Archives quotidiennes : 27 décembre 2011

Registre d’armes d’épaule!!!

Registre d’armes d’épaule

Dans un article traitant du registre des armes à feu, on lit :

« Pourtant, voici ce qu’a écrit ma collègue Louise Leduc, en juillet dernier, après la publication des dernières données sur la criminalité par Statistique Canada.

«Il faut remonter à plusieurs décennies pour constater un taux de criminalité aussi bas que celui de 2010 au Canada. Dans le document Statistique sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2010, Statistique Canada confirme la tendance: le nombre d’homicides au Canada est à son plus bas depuis le milieu des années 60, et le nombre de tentatives d’homicide, en baisse de 14% cette année, est aussi à son plus bas depuis 1977. »

Si  je ne suis pas un parfait imbécile, « au milieu des années 60 », il n’y avait pas de registre d’armes à feu. Alors comment peut-on aujourd’hui prétendre que ce registre est nécessaire à la prévention de crimes et surtout : qu’il sauve des vies?

De plus selon les statistiques, à partir de 1961 le taux de criminalité a, semble-t-il, commencé à monter. Curieux puisque le registre des armes à feu a été créé en 1995, soit 34 ans plus tard.

De 1962 à 1994 les crimes avec violence sont passés de  41 028 @ 303 745 cas.

Voyons les statistiques des crimes avec violence depuis 1995, donc depuis la création du registre des armes à feu :

1995 = 295 702 (une baisse de 8 000 cas; reste à établir la date exacte du registre des armes à feu avant d’y voir une relation possible)

1996 = 296 748 cas

1997 = 296 737

1998 = 296 369

1999 = 291 330

2000 = 301 875

2001 = 309 101 (On dépasse maintenant le nombre de 1994, de plus de 6000 cas, 6 ans après la création du registre).

2002 = 303 294 (Retour au nombre de 1994)

2003 = 304 515  (et ça regrimpe).

Nous devons nous rendre aux statistiques de 2007 pour comparer à ce que nous avons ici parce qu’à partir de 2004 on change la présentation du nombre total par un taux (allez savoir pourquoi) :

2007 = 306 559 (remarquez que, malgré le changement, on parvient tout juste à redescendre plus bas que le nombre de 1994).

Dans le rapport statistique canadien de 2009, on précise que :

« Le taux national d’homicides est demeuré stable au cours des 10 dernières années

La police a déclaré 610 homicides en 2009, soit un homicide de moins que l’année précédente (tableau 5). En dépit des fluctuations annuelles, le taux d’homicides est demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie (graphique 5) et il est demeuré bien en deçà du sommet atteint au milieu des années 1970. »  (Le fameux tableau 5 donne 443,284 crimes violents).

Voyons donc le rapport de 1995 qui donne le nombre de crimes violents pour plusieurs  années antérieures :

1994 =  303 745 cas

1993 =  310 201

1992 =  307 512

1991 =  296 962

1990 =  269 503

1989 =  248 579

1988 =  232 606

1987 =  219 381

1986 =  204 917

1985 =  189 822

1984 =  179 397

1983 =  172 315

1982 =  168 646

1981 =  162 228

1980 =  155 864

1979 =  147 528

1978 =  138 972

1977 =  135 745

1976 =  136 935

1975 =   135 424

1974 =  126 053

1973 =  117 764

1972 =   110 468

1971 =   108 095

1970 =  102 361

1969 =   95 084

1968 =   87 544

Voyez-vous un SOMMET de crimes violents dans la décennie 1970 vous??? Voyez-vous plus de 443,284 crimes violents dans la décennies de 1970 vous???

Moi, ce que je vois est que le nombre de crimes violents de 1979 (maximal de la décennie) a doublé en 1995; et que ce fameux SOMMET s’installa plutôt en 2001, c’est-à-dire 6 ans après la création du registre d’armes à feu, avec un dépassement de 132,000 cas de crimes violents en 2008, sur ceux de 2001.

On ajoute également dans le rapport de 2009 :

« Les tentatives de meurtre ont augmenté de 10 % en 2009 »

Voici un graphique des crimes violents fourni dans le rapport de 2009 :

On remarque qu’à la date de la création du registre d’armes à feu, en 1995, on se situe au niveau 1000 du graphique.

On remarque la hausse constante  de ces crimes depuis 1962 mais on ne remarque pas, du tout, une diminution importante après 1995 suite au registre.

Il est donc indiscutable que le registre n’a rien à voir avec l’augmentation ou la diminution des crimes violents. Si les armes d’épaule avaient été responsable de l’augmentation de crimes violents depuis 1962, ces crimes seraient presque disparus après 1995; et c’est loin d’être le cas. Les crimes violents actuels sont énormément plus nombreux que ceux de la décennie 60 – 70 et 80 où les chasseurs n’étaient pas des cibles faciles pour calmer les peurs imaginaires de la population.

Remarquez que 1995 est aussi la date du référendum sur la souveraineté au Québec. Est-il possible que ce registre ait été créé pour rassurer Jean Chrétien  face à la grogne prévisible de la population québécoise devant ses escroqueries pour  combattre le OUI?

Lorsqu’un homme envoie sa femme vérifier une intrusion dans sa demeure pendant qu’il se cache dans une garde-robe, on peut penser qu’il a des « frousses » injustifiées assez facilement.

Sans parler du 43 millions qui a servit à cette escroquerie des commandites, dont la décision finale de la court fédérale vient d’obliger le gouvernement à remettre $200,000 dollars chacun, à Jean Chrétien et à la succession de son bras droit M. Jean Pelletier, pour dépenses encourues afin de se « défendre » des  commentaires « inappropriés » du juge John Gomery suite à l’enquête des commandites.

Il avait déjà reçu $25,000, mais le juge François Lemieux, un vrai Père Noël, a décidé d’accorder à un Chrétien, quelques jours avant la naissance du Christ, un montant supérieur aux dédommagements normalement consentis qui se chiffrait à $36,205.20 selon le procureur général du Canada.

Quelque chose comme 188,794.80 dollars de trop.

Pouvoir décréter un tel jugement, sans révolte du peuple, est là l’avantage indiscutable de l’existence du régistre des armes d’épaule; on ne peut le nier.

Joyeux Noël et Bonne Année!!!!

Amicalement

Elie l’Artiste

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