Archives quotidiennes : 29 décembre 2011

Les résolutions de la nouvelle année

 

La fin d’une année fait place à un nouveau cycle. À une nouvelle année qu’on espère plus prospère si les infortunes furent nombreuses. Ou tout aussi belle, si on a nagé dans des eaux douces, portés par les vents favorables du courant, et non l’inverse.

Est-il important de prendre de nouvelles résolutions au début de l’année? Je le crois. Histoire de mettre de l’ordre dans les idées et de faire le point sur les objectifs de vie et les actions à poser pour les réaliser.

Selon Carlos Castaneda, écrivain et anthropologue né en Amérique du Sud, «on ne change pas les choses, on change sa façon de voir les choses.» Ainsi, un regard objectif sur soi aide à établir des résolutions réalistes. Dresser une liste des choses qui déplaisent, mais qu’on ne peut changer, et une liste des choses qu’on peut changer est un exercice qui fait de l’ordre en-dedans de soi et permet de faire ressortir les priorités.

Les résolutions prises peuvent se jouer sur deux paliers : la responsabilité personnelle et la responsabilité sociale.

La responsabilité personnelle

Prendre une résolution aide à suivre une discipline. Une résolution est une sorte de vision intérieure qui donne l’énergie de passer à l’action. Une vision, c’est voir de l’intérieur AVANT la réalisation d’une chose. Comme le peintre qui jette sur la toile le dessin de ce qu’il a vu intérieurement. Ou l’architecte qui dessine un plan de construction d’un édifice en a d’abord eu la vision.

La résolution, soit pour se débarrasser d’une chose nuisible ou pour réaliser un désir profond, est le contraire de la pensée magique qui garde une personne dans un état passif «d’attente» alors que la résolution s’appuie sur la discipline et l’action.

En faisant le bilan de l’année qui vient de passer, on en arrive à s’interroger sur les choses qu’on veut améliorer. «Qu’est-ce que je peux faire de mieux cette année? En quoi puis-je m’améliorer? Comment puis-je devenir une meilleure personne, un personne plus accomplie?»

C’est le moment de se rappeler que les mêmes causes produisent les mêmes effets. S’il y a une insatisfaction quelconque dans notre vie, il est souhaitable de découvrir s’il ne se cache pas en soi la répétition d’un pattern, d’un conditionnement négatif ou d’une croyance, qui apporte le même résultat insatisfaisant, quels que soient les changements entrepris. Car il arrive qu’on fasse des changements pour se sortir d’une impasse et de conditions difficiles et retomber dans les mêmes situations au bout de quelque temps. Un nouvel amour qui n’apporte pas plus d’harmonie; un nouveau travail qui fait replonger dans les mêmes conflits; un déménagement qui ne règle pas le vide et l’ennui. Il n’est pas facile de voir ses défauts, pourtant il est essentiel de corriger ceux qui nuisent à l’harmonie avec les autres.

RÉALISER UN DÉSIR PROFOND EN SOI

On a tous un ou des rêves enfouis dans le cœur – des rêves qu’on garde souvent pour soi, de crainte de faire rire de soi ou de semer le doute quant à leur réalisation par des commentaires négatifs tels «Tu vois trop grand … tu ne seras jamais capable». Ces désirs puissants et profonds qui nous accompagnent sans cesse sont un appel de l’être intérieur. C’est notre responsabilité personnelle de nous réaliser pleinement et de prendre les dispositions nécessaires pour y parvenir.

Pour 2012, compassion, entraide et solidarité

Des mots qui tournent souvent dans ma tête : compassion, entraide et solidarité.

LA COMPASSION

Compassion d’abord pour nous-mêmes, puisque nous avons la responsabilité de notre bien-être, et bien sûr pour les autres. Se mettre à la place de l’autre, comme c’est difficile! Difficile de comprendre que les autres ne pensent pas nécessairement comme nous, ce qui engendre des distorsions dans la communication.

Se mettre à la place des autres, d’abord pour comprendre le sens de ce qu’ils disent. L’auteur Emmet Fox a déjà écrit : Nos vrais problèmes dans la vie proviennent de l’inharmonie de nos relations humaines. Ce ne sont pas les épreuves, le manque d’argent, les conditions extérieures qui nous affectent le plus, c’est d’abord la qualité des relations avec nos semblables. Quand nos relations sont harmonieuses, il est beaucoup plus facile de traverser les obstacles, d’accepter les choses telles qu’elles sont, et de conserver la joie de vivre.»

L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ

Les Québécois se souviendront de la tempête du verglas survenue en 1998. Ce fut l’occasion d’une entraide et d’une solidarité qui, en dépit de la situation critique, du manque d’électricité et du froid, a fait redécouvrir des joies simples, celles de l’entraide et de la solidarité.

J’habitais à cette époque dans le quartier Snowdon et vraiment, à part ma propriétaire et sa famille, et une femme qui habitait l’édifice voisin, je n’étais jamais entrée en relation avec mes voisins. La tempête du verglas a dénoué les réserves. Tout le monde se parlait dans la rue, venait donner un coup de main au déneigement, s’entraidait. Les gens semblaient plus détendus et souriants que d’habitude. Ce fut une merveilleuse occasion de descendre dans la rue et de communiquer avec les autres. Le sentiment d’entraide a aidé les gens à mieux traverser cette situation.

La responsabilité sociale

Une résolution pour une responsabilité sociale? Oui, une résolution pour servir la communauté.

«Que puis-je faire pour améliorer cette société que je critique facilement?» Une implication amène à poser des gestes concrets et non seulement à rester passivement dans la critique.

Selon les goûts et les compétences de chacun, il y a plusieurs créneaux dans lesquels on peut agir. Une implication au niveau municipal, par exemple, se tenir au courant des réels enjeux qui se jouent dans notre ville ou arrondissement, affirmer son point de vue. Échanger avec les autres citoyens. Agir au lieu de subir. Être présent pour voter en faveur ou défaveur d’un projet. Participer à une cause qui nous rejoint, ou se joindre à un groupe de manifestation lorsqu’une injustice nous atteint.

Il n’y a pas que la politique pour exprimer sa responsabilité sociale. Il y a le vaste domaine du bénévolat. Auprès des malades, des enfants, des campagnes de financement. Organiser des collectes à notre travail pour des organismes de charité. Se joindre à un organisme d’écoute pour ceux qui sont isolés.

Enfin, me semble-t-il, l’essentiel n’est pas tant le secteur dans lequel nous choisissons d’intervenir que dans la manière dont nous nous impliquons et servons. Communiquer la joie de vivre et le meilleur en soi, c’est servir dignement la communauté qui nous entoure.

Je vous souhaite une année 2012 enrichissante sur tous les plans.

Carolle Anne Dessureault

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