Archives mensuelles : août 2011

RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE S’EFFONDRE

 

 

Ils sont nombreux à crier du côté gauche de la bouche : « À BAS LE CAPITALISME » et du côté droit de la bouche : « RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE S’EFFONDRE ».  Tous ces sociaux-démocrates et leurs amis opportunistes qui les encadrent sont sortis de sous terre cet été et ils organisent présentement des universités d’été et des colloques anti-capitalistes. Comme lors de la dernière flambée de révoltes entre 1968 et 1978 ils montent aux créneaux remplir leur mission au service du capital.

La révolte arabe est grosse d’une Révolution mais l’accoucheur tarde à se présenter afin de libérer le bébé des forceps de la réaction nationale et internationale. Il est important d’analyser et de comprendre les révoltes du Printemps arabe car les mêmes conditions économiques, sociales et politiques prévalent ici en Occident où les soulèvements populaires spontanés (Athènes, Londres) risquent de donner les mêmes résultats, une succession de flambées de violence anarchiques durement réprimées par la violence d’État et sans lendemain.

Où réside la responsabilité de ce gâchis militant révoltant ? C’est ce que nous allons examiner.

Un samedi matin du mois d’août 2011, nous sommes plus d’une centaine entassés dans une salle du camp forestier de Saint-Alphonse (l’héritage chrétien est prégnant sur les terres autochtones du nord québécois). Un pageant de militants pavane sur la scène en avant. Ces sommités de « gauche » et de centre gauche tentent de nous expliquer pourquoi les « Révolutions » arabes victorieuses ont du mal à accoucher d’élections « démocratiques crédibles et populaires ».

J’écoute le salmigondis des experts empêtrés dans des analyses alambiquées qui ne font qu’approfondir l’incrédulité de l’auditoire. Difficile d’expliquer et de faire comprendre une révolte populaire anti-impérialiste quand on épouse la grille d’analyse de madame Hillary Clinton, secrétaire d’État de la première puissance impérialiste du monde.

C’est madame Clinton qui la première a dit, un peu avant le départ précipité de Ben Ali (Tunisie) pour son repaire d’Arabie, que les « Révolutions arabes » visaient essentiellement à conquérir le douteux privilège de voter « démocratiquement » en faveur du dictateur de son choix. Ils seront finalement cent candidats tunisiens à proposer leur service comme sous-fifres entre Madame Clinton et le peuple tunisien. Pendant ce temps l’ancienne équipe de Ben Ali poursuit ses travaux de mystification – Constituante ­– et prépare fébrilement cette élection bidon.

Mais voilà où le bat blesse. L’experte sur la scène à l’avant, militante féministe tunisienne depuis longtemps, est horrifiée par les résultats anticipés de ce vote « démocratique ». En effet, les islamistes réintroduits dans le pays à la faveur de la nuit, soutenus et lourdement financés par les principautés intégristes du Golfe Persique, avec la bénédiction de leur patron américain, risquent d’emporter le scrutin. Doit-on retirer le droit de vote à ce peuple ingrat et ignare songe-t-elle, et réclamer un coup d’État réactionnaire de la part de l’armée de Ben Ali (sans Ben Ali), ou doit-on laisser cheminer cette élection bidon, qu’elle a tant réclamée, au risque de devoir reporter le voile dans les rues d’El Kantaoui ? Dilemme cornélien n’est-ce pas ? Mais était-il nécessaire de renverser Ben Ali qui avait réussi à expulser les islamistes pour aujourd’hui demander à son armée de réimposer la dictature militaire de Ben Ali (sans Ben Ali) ?

Revenons à l’essence de ces soulèvements arabes afin de mieux comprendre leur dynamique et leur évolution et comment la « gauche » et le centre gauche ont pu se laisser fourvoyer de la sorte jusqu’au point de s’empêtrer dans ces contradictions loufoques.

Le soulèvement populaire spontané et anarchique tunisien, pour prendre cet exemple spécifique, fut un soulèvement pour le pain, le logement, le travail, le pouvoir d’achat, contre la répression policière et pour la dignité d’un peuple courbé sous l’oppression d’un dictateur élu au service des puissances impérialistes.

Dès son origine cette lutte populaire, menée sur le front économique était inconsciemment une lutte anti-impérialiste. Inconsciemment disons-nous, car bien peu de manifestants lançaient l’appel au renversement du capitalisme en Tunisie. La plupart des tunisiens croyaient que le pouvoir d’État entendrait leurs protestations et leurs récriminations et obtempérerait à leurs revendications. Nous disons tout de même anti-impérialiste car nonobstant l’inconscience des masses en soi, le simple fait de revendiquer la nourriture, le logement, le travail, le pouvoir d’achat et la fin de la répression policière heurtait directement les forces compradores locales qui ne peuvent tout simplement pas continuer à la fois à exporter le capital, la plus value et les richesses tunisiennes dans les pays impérialistes d’Europe et satisfaire également les demandes des insurgés. C’est tout simplement impossible.

La présente crise économique impérialiste ne peut être contenue qu’en imposant encore et toujours de plus lourds sacrifices à tous les peuples du monde afin de maintenir les richesses et les profits d’environ 10 millions de milliardaires mondiaux qui ensemble représentent moins de 1% de la population mondiale (00,15 %) mais qui ensemble possèdent 42,700,000,000,000.$ (ça se lit  42,7 mille milliards de dollars) des valeurs mondiales. 

Sans l’intervention de madame Hillary Clinton à laquelle ont fait écho l’ensemble des médias bourgeois mondiaux ainsi que les groupes sociaux-démocrates, pacifistes,  altermondialistes et gauchistes, le soulèvement tunisien, suivi par une kyrielle d’autres soulèvements populaires arabes, risquait de dégénérer en soulèvement anti-impérialiste généralisé. 

En effet, tous ces soulèvements visaient les mêmes revendications, certes selon des modalités locales différentes, mais ces différences étaient sans grande importance quant au fond de cette guerre de classes. Que les soulèvements soient pris en charge par des tribus rebelles, ou impulsés de l’extérieur par des magouilleurs à la solde des puissances occidentales ne change rien au fait que ces soulèvements ont été possibles parce que les peuples arabes en avaient assez de vivre dans la misère alors que leur richesses sont exportées à l’étranger et qu’il ne leur reste qu’à s’expatrier pour survivre. 

Comme chacun a pu l’observer, ces soulèvements spontanés, ou impulsés en profitant du mécontentement local évident, sont des manifestations de la conscience de classe en soi des ouvriers, des chômeurs et des populations locales. Ces révoltes n’ont pas besoin d’organisation révolutionnaire pour être déclenchées et pour entraîner des manifestations de masse très importantes. Spontanément, les masses populaires savent mener ces luttes sur le front économique (manger, pouvoir d’achat, logement, emploi)  mais ces révoltes s’essoufflent rapidement et ne peuvent mener qu’au cul de sac car ces révoltes posent rapidement la question du pouvoir d’État, c’est-à-dire la question de la révolution de classe.

Que l’État arabe soit entre les mains de Ben Ali, ou un mois plus tard entre les mains des coéquipiers de Ben Ali, ou encore entre les mains de l’armée de Moubarak (sans Moubarak), ou bien entre les mains des ex-ministres de Kadhafi et d’ex-militants d’Al Qaida, ou des successeurs de Assad, ou de Saleh, il demeure un État bourgeois dont la mission est de maintenir le peuple dans les conditions de l’exploitation impérialiste actuelle quitte si les opposants et candidats à la succession réussissent à désorienter le mouvement populaire et à l’entraîner vers la revendication pour obtenir des élections « libres et démocratiques », à leur accorder le privilège de choisir leur garde chiourme.

L’important pour les puissances étrangères étant que la structure d’État, la structure de pouvoir, la structure de répression militaire et la structure économique d’exploitation des peuples, du capital, de la plus value et des richesses nationales arabes demeurent intacte au service de l’impérialisme.

De toute façon comme nous le verrons bientôt en Tunisie, en Égypte, en Libye et au Yémen, il sera toujours temps, une fois tous ces gens calmés et retournés croupir dans leurs logements insalubres, ou chômer sous les ponts, ou picorer leurs aliments trop chers dans leurs bidonvilles et planifier leur immigration vers le nord hors de cet enfer, il sera toujours temps, disions-nous, de leur retirer cette concession « démocratique » bien théorique. Pire, si une fraction de la bourgeoise locale soutenue par les pays intégristes du Golfe Persique joue correctement ses cartes, les populations arabes désemparées, sans direction révolutionnaire et sans organisation révolutionnaire, pourraient bien en venir à voter pour la mise au pouvoir de ces intégristes qui savent hurler avec les loups et se poser en « opposants » de l’Occident exploiteur et honni.

La boucle se referme ici sur les prétendus amis des peuples arabes, qui auront réussi tout en scandant du côté gauche de la bouche : « À BAS LE CAPITALISME » à liquider le soulèvement populaire arabe anti-impérialiste au cri de : « RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE S’EFFONDRE » afin de diriger ces mouvements  vers la voix d’évitement pseudo démocratique en contrepartie de l’illusoire privilège de choisir son dictateur au scrutin secret ou pire vers le cul de sac de la dictature militaire fasciste comme au Chili de Pinochet.

La démocratie populaire véritable en pays arabes requiert que sur le front politique ces peuples renversent et détruisent la structure Étatique capitaliste qui les opprime et sur le front économique qu’ils renversent le système économique d’exploitation qui les écrase en leur faisant subir les contrecoups des crises impérialistes successives. Où se trouve donc l’avant-garde pour diriger ce mouvement ?

La semaine prochaine «COMMENT SAUVER LE CAPITALISME EN OCCIDENT».

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La Dianétique d’où est née la Scientologie

 

 

La Dianétique est une technique psychologique “officieuse”, simplement parce qu’elle est rejetée par la psychologie « officielle ». Est-elle moins « efficace » suite à ce dénie? Après expérimentation personnelle, je ne le crois pas.

Par contre, à peu près comme toute « découverte » importante, une petite « clique » de manipulateurs se sont approprié de cette technique pour en faire une « religion » abracadabrante, mais qui ne l’est pas moins, finalement, que toute autre religion. Elle possède ses « dogmes », ses lois et elle manipule et abuse de ses adeptes tout autant que les autres religions. Comme on le voit, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. La scientologie, religion en question, n’est même pas un sujet intéressant à étudier; je ne le ferai donc pas ici.

La Dianétique, par contre, est d’un intérêt assez extraordinaire. Son intérêt consiste à être d’une simplicité désarmante.

Celui qui a perçu les bases de la technique et qui a, ensuite, mis sur pied cette technique qu’est la Dianétique, se nomme L. Ron Hubbard. On qualifie Hubbard d’auteur de science-fiction; ce qui n’aide pas à la cause de la Dianétique, on le comprendra. Surtout si on se refuse à donner de l’importance à « l’imagination » comme facteur à une découverte quelle qu’elle soit.

Si on vérifie cette qualification de « fictionnaire » donnée à Hubbard, on se rend compte qu’Hubbard a, effectivement, écrit quelques livres de science-fiction. J’en ai lu quelques-uns et je dois dire que leur « qualité » n’a absolument rien pour rendre l’auteur remarquable dans ce domaine. Ses livres sont tout juste  un peu plus que nuls (Les goûts ne sont évidemment pas à être discutés). Par contre la base de sa fiction révèle celle de la scientologie. C’est-à-dire l’existence d’entités, calquées sur la notion de l’âme qui habite chacun, et qui, dans la « fiction » d’Hubbard, a pour but d’asservir, sinon de détruire l’être humain. Autrement dit : votre âme veut vous détruire. En comparaison, Einstein faisait des beignes immangeables, ce qui ne lui enlève quand même pas sa qualité de génie scientifique. Laissons-là cette ineptie et revenons à la Dianétique.

Hubbard a remarqué que la psyché humaine a adopté des « habitudes réactives » pour assurer la survie de l’individu. Il n’est pas le seul, la psychologie est basée sur ce « fait ». Ces « habitudes réactives » se sont encrées, au cours de l’évolution, dans notre subconscient et se « déclenchent » automatiquement aussitôt qu’un danger menace notre survie.

L’encrage d’une « habitude spécifique » est simplement déterminé par le fait que « le moyen de défense », qui fut « choisi » par la victime potentielle, a effectivement réussi à assurer la survie de cette victime. Il est évident que les « moyens de défense » n’ayant pas réussi, résultent en individus morts; de sorte que leur « moyen de défense » n’a pas pu devenir une « habitude » chez les « survivants ».

Pour expliquer le processus imaginons un chasseur préhistorique qui aperçoit un lion dans les broussailles, tout près de lui. Il a le choix d’attaquer le lion avec son gourdin ou encore, de « figer sur place » sans respirer, ni bouger en souhaitant que le lion ne le remarque pas et passe son chemin.

Celui qui choisit d’attaquer le lion avec son gourdin, disparaît de l’évolution humaine et ses « descendants, s’il en a, ne peuvent être « porteurs » de cette solution inefficace face au danger, puisqu’il est tué lors de l’essaie de la « tactique » adoptée.

Celui qui « fait le mort » mais qui est remarqué par le lion, est également tué parce que le lion ne lève pas le nez sur la chair morte. Il n’a donc pas, lui non plus, de descendance qui peut adopter cette « tactique ».

Celui qui « fige sur place », ne respire presque plus, ne bouge pas, et qui parvient à ne pas attirer  l’attention du lion, survit à l’expérience et peu l’enseigner à ses enfants comme moyen de survie efficace; même si, en réalité, il a survécu simplement parce que le lion n’était pas en chasse et n’avait pas faim. Dans l’esprit du chasseur, sa « tactique » était la bonne.

Ses enfants, adoptant la même tactique, devant tous les animaux dangereux, développeront une « réaction automatique » face à n’importe quel danger et « figeront sur place », en arrêtant de respirer.

Selon Hubbard, des « tactiques »  différentes de survie, se sont encrées dans la psyché humaine et se « déclenchent » maintenant  automatiquement lorsqu’un individu est « surprit » par un danger. Par contre, ces « réflexes automatiques », qui étaient efficaces lorsque nous vivions comme chasseurs-cueilleurs, ne le sont plus du tout depuis que nous sommes « civilisés ». Mais ils sont toujours présents  en nous et se déclenchent toujours « automatiquement » face à un danger.

Prenons un exemple concret:

Je décide de traverser la rue et je passe entre deux autos stationnées pour le faire. Sortant d’entre les deux autos, je m’engage dans la rue; mais une voiture, que je n’ai pas remarqué, arrive à ma gauche. Complètement surpris, je « fige sur place »  en voyant arriver la voiture qui, évidemment, me percute. Il est clair que si je n’avais pas « figé sur place », j’aurais fait un pas en arrière et la voiture serait passée sans me toucher. Il est également clair que cette « réaction de défense », naguère très efficace pour assurer ma survie devant un lion, ne l’est plus du tout devant la menace d’une voiture qui arrive en trombe. Mais la « réaction » est automatique et je ne peux rien y faire.  La Dianétique est une technique simple pour « désactiver » ces réactions de défense obsolete.

Mais comment une « tactique de survie » peut-elle s’incruster dans la psyché humaine pour devenir « réaction automatique » incontrôlée, me demanderez-vous?

La réponse est : à cause de la peur et de la douleur.

C’est également la réponse fournie par la psychologie officielle. Lorsque le chasseur « fige sur place » il éprouve de la peur et son cerveau enregistre cette peur. Son cerveau enregistre également la « cause » qui élimine cette peur qui a duré jusqu’à son élimination. Il enregistre cette « cause d’élimination de la peur » dans le subconscient. Le conscient est « soulagé » de la peur, mais le subconscient sait pourquoi le conscient est soulagé; et il enregistre le « moyen de défense » qui a servit à éliminer cette peur.

Supposons que le chasseur « fige sur place », que le lion le voit, lui donne un coup de patte qui blesse le chasseur et l’envoie voler à dix pas, ou il gît inconscient. En plus de la peur, il y a maintenant la douleur de la blessure infligée par le lion, qui, enregistrée par le conscient et le subconscient, fait « perdre conscience » au chasseur.  Le lion, n’ayant pas faim, a tout de même passé son chemin et le chasseur survie à cette aventure.

Par contre, son subconscient à enregistré la tactique du « fige sur place » à cause de la peur ressentie, appuyée en plus, par la douleur de la blessure, qui confirme définitivement que la peur en question était justifiée. La « tactique » est d’autant plus importante à être « enregistrée » par le subconscient » puisqu’elle a résulté élimination de la peur, du danger et en « survie de l’individu ». Le cerveau ne peut pas laisser se perdre les résultats d’une telle « performance ».

La douleur devient alors la  « siganture » du choix d’une excellente tactique de survie. De sorte que notre cerveau enregistre constamment toutes les tactiques « efficaces » employées pour se défendre de toute circonstance qui produit de la douleur. Que cette douleur soit physique ou psychologique.

Cette dernière phrase est extrêmement importante; car elle témoigne de l’importance de la psyché sur l’emploi de moyens de défense pour éliminer les causes de danger pour la survie physique, tout autant que les causes de douleurs physique ET psychologiques.

Au niveau de douleurs psychologiques, desquelles nous défend notre subconscient, on peut prendre plusieurs exemples. Un homme ressentant de la douleur psychologique parce qu’il se croit inférieurs aux autres individus, pourra adopter inconsciemment la « tactique » de dévaloriser tous ceux qui l’entourent. Un homme ayant ressenti une douleur intense lors d’une séparation et du rejet d’une femme qu’il aime, pourra adopter, par la suite, la « tactique » préventive, de détester toutes les femmes en bloc. Les exemples et les nuances sont innombrables. Par contre, un «fait » demeure constant : la tactique adoptée pour prévenir la douleur est « automatique » et « irraisonnée ».

Hubbard a donné un nom à ces « tactiques automatiques ». Il les appelle « les engrammes ».

Un engramme est une « réaction » automatique aux causes connues et reconnaissables de douleurs « potentielles ». Il n’est pas besoin que la douleur se fasse sentir pour que la « réaction automatique » se produise. La simple prise de conscience d’une menace de douleur possible devient le « déclencheur » de la réaction automatique. Et évidemment, la perception de « douleur possible » se fait au niveau de la mémoire du subconscient, qui contient les informations sur toutes les circonstances ayant produit de la douleur. La mémoire biologique est incluse dans cette mémoire du subconscient. Ce qui explique les « réactions automatiques » acquises durant l’évolution de l’homme.

La « douleur » devient alors la condition « sine qua non » à la création d’engrammes qui provoquent les « réactions automatiques ». De sorte que si on parvient à éliminer l’évènement douloureux passé, de la mémoire du subconscient, on élimine la réaction automatique du même coup et on reprend le contrôle de nos actions face au danger. Pour éliminer l’évènement douloureux passé de son subconscient, on ne peut pas simplement l’oublier puisque l’oubli se manifeste au niveau de la conscience et non du subconscient qui lui, n’oublie jamais. Pour preuve, la mémoire génétique.

Il n’y a donc qu’un seul moyen d’effacer cet évènement douloureux au niveau du subconscient, c’est d’en faire un évènement « qui n’est plus douloureux ». C’est exactement, ce que réussissent les « séances » dans les bureaux des psychologues. On nous laisse parler jusqu’à ce que l’on décide de faire face aux émotions douloureuses que provoquent chez nous,  notre « problème ». Passé ce cap décisif, on peut alors « régler » le problème parce qu’on accepte de « revivre » les douleurs émotionnelles qui nous reviennent lorsqu’on « revit » l’évènement douloureux.

Selon la psychologie « officielle », Le problème est réglé lorsque nous « constatons » consciemment que la douleur n’est pas automatique à tous les évènements qui ressemblent à « notre problème », mais que cette douleur est rattachée strictement à ce problème spécifique.

Selon la Dianétique, notre problème est réglé lorsqu’on parvient à revivre cette douleur à répétition, jusqu’à ce que la douleur devienne insignifiante au niveau du conscient. Cette information d’insignifiance envoyée au subconscient  se fait tout naturellement. Lorsque la douleur est disparue », au niveau du subconscient, de l’évènement revécu, celui-ci élimine la « tactique préventive » de son arsenal, puisqu’elle ne sert plus à éviter une douleur « qui n’existe plus ».

Le subconscient est extrêmement logique et objectif. Il ne raisonne pas, il additionne les données et agit selon la somme obtenue. Pour lui, ce qui produit le « plaisir » est à encourager et ce qui produit la douleur est à contrer. Le contrôle du subconscient sur notre vie semble aller même plus loin que cela. Il est possible, mais non prouvable, que si je me plains de souffrir du fait que je n’ai que $5,000.00 dollars dans mon compte en banque, je risque que mon subconscient fasse en sorte de me « libérer » du $5,000.00,  pour éliminer ma « souffrance ». Il semble donc, qu’il faille faire très attention de la façon que nous nous présentons nos doléances à nous-mêmes. On ne sait jamais, c’est peut-être vrai. J  Une chose est cependant constatée, c’est que les gens optimistes ont moins « d’épreuves » que les pessimistes. Est-ce que cela dépend simplement de leur « vision » des choses? C’est possible; mais si on demande une liste d’épreuves vécues par un « pessimiste », on risque d’avoir une plus longue liste que celle fournie par un « optimiste ».

Éliminer un « engramme » est alors simplement de « revivre » un évènement, de façon répétée, jusqu’à ce que nous ne ressentions plus de douleur émotionnelle lors de sa « mémorisation ».

On peut le faire en passant des semaines assis dans un bureau de psychologue, avant de se décider d’aborder le vrai problème qui nous mine, ou, on peut le faire en Dianétique, en s’adressant à la situation douloureuse directement et tout de suite, au moyen d’introspection pour revivre les moments douloureux l’un après l’autre, à partir du dernier moment douloureux que nous ayons vécu.

Évidemment, la douleur que nous mémoriserons en premier, est celle s’adressant à notre mémoire; mais très rapidement, le subconscient fera ressurgir les « moments douloureux » qui sont les plus significatifs dans notre vie quotidienne. Et alors là, on est très souvent étonné par des évènements que l’on croyait complètement oubliés, mais qui se révèlent principaux « déclencheurs » de nos réactions automatiques actuelles. Nous les avons oubliés au niveau de la « conscience »; mais c’est loin d’être le cas au niveau du subconscient.

La technique est très simple : se fermer les yeux et revivre intérieurement, le dernier moment douloureux vécu jusqu’à ce que la douleur disparaisse et que l’évènement nous paraisse normal et inintéressant. C’est possible de le faire seul, mais plus difficile que si nous demandons l’aide de quelqu’un d’autre qui s’assurera que nous faire revivre l’évènement jusqu’à la complète suppression de l’émotion douloureuse. Cette personne se doit d’être capable d’aucune « insertion » dans le travail de l’individu qu’il aide. Que ce soit au niveau « suggestif » ou « raisonné ». L’individu qui travaille sur lui-même est seul devant ce qu’il revit. L’aidant n’a aucun autre rôle que de s’assurer que l’individu ne se défile pas devant les évènements douloureux qu’il rencontre. Cette personne aidant viendra rapidement à reconnaître lorsqu’on  tente de « contourner » un évènement douloureux auquel on évite de faire face. Son rôle est de nous ramener à « l’entrée de la grotte » qui renferme cet évènement, jusqu’à ce qu’on décide de franchir le seuil et d’éliminer l’émotion douloureuse que l’évènement renferme. Le danger pour celui qui « aide » une autre personne est de rencontrer, durant l’audition des évènements, des « déclencheurs » de ses propres engrammes, ce qui complique un peu la session. J

Être conscient que lorsque celui que tu veux aider t’engueule à plein poumon, ne s’adresse pas vraiment à toi, mais à lui-même, n’est pas donné à tout le monde. Mieux vaut s’efforcer de choisir un aide qui a déjà désamorcer plusieurs de ses propres engrammes.

Mais l’expérience en vaut la peine, et les résultats sont loin d’être négligeables.

Quant à la Scientologie, c’est à vous de décider si vous acceptez de remettre votre subconscient entre les mains de personnes qui défendent des « dogmes », des « règles à eux » et leur donner le « pouvoir de diriger votre vie ».  Personnellement, je me suis abstenu. Il faut comprendre que c’est une entreprise commerciale tout comme toute autre religion. Le but est de « ramasser » de l’argent et de se « payer » un « Vatican » prospère. Pour ce faire, quoi de mieux qu’une technique qui permet d’aider l’individu; exactement comme celle « d’aimer son prochain » et de « faire la charité ». Une vérité au service de l’accumulation de richesse. Est-ce que cela vous surprend réellement?

Amicalement

André Lefebvre

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Le post-abortum de l’indépendance du Québec

 
 

 

On n’en finit plus de souffrir des sequelles de cet enfant qui n’est pas né. On n’a jamais fait le deuil ni le curetage.  Est-ce qu’on va bientôt en sortir et faire autre chose ?   Il faudra encore combien de temps pour que  l’on comprenne enfin que le monde de 2011 n’est pas le monde de 1960 et que l’indépendance dans le sens dont en  parlaient André d’Allemagne, Bourgault, Levesque  et les autres, est aujourd’hui aussi dépassée que le régime féodal et le droit de cuissage ?

On peut bien garder le mot et le faire mijoter autrement, pour que le potage épaississe, devienne une sauce et qu’on puisse napper de « souveraineté » le statut qu’on donnera au Québec dans l’Union Nord Américaine, mais il faudrait comprendre que l’interdépendance a remplacé l’indépendance.  Comme la « France éternelle » est à devenir une  division culturelle  pittoresque d’une Europe qui ira de Brest à Behring.

On vit tassé sur une Terre retrécie. Chaque nation ne peut plus faire que ce qui n’embête pas trop les autres, puisque sans les autres elle ne peut pas survivre.  70 % et plus des lois qui s’appliquent en France sont déjà conçues et décidées à Bruxelles et le Québec verra les siennes approuvées à Washington, même si pour nous faire plaisir on les signera à Ottawa… ou sur la Grande-Allée.

Notre défi, comme Québécois, n’est pas d’en faire plus que ce que nous pouvons, mais de  faire mieux ce qu’il nous appartient de faire.Nous pouvons faire mieux sans changer un iota des pouvoirs dont dispose le Québec. Mieux en Education, mieux en Santé, mieux pour l’accès à la justice, pour une distribution plus équitable du revenu et de la richesse, pour diffuser notre culture, etc…

On fera mieux si on fait un peu de politique, mais quand on regarde se dessiner la nouvelle carte poliique du Québec qui prendra acte de la fin du Parti Québécois, on se désole.  On voit que l’avenir immédiat risque de scinder en deux ou trois volets les clientèles crypto ou pseudo souverainistes « molles » du PQ  – avec sensibilités de gauche ou de droite tout aussi velléitaires –  laissant isolé un noyau d’irréductibles « séparatistes», insensibles à tout sauf  à la  nostalgie des mots eux-mêmes et qui fera sagement son deuil d’accéder jamais seul au pouvoir.

Ils offriront quoi ces Marois, Legault, Duceppe, Curzi, Khadir, Deltel ?  Quoi de neuf ?  Quoi d’autre que les sempiternelles jérémiades en variations sur le thème des relations entre Ottawa et Québec ?  Si l’un ou l’autre d’entre eux, ou un chevalier blanc sorti d’une boîte a surprise, ne rompt pas avec cette vision passéiste – en disant brutalement que le mot même  d’indépendance est tabou – aussi bien nommer Charest Premier Ministre à vie ! Il faut que quelqu’un apporte aux Québécois un NOUVEAU projet.  Un changement qui modifie vraiment leur vie quotidienne et crée un ENTHOUSIASME.

Du neuf. On n’a pourtant vraiment que l’embarras du choix, car RIEN ne fonctionne très bien au Québec et on n’a RIEN proposé d’original depuis le premier gouvernement Levesque de 1976.  Toute notre structure sociale a la vetusté de ces structures en béton qui s’effondrent maintenant partout, parce qu’on a cru que le petit moment de travail sérieux qu’on a fait il y a des décennies réglerait tous les problèmes pour l’éternité.

Or ce e n’est pas ça. Ni pour le béton, ni pour les idées.  Si le monde était ainsi fait, Obama serait Pharaon, le Pape nous dirait encore comment gérer nos vies de couple et on achèterait tout des Chinois en les payant en opium ou en verroterie.  Tout est à remettre à l’heure. Il faut se recréer une société.

Il faudrait le faire partout, mais notre défi de Québécois est de le faire au Québec.  Idéalement, on changerait tout, mais ne changer qu’UNE SEULE CHOSE  serait déjà merveilleux. Un éveil/réveil. Un pas hors de la complaisance béate dans l’insignifiance qui est la source de l’injustice, puisqu’elle  nous convainc que la justice sociale est une chimère et ne signifie rien.

Il y a tant de choses qu’on pourrait proposer. Il ne manque que les méninges – un peu – et des couilles, beaucoup… Dans les paragraphes qui suivent il y a des liens. Je vous suggère de les garder en référence.  Inutile de les ouvrir aujourd’hui, on va se perdre…  Il y a tant de choses à faire.

On pourrait, par exemple, mettre en place un revenu et un travail garanti pour tous, supprimant la misère du Québec (où un enfant sur trois aujourd’hui vit sous le seuil de la pauvreté).  Difficile ?  Facile au contraire. En un an.  Un trait de plume, quelques fonctionnaires affectés à un travail utile et la VOLONTÉ de le faire.

http://nouvellesociete.wordpress.com/travail/

Restructurer l’éducation autour d’une relation de longue durée entre un enseignant et une cohorte d’apprenants. La pédagogie est l’affaire de l’enseignant ; l’Etat établit les objectifs, gère les examens (docimologie) … et ferme sa gueule. Quand il s’en mêle davantage, il nuit.

http://nouvellesociete.wordpress.com/education/

Créer un systeme de santé efficace, en formant d’abord les ressources dont nous avons besoin et en écrasant brutalement tous les corporatismes. Après, établir une relation de confiance entre un médecin payé par capitation et ses patients, avec EN SOUTIEN les spécialistes requis et, à la disposition des ressources médicales, les ressources matérielles hospitalières et pharmaceutiques.

 http://nouvellesociete.wordpress.com/s-80-essais-sur-la-sante/

Décréter que toute cause civile d’origine contractuelle se règle en première instance par arbitrage, avec un appel possible au tribunal civil, mais TOUTES AFFAIRES CESSANTES, alors, mettant fin à ces délais malhonnêtes qui n’enrichissent que les avocats et font que la justice n’existe que pour les riches et n’est qu’un chantage  institutionnalisé.

http://nouvellesociete.wordpress.com/justice/

Remettre à l’heure du jour la loi 101, qui a le double démérite d’être d’une part inutilement vexatoire pour les minorités linguistiques… tout en étant, d’autre part, tout a fait insuffisante pour garantir que le Québec soit et reste français.

http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/17/188-quebec-francais-1/

Et il y a d’autres questions à régler, pour gérer la culture, le droit à l’information, la fiscalité…. Mais faire au moins QUELQUE CHOSE.. Une seule… pourvu qu’elle soit bonne.

Il y a aussi VRAIMENT des contentieux à discuter entre Québec et Ottawa. La représentation du Québec et de ses intérêts à l’étranger par exemple. L’immigration qui est aujourd’hui un partage bancal des responsabilités. La défense nationale…  Mais cessons la rengaine que les priorités sont la !   Derrière tout ça, il y a, surtout, la monnaie. On le sait, mais ne soyons pas naïf au point de croire que c’est Ottawa qui en décide. Élisons au Québec un gouvernement qui fera ce qu’il PEUT faire.

Il y a des choses dont on devrait parler et sur lesquelles la population devrait opiner. Il faudrait que s’ouvre un débat politique sur ce que nous voulons être comme société, et que ceux qui prétendent nous gouverner s’identifient aux options entre lesquelles nous voulons choisir. Pour l’instant ils se comportent comme des pantins : des poupées qui semblent toutes se coucher et dire « Maman » quand on les paye.

Pierre JC Allard

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Nos viaducs et nous

Yan Barcelo, 28 août 2011

La décomposition de nos infrastructures est un salut à l’esprit de notre génération. Nos viaducs s’écroulent, comme c’est le cas partout en Amérique du Nord; nos instatallations d’eau coulent de partout et perdent de 20 à 40% de l’eau qu’elles sont supposées transporter, comme c’est le cas ici et en Europe.

Notre « génération lyrique » du baby-boom et celle qui a suivi, la génération X, n’avaient pas la tête à ces choses prosaïques, pour ne pas dire basses et grossières. Des ponts et chaussées, pouah! De la plomberie municipale, pouah! Nous n’en avions que pour de la « valeur ajoutée », surtout de « la valeur ajoutée aux actionnaires ». Tout ce qui était bon pour faire saliver l’imagination des gens et en tirer une piastre, nous nous y sommes précipités avec un irrépressible enthousiasme : les bidules technos à la mode, les savants montages financiers, les jeux vidéos qui entraînent les jeunes à devenir des assassins et des criminels, les rutilants festivals de musique rock, et alouette. Rien dans tout cela de valeur fondamentale.

Mais au fait, y a-t-il une telle chose que de la valeur « vraie »? Je me souviens une conférence donnée au milieu des années 1980 par Kimon Valaskakis, un émérite économiste de l’Université de Montréal qui avait l’art de se mettre à toutes les modes du jour. Quelqu’un lui avait demandé s’il n’y avait pas certaines choses qui avaient plus de valeur économique que d’autres. Par exemple, on lui demandait si le fait de construire une automobile n’avait pas une valeur économique supérieure à réalisation d’un film. À ce moment-là, Valaskakis fonctionnaire à la mode des sophismes monétaristes. Il a répondu à son interlocuteur par une question de son cru : « Frank Sinatra qui chante l’hymne américain à l’ouverture du Super Bowl et qui gagne 10 millions $ pour le faire ne produit-il pas autant « valeur », sinon plus, que n’importe quel fabricant industriel. » En d’autres termes, ce qui a de la valeur n’est pas la transaction économique qui a cours entre deux partis, c’est le signe de dollar qui recouvre l’échange. C’est le mensonge intellectuel sur lequel nous avons érigé au cours des 30 dernières années les tours chancelantes de notre économie.

Aujourd’hui, la notion de valeur avec laquelle nous avons perverti notre économie fait en sorte qu’un jeune est capable de filer à bicyclette en écoutant son iPod et en chattant sur son iPhone, mais il est incapable de réparer sa bicyclette si elle casse et il risque de se retrouver à l’hôpital en heurtant un nid de poule gros comme un cratère. Nous savons comment faire venir le monde à l’écran de notre ordinateur par Internet, mais la tuyauterie qui amène l’eau jusqu’à notre robinet coule de partout. Et faire un voyage de Montréal à New York ressemble à une expédition au tiers monde.

Est-ce à dire qu’il ne faut avoir ni iPod, ni iPhone, ni Internet, et qu’il faut s’occuper uniquement de ponts et chaussées, de patates et de choux. Ne soyons pas absurdes. Mais il est certain que trois générations se partagent le monde aujourd’hui qui ont perdu le sens des valeurs économiques fondamentales, sans compter nombre d’autres valeurs humaines et sociales tout aussi fondamentales.

Comme je le disais dans les pages de mon essai SIDA de civilisation, nous en sommes venus à boucher tout l’horizon intellectuel qui donnait appui et justifiait les vertus et les valeurs de longue durée. Par exemple, les vertus de persévérance, de méticulosité au travail, de civisme, de projet éducatif à long terme, de création de prospérité collective. Notre engloutissement dans le plaisir de l’instantanéité nous pousse à chercher la gratification la plus immédiate et nous emprisonne dans le court terme. On ne cultive plus la persévérance, mais plutôt l’impatience chronique devant le prix de Loto qu’on veut gagner. On ne cherche plus à créer de la prospérité collective, on veut seulement empocher le magot au plus sacrant en inventant mille stratagèmes financiers pour y parvenir.

Et cela fait en sorte nous avons bien du fun à écouter une « toune » rock, enfermés dans la bulle sonore de notre iPod, et pendant ce temps-là le viaduc sous lequel on passe nous tombe dessus.

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Cirque du Soleil et Old Mission Brewery

Canicule, eau et itinérants

Le Cirque du Soleil s’implique auprès des itinérants de la Old Mission Brewery en fournissant une grande quantité de bouteilles d’eau. Sous prétexte que les itinérants ne recyclent pas, cette eau ne leur a pas été donné!

Raymond Viger Dossiers Fondation One Drop, Cirque du Soleil, Itinérance, Environnement

fondation-one-drop-bouteilles-d-eau-guy-laliberte-cirque-du-soleilGuy Laliberté avec le Cirque du Soleil ont créé la Fondation One Drop dont l’eau est au coeur de sa mission. Le Cirque du Soleil a fait embouteiller de l’eau. Un don d’une grosse quantité de bouteilles d’eau a été fait à la Old Mission Brewery pour donner aux itinérants. Avec la canicule, il est important d’avoir accès à de l’eau.

Une seule condition accompagnait ce généreux don. Les bouteilles de plastique devaient être recyclées. Pour éviter une mauvaise presse, le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop ne voulaient pas avoir cette impressionnante quantité de bouteille traîner dans les rues de Montréal.

Itinérance et recyclage

bouteilles-d-eau-fondation-one-drop-cirque-du-soleil-guy-laliberte-environnementPuisque les itinérants n’ont pas d’habitude de recycler les bouteilles qui ne sont pas consignées, la direction de la Old Mission Brewery a donc décidé de ne pas remettre les bouteilles d’eau aux itinérants! Ce sont donc les employés qui les utilisent tranquillement.

On veut aider les itinérants pour éviter que la canicule les affectent mais puisqu’ils ne recyclent pas, cette aide leur est refusée. Peut-on faire des omelettes sans casser des oeufs? Aurait-on pu trouver des alternatives à ce problème de conscience?

Intervention et recyclage

Aurions-nous pu identifier les bouteilles données par le Cirque du Soleil et la Fondation One Drop et remettre un dépôt à chaque itinérant qui ramène sa bouteille d’eau? Pour 10 000 bouteilles avec un dépôt de 5 sous, cela aurait nécessité un commanditaire de 500$ pour cette opération. Cela aurait pu être une façon de rendre accessible l’eau aux itinérants, leur donner un peu d’argent, s’assurer que les bouteilles sont recyclées. Cela aurait même pu être une occasion de sensibiliser les itinérants à l’importance du recyclage. Après tout, les itinérants qui vivent dans la rue, si c’est plein de bouteilles vides, cela les affectent autant que nous.

D’autres solutions auraient pu être trouvé. Mais celle d’empêcher les itinérants d’avoir accès à ces bouteilles d’eau était possiblement la moins acceptable de toutes!

Autres textes sur la Fondation One Drop,

Le Cirque du Soleil réinvente le communautaire avec One drop

Guy Laliberté et le Cirque du Soleil; Prix Nobel de la Paix

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

Guy Laliberté, Fondation One Drop et Gaia

Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

Sortir de notre noirceur politique

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Hommage à un « bon Jack »


Par Philippe David

Au Québec, une des expressions populaires que nous avons pour dire que quelqu’un est un bon diable est qu’il est un « bon Jack ». J’ignore d’où provient cet expression, mais elle est certainement appropriée dans le cas de Jack Layton. Jack Layton est né et a passé son enfance et son adolescence au Québec d’ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec ses points de vue politiques, mais force est de reconnaitre qu’il avait de la classe et qu’il avait le cœur à la bonne place. Parmi les membres d’une classe politique qui suscite plus la dérision que l’admiration de nos jours, il était un des rares personnages qu’on aurait pu qualifier de « gentleman ».

Il y a déjà plusieurs jours que son décès a pris les canadiens par surprise. Pourtant sa dernière apparition publique, celle où il a annoncé qu’il cédait sa place, ne laissait que peu de doute dans mon esprit que son combat était loin d’être gagné. Jack Layton, un homme d’ordinaire énergique, n’était plus que l’ombre de lui-même et semblait avoir vieilli de 10 ans. Le cancer est une terrible maladie qui a emporté déjà plusieurs membres de ma famille. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Mes pensées sont avec sa famille.

Jack, comme les québécois se sont plu à l’appeler aux dernières élections, nous aura quitté à l’apogée de sa carrière pour avoir réaliser l’impossible de gagner le cœur des québécois pour une formation politique qui leur était totalement antipathique avant lui. Aucun autre chef du NPD n’avait réussi à seulement faire une percée au Québec. À la dernière élection fédérale, les québécois n’avaient pas voté pour le NPD, ils ont voté pour « Jack ». Ils ont voté pour le chef le plus charismatique et on ne pourrait les blâmer, considérant les alternatives. Michael Ignatieff et Stephen Harper n’ont certainement pas su les rejoindre. Seul l’avenir dira si l’aventure entre le Québec et le NPD survivra à Jack Layton. Quant à moi, j’ai de gros doutes. Je ne vois pas vraiment qui pourrait remplir ses chaussures. Comme successeur possible, il y a bien Thomas Mulcair, mais il aura fort à faire pour maintenir les gains que le NPD a fait au dernier scrutin.

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La religion comme bâton dans les roues de l’éducation sexuelle

Par Renart Léveillé

Pour le billet que j’ai publié mardi dernier, j’ai essayé de me tenir le plus près possible des faits. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, j’y relatais l’histoire d’un ami enseignant qui va être suspendu trois jours par le directeur de son école parce qu’il a distribué des documents traitant de la sexualité à ses élèves.

Je veux y revenir parce qu’un des soupçons que j’ai quant à la raison de cette suspension a été soulevé dans un commentaire que j’ai eu sur Facebook en lien avec cette affaire. Et ce commentaire vient d’un autre enseignant qui raconte qu’un collègue à lui a été suspendu 5 semaines. Et la cause : des parents très religieux et très organisés. Je n’en doute point, ça pourrait tout à fait être cette même raison pour ce qui est de mon ami. Et, vous vous en douterez bien, ça me fait sortir la boucane par les oreilles!

Personnellement, je n’ai aucune patience quand il s’agit de la religion qui tente d’entrer d’une façon ou d’une autre dans l’espace commun. Et c’est bien de ça qu’il est question quand des ultrareligieux tentent de mettre des bâtons dans les roues de l’éducation sexuelle des jeunes. J’en viens même à me demander si l’abandon des cours de FPS avec la Réforme ne trouve pas plus ou moins sa source dans un lobby du genre…

Parce que là ils ont tellement le beau jeu. Le gouvernement s’est lavé les mains du problème en relayant la tâche aux profs et aux parents. Et, c’est bien connu, la plupart des parents sont mal à l’aise avec la sexualité (gracieuseté de notre civilisation judéo-chrétienne), et ça doit pas mal être la même chose avec les enseignants… Il ne reste qu’à ces brebis la tâche de débusquer les exceptions comme mon ami et d’appuyer sur le bouton-pression!

Alors, vivement le retour des cours d’éducation sexuelle. Des gens compétents qui vont faire le travail de démystification, des parents normaux qui vont être contents, et pour les autres, qu’ils continuent leur vaine croisade… En espérant qu’on en entendra de moins en moins souvent parler, et qu’ils finiront par disparaître. Optimisme, quand tu nous tiens…

Certains me trouveront sans doute trop dur, mais j’assume tout à fait mon propos. Dans un monde où la science nous montre que la sexualité est une chose normale, hautement humaine et importante pour l’équilibre mental de l’individu, ceux qui voudraient qu’elle soit régie par des préceptes doctrinaires archaïques m’apparaissent réellement anormaux.

Je sais bien que de pointer la normalité est dangereux. Surtout quand la normalité est pour beaucoup synonyme d’immobilité, que le terme inspire le contraire de la créativité. Mais ce n’est pas de cette normalité dont il s’agit. Plutôt celle-là qui donne une chance à quiconque d’avoir un bon départ dans la vie. Le choix, qui vient avec la connaissance, n’est-ce pas le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un jeune?

Parce que d’enfermer les jeunes dans le noir jusqu’à ce que leurs hormones les poussent à expérimenter (ou pire, à se replier sur eux-mêmes devant l’épouvantable de l’inconnu), cela me semble beaucoup plus nocif. Les sujets, comme la contraception, les infections transmissibles sexuellement, etc., ne manquent pas. Et on voudrait laisser toutes ces questions à la merci de la religion : ce qu’il y a de moins « mis à jour » en terme de sens sur la planète?

Les gens peuvent bien croire en Dieu, ce n’est pas tellement ça le problème. C’est l’application aux réalités terrestres qui branle dans le manche! Certains pourraient faire ressortir l’importance de la tradition qui vient avec la religion, qui vient avec Dieu, mais il s’agit d’aujourd’hui, pas d’hier! L’écho de la réalité d’il y a (soi-disant) deux-mille quelques années (en tout cas du côté chrétien) est bien insuffisante pour nous aider aujourd’hui, à moins d’y mettre une énergie folle pour en extirper quelque chose. Si je ne m’abuse, nous avons la liberté de mettre notre énergie ailleurs, et c’est bien contre cette liberté que les ultrareligieux se battent.

Pour ma part, je me bats aussi, mais avec ces quelques mots. Soyez du nombre.

(Image : formfaktor)

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Classé dans Actualité, Renart L'Eveillé

LA DETTE SOUVERAINE ET LA CRISE DE L’IMPÉRIALISME

Nous abordons aujourd’hui le problème récurrent et fort complexe des déficits publics américains et du gonflement vertigineux de leur dette souveraine. Nous expliquerons le mécanisme économique qui engendre ces déficits et qui suscitent le gonflement de leur dette souveraine, le défaut de paiement et la dévaluation du dollar US. Nous verrons que ce processus est inhérent au modèle de développement impérialiste et qu’à terme il engendre la création de gigantesques entreprises multinationales sans patrie, sans allégeance, sans foi et sans loi, prêtes à flouer l’économie américaine si nécessaire  afin de poursuivre leur marche inexorable vers l’accumulation de profits.

LE MODÈLE DE LA « PLATEFORME »

Un nouveau « modèle de division internationale du travail » serait  en train de se répandre sur la planète. À commencer par les États-Unis d’Amérique. Les grandes multinationales, américaines d’abord, canadiennes, australiennes, israéliennes et européennes ensuite, auraient développé une nouvelle façon de produire et de vendre des marchandises en accumulant des profits astronomiques. En fait, il s’agit de l’implantation systématique du modèle de division du travail impérialiste mais à une échelle jamais égalée auparavant. Selon l’économiste Charles Gave ce nouveau mode de division internationale du travail, que les technologies de l’information et de la communication facilitent grandement, s’appelle faute de mieux le système de la « Plateforme » (1).

C’est la systématisation de ce modèle de développement économique impérialiste qui provoque les présentes perturbations économiques, budgétaires, monétaires et commerciales mondiales. Ce ne sont pas les mauvaises décisions des banquiers, des spéculateurs boursiers, des industriels ou des politiciens qui engendrent ces crises systémiques répétitives qui s’abattent comme la peste sur les peuples du monde mais l’application mécanique des lois inexorables du développement impérialiste redécouvertes par Charles Gave.

Nous savons tous que chaque pays tient une comptabilité nationale d’où l’on peut observer annuellement les fluctuations de sa balance commerciale (2), de sa balance des paiements (3), de son PIB national(nécessaire d’écrire national?) (4), de son endettement cumulatif et de ses déficits budgétaires (5), de ses emprunts et de la valeur de sa monnaie nationale. Selon l’économiste Charles Gave, toute cette comptabilité nationale est de moins en moins pertinente et elle permet de moins en moins d’analyser et de comprendre les crises économiques et financières mondiales.

D’après l’éminent économiste, la logique de la comptabilité nationale est sans intérêt.  En fait, que les sociétés multinationales se proclament « Américaines », « Canadiennes », « Israéliennes », « Européennes » ou « Chinoises », elles domicilient où elles le veulent leurs déficits commerciaux : « les marchés n’ont pas compris que nous sommes en train d’assister à la privatisation des balances commerciales (nationales et internationales NDLR). » (6).

Dans son article de macro économie Charles Gave donne l’exemple de la société de micro-informatique DELL dont le siège social est situé au Texas pour le moment.

Tous leurs ordinateurs sont conceptualisés de façon « virtuelle » dans leurs centres de recherche. Aucune de leurs machines vendues aux États-Unis n’est construite sur place. Elles sont toutes montées au Mexique ou en Chine, et importées en Amérique après coup. L’originalité est dans le fait que Dell ne possède pas les usines dans lesquelles ses machines sont assemblées (ce qui est différent de la délocalisation industrielle). La seule chose que fait l’entreprise Texane est de préciser les caractéristiques techniques que devront avoir ses ordinateurs. Ensuite, des industriels indépendants de Dell s’engagent à les produire au coût fixé par Dell.

Des trois fonctions nécessaires à la commercialisation d’un produit – conceptualisation, fabrication et vente – Dell a réussi à externaliser la plus dangereuse et la plus cyclique, la fabrication. Charles Gave explique ensuite que par une telle division internationale du travail un ordinateur construit en Asie, vendu 700 $ aux États-Unis, muni d’un système d’exploitation Microsoft (dont le siège social est à Seattle mais la production délocalisée), équipé d’un processeur Intel (dont le siège social est aux USA mais la production délocalisée), monté d’un écran fabriqué à Taiwan dans un boîtier – clavier fabriqué en Chine, la part du produit de la vente empochée par des firmes dites de « nationalités américaines » sera de 300 $ (et leur marge bénéficiaires de 262 $ soit 87 %) et la part des entreprises dont le siège social est en Asie de 365 $ (et leur marge bénéficiaire de 28 $ soit  7,7 %). (7) (cette phrase est beaucoup trop longue…à revoir

Les impérialistes internationaux trouvent ce mode de division internationale du travail très avantageux et il se répand chaque jour davantage. Cependant, quand l’ordinateur vendu en ligne par Internet entre aux Etats-Unis, ce pays enregistre une forte détérioration de sa balance commerciale.

Dans l’exemple ci-dessus l’exportation dite « américaine » a été de 275 $ alors que l’importation aux États-Unis a été de 670 $ (bénéfice de Dell et taxes en sus), d’où les États-Unis enregistrent un déficit commercial de 395 $. Malgré cela la rentabilité des sociétés dites « Américaines » présente un certain nombre d’avantages fort désirables aux yeux de n’importe quel investisseur :
– Elle est très stable : la partie cyclique (la production) a été affermée (à été quoi?) à des industriels extérieurs. – Elle est très élevée : la recherche, le développement et la vente par Internet ne suscitent pas des besoins de fond de roulement importants. La rentabilité sur capital investi est donc forte. – Elle ne nécessite pas d’apports de capitaux nouveaux : Dell n’a pas besoin d’emprunter pour son développement.

– Elle est très transparente : si le coût du travail augmente trop fortement au Mexique, Dell ne renouvelle pas ses contrats de production au Mexique pour en signer de nouveaux au Brésil, ou en Chine…  De ce fait, les prix à la production demeurent sans arrêt sous pression, d’où le peu d’inflation, du moins jusqu’à ce que les travailleurs du tiers-monde revendiquent des hausses salariales afin de bénéficier eux aussi du pactole  développement capitaliste dans leur pays.

La Chine avec son système policier très répressif possède à cet égard un avantage certain et elle maintien ainsi les salaires de ses ouvriers aussi bas que possible. Toutefois, ceci n’empêche pas le Yuan chinois de subir des pressions à la hausse que le gouvernement chinois ne peut résorber, ce qui entraîne une augmentations du coût des importations américaines en Chine et l’exportation de l’inflation chinoise aux États-Unis.

LA BALANCE COMMERCIALE

Tout ceci à pour effet que les pays émergents se retrouvent avec des excédents commerciaux considérables vis-à-vis des États-Unis, qui pourtant ne veulent strictement rien dire selon l’économiste Gave, puisque la maîtrise des flux (importations de marchandises aux États-Unis) est à cent pourcent dans les mains de sociétés dites « Américaines ». De réclamer de ces pays de réévaluer leurs monnaies contre le dollar ne règlera rien (les sénateurs américains pétitionnaires ne font que de la figuration pour le public américain) (8).

De fait, ces pays émergents en voie d’industrialisation accélérée sont intégrés à la zone dollar. Ce qui veut dire en termes simples que la balance commerciale d’un pays où les sociétés s’organisent selon les principes de la « plateforme » ne veut plus rien dire. Pour raisonner à nouveau comme cet économiste, l’avantage comparatif qui crée le déficit américain n’est pas en Chine, mais aux États-Unis. Ce sont les sociétés américaines qui domicilient où elles le veulent le déficit américain. Si le Yuan est réévalué, Wallmart passera ses commandes au Vietnam. Le déficit US restera le même, mais il sera comptabilisé au Vietnam (si les entreprises oeuvrant au Vietnam sont vietnamiennes, ce qui n’est pas assuré) plutôt qu’en Chine, et le chômage augmentera en Chine.

Gave ajoute : « Les pays qui pour des raisons politiques (rejet de la globalisation et de la  mondialisation) refuseront ce modèle de production verront leurs entreprises absolument laminées, car elles seront forcées de conserver des activités de production cycliques et peu rentables dans des zones où elles n’ont rien à faire. À terme, elles disparaîtront, et tous leurs emplois avec elles (et pas seulement les emplois industriels). Et le protectionnisme ne les sauvera pas plus qu’il n’a sauvé l’industrie textile en France. » (9).

Le raisonnement de Gave laisse entendre que les investisseurs étrangers désirent détenir des actions de ces sociétés américaines, et que les dollars excédentaires qui entreraient ainsi aux États-Unis serviraient à acheter des actions de ces sociétés ou des obligations émises par les gouvernements des États-Unis. Ce qui signifierait que l’équilibre des paiements américains se ferait en prenant en compte les ventes d’actifs américains aux étrangers.

Ce dernier raisonnement de l’éminent économiste est totalement faux cependant. La preuve en est que depuis 2008 les investissements étrangers (directs et de portefeuilles) ne cessent de diminuer aux États-Unis à cause de l’instabilité du dollar américain (10).

Le modèle de division internationale du travail appelé « plateforme » entraîne la délocalisation de la production dans les pays pauvres ce qui réduit d’autant le pouvoir d’achat des travailleurs des pays riches car l’augmentation des emplois du secteur tertiaire ne compense pas la destruction des emplois dans le secteur secondaire, et qui plus est, les emplois tertiaires créés sont parfois si mal payés (MacDonald et Tim Horton) que les capacités de consommation des travailleurs d’occident sont réduits à presque rien, ce que les banques compensent pour un temps par l’élargissement du crédit à la consommation qui ne fait qu’accroître le problème de l’endettement des ménages.

Plus loin Gave explique que les constructeurs asiatiques sont totalement dépendant du marché nord américain pour survivre et que donc ils ne peuvent pas refuser de vendre leurs marchandises aux firmes ayant siège social aux États-Unis contre des dollars dont la masse internationale est toujours plus importante et la valeur marchande toujours plus réduite (le dollar ne vaudra bientôt plus qu’un demi euro). Ce raisonnement est également faux. À court terme le constat est exact, mais à moyen terme la Chine et l’Inde ont commencé à développer leurs immenses marchés domestiques et ils se rendront ainsi de plus en plus indépendants du marché nord américain.

LA PRIVATISATISATION DES BALANCES COMMERCIALES

L’économiste Gave ajoute : « Les marchés (boursiers et gouvernementaux) n’ont pas compris que nous sommes en train d’assister à la privatisation des balances commerciales nationales. Ce qui veut dire en termes simples que quiconque reste enfermé dans la logique de la comptabilité nationale pour effectuer ses investissements va tout droit à la ruine. » (11).
le développement impérialiste signifie la totale intégration du capital industriel et du capital bancaire en un capital financier international « off shore », sans patrie, sans intérêt national et voué exclusivement à l’accumulation de profits et de dividendes internationaux. En cela Gave a raison de souligner que pour ces puisants spéculateurs boursiers et pour ces colossales entreprises multinationales la seule comptabilité globale qui vaille est la comptabilité internationale.  C’est d’ailleurs pourquoi ces ploutocrates (? ploutocrates) réclament l’internationalisation des organismes de gestion et des mécanismes de régulation économique.

Ce qui provoque la présente crise budgétaire américaine (défaut de paiement de leur dette souveraine gigantesque de 15 000 milliards de dollars) est du au fait que les dépenses du gouvernement fédéral et des États américains sont croissantes alors que les revenus étatiques sont en baisses.  Nous savons déjà pourquoi les dépenses américaines sont si importantes – guerres d’agression incessantes, subventions aux entreprises privés et aux banques soit – 1 200 milliards en 2008 seulement (12) – mais pourquoi les revenus des impôts sont-ils en baisse alors que les firmes américaines sont prospères et font des profits records ? Même si Barak Obama augmentait le taux d’imposition des entreprises américaines cela ne changerait rien.

C’est que les entreprises dites « Américaines », c’est-à-dire ayant leur siège social aux États-Unis (alors que leurs manufactures et leurs centres d’affaires sont répartis un peu partout dans le monde) ne rapatrient plus leurs profits aux États-Unis afin d’éviter de les « dollariser » et de les voir dévaloriser par l’inflation et la dévaluation de cette monnaie. Les trusts et les entreprises multinationales Américaines choisissent de localiser leur profits dans des centres bancaires « off shore », dans des paradis fiscaux (Caïmans, Bahamas, Monaco, Macao, Israël, etc.) où ils se mélangent aux capitaux du monde interlope et une fois blanchies ils sont réinvestis dans les pays émergents ou dans des fonds boursiers spéculatifs.

« Pour prendre la mesure du choc qui se prépare, il est utile de savoir que même les banques américaines commencent à réduire leur utilisation des bons du trésor US pour garantir leurs transactions par crainte des risques croissant pesant sur la dette publique US. Le groupe GEAB croit qu’un autre 15 000 milliards d’actifs-fantômes spéculatifs vont s’envoler en fumée dans les prochains mois de 2011 et 2012. En ce moment les grandes entreprises accumulent de la trésorerie en prévision de ce choc financier qui verra les trésoreries gouvernementales  s’effondrer. » (13).

INFLATION ET DÉVALUATION DE LA MONNAIE

Au milieu de ce salmigondis la Fed (banque fédérale américaine) songe à un troisième épisode d’assouplissement quantitatif…Comprendre ici que la Fed songe à émettre de nouveaux dollars pour acheter les obligations d’épargnes des gouvernements américains que de moins en moins de spéculateurs (y compris les banques américaines) désirent acquérir car leur valeur diminue. Cette troisième émission de monnaie  engendrera la dévaluation du dollar et une inflation importante aux États-Unis; méthodes par lesquelles le gouvernement américain transfert le coût de la crise de la dette souveraine sur le dos des petits salariés, des retraités, des pauvres et des démunis qui verront leur maigre pouvoir d’achat s’éroder encore davantage (14).

Pour le gouvernement américain les bénéfices combinés de l’inflation et de l’émission de monnaies est double puisque d’une main il décharge le fardeau de la dette sur le peuple (par la hausse des prix et des recettes fiscales de l’État) et de l’autre il réduit d’autant sa dette extérieure en dévaluant les créances en dollars de ses créanciers. C’est la raison pour laquelle de nombreux pays dans le monde cherchent à transiger avec d’autres monnaies que le dollar américain, ce que nous avions déjà souligné dans une étude antérieure (15).

Pendant ce temps, les immenses trusts internationaux, les multinationales de tout acabit, les spéculateurs boursiers et les banquiers internationaux observent l’économie mondiale, spéculent, jouent avec les actifs du monde entier et cherchent à tirer leur épingle de ce jeu macabre dont les lois inéluctables les entraînent inévitablement vers la catastrophe économique. Mais attention, ce système économique moribond ne s’effondrera pas de lui-même, il imposera encore et toujours plus de sacrifices aux peuples du monde entier afin de se maintenir à flot. Seule une révolte généralisée pourra l’abattre et construire un monde nouveau…Qu’attendons-nous pour le construire sur ses ruines ?

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(1)   http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=053e0aaefedc212a4a462d98f84517c2

(2)   http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=USA&codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.ZS

(3)   http://www.wikiberal.org/wiki/Balance_des_paiements

(4)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut

(5)   http://lexpansion.lexpress.fr/economie/etats-unis-vers-un-deficit-budgetaire-record-en-2011_247745.html

(6)   http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=053e0aaefedc212a4a462d98f84517c2

(7)   http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=053e0aaefedc212a4a462d98f84517c2

(8)   http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/etats-unis-chine-la-grande-87177

(9)   http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=053e0aaefedc212a4a462d98f84517c2

(10)                      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=USA&codeStat=BX.KLT.DINV.CD.WD&codeStat2=x

(11)                      http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=053e0aaefedc212a4a462d98f84517c2

(12)                      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/329846/crise-financiere-de-2008-le-soutien-de-la-fed-aux-grandes-banques-a-atteint-1200-milliards?utm_source=infolettre-2011-08-23&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(13)                       GEAB no 56 Spécial été 2011. Crise systémique globale – dernière alerte avant le choc de l’automne 2011. in L’Étoile du Nord, vol 9 no 3. Mai-juin 2011.

(14)                      Aux Etats-Unis la Fed est poussée à injecter des liquidités dans l’économie. Le Monde, 17.08.2011. Page 11.

(15)                      http://www.centpapiers.com/la-chine-imperialiste/74924

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Classé dans Actualité, Robert Bibeau

Les visages à deux faces

-Un prix NOBEL de la paix donné à quelqu’un qui défend la PAIX au moyen de bombardements de civils (Obama).

-Un organisme international de « protection mondiale » qui effectue ces bombardements (OTAN).

-Ce même organisme (OTAN) qui semble recruter des « moudjahidines », autrement dit : des « terroristes » comme Al Qaeda, pour « opérer » conjointement avec de petites « cliques » de révolutionnaires, dans des pays autonomes stables ayant, jusqu’ici, une qualité de vie supérieure à la moyenne; mais… qui ne sont pas « démocratiques ».

-Un gouvernement « démocratique » (Angleterre) qui accuse des « manifestants » et les condamne à quatre ans de prison pour ensuite « s’excuser » d’avoir « laissé tomber cette partie de la population » et tentent de se sauver les « couilles » (qu’ils n’ont pas) en votant un « budget » pour améliorer la qualité de vie de ces « laissés pour contre » avoués.

-Un autre organisme international (ONU) voué à l’émancipation de la PAIX MONDIALE, qui prône « secrètement » de désarmer toutes les populations (incluent les armes de chasse) pour s’assurer que les autorités pourront subjuguer toute rébellion que produiront, inévitablement, les abus de pouvoir qu’ils ont planifié depuis 25 ans. Ils conseillent de se servir des « tireurs fous » pour justifier cette réglementation. Un peu plus, et ils auraient conseillé d’engager des « tireurs fous ».

-Un représentant de l’autorité, d’une dignité et d’une honorabilité « incontestable» (DSK) selon les données médiatiques « officielles », qui se révèle être un « psychotique » animé d’un « besoin » de manifester sa « valeur personnelle » par des « abus de pouvoir sexuels» sur d’autres êtres humains.

-Des protecteurs de l’âme humaine (clergé) qui se révèlent être des abuseurs pédophiles.

-Des responsables de l’information publique (médias) qui se « prostituent » aux autorités, pour les appuyer dans leur recherche du pouvoir absolu, par manipulation  de l’opinion publique.

-Un système social (le nôtre) qui s’évertue à effacer toute identité humaine à l’individu, pour en faire un numéro insignifiant au service du « bon roulement » de ce système imaginé, donc, à réalité « virtuelle » (qui signifie : illusoire).

Je me dois de cesser cette énumération, avant d’être complètement découragé et vidé de tout espoir.

Mais, dites-moi à quel saint se vouer devant autant de duplicité, d’hypocrisie, de fourberie, de mensonge????

Il n’y a, évidemment, aucun « saint » à qui se vouer; la « sainteté » ne pouvant n’être qu’un masque  cachant une nature tout à fait « humaine ». Il ne nous reste qu’à chercher à comprendre comment nous en sommes venus là.

Ma première réaction est d’accuser tous les « responsables » sociaux passés et présents, les idéologies que je n’endosse pas et les « décisions » des autorités qui vont à l’encontre de mes propres opinions. Mais, assez rapidement, je me rends compte qu’en faisant cela, je me libère simplement de toute responsabilité personnelle devant la situation.

Ai-je le droit de m’exclure du problème de cette façon, en adoptant une identité exclusive de « victime »? Ne suis-je pas, tout autant que les autres, responsables de cet état de fait qui est généralisé? Ce « généralisé » n’indique-t-il pas que j’en suis une partie?

Évidemment, je ne suis pas celui qui décide de bombarder des civils pour les sauver d’une prétendue tyrannie négative (parce qu’une tyrannie « positive » est absolument possible; il faut le savoir). Mais une chose est évidente : la caractéristique réelle qui explique tous ces abus et ces problèmes est celle de la « duplicité » hypocrite.

Il semble bien que l’hypocrisie soit acceptable et acceptée dans notre société. La question devient : « Suis-je, moi aussi, porté à être hypocrite? » et plus clairement, suis-je, moi aussi, un « visage à deux faces »?

Est-ce que je m’efforce de montrer une « image » de moi-même qui me semble « meilleure » que ma « vraie réalité »?

Ma réponse « réactive » est de dire tout de go : je suis « qui je suis » et je ne me comporte vraiment pas de façon différente à « qui je suis » . L’image que je montre de moi-même est celle que « je suis » en réalité.

Puis ensuite, curieusement, se glisse dans mon esprit cette petite anecdote qui s’est passé dernièrement, où je me sentais, tout à coup, attiré vers l’épouse d’un copain et je le lui avais fait comprendre, en  faisant de mon mieux pour que personne d’autre ne s’en rende compte.

Je repense, tout à coup, à cette seule fois ou je suis allé dans un « cruising bar », en prenant soin que mon épouse n’en sache rien.

Je me demande également ce qui se cache derrière ces « cinq à sept », où je me retrouve souvent avec des copains et surtout des « copines » de travail, avant de me rendre à la maison, rejoindre ma femme et mes enfants.

Je n’ose pas penser à cette fois (dont personne n’a jamais entendu parler), où j’ai eu une relation sexuelle avec une femme charmante, qui m’a quand même laissé un arrière goût de culpabilité.

Je découvre, peu à peu, énormément de « choses cachées » dans ma vie qui, à mon point de vue, pourrait ternir l’IMAGE que je tiens à présenter devant ceux qui m’entourent. Évidemment, ma vie « privée » ne regarde que moi, et personne n’a le droit de la juger, surtout si je ne cause pas de malheurs autour de moi.

Par contre, plusieurs de ces « actions personnelles », ne causent pas de tort parce qu’elles ne sont pas « connues »; si elles l’étaient, elles causeraient énormément de dégâts.  Je me rends compte, graduellement, que même si je ne fais rien d’illégal, il n’est pas vrai que je présente une image exacte de « qui je suis vraiment ». Je n’ose pas me qualifier d’hypocrite, mais je ne peux m’empêcher d’en reconnaître la possibilité; car sinon, je n’aurais rien à cacher  à personne.

Mais comment puis-je être hypocrite, tout en suivant les règles et les lois en place? Pourquoi me donner la peine de cacher des actions qui sont tout à fait « légales » et acceptées par la société?

La réponse me saute à l’esprit : en plus des lois et des règles sociales générales, il y a ces « ententes », ces « conventions », ces « règles » particulières, individuelles  et personnelles  que j’ai moi-même établi avec d’autres individus. Et je m’aperçois que la raison de ces « cachettes » devient nécessaire, seulement lorsque je transgresse ces « ententes » particulières individuelles.

Par exemple; mon aventure avec cette « femme charmante » que j’ai, évidemment, caché à mon entourage, et principalement, à mon épouse, va directement à l’encontre de ce « contrat » que j’ai endossé avec elle, au sujet de la « fidélité » de l’un envers l’autre. Cette « fidélité » était une condition essentielle de notre « entente » mutuelle. Et pourtant je continue d’affirmer à tout vent, que je n’ai qu’une seule « parole ». Je ne dis pas que cela n’est pas « humain » de faire une « erreur »; je dis simplement que c’est faux d’affirmer que « je n’ai qu’une parole ».

Il est bien évident que lorsqu’un « signataire » d’un contrat « brise » une clause de ce contrat, celui-ci n’a plus de valeur et devient « caduque ». Et c’est bien là, la raison de cacher cette « brisure » de contrat. Je suis très conscient des répercussions possibles, dans ma vie familiale, que peut avoir cette dérogation au contrat que nous avons passé ensemble, ma femme et moi. C’est pourquoi, je ne souhaite pas que la « vérité » se découvre.

Finalement, les lois, les règles sociales n’ont aucune valeur réelle, puisque ce qui développe « l’hypocrisie », la « duplicité » etc… est MON habitude personnelle à faire face à ces « ententes » individuelles que j’établis moi-même. C’est de cette façon, à cause de ces « cachettes », que je prends l’habitude, de dissimuler aux autres les « petits accrocs » aux ententes personnelles qui me permettent de petits « plaisirs » privilégiés qui sont beaucoup plus des « caprices » que des « besoins ». Par contre, aussi longtemps que tout ça reste « caché », je ne fais aucun mal à personne….

….sauf à MOI-MÊME; puisque je me développe une « double-vie », une double personnalité et une « caractéristique » inacceptable que je déteste; je deviens un « visage à deux faces ».

Voilà donc l’explication fondamentale du problème abordé au début de l’article : je ne suis pas moins « visage à deux faces » dans ma vie personnelle, que tous ceux, au pouvoir, dans leur vie publique. Ils sont hypocrites parce qu’ils sont, en fait, exactement comme moi, dans leur vie privée, et se comportent, nécessairement, de la même façon, dans leur vie publique.

Il ne reste qu’une seule solution pour régler le problème; et c’est toujours le même : celui de l’ÉDUCATION. Cette éducation qui est fournie par « L’EXEMPLE DES PARENTS », appuyée par la « prise de conscience » de l’importance de cette « ÉDUCATION » d’honnêteté envers soi-même. Ce que les parents se « permettent » les enfants se le permettrons malgré les « enseignements théoriques » de ces mêmes parents.

Je le répète encore une fois : Notre système d’instruction N’EST PAS un système d’ÉDUCATION.  « L’ÉDUCATION SOCIALE » fournie par la société N’EST PAS UNE ÉDUCATION, MAIS PLUTÔT UN « CONDITIONNEMENT » aux règles sociales.  Elle ne sert à rien d’autre qu’à assurer le « bon roulement » du SYSTÈME lui-même. Qui, lui, se résume à un système essentiellement économique.

Au niveau de l’individu,  si, durant la période d’apprentissage dans l’intimité familiale, on laisse se développer le refus des responsabilités individuelles, cela mène tout droit à la duplicité, la « double vie » qui devient rapidement, lorsqu’il n’est pas contré, un comportement social généralisé.

L’ÉDUCATION est un travail au « cas par cas »; et non une « loi » généralisée à une entité sociale. De toute façon, une entité sociale, cela n’existe pas; ce n’est, en réalité, qu’une « somme » d’individus. L’ÉDUCATION devient alors la responsabilité exclusive des parents. Personne d’autre n’a la possibilité de faire ce « cas par cas ».

De sorte que si les autorités sociales veulent établir leur contrôle total sur l;es individus, elles doivent empêcher « l’ÉDUCATION PARENTALE ». Le meilleur moyen pour y arriver est de « miner » graduellement, sans que cela ne paraisse trop,  la « CELLULE FAMILIALE ».  Je n’ai pas besoin de vous énumérer les différentes « dispositions » sociales adoptées au cours des ans pour détruire la cellule familiale en question. Une simple révision personnelle des lois promulguées depuis les 50 dernières années vous suffira.

Toutes les « libérations », qui furent effectuées, étaient indispensables à l’évolution de la société; par contre, il fallait développer, parallèlement, une responsabilisation des individus libérés; au lieu de les déresponsabiliser complètement. La liberté augmente les responsabilités individuelles; elle ne les efface pas.

Une société qui s’évertue à enlever les responsabilités individuelles pour garder le contrôle total, résulte en une société dont les individus n’ont aucune parole et possèdent tous leur « double vie », recouverte de l’image qu’ils tentent de développer pour donner le change. De nos jours, on appelle cette « image »: la « compétence ». Et curieusement, les « compétents » ne sont jamais « responsables ».

Cette société, dirigée par des « compétents », n’obtient finalement aucun contrôle sur la « vie cachée » de l’individu.  Le chef d’entreprise s’adonne à la cocaïne parce que cela lui permet, dit-il, d’être plus « efficace ».

Le père « responsable » s’adonne à des « écarts sexuels » parce que cela lui permet d’exprimer » sa libido d’une façon qu’il croit inacceptable par son épouse. Il peut même aller jusqu’à se faire croire qu’il respecte les opinions de sa compagne.

Le jeune s’adonne au « pot » où à « l’extasy » parce qu’il lui faut « expérimenter » ce qui existe dans la vie pour pouvoir y faire face adéquatement; et surtout, extérioriser ce « stress » causé par les difficultés de son adaptation à la vie adulte.

Les exemples abondent partout, et toutes les excusent sont acceptables et acceptées. Alors dites-moi quel « contrôle » réel possède notre société sur le comportement des individus qui la composent?

Faites-moi comprendre quels avantages notre société peut obtenir en s’assurant que les individus soient responsables, honnêtes envers eux-mêmes, n’ayant qu’une seule parole et qu’un seul visage?

Je pense que rien ne serait plus dangereux pour les autorités sociales. Elles ne pourraient certainement plus faire accepter de ne pas avoir de parole, ni de « couilles » devant les problèmes, ni de logique dans leurs décisions, ni d’humanité dans leurs actions. Devant de tels individus composant une société, les autorités actuelles n’auraient aucune chance de survivre en ne faisant que « paraître ».

Finalement, si nous avons des « cons » pour nous diriger, cela n’est que le résultat de mon comportement personnel.

Elle n’est pas facile à avaler celle-là!!! Je vous le jure.

Amicalement

André Lefebvre

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Classé dans Actualité, André Lefebvre

La pénurie-famine de médicaments

  
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J’ai pensé intituler ce texte : « Terra, une inspection de routine », mais en plein mois d’août, j’ai craint que les vacanciers ne le prennent pas trop au sérieux. Or, IL L’EST ! Enfin presque…  Avant de le lire, je vous enjoins donc de lire d’abord les trois articles en liens juste ci-dessous.   On vous y  donnera des faits. Comme d’habitude, on ne vous dira rien entre les lignes, on vous jettera en pâture un fait isolé, confiant que vous vous inquiéterez juste assez pour réagir comme on veut que vous réagissiez, mais pas plus. On ne souhaite pas que vous vous intéressiez aux changements de paradigme.  Il y a des gens que le Système paye pour ça…

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201108/19/01-4427443-penurie-de-medicaments-16-produits-sajoutent-sur-la-liste.php

http://www.usinenouvelle.com/article/la-penurie-de-medicaments-sur-le-bureau-de-l-afssaps.N157233

http://fr-ca.actualites.yahoo.com/la-pénurie-médicaments-menace-le-canada-201742525.html

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Terra, en transit, (circa  2000 A.D. Temps Local)
De : Agent Adonaï
À : Archives akashiques et al.
Copies : Dieu, Postérité.

J’ai profité d’un bref passage dans l’Espace-Temps pour une inspection de routine sur Sol III (alias Terra, Earth, Urantia), où est en cours  une intéressante expérience d’évolution de conscience liée à la matière, basée sur un développement aléatoire de la combinaison ADN.

Disons, pour résumer, que tout se passe bien, malgré les inévitables  frustrations inhérentes à cette utilisation  de la matière qui exige que les entités individualisées ne puissent vivre qu’en s’assimilant les unes les autres par digestion et que leurs programmes mémoires soient remis à jour  à peu près aux soixante-dix ans en temps local. La motivation demeure forte.

Depuis ma dernière visite (1000 A.D. Temps Local), malgré quelques phases d’obscurantisme, science et technologie ont progressé normalement  et croissent désormais à un rythme exponentie.l L’espèce dominante ( Homo sapiens sapiens) a maintenant déchiffré son code génétique et peut donc commencer à comprendre ses propres paramètres.  À la prochaine visite, vers 3000 A.D. , elle se percevra peut-êtredans le contexte de l’expérience dont elle est le sujet, permettant que débute une communication.

Pour l’instant, la spécificité de cette expérience sur Terra – et donc son intérêt parmi l’infinité de celles en progrés – tient surtout à l’originalité de ses essais sur les modes de gouvernance.

On sait depuis bien longtemps que le but de ceux qui gouvernent, est toujours d’obtenir de ceux qui sont gouverné un maximun de biens et services  en y mettant eux-mêmes un minimum d’effort  et en ne devant supporter d’eux qu’un minimum de récriminations.

Ce qui sur Terra a commencé par l’esclavage et les coups de trique est donc devenu démocratie, au fur et à mesure qu’on a compris chez les dominants qu’il est plus efficace de faire des promesses que des menaces et que le fin du fin est une population qui a des besoins  qu’elle ne peut satisfaire qu’en faisant ce que ses chefs lui disent de faire.

Cette approche – gérée, par le contrôle des ressources et des moyens de production, puis peaufinée  par celui d’une monnaie  qui permet de corriger au niveau des symboles ce que la réalité pourrait commettre de petites bavures – a longtemps permis l’exploitation du cheptel humain inférieur de façon sereine.

Depuis 50 ans, avec un systeme de transfert de la richesse basé sur la consommation d’énergie – un besoin auquel nul n’échappe au prorata de sa consommation –  et la perception d’un intérêt présenté comme une loi de la nature, le capitalisme sur Terra a atteint une quasi-perfection.

Récemment, raffinements supplémentaires, le paiement de cet intérêt nécessaire à la stabilité de la richesse a pris la forme de  jeux d’écriture byzantins arbitraires, incomprehensibles aux âmes simples et discrètement notés dans des dossiers eux-mêmes dématérialisés. On pense de plus à taxer la consommation d’énergie en tout-virtuel par une de taxe carbone . On peut difficilement faire mieux.

Seule ombre au tableau, le contrôle  de l’exécution des ordres par la distribution des recompenses, facile a appliquer dans une situation de pénurie constante, ne l’est plus avec l’avènement par l’industrialisation d’une situation d’abondance globale. Le point faible du systeme est la necessité de garder le besoin vivace pour que les ordres soient exécutés et des erreurs d’ajustement peuvent mener à des problèmes locaux, genre famine en Afrique de l’Est et donc a des insatisfactions.

À du mécontentement, même, quand des millions d’individus meurent de faim,  alors que les ressources humaines, matérielles et techniques étant surabondantes, la logistique de l’opération de les nourrir serait trivial. Pire, quand on constate qu’un simple conditionnement  des habitudes d’accouplement aurait suffi pour qu’ils ne naissent pas…. Comment faire mieux ?

La solution évidente serait de mettre fin à la lutte historique pour les produits d’alimentation, en permettant une légère surproduction globale de nourriture, en conformité  avec un plan lui aussi global de production, de transformation et de distribution des aliments necessaries, selon la demande estimée.  Le défi crucial serait de maintenir la motivation. Les elites de Terra y travaillent déja, par le développement planifié de certaines assuétudes.

Des tests préliminaires ont prouvé, en effet, que des dépendances peuvent être créées dont l’effet est irrésistible, aussi bien chez les humains que ches les souris blanches.  La stratégie consiste donc, en deux (2) volets :

a) à  universaliser d’abord l’usage de drogues, et b) à mettre en place une couverture universelle, commençant par les pays développés, qui mettra chaque individu sous la tutelle directe d’un médecin lui prescrivant tous les médicaments nécesaire a sa santé… et les l’anxiolytique/euphoriques qui lui garantiront l’état de béatitude optimal compatible avec l’exécution efficace des tâches qui lui seront confiées.

Cette seule béatitude attendue devrait suffire a créer une dépendance forte, mais, pour plus de sécurité, des ajouts chimiques actifs au niveau des neuro recepteurs peuvent être ajoutés pour garantir l’assuétude. La dose étant renouvelée sur une base hebdomadaire, ce suivi médical permettra un contrôle parfait de.la population.

Parmi les nombreux avantages, celui de stabiliser rapidement la démographie, qui donne certaines inquietudes, ainsi que la longévité dont le coût-bénéfice, dans l’état actuel de nettoyage du profil génétique général de l’espèce devient présentement négatif entre 65 et 85 ans selon les cas. mais pourrait être allongée à la hauteur de la résistance du matériau biologique de base. Ajoutons la paix universelle et le respect parfait de l’ordre établi.

Où en est-on de ce breakthrough ?   Le système met les bouchées doubles pour trouver le soma parfait, en développant des drogues qui demeurent  illicites le temps que le système puisse en étudier tous les effets sans avoir à  en assumer la responsabilité des inévitables effets secondaires négatifs occasionnels.   Il s’interroge aussi sur l’opportunité de laisser  le recherche et la production des medicaments à l’entreprise privée – avec le danger propre aux systemes de pouvoir héréditaires de passer peu a peu la main à des generation moins douées – ou de confier  ce qui deviendra rapidement le secteur le plus important de la production et la gouverne effective de la société  à un État dont les mécanismes auraient grandement  besoins d’être améliorés.

La decision n’est pas prise, mais les rumeurs de pénuries qui commencent à circuler, avec la belle unanimité d’un réseau d’information  totalement sous la houlette de la classe dominant,e laissnte présager de rapides changements.  Peut-être conviendrait-il de planifier une visite  exceptionnelle dans un siècle sur Terra pour voir où Sapiens en sera rendu de sa santé et des manipulations par ses elites.

A.

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Classé dans Actualité, Pierre JC Allard