La clé est dans le nombre, la multitude

Généralement, le discours de la droite mise sur l’impossibilité de l’État à bien agir, et c’est de même pour la gauche par rapport à l’entreprise privée. C’est la guerre à qui débusquera le plus de fautes pour faire avancer son idéologie dans le coeur de l’opinion publique, pour entretenir la généralisation.

Par généralisation, j’entends, par exemple pour une certaine droite, le rejet complet de l’État comme levier efficace pour la cohésion sociale, économique, etc. On tend alors vers la généralisation pour appuyer ses idées, pour y donner plus de poids. Mais il y a un piège. Comme il y en a un à essayer de faire ressortir que l’entreprise privée au complet n’agit jamais dans l’intérêt de la société.

Personnellement, j’essaye de fuir le plus possible la généralisation. On pourra me traiter alors de gauchiste puisque je ne condamne pas l’État en bloc, ou bien de droitiste puisque je ne suis pas contre l’entreprise privée, ni même le capitalisme. Une vraie girouette!

En vérité, je crois qu’il y a une impossibilité à condamner de la sorte. C’est totalement contre-productif. La discussion ne devrait se concentrer que sur la synchronisation de ces entités : comment l’État et les entreprises peuvent-ils contribuer le mieux possible à la paix sociale? Y a-t-il franchement de sujets plus importants que celui-là?

Et j’ai bien l’impression qu’en soulevant cette question je me positionne pour certains en pourfendeur des libertés individuelles, mais il n’en est rien. Puisqu’à la base, il n’y a personne pour vivre en vase clos : les individus étant condamnés aux compromis. Pour certains, le mot « social » est seulement une partie de « socialisme » et « socialiste », mais ce n’est qu’une autre démonstration de l’expression « se mettre la tête dans le sable ». Même l’individualisme fait partie d’un tout.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la liaison efficiente entre chacun et ses parties est le but à atteindre, quelles que soient les opinions de chacun. Et la transparence, et la circulation de l’information sensible en lien avec ce qui nous est important, en société autant qu’individuellement. Encore, il faudrait surtout que de plus en plus de gens se responsabilisent face à la vie en société, pour ne pas laisser le beau jeu aux spécialistes de l’opinion, à ceux qui espèrent ne jamais se faire contredire, à ceux qui accumulent les adeptes (être un adepte ne devrait pas être un but dans la vie : c’est s’abandonner).

Parce qu’il n’y a personne pour être la clé à lui seul. Idem pour ce qui est des idéologies.

2 Commentaires

Classé dans Actualité, Renart L'Eveillé

2 réponses à “La clé est dans le nombre, la multitude

  1. Jean-Marie De Serre

    Monsieur Renard Léveillé , vous dites : il n’y a personne pour être la clef à lui seul. === C’est pour cela que j’utilise le  »NOUS » depuis le 10 septembre 2001.

    Une chose est sûre , et cela confirme ce que vous dites et que je peux vous dire pourquoi. === Avez-vous une adresse e-mail ?

    La mienne c’est : jmdeserre@hotmail.com , je vais vous faire parvenir pourquoi au Québec un seul ne peut pas. === Si j’avais été seul cela ferait longtemps que je serais sous terre. === Une Amie blogueuse sait et peut-être que Marc et Aimé savent eux aussi.
    Jean-Marie De Serre.
    J.M.D.S.

  2. Jean-Marie De Serre

    Pardonnez Monsieur Léveillé , j’ai oublié de vous dire Joyeux Noêl et Bonne Année 2011 et la Santté.
    J.M.D.S.

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