Archives quotidiennes : 6 décembre 2011

Le Québec, un ghetto en Amérique du Nord!!!

 

Le Québec, un ghetto en Amérique du Nord!!!

En 1763, le gouvernement d’Angleterre décide d’installer une frontière autour d’une majorité des « Autochtones » du Canada. On baptise ce territoire : « The Province of Québec ». Celle-ci perdure de 1763 à 1791.

Entre-temps, en 1783, les frontières sont changées pour réduire ce territoire alloué à ces « Autochtones ». On enleve la partie des Grands Lacs.

Ensuite, ce fut la décision prise en 1791, où l’Acte constitutionnel divise « The Province of Québec » en deux parties : le Haut-Canada et le Bas-Canada.

Aujourd’hui, ces mêmes Autochtones se retrouvent dans un territoire encore différent, qui a reprit le nom de « Province de Québec » appelé couramment : Le Québec. On a enlevé la partie du Labrador pour l’adjoindre à Terre-Neuve et on a compensé avec la partie ouest jusqu’à la Baie de Hudson, anciennement partie du Rupert’s Land qui appartenait à la compagnie de la Baie d’Hudson.

Voilà pour la partie géopolitique.

Il faut maintenant, absolument se rappeler que, dans l’esprit du gouvernement anglais à l’époque de la conquête, les « Autochtones » incluent les Amérindiens de souche « sauvage » et les Canayens de souche « française ». C’est une optique « d’identité nationale » que les autorités canadienne-française  n’adopteront jamais mais qui est indéniable chez les « Canayens », frères des Amérindiens, tout autant que chez les Anglais de l’époque. Est-ce que cette optique « d’Autochtone » est disparue de l’esprit des descendants de ces « Canayens » et de ceux de ces Anglais arrivés au Canada après 1760?

Elle est définitivement disparue de chez les « Canayens » qui sont eux-mêmes, il faut bien le reconnaître, disparus également. Par contre, chez les Anglais, cette notion n’est certainement pas disparue. Du moins pour une partie de ces « Canadians » représentés par ceux qui sont actuellement au pouvoir du pays.

Mais ne sautons pas les étapes.

Au départ, comment se fait-il que les « Canayens » soient disparus?

La raison est tellement superficielle qu’elle en est dévalorisante. Les autorités canadienne-françaises du XVIIIe et XIXe siècle ressentent un certaine « honte » devant sa population « Canayenne ». Celle-ci possède une « identité nationale » que ces autorités élitistes n’acceptent pas de reconnaître ni de défendre. L’identité « Canayenne » leur parait trop « rustre ». Ils préférent porter des jabots et s’identifier à la « Gloire » dont s’affublait la France depuis Louis XIV, malgré l’avènement de la révolution française. On doit, cependant, remercier les Français de l’époque de Louis XIV de ne pas avoir porté des tutus. Ouf!!!

Ce qui n’est  finalement pas aussi ridicule qu’il n’y paraît puisqu’en Écosse, on portait des jupes. Quoiqu’à bien y réfléchir, une jupe écossaise est plus seyante qu’un tutu.

Ces autorités « canadienne-françaises » acceptent donc l’identité de « l’un des deux peuples fondateurs » au lieu de celle « d’Autochtone canayens ». On évinçe ainsi l’existence même des Amérindiens et on croit acquérir de l’importance face aux « conquérants ». Ce qui, en fait, est plutôt d’admettre que nous avons été « conquis ». Déjà, on fausse l’histoire des « Canayens ».

Ce sont ces mêmes autorités canadienne-françaises qui éliminent le nom de « Canayens » pour le remplacer par « Canadiens-Français ». Renforçant ainsi la politique des marchands anglais qui veulent absolument identifier les « Canayens » aux Français, pour en faire officiellement, une population « ennemie » de l’Angleterre.  Dans le même mouvement une partie de cette autorité canadienne-française, dont le clergé, s’abouche à l’autorité anglaise du Canada pour s’assurer une base économique solide.

Le fait qu’une vingtaine d’années après la conquête, les « Canayens » sont repoussés graduellement, par les marchands anglais,  dans la position d’un « peuple conquis », fait en sorte qu’ils se rapprochent du clergé qui, lui, prétend  vouloir les défendre.

Les autorités anglaises, avec l’aide du clergé, parviennent ainsi à contrôler les « Canayens » qui, peu à peu, abandonnent leur « identité nationale » pour devenir des « Canadiens-Français ». Les « Canayens » aux racines Nord-Américaines, devenaient des « Canadiens(colons de l’Angleterre) – Français (de souche française) ».  Un des deux peuples « Autochtones » venait de disparaître officiellement et l’interprétation des marchands anglais, faisant de la population Canadienne-Française, des « ennemis » de l’Angleterre, prévaudra, éventuellement, celle des autorités initiales.

Lors de la rébellion de 1837, le clergé est déjà parvenu à dissocier les « Canayens » de leurs alliés de toujours, les Amérindiens. L’âme des « Canadiens-Français » est enfin « sauvée » des influences du libertinage des « sauvages ».  Par contre, l’âme des « Canayens » vient de mourir.

Ceux-ci porteront dorénavant, une ceinture de cuir, en y ajoutant des bretelles, le tout recouvert de la traditionnelle ceinture fléchée. Alléluia!!! Les « Canayens » se feront, dorénavant, mener par le bout du nez au lieu de, part le bout de la queue (dont ils gardaient le contrôle mieux que les Anglais de la Baie d’Hudson, soit dit en passant). Les Canadien-Français échappent à l’influence « matriarcale » des « sauvages ». Un nouveau peuple est né!!! « Viva el nouvel Conception(ne)!!! – Yes sir! Ramon(ne) »!!!

Ce peuple fictif « Canadiens-Français », commencera, plus tard, à se chercher une identité, ayant parfaitement oublié celle de leurs ancêtres « Canayens ». Dans leur esprit conditionné, le « Canayen » est, toujours, trop rustre pour être un modèle. On oublie son courage, sa ténacité, sa hardiesse et sa soif de liberté, au profit de « l’auréole aristocratique » des pauvres types, hommes et femmes, émigrés de France à cause de l’injustice sociale et des persécutions religieuses. « Pauvres types » qui se transforment en « Héros et Héroïnes Canayens (nes) », aussitôt arrivés (es) au Canada. Les Québécois font actuellement, erreur sur leurs racines; c’est pourquoi ils ne parviennent pas à se retrouver. Ils ont oublié une simple loi de la nature : les racines se forment lorsque la semence est dans la terre. Notre semence est française mais nos racines sont définitivement « Canayennes ».

Les autorités laïques, quant à elles, jusqu’alors bénéficiaires de la monarchie française, renforcent leur position « culturelle » en moussant ses origines françaises au dépend de la « nationalité canayenne ». Par la suite, malgré cette influence aristocratique, la rébellion de 37/38 vise l’installation de deux républiques indépendantes confédérées : La république « Canayenne » et la république  « Canadian », en un état indépendant appelé: « Canada ».

D’ailleurs, même cette république « Canadian » n’est pas de souche Anglaise, elle non plus. Elle est de semence anglaise mais de souche Nord-Américaine de Nouvelle Angleterre, transplantée dans le Haut-Canada par les autorités anglaises, lors de la révolution américaine.

Les autorités Anglaises et les autorités Canadienne-françaises (Clergé et laïques) font échouer cette revendication 37/38 du peuple canadien. La suite installe, d’un côté, un peuple « Canadien-français » maintenant convaincu d’être né « pour in p’tit pain » et conditionné à « tende l’aut’ joue », et de l’autre, un peuple « Canadian » a qui on tente d’incruster la notion de supériorité politique et nationale du conquérant, quant leur « réalité » est la même que celle des « Canayens » : Ils ont choisit d’être « Canadian » dans le régime Monarchique anglais; tout comme les « Canayens » l’avaient fait lors de la « conquête » en laissant entrer les Anglais dans Québec, aussitôt que Montcalm, représentant du roi de France, fut tué.

Qu’advient-il alors, de ces autres « Canayens » alliés des premiers, dont personne ne parle?

Comme ils sont composés de plusieurs tribus, on en fait disparaître une bonne partie au moyen de maladies, ensuite on améliore la destruction de l’écosystème qui leur permet de survivre pour enfin les « parquer » dans des réserves qui « protégent » leur culture et leur « identité ». On y ajoute une fourniture des vivres sous conditions. Le tout supervisé par un « missionnariat  »  supposément intéressé essentiellement qu’au contrôle des esprits. C’est à dire : « effacer leur culture et leur identité ».

Quant à ceux, issus du « libertinage » des deux peuples considérés officiellement comme « autochtones », les Métis, on les écrase sans remords et on les oblige à s’assimiler au peu de « seuls vrais colons anglais » du Canada, installés dans l’Ouest par Lord Selkirk.

Voilà donc la série d’évènements historiques réels qui produisit le résultat que l’on voit actuellement dans ce  Canada, qui est, pour certains : « le plusse bo pays du monde ». Cette vraie histoire n’est définitivement pas « politically correct »; mais elle est d’une exactitude incontournable.

Y a-t-il quelque chose à faire pour rétablir la situation d’équité qui prévalait avant la conquête, pour chacun des peuples de l’époque?

Ce serait très difficile.

Des deux peuples en question, l’un est « recyclé » et l’autre est distribué dans plusieurs territoires-enclos « d’élevage », où leur qualité de vie est parfois pire que celle des 527 chiens maltraités, qui ont produit un « tollé » général au Québec dernièrement. Aucun des deux peuples ne se rappelle de cette époque où leur alliance leur procurait une puissance politique incontournable à travers tout le continent.

Cette alliance n’est maintenant décelable que dans les noms de certains Amérindiens; comme par exemple celui du chef du conseil des Innus, M. Pessamit Raphaël PICARD. Il est aujourd’hui obligé de se battre contre les visées du gouvernement québécois sur son territoire. Il ne perd, cependant, pas son temps à clamer que ses ancêtres sont de la Picardie.; il se considère, et avec raison, comme « Autochtone ».

Pendant ce temps, les autorités fédérales se comportent comme si le Québec n’était qu’un ghetto du Canada. Dans leur esprit, minable d’ignorance, de « conquérants », il semble que la « Province of Québec » ne soit qu’une « réserve » pour l’autre peuple « Autochtone » qu’ils ont rencontré en 1760. La dernière élection fédérale n’a fait que renforcer ce concept qu’ils gardaient plus ou moins consciemment. Ce peuple « Canayen », dont ils ne peuvent oublier la valeur et l’importance, le courage et la ténacité, puisque c’est toujours enseigné dans leur histoire (mais pas dans la nôtre); les impressionne encore tellement, qu’ils continuent de vouloir le dévaloriser. Un peu comme s’ils en gardaient, inconsciemment, un complexe d’infériorité.

Quant aux Québécois, pour nous défendre en tant que peuple descendants incontestables de ces « Canayens », il ne nous reste que ceux qui voient comme seule importance, « la défense de la langue »; et afin d’atteindre ce résultat enviable, il ne suffit pour eux, semble-t-il, que d’officialiser, au niveau international, cet état national actuel de ghetto du Québec, en Amérique du Nord.

Je serais d’accord pour le faire si notre gouvernement décidait d’installer une « démocratie directe » dans notre société. Parce qu’il est bien évident, aujourd’hui, qu’aucun de nous ne peux mettre sa confiance, ni dans les mains des autorités « Canadienne-françaises », ni dans les mains de celles des « Canadians ». Notre confiance ne peut strictement se limiter  qu’à nous-même; c’est à dire :  au peuple lui-même.

Sans démocratie « directe » et « participative », il n’y a aucun avantage à tirer d’une séparation du Canada. Mais nos autorités canadiennes-françaises accepteront-elles de laisser tomber le « chèque en blanc » que leur donne la démocratie « représentative »? C’est peu probable; du moins, aucun d’eux n’ose le proposer. On tente plutôt, encore une fois, l’éternelle tactique du « Berger sauveur du peuple » qui n’a toujours été qu’une promesse vide et une augmentation de la servitude.

La tentative actuelle pour sauver le peuple, est un vieux jeu de construction pour les enfants, qui, parait-il, pourra tout « reconstruire ». Cet ancien jeu s’appelle : LEGO.  On nous conseille de nous bien s’installer dans l’agencement actuel des petits blocs de plastique…et ensuite…on verra bien à retrouver notre identité comme peuple. C’est tout à fait risible; ou plutôt, d’une myopie à faire pleurer.

Quant à nous, citoyen québécois, allons-nous avoir « les cojones » nécessaires pour nous démarquer de la politique internationale des USA et pour nous prendre en main?

J’en doute énormément. La liberté individuelle, caractéristiques des « Canayens », des Acadiens, des Métis et des Amérindiens est disparue au profit de la notion d’une liberté illusoire et sécuritaire fournie par un « berger » tout puissant. « Ite missa est », le roi est mort!!! Vive la Reine!!! Asta la vista, baby!!!

Ce qui est inquiétant à ce sujet, est que la Libye possédait une forme de démocratie « participative », déviée cependant par un « guide sauveur du peuple » à sa tête, je vous l’accorde. Par contre, il m’est difficile de voir ce « Guide » comme une menace pour le pouvoir des autres puissances internationales. D’un autre côté, la démocratie « participative » est une menace importante directe pour la démocratie « représentative ». Surtout lorsqu’elle produit des résultats tangibles au niveau social comme elle le faisait en Libye.

Est-ce là, la vraie raison des bombardements « humanitaires »? Le question est pertinente, je pense.

Donc, on a éliminé les Acadiens, les « Canayens », les Métis et les Amérindiens; reste qui?

Les Suisses?

Non; pas les Suisses. Du moins, pas pour l’instant.

Pourquoi?

Parce que:

1) Chacun des Suisses est membre de la milice du pays, comme l’était le « Canayen » de l’époque; donc impossible de justifier des « bombardement humanitaires »,  et

2) leurs banques sont encore trop riches et indépendantes. De plus, elles tiennent les « démocraties » par les « goussets ». On travaille certainement sur ce petit problème dans les coulisses internationales.

En résumé, l’histoire du Canada que j’ai rapporté dans mes trois derniers articles sur les 7 du Québec, n’est que le mouvement évolutif normal du pendule vers la liberté des individus. Soif de Liberté qui se manifeste actuellement, dans le « ghetto mondial » de l’humanité, qu’est devenue la planète aux mains des rapaces financiers. Ce mouvement libertaire se manifeste à l’échelle du monde entier.

L’histoire démontre que l’enjeu actuel, menaçant les autorités, est ce réveil des peuples pour la liberté de vivre avec décence, quel que soit le système politique en place. Il annonce également qu’approche la fin de ces supposés « bergers de l’humanité » qui, à chaque fois, depuis des millénaires, se contentent d’asservir pour mieux « se servir ».

Le pendule du combat de la liberté de l’individu a commencé il y a des millénaires et arrive enfin au point de la libération totale de l’asservissement; celle de l’esprit qui garantira celle du corps.

Les esprits seront libérés lorsqu’ils accepteront toutes leurs responsabilités individuelles, pour enfin se prendre en main et assurer eux-mêmes, socialement, la survie de leur corps et de son environnement.

Avons-nous suffisamment avancé dans notre « développement personnel » pour être capable de le transférer sur le « développement social »?

Ceux qui acceptent d’être « dirigés », par peur d’assumer leurs responsabilités individuelles, répondront: Non; mais ils oublient que « l’Éveil » se fait dans une fraction de seconde, suite à un « préparatif » de plusieurs années. Cet « Éveil » pourrait se faire chez eux d’un seul coup.

Aujourd’hui est peut-être ce moment historique.

Amicalement

André Lefebvre

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