette américaine, déjà gonflée sous Bush, a littéralement explosé sous Obama et la création monétaire de la Fed a atteint des sommets historiques. L’américain moyen commence à se demander comment cette dette sera remboursée et les chance sont qu’elle ne le sera jamais. Le jour où les créanciers des États-Unis perdront confiance, c’en sera fini de l’empire américain.

Conclusion.

Depuis l’inauguration d’Obama, les américains ont eu d’amples raisons d’être insatisfaits et déçus. Un très grand nombre des manifestants des tea parties sont des républicains, mais un grand nombre d’entre eux se disent démocrates et avouent leur déception de l’administration Obama. Ils n’ont pas besoin d’être racistes, ils auraient été insatisfaits peu importe la couleur de la peau de leur président. Ils sont insatisfaits de ses politiques, un point c’est tout. Les accusations de racisme ne sont que l’acte désespéré de démagogues.

82 Commentaires

Classé dans Actualité, Philippe David

82 réponses à “La carte du racisme

  1. Aimé Laliberté

    @David Gendron,

    Tu as le droit à ton opinion, ce qui ne veut pas dire que tu es autorisé à me diffamer dans tes commentaires.

    Je n’accepte pas tes insultes gratuites et divers qualificatifs dérogatoires à mon endroit.

    Si tu n’aimes pas ce que j’ai écrit, présente un autre point de vue, une autre preuve, ou un argument contraire, mais abstiens toi de tenir des propos diffamatoires à mon endroit, que ne visent qu’à me discréditer, et qui n’ont aucun fondement dans la réalité.

  2. @ David Gendron

    Tiens tiens donc, vlà un raciste, Aimé Laliberté, qui a toujours aimé la liberté 😉 d’être raciste, et qui défend une élite réactionnaire raciste. Bravo! Voilà qui aide beaucoup à défendre le Tea Party!

    De plus, si je vous comprends bien, il ne faudrait pas qu’Arnold S devienne Président.

    Ah, mais c’est vrai, en tant qu’adorateur de la race ayrenne et des Républicains, môssieu la raciste trouverait ça correct cette fois-ci qu’un étranger entre à la Maison BLANCHE!

    1- On modère un peu sur les épithètes et les attaques personnelles SVP.

    2- La Constitution des États-Unis spécifie que le Président doit être né aux É-U. Ça s’applique autant à Obama que Schwartzenegger. À moins de passer un amendement à la Constitution, Schwartzenegger ne peut pas devenir Président. Clause discriminatoire et stupide à mon avis.

    3- La thèse des birthers est plutôt faible à mon avis. Avec toutes les pirouettes qu’on doit faire juste pour obtenir un passeport, il semble plutôt tiré par les cheveux qu’un candidat au plus haut poste élu aux É-U arrive à se faire élire sans qu’on ait fait preuve formelle du lieu de sa naissance. Il aurait fallu la complicité des deux partis politiques pour qu’Obama accède à ce poste. Croyez-vous sincèrement que s’il y avait le moindre doute sur le véritable lieu de naissance d’Obama, ce qui le disqualifierait automatiquement, que le parti Éléphantesque ne sauterait pas dessus à pieds joints? S’il y avait eu une preuve quelconque, McCain l’aurait hurlé sur tous les toits.

  3. @ David Gendron

    Effectivement Ron Paul est le moins pire des politiciens aux États-Unis, mais je le trouve parfois confus. Sur l’immigration, ce n’est pas du racisme à proprement dit, mais sa position sert les intérêts des racistes.

    Ron Paul est d’abord et avant tout un politicien et dans son district au Texas, il est aux premières lignes des controverses sur l’immigration illégale. Puisqu’il est étroitement lié au Mises Institute, je suis quasi certain que sur le plan personnel, Ron Paul préfèrerait une politique d’immigration libre, mais ça lui couterait sûrement des appuis dans son district. La politique est un jeu de compromis et Ron Paul sait choisir ses batailles. S’il était Président, il ferait probablement tout ce qu’il peur pour réduire la taille du gouvernement fédéral et instituerait probablement une politique d’immigration plus libérale plus tard.

  4. Aimé Laliberté

    Philippe,

    Là, je suis un peu déçu de ta réponse sur les ‘birthers’.

    Ton raisonnement, c’est comme dire que l »’inside job » allégué par les ‘Truthers’ est dur à croire parce que les Démocrates auraient certainement repris cette argumentation pour marquer des points contre les Républicains de G. W. Bush.

    Je crois que tu tombes dans le panneau du faux paradigme des deux partis contrôlés par la même élite.

    L’autre facteur qu’il faut toujours garder à l’esprit, quand on parle des É-U, est le fait qu’il existe deux (2) constitutions et que les règles d’admissibilité à la présidence dont on parle font partie de la 1ère constitution (organic constitution).

    La 2e constituion a créé les USA (la corporation) et c’est cette 2e constitution qui est appliquée aujourd’hui.

    Autre facteur important, les É-U sont en faillite et le gouvernement est l’administrateur de la faillite en vertu d’un trust.

    Les régles d’un trust sont secrètes et peuvent être modifiées secrètement.

    Il est donc possible que les régles d’admissibilité à la présidence ne soient même pas telles que décrites dans la 1ere constitution américaine.

    La

  5. Aimé Laliberté

    Voici la preuve de ce qui précède :

    Cliquer pour accéder à Traficant.pdf

  6. Je ne suis pas un supporteur de Baraque « Uncle Tom » OSama, au fait.

  7. Monsieur Laliberté, vous appuyez une mesure raciste qui consiste à empêcher des citoyens américains soi-disant « immigrés » de devenir Président, c’est un fait!

    « 2- La Constitution des États-Unis spécifie que le Président doit être né aux É-U. Ça s’applique autant à Obama que Schwartzenegger. À moins de passer un amendement à la Constitution, Schwartzenegger ne peut pas devenir Président. Clause discriminatoire et stupide à mon avis. »

    Voilà! en effet!

    « Puisqu’il est étroitement lié au Mises Institute, je suis quasi certain que sur le plan personnel, Ron Paul préfèrerait une politique d’immigration libre, mais ça lui couterait sûrement des appuis dans son district. »

    Oui, en effet, c’est le risque relié l’exercice de la politique. Précision pertinente.

  8. Monsieur Laliberté, vous avez certainement des arguments plus solides que « il est né au Kenya », j’espère?

  9. Aimé Laliberté

    @ David Gendron,

    La question du lieu de naissance est une exigence constitutionnelle. Pour le reste, j’en ai rien à cirer de son ethnie ou de sa nationalité.

    Si c’était un autre qu’Obama, je n’aimerais pas celui-là non plus, pas plus que j’aimais W. Bush.

    À mon avis JFK est le dernier président qui a essayé d’agir pour le peuple et de façon indépendante et on sait ce qui lui est arrivé.

    Le problème de base est plutôt la situation décrite par le représentant de l’Ohio James Traficant, dans le lien précité ou la vidéo ci-dessous.

    Que ce soit Obama ou un autre, ça ne changerait pas grand chose.

  10. sopadeajo

    Les vacances de ¿Madame Hulot?
    60 chambres d´un hôtel d´hyper-luxe, de rêve, près de Marbella, sont occupées par l´ entourage de madame Obama (gardes du corps, police secrete, cuisiniers, servants, ¿liseurs de cartes?,…pendant 5 jours.

    Crise, quelle crise?…

    http://www.elpais.com/articulo/gente/Michelle/Obama/He/venido/descansar/relajarme/elpepugen/20100804elpepuage_2/Tes

  11. Pourquoi alors tant insister sur cette disposition raciste de la CONstitution?

  12. Aimé Laliberté

    @David,

    Tu crois que cette disposition de la Constitution US est raciste, mais ça n’a rien à voir avec ça.

    Si t’es pas au courant, quand la constitution US a été adoptée, les noirs aux É-U étaient effectivement des esclaves.

    Donc, l’exigence d’être né aux É-U pour accéder à la présidence était certainement motivée par autre chose que des considérations racistes.

    L’objectif était plutôt d’éviter que le président US puisse avoir une allégeance envers un autre pays (double allégeance).

    Nul ne peut servir deux maîtres à la fois.

    Cette exigence empêcherait également Arnorld Schwarznegger d’être président, vu qu’il est né en Autriche.

    Donc, ça n’a rien à voir avec la couleur de la peau, comme tu sembles penser, mais plutôt pour assurer l’allégeance et la loyauté envers les É-U que cette exigence constitutionnelle existe.

  13. Aimé Laliberté

    Pour répondre spécifiquement à ta question… parce qu’il est exactement le type d’individu que l’exigence constitutionnelle vise à empêcher de devenir président.

  14. @ sopadeajo

    Attention! on vous traitera de raciste vous aussi… 😉

  15. Aimé Laliberté

    J’ai trouvé un article qui explique bien les différents types de citoyenneté aux É-U.

    http://www.state-citizen.org/

    Il existe fondamentalement deux types de citoyens aux É-U, ceux qui sont nés dans un des États qui forment l’Union et qui sont citoyens de CET État, et ceux qui sont citoyens des É-U, soit la corporation détenant un territoire de 10 milles carrés connu sous le nom de District of Columbia, créée en 1871.

    Les citoyens des États de l’Union possèdent des droits innés en vertu de la déclaration d’indépendance de 1776 et de la constitution originale adoptée en 1787, tandis que les citoyens des É-U (créé en 1871) ne possèdent que des privilèges pouvant être révoqués en tout temps.

  16. Aimé Laliberté

  17. Aimé Laliberté

  18. Aimé Laliberté

    George Galloway témoigne devant le Sénat américain à propos de la guerre en Irak.

  19. Aimé Laliberté

  20. Aimé Laliberté

    Pour revenir à Obama, voici un sondage récent de CNN indiquant qu’un démocrate sur 3 est incertain quant au pays de naissance d’Obama.

    http://www.wnd.com/index.php?pageId=187781

  21. Sauf qu’Arnold S et Baraque « Uncle Tom OSama » sont plus américains que la majorité des américains, ce sont des patriotards reconnus!

    Combien de gens sont incertains concernant la version officielle du 11 septembre?

  22. Aimé Laliberté

    @David…

    Patriotard? Ça veut dire quoi au juste ça?

    Tu ne connais pas l’histoire des É-U pour dire choses pareilles.

  23. Aimé Laliberté

    Tyrannie de la Dictature :

    http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201008/08/01-4304866-omar-khadr-le-proces-dont-personne-ne-veut.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS2

    Malorie Beauchemin, envoyée spéciale
    La Presse

    (Guantanamo) Afghanistan, 27 juillet 2002. En plein coeur du pays, l’armée américaine traque les terroristes liés à Al-Qaïda. Dans une altercation, une grenade atteint un soldat qui mourra plus tard de ses blessures. Sur place, un seul «combattant ennemi» est retrouvé vivant. Il s’appelle Omar Khadr, il a 15 ans… et il est citoyen canadien. S’enclenche un feuilleton, digne d’un roman policier, où s’entremêlent torture, justice, gouvernements et forces armées. Un feuilleton dont le dernier chapitre pourrait s’écrire sous peu, alors que le procès d’Omar Khadr devant une commission militaire américaine s’ouvre demain.

    Ses avocats, canadiens comme américains, ont tout essayé jusqu’à la dernière minute pour faire avorter les procédures judiciaires. Les groupes de défense des droits, organisations non gouvernementales, partis de l’opposition à Ottawa ont milité sans relâche pour qu’il soit rapatrié plutôt que jugé devant une commission militaire en laquelle personne n’a confiance. Omar Khadr lui-même a menacé de boycotter les procédures.

    Huit ans après avoir été appréhendé à la suite d’une escarmouche en Afghanistan qui a causé la mort d’un soldat américain, en 2002, c’est finalement demain qu’Omar Khadr, citoyen canadien, doit connaître son premier jour de procès, à Guantánamo. À moins que les procédures ne soient, de nouveau, reportées.

    «Peu importe quand le procès débutera, la seule certitude qu’on peut avoir, c’est que les États-Unis, en allant de l’avant, violeront les exigences d’équité et de transparence nécessaires à tout processus judiciaire dans le monde civilisé, estime sans détour Amir Attaran, professeur de droit à l’Université d’Ottawa.

    «Les Américains sont disposés à utiliser des preuves obtenues sous la torture, poursuit-il, découragé. Ils sont disposés à utiliser des preuves provenant de témoignages qui ont été modifiés ou altérés après les faits. C’est digne de la fiction. Ça n’arrive pas dans les vrais tribunaux. Et finalement, dans les pays civilisés, les enfants ne sont pas traînés en justice pour des crimes de guerre.»

    Accusé de meurtre, mais aussi de soutien matériel à des activités terroristes, le Torontois aujourd’hui âgé de 23 ans est le dernier prisonnier occidental encore incarcéré au controversé centre de détention. Bien que les accusations soient sérieuses, c’est toute la légitimité du processus judiciaire qui est remise en question. À tel point que Barack Obama, à son arrivée au pouvoir, avait promis de mettre fin aux commissions militaires et de fermer Guantánamo.

    «Au contraire, le centre est resté ouvert, s’insurge Alex Neve, secrétaire général d’Amnistie internationale Canada. Et la première cause qui sera entendue, pour démontrer au monde entier que les États-Unis ont maintenant un système de justice amélioré à Guantanamo Bay, mettra en cause un individu appréhendé à 15 ans, et qui a démontré qu’il avait été victime de mauvais traitements depuis son arrestation.»

    «C’est tragique. Ça n’envoie pas un message prometteur au monde entier, en matière de justice et de respect des droits de la personne», déplore M. Neve, qualifiant la commission militaire de «système de justice imparfait, faillible, injuste et discriminatoire».

    Même l’avocat canadien du jeune détenu, Dennis Edney, est résigné. «Je m’attends à ce que M. Khadr soit reconnu coupable parce qu’il se retrouve dans un processus qui a été conçu pour que les gens soient reconnus coupables», dit-il, défait.

    Khadr congédie ses avocats

    Malgré tout, même si Omar Khadr a congédié au début du mois de juillet ses avocats américains et menacé de boycotter le procès, Me Edney entend convaincre son client de participer au processus, «pour que le monde entier puisse entendre son histoire». «Mais je reconnais qu’en participant au procès, on se trouve à accorder une forme de légitimité au processus, ce qu’on ne devrait pas faire», explique-t-il.

    Du côté américain, le dossier est tout aussi embarrassant. Le meurtre d’un soldat (crime reproché à Omar Khadr) frappe les consciences. Mais les circonstances rendent l’issue du procès incertaine. «Les juges militaires et les avocats ne veulent pas être associés à l’affaire Khadr. Ils ne veulent pas être ceux qui devront condamner le premier enfant à être accusé de crimes de guerre dans l’histoire», explique Luc Côté, qui a réalisé, avec Patricio Henriquez, un documentaire sur Omar Khadr qui doit être diffusé à l’automne à Canal D.

    Critiques au Canada

    À Ottawa, les critiques se sont multipliées envers le gouvernement conservateur de Stephen Harper, qui a essuyé de nombreux revers devant les tribunaux. Ils l’ont sommé de réclamer auprès des Américains le rapatriement d’Omar Khadr.

    «Le refus borné du gouvernement de protéger les droits fondamentaux d’Omar Khadr n’est plus seulement embarrassant. Sur la scène internationale, la position du Canada comme pays qui défend les droits de la personne universels est devenue une moquerie», estime M. Neve, d’Amnistie.

    «Notre gouvernement s’en fiche, renchérit Me Edney, amer. Tout ce qui l’intéresse, c’est qu’Omar Khadr soit reconnu coupable de terrorisme.»

    Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, n’était pas disponible pour une entrevue dans la semaine précédant le procès. À son bureau, on réitère que le gouvernement souhaite laisser les procédures judiciaires américaines aller de l’avant, compte tenu de la «gravité des crimes» qui sont reprochés au jeune prisonnier.

    Pour l’opposition, l’inaction du gouvernement Harper est inacceptable. «Si le procès va de l’avant, ce sera une humiliation pour l’administration américaine et le gouvernement canadien, soutient le député du NPD Wayne Marston, porte-parole en matière de droits de la personne. La Cour suprême des États-Unis a reconnu que les droits des prisonniers à Guantánamo étaient violés. La Cour suprême du Canada a jugé que les droits de M. Khadr avaient été violés et continuaient de l’être. Comment a-t-on pu se rendre au point où la primauté du droit est mise de côté de façon si cavalière?»

    Pour le critique libéral en matière d’affaires étrangères, Bob Rae, une seule conclusion s’impose: «Ce n’est pas une cour indépendante, mais bien un tribunal militaire. Étant donné les conditions sous lesquelles il a été traité, nous croyons que l’objectif principal, c’est de chercher à le rapatrier.»

    La commission entendra aujourd’hui une série de motions afin de déterminer ce qui sera admissible ou non comme preuve au procès, y compris le témoignage qu’a rendu Omar Khadr après avoir été victime de mauvais traitements.

    – Avec Laura-Julie Perreault, à Montréal

  24. Aimé Laliberté

    Tyrannie de la dictature (suite)

    http://www.thestar.com/opinion/editorials/article/845334–stern-rebuke-on-terror
    Stern rebuke on terror

    Totonto Star
    August 09, 2010

    Canada’s courts won’t be a willing party to the United States or any other country abusing our citizens, even in the battle to thwart terror. That’s the welcome message Superior Court Justice Christopher Speyer has sent by refusing to extradite Abdullah Khadr to Boston for trial on terror charges.

    American officials violated so many of Khadr’s constitutional rights in their dealings with him in Pakistan that extraditing him would have eroded confidence in our justice system, Speyer ruled last week in quashing the bid. He said he hoped to deter “similar abuse in the future” and to dissociate our courts from such misconduct. “In civilized democracies, the rule of law must prevail over intelligence objectives,” he noted.

    Back in 2004, Pakistani security detained Khadr in Islamabad at the behest of the U.S., which planned to squeeze him for intelligence. He was held in an “arbitrary and illegal” manner for 14 months. He was beaten and otherwise abused, denied legal counsel and intimidated. This made his admissions of wrongdoing “manifestly unreliable,” Speyer ruled. His right to speedy consular access was denied. And the U.S. frustrated Canadian efforts to bring him home.

    On his return to Canada in 2005, the Boston court indicted him for allegedly arming Al Qaeda in Afghanistan after 9/11, based on his admissions. Canadian police arrested him, and he has been battling extradition ever since. Now Khadr is a free man.

    This is a stern but deserved rebuke not only to Washington but also to Ottawa, which supported the U.S. request.

    Ironically, Speyer’s ruling comes as Omar Khadr, Abdullah’s younger brother, is about to stand trial before a discredited U.S. military tribunal for killing a U.S. soldier.

    Granted, Abdullah Khadr did himself no favour on his return to Canada when he admitted to having ties with top Al Qaeda figures and to buying weapons. He now contends he told police what he thought they wanted to hear, for fear of being sent back to Pakistan.

    Whatever the truth, the U.S. offences were so egregious that Speyer was right to quash the extradition.

    Canadians should take comfort in knowing that our courts are prepared to stand up for elementary human rights even in the war on terror. That protects us all.

  25. Aimé Laliberté

    Toronto Star, le 8 août 2010
    Auteur : Haroon Siddiqui

    Siddiqui: Harper’s Ottawa becomes Republican la-la land

    When you have finished laughing at Stockwell Day — for building jails for criminals he cannot find — think of the failed American regime of crime and punishment.

    To his estimated $9 billion expenditure, add the $1 billion bill for security at the G20 summit and the $16 billion purchase of F-35s in an untendered contract.

    Stack such expenses against Stephen Harper’s commitment to halve the $54 billion debt in five years, and wonder what he plans to slash and burn to get there.

    Think also of his decisions to weaken the national census and kill Statistics Canada surveys that measured the impact of government policies on Canadians, especially the poor and the vulnerable.

    Throw in his silencing of independent watchdogs, from the parliamentary budget officer to the RCMP ombud, and axing funds to advocacy groups monitoring the government.

    We can see where the Prime Minister is going. How he’s getting there we can glean from his ideological, authoritarian, secretive, even demagogic, methodology. He and his ministers do not want to be burdened with facts and logic in order to do what they want.

    George W. Bush, bent on invading Iraq, did not want to know that Saddam Hussein did not have weapons of mass destruction, did not have anything to do with 9/11 and did not have any connections to Al Qaeda.

    Tony Clement, bent on cancelling the compulsory long form of the census, advances arguments that defy common sense. He says people should not be jailed for not filling out the long form but they can be jailed for failing to fill the short form. He’ll spend an extra $30 million to get more voluntary data that would be just about useless. He accuses individuals and groups opposing his decision of being freeloaders when, in fact, they pay StatsCan for using its services (GTA municipalities alone pay $500,000 a year for census data).

    Day, bent on building more prisons, does not want to know that the crime rate has been declining for 20 years. That even public fear of crime is down. Even an internal federal poll shows that only 1 per cent of Canadians list crime as a big issue.

    But Day says that unreported crimes are up, the numbers of which he does not know, cannot know. Yet he’s certain that “those (nonexisting) numbers are alarming.”

    He is in the la-la land of Republicans, who for decades whipped up (white) fear of (black) crime and kept building prisons across America until there was no more money to build.

    They turned to private enterprise to build some more. Then some states didn’t have the money to pay even the per diem rates, so they let some inmates out. Declared too dangerous to be kept out of jail, the inmates are too expensive to be kept in.

    Still, the U.S. easily retains its record of the highest incarceration rate in the world — 2.3 million vs. 1.6 million in China (despite five times the population). That’s 751 per 100,000 population vs. 627 in Russia and 107 in Canada.

    A fifth of American inmates are sexually abused, 16 per cent suffer mental illnesses and another 16 per cent are kids under 18. About 500,000 are there on drug offences alone. Of the 700,000 released every year, more than half return within three years.

    Yet the Tories are headed that way, with Day’s Orwellian fear-mongering and Justice Minister Rob Nicholson announcing higher jail terms for a raft of drug-, gambling- and prostitution-related crimes. Creating a clientele for the jails they are building.

    Spending lavishly on skewed priorities, from tax breaks for the rich to ordering big-ticket defence toys, has been a Republican/Conservative specialty. That’s how Brian Mulroney and Ronald Reagan turned huge surpluses into record deficits. So did Mike Harris and George W. Bush.

    Harper is following in their footsteps. He also shares Harris’s mean streak and some of the former premier’s bullying cabinet colleagues (Jim Flaherty, Tony Clement and John Baird), as well as chief of staff (Guy Giorno). Like Harris, Harper is cutting social programs and targeting employment equity, which would no doubt entail demonizing the poor as well as minorities.

    If you thought Harris wreaked devastation on Ontario, Harper may have bigger plans — and on a national scale.

    Haroon Siddiqui is the Star’s editorial page editor emeritus. His column appears on Thursday and Sunday.

    hsiddiqui@thestar.ca

  26. Aimé Laliberté

  27. Aimé Laliberté

  28. Aimé Laliberté

  29. Aimé Laliberté

  30. African American man sprays semen on white woman in supermarket

    C’est une autre tentative pathétique et évidente d’inciter les tensions raciales avant les élections de novembre. Avec le soi-disant tueur en série « suprémaciste blanc » qui on sait désormais être un Israélien (Reports ID Serial Stabber As Elias AbuelazamThe man is an Israeli citizen who is in the U.S. legally, according to a law enforcement official who spoke on the condition of anonymity due to the ongoing investigation), vous pouvez compter sur Obama et les Démocrates pour jouer toutes les cartes du racisme auxquelles ils peuvent penser, parce que si les enjeux de l’élection continuent d’être à propos de l’économie, des guerres et de la catastrophe pétrolière du Golfe, les Républicains pourraient très bien reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès.

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