Démolition contrôlée de l’économie – Wall Street et les banquiers tremblent

Par François Marginean

Image Flickr par anemi et Michael Aston

La démolition contrôlée de l’économie mondiale a plongé des centaines de millions de personnes à travers la planète dans la misère et la détresse. Il est possible de comprendre pourquoi cela fut accompli de façon consciente et volontaire lorsqu’on explore l’évènement central ayant déclenché l’écroulement de l’édifice financier mondial: la « crise des saisies immobilières » et ce que personne n’a osé vous dire.

Il est question, ici, de fraudes de proportions apocalyptiques ayant des conséquences encore inestimables. Il est question de criminels financiers, ou de terroristes financiers, qui auront causé la faillite de pays en entier, une dévaluation catastrophique du dollar US, la banqueroute de millions de familles, de pertes d’emplois astronomiques ainsi que la disparition massive de fonds de pension des travailleurs qui normalement arriveraient à leur retraite, mais qui y arriveront finalement les mains vides. Tout ce qu’il y a de plus gratifiant. Nous reviendrons au sujet des fonds de pension la semaine prochaine, mais en attendant, c’est exactement ces mêmes gens qui ont été plumés pour financer les plans de sauvetages des milieux financiers et bancaires. Ironie du sort, ou arrogance flamboyante, à vous de choisir.

Il ne s’agit plus d’une fraude isolée ci et là. Il s’agit de fraude et de corruption érigées en système. L’histoire de Bernie Maddoff n’est qu’un détail insignifiant comparé à la taille de la fraude systémique qui s’est immiscée jusque dans la massive manipulation du prix des métaux précieux.

Mais lueur d’espoir, il y a. Une peur frénétique s’est emparée de Wall Street et des banquiers privés ces derniers jours. C’est qu’un jugement de la Cour suprême de la magistrature de l’État du Massachusetts, aux États-Unis, vient d’être rendu et celui-ci pourrait avoir des implications catastrophiques pour les banques.

Voici l’excellente analyse qu’en fait The Agonist – Numerian.

Les banques ont attendu avec une certaine appréhension ce jugement de la Cour suprême dans le dossier opposant la US Bank National Association (à titre de fiduciaire) à Antonio Ibanez. Ils avaient raison d’avoir peur. La cour suprême de l’État s’est prononcé contre les banques et a confirmé une ordonnance d’un tribunal inférieur d’annuler les saisies de propriétés effectuées par US Bancorp et Wells Fargo, selon le motif qu’aucune de ces banques avait le droit légal, en vertu de la loi du Massachusetts, de saisir ces maisons. La décision de la cour suprême a de lourdes conséquences pour les banques et le marché du logement en général, car elle remet gravement en question la solidité juridique de millions de prêts hypothécaires aux États-Unis, d’autant plus si, comme prévu, les tribunaux des autres États parviennent à des conclusions similaires à celles de la Cour suprême du Massachusetts.

Le dossier d’Ibanez comprenait deux cas de reprises de finances semblables s’étant déroulés dans le Massachusetts, le second cas étant celui de Wells Fargo vs Mark et Tammy LaRace. Les deux saisies de propriété ont eu lieu le même jour et les banques avaient déjà publié leur intention de les saisir dans un journal local, tel que requis par la loi. Les banques ont ensuite acheté les propriétés à des prix qui ont été jugé par le tribunal comme étant significativement inférieurs à la valeur de marché. Environ un an après les saisies (à l’automne de 2008), les banques ont alors demandé à la Cour de rendre une décision selon laquelle, dans chacune des saisies, la banque avait un plein droit de saisir en tant que créancier hypothécaire, que le droit de banque sur la propriété n’était pas obscurci par tout autre droit de contestation, et que la banque était donc propriétaire de la propriété. Ces affirmations ont été contestées par les propriétaires qui avaient perdu leurs maisons et la Cour est d’accord avec les propriétaires quant au fait que les saisies étaient invalides. Ce qui a joué de façon critique dans la décision rendue par la Cour a été le fait que les deux banques ont admis n’avoir reçu les documents de transfert d’hypothèque (assignment of the mortgage) qu’après les saisies.

Citant le cas Ibanez à titre d’exemple, les juges ont noté que Antonio Ibanez avait pris une hypothèque en 2005 avec Rose Mortgage Inc, qui aurait cédé cette hypothèque (qui donne à son détenteur le droit légal approprié pour saisir la maison) à Option One Mortgage Co. Ils ont, à leur tour, cédé celle-ci à Lehman Bros. Lehman Bros a prétendument cédé l’hypothèque à Lehman Bros Holdings Inc, qui l’a emballé avec environ 1000 autres prêts hypothécaires destinés à être vendus à titre de garantie. Ces prêts hypothécaires étaient censés être placés sous le toit de Structured Asset Securities Corp, mis en place explicitement dans le but de protéger les détenteurs d’obligations qui ont acheté les titres. Cette société devait affecter les prêts hypothécaires à la US Bancorp N.A., à titre de fiduciaire. Dans le cas où il y aurait besoin de saisir une de ces propriétés, la responsabilité reviendrait à US Bancorp de le faire, au nom de la fiducie et dans l’intérêt des détenteurs d’obligations. C’est pourquoi US Bancorp a voulu saisir la propriété de Antonio Ibanez, qui avait manifestement manqué aux paiements de son hypothèque, et c’est pourquoi US Bancorp est devenu un plaignant devant le tribunal de la Cour suprême du Massachusetts.

Cette série de transferts de titre est importante dans l’affaire, parce que tout ce qu’il fallait aux banques pour gagner aurait été de se présenter devant le tribunal avec les documents légaux attestant le transfert d’hypothèque. Ils n’avaient même pas à se présenter avec le document original de l’hypothèque ou la note de l’emprunteur – ils se devaient seulement d’avoir la documentation pour chaque maillon de la chaîne de transfert. Non seulement ne possédaient-ils pas celle-ci,  ils n’avaient rien de mieux à présenter que des documents de transfert émis après la saisie, c’est-à-dire les banques n’ont jamais cédé correctement et légalement l’hypothèque en premier lieu. C’est en vertu de cela que la Cour a statué contre les banques, et c’est sur la base de cette preuve convaincante que les juges de la Cour suprême ont jugé que les saisies n’ont jamais été légales.

L’un des juges qui a rendu cette décision, le juge Cordry, a écrit:

« Ce qui est surprenant à propos de ces cas est… l’insouciance totale avec laquelle les banques plaignantes ont documenté les titres à leur actif. »

La négligence est un terme poli pour l’insouciance criminelle des banques. Les banques ont agi avec une insouciance criminelle.

La décision rendue plus tôt cette semaine par la Cour suprême du Massachusetts n’est qu’un pas de plus en avant dans cette longue discussion légale sur les saisies immobilières, mais elle est compatible avec une série de décisions similaires rendues par des tribunaux contre les banques.

Partout aux États-Unis, les banques n’ont pas été en mesure de se présenter devant les tribunaux avec la documentation de base, y compris les documents démontrant et attestant correctement et légalement qu’ils possèdent les droits sur ces hypothèques ainsi que ceux leur permettant de saisir les propriétés s’y rattachant.

Le droit des banques de saisir les propriétés résidentielles est aujourd’hui contesté dans chaque État. Les personnes qui ont perdu leur maison dans ces reprises de finance poursuivent maintenant en justice pour compensation des pertes encourues, selon le motif que les saisies étaient frauduleuses. Encore plus grave que cela, les investisseurs ayant acheté les fameuses « mortgage backed securities » commencent à déposer des réclamations pour fraude contre les banques, en faisant valoir que ces titres n’ont jamais été correctement garantis en premier lieu. Ces investisseurs veulent 100% de leur argent, ce qui conduirait à des réclamations de milliers de milliards de dollars contre les grandes banques.

Automatiquement entraîné dans cette situation est le gouvernement fédéral américain. Le Trésor américain détient Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont déjà insolvables et doivent se tourner vers le gouvernement pour les injections de capitaux à chaque trimestre juste pour couvrir les pertes de leurs portefeuilles de prêts hypothécaires actuels. Ces institutions sont aujourd’hui confrontées à des taux de pertes beaucoup plus élevés dans leurs propres portefeuilles de l’ordre de trillions de dollars en valeur de prêts hypothécaires résidentiels. À ce tableau s’ajoute aussi le système de la FED, qui a choisi d’acheter plus d’un trillion (mille milliards) de dollars de titres adossés à des hypothèques des banques en 2008 et 2009, et qui est donc lui-même techniquement insolvable si ce portefeuille se révèle être non garanti, comme cela devient plus en plus probable.

Cela signifie que l’évolution probable des événements – la voie sur laquelle nous sommes présentement – nous conduira à un effondrement quasi total du marché du logement, parce que les grandes banques et les deux entreprises gouvernementales chargées de soutenir le marché du logement seront fatalement estropiés. Le gouvernement américain lui-même, y compris la Réserve fédérale, seront également estropiés et engloutis.

Ceci est la nature de la gravité de la situation.

19 Commentaires

Classé dans Actualité, économie, François Marginean

19 réponses à “Démolition contrôlée de l’économie – Wall Street et les banquiers tremblent

  1. Pingback: La crise économique globale en 2011: Démolition contrôlée de l’économie mondiale « Resistance71 Blog

  2. Aimé Laliberté

    Bonjour François et merci pour un autre excellent article.

    Le dossier des reprises hypothécaires aux É-U est une fraude aux proportions gigantesques qui, normalement, devrait signaler l’effondrement des banques, firmes de courtage et institutions financières impliquées.

    Drôle de coincidence, alors que tous les médias devraient parler de ce jugement de la Cour d’appel du Massachussets, et de ses conséquences pour l’économie et les millions de propriétaires concernés, quelques jours à peine après que cette désicion a été rendue, la congressiste Gabrielle Giffords de l’Arizona a été atteint d’une balle à la tête tirée par un désaxé en Arizona, alors que 6 six autres personnes, dont un juge de la Cour fédérale et une fillette de 9 ans ont été tués lors du même incident.

    Évidemment, les journaux et médias ne parlent que de cette tuerie, et les législateurs américains entendent déposer des projets de lois pour resserer les conditions de possession des armes à feu ainsi que pour limiter la liberté d’expression que les médias ont déjà jugé (à tort) être une des raisons qui a motivé le tueur (pure spéculation).

    Personnellement, je ne crois pas à ce type de coincidence, d’autant plus que la congressiste Giffords qui s’est fait tirer et le juge qui s’est fait tuer étaient tous les deux en faveur du 2e amendement (droit de porter des armes) et étaient tous deux en faveur d’une sécurité accrue à la frontière entre l’Arizona et le Mexique (contrairement à la politique d’Obama).

  3. Aimé,

    J’ai bien failli parler de cela dans l’article et je suis absolument d’accord avec vous. Le timing est trop parfait et sert plusieurs causes, la principale étant d’étouffer ce jugement de la Cour du Massachussets qui a des ramifications cruciales et dévastatrices pour Wall Street, les banquiers et le gouvernement US. Ce pourrait être le clou final venant déclencher irrémédiablement la banqueroute et la faillite des États-Unis et de son économie.

    Vite, on a besoin d’une diversion…

    Et…

    Vous vous rappelez de cela:

    FLASHBACK – Mark Penn Says Obama Needs ‘Similar Event’ to Oklahoma City to Reconnect with Voters

    Mark Penn, Democratic strategist and former chief strategist for Hillary Clinton’s presidential campaign, let out the kind of doozy, on last night’s Hardball, that must be seen to be believed. Comparing Obama’s current situation to the aftermath of the 1994 “Republican Revolution,” Penn noted that it took the Oklahoma City tragedy in order for President Clinton to “reconnect” with the American people.
    He then stepped off the cliff by saying that President Obama needed a “similar event” to achieve that reconnection following his party’s midterm losses.

  4. Aimé Laliberté

    La vérité est contagieuse.

    Écoutez l’entrevue du congressiste du New-Jersey, Frank A. LoBiondo, qui appui Ron Paul et ses efforts pour ordonner une vérification comptable de la Réserve Fédérale.

  5. pierrebourdon

    Encore bravo François M. pour cette suite du premier article.

    Bien que je vais sortir légèrement du sujet avec cette nouvelle, je crois qu’elle est toute même d’intérêt pour tous.

    Les Etats américains se préparent à la fin de la Fed et menacent l’Union…

    Ce 12 janvier 2011 le parlement de Virginie examine une résolution proposant d’étudier l’opportunité de créer une monnaie qui puisse servir d’alternative à celle produite par la Fed (le dollar US) en cas de faillite brutale de celle-ci.

    « […] RESOLVED by the House of Delegates, the Senate concurring, That a joint subcommittee be appointed to study whether the Commonwealth should adopt a currency to serve as an alternative to the currency distributed by the Federal Reserve System in the event of a major breakdown of the Federal Reserve System.…»

    Cette résolution est publiée sur le site officiel du parlement de Virginie : http://lis.virginia.gov/cgi-bin/legp604.exe?111+ful+HJ557). Elle s’appuie sur des considérations lucides de la situation actuelle, sur la Constitution et sur des jurisprudences antérieures à la Fed pour justifier de la pertinence et du droit fondamental de ce parlement à agir de la sorte :

    lire la suite..
    http://www.dedefensa.org/article-les_etats_americains_se_preparent_a_la_fin_de_la_fed_et_menacent_l_union__12_01_2011.html

  6. Merci pour cet article formidable

  7. @ Immobilier Agadir

    Tiens ! Un courtier immobilier du Magreb !
    Bienvenu

  8. @pierrebourdon

    Au contraire, votre information est hautement pertinente et d’une importance capitale! C’est une tendance que j’observe depuis quelques semaines. Il y a plusieurs États américains qui songe à faire de même, ou des trucs semblables genre ré-instituer l’or et l’argent comme monnaie d’échange sur leur territoire, se dissociant de plus en plus avec le fédéral et la Fed.

    C’est énorme ce qui se passe aux États-Unis en ce moment. Je me demande si les gens comprennent vraiment l’ampleur de tout ça et les conséquences…

  9. Fernand Cloutier

    François M.
    14 janvier 2011 à 13:04

    Malheureusement, très peu de personnes savent et croient la situation américaine actuelle.
    Que sera la répercution chez-nous sachant qu’habituellement la situation du sud monte au nord……………………………………………………………………………….

  10. @Fernand Cloutier

    La Banque du Canada a averti que la reprise… n’en était pas vraiment une, et que l’économie ne sera pas sur le chemin de la reprise d’ici tôt, et que pour y arriver, il faudrait abolir la limite d’âge pour travailler ou l’élever à plus de 65 ans et qu’il faudrait abolir les lois empêchant les investisseurs étrangers de venir tout acheter chez nous. Donc privatisation de notre pays et esclave économique jusqu’à la mort. Vive le retour aux temps féodaux!

    La tiers mondialisation de nos pays occidentaux s’effectue pas à pas.

  11. Les gars sérieux, je trouve que vous vous négligez côté avatar… Un p’tit effort bonyeu!!! 🙂

  12. Au Canada, la crise économique menace de limiter la croissance future du PIB, à moins que, nous dit-on, le gouvernement élimine les barrières empêchant les financiers étrangers de prendre possession de tout ainsi que celles bloquant les personnes âgées de travailler, selon un rapport publié la semaine passée, par le Centre for Study of Living Standards, qui regroupent des économistes liés au Fond Monétaire International (FMI).

  13. Pingback: Tweets that mention Démolition contrôlée de l’économie – Wall Street et les banquiers tremblent | Les 7 du Québec -- Topsy.com

  14. infomatch

    La politique monétaire de la Fed expliquée.

  15. Voici une bombe !

    Le plus grand fonds obligataire du monde boycotte la dette de l’Oncle Sam.

    Il s’appelle Pimco Total Return. Il représente plus de 230 milliards de dollars d’économies d’épargnants de tous les niveaux de vie. Il est géré depuis Newport (Californie) par Bill Gross, une personnalité calme et pragmatique.

    Ce gérant à la voix aigue et aux performances passées qui forcent le respect, implore depuis des mois les responsables politiques à Washington de réduire l’énorme déficit budgétaire des États-Unis. Il prône une combinaison de hausses d’impôts pour les plus riches et de baisses de dépenses. Il s’alarme du risque que représente pour le dollar, la poursuite de politiques monétaire et fiscale totalement laxistes au nom de la lutte courageuse contre le chômage. Il voit dans ces politiques une abdication des élus devant leurs responsabilités et une source d’inflation. En un mot, il représente l’opinion de beaucoup d’investisseurs. Mais comme Bill Gross gère plus de 230 milliards de dollars, on l’écoute plus que les autres.

    Selon l’agence Reuters, Pimco Total Return s’est débarrassé de TOUTES ses obligations du Trésor américain, ainsi que de toutes ses obligations assimilées au risque du Trésor (Fannie Mae, Freddie Mac, etc…). C’est un signe incroyable de défiance à l’égard du papier émis par le Trésor.

    Que conclure d’autre de cette décision ?

    1) Gross peut anticiper une envolée des rendements obligataires sous l’effet d’une accélération de la croissance qui engendrerait une accélération de l’inflation.

    2) Gross juge probablement que les taux américains ne peuvent plus que remonter, maintenant que la BCE signale à son tour une majoration de ses taux directeurs.

    3) Gross n’a guère d’espoir dans la sincérité de Barack Obama qui parle que de réduire les dépenses publiques….mais ne propose que 10 milliards de dollars de réduction pour le budget de l’année en cours. Aller au delà serait mettre en danger l’emploi, l’éducation et l’avenir de l’innovation, dixit la Maison blanche. Cette affirmation est stupéfiante dans la mesure où le budget représente 3800 milliards de dollars ! Comment une réduction aussi marginale des dépenses pourrait-il avoir des conséquences aussi catastrophiques ?

    Même en écartant les dépenses dites « obligatoires », soit 800 milliards de dollars pour le programme de retraite Social Security, 900 milliards de dollars pour le grand programme de santé Medicare et 200 milliards pour les intérêts de la dette, il reste 1900 milliards de dollars de dépenses discrétionnaires…Rogner 10 milliards dans ce total n’est ni courageux, ni visionnaire, ni admirable. C’est au contraire la preuve du calcul électoral de Barack Obama de laisser les républicains se faire massacrer dans l’opinion pour oser toucher aux dépenses publiques, alors que le déficit reste proche de 10% du PIB.

    4) Gross ne prend pas au sérieux les républicains qui parlent haut de réduire les dépenses publiques, mais ne s’attaquent qu’à des détails politiquement symboliques et évitent de toucher aux dépenses énormes qui sont au coeur du problème: le programme de retraite (Social Security), le programme de santé (Medicare) et le Pentagone…Tout au plus ils ont proposé 61 milliards de dollars d’économie dans le budget 2011. Si vous croyez les éditoriaux du New York Times, ces économies plongeront l’Amérique en ruine…

    5) Gross estime clairement que d’autres émetteurs publics et privés ont un meilleur crédit: des pays qui ont des politiques fiscales moins suicidaires, et des entreprises qui peuvent surmonter une poussée de l’inflation.

    source : Le Figaro

  16. Aimé Laliberté

    Pierre,

    Dans les dépenses importantes du gouvernement US, tu as oublié de mentionner le poste le plus important… la défense.

  17. @Aimé

    Ce n’est pas de moi. Un copier-coller d’un article du Figaro.

    Si le plus gros détenteur obligataires mondial se débarasse de tous les Bons du Tésor américains, c’est qu’il aura un tremblement de terre bientôt.

  18. Aimé Laliberté

    Donc le Figaro a oublié le poste le plus important, et tout le problème est là, car le budget de la défense est ‘intouchabke’.

    Il n’y a pas que Gross qui ne veut plus d’obligations US, comme tu le sais sans doute. Juste à regarder le prix de l’or et de l’argent, et les achats de métaux précieus par l’Inde, la Chine et les autres, on voit bien que la cote de crédit des USA n’est pas très forte.

    Mias ce n’est pas seulement les obligations des USA qui ne valent pas chères, même constat pour les obligations des états et des municipalités. Techniquement, les USA sont insolvables, mais ça dépend de la méthode comptable utilisée.

    Par exemple, si on inclut dans l’actif les ressources naturelles non exploitées, on pourrait montrer un bilan positif, malgré la dette.

  19. Voici une bombe atomique que personne n’a vue ou entendue ou presque.

    La FED est en faillite depuis le 6 janvier 2011.
    Après avoir racheté des actifs contaminés que plus personne ne voulait et pour sauver les banquiers de Wall Street, elle a du se mettre sous la protection des faillites auprès du Trésor américain, tout discrètement. Après avoir volé les américains depuis un siècle, voilà qu’elle remet les clés au gouvernement, avec bien sûr les conséquences pour le bon peuple zunien qui absorbera les pertes.

    Voici 1er article:
    La Fed en faillite depuis le 6 janvier 2011…
    Par La Rédaction de MoneyWeek, le 15 mars 2011
    La Réserve fédérale américaine s’est placée sous la protection du Trésor. Ce dernier prendra désormais en charge les pertes de la Fed. Ce qui signifie que la banque centrale américaine n’est plus capable de faire face à ses engagements. En langage courant, cela s’appelle être en faillite.

    La raison de ce changement est toute simple : la Fed a acquis tellement de titres pourris de créances immobilières qu’une modeste baisse de ces derniers lui serait fatale. La seule solution consistait donc à trouver quelqu’un d’autre pour payer les pots cassés. Et qui a été l’heureux élu ? Le contribuable américain, bien sûr, par l’intermédiaire du département du Trésor US. suite… http://www.moneyweek.fr/20110350479/actualites/actu-economie/fed-mbs-banques-faillites/

    2ième article:
    La Fed est en faillite. C’est dans les chiffres à défaut d’être dans les journaux
    Par La Rédaction de MoneyWeek, le 6 avril 2011
    La troisième banque au monde en termes d’actifs est en situation de faillite. S’il s’agissait d’un établissement bancaire normal, tout le système financier international s’écroulerait à nouveau. Mais la Fed n’est manifestement pas une banque comme les autres.

    Depuis le 6 janvier dernier, la Fed s’est placée sous la protection du Trésor. La Fed a acquis pour 1 250 milliards de dollars de mortgage-backed securities, les fameux MBS (des titres de créances adossées à des crédits immobiliers), alors que ses fonds propres ne sont que de 50 milliards de dollars. Faites le calcul, cela donne un rapport de 1 à 25. Ou 40 fois si l’on compte l’ensemble des actifs financiers (2 250 milliards de dollars) qu’elle a récupérés. suite… http://www.moneyweek.fr/20110452049/actualites/actu-economie/fed-faillite-mbs-inflation-deficits/

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