La Démocratie est une reine bien maquillée!!!

 

 

André Lefebvre

 

      Au départ, la démocratie ne peut s’exprimer que d’une seule manière :

      Le vote de chacun des individus représente une « voix » démocratique. Aussitôt qu’un vote augmente de « puissance représentative», nous sortons de la démocratie véritable.

      La démocratie, « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », s’oppose au système monarchique, où le pouvoir est détenu par un seul individu. Il s’oppose également au système oligarchique où le pouvoir est aux mains d’un groupe d’individus. La seule vraie démocratie est le gouvernement du peuple par tous les citoyens

     Le système de « démocratie représentative » que nous avons adopté, n’est pas vraiment un système démocratique. C’est, tout au plus, un système oligarchique qui peut se transformer assez rapidement en système monarchique déguisé.

     Ainsi, aujourd’hui encore, il n’existe pas de définition, communément admise, de ce qu’est, ou doit être, la « Démocratie ». Il sera facile de comprendre pourquoi cette définition tarde à apparaître. À la suite de la lecture de cet article il vous deviendra évident que de définir la Démocratie avec plus d’exactitude, limiterait le pouvoir des « élus ».

 Démocratie représentative :

     Comme je le disais, notre genre de démocratie s’appelle « Démocratie représentative ». C’est un système politique oligarchique maquillé en démocratie. Très peu de personnes osent s’opposer à notre genre de démocratie. Il semble être un « droit acquis » intouchable de notre système politique. Et pourtant ce genre de démocratie est loin d’être …Démocratique.

     Notre « démocratie représentative » repose, au départ, sur une base « partisane » ; la plupart du temps bipartite. Les candidats sont obligés de se joindre à un parti officiel, s’ils veulent avoir une chance d’être élus. Les possibilités d’élection d’un « indépendant » sont pratiquement inexistantes dans notre système électoral.

      Résultat : l’adhésion à un parti ayant une philosophie sociale déterminée, restreint déjà l’opinion personnelle du candidat en lice. S’ajoute alors, à cette restriction, la responsabilité d’obéir au chef de parti. Ce qui enlève le peut d’individualité qui restait à l’opinion personnelle du membre du parti.

     L’autre facette antidémocratique de notre système électoral est que les votes des individus n’ont pas tous la même valeur démocratique de base, c’est à dire : une voix = 1 vote.

     La raison en est très simple : nous déterminons le nombre de sièges au gouvernement selon la géographie du pays au lieu de sa démographie. De sorte que le vote d’un individu résidant dans un comté peu peuplé est beaucoup plus important que le vote d’un individu résidant dans un comté peuplé. Le vote dans un comté habité par 10 personnes est dix fois plus important que celui dans un comté habité par 100 personnes ; puisque chacun des deux comtés ne peut élire qu’un seul représentant. Dans notre démocratie, une voix n’est pas équivalente à un vote.

     Normalement, nous avons des élections à tous les quatre ans. C’est là, l’entente législative de notre démocratie. Ces quatre ans sont considérés comme la durée maximale d’un gouvernement sans recourir à une autre élection. Ce qui laisse l’illusion au peuple de « choisir » ses dirigeants à, au moins, tous les quatre ans.

     En fait les choix du peuple n’ont que très peu d’importance puisque la représentativité du député élu est annulée par le système de parti. Le vrai pouvoir se retrouve dans les mains du « chef de parti » ; et les électeurs doivent se limiter à « choisir » parmi les « philosophies partisanes » qui sont en lice. De sorte que les « problèmes sociaux » qui touchent le peuple directement, ne sont pas abordés selon l’opinion du peuple, mais selon l’une ou l’autre « philosophie partisane » contrôlée par le chef du parti.

     La « philosophie partisane », qui obtient le pouvoir, est alors libre de résoudre les problèmes sociaux sans que le citoyen ne puisse faire valoir son opinion avant les prochaines élections, c’est-à-dire : quatre ans plus tard.

     Le résultat direct de ce système est que le parti au pouvoir se donne trois ans pour imposer ses vues, afin d’augmenter son propre pouvoir et d’assurer les intérêts du parti. Durant la dernière année, avant l’élection, le gouvernement se comporte alors en « défenseur des droits et intérêts » du citoyen (droits et intérêts qu’il a plus ou moins bafoué pendant trois ans), afin de se donner l’image d’un gouvernement efficace et honorable pour les élections qui approchent. C’est l’équivalent d’un type qui se douche et se rase pour le jour de son mariage, et qui ne répètera la procédure que… pour son mariage suivant.

     Lorsqu’un parti politique obtient le pouvoir majoritaire, notre système démocratique se transforme en « régime monarchique » d’une durée de quatre ans. Le chef du parti majoritaire devient le seul détenteur et administrateur du pouvoir et peut, pratiquement, faire à sa guise pendant toute la durée de son mandat. Il distribuera des « marques de confiance » à ceux qui assurent son pouvoir et ses intérêts présents et futurs, durant ce mandat.

     Lorsqu’un parti obtient un pouvoir minoritaire, il ne lui devient possible d’administrer le pays qu’au moyen de « concessions officielles » avec l’opposition. Ces concessions cachent évidemment des « magouilles » au service du « bien »….. de chacun des partis en présence. Officiellement, on nous raconte que les deux partis se sont entendus pour assurer le « bien » de la population. Évidemment, le citoyen n’a aucun pouvoir de vérification sur ces affirmations gratuites. Il doit se contenter des « apparences ». Il ne sera fixé qu’après avoir subit les conséquences de ces « ententes à l’amiable ».

     L’un des avantages extraordinaires du système « démocratique représentatif » est que les députés sont seuls à déterminer leur propre salaire. Ce qui est loin d’être un avantage démocratique du citoyen, on doit l’admettre. D’ailleurs, on se rend compte qu’à chaque fois qu’une période économiquement difficile se pointe à l’horizon, les députés se votent une augmentation de salaire quelques mois auparavant. C’est devenu un rituel.

     Dans notre système démocratique canadien, il n’existe aucun moyen pour le peuple de défaire le gouvernement avant les élections. Seule l’opposition possède ce pouvoir, et exclusivement lorsque le gouvernement n’est pas majoritaire.

    En réalité, malgré les apparences, les magouilles interpartis laissent au seul gouvernement la possibilité d’éviter ou de provoquer la « chute » du dit gouvernement. Si celui-ci ne veut pas d’élections, il se plie aux demandes de l’opposition. Évidemment, si les « sondages » sont positifs pour le gouvernement, celui-ci refuse alors toute demande de l’opposition qui doit, par la suite, se décider de renverser, ou pas, le gouvernement. Le pouvoir de l’opposition n’est qu’apparent. La décision véritable reste toujours aux mains du gouvernement.

     Revenons au pouvoir réel du citoyen. Lors d’une élection, celui-ci donne un « mandat représentatif » à un député. Ce dernier fait toutes les promesses nécessaires avant son élection pour recevoir ce « mandat représentatif ». Ce qualificatif de « représentatif » se veut rassurant pour l’électeur; jusqu’à ce qu’il vérifie ce que ce « mandat représentatif » signifie en réalité. Voyons ce qu’est un mandat représentatif.

     Le mandat représentatif est une forme de mandat politique qui possède la caractéristique d’être général, libre et irrévocable. C’est-à-dire que le représentant peut agir en tous domaines à sa guise car il n’est pas tenu de respecter les engagements qu’il aurait éventuellement pris devant ses mandants.

    Le mandat représentatif, malgré son nom « prometteur », n’est pas du tout un mandat pour représenter l’opinion de l’électeur. C’est un « chèque en blanc » donné au député pour qu’il fasse selon son désir. Et ce « désir » est rapidement confiné à celui du désir du parti qui est, en réalité, le désir du chef de parti. Voilà le pouvoir exact et réel du citoyen, dans notre régime politique dit « Démocratique ». Il est évident qu’on peut tergiverser sur une multitude de détails caractérisant ce système politique ; mais si la base démocratique est fausse, le maquillage ajouté n’en fera pas une « vérité ».

     Ce système n’est pas du tout « démocratique ». Il est oligarchique au sens que le parti au pouvoir (le groupe) est seul décideur des options à choisir sans aucune influence du peuple, et il se transforme rapidement en monarchie déguisée, lors de l’obtention du pouvoir majoritaire par l’un des partis. Le chef de parti devient alors un « roi » sans en acquérir le titre. À ce niveau, les chefs de parti n’ont aucun problème pour contrôler leur « égo ». Ils acceptent humblement de ne pas porter le titre de « roi », sans aucune objection.

     C’est là le système politique actuel, dans toute sa réalité, qui défend notre « liberté » et nos « droits fondamentaux ».

     Le système  démocratique « représentatif » peut facilement être expliqué et excusé par l’impossibilité apparente de pouvoir rapidement et constamment obtenir l’opinion du citoyen, sur chacune des options ou des choix pour régler un problème, ou déterminer une ligne de conduite. C’est cette difficulté d’échange d’informations qui limite l’expression de cette opinion du peuple à toutes les élections. Et on vient de voir, à quel point cette opinion des citoyens s’impose aux différents paliers du gouvernement. Le droit électoral du citoyen n’est pas beaucoup plus qu’une farce théâtrale présenté un jour de fête non férié, décrété environ tous les quatre ans.

     La venue de l’électronique, change actuellement tout le parquet politique et social de nos sociétés. Pour la première fois dans l’histoire, il devient possible d’avoir accès rapidement à l’opinion du citoyen sur tous les sujets abordés par l’administration gouvernementale. Une possibilité de « référendum » ou encore de « pétition » instantané est assurée par les médias informatiques. D’ailleurs, l’an prochain, une expérience d’élection partielle, au moyen d’ordinateurs individuels des particuliers, sera tentée. Cette expérience permettra d’installer un système électoral informatique généralisé à travers le pays.

     Il devient évident qu’avec un tel système informatique, nous aurons accès à la possibilité d’installer un système de « Démocratie  directe » où chacun des citoyens, après qu’on lui ait présenté les choix envisagés par le gouvernement, vote pour l’un des choix ou s’oppose à tous ces choix par un veto, obligeant le gouvernement à trouver d’autres solutions plus acceptables. Nous aurions alors un vrai système démocratique ; et chacun des citoyens serait obligé d’apprendre et d’accepter de prendre ses responsabilités personnelles inhérentes à la liberté de l’individu dans un système social.

     Évidemment, il faudra que l’individu procède à un « embrayage » psychologique supérieur qui lui fera admettre l’égalité de tous les individus et le respect de chacune des différences. Ce qui aura pour résultat d’éliminer la notion infantile de l’existence d’une « élite sociale ».

     La question est :

     Allons-nous faire en sorte d’accéder à cette liberté individuelle, qui est un droit fondamental, ou allons-nous continuer de refuser nos responsabilités et nous laisser « diriger » comme un troupeau de moutons.

     La réponse nous appartient.

                                                                                André Lefebvre

21 Commentaires

Classé dans Actualité, André Lefebvre, Élections

21 réponses à “La Démocratie est une reine bien maquillée!!!

  1. D’accord : l’actuel système de représentativité parlementaire et de particratie n’est qu’une pseudo démocratie. Mais si chaque citoyen avait une voix égale, la majorité démocratique, hélas souvent traditionaliste et communautariste, aurait-elle nécessairement toujours « raison » ?
    Ainsi, dans un pays théocratique, et donc dogmatique, comme la Pologne ou l’Irlande, l’immense majorité des gens étant privés volontairement de toute alternative laïque, l’évolution des mentalités vers l’ouverture à la différence et vers une citoyenneté responsable s’en trouve fort ralentie, voire compromise.
    A mes yeux, c’est l’Etat qui a la responsabilité de l’émancipation et de l’épanouissement de tous. Après un débat entre spécialistes de tout bord, et sans verser dans l’excès inverse d’une technocratie, c’est donc à lui, et non aux parents, de définir un système éducatif pluraliste et non prosélyte favorisant le libre choix entre la croyance ou l’incroyance, entre la soumission ou l’autonomie. Par simple honnêteté intellectuelle.
    Cela implique évidemment à terme la disparition de l’enseignement confessionnel, unilatéral, élitiste, inégalitaire, prosélyte, communautariste, inadapté à la pluralité des cultures et des convictions, et donc anachronique …

  2. « Mais si chaque citoyen avait une voix égale, la majorité démocratique, hélas souvent traditionaliste et communautariste, aurait-elle nécessairement toujours « raison » ? »

    Démocratiquement, OUI! De plus chaque citoyen ne pourrait pas éviter sa responsabilité individuelle.

    « A mes yeux, c’est l’Etat qui a la responsabilité de l’émancipation et de l’épanouissement de tous.  »

    Il y a 60 ans, c’était l’Église; ça ne change pas grand chose.

    À mes yeux, c’est l’individu qui a la responsabilité de s’émanciper et de s’épanouir. L’état n’y peut rien sauf de bloquer l’émancipation individuelle pour garantir « l’émancipation » du système, dans lequel l’individu est l’équivalent d’une abeille. L’homme ne vit pas que de miel. 🙂

    « Après un débat entre spécialistes de tout bord,…

    Quels spécialistes? Par exemple; l’histoire est une science exacte. Les événements qui se sont produits sont des « faits » incontournables. Le « spécialistes » propose une interprétation de ces faits; ça change quoi aux faits?

    Un spécialiste est une « source d’information »; rien de plus. De par sa formation il n’a pas l’érudition nécessaire pour prendre des décisions sur la société. Ses connaissances sont limitées à sa « spécialité ». La preuve: toute notre société est aux mains de « spécialistes » en comptabilité. Et nous sommes tous dans la déche comme société, et plus de la moitié comme individu. Le « spécialiste » manque de connaissances pour prendre les décisions. Il ne sert qu’à informer les érudits.

     » c’est donc à lui, et non aux parents, de définir un système éducatif pluraliste et non prosélyte favorisant le libre choix entre la croyance ou l’incroyance, entre la soumission ou l’autonomie…. »

    Le système d’éducation est, en fait, un système d’INSTRUCTION. L’ÉDUCATION est la responsabilité des parents. Seuls les parents peuvent apprendre à un enfants le libre choix et l’autonomie. Le système actuel n’enseigne que la soumission et une croyance quelconque généralisée et institutionnalisée.

    « inadapté à la pluralité des cultures et des convictions, et donc anachronique  »

    Anachronique = « Passé date ». La société « systémique » que nous développons, où le système est plus important que l’individu, est beaucoup plus « passé date » que tout autre système. Il date de l’apparition des abeilles et des termites.
    La culture appartient à l’individu. C’est la majorité des individus dans une région qui détermine la culture de cette région. Le « cotoiement » de plusieurs individus à culture différente n’est pas une question de système, de lois ou de règles; mais une question d’éducation individuelle.

    Si l’individu n’apprend pas à respecter les différences, il ne peut pas vivre dans une société multiculturelle. Tout ce qu’une telle société peut faire, dans un tel cas, est d’établir une norme générale qui repousse la culture de chacun dans la « garde-robe » ou de faire disparaître sournoisement chacune des cultures, a commencé par la culture la plus importante du groupe.

    Au Québec, on remplace notre culture trtaditionnelle par celle « d’Elvis Gratton » et celle de « Mike Ward ». Pour n’en nommer que deux. Et on dépense des fortunes pour ce faire.

    Cela me donne une drôle de sensation en tant que Québécois qui possède une bagage de « faits historiques » incontournables pour s’identifier à sa propre culture.

    Nous devenons, grâce au système actuel, des abeilles ou des termites; le choix n’est pas tellement atrayant.

    Amicalement

    André Lefebvre

  3. Pingback: La Démocratie est une reine bien maquillée!!

  4. Roger25

    « Nous devenons, grâce au système actuel, des abeilles ou des termites; le choix n’est pas tellement atrayant. »

    Pas d’accord du tout. Le système est le résultat de ce que le peuple veut qu’il soit. C’est lassant de toujours lire et entendre partout que tout est la faute de ce bon dieu de système. C’est tellement plus facile de le blâmer que de se blâmer soit même.

    Pour moi, c’est simple. Démocratie, oligarchie, monarchie, communisme, peu importe en 2011. Ce qui importe, c’est l’argent; c’est ça le pouvoir. Le vote avec le petit crayon en arrière d’une boîte de carton? Une illusion, nous sommes bien d’accord. Mais nous avons le plein pouvoir, celui d’acheter, de consommer, d’investir… Et ça c’est puissant; en 2011, plus

  5. Roger25

    oups, j’ai dû accrocher de quoi…

    Reprenons…

    En 2011 plus que jamais, acheter, c’est voter. Il est là le pouvoir. La méchante démocratie? Elle n’est que le prolongement de l’imbécile moyen qui continuera de s’acheter un pick up à 500$ par mois en sachant que l’essence est à 1,42$, que ce même tarla qui va s’acheter une télé 3D en se la faisant financer chez Brault et Martineau: ben oui! ils te donnent 100$ d’essence, c’est la promotion. On va aller la chercher en beau pick up neuf!

    La démocratie le problème? pas sûr.

    « Allons-nous faire en sorte d’accéder à cette liberté individuelle, qui est un droit fondamental, ou allons-nous continuer de refuser nos responsabilités et nous laisser « diriger » comme un troupeau de moutons. »

    Réponse numéro deux; tristement.

    Bon texte en passant.

  6. Merci, André Lefèvre, pour votre réponse. Je partage certains de vos vos points de vue, mais avec quelques nuances. A moins d’être islamique et donc régi par le coran, ou d’avoir ses élus totalement inféodés à la religion qu’on leur a inconsciemment imposée, il ne me semble pas qu’un Etat, a priori « démocratique » soit comparable à l’Eglise catholique ou à toute autre religion. Les religions, là du moins où elles sont en perte de vitesse, tentent de reconfessionnaliser les consciences, de réinvestir l’espace public et de recléricaliser la politique, notamment européenne (je suis Belge), via la scientologie ou l’opus dei, …
    In abstracto, en effet, « c’est l’individu qui a la responsabilité de s’émanciper et de s’épanouir ». Mais en pratique, tout Etat, même «démocratique » cherche à faire entrer ses citoyens dans le moule de son idéologie, et donc à « bloquer l’émancipation individuelle (…) ». L’exemple extrême est celui des musulmans, privés de toute alternative non aliénante. L’apostasie est d’ailleurs théoriquement punie de mort dans ces pays …
    D’accord : un spécialiste n’est qu’« une source d’information », mais certains anthropologues, sociologues, pédagogues, historiens, …, à condition de ne pas être inconsciemment (?) influencés par leur croyance religieuse (comme Charles Taylor, qui a reçu le prix Templeton !), peuvent aider le législateur a prendre des décisions inspirées par des valeurs humanistes, « universalisables », parce que bénéfiques à tous et partout. J’ai émis, à cet égard, une hypothèse inhabituelle (psycho-neuro-physio-éducative) à propos de l’origine psychologique et éducative de la foi, et de sa fréquente persistance neuronale : http://michel.thys.over-blog.org
    Vous avez raison : l’éducation incombe aux parents, et l’instruction à l’école. Mais comment des parents, traditionnellement soumis à leur religion, pourraient-ils « apprendre à un enfant le libre choix et l’autonomie » dont ils n’ont pas bénéficié eux-mêmes ?
    En effet, « le système actuel n’enseigne que la soumission et une croyance quelconque généralisée et institutionnalisée » : l’école confessionnelle prolonge l’influence parentale, certes légitime mais unilatérale, alors que la religion, de nos jours, n’a plus rien à faire à l’école, si ce n’est au cours d’histoire, ou lors d’un cours de philosophie (qui, en Belgique, devrait remplacer les cours de religion et de morale laïque).
    D’accord aussi avec vous pour dire que l’ouverture à la différence de l’autre, et surtout son acceptation, s’acquièrent par l’éducation, c’est-à-dire par l’exemple des parents, hélas souvent repliés sur leur identité et donc communautaristes, mais aussi, ensuite, par celui des enseignants.
    En effet, « c’est la majorité des individus dans une région qui détermine la culture de cette région », mais aussi sa religion. Idéalement pourtant, chaque individu devrait avoir la possibilité de s’affranchir de ces influence exclusives. Il n’est pas question de faire « disparaître sournoisement chacune des cultures » ou une religion, mais de ne pas les imposer : elles ne doivent s’exprimer qu’en privé. C’est du moins mon avis.
    Amicalement,
    Michel THYS à Waterloo (celui de 1815).

  7. Merci Roger 25
    @ Michel Thys:
    « Mais en pratique, tout Etat, même «démocratique » cherche à faire entrer ses citoyens dans le moule de son idéologie, et donc à « bloquer l’émancipation individuelle  »

    C’est exactement ce qui fait le lien avec l’Église d’il y a 60 ans dont je parlais. D’ailleurs vous sembler d’accord puisque vous faites le lien avec une autre religion, c’est-à-dire: l’Islam en disant:  » L’exemple extrême est celui des musulmans,… ».

    « Mais comment des parents, traditionnellement soumis à leur religion, pourraient-ils « apprendre à un enfant le libre choix et l’autonomie » dont ils n’ont pas bénéficié eux-mêmes ? »

    Il est souvent facile pour un parent de donner un genre d’attention et d’éducation contraire à celui qu’il a reçu; surtout s’il n’a pas apprécié.
    Cela s’est fait chez nous dans une seule génération. Par contre le Québécois est peut-être plus porté à la liberté individuelle qu’ailleurs, je ne sais pas. C’est peut-être une partie de la raison du décrochage, qui sais?

    « En effet, « c’est la majorité des individus dans une région qui détermine la culture de cette région », mais aussi sa religion. »

    La religion n’a plus tellement d’importance culturelle chez nous, sauf au niveau historique et philosophique. Par contre, à ce niveau, nous avons jeté le bébé avec l’eau du bain; j’ai l’impression.

    « Il n’est pas question de faire « disparaître sournoisement chacune des cultures » ou une religion… »

    Mais c’est malheureusement ce que l’on fait avec des tergiversations émotives au lieu de vraiment « raisonnables ».

    « mais de ne pas les imposer : elles ne doivent s’exprimer qu’en privé. C’est du moins mon avis. »

    C’est également le mien; mais surtout pas d’empêcher son imposition par un nivellement par la base. Annuller les différences n’est pas un respect des différences, loin de là. D’un autre côté, l’expression d’une culture, tout comme celle d’une religion, s’exprime au niveau individuel et pas nécessairement en privé. Cela fait partie du respect des différences.

    Il n’y a que les lois sur la sécurité des citoyens qui puissent restreindre l’expression de la culture et de la religion. Lorsque ces expressions ne touchent pas la sécurité ou ne nuisent pas au déroulement normal des événements, elles devraient se faire librement.

    Amicalement

    André Lefebvre

  8. gillac

    Pour complèter cette fort intéressante analyse, permettez-moi deux autres aspects rarement questionnés pourtant liés au système parlementaire britannique conçu à une période où l’état contrôlait moins l’économie:
    1- contrairement au système américain, le premier ministre possède un pouvoir quasi absolu: il nomme et défait selon son bon plaisir les ministres ainsi que les présidents des sociétés d’état qui contrôlent plus du tiers de notre économie
    2- personne ne vote pour les ministres qui sont choisis au Québec parmi la soixantaine de députés élus sur bien d’autres bases; c’est ainsi que l’on se retrouve avec une pharmacienne sans expérience pour administrer l’important ministère des transports

  9. Merci gillac;
    voilà deux excellents exemples du pouvoir d’un chef de parti sur ses députés.

    Comment voulez-vous que ce genre de démocratie « représentative » représente le peuple?

    Amicalement

    André Lefebvre

  10. Jean-Marie De Serre

    Monsieur lartiste12 , vous dites : il n’y a que les lois sur la sécurité des citoyens qui puissent restreindre l’expression de la culture et de la religion. === C’est énorme tout ceci , faudra préciser peulque part…….
    J.M.D.S.

  11. Si l’expression d’une culture ou d’une religion demande des « choses » illégales, elles ne sont pas permises. C’est assez simple à déterminer.

    Si l’expression d’une culture ou d’une religion bouleverse ou nuit au déroulement normal de la vie sociale, elle ne peut pas être permise.

    Je le répète, la culture et la religion sont des sujets individuels qui ne peuvent pas être imposées à l’ensemble, ni dans leur adoption, ni dans leur manifestation.

    Pour le reste, s’il y a autre chose, je ne comprend pas votre question.

    Amicalement

    André Lefebvre

  12. Jean-Marie De Serre

    Monsieur André Lefèbvre , comme je vous l’ai dit , c’est énorme : la loi , la culture et la religion.

    Si vous le permettez , je vais vous demander encore. Mais suite à vos réponses , je vais vous dire et surtout vous poser des questions.
    J.M.D.S.

  13. Dites et posez.

    André Lefebvre

  14. Jean-Marie De Serre

    Monsieur André Lefebvre , faut attendre début octobre , je ne veux pas retourner en prison.

    Tout ce que ce que je peux vous dire pour l’instant c’est ceci : _______ A été publié dans: L’Éclaireur des Bois-Francs, Mars 2001 _____________________________________________________
    OPINION DE BIG JOHN 215 XL
    On se fait flouer par nos professionnels
    Avant d’envoyer mon article sur ce que je pense de nos professionnels: les gérants de caisses populaires et de banques, notaires, avocats, arpenteurs et autres, je vous transmets un texte écrit en 1692 qui nous incite à être prudents face aux gens d’affaires pour ne pas se faire flouer. On va se rendre compte en lisant ce texte que ce n’est pas d’aujourd’hui que les petits se font « crosser » par ces soi-disant professionnels. Pas tous, cependant, car il y en a encore qui sont corrects.
    Jean-Marie De Serre.

  15. Jean-Marie De Serre

    Monsieur André Lefebvre , est-ce que je vous ai déjà demandé , si vous aviez une adresse e-mail ? Si non , moi : c’est jmdeserre@hotmail.com.

    Je vais vous envoyer l’adresse d’une page Web et vu qu’il y a au-delà de 150 articles , qui ne sont pas là , vous me direz à l’endroit de ceux qui y sont. === Je l’avais donné à Monsieur Aimé Laliberté voila pas longtemps , et je ne le vois plus .

    Monsieur Lefebvre , j’aimerais que vous me disiez à propos d’un article en parmi ceux-ci qui datent de voila 10 ans déjà. === C’est terrible ce qui se passe au Québec  » LE LABORATOIRE ».
    J.M.D.S.

  16. I am really glad I have found this SEO Birmingham information.

  17. @ polo lacoste

    What’s a SEO? I don’t eat alphabits. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

  18. Bonjour,

    Pour ceux que ça intéresse, voici le point de vue de l’islam autentique (salafiste) sur la démocratie.

    Les méfaits de la démocratie
    http://www.salafidemontreal.com/index.php?option=com_content&view=article&id=101:les-mefaits-de-la-democratie-&catid=2:methodologie-manhaj&Itemid=80

    Audio traduit et commenté en français par un imam montréalais

  19. Ma confiance entre se faire une opinion au moyen d’un livre ou de se servir de sa « jugeote » penche définitivement vers la « jugeote ».

    Amicalement

    André Lefebvre

  20. Monsieur Lartiste12 , ceux qui écrivent les livres ont et doivent sûrement se servir de la  »JUGEOTE » de leur temps. En 2011 le Bla, Bla ,Bla ça pogne plus trop fort. === Par contre la Jugeote d’un juge n’est pas la même que la jugeote d’un ramasseur de roches , vous en conviendrez , il y a deux mondes qui à l’extrême doivent se ressembler.

    J’ai peut-être un avantage sur vous si vous n’avez jamais ramasser de roches à 30 degrés sous un soleil de plomb pendant 6 à 8 heures……..Moi j’ai connu des Juges en cours et hors cours.

  21. Moi j’ai connu des juges hors cours et en cours , rien à redire trop sur eux , mais à la campagne sont pas fort. === J’ai connu aussi plusieurs avocats minimum 16 voulez-vous leur nom ? À la campagne eux non plus sont pas fort , mais le dernier j’ai confiance , il a une ferme……..
    Jean-Marie De Serre.

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