La délocalisation : aux urnes citoyens!

 

Gaëtan Pelletier

( En remplacement de François Marginean)

Présentation des éditeurs :
Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l’emploi. Des milliers de postes, même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux États-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l’avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d’une réalité, dont l’ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d’entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds crée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l’Union européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s’empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l’Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.

Au terme de cette enquête emplie de révélation, Le scandale des délocalisations pose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?

***

Le phénomène

La délocalisation est loin d’être un phénomène nouveau. On parle de 1980… Mais la dernière décennie a été un jeu de « cycles économiques » qui a accentué une manière de faire des industries qui pourrait amener le déclin de l’Occident. Du bien pour certains, pour d’autres, d’ici peu, elle pourrait mettre à  genoux les sociétés dites développées.

Si on mettait bout à bout tous les « déménagements » depuis cette dernière décennie, le « profil comptable » pourrait avoir l’allure d’un graphique aux courbes en chutes.

Sim  pour les compagnies, les raisons évoquées sont évidemment les coûts de main-d’œuvre, dans certains cas il peu s’agir d’une manière camouflée d’augmenter les profits sans regard aux dommages faits à la classe ouvrière, ni aux « pays ».

La paupérisation des travailleurs des pays  industrialisés peut même coûter très cher si on combine les effets dévastateurs des pertes d’emploi et des petits salariés qui finissent par être soutenus par l’État.

La question suivante est celle-ci : la délocalisation va-t-elle éponger un peu la misère des pays émergents?

Rien n’est sûr.

EXTRAIT ( Le journal du net )

Le racket sur l’argent public

« Un employé de Wal-Mart coûte annuellement 2 103 dollars aux contribuables. »

« Malgré des revenus, huit fois supérieurs à ceux de Microsoft, la rapacité des dirigeants du groupe reste sans limites. Ils ont détruit l’emploi aux États-Unis mais mettent à contribution  l’État  et les contribuables américains, contraints de payer pour leurs employés trop mal rémunérés.

Ces « travailleurs pauvres » ont fait l’objet d’une enquête accablante. Réalisée par le groupe démocrate au sein du Comité de la Chambre des Représentants pour l’Éducation et le Travail. Elle a conclu que bon nombre de salariés de Wal-Mart sont si mal payés qu’ils ont droit à l’aide gouvernementale pour les plus démunis, malgré un système de protection sociale pourtant peu réputé pour sa générosité.

Selon les calculs effectués, le gouvernement fédéral américain (et donc les contribuables) dépense notamment pour deux cents employés de Wal-Mart 108 000 dollars par an pour les frais de santé aux enfants, 125 000 dollars en crédits et déduction d’impôts, 42 000 dollars pour une aide au logement.

Le rapport conclut que ces deux cents employés de Wal-Mart coûtent annuellement aux contribuables un total de 420 000 dollars soit 2 103 dollars par employé. »

PREMIER EXEMPLE

LONDRES, 6 mars (Reuters) – HSBC (HSBA.L: Cotation)(0005.HK: Cotation) pourrait délocaliser son siège londonien à Hong Kong, selon un article publié dimanche par le Sunday Telegraph.

La première banque d’Europe estime les taxes trop élevées à Londres et l’administration trop lourde. Le journal cite des investisseurs anonymes qui disent avoir compris qu’un déménagement était « plus que probable ».

« Aucune décision n’a pour le moment été prise », a fait savoir un porte-parole, qui a reconnu que de nombreux investisseurs institutionnels s’interrogeaient sur le poids financier que représente pour la banque un siège à Londres.

La nouvelle taxe sur les actifs bancaires qui sera mise en place cette année en Grande-Bretagne coûterait environ 600 millions de dollars à HSBC, au regard du bilan de fin décembre.

Face au mécontentement du contribuable britannique, qui a supporté le coût des sauvetages des banques RBS (RBS.L: Cotation) et Lloyds (LLOY.L: Cotation), et qui voit d’un mauvais oeil l’augmentation des bonus des banquiers, la classe politique britannique se montre de plus en plus offensive en matière de mesures prises à l’encontre

(Rosalba O’Brien et Keith Weir, Catherine Monin pour le service français) Fr Reuters

La délocalisation au Québec

Whirlpool

En 2002, l’usine d’appareils électroménagers Whirpool, de Montmagny, sur la Rive-Sud du Saint-Laurent près de Québec, a fermé ses portes, jetant à la rue ses 550 employés tout en semant la consternation dans la population de cette petite municipalité mono-industrielle typique du Québec des années cinquante.

GE

L’année suivante, en 2003, c’était au tour du géant GE – passé dans le giron de l’entreprise mexicaine Camco – de fermer son usine ontarienne de Hamilton pour concentrer toute sa production dans ses installations de Montréal-Est, la seule et dernière usine canadienne où l’on fabriquera encore, en 2013, des appareils électroménagers. Rue Frontenac

Stryker Medical

Et tout récemment, à L’Islet, tout près de Montmagny,   Stryker Médical a décidé de transférer ses installations au Mexique. 300 emplois dans un village de 4,000 habitants.

U.S. Cotton

Le fabricant de tissus cosmétique et médical U.S. Cotton ferme son usine située à Lachine, à Montréal, et délocalise ses emplois aux États-Unis.

Les employés montréalais gagnaient entre 15 et 20$ de l’heure. Selon ce qu’on nous a dit, ces salaires seront plutôt de 12$ de l’heure. En commençant, les employés touchent bien souvent en bas des 10 $ de l’heure.

Électrolux

Aussi soudaine et inattendue qu’elle a semblé, l’annonce de la fermeture de l’usine d’Electrolux de L’Assomption et la mise à pied de ses 1 300 travailleurs d’ici 2013 s’inscrivent par ailleurs dans une logique industrielle très prévisible.

L’usine de L’Assomption, où l’on fabrique un éventail d’appareils électroménagers pour le compte de la multinationale suédoise Electrolux, est un rare vestige de l’époque post-industrielle de production d’objets de consommation de masse. À l’exception de l’usine Camco, dans l’est de Montréal, toutes les usines de fabrication d’appareils électroménagers ont disparu du paysage industriel canadien. . Rue Frontenac

Pourquoi déménager l’usine de l’Assomption à Memphis? La compagnie avait reçu une aide de 2.5$ millions d’investissement Québec. Perdu? Et qui est Investissement Québec?

En fin de compte, le travailleur.

***

Les discussions ne sont toujours pas terminées. Il reste aussi à savoir ce qu’il adviendra du déficit du régime de retraite, qui s’élève à 10 millions de dollars. La fermeture de l’établissement devrait coûter 65 millions.

Electrolux, qui a dégagé un bénéfice de 615 millions en 2010, a justifié sa décision en prétendant que les coûts de transport sont trop élevés au Québec. Elle a aussi insisté sur les généreuses subventions reçues de l’État du Tennessee. Là-bas, le géant mondial s’est effectivement fait dérouler un tapis rouge de 132 millions de dollars. La Ville de Memphis et le comté ont promis de lui verser 20 millions chacun. L’État fournira pour sa part une enveloppe de 92 millions. La construction de l’usine, un complexe de 700 000 pieds carrés qui coûtera 190 millions, commencera en 2011. Elle embauchera 1200 personnes. Le Devoir

Pour abréger l’histoire, la plupart des mouvements de délocalisation avalent une richesse collective et s’en vont ailleurs… pour aller ailleurs.

Pour Memphis, c’est de la relocalisation. Qui sait si dans 10 ans, après avoir siphonné la ville, le pays, Électrolux n’ira pas s’implanter en Inde ou au Mexique?  C’est plus proche. Proche du profit…

 

Après deux siècles de pauvreté et d’humiliation,

la Chine impose à présent au monde entier ses conditions.

Chine, Inde, Russie, Mexique…

Tous ces pays, jadis de « sous-traitance », imposent de plus en plus leurs conditions. Mais l’histoire n’est pas terminée : avec ça, on importe les cerveaux qui vont avec la Hig-Tech.

Externalisation. Beau terme!

Carri-All… Voilà que le transfert porte bien son nom

La fermeture de l’usine et du centre de distribution situé à Pointe-aux-Trembles entraînera à terme la perte de 375 emplois, dont 210 employés permanents et environ 165 travailleurs temporaires ou sur appel. La fabrication de systèmes d’étagères se terminera en mars, tandis que celle de chariots de provisions prendra fin en juin. Cari-All explique sa décision par la montée du dollar canadien et la concurrence chinoise.

C’était en 2008.

La méthode pour garder ces usines est d’aller supplier  ces compagnies,  et cela, sans effet.

La Caisse de dépôt et placement du Québec continue de chercher des solutions dans le dossier Cari-All

Évidemment, l’opération n’a pas réussi. Voici la réponse dans une lettre d’échange.

Qu’a donc emporté Cari-All avec elle?

Monsieur,

Vous avez fait valoir par la voie des médias que la Caisse de dépôt et

placement du Québec, à titre d’actionnaire de la société Cari All, aurait dû empêcher la fermeture de l’usine de Marien. Nous vous rappelons que la Caisse est actionnaire minoritaire à la hauteur de 40 % de Cari All et que les autres actionnaires sont : le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), la famille fondatrice ainsi que la compagnie Wanzl formant la majorité de l’actionnariat. Branchez-Vous

40% de la Caisse de Dépôt, un régime de retraite ( l’OMERS), c’est peu. Bien sûr, ce n’est pas perdu. Du moins, en argent.

Allons voir Wiki :

Au plan social

Les délocalisations ont de nombreuses répercussions sur le plan social dans les pays subissant les délocalisations. Les principales sont de :

  • Générer des licenciements, et des pertes d’emplois indirects, difficiles à compenser dans les pays présentant des faiblesses compétitives.
  • Être utilisé comme une menace et donc comme un moyen de pression sur les conditions de travail (amplitude horaire quotidienne, travail de nuit, durée des congés payés, sécurité sociale, âge et taux de retraite) lorsque celles-ci posent un problème économique.
  • Entraîner la faillite de certains sous-traitants d’entreprises ayant délocalisé. Lorsqu’une entreprise délocalise en pays à bas coût et licencie son personnel, elle s’accompagne souvent également de la suppression d’emplois chez de nombreux sous-traitants directs (fournisseurs de pièces diverses) et indirects (restauration, artisans,…). Par exemple : lorsqu’un constructeur automobile délocalise (Ex: PSA), il ne supprime pas non seulement ses emplois, mais il supprime des milliers d’emplois chez ses fournisseurs (les équipementiers que l’on appelle les rang 1 : ex: Valeo, Faurecia,…) et les sous-traitants des équipementiers (les rang 2 : entreprises d’injection plastique, de découpage,…). Cette situation est d’autant plus difficile lorsque le sous-traitant réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires avec le constructeur ; si celui-ci n’arrive pas à trouver de marché de compensation, il risque le dépôt de bilan !

Ces raisons expliquent pourquoi les délocalisations sont souvent mal vécues par les salariés et les sous-traitants des entreprises concernées.

Mal vécu?

Il me semble que c’est ça le but de la vie, bien vivre, autant sur le plan émotionnel que matériel. On ne parle pas des malaises psychologiques, des érosions des sociétés sur le plan humain. Il n’en est pas question.

La lente érosion n’est jamais visible d’un coup. Ni sur le plan « matériel »…

 

Détroit :cimetière à gratte-ciel

Peu de villes ont embrassé le vent galopant de l’industrialisation de masse comme l’a fait Detroit. Le déclin de « Motor City » n’en aura été que plus impressionnant, la baisse de la démographie et l’abandon de certains quartiers laissant sur place des écoles, des maisons, et des monstres architecturaux (à l’image de cette gare).

Ces photographies sont avant tout les témoins de cette tragédie humaine et urbaine dans une ville qui représentait également l’eldorado de la musique durant toute la deuxième moitié du 20ème siècle avec la maison de disque Motown, détruite depuis 2006. Comme si la ville avait subit l’arrivée incontrôlable et destructrice d’un virus ou d’une peste dévastatrice, de nombreux bâtiments symboles d’un feu effervescence architecturale comme la gare Michigan Central Station, splendeur de l’immigration ouvrière, ou le Michigan Theater semblent avoir été désertés après l’une des pires catastrophes naturelles.

Plutôt que de financer la rénovation ou la destruction, Detroit, dont l’avenue Grand Circus Park est aujourd’hui surnommée « cimetière à gratte-ciel », préfère laisser faire le temps et prôner l’abandon, contribuant de ce fait, à son propre déclin.

DETROIT, VESTIGES DU RÊVE AMERICAIN de Yves Marchand et Romain Meffre. Préface de Robert Polidori, introduction de Thomas Sugrue. Steidl, 228 pages, 88 euros. Sorti depuis le 16 décembre.

The ruins of Detroit

Le travailleur en poudre

Toute délocalisation apporte ses ruines. Les grandes, matérielles,  sont « étonnantes ».L es petites passent et repassent en laissant les travailleurs devenir les rameurs des galères des industries qui se déplacent et changent de rameur.

Hélas! Il n’y a pas de photographies pour faire le portrait de ruines intérieures de ces humains qui ont travaillé parfois toute une vie en laissant  un fonds de pension s’effriter, disparaître.

L’industrie de l’alimentation a inventé le café en poudre, le lait en poudre, la pomme de terre en poudre…etc.

Voilà l’ère du travailleur en poudre. Mourir à petit feu en laissant de petites cendres.

Ne reste plus qu’à  lui donner une urne au lieu d’une montre.

Là, il sera vraiment délocalisé…

C’est peut-être pour  cette raison qu’on nous invite à voter :

24 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

24 réponses à “La délocalisation : aux urnes citoyens!

  1. Aimé Laliberté

    Bonjour Gaetan,

    C’est un article intéressant, mais ta conclusion, franchement, aller voter…

    Pour quoi au juste? Pour le menteur en rouge ou le menteur en bleu?

    Non, là je ne te suis pas. La conclusion devrait être que tant que les candidats et les partis politiques continueront d’être à la solde des grandes entreprises, n’allez pas voter, restez chez vous.

  2. Aimé Laliberté

  3. 🙂
    Aimé,
    J’ai dû mal m’exprimer. Aux urnes, ça veut dire ici que quand tu vas voter tu t’en vas à l’urne funéraire.
    On nous invite à voter, mais ça ne mène à rien, sinon qu’à la mort du système.
    Bref! Tu creuses ta tombe, mais en cendres…

  4. Aimé Laliberté

    Gaetan,

    OK, j’ai manifestement mal compris. Désolé. Mais on dit la même chose au bout du compte!

  5. Aimé,
    Moi, croire aux votes?
    Plus jamais!
    Oui, on dit la même chose. On en est rendus à la cuisine. Le plat. La présentation est différente, mais c’est le même.
    Ils nous incitent à aller aux urnes, comme si ça changeait quelque chose.
    Bad News!
    P.S. Je n’ai pas eu le temps de regarder les vidéos. Je reviendrai demain… Aujourd’hui, puiqu’il est 2h40.

  6. Une sombre madame, qui est anonyme pour pas se faire reconnaître.

    Je suis d’accord avec Fraddé, tout ça c’est la faute des Unions! Maudites unions! 😡

  7. 🙂 Madame sombre,
    Sais pas s’il existe bien des madames sombres d’accord avec Fraddé.
    Les « unions » servent maintenant à ramasser du capital… Quoique pour le journal de Montréal, on a dépensé plus de 7 millions… pour aboutir.
    Bonne journée!

  8. Excellent article Gaetan .. toute l’horreur d’une société qui ne pense plus qu’en termes de bonus et d’actions , les nouveaux barbares et leur course aux profits …

  9. Fraddé

    @ p’tite vampire-gothique, qui dit :

    Je suis d’accord avec Fraddé, tout ça c’est la faute des Unions! Maudites unions!

    Ce ne sont pas les syndicats qui ont adopté et permettent toujours l’application de la formule RAND. L’absence de liberté syndicale touche à la compétence provinciale et aucun politicien, actuellement, n’a le courage de réformer la formule. Une présence de liberté syndicale règlerait beaucoup de problèmes liés à la délocalisation et invaliderait du même coup, la loi sur les briseurs de grèves. Chaque personne aurait le choix d’adhérer ou non à un syndicat et aurait également le choix de le quitter quand bon lui semble. S’il y a grève, les non-syndiqués auraient toute la liberté de continuer à travailler.

    Ajoutez à cela une imposition plafonnée à 10% (en tout >> provincial+fédéral) pour les sociétés privées, sans qu’un centime leur soit donné en subventions de toutes sortes … et on s’en reparlera, à ce moment-là, de la santé économique du Québec.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  10. SD en Burka

    @Fraddé
    Naturellement, les questions économiques sont trop complexe pour petite avatar lettrée alors je simplifiais un peu…

  11. SD en Burka

    @fraddé

    P.S. J’ai trouvé bien pittoresque l’article où vous défendez le secteur secondaire. Je croyais que c’était seulement les gauchistes sensibles qui étaient restés accrochés à cette nostalgie industrielle. 😯

    http://www.antagoniste.net/2007/11/12/fabrique-en-chine-vendu-aux-etats-unis/
    Désolée si je me déguise ainsi puisque je dois me cacher de Margi. Cette brute infâme efface violemment tous mes messages depuis quelque temps, sans égard à ma souffrance ontologique. 😥

  12. Marc,
    Ils déménagent là où ça paye. Après les subventions… Et on les re-paye pour qu’ils restent. Déclarés, créateurs d’emplois.
    Mon oeil!……….
    Fraddé,
    J’ai travaillé comme représentant syndical, déjà. POur ce qui est de l’efficacité, dans bien des secteurs et dans bien des confrontations, c’est nul.
    Pour le reste, la globalité, sais pas. Sans doute est-ce utile parfois. Mais les parties dites « patronales », je vous dirais dans la plupart des cas , gagnent en déjouant les règlements ou par d’autres astuces faciles à apprendre.

    SD en Burka,
    🙂
    J’échangeais justement avec François à propos de vous. Ça le peine de devoir effacer quelques commentaires.
    Ben là! Ils sont là. Et je pense qu’ils vont y rester.
    Ça doit dépendre de certaines sautes d’humeur 🙂 Pas de F, mais de SD. Et d’un certain vocabulaire plutôt étriqué.

  13. SD en Burka

    Oh ciel noir! Je suis encore démasquée. Mais comment font-ils pour me reconnaître malgré mes subtils déguisements??? 😕
    J’ai du mettre trop de Channel #5! 😯

  14. Fraddé

    @ M. Pelletier

    J’ai travaillé comme représentant syndical, déjà.

    Éh boy ! Vous vouliez ! 😉

    Mais les parties dites « patronales », je vous dirais dans la plupart des cas, gagnent en déjouant les règlements ou par d’autres astuces faciles à apprendre.

    Si, au final, l’employé était véritablement libre de ses choix (d’association, grève ou il entre travailler, aucun ordre professionnel qui l’encadre), avec en prime des baisses d’impôts importantes pour lui et son employeur, en échange d’aucune subvention publique et d’aucune possibilité de se lier intimement avec l’État, ces petits tours de passe-passe dont vous faites mention ne pourraient tout simplement pas se faire. Les règles seraient claires : liberté et responsabilité pour l’employé, et c’est la meilleure entreprise (concurrentielle, rapport qualité-prix) qui obtient le contrat.

    @ S.D

    Effectivement, je valorise fortement le retour à nos racines économiques, soient les secteurs primaire et secondaire. À l’image du Chili sur le contient sud-américain, le Québec n’aurait pas de misère à se démarquer, surtout avec toutes les ressources non-exploitées qui dorment dans nos sols et nos cours d’eau, pour ensuite, transformer toutes ces belles richesses brutes en produits utiles via un secteur industriel relativisé.

    *En passant, ne porte pas de burqa, stp … ça fait «femme soumise».

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  15. Aimé Laliberté

    Fraddé,

    ‘le Québec n’aurait pas de misère à se démarquer, surtout avec toutes les ressources non-exploitées qui dorment dans nos sols et nos cours d’eau, pour ensuite, transformer toutes ces belles richesses brutes en produits utiles via un secteur industriel relativisé. ‘

    Quel bel optimisme fondé sur tout sauf la raison.

    Fraddé, come on! Tu ne peux pas être aussi naif que ton commentaire l’indique.

    Dans ton scénario (utopique), comment le peuple Québécois se débarasse-t-ils de l’élite qui leur suce l’énergie depuis plus de 100 ans, afin de pouvoir profité de toutes ces belles ressources inexploitées dont tu parles?

    Et que font les É-U, l’ONU ou les multinationales dans ton scénario? Je suppose qu’ils regardent les Québécois exploiter leurs ressources, et se mettent en ligne pour nous donner leur argent?

    Voyons donc! Vous rêvez en technicolor Fraddé.

  16.  » À l’image du Chili sur le contient sud-américain, le Québec n’aurait pas de misère à se démarquer, surtout avec toutes les ressources non-exploitées qui dorment dans nos sols et nos cours d’eau, pour ensuite, transformer toutes ces belles richesses brutes en produits utiles via un secteur industriel relativisé. »

    Pour une fois, je vais ici parler sérieusement: Je ne suis pas fan de la droite, vraiment pas, mais cet aspect m’intrigue vraiment. Ça me fait un peu penser à ce film ou un jeune retourne à Berlin pour essayer à lui tout seul de reconstruire le mur… Le moins que l’on puisse dire, est que ça va à l’encontre de ce que nous nommons habituellement « néolibéralisme » et aussi de tous ce qu’on nous vend comme « nouvelle économie ». Si un jour vous développez d’autres aspects de cette idée, j’irai lire.

    On peut maintenant redevenir ENNEMIS! 😈

  17. Fraddé

    @ Aimé

    Je ne suis pas certain de bien cerner «l’utopie» en question.
    Le gros avantage lorsqu’on valorise nos secteurs ressources et industriel, c’est que l’offre qui en sort n’est pas un «luxe» que tous les états peuvent se permettre. Préalablement, à l’image des mines de cuivre au Chili, il faut évidemment posséder physiquement les ressources à exploiter. On dira ce que l’on veut, mais le Québec possède des ressources de plus en plus enviées sur les marchés internationaux. Pensons, entre autres, à notre «or» bleu.

    Lorsqu’il y a une demande, lorsque des besoins doivent être comblés, et que les ressources pouvant combler les dits besoins se concentrent et deviennent de plus en plus rares, alors les états physiques possédant les ressources en demande ont le gros bout du bâton. Pourquoi ? Parce qu’il n y en a pas ailleurs ! Puis, je n’ai jamais dit qu’aucun capital étranger ne pouvait être investi au Québec dans cette hypothétique revitalisation de nos secteurs traditionnels. Au contraire, la venue d’expertises étrangères serait une valeur ajoutée considérable, surtout dans les domaines des énergies fossiles … car des experts québécois en la matière, il n’en pleut pas.

    La ressource extraite va immédiatement en industrie pour être raffinée et transformée en produit utile. Le tout se ferait ici, comme à l’époque d’or du Québec (années 50). Et puis, ces produits utiles sortants sont et seront toujours les grands champions de nos exportations (facile à exporter, et en grandes masses). On ne peut pas en dire autant sur un service donné.

    Mais je réitère que, pour que le tout débloque et que l’on puisse aller de l’avant, il faut casser le corporatisme État-Entreprises-Groupes professionnels, en permettant à l’employé de faire ses choix et d’être responsable, en diminuant le plus possible l’impôt sur les sociétés, et tout simplement rééquilibrer nos trois secteurs économiques (moins de services, plus de production) en enlevant les restrictions d’État sur l’exploitation et l’industrie.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  18. Fraddé

    @ S.D

    http://esolaris.wordpress.com/2010/01/27/une-economie-forte/
    http://esolaris.wordpress.com/2010/02/26/manufacturier/
    http://esolaris.wordpress.com/2010/02/08/zones-franches-au-quebec/
    http://esolaris.wordpress.com/2010/04/08/limiter-le-secteur-tertiaire/

    *Ce sont des textes de 2010, dans les catégories «Économie» et «Industrie» de mon blog. J’ajouterai que l’idéal de la «nouvelle économie (ultra tertiaire)», voulu par certains droitistes, contient effectivement beaucoup de carences, spécialement s’il était appliqué dans le contexte québécois.

    Bonne lecture !

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  19. @ Monsieur Pelletier.

    Les entreprises qui déménagent le font, généralement, pour aller là où le système fiscal les oppresse le moins, comparativement au pays qu’elles quittent!!! Si il y a des paradis fiscaux, c’est qu’il y a, aussi, des enfers fiscaux, ne l’oublions pas!!!

    @ Fraddé.

    La Formule Rand n’a pas à être réformée, elle doit être abolie!!! Pour ce qui est de la Loi anti-scabs, je me pose de sérieuses questions sur sa constitutionnalité!!! Mais, pour une raison que je peux difficilement m’expliquer (j’ai écrit ça en riant), le gouvernement non-élu des juges du KKKanada (i.e. la Cour suprême) ne s’est jamais penché là-dessus, mais il a, quand même, accepté d’entendre la put*in de cause sur la couleur de la margarine!!!

    Bonjour, les priorités, vous!!!

    @ SD.

    Pour poursuivre avec l’ironie chilienne: au Chili, les socialistes de Michèle Bachelet ont plus fait, pour la liberté économique, que l’ordure à Augusto Pinochet!!! Plus clairement, les socialistes du Plateau sont encore plus anti-liberté que ne le sont les socialistes chiliens!!!

    «Mais comment font-ils pour me reconnaître malgré mes subtils déguisements???»

    😆

  20. Topaze

    A ce que je sais H. Ford qui n’avait pas que des qualités avait u n discours de bon sens . Pour vendre ses automobiles il fallait que les ouvriers puissent se les offrir sur leurs salaires .
    Aujourd’hui , il s’agit de produire au moins coûtant , quitte à ce que le nombre chômeurs atteignent les chiffres effarants de plusieurs dizaine de millions …
    Les balances commerciales sont en déficit partout et évidemment l’état ne reçoit plus les rentrées fiscales .
    Cette façon de procéder ne peut pas durer à terme .
    Il est évident qu’il faut taxer les importations de produits manufacturés . Et protéger un peu la production . Ce que font les USA d’ailleurs . Libéralisme pour les autres , mais tout de même un peu de protectionnisme pour eux .
    Pas étonnant que la monnaie ne vaut plus rien , que la finance soit pourrie , et que la spéculation atteigne des niveaux insupportables .
    Mais bon partout la population se réjouit d’abriter de très grosses fortunes , de magnifiques rentiers et quelle fierté de savoir qu’une majorité s’enrichit un maximum dans un système qui n’est pas soutenable à terme .
    Joies du libéralisme .
    Tz.

  21. Fraddé,
    « Vous vouliez? ».
    Non, mais on n’avait pas le choix de faire deux ans comme « président ».
    Globalement, ça ne changerait pas grand chose. Je ne vois pas votre « idéalisme », tel que décrit, changer quelque chose. Utopie, comme dit Aimé.
    @ Jean-Luc Proulx

    @ Monsieur Pelletier.

    Les entreprises qui déménagent le font, généralement, pour aller là où le système fiscal les oppresse le moins, comparativement au pays qu’elles quittent!!! Si il y a des paradis fiscaux, c’est qu’il y a, aussi, des enfers fiscaux, ne l’oublions pas!!!
    Je n’ai pas les chiffres, mais on a estimé que les cies, il y a 30 ou 40 ans, portaient une charge fiscale qui enlevait un peu de poids aux contribuables.
    C’est pourquoi je dis qu’il n’y a plus de réel pays. Tout est à vendre. Où est ledit « bien public »?
    La mondialisation a brisé toutes les règles.
    Pour sauver les meubles, on parle de fermer les frontières.
    Après la crise économique 2008, les « revendeurs  » de PCAA se sont étonnés de voir leurs « produits » aussi répandus. En fait, même la Caisse de dépôt en avait… Championne au Canada. Grâce, sans doute à une agence de cotation plus ou moins honnête…
    L’eau.
    Le Canada posséderait 9% des réserves mondiales d’eau potable. 2% de l’eau sur la planète est potable… En théorie.
    On a « taxé » les revendeurs d’eau en bouteille. Revenus: 10$ millions pour le Québec. Même pas de quoi faire un festival.
    Cet or « translucide » serait une richesse extraordinaire d’ici une décennie. En attendant…
    @ SD,
    Méconnaissable! 🙂

  22. Aimé Laliberté

    Gaetan,

    Content de voir que je ne suis pas le seul à voir l’utopie dans ce commentaire.

  23. Aimé Laliberté

    Regardez le dernier gadget de la ploice en Floride pour espionner les citoyens. À peine croyable!

  24. @ Monsieur Pelletier.

    Il faut faire très attention avec le protectionnisme, on sait où ça mène: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/tous-unis-contre-le-protectionnisme.html

    «les cies, il y a 30 ou 40 ans, portaient une charge fiscale qui enlevait un peu de poids aux contribuables»

    Seules les personnes physiques paient de l’impôt!!! Certes, les entreprises, qui sont des personnes morales, paient, aussi, de l’impôt, mais elles le refilent, inévitablement, à des personnes physiques, soit à vous, à moi et aux autres consommateurs!!!

    Admettons un instant que nous augmentions l’impôt des sociétés: immédiatement, la facture fiscale des entreprises va augmenter!!! Vous êtes un chef d’entreprise: que faites-vous??? Vous pouvez considérer cette hausse d’impôts comme étant une nouvelle dépense et, ainsi, ajuster vos prix en conséquence!!! En ce cas, ce sont les consommateurs, c’est-à-dire vos clients, qui paieront les impôts!!!

    Vous pouvez, aussi, réduire vos dépenses, soit en comprimant les salaires, soit en réduisant l’embauche, soit en restreignant vos approvisionnements!!! En ces cas, ce sont les travailleurs, vos employés et les employés de vos fournisseurs, qui écoperont!!! Vous pouvez, aussi, ne rien faire de tout cela et, ainsi, faire assumer la facture, par l’entreprise!!! En ce cas, ce sont les actionnaires qui paieront les impôts!!!

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201102/04/01-4367184-le-derapage-de-michael-ignatieff.php

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