Le dollar US mûr pour une dévaluation catastrophique

L’état de  « réserve mondiale »  de la monnaie américaine a créé une demande sans précédent pour le dollar, mais ce faisant, il a aussi créé une surabondance de titres obligataires du Trésor détenus par les banques centrales étrangères et une dette nationale impossible à rembourser aux États-Unis. La combinaison de découpler le dollar de l’étalon-or en tandem avec obtention de l’avantage d’être devenu la réserve mondiale a permis au gouvernement américain ainsi qu’aux banquiers centraux de créer la monnaie fiat la plus précaires et illusoire de l’histoire.

Pourquoi toutes ces histoires sur l’étalon-or? Cela, nous explique Michael Rivero de WRH,  remonte aux Pères fondateurs d’origine et la signification du mot «dollar». Un « dollar » est en fait une mesure du poids de l’argent, soit 371,25 grains, pour être exact. Les dollars américains en argent sont en fait plus lourds, car d’autres métaux ont été ajoutés pour atteindre plus de durabilité. Mais ce 371,25 grains d’argent ÉTAIT le dollar, correspondant au poids d’unités monétaires acceptées remontant une chaîne ininterrompue jusqu’au Dollar espagnol blanchi, le Daller néerlandais, ainsi que le Thaler allemand, qui étaient le produit d’une mine d’argent ayant vendu ses produits sous forme de pièces d’un poids exact. La loi sur la monnaie de 1792 a défini le dollar US pour correspondre exactement au poids d’un dollar en argent utilisé dans le monde et a ensuite défini le dollar en or équivalent à cette quantité d’or qui serait égale à la valeur de l’argent dans un dollar en argent, soit 24,75 grains, ou 1/15 du poids d’argent dans un dollar en argent.

Un dollar US en argent                                                          Un dollar US en or (même échelle)

Alors, quel est le problème avec cela? Il n’y a pas vraiment de problème. Lorsque vous, en tant que citoyen, possédez un dollar en argent ou un dollar en or dans votre main, vous avez cette valeur réelle en métal. Le gouvernement ne peut rien faire pour changer la valeur de l’argent sous votre contrôle.

Prenez le Denarius romain en argent de la photo ci-dessus par exemple. L’Empire romain est depuis longtemps révolu, mais l’argent que Rome a émit possède encore de la valeur parce que les pièces elles-mêmes avaient une valeur intrinsèque. Longtemps après l’effondrement de l’empire, des pièces d’argent romaines étaient encore utilisées comme monnaie, parce que l’argent dans la pièce elle-même ne dépend pas de l’émission du gouvernement pour avoir une valeur.

Bien entendu, transporter trop de pièces peut être gênant, alors plusieurs nations, y compris les nôtres, ont émit des notes de papier pour plus de commodité. Mais ce papier-monnaie imprimé par la nation n’était que pour la commodité. Les certificats d’or et d’argent n’étaient que des « bons de revendication » pour l’équivalent en poids d’or ou d’argent détenues dans le Trésor, et qui devait être remis à la demande lorsque le certificat était présenté. Mais en fin de compte, le dollar légitime des États-Unis valait 371,25 grains d’argent, ou 24,75 grains d’or.

Le problème avec ce système du point de vue du gouvernement ou des banques est qu’il limite la quantité d’argent avec lequel ils peuvent travailler. Lorsque la banque vient qu’à manquer d’argent ou d’or (ou de certificats équivalents), elle ne peut plus prêter d’argent sur lequel elle peut encaisser des intérêts. Lorsque le gouvernement est à court d’or ou d’argent (ou de certificats équivalents), il ne peut plus dépenser d’argent (tout comme le reste d’entre nous).

L’effet immédiat de mettre fin à l’étalon-or est que le dollar-papier ne dépend plus juridiquement des 371,25 grains d’argent ou 24,75 grains d’or; alors davantage d’argent papier (maintenant appelé «Federal Reserve Notes ») peut être imprimé, leur valeur réelle n’est plus sous le contrôle des citoyens, mais sous le contrôle de la banque centrale émettrice, basé sur le nombre total de dollars imprimés (ou créé en tant que lignes de crédit) divisé par la valeur estimée des actifs de la nation. Plus il y a de dollars qui sont créés à partir de rien, moins vaut chacun d’entre eux.

Un billet du gouvernement.

L’escroquerie du système est simple. La Federal Reserve Bank (ou toute autre banque centrale occidentale) engage le Trésor américain pour imprimer de l’argent. La Réserve fédérale ne paie le trésor public que le coût d’impression, ils ne paient pas 1 $ pour chaque 1 $ imprimé. Mais la Réserve fédérale fait demi-tour et prête cet argent (ou ligne de crédit) aux banques au niveau de leur valeur nominale. Ces banques qui ont épuisé leurs dépôts prêtent alors cet argent fiat aux gens comme vous, et vous devez rembourser la valeur en dollars complet (plus intérêts) avec le produit de votre travail, même si la Réserve fédérale a imprimé cet argent pour quelques cents seulement, ou simplement créé de toute pièce dans un ordinateur.

Comme la Réserve fédérale (ou toute autre banque centrale occidentale) imprime toujours plus d’argent, cela gonfle la masse monétaire, ce trop d’argent commence à courir après trop peu de biens et services, ce qui signifie que les prix montent. Mais contrairement à la charade mis sur pied par la Réserve fédérale, l’inflation ne se contente pas d’aller et venir à cause de la sorcellerie des arcanes. La Réserve fédérale peut mettre fin à l’inflation chaque fois qu’elle le désire, simplement en fermant les presses à imprimer. Il s’ensuit donc que l’inflation et les récessions sont entièrement sous le contrôle de la Réserve fédérale (ou toute autre banque centrale occidentale). Cela signifie que le cycle de l’inflation et de la récession est intentionnel; un gigantesque battement de coeur qui pompe les certificats de papier hors de la classe ouvrière, tout en pompant la vraie richesse à l’intérieur pour les propriétaires des banques.

Ceci est une manière de comprendre l’inflation. Il y en aura une autre, assez surprenante, la semaine prochaine, alors que je vous présenterai une entrevue exclusive avec John Turmel sur l’émission L’Autre Monde.

Le dollar en danger d’effondrement

Le débat à savoir si les États-Unis et le reste du monde vont connaitre une période intense d’inflation ou de déflation fait rage depuis près de trois ans. Mais je crois que quand tout sera dit et fait, nous constaterons que les deux sont, dans un sens, corrects. Les gens qui manquent toujours la marque sur ce qui se passe vraiment dans l’économie sont ceux qui insistent aveuglément que c’est soit un ou l’autre. Le fait est que nous assistons à des symptômes de déflation et d’inflation en même temps. La déflation des emplois, des stocks, de l’immobilier, et les salaires. L’inflation dans l’énergie, la nourriture et des matières premières. Au fond, nous assistons au pire des deux mondes qui entrent en collision pour créer une mutation financière, une aberration du processus naturel de l’offre et la demande. Notre économie est devenue un monstre Frankenstein embarqué dans la destruction de ses bienfaiteurs; les citoyens américains. Toute personne qui prétend le contraire est soit un menteur, ou un fou. (Source)

Malheureusement, la force du dollar américain est en déclin et bord de l’effondrement pur et simple. Il en fut question au cours des deux dernières années au moins. Les signes se sont emmêlés dans le brouillard qu’engendre les médias de masse, mais maintenant, l’image devient claire. Est-ce que le crash du dollar est pour demain? C’est difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que tous les éléments nécessaires à une dévaluation catastrophique du dollar sont maintenant en place. C’est-à-dire qu’il n’y a plus rien pour empêcher une baisse constante et brutale du billet vert au cours des six prochains mois ou plus. Voici les nombreux signaux qui indiquent qu’un tel événement est proche:

– Les États-Unis vont se lancer dans une nouvelle vague d’assouplissement quantitatif sans précédent qui aura pour effet de complètement diluer la valeur du dollar américain.

La guerre des devises est déclarée. Les États-Unis accusent la Chine et d’autres pays de manipuler leur devise, mais la réalité est que les plus grands manipulateurs sont probablement les États-Unis eux-mêmes qui ont perdu le contrôle de leur monnaie de papier. Aucun pays n’en veut et ces derniers commencent d’ailleurs à faire leurs échanges commerciaux bilatéraux en devises nationales au lieu d’utiliser le dollar américain.

– Le Dollar Index est en chute libre depuis plusieurs semaines, sinon mois, avec le dollar qui perd constamment de la valeur face aux devises étrangères. (Source 1,2,3)

– La Chine, le Japon, la Russie et Taïwan diminuent leur quantité de réserve de dollar américain, cessent d’acheter et donc de financer la dette américaine. La Chine s’est même positionnée pour faire en sorte qu’on abandonne le dollar américain comme réserve mondiale pour espérer faire en sorte que leur devise devienne la nouvelle réserve mondiale. (Source 1,2,3)

– Les États-Unis sont également en route vers un nouveau plan de sauvetage de l’ordre de trillions de dollars pour « sauver » une fois de plus les banquiers privés et surtout, une grande quantité d’états qui sont sur le bord du gouffre financier et de la banqueroute, états américains qui ont accumulé en deux ans seulement plus de 2,4 trillions de dollars en dettes municipales.

La dette publique des États-Unis se chiffre officiellement à $13,665,926,643,255 et en 2012, ils devront payer plus de $600 milliards en intérêts seulement sur cette dette! (Plus de détails ici)

Ce ne sont que quelques exemples, mais combien significatifs. Il y a certainement une confusion persistante entre les analystes sur ce que constitue l’inflation. Il n’en demeure pas moins que tout événement qui entraîne la dévaluation du dollar et une hausse des prix constitue de l’inflation. Cela ne signifie pas nécessairement que ce soit simplement une «surimpression» de l’argent de papier, bien qu’il soit évident qu’une surimpression de monnaie ait lieu derrière certaines portes closes. Le dollar peut être compromis de bien des manières, non pas seulement grâce à l’emballement de la création de monnaie fiat. Toute perte du statut de réserve mondiale se traduira par une dévaluation importante. Tout « dumping » de masse de Bons du trésor US par d’autres pays se traduira par une dévaluation importante. L’accumulation sans fin de dettes nationales sans l’appui de capitaux étrangers se traduira par une dévaluation importante. Tous ces problèmes sont actifs dans notre économie en ce moment. Le résultat final sera l’inflation et la déflation simultanée, et ils ne s’annulent pas!

La gravité de la crise monétaire à venir est une question cruciale. Selon les données, ce n’est plus une question de «si» mais de «quand» elle va se révéler complètement. Il ne s’agit pas d’hypothèses ici, mais bien d’éventualités. Le plus tôt que le public acceptera cela, plus vite nous pourrons affronter les problèmes de face.

François Marginean

(NOTE: Pour des pistes de solutions sérieuses, voir: John Turmel est l’invité de l’Autre Monde – Alternative à l’usure bancaire destructrice)

48 Commentaires

Classé dans Actualité, économie, François Marginean

48 réponses à “Le dollar US mûr pour une dévaluation catastrophique

  1. La force du dollars US tient seulement au fait qu’elle est (était) la monnaie d’échanges commerciaux internationnaux. La dévaluation catastrofique est inévitable. Je crois même qu’elle est voulue, qu’elle fait partie du  »PLAN ».

    ‘’L’escroquerie du système est simple.’’

    La Fed n’appartient pas au Trésor Américain, ni à son Gouvernement, ni même à son Peuple. La Réserve Fédéral (FED) est une entité privée depuis 1913 qui appartient à un consortium de banquiers internationaux.

    Selon l’auteur Eustache Mullins , voici les détenteurs d’actions de la FED et leurs vrais dirigeants :
    http://blogue.quebecmetro.com/2009/03/17/a-qui-appartient-la-reserve-federale-americaine/

    Les Rothschild; Les Frères Lazard (Eugene Mayer); Israël Sieff; La Compagnie Kuhn Loeb; La Compagnie Warburg; Les Frères Lehmann; Goldman Sachs; La Famille Rockefeller; et Les Intérêts de J. P. Morgan.

    Il me semble que certains noms évoqués ci-dessus sont de même source sioniste que dans le précédent article de François M. mais… c’est une autre histoire.

    En terme claire, quand le Trésor a besoin d’argent, il demande à la Banque Privé FED d’émettre des billets qui seront ni plus ou moins qu’un emprunt avec intérêt payé par les taxes et impôts du peuple américain. Ceci au détriment de posséder une Banque Centrale appartenant au Trésor qui ne demanderait aucun intérêt en retour. Ce pouvoir donné à la FED est d’ailleurs anti-constitionnel au É.U. Les États-Unis d’Amérique sont une corporation appartenant à des BANSTERS.

    Les pays européens ont d’ailleurs perdues ce pouvoir d’émettre des billets depuis les Accords de Maastricht, c’est la BCE qui prête aux pays. Au Canada, le propriétaire de la Banque du Canada (notre banque centrale fédérale) est le ministère des Finances canadien. Pour combien de temps encore ? Vas t’on voir l’Améro avant la nouvelle monnaie mondiale ?

    Henry Ford disait : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

    Josiah Stamp (1880-1941), Gouverneur de la Banque d’Angleterre, 1920 : “Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l’argent.”

    James Paul Warburg (1896-1969) : « Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »

    Karl Marx (1818-1883) : « Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s’en rendent pas compte. »

    Extraits du livre d’Aline de Dieguez, Les aventures mirobolantes de l’Empereur Picrochole II
    au Pays des Mille et une Nuits. Chapitre XIV : Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale.

    Durant la guerre de Sécession (1861-1865), la banque Rothschild de Londres finança les Fédérés du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait les Confédérés du Sud…. Les deux banquiers, profitant de la situation, exigeaient des intérêts usuraires de 25 à 36%. Le président Lincoln, qui avait percé à jour le jeu des Rothschild refusa de se soumettre au diktat des financiers européens et, en 1862, il obtint le vote du Legal Tender Act par lequel le Congrès l’autorisait à revenir à l’art. 1 de la Constitution de 1787 et à faire imprimer une monnaie libérée du paiement d’un intérêt à des tiers – les dollars « Green Back » – Lincoln fut assassiné le 14 avril 1865.

    Un siècle plus tard,

    John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire. En effet, le 4 juin 1963, le Président Kennedy signait l’Executive Order n° 11110 (4) par lequel le gouvernement retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de créer sa monnaie sans passer par la Réserve Fédérale. Cette nouvelle monnaie, gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, rappelait les ‘’greenbacks’’ et le coup de force du Président Lincoln. Le Président Kennedy fut assassiné à Dallas le 26 novembre 1963.

    http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/picrochole/conspirateurs/conspirateur.htm

  2. @Pierre Bourdon

    Superbe commentaire qui est un article en soi! Cela complète à merveille l’article du jour, merci!

    Au moins on sait que ce n’est pas tout le monde qui dort au gaz, mais qu’en fait plusieurs sont très lucides sur l’état des choses. Nous sommes tous des esclaves des banques privées via ce système basé sur la dette et l’argent fiat crée ex-nihilo à travers le système fractionnaire bancaire.

    La plus grande fraude de tous les temps.

    Il ne reste qu’une guerre à mener, et c’est celle du Peuple vs Les banquiers privés internationaux.

  3.  »Il ne reste qu’une guerre à mener, et c’est celle du Peuple vs Les banquiers privés internationaux. »

    Éric Cantona (Footballeur et acteur français) a quand à lui une façon simple et non violente de faire une révolution contre les Banques et le Système… une petite vidéo de 2.15 min..amusant.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Cantona-parle-de-la-Revolution-et-des-syndicats-4368.html

    Dans dernier mon commentaire:
    …appartenant à des BANSKTERS. Fallait-il lire.

  4. Une façon simple serait de tous aller retirer notre argent de la banque en même temps!

    Vous n’avez pas idée de la portée catastrophique cela aurait pour eux!!!

  5. Ha ha ha! C’est exactement ce qu’il dit dans la vidéo!!! C’est sûr, c’est évident que c’est la solution! Le système fractionnaire bancaire fonctionne dans les deux sens: ils peuvent créer 10 fois plus d’argent qu’ils n’ont de réserves, mais lorsque vous retirer votre argent ou que vous remboursiez vos dettes, c’est l’inverse qui se produit: 10 fois plus d’argent qui est détruit et disparait du système!

  6. Article à lire : La Guerre des Devises, par Le Minarchiste

    Un nouveau « buzzword » fait graduellement son apparition dans les médias économiques : la guerre des devises (currency wars).

    Plusieurs pays tentent présentement par tous les moyens de dévaluer leur devise et l’arme la plus redoutable de cette guerre est la presse à billets qui, comme l’Étoile de la Mort, envoie de puissantes décharges d’assouplissement quantitatif qui anéantissent le pouvoir d’achat des devises. En fait, en créant de grandes quantités de nouvelle monnaie, les banques centrales font diminuer la valeur des unités de monnaie existantes.

    Pourquoi mener cette guerre?

    D’une part, ces pays croient qu’avec un taux de change plus bas, leurs producteurs seront en meilleure position compétitive ce qui pourrait permettre de stimuler les exportations et de relancer l’économie. Tel que je l’ai démontré dans le passé, non seulement ça ne fonctionne pas, mais ça fait aussi beaucoup de tort à l’économie.

    Pour lire la suite : http://minarchiste.wordpress.com/2010/10/14/la-guerre-des-devises/

    Décidément ! BANKSTERS fallait-il lire plutôt.

  7. Pierre, le lien était déjà à l’intérieur du texte! Mais bon, c’est jamais mauvais de le mettre encore plus en évidence!

  8. @François,

    Désolé! Je n’avais pas cliqué dessus. Le titre me disais bien quelque chose.

    Autre complément:
    La face Cachée des Banques, d’Éric Laurent
    Scandales et révélations sur les milieux financiers.

    Un bouquin à ne pas rater, une enquête sur les dessous du « sauvetage » des banques à la fin 2008 et courant 2009, et sur les stratégies pas toujours avouables du monde bancaire…

    Pour en avoir un avant goût, écoutez cette brève interview d’Éric Laurent:
    http://www.bankster.tv/index.php?topic=88.0

  9. Et voyez cette bande annonce du film Inside Job.

    Un film à voir. Les terroristes financiers de Wall Street et les banquiers privés ont frappé dur. Leurs attaques ont causé beaucoup plus de dommage que l’Al Qaïda ne pourra jamais faire.

  10. Le prochain tsunamis financier approche et les signes avant-coureurs sont nombreux. Saurez-vous les voir et agir en conséquence?

  11. Et les Américains ne sont pas caves, ils se préparent mes amis!

    Americans Buying Guns In Preparation For Civil Unrest

    Americans are acquiring guns, silver and food stamps at record levels in reaction to the crumbling economy, trends indicative of a fearful public who are struggling financially and preparing for potential mass civil unrest in the aftermath of a total economic collapse.

    Sur l’effondrement de la devise américaine:

    Max Keiser: Dollar to be buried way before 2018



    World’s major powers including China and Russia don’t want to ‘finance’ American military adventures anymore. That’s the view of Max Keiser, finance critic and former stockbroker. He says China and Russia are interested in collapsing the US economy by rejecting the dollar.

  12. Le prochain tsunamis financier approche et les signes avant-coureurs sont nombreux. Saurez-vous les voir et agir en conséquence?

    En voici quel

    http://www.leap2020.eu/GEAB-en-Francais_r26.html

  13.  »Le prochain tsunamis financier approche et les signes avant-coureurs sont nombreux.

    En voici quelques uns en français:

    Crise systémique globale – Anticipation LEAP/E2020 de 39 risques-pays 2010-2014 : Plongée collective mais contrastée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale

    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-48-est-disponible-Crise-systemique-globale-Anticipation-LEAP-E2020-de-39-risques-pays-2010-2014-Plongee_a5292.html

    Dollar faible, assouplissement quantitatif, emploi en baisse : le prochain krach semble assuré !

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101019-3115.html

  14. Je viens de rajouter un petit paragraphe au texte:

    La dette publique des États-Unis se chiffre officiellement à $13,665,926,643,255 et en 2012, ils devront payer plus de $600 milliards en intérêts seulement sur cette dette! (Plus de détails ici)

  15. Nicolas Beaudin

    Pour faire suite à tous vos excellents commentaires, je veux juste vous dire que la Banque du Canada aussi est une banque privée, car tous les membres de son C.A. proviennent du privé et que ses statuts et règlements stipulent que le seul représentant du gouvern&ment est le sous-ministre des finances et qu’il n’a pas droit de vote. Ces informations sont sur le site officiel de la Banque du Canada : http://www.bank-banque-canada.ca

    Cela est anticonstitutionnel ici aussi selon l’article 91.15 de l’A.A.N.B. de 1867 qui stipule que l’émission de la masse monétaire est un pouvoir exclusif du gouvern&ment fédéral et selon l’article 91.29 qui dit que ce pouvoir n’est pas transférable au privé, ni à aucune autre instance de pouvoir.

    J’ai écrit un court texte à ce sujet, mais je sais juste comment l’envoyer par courriel. Je vais essayé de touver le courriel de François pour lui envoyer.

    Nicolas

  16. En fait, la Banque du Canada est un banque détenue par le gouvernement, donc nous sommes les propriétaires. Mais elle est gérée par et pour des banquiers privés.

    J’en parlais dans cet article: La Banque du Canada et le système bancaire

    « C`est le gouvernement de MacKenzie King qui en 1938 a nationalisé la Banque du Canada, retournant au gouvernement le contrôle de la création de la monnaie et du crédit de la nation.

    Dans le milieu des années ’70, un changement de politique s’opéra qui redonna graduellement le contrôle et la création du crédit aux banques privées, un retour à la pratique de déléguer aveuglément avec absolue confiance aux financiers et banquiers. »

    Vous pouvez me rejoindre à barakagaia@yahoo.ca

  17. Pingback: Le dollar US mûr pour une dévaluation catastrophique

  18. iota

    pour bien comprendre le fonctionnement de la Fed, je vous recommande le document PDF modern money mechanics. Et les documentaires zeitgeist http://www.youtube.com/watch?v=_dmPchuXIXQ
    et celui de Aaron Russo http://www.youtube.com/watch?v=MuE8PpnsevM (que vous avez probablement déjà vu)

  19. Pingback: Le dollar US mûr pour une dévaluation catastrophique

  20. Qui détient la clé de la valeur du dollar ?

    Qui est le plus gros acheteur des obligations (dettes) des É.U.?

    Qui est le principal fournisseur de biens de consommation en Amérique ?

    La CHINE

    Les Chinois savent qu’ils se font escroquer par les Américains, car ils se feront rembourser par une monnaie dépréciée, mais ils n’ont pas le choix, pour l’instant…

    La croissance de la Chine dépend encore de ses exportations au É.U. mais attendez un peu de voir ce qui se passera quand la demande interne chinoise aura pris le relais. Lorsque les Chinois n’auront plus besoin des consommateurs Américains pour faire fonctionner leurs usines.

    Les Chinois se dépêchent d’acquérir des industries et mines en occident avec leur masse de dollars avant qu’il soit déprécié.

    La Chine est actuellement le plus gros acheteur
    d’or et pas le papier-or, mais bien les lingots.

    La clé est entre les mains des chinois.

  21. Ça sent le nouvel ordre mondial et l’implantation de l’Euro-dollar…

  22. @ Simon Lefebvre

    Ça pu le N.O.M. !

    Ils vont mettre les monnaies en déroutent pour imposer une nouvelle devise mondiale.

  23. Claudius

    Les monnaies chinoise et russe sont vissées à taux fixe sur le dollar américain. Le dollar américain ne peut pas encore s’effondrer sans entrainer ces deux pays qui l’aident à garder la tête hors de l’eau par le taux de change fixe. Mon intuition me dit que le jour où les pays qui s’enlignent sur le dollar américain lui tourneront le dos, et bien les carottes seront cuites ! Les américains sont déjà à genoux face à la Chine. La devise américaine demeure à flot tant que la monnaie chinoise se fixe encore dessus sans variation, mais pour combien de temps encore ?

    J’ai une question pour François: Le système monétaire chinois ne me semble pas gangrené par la dette comme en Europe ou en Amérique. Est-ce qu’ils sont libres de dette en Chine ? Et les dans pays arabes, est-ce que le système estaussi basé sur la dette ? Leur monnaie, la doivent-ils avec intérêt à des banquiers privés ? J’ai l’impression que la Chine tire son épingle du jeu parce qu’il a su éviter les magouilles financières qui l’auraient asphyxier à terme comme c’est le cas des pays occidentaux.

  24. Même le Web Bot prédit un effondrement du dollar pour….. novembre 2010 et le dédut de la troisième guerre mondiale.

    http://www.besoindesavoir.com/article/article/id/617599

    À moins que l’article de François M. et nos commentaires ont influencé la Web Bot Project.

  25. Claudius

    Je pensais que François allait répondre, mais je comprends qu’ils ont eu du méchant temps en Asie cette semaine. Il a dû certainement y avoir des coupures de courrant.
    Voici un article publié le même jour que cet article, sur AlterInfo qui complète bien le portrait économique. Titre:
    La nature parasite du système monétaire actuel.
    http://www.alterinfo.net/La-nature-parasite-du-systeme-monetaire-actuel_a50917.html

    Pour Pierre, je n’ai pas été impressionné par les performances du Web bot ces dernières années. Bien sûr que l’économie va tomber, mais comme j’ai déjà lu quelque part, ça va commencer aux USA. Les autres pays vont être entraînés de la même manière par la suite. En ce qui concerne la fameuse 3′ Guerre, ça viendra. L’Ours va sortir de sa tanière… Dans mon horizon, il y a le 100′ anniversaire de Fatima à considérer. En tout cas, je me comprend. À vous de creuser le sujet. Il y a assez de volume qui traite sur les prophéties. L’histoire se répète. Le terme de 100 ans a déjà été vérifié par le passé en France (17 Juin 1689 – 17 Juin 1789). Pour le 100′ de Fatima, encore quelques années avant d’y arriver. J’aimerais donc élaborer sur le sujet, mais PJCA n’aimerait pas… C’est plus que du Web bot !

  26. @Claudius

    « J’ai une question pour François: Le système monétaire chinois ne me semble pas gangrené par la dette comme en Europe ou en Amérique. Est-ce qu’ils sont libres de dette en Chine ? Et les dans pays arabes, est-ce que le système est aussi basé sur la dette ? Leur monnaie, la doivent-ils avec intérêt à des banquiers privés ? J’ai l’impression que la Chine tire son épingle du jeu parce qu’il a su éviter les magouilles financières qui l’auraient asphyxier à terme comme c’est le cas des pays occidentaux. »

    Ils ne sont pas libres de dette et ils fonctionnent dans le même genre de système que nous. On dit qu’ils sont communistes, mais je peux vous dire que la Chine est ultra-capitaliste! Ils sont créé leur propre bulle immobilière qui risque d’éclater un jour ou l’autre. Mais les Chinois sont des gens qui planifient à long terme. Ils sont des businessmen depuis des millénaires. Ils vont sortir gagnants de cette crise.

    Les pays arabes fonctionnent sensiblement avec le même système que nous. Je dirais que leur système et les intérêts sont moins requins qu’ici, mais ils ont aussi trouvé un moyen de faire pareil que notre système basé sur la dette.

  27. @Claudius

    Mon commentaire sur Le Web Bot était une touche d’humour.

    Je ne crois pas ces conneries.

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  30. Crevette

    Je n’ai pas lu tous les commentaires…

    Mais bon.

    Je poste de france, où, suite aux mots très justes d’Eric
    Cantona, une initiative est née et fait tache d’huile dans l’Union européenne:
    http://stopbanque.blogspot.com/

    Vous pouvez vous joindre à nous en créant ce genre de choses au Canada et Etats-Unis?

  31. azert56

    ma chère crevette,
    moi aussi je t’écris depuis al France et je te recommande la lecture passionnante de ce blog,

    http://www.pauljorion.com/blog/

    peut-être cela te permettra de comprendre pourquoi le « bank run » est une initiative vaine car prévue par les banques, bref il y a sur ce lien tout un tas d’information de première main pour comprendre ce qui se passe dans les hautes sphères, pour comprendre et donc pour AGIR raisonnablement.
    Cordialement.

    azert

  32. @azert56

    J’aurai bien aimé trouvé précisément un article qui m’explique pourquoi retirer notre argent des banques est une initiative vaine car prévu par les banques au lieu d’avoir à chercher un article dont j’ignore le titre parmi tous les autres!

    Aidez-nous!

  33. Deux nouvelles économiques attirent mon attention. No comment….

    Extraits d’articles (copier-coller)

    1- La Fed va injecter 600 milliards de dollars dans l’économie américaine.

    « C’est un geste désespéré », estime Jeremy Grantham, co-fondateur du cabinet d’investissement GMO. Pour lui, la Fed envoie le message que les États-Unis se moquent de ce que le dollar faiblisse.

    http://lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/-reussir-son-plan-vert/la-fed-presente-un-plan-de-600-milliard-de-dollars-us/520098

    2- La VERITABLE dette américaine

    « La vraie dette du gouvernement américain est effrayante ». « L’économiste Laurence Kotlikoff, de l’Université de Boston, déclare que la dette gouvernementale n’est pas de 13 500 milliards de dollars (US), soit 60% du PIB actuel, comme le pensent les investisseurs mondiaux et les contribuables américains, mais 14 fois plus élevée : 200 000 milliards de dollars, soit 840% du PIB actuel. ‘Soyons réaliste’, dit le Pr. Kotlikoff, ‘les Etats-Unis sont en faillite’.
    « Dans le numéro de septembre de Finance and Development, journal du Fonds monétaire international, le Pr. Kotlikoff déclare que le FMI lui-même a discrètement confirmé que les Etats-Unis connaissent de terribles problèmes budgétaires — bien pire que ce que le prêteur de dernier recours, basé à Washington, avait précédemment admis. ‘Le déficit budgétaire américain est gigantesque’, affirmait le FMI dans un rapport en juin. ‘Pour le combler, il faut un ajustement budgétaire annuel permanent équivalent à 14% du PIB’. »

    « Cette somme représente toutes les taxes fédérales américaines actuelles combinées. Les conséquences de la solution budgétaire proposée par le FMI — un doublement perpétuel des taxes fédérales — seraient terribles, voire pire. Selon le Pr. Kotlikoff : ‘le FMI affirme que pour combler ce fossé budgétaire [par l’impôt], il faudrait doubler immédiatement et de manière permanente nos impôts sur le revenus, nos impôts sur les sociétés et toutes les autres taxes fédérales’. »

    « Il cite des calculs fait précédemment par le Bureau du budget du Congrès US (CBO) concluant que les Etats-Unis devraient augmenter leurs revenus fiscaux de 12 points de pourcentage du PIB pour aligner les revenus avec les engagements de dépenses. Mais les calculs du CBO se basaient sur le fait que la croissance des programmes gouvernementaux (dont Medicare) serait réduite d’un tiers à court terme, et de deux tiers à long terme. Cette supposition, note le Pr. Kotlikoff, est politiquement peu plausible — sinon politiquement impossible ».

    « D’une manière ou d’une autre, le fossé budgétaire doit être comblé. Sinon, les dépenses du pays dépasseront toujours la croissance de ces revenus, et personne ne peut voir sa dette réelle augmenter plus vite que ses revenus réels pendant longtemps ».

    « Le Pr. Kotlikoff utilise le terme ‘fossé budgétaire’, et non l’accumulation de déficits, pour définir la dette publique. Le fossé budgétaire est la différence entre les revenus prévus d’un gouvernement (exprimés selon la valeur actuelle du dollar) et ses dépenses prévues (également exprimées selon la valeur actuelle du dollar). Si l’on suit ce critère, les Etats-Unis vont encore moins bien que la Grèce ».

    « Le Pr. Kotlikoff est un économiste reconnu. Il est chercheur auprès du Bureau américain de recherches économiques. Il a également été économiste au sein du Conseil économique de Ronald Reagan, lorsque ce dernier était président ».
    « Selon [Pr. Kotlikoff], les Etats-Unis ne peuvent mettre fin à leur crise budgétaire en augmentant les impôts. Il est opposé à de nouvelles dépenses de relance parce qu’elles ne feront qu’augmenter la dette. Mais il suggère des réformes qui pourraient être utiles — dont la plupart exigent une réduction significative du rôle de l’Etat. Il propose que le gouvernement donne à chaque personne un ‘bon’ annuel pour les soins de santé, à condition que le coût total ne dépasse pas les 10% du PIB (les soins de santé américains consomment actuellement 16% du PIB). Il suggère le remplacement de toutes les taxes fédérales actuelles par une seule taxe sur la consommation de 18%. Il appelle à des comptes-retraite personnels sponsorisés par le gouvernement, ce dernier ne contribuant qu’aux comptes des pauvres, des chômeurs et des personnes ayant un handicap. Sans réforme drastique, déclare le Pr. Kotlikoff, la seule alternative serait une gigantesque impression de devise par le Trésor — et de l’hyperinflation ».

    Attendez une minute, dit notre vieil ami Jim Davidson. Le Pr. Kotlikoff a tort. Il « surestime inexplicablement la solvabilité des Etats-Unis », dit-il.

    Jim n’a pas tort. C’est n’est pas le PIB dans son ensemble qui soutient le gouvernement — mais uniquement la partie produite par le secteur privé. La partie du gouvernement est un coût… non une source de financement. Le fossé budgétaire total — c’est-à-dire les engagements gouvernementaux non-financés — dépasse les 200 000 milliards de dollars. Soit environ 14 fois le PIB. Mais si on le compare à la production réelle du secteur privé, il est 20 fois plus important.

    S’il s’agissait d’une dette plus traditionnelle, elle devrait être financée. Les taux d’intérêt sont à un plus bas de 60 ans. Mais ils pourraient facilement remonter à 5% en peu de temps. A ce taux, il faudrait 100% de la production du secteur privé rien que pour suivre le rythme.

    Le Pr. Kotlikoff a raison. Les Etats-Unis sont déjà en faillite. Ruinés. Sur la paille. Ils ne peuvent pas honorer leurs engagements. D’une manière ou d’une autre, ils doivent donc y faire défaut.
    Mais comment ? C’est ce que nous n’allons pas tarder à savoir.

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101102-3149.html

  34. Pingback: La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous dire | newslibres.com

  35. Alain B.

    Nous ne devrions plus nous en faire avec tout ceci car il y a la « Fondation X » qui serait pret a payer les dettes du U.K. pour commencer et ensuite le reste du globe.
    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/nov/03/strange-case-lord-james-foundation-x

  36. Une interview téléphonique tout à fait savoureuse.

    Ce qui suit est une interview de Ron Supinski, Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Francisco, extrait du Livre jaune N°7. (1995)

    Journaliste : M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal Reserve System ?
    M. Supinski : Nous sommes un bureau qui représente le gouvernement.

    J. : Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle ce système ?
    S. : C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par le Congrès.

    J. : Le Federal Reserve System est-il une entreprise ?
    S. :Oui.

    J. : Mon gouvernement tient-il un inventaire des actes du Federal Reserve System ?
    S. : Non, ce sont les banques associées qui le font.

    J. : Les banques associées sont-elles des sociétés privées ?
    S. :Oui.

    J. : Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
    S. : Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts sur les citoyens.

    J. : Vous disiez – par le pouvoir d’encaisser les impôts – c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
    S. : Oui.

    J. : A combien s’élève la totalité des biens de la Federal Reserve Bank ?
    S. : La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

    J. : En quoi consistent ces actifs ?
    S. : De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties d’Etat.

    J. : Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
    S. : Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank possède 1.6 milliards $ en or.

    J. : Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque, le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?
    S. : Oui.

    J. : Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
    S. : Ils sont autorisés par le Trésor.

    J. : Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de 10 $ ?
    S. : De 50 à 70 cents.

    J. : Combien payez-vous un billet de 100.000 $ ?
    S. : Le même montant, de 50 à 70 cents.

    J. : 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
    S. : Oui.

    J. : La Federal Reserve Bank paie 20,60 $ pour une valeur nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
    S. : C’est bien cela.

    J. : La Federal Reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État au gouvernement.
    S. : Oui, mais c’est aussi plus que cela.

    J. : Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
    S. : Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

    J. : Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils en circulation ?
    S. : II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons rendre compte que pour un faible pourcentage.

    J. : Où sont passés les autres billets ?
    S. : Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de la drogue.

    J. : Depuis que les dettes sont payables en billets de la Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000 milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en circulation ?
    S. : Je ne sais pas.

    J. : Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation, serait-il mathématiquement possible de rembourser ces 4.000 milliards $ ?
    S. : Non.

    J. : Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans I’une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de marge politique ?
    S. : A peu près 7 $.

    J. : Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la Federal Reserve Bank qui n’ont jamais été mis en circulation. Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Reserve Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Est-ce correct ?
    S. : Oui.

    J. : Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards $ en circulation ?
    S. : C’est en partie la raison.

    J. : Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a été votée en 1913 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve Bank, plus les intérêts. Est-ce correct – les dettes ne pourront jamais être remboursées – sous le régime monétaire que nous avons ?
    S. : Dans le fond, oui.

    J. : Je sens là un piège, pas vous ?
    S. : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je travaille ici.

    J. : Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été vérifiés ?
    S. : Ils sont vérifiés.

    J. : Pourquoi y-a-t-il une résolution (No 1486) pour une vérification complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal Reserve Bank fait-elle de la résistance ?
    S. : Je ne sais pas.

    J. : La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses billets, et les taux d’intérêt ?
    S. : Oui.

    J. : Expliquez-nous comment le système de la Federal Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien ?
    S. : Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais je peux vous conseiller notre département juridique.

    J. : Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée. N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable pour une entreprise privée ?
    S. : Je ne pense pas, mais nous avons été créés par l’Assemblée constituante.

    J. : Etes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit la Constitution ?
    S. : Je comprends ce que vous dites.

    J. : Pourquoi devrions-nous emprunter notre argent à une société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’est-ce pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution, devenir un peuple souverain avec des droits propres ?
    S. : (ne veut pas répondre).

    J. : Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle ?
    S. : Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

    J. : Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
    S. : Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

    J. : La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs. Carter Coal Co.) par décret que la corporation est une délégation anticonstitutionnelle du pouvoir législatif ? C’est une délégation législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
    S. : Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département juridique.

    J. : Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront jamais être remboursées ?
    S. : II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons une solution.

    J. : Quelle est cette solution ?
    S. : La carte de débit.

    J. : Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ? N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal Reserve Bank inclue, des informations comme : « Vous étiez à la pompe à essence à 2H30, vous avez acheté pour 10 $ d’essence sans plomb à 1,41 $ le gallon. Puis vous avez été au supermarché à 2H58, vous avez acheté du pain, de la viande et du lait pour 12,32 $, et à 3H30 vous êtes allé à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour 5,62 $ ». En d’autres termes, vous sauriez quand et où nous allons, combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait. Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce pas inquiétant ?
    S. : Oui, c’est surprenant.

    J. : Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme sous forme d’impôts sur le revenu à un consortium privé de banques ?
    S. : Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des intérêts.

    J. : Les banques en question ne sont-elles pas assermentées pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?
    S. : Je ne dirais pas cela.

    J. : Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’est-elle pas le châtiment pour une trahison ?
    S. : Je pense que oui.

    J. : Merci pour les informations et le temps que vous nous avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système ne s’effondre. Moi je le ferai.
    S. : La situation n’est pas bonne.

    J. : Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que l’on appelle Federal Reserve Bank. Si les masses toutes puissantes se réveillaient et comprenaient ce tour de passe-passe, elles ne le prendraient pas pour un grain de sable. C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant que tout ne s’effondre.
    S. : Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

    J. : Passez une bonne journée et merci encore.
    S. : Merci pour votre appel.

    Cela confirme ce que je disais sur mon 1er commentaire. Pierre Bourdon

  37. Sun Tzu

    @ Monsieur Bourdon

    En lisant votre commentaire et en parcourant l’actualité je suis étonné que les citoyens US cherchent les terroristes ailleurs que chez-eux au cœur même de leurs gouvernements .

    En période de « guerre économique » déléguer les prérogatives d’état à des intérêts multinationaux privés n’est-ce pas un acte de haute trahison ?
    Sa

  38. @ Sun Tzu

    Ils se font bourrer le crâne les pauvres.

    Écoutez ça: La diabolisation de l’Iran

    Note: Laisses tomber les Monsieur, Pierre ça ira.

  39. Sun Tzu

    @ Pierre Bourdon

    Je reste très méfiant au sujet de l’Iran, si l’Iran en est là actuellement c’est à cause des USA, c’est confirmé par John Perkins dans Confessions of an Economic Hit Man.

    L’Iran a le gros défaut de ne pas répondre aux critères de corruption internationale appelée Nouvel Ordre Mondial .

    Les critères des artisans du nouvel ordre mondial : Que l’état s’efface devant les intérêts multinationaux privés, puisque l’état représente le peuple, cela signifie que nous serons dirigés par les entreprises et non au nom de l’intérêt national et de l’intérêt collectif .

    Les secteur public est le dernier rempart à ce que nous soyons dirigés par les entreprises multinationales privées , le peu qui reste d’indépendance à une « démocratie ».

    La Chine est totalement épargnée des critiques internationales et toute forme d’embargo pourtant on ne peut pas dire que c’est une sympathique démocratie où il fait bon vivre .
    Voilà donc la preuve que les délinquants de l’OTAN se foutent totalement de la démocratie en Iran, ils cherchent bien autre chose qui n’a rien à voir avec la sécurité ou même l’intérêt collectif .

  40. Effectivement, l’Iran est le dernier bastion du Moyen-orient ou les États-Unis n’ont pas leurs pieds-à-terre.

  41. Pingback: Massive manipulation du prix des métaux précieux « Les 7 du Québec

  42. Pingback: Spéculation financiere encore et toujours: magouille sur les cours des métaux précieux « Le Gaulois Déchaîné

  43. La Chine et la Russie abandonnent le dollar

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et son homologue Vladimir Poutine ont annoncé, à l’issue de leur rencontre du 23 septembre à Saint-Pétersbourg, que le dollar n’est désormais plus la monnaie utilisée pour leurs échanges commerciaux bilatéraux.

    La suite:
    http://www.neotrouve.com/?p=1015

    Un autre clou dans le cerceuil

  44. Pingback: Massive manipulation du prix des métaux précieux | Newslibres.com

  45. Sombre Déréliction

    OUAH!

  46. Pingback: La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous dire | LA VIDURE

  47. Voici une bombe !

    Le plus grand fonds obligataire du monde boycotte la dette de l’Oncle Sam.

    Il s’appelle Pimco Total Return. Il représente plus de 230 milliards de dollars d’économies d’épargnants de tous les niveaux de vie. Il est géré depuis Newport (Californie) par Bill Gross, une personnalité calme et pragmatique.

    Ce gérant à la voix aigue et aux performances passées qui forcent le respect, implore depuis des mois les responsables politiques à Washington de réduire l’énorme déficit budgétaire des États-Unis. Il prône une combinaison de hausses d’impôts pour les plus riches et de baisses de dépenses. Il s’alarme du risque que représente pour le dollar, la poursuite de politiques monétaire et fiscale totalement laxistes au nom de la lutte courageuse contre le chômage. Il voit dans ces politiques une abdication des élus devant leurs responsabilités et une source d’inflation. En un mot, il représente l’opinion de beaucoup d’investisseurs. Mais comme Bill Gross gère plus de 230 milliards de dollars, on l’écoute plus que les autres.

    Selon l’agence Reuters, Pimco Total Return s’est débarrassé de TOUTES ses obligations du Trésor américain, ainsi que de toutes ses obligations assimilées au risque du Trésor (Fannie Mae, Freddie Mac, etc…). C’est un signe incroyable de défiance à l’égard du papier émis par le Trésor.

    Que conclure d’autre de cette décision ?

    1) Gross peut anticiper une envolée des rendements obligataires sous l’effet d’une accélération de la croissance qui engendrerait une accélération de l’inflation.

    2) Gross juge probablement que les taux américains ne peuvent plus que remonter, maintenant que la BCE signale à son tour une majoration de ses taux directeurs.

    3) Gross n’a guère d’espoir dans la sincérité de Barack Obama qui parle que de réduire les dépenses publiques….mais ne propose que 10 milliards de dollars de réduction pour le budget de l’année en cours. Aller au delà serait mettre en danger l’emploi, l’éducation et l’avenir de l’innovation, dixit la Maison blanche. Cette affirmation est stupéfiante dans la mesure où le budget représente 3800 milliards de dollars ! Comment une réduction aussi marginale des dépenses pourrait-il avoir des conséquences aussi catastrophiques ?

    Même en écartant les dépenses dites « obligatoires », soit 800 milliards de dollars pour le programme de retraite Social Security, 900 milliards de dollars pour le grand programme de santé Medicare et 200 milliards pour les intérêts de la dette, il reste 1900 milliards de dollars de dépenses discrétionnaires…Rogner 10 milliards dans ce total n’est ni courageux, ni visionnaire, ni admirable. C’est au contraire la preuve du calcul électoral de Barack Obama de laisser les républicains se faire massacrer dans l’opinion pour oser toucher aux dépenses publiques, alors que le déficit reste proche de 10% du PIB.

    4) Gross ne prend pas au sérieux les républicains qui parlent haut de réduire les dépenses publiques, mais ne s’attaquent qu’à des détails politiquement symboliques et évitent de toucher aux dépenses énormes qui sont au coeur du problème: le programme de retraite (Social Security), le programme de santé (Medicare) et le Pentagone…Tout au plus ils ont proposé 61 milliards de dollars d’économie dans le budget 2011. Si vous croyez les éditoriaux du New York Times, ces économies plongeront l’Amérique en ruine…

    5) Gross estime clairement que d’autres émetteurs publics et privés ont un meilleur crédit: des pays qui ont des politiques fiscales moins suicidaires, et des entreprises qui peuvent surmonter une poussée de l’inflation.

    http://blog.lefigaro.fr/dugua/2011/03/le-plus-grand-fonds-obligatair.html

  48. Pingback: 5 dollars une seule fois

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