Archives mensuelles : mars 2012

Par peur des gangs de rue, profilage de la police de Montréal

.

La police de Montréal s’oppose aux soirées Hiphop

La Régie des alcools, des courses et des jeux donne une permis au bar Le Pionnier sous condition de ne pas présenter de spectacles Hiphop.

Raymond Viger Dossiers Break-dance, Hip-hop, Gangs de rue

police-ville-montreal-policier-gang-de-rue-profilage-racial-profilage-musicalHiphop et gang de rue. Deux mots que je n’aime pas mettre dans la même phrase. Le Journal de Montréal de vendredi dernier, sous la plus d’Éric Thibault, nous mentionne que le bar Le Pionnier du boulevard Lakeshore a voulu tenir une soirée Hiphop. La police de Montréal est intervenue auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux pour s’opposer craignant qu’une soirée Hiphop serve de rassemblement à des gangs de rue.

C’est vrai qu’il y a des membres de gangs de rue qui écoutent du rap ou qui font parti de la culture Hiphop. Mais il y a aussi des criminels qui aiment le classique. Même qu’un membre en règle des Hells Angels faisait parti d’un orchestre symphonique à Québec. Est-ce une raison pour qu’on empêche les orchestres symphoniques de jouer?

Après le profilage racial, sommes-nous rendu au profilage musical?

hip-hop-chretien-spiritualite-spirituel-rap-musicCette nouvelle a été publié la journée même où nous présentions notre 4e spectacle Hiphop de breakdance, graffiti et rap. Plus de 70 jeunes artistes étaient sur scène pour s’exprimer, dans la joie, le bonheur et le calme. J’aurais bien aimé voir ça qu’un service de police tente de m’empêcher de présenter ce spectacle Hiphop, sous prétexte que la police a peur des gangs de rue.

Si d’être un producteur d’évènements hiphop est criminel. Si d’avoir créé un lieu de rassemblement Hiphop qu’on appelle le Café Graffiti est considéré comme un repère pour gangs de rue. Si d’écouter du Hiphop devient un indice de criminalité. Eh bien! Arrêtez-moi sur le champ!

Si vous acceptez cette nébuleuse théorie du service de police du service de Montréal, je suis fort possiblement le plus grand criminel que cette terre ait porté. Parce que non seulement je fréquente la culture Hiphop, mais je leur donne des moyens pour s’exprimer et prendre de l’ampleur.

P.S. Si vous voulez m’arrêter, je n’ai qu’une requête. J’aimerais pouvoir être placé à la prison de Cowansville. Question d’être plus près de mes chroniqueurs Jean-Pierre Bellemare et Colin McGregor. Sinon, l’institut Leclerc pour y rejoindre Bob Joncas et les autres que j’ai rencontré en y faisant mes soirées de bénévolat.

Autres textes sur Gang de rue

6 Commentaires

Classé dans Actualité, économie, Raymond Viger

L’arrivée de l’Hitler virtuel global

Nous avons eu 176 crises monétaires depuis que le dollar est devenu la monnaie de référence, la monnaie est donc le problème!

La solution consiste donc à créer de l’argent électronique, or, cette solution risque fort d’être la pire de toutes.

En effet, cette monnaie électronique dans les mains de quelques-uns concrétiserait la prise de pouvoir absolue, la dictature ultime si chère à Adolf Hitler. La monnaie électronique, Gilles Bonafi

Le House File : 171, Minnesota

House File : 171. Introduite par le républicain Kurt Daudt

La carte EBT du Minnesota  ELECTRONIC BENEFIT TRANSFER DEBIT CARD.

Projet de loi  ( House File : 171)

En   2011, Le Minnesota présenta un projet de carte de crédit pour combattre la pauvreté, en émettant une carte aux bénéficiaires de l’aide sociale.

Cette carte limite les achats à des biens essentiels. Elle ne peut servir de carte de débit pour retraits à un guichet automatique.

Le bénéficiaire serait donc contrôlé par cette carte qui n’inclut pas des frais de transports, de stationnement, et autres paiements pratiques – téléphone, achat en argent comptant, etc.

Le bénéficiaire n’a pas le droit d’avoir plus de 20$ en liquidité. En posséder davantage deviendrait un acte criminel.

De plus,  « Il est illégal d’utiliser cette carte pour acheter du tabac, des produits ou des boissons alcoolisées. »

Ce projet a évidemment été contesté. Mais l’idée n’en restera sûrement pas à ce stade. Elle pourrait même être étendue et « améliorée ».

Si le Minnesota ne vise que les gens sur l’assistance sociale, il est possible  que la « recette » puisse se   répande aux fins de contrôle des populations.

De la route à l’autoroute

Si la monnaie électronique a été d’une grande utilité dans nos échanges quotidiens – rapidité, facilité, etc.- elle a également été une ouverture pour certains à l’endettement. La « réalité » de l’avoir réel ayant perdu  son sens de par cette invisibilité de la richesse avérée  perçue à travers une carte, cet avoir « potentiel ».

Le pouvoir d’acheter n’étant pas toujours en accord avec la capacité véritable.

Ceci vaut pour l’individu qui souvent, par l’endettement finit par perdre  sa liberté. Il hypothèque son futur, devenant alors une marchandise pour les institutions rapaces dont le seul but est de gonfler leurs chiffres  pour  satisfaire des actionnaires.

Le procédé est depuis longtemps connu…

Pour l’État, l’argent électronique  peut  devenir un instrument de pouvoir et de malléabilité en matière de « manipulation ». La crise de 2008 et les manœuvres monétaires, qualifiées de systémique  ont  chamboulé,  par ce tripotage occulte  et malhonnête,  toute l’économie  mondiale.  La Grèce en subit sans doute les pire conséquences jusqu’à ce jour.  Il faut maintenant se questionner : jusqu’où ira ce contrôle d’une richesse « invisible » et cette déflagration des pays dits « riches »?

Pierre JC Allard, économiste, directeur général de l’Institut de Recherches et de Normalisation Économique et Scientifique (IRNES) impliqué dans le projet “Nouvelle société”, dans un des ses textes Faire sauter la banque (1) nous explique le danger de  l’arnaque :

Le paiement gracieux d’un intérêt par l’État à la Banque détermine le taux d’intérêt à tous les paliers de la structure et équivaut au détournement continuel, au rythme souhaité, de la plus-value du travail de la société vers les membres de l’alliance dominante.

L’exploitation des faibles par les forts existe depuis toujours, mais le procédé du « tout-a la-banque » ne fonctionne vraiment que depuis que l’industrialisation a permis de dégager des surplus significatifs au-delà du niveau de subsistance. On pouvait auparavant engranger les récoltes et thésauriser l’or, mais la monétarisation et le tout-à-la banque permettent le vrai capitalisme.

Aussi longtemps que la richesse a un support matériel, pourtant, la richesse est en péril. On peut cacher des billets de banques et autres symboles, mais ces biens demeurent appropriables par la violence, vulnérables à des “accidents”, guerres, catastrophes, etc. La solution finale, pour le capitalisme, a donc été l’identification récente de la richesse à un symbole totalement intangible et donc PARFAITEMENT contrôlable: l’argent électronique. L’argent électronique est invulnérable.

Il est invulnérable, parce qu’il ne repose sur rien d’autre qu’un consensus. Une note électronique à coté de votre nom, sur un ordinateur, peut faire de vous le maître du monde. C’est une décision libre, réversible, sans contrainte et arbitraire du Pouvoir, le « Pouvoir », dans cette acception, étant l’équipe qui assure le fonctionnement et la permanence du système : l’élément décisionnel de l’alliance dominante. Nouvelle Société. 

L’outil transmuté en menottes

La monnaie électronique, présentée d’abord comme un outil facilitant les tâches des échanges est en train de devenir un instrument de  POUVOIR TOTAL.L’État – dont nous avons perdu le contrôle par une façade de démocratie –  peut décider de cet outil unique, imposé comme seul moyen de d’échange.

L’Allemagne va dès le mois d’aout 2012 introduire des restrictions sur le paiement en espèces dans le but d’interdire l’argent dès cet été. En Italie, depuis le 4 décembre 2011, sous la pression de Mario Monti, il n’est plus possible de payer plus de 1000 euros en espèces. Rappelons que Monti est un des membres les plus influents du Bilderberg et un ancien conseiller de Goldman Sachs. Au mois de novembre 2011, il a été parachuté sénateur à vie puis premier ministre après l’éviction de Berlusconi. Cash Interdit

La monnaie électronique – parfaitement contrôlée par l’État et les banques – devient alors  un diktat version « futuriste ». Ce diktat est présenté sous couvert de protection par les pays dans leur combat  contre le crime ou  le terrorisme,  ou tout simplement – comme on l’a vu plus haut – une domination de l’individu par un savant montage du citoyen-marionnette victime d’une vision étrécie…Mais de bonne volonté…  Au Minnesota, le plan fut  présenté comme une lutte contre la pauvreté.

Nous pouvons  maintenant  constater, par le nombre effarant de projets de loi soumis par les « élus »,   chaque année les pays occidentaux, la déperdition lente mais insidieuse du pouvoir de décision de chaque citoyen ainsi que d’une perte progressive de sa liberté.

Dans les pays pauvres, les pauvres sont à exploiter. Dans les pays « riches », les pauvres d’esprit sont à exploiter.

Les billets de 1000$ canadiens

 

Le billet de 1000$ a été retiré de la circulation au Canada en l’an 2000. Ceci dans le but de lutter contre le blanchiment d’argent. Il « facilitait   la dissimulation importante à l’entrée et à la sortie du pays ».

Notons que dans les décennies précédentes, les personnes âgées – se méfiant des banques – se servaient de ces billets pour camoufler  leurs économies. Il y en avait pour 3.8$ milliards à l’époque en circulation. Ils n’étaient certainement pas que des billets servant au crime organisé.

Ils avaient raison de se méfier : ils reconnaissaient le tangible de ce bien obligatoirement reconnu par l’État. L’argent électronique a plutôt facilité la tâche des couches d’affaires corrompues qui transigent maintenant sous forme électronique leurs « affaires ».

1984, tome II  

« Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air.  » G.Orwell

On peut maintenant « ficher » les gens, donner plus de pouvoir aux policiers (totalitarisme déguisé),  maîtriser les foules et contrôler nos vies.  Tout ça s’est fait en douceur.  Comme ce fut le cas d’un certain sauveur qui mit le feu à l’Europe après un règne pieux dans les années 30.

La « mondialisation » permet maintenant de mettre le feu à une planète entière, de déplacer les richesses vers des cibles désignées,   d’acheter des terres partout, gruger les sols au nom de la richesse collective, fouiller les ordinateurs, manipuler les semences, donner plus de pouvoirs aux grandes entreprises ( ce qui tue les petites), et bientôt vous filmer par des drones,  etc.

Le mot « liberté » est devenu une sorte d’euphémisme que seules peuvent avaler les masses hypnotisées. Le greenwashing a multiplié ses servants par un bon lavage de cerveaux.

Vivre dans une galère à ramer pour la richesse collective déviée, et cela par un individualisme exacerbé, mais esclave.

C’est là la « réussite » du début de  ce 21e siècle.

Mais de qui?

______________

P.-S. Dans les négrières, mouraient beaucoup d’esclaves.  Le système de transactions d’alors en voyait un avantage : seuls les plus fortes survivaient. Maints d’entre eux se suicidaient. À l’échelle planétaire, le pourcentage des pertes humaines n’a pas de valeur réelle : la valeur marchande est maintenant mondialisée. L’humain est une sorte de  jeton de casino pour les grands joueurs de ce monde.

Un jeton…

Encore du virtuel…

Gaëtan Pelletier

25 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

Les conséquences non visibles de la violence

Je désire parler de la manifestation dans le cadre de la journée internationale contre la brutalité policière qui a eu lieu au centre-ville le jeudi dernier 15 mars.

Tout d’abord, je suis triste de voir de telles manifestations tourner à la violence. Je déplore la violence autant de la part des manifestants que des policiers. Évidemment, la brutalité policière contre des personnes – lorsqu’elle est gratuite – devrait être dénoncée et sévèrement punie. Et, entre autres, interdite, l’utilisation de la grenade assourdissante comme moyen de répression. Le policier devrait toujours utiliser une arme ou tout autre objet avec discernement, nous savons tous cela.

Malgré l’article 2 de la Charte4 canadienne qui concerne les libertés fondamentales, Le Code criminel condamne les attroupements illégaux, la violence et le vandalisme. Il y a une éthique à respecter.

D’autre part, il est dans les fonctions des policiers – selon le Code criminel – de procéder à des arrestations sans mandat lors de manifestations, s’ils jugent qu’un individu commet une infraction ou s’il devient un danger pour la population.

Mais, vraiment, vraiment, comment les policiers doivent-ils faire cesser les violences quand celles-ci deviennent des actes barbares? Quand les personnes se transforment en chiens enragés, infantiles, comme des enfants qui cassent les jouets des autres quand ils sont mécontents. JE N’EN SAIS RIEN, MAIS QUELQUE CHOSE DOIT CHANGER.

Il y eut ce soir-là des vitrines brisées, des autos vandalisées. Est-ce une façon de se comporter? Est-une raison parce qu’on manifeste d’utiliser la destruction?

Je ne dis pas que suis pour la brutalité policière, j’affirme seulement que chaque individu doit être responsable de ses actes et respecter la propriété d’autrui. Dans un rassemblement, cela a été prouvé, le niveau de conscience diminue encore plus – on peut se permettre de poser des gestes qu’on ne poserait jamais dans un contexte solitaire, tout simplement parce qu’en groupe, il y a déresponsabilisation. Pensons aussi aux violences qui ont souvent eu lieu dans le cadre de la Coupe Stanley. Ce n’est tout de même pas une cause humaine qu’on défendait!

Généralement, on a tendance à être du côté des manifestants. JE NE SUIS NI POUR NI CONTRE.  Je crois seulement que cette façon de voir tout en noir et blanc – le faible / le méchant – stimule encore plus la violence et la justifie de part et d’autre.

Obtenir ce que l’on veut par la force ne relève pas d’un acte de bravoure.

Il faut que je sois honnête avec vous. Foncièrement, je suis contente que les services de police existent. Ils ne sont pas parfaits, nous le savons tous, mais s’il n’y avait pas de force policière, je me sentirais en danger. Je me sentirais en danger dans une société où le niveau de conscience fond comme neige lorsqu’il n’y a pas d’interdictions. Je me sentirais encore plus en danger de me promener dans la rue, de sortir du métro, d’être volée ou agressée, – ces actes existent déjà, mais je crois qu’ils augmenteraient massivement si la force policière n’existait pas. Si ce n’était de recevoir une contravention quand on ne fait pas son arrêt au coin d’une rue, ou qu’on passe sur une lumière rouge, les gens seraient moins respectueux. Déjà que lorsqu’il n’y a pas de policier autour, certains se permettent de brûler un feu rouge. En autant qu’on ne soit pas vu! L’éthique suppose qu’on respecte les autres et les situations qui pourraient les mettre en danger, même s’il n’y a pas de témoins! On le voit bien, notre société n’est pas encore prête à fonctionner harmonieusement, appuyés sur des valeurs morales.

Peut-être les policiers ont-ils trop de pouvoir, et que plusieurs en abusent, c’est sans doute vrai. Ils ne sont pas tous intègres comme ne le sont pas tous les citoyens.

Le saviez-vous? Mais le fait que la force policière ait droit à l’usage d’une arme dans les cas où c’est nécessaire, remonte à environ 1880 (je ne connais pas l’année exacte). À cette époque, les policiers se promenaient avec des bâtons en bois. Toutefois, que se passa-t-il lorsqu’ils avaient l’obligation d’arrêter un ou des individu(s) qui perturbaient la paix sociale? Ils étaient souvent battus comme des chiens. Bâton contre bâton, et ajout de couteaux ou autres armes blanches, mettait en danger la vie des policiers. La décision d’armer les policiers provient de cette situation, à tout le moins à Montréal.

A-t-on pensé à ce que ressentent les commerçants quand leurs vitrines sont brisées, à la peur qui saisit la population lorsqu’elle entend parler de ces actes?

La violence détruit le meilleur chez l’être humain.

Ce soir-là j’étais à l’urgence de l’hôpital Verdun vers 19 h 30 en raison d’une bronchite, sinusite, amygdalite que je combattais depuis deux semaines. Ma sœur m’accompagnait. Nous avons vu le temps passer, et les ambulances se succéder – assises devant les grandes vitres du bâtiment. Il y avait dans la salle un jeune homme en chaise roulante qui avait fait une chute et n’était plus capable de marcher. Les ambulanciers ce jour-là ont mis quatre heures avant de répondre à son appel. Un homme avait une blessure à la tête, et le sang coulait abondamment. Des enfants pleuraient. Tous étaient fatigués d’être assis sur ces chaises droites inconfortables.

La nuit, à l’urgence de cet hôpital comme dans d’autres, il n’y a qu’un médecin pour soigner ceux qui attendent dans la salle d’urgence et ceux qui entrent en ambulance. Évidemment, les personnes en ambulance passaient en premier.

Le médecin ne fournissait pas, il va sans dire.

Je n’ai vu un médecin que le lendemain à 9 h 30. La nuit fut longue et pénible, mais j’ai eu amplement le temps de réfléchir aux conséquences de la violence et à l’inconfort devant de tels troubles. Un malaise trouble de désolation.

Je rêve qu’un jour la violence ne soit pas autant banalisée. Est-ce possible sans éthique?

Carolle Anne Dessureault


 

9 Commentaires

Classé dans Actualité, Carolle-Anne Dessureault

LE RÉCENT BUDGET DE L’ÉTAT QUÉBÉCOIS

COMPTABILITÉ D’ÉPICIER

 

Mardi dernier (20.03.2012), le ministre des finances, présentait son budget 2012-2013 à l’Assemblée nationale du Québec (1). Un budget global de 70 milliards de dollars (excluant les organismes parapublics sous tutelles), comportant un déficit de 3,3 milliards de dollars qui s’ajoutera à la dette publique totale avoisinant les 249 milliards de dollars, ou 30 888 $ par québécois résidant (2). Si vous ajoutez à cette dette provinciale, la part québécoise de la dette souveraine de l’État fédéral canadien (956 milliards $), soit 239 milliards de dollars ou encore 30 253 $ pour chaque citoyen – (3). Pour faire bonne mesure ajoutez la dette des ménages qui s’élève en moyenne à 144 000 $ (4) et vous obtenez la dette rondelette de 205 141 $ pesant sur les épaules de chaque citoyen, homme, femme et enfant résidant ou immigrant sur le territoire du Québec au cours des prochaines années. Autrement dit, l’État québécois et chacun d’entre nous dépense présentement les argents que nos descendants ne pourront jamais rembourser (5).

 

Tout observateur attentif de la scène économique aura noté à travers les révélations de ce budget que le profil financier du Québec ressemble étrangement au profil grec, portugais, espagnol, italien, irlandais, avec une différence notable cependant, alors que ces pays européens sont exclusivement des fournisseurs de plus-value ouvrière du secondaire et du tertiaire (industrie – alimentation – construction), l’économie québécoise parasite également son vaste territoire aux immenses richesses naturelles un peu comme l’Arabie Saoudite emmagasine sa rente pétrolière et la République du Congo brade ses richesses minières jusqu’au jour où les pays du BRIC n’auront plus besoin de ces ressources pour cause de surproduction… Nous y sommes justement, c’est ce qui nous fait dire que La Grèce, en plus mauvaise posture dans la division internationale du travail, s’est effondrée la première, mais tôt ou tard toutes les autres économies impérialistes en déclin suivront plus ou moins la trajectoire  Grècque vers leurs catastrophes financière.

 

QUI PAYERA CES 205 000 $ DE DETTE CUMULÉE ?

 

Comme le quart le plus démuni, le plus appauvri, de la population québécoise ne peut et ne pourra jamais rembourser le moindre dollar de cette dette publique et privée – l’État se contentera de leur retirer toute forme d’aide et d’assistance sociale et médicale –. Étant donné que la portion la plus riche de la population ne consentira jamais à rembourser, dissimulant ses capitaux dans les paradis fiscaux et rabrouant les futiles prétentions des politiciens bourgeois à leur botte, on comprendra que ce sont les commettants de ce que les sociologues universitaires appellent la « classe moyenne », dont le revenu familial se situe autour de la moyenne et de la médiane, qui hériteront de cette accumulation de dettes publiques et privées – comptez donc le double de la dette moyenne nationale à rembourser pour chaque artisan de la « classe moyenne » paupérisée ( environ 410 000 $ à rembourser).

 

Tous auront compris pourquoi cette « classe moyenne » – qui est en fait un amalgame de travailleurs spécialisés, de petits-professionnels, d’intellectuels, d’artistes, d’enseignants et de professeurs, de cadres de niveaux inférieurs, d’ingénieurs, de petits marchands et d’experts en tout genre, etc. – est aujourd’hui l’objet d’attaques répétées de la part de l’appareil d’État au service de la classe capitaliste monopoliste qui n’a pas d’autre choix que d’attaquer sa frange inférieure en même temps que les ouvriers – seules couches sociales encore capable de rembourser.

 

LA GRÈVE ÉTUDIANTE CE RAPPEL AU BON SOUVENIR DU MINISTRE

 

C’est ce qui explique la plus récente attaque du parti Libéral du Québec à l’encontre des fils et des filles de la « classe moyenne » et de la classe ouvrière afin de leur faire payer le prix de la crise (hausse des droits de scolarités de 1625 $) et de réduire ainsi leur accès aux études supérieures. Pire, ces dernières années il y a eu perte de 39 000 emplois chez les jeunes de 15 à 24 ans où le taux de chômage atteint maintenant 15,3 %  (6). Vous aurez  compris le pourquoi de l’attaque gouvernementale contre l’accessibilité aux études supérieures – à quoi bon former des diplômés chômeurs – instruits – révoltés,  autant les éloignés de l’université et les forcer à travailler sous-payés (7) ?

 

Nous connaissons la réaction farouche des étudiants et étudiantes en opposition à cette agression et la guerre de classe que ces jeunes mènent au gouvernement Charest avec le soutien de leurs parents et des travailleurs partisans.

 

Le présent budget du ministre Bachand constitue un aveu d’impuissance de ce  gouvernement et de son incapacité à sortir de la crise économique sans faire payer chèrement ses alliés de la « classe moyenne » et ceci afin de maintenir les taux de profits des multinationales étrangères et canadiennes (comprenant sa section québécoise). C’est ce qui explique la réaction exaspérée de la « classe moyenne » et la radicalisation de son combat – poussé qu’elle se sent dans les bras du prolétariat résistant. Jusqu’à maintenant la « classe moyenne » avait toujours espérer   se tirer d’impasse sans trop de casse, avec la grève étudiante que ses fils et ses filles mènent  en compagnie des fils d’ouvriers contre l’appareil d’État elle réalise chaque jour davantage  qu’elle devra boire le calice jusqu’à la lie ou alors elle devra se rebeller. Au prolétariat de prendre acte de cette alliance proposée.

 

LE CIMETIÈRE DES BUDGETS NON DÉFICITAIRES

 

À l’assemblée nationale le ministre Bachand s’est empressé de réitérer le mensonge qu’il plastronne à satiété : « Le budget de la province sera équilibré en 2013-2014, nous voguons vers le déficit zéro » ce qui est totalement faux. La plupart des commentateurs – journalistes et  analystes bourgeois – ont pourtant fait semblant de croire ce manant et ont propagé ce canular dans les pages de leurs canassons et à la télévision. Même les bureaucrates syndicaux et un certain parti d’opposition font semblant d’y croire et prétendent pusillanime que cet objectif est dérisoire (8).

 

Non seulement l’équilibre budgétaire n’est pas à portée de main mais il s’éloigne chaque jour d’avantage, au fur et à mesure que la reprise économique s’étiole dans les miasmes de la surproduction mondiale. Le petit État impérialiste québécois n’échappera pas à la crise économique globale. Non seulement le Ministre admet un taux de croissance du PIB québécois de 1,5 % en 2011 mais il confesse un maigre taux de 1,9 %  pour l’année qui vient – objectif qui de toute manière  ne sera pas  atteint, le Ministre le sait très bien.

 

Une série de mesures budgétaires annoncées par ce commis de la classe des ploutocrates canadiens (comprenant une section québécoise) illustre notre propos. Le Ministre affirme lui-même que ce budget est celui du Plan Nord, un vaste « projet » de braderie des ressources naturelles dispersées au-delà du 49e parallèle (mines, hydroélectricité et forêt). Le budget de l’an dernier (2011-2012) était également  le budget du PLAN NORD et malgré des tournées internationales orchestrées par le premier ministre Charest en Asie de l’Est et dans d’autres régions du globe susceptibles d’exporter leurs capitaux vers les terres expropriées aux autochtones du  grand Nord québécois, peu ou prou de ces multinationales étrangères appâtées ont accepté de participer à la spoliation des richesses naturelles du nord autochtone.

 

Qu’à cela ne tienne, le Ministre Bachand pousse plus loin l’encan, puisque les impérialistes étrangers boudent notre patrimoine, et ce malgré 4,2 milliards de dollars d’allègements fiscaux ; puisque les impérialistes étrangers et canadiens refusent de venir voler les minéraux spoliés  aux autochtones alors le Ministre en rajoute une couche, il accordera 1,3 milliard de dollars de soutien financier (participation du gouvernement québécois au capital de risque) aux  multinationales qui accepteront ses « cadeaux ».

 

Il va de soi que le gouvernement Charest-Bachand assumera par ailleurs le coût de la construction des routes et des voies ferrées, et de l’électrification des régions exploitées et spoliées. Hydro-Québec a déjà reçu l’ordre de son unique actionnaire (le gouvernement du Québec) d’offrir l’énergie hydro-électrique – la moins cher du monde 0,07 $ kW/h. – en dessous du prix coutant – offre de liquidation déjà en vigueur pour toutes les alumineries implantées dans la province (5 vastes fonderies actuellement en opération faisant du Québec le 3e producteur mondial d’aluminium à bas prix).

 

REPRENONS CETTE INVRAISSEMBLABLE DÉPOSSESSION

 

Difficile de comprendre que les impérialistes refusent un tel « deal » n’est-ce pas ? Résumons, le gouvernement québécois construit à ses frais les coûteuses infrastructures de transport (routes et chemins de fer) et énergétiques (hydro électriques) ainsi que les infrastructures municipales – pour les éventuels mineurs, camionneurs, cheminots et ouvriers qu’il faudra loger, ravitailler et soigner – et il offre gratuitement les minéraux que recèlent les terres autochtones expropriées et cette série de cadeaux ne suffit pas à soulever l’appétit des impérialistes canadiens et étrangers (9).

 

Le gouvernement Charest a même lancé une vaste offensive pour hausser les frais de scolarité  de façon à décourager plusieurs étudiantes et étudiants de poursuivre leurs études et les pousser vers le marché nordique du travail mal payé.

 

Cette immense braderie ne suffisant pas, le budget Bachand propose d’investir le produit des taxes et des impôts des citoyens québécois en capital de risque (un milliard trois cent millions de dollars pour commencer, cette somme initiale pouvant être augmentée par décret si désiré).  En clair, le gouvernement propose aux voleurs non seulement de leur donner tout ce qu’ils pourront emporter mais de prendre à charge les frais et les risques de leur équipée. Pourtant, brésiliens, russes, indiens et chinois (BRIC) se font prier et très peu acceptent de considérer l’offre honteuse de ce gouvernement de poltron, pourquoi ?

 

Vous aurez noté que nous n’avons nullement considéré l’exportation de capitaux en terre canadienne de la part d’entreprises étatsuniennes, allemandes, françaises, britanniques ou  japonaises. C’est que ces pays impérialistes en déclin n’en sont plus à investir leurs capitaux dans l’exploitation des mines et des ressources énergétiques pour développer de nouveaux marchés  tout préoccupés qu’ils sont de sauver leurs capitaux fourgués dans les pays du tiers monde – en Chine notamment – et pour une fraction d’entre eux dans la spéculation boursière  parasitaire.

 

Le capital de l’ensemble des pays impérialistes mondiaux étant fortement intégré – aussi bien pour les capitaux chinois, étatsuniens, européens, indiens que canadiens – la présente crise économique de surproduction n’appelle pas de politiques d’expansion des investissements productifs pour rehausser la production de marchandises, les entrepôts regorgeant déjà d’invendues et les populations dont on a réduit les salaires et les autres revenus n’ayant plus le pouvoir d’achat pour acheter les marchandises il devient inutile d’inonder les marchés de produits qui ne peuvent même plus être soldés. Quoi qu’entreprenne le gouvernement québécois pour appâter ses maîtres financiers; ces velléités sont vouées à l’échec tant que cette crise de surproduction n’aura pas été surmontée en détruisant une grande quantité de produits  pour justifier ensuite la reprise de la production. Sous le capitalisme, la production n’est pas développée pour satisfaire les besoins de la population mais pour accumuler des profits.

 

CONCLUSION

 

Le plus récent budget du ministre Raymond Bachand annonce la déconfiture d’un gouvernement désespéré ayant bien peu d’emprise sur l’économie mondiale à la dérive et qui supplie le grand capital international et canadien d’apprécier ses efforts pour livrer l’usufruit des ressources naturelles bradées, des étudiants escroqués, des travailleurs immigrants et des ouvriers exploités, des autochtones spoliés et de la petite bourgeoisie paupérisée.

 

______________________________

 

 

(1)    http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2012-2013/index.asp

(2)    http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2012-2013/fr/documents/Discours.pdf

(3)    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201203/21/01-4507640-votre-hypotheque-provinciale-30-888.php et http://investglobe.wordpress.com/2009/09/29/levolution-de-la-dette-publique-du-quebec-en-temps-reel-et-ailleurs-dans-le-monde/ et aussi http://www.iedm.org/fr/e

(4)    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/23/01-4508485-emploi-bachand-favorise-les-aines-plutot-que-les-jeunes.php

(5)    Soit 150 % du revenu disponible – un taux semblable à la Grèce avant la grande débandade de l’an dernier. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201203/23/01-4508897-finances-des-menages-canadiens-encore-plus-de-dettes.php

(6)    Oubliez les flagorneries des bureaucrates syndicaux qui tentent de minimiser la catastrophe financière gouvernementale,  la présentant comme moins pire que celle d’autres pays déjà en faillites (Grèce, Italie, Portugal, Espagne) http://rejeanparent.ca/la-verite-sur-la-dette-quebecoise/ . Il est vrai que la droite politique présente la dette publique comme catastrophique afin de justifier ensuite un report accéléré du fardeau des dettes sur le dos du peuple et plus de subventions pour les entreprises capitalistes. Nous nous préconisons le renversement total de cette société capitaliste incapable de satisfaire les besoins du prolétariat et du peuple travailleur.

(7)    http://www.vigile.net/Deux-cent-mille-etudiants-ont et  http://les7duquebec.com/2012/03/22/resistance-etudiante-a-la-hausse/

(8)    Nous affirmons que le minerai est offert gratuitement car la politique du gouvernement  du Québec en matière de redevances minières et énergétiques, combinées aux généreuses déductions fiscales pour la recherche-développement-prospection ajoutées aux aides financières pour encourager le développement en régions éloignées additionnés aux programmes de subventions aux entreprises fait en sorte que les firmes  capitalistes reçoivent d’avantage du gouvernement qu’elle ne débourse en impôts et en redevances.

(9)    http://www.vigile.net/Il-faut-stopper-le-Plan-nord et http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24778

30 Commentaires

Classé dans Non classé

Présenter ce budget, ça prend des couilles!!!

 

Présenter ce budget, « Ça prend des couilles »!!!

À l’époque du déficit zéro de Lucien Bouchard, le budget était de + ou – 40 milliards. Aujourd’hui, 12 ans plus tard, il est de 73 milliards (et la dette est de 249 milliards même si on dit 183 milliards)  et on doit mettre en place le principe de “l’Utilisateur/Payeur” pour que le gouvernement actuel retrouve le même déficit zéro dans quelques années.

Que faites-vous avec le 33 milliards de plus payé annuellement???

Euh… bla…depuis nombre d’années- ble bli… le gouvernement- blo blu….et nous tenons notre engagement- bleu blou… aux yeux de toute la population du- blan blin…pour le bien de tous les citoyens -blon blun…

Merci pour cette réponse édifiante M. Le Premier Ministre.

La dette provinciale augmente de 28 millions de dollars PAR JOUR. Chacun des Québécois, en se levant le matin, chausse un supplément d’endettement de $3.50 avant d’enfiler ses chaussettes. Que doit-on penser de ceux qui, ne sachant pas administrer leur budget, osent mettre deux portions de sucre dans leur café matinal? Les plus irresponsables socialement y ajoute même un soupçon de lait 2%. Les gens aisés mettent de la crème à café, mais quand même!!!

-Voilà pourquoi vous avez besoin de nous pour administrer le budget de la Province mes chers concitoyens!!!

-Oui, oui, M. Bachand; nous comprenons parfaitement cela; et j’en profite pour vous en remercier infiniment.

-De rien, mon ami, très cher.

-Moi??? Cher???

Il n’y a JAMAIS assez d’argent dans les coffres; et pourtant nous sommes les plus taxés au Canada.

Bin moé, j’amène mon cerveau à Calgary!!! Je vais faire de la recherche, là-bas.

-De la recherche dans quoi?

– Dans une job au même salaire qu’ici; mais il va me rester au moins $5,000 de plus dans mes poches.

Voilà un autre cerveau, qui fonctionne normalement, de perdu pour le Québec.

-On ne peut pas le nier, le système d’éducation est en faillite. On doit absolument faire payer cette génération d’enfants-rois.

-Mais pourquoi? Vous voulez absolument que leurs enfants à eux  soient des enfants-quéteux???

La hausse du coût en éducation est la pierre d’assise de ce principe “Utilisateur/Payeur”. Aussitôt que cela sera toléré par la population, soyez assurés que “l’Utilisateur” deviendra « Payeur » lorsqu’il se présentera à l’hôpital.

-Les hôpitaux sont engorgés??? Pas de problème on va vous régler ça assez vite:

Ticket « modérateur » de 20 piasses pour se présenter à l’hôpital.

-Voilà c’est fait!!! Et non, nous n’augmentons pas le coût du stationnement; il demeure toujours à 8 piasses pour trois heures.

-Merci M. le ministre. Mais il y aura perte de revenu pour les propriétaires de stationnement, suite à la diminution d’achalandage. Vous ne craignez pas la perte de leur vote?

-Vous avez raison. C’est pourquoi, on doit leur donner un crédit d’impôts pour leur manque à gagner.

On devra débourser de la même façon pour se présenter à chacun des services gouvernementaux.

Monsieur le préposé, j’ai besoin d’aide pour nourrir mes enfants.

Avec plaisir, madame; c’est vingt dollarscash!

Voilà la vraie raison derrière les manifestations étudiantes. Ne croyez-vous pas que vous êtes concerné??? Comprenez, une fois pour toutes, que le gouvernement vit dans « un autre monde » que celui de la population!!!

-Le Québec est la province où « l’éducation » coûte le moins cher au Canada, tout le monde sait ça!!!

-Ouais! Bin peutête-bin qu’oui, man; mé l’Canada yé le toisième plusse chair des 34 pays de l’OCDE, apra les étas et la suisse, comme; sa fa que…tsé…

Et n’allez pas penser que dans 25 ans, les personnes âgées ne se feront pas dire qu’ils sont responsables des dettes laissées à leurs enfants et leurs petits enfants. Sniff! Sniff! Les arguments du gouvernement sont tirés des scénarios de “roman-savon” à l’eau de rose comme celui de ma jeunesse, à la radio: « JE VOUS AI TANT P’AIMÉ« .

-Entre-temps, monsieur le ministre Bachand; pouvez-vous me prêter vos lacets neufs, mes bottines « flacottent ».

Si nous devons employer le principe “d’Utilisateur/Payeur”, comme on le faisait il y a 80 ans, je n’ai aucune d’objection; mais on n’a plus besoin, à ce moment-là, de toute la structure gouvernementale actuelle incluant les taxes et les impôts. Donc d’accord pour “Utilisateur/Payeur, mais DÉGAGE AU PLUS CALISSE!!!

On devra payer les futurs ponts au moyen de poste de payage??? D’accord; mais ne vous mêlez plus de construire et d’administrer des ponts, et laissez cela à l’entreprise privée. De toute façon c’est ce que vous faites et on vous paie des taxes à ce sujet pour absolument rien (pont de la 25).

Nos personnes âgées souffrent de maltraitance et vous affirmez que ce n’est pas dans la majorité des “centres”.

C’est « politically correct » de dire cela, mais comment pouvez-vous le savoir, puisque vous n’aviez que deux “inspecteurs” pour tout vérifier et que ce sont les médias qui ont fait les dénonciations?

-Mais nous avons TRIPLÉ le nombre des inspecteurs dernièrement!!! En fait, nous les avons augmenté de 300%. Ça ne s’est jamais vu DANS LE MONDE!!!

Quelle marque d’efficacité, et surtout, de prise de vos responsabilités!!!! Wow! Vous en avez maintenant SIX pour toute la Province??? Bravo!!! Mais combien en envisagez-vous pour le Plan Nord? C’est là, la moitié de la Province.

Oui je sais, il s’agit « d’équipes d’inspection » et non de “six individus”. Dans chacune de ces équipes, il y a probablement un administrateur principal plus deux administrateurs adjoints avec chacun leur secrétaire et leurs bureaux individuels qui “planifient » ce que le “pauvre con” d’inspecteur, qui leur est attitré, doit faire durant sa semaine de travail. Évidemment, lui, il travaille au dixième du salaire des administrateurs et cela, sans avoir droit à une prime de départ. Naturellement, on ne peut pas dire que ce n’est pas bien « administré ». Je vous l’accorde. Je dirais même que c’est ÉNORMÉMENT administré.

-De plus nous injectons quelques millions de plus, sur une période de cinq ans, dans l’aide aux aînés. C’est pas rien!!!

-Merci! Mais c’est à partir de quand?

-Tout de suite, à partir de l’an prochain.

-Donc, dans ce budget, c’est tout de suite…RIEN.

J’ai entendu, hier, un commentateur de télé bien connu dire:

Ceux qui gagnent 17 ou 18,000 dollars n’ont pas à payer d’impôt. Curieusement, je vis avec un revenu d’environ $16,000. et, je ne paie pas d’impôt au Fédéral; par contre, au Provincial, j’ai à payer $252.25. L’an prochain ce sera au minimum : $352.25; et JE N’UTILISE ABSOLUMENT RIEN DE TOUT VOTRE SYSTÈME SANTÉ-MÉDICAMENT-AIDE AUX AÎNÉS ETC… (sauf le pont, de temps à autre, qui coûte $1.80 la « passe » et qu’on me charge à $6.80)

On a posé quelques questions au nouvel archevêque de Montréal. Il a répondu:

-Personnellement, je crois en Jésus; alors…

J’admire cet homme; et j’avoue qu’il a raison. Comme lui, nous devrons faire le voeu de pauvreté qu’on le veuille ou non. Évidemment, nous ne pourrons pas tous devenir Archevêque; ne me commencer pas encore d’autres histoires!!!

Citoyens, vous dormez vraiment au gaz de schiste, assis dans une gelée de pétrole bien connue, ce qui rend ce budget moins douloureux, heureusement!!!

Vive la “reprise économique” de l’Utilisateur/Payeur.

André Lefebvre

Errata : Le titre devrait être : Présenter ce Budget, « ça prend  des couillons »!!!!

18 Commentaires

Classé dans Actualité, André Lefebvre

“I have a dream”

En 1956, j’ai connu ma première Auberge de Jeunesse  à Aachen ( Aix-la Chapelle). « Tiens« , me suis-je dit, « c’est intéressant… il faudra revoir ça« .  Et puis on se laisse distraire…  Je viens juste de remettre ça  Je viens de passer cet hiver 2011-2012 en auberges de jeunesse (YHA), en Autralie et en Nouvelle-Zélande.  120 nuits, dans une trentaine  de “hostels”.   Une experience concluante.  Je crois que c’est une idée dont l’heure est venue.

Hostelling International  est né en 1909, quand Richard Schirmann, un instituteur allemand en randonnée avec ses éléves, a été surpris par un orage, a trouvé refuge dans une école et qu’un fermier leur a donné de la paille pour dormir et du lait pour déjeuner…  Schirmann a réfléchi. En 1912, la première  Auberge de Jeunesse (Jugenherberge) était inaugurée dans le vieux château d’Altena.

Puis l’idée s’est répandue.  Pour l’historique, allez voir le lien:  j’ai horreur de bloguer en battologie programmée. http://www.hihostels.com/web/100history.fr.htm  Retenir, toutefois, qu’il y a maintenant  plus de 4 000 hostels de HI partout dans le monde.    4 000 endroits où l’on peut dormir, se laver, preparer sa propre bouffe dans une cuisine bien équipée.  Tout est propre, les prix sont tout en bas de la gamme.

Au contraire du YMCA – dont je ne dis pas de mal, mais qui est autre chose et un peu gênant si l’on n’est pas un homme, ou pas un jeune ou pas un chrétien – il suffit au HI de respecter les autres. Les autres qui sont souvent de sexe, d’âge, de langue, de race ou de culture différente. Plus facile.

En quatre (4) mois – 30 hostels, c’est un gros échantillon – je n’ai vu aucun incident violent, ni même disgracieux dans un hostel HI.  Impossible d’extrapoler sans plus l’expérience de l’Océanie à d’autres continents, bien sûr, mais il faudrait voir de près si, ailleurs aussi, ne pourrait pas du respect naitre une autodiscipline, un désir d’entraide et une fraternité. Ce sont ceux qui réagiront à cet article et feront part de LEUR expérience  qui permettront d’en juger.

Imaginons un instant que, comme Martin Luther King, nous fassions un rêve.  Imaginons que l’on favorise ces rencontres d’égal à égal entre individus qui VEULENT être ensemble, mieux se connaitre et s’entraider, plutôt que de forcer la cohabitation entre groupes par des politiques de migration appliquées dans les conditions d’inégalité les plus abjectes. Est-ce que nous n’atteindrions pas mieux et plus vite l’objectif final qui est  que toute l’humanité s’accepte avec ses differences et puisse vivre en paix ? Parce qu’aujourdui, c’est mal barré….

Personne dans un YHA australien ne vous oblige ni ne vous interdit de manger du porc ou de porter un voile. Je suis persuadé, toutefois, que quiconque a fréquenté les hostels d’abstiendra sans discussion des nourritures interdites dans les pays où elles le sont.  Il lui semblera NORMAL de se plier aux us et coutumes de la majorité, car ce n’est pas à l’aune des idiosyncrasies locales qu’on doit juger de la valeur humaine de celui qu’on côtoie.

Je ne verrais rien de mal à ce qu’une Occidentale respecte les codes vestimentaires d’un pays islamique –  tout en affirmant qu’elle le fait pas respect, et non parce  qu’elle en accepte la nécessité  – … si un pays islamique acceptait qu’elle puisse y voyager et y frequenter des hostels … !  Il est important de ne pas réagir à l’intolérance par la critique – ou pire par la provocation – mais qu’on se borne à montrer bien clairement qui porte la responsabilité de l’intolérance.    C’est ainsi que disparaîtra un jour l’intolérance. Quand l’intolérant apprendra a connaitre le tolerant comme un être humain… bien tolerable.

Et ce n’est pas qu’au palier des oppositions culturelles religieuses et donc viscérales que l’individu peut apprendre, au contact de l’autre.  La fréquentation de l’autre, perçu comme un individu in se et non comme la simple manifestation de ses appartenances, peut guérir aussi les vésanies légères…

Ainsi, au Canada, il y aurait beucoup a gagner à ce que les Québécois voyagent davantage en terres anglo-saxonnes et à ce que les Canadiens des autres provinces viennent circuler un peu au Québec.  Se parler, se connaitre, se dire qu’on s’apprécie, et pas seulement les veilles de référendums.

Le Gouvernement federal pourrait favoriser ces contacts en subventionnant massivement, par exemple, les voyages interprovinciaux par train ou par autobus, quand ils ont une date d’aller et de retour ferme pour un séjour de plus d’une semaine et peuvent donc  être presumès pour des fins de tourisme. Le Gouvernement pourrait aussi assumer alors une partie des coûts du séjour dans les hostels de ceux  qui se prévaudraient de ces  tarifs de voyage à prix réduit.

Subventionner aussi l’accueil des touristes étrangers.  Le but en serait de multiplier le nombre de ceux qui voyagen pour augmenter la convivialité, mais aussi de permettre l’essor d’un réseau plus dense de tels hostels qui sera un investissement pour l’avenir.

Un investissement. Car si on fait du Canada la destination privilégiée de ceux qui veulent voyager ainsi à bon compte, on aura fait beaucoup pour que le Canada soit connu et aimé partout dans le monde, mais, la vertu étant parfois sa propre recompense, il n’est pas dit qe cette initiative d’aller chercher un tourisme bas de gamme ne s’avérerait pas aussi à moyen terme une enterprise bien lucrative.  Il y a là un marché pour ceux qui pensent fric et leur aide à ce projet sera bien utile…

Pierre JC Allard

3 Commentaires

Classé dans Actualité, Pierre JC Allard

BENOÎT XVI AU MEXIQUE ET À CUBA

L’Amérique latine, dans son ensemble, est une région fortement attachée aux valeurs religieuses et, de façon spéciale, aux pratiques cultuelles de la foi chrétienne. Si le catholicisme a perdu plusieurs de ses adeptes au profit d’autres confessions chrétiennes, il n’en demeure pas moins toujours important, à travers ses institutions et la sublimation de la papauté. Cette importance trouve également écho chez les décideurs politiques et les oligarchies économiques du Continent. Il y a un dicton qui affirme « qu’aucun coup d’État militaire ne serait possible en Amérique latine sans la bénédiction des hautes autorités de l’église catholique ». Les cas récents du Honduras, en 2009, et du Venezuela, en 2002, en sont une illustration plus que probante. Il n’est donc pas surprenant que ces pouvoirs tentent d’influencer les orientations de ces visites papales aux mieux de leurs intérêts.

Benoît XVI, ce pape qui dirige l’Église catholique depuis 2005, ne manque certes pas d’esprit et d’intelligence. Sans avoir le charisme de son prédécesseur, Jean-Paul II, il demeure celui qui a l’intelligence de la doctrine de la foi, fondée davantage sur les enseignements des Pères de l’Église et la tradition de l’Église que sur les Évangiles et la vie des premières communautés chrétiennes. En ce sens, il est plus institutionnel qu’évangélique, plus doctrinal que pasteur. Cette classification ne fait que marquer un accent sans exclusion des autres aspects.

Dans son livre sur Jésus de Nazareth que j’ai eu l’opportunité de commenter, j’y ai trouvé, entre autres, deux passages, plutôt surprenant de la part de cet homme très critique à l’endroit des théologiens promoteurs de la théologie de la libération. L’Amérique latine étant le berceau de cette théologie, les citations relevées n’en prennent que plus de sens.

Au sujet du capitalisme si fortement remis en question par les pays émergents de l’Amérique latine et la théologie de libération il a ces propos:

Face aux abus du pouvoir économique, face aux actes de cruauté d’un capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise, nos yeux se sont ouverts sur les dangers que recèle la richesse, et nous comprenons de manière renouvelée ce que Jésus voulait dire quand il mettait en garde contre la richesse, contre le dieu Mammon qui détruit l’homme et qui étrangle, entre ses horribles serres de rapace, une grande partie du monde Jésus de Nazareth (p.120).

Au sujet de l’aliénation et de Marx, si souvent décrié par les uns et admiré par les autres, il a ce commentaire plus que surprenant :

N’est-il pas vrai que l’homme, cette créature appelée homme, tout au long de son histoire, est aliéné, brutalisé, exploité? L’humanité dans sa grande masse a presque toujours vécu sous l’oppression. Et inversement, les oppresseurs sont-ils la vraie image de l’homme, ou n’en donnent-ils pas plutôt une image dénaturée, avilissante? Karl Marx a décrit de façon drastique « l’aliénation » de l’homme. […] Il a livré une image très concrète de l’homme qui tombe aux mains de bandits (p.224).

Imaginons un seul instant que le message, livré au Mexique et à Cuba, soit inspiré par ces prises de conscience qu’il a su si bien exprimer dans son livre sur Jésus de Nazareth. Ce serait une véritable révolution pour l’Église et pour l’ensemble des pays de l’Amérique latine. Ce serait également une levée de boucliers de toutes les oligarchies latino-américaines et, plus que tout, de Washington. Il se ferait rappeler qu’il n’est pas de sa mission de s’introduire dans les affaires des États et dans les réalités politiques. Qu’il se contente de parler de Dieu, des Évangiles, de la dévotion à la Vierge, de la célébration des sacrements et de la vie de l’Église. Le reste, ça ne le concerne tout simplement pas.

Il faudrait pratiquement un miracle pour qu’il en appelle à ces prises de conscience dans ses interventions au Mexique et à Cuba. Il demeure foncièrement un allié de Washington et des pouvoirs oligarchiques. Qu’on se souvienne, en 2008, de cet anniversaire, célébré en grande pompe à la Maison Blanche. De quoi alimenter un certain sentiment de reconnaissance et de solidarité.

À QUOI PEUT-ON S’ATTENDRE? 

Au Mexique, du 23 au 25 mars, son séjour aura un « air de déjà vu ». Les foules viendront acclamer en lui le représentant du Christ sur terre, se prosterneront pour recevoir sa bénédiction et lui diront, sans doute, leur douleur de cette violence qui ne cesse de les poursuivre. Quelques uns trouveront, peut-être, le moyen de dénoncer les injustices structurelles et institutionnelles dont ils sont victimes. Ils lui rappelleront que la pauvreté n’est pas un destin naturel réservé à une majorité d’humains, qu’elle est froidement générée et entretenue par un système entièrement au service d’oligarchies avec lesquelles l’Église est trop souvent complice. 

Pour sa part, Benoît XVI se fera sensible aux victimes de la violence et à toutes ces souffrances générées par un monde sans Dieu, nourrit par la cupidité et l’égoïsme. Il se gardera d’en préciser la nature et les principaux acteurs. Il invitera toutes les personnes de bonne volonté à se confier à la Madone de Guadalupe et de vivre profondément leur foi en union avec leurs pasteurs. Il les mettra en garde contre ces rêves aux horizons matériels et terrestres et les invitera à s’en remettre au Christ, sauveur du monde. 

À Cuba, du 26 au 29 mars, les choses risquent de se présenter différemment. Cuba n’est plus ce qu’elle était il y a 20 ou 30 ans. Il en va de même pour l’Église cubaine. La visite, en 1998, du pape Jean-Paul II, s’était déroulée dans un climat de grande harmonie et de respect. Jean-Paul II avait lui-même reconnu que cette visite l’avait profondément impressionné et marqué. 

Cette fois-ci, la collaboration entre le Gouvernement et l’Église cubaine est encore plus intense. Les préparatifs à cette venue du pape ont été réalisés sans qu’il y ait accrochage de part et d’autre. Cela ne plait pas beaucoup aux anti-cubains de Miami et, à en croire certaines informations qui circulent, Washington ne voit pas cette visite d’un bon oeil. 

Le Gouvernement cubain a mis à jour une opération visant à perturber par tous les moyens cette visite de Benoît XVI. Des sommes d’argent importantes, venant des Etats-Unis, sont mises à la disposition  de collaborateurs et collaboratrices, appelés (es) les dissidents et dissidentes dont font partie les femmes en blanc, pour s’adjoindre d’autres cubains et cubaines en vue de créer du désordre au moment des célébrations et retenir ainsi l’attention des médias. Plusieurs, venant de Miami, se présenteront comme pèlerins pour coordonner ces actions. En échange de ces gestes de désordre, des visas pour émigrer aux Etats-Unis seront offerts aux plus méritants. Une manière de retenir l’attention des médias pour mieux discréditer le régime cubain. 

Quoi qu’il en soit, le peuple cubain et les autorités n’ont rien négligé pour recevoir ce chef d’État et ce pasteur avec tous les honneurs et le respect dû à son rang. Une immense estrade a été érigée au pied du monument de la Place de la Révolution où des centaines de milliers de personnes pourront s’unir pour la célébration eucharistique. 

Depuis, maintenant plusieurs années, les communautés chrétiennes se développent et la liberté religieuse, davantage affranchie de certaines influences étrangères, retrouve sa pleine expression. Si, pendant plusieurs années, l’église catholique de Cuba a été un maillon important de l’intervention des États-Unis dans l’ile, il semblerait que ce  ne soit plus exactement le cas. Toujours est-il que le thème de la liberté religieuse n’a plus sa raison d’être. 

Fidel Castro, toujours vivant et actif, comme écrivain et personne ressource, ne cesse de poser des questions fondamentales sur l’avenir de l’Humanité. Il traite de l’environnement, des guerres de conquêtes, des armements toujours plus sophistiqués, de nouveaux paradigmes dans la gouvernance du monde. Il attire à lui des intellectuels de partout à travers le monde, des croyants influents, des chefs d’État, des écrivains  et de nombreuses autorités religieuses. Chavez, Morales, Correa, Roussef, Fernandes et bien d’autres, tous et toutes chefs d’État de pays de l’Amérique du Sud et de foi chrétienne, trouvent en Fidel sagesse, profondeur et une grande humanité. 

Déjà nous connaissons les réalisations de Cuba dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Tout cela se réalise, en dépit d’un blocus économique qui défie le droit international, tout en étant foncièrement criminel à l’endroit de tout un peuple. Ce sont des centaines de millions de dollars qui sont votés chaque année par le Congrès des Etats-Unis pour déstabiliser le pays et faire en sorte que le régime échoue sur toute la ligne. 

À ce jour cette stratégie, dénoncée par la Communauté internationale, se poursuit comme si rien n’était. On vote contre le blocus, mais personne n’ose agir. À ceci s’ajoute, évidemment, le cas de ces cinq antiterroristes cubains, condamnés injustement et  emprisonnés, depuis 13 ans dans des prisons à sécurité maximale. 

Il faut croire que ces deux questions seront soulevées par les autorités cubaines pour que le Vatican intervienne contre ce Blocus et qu’il réclame, auprès de Washington la libération des cinq antiterroristes cubains, injustement condamnés. 

Je souhaite, personnellement, que tout se déroule normalement et qu’aucun évènement fâcheux ne vienne ternir cette seconde visite d’un Pape à Cuba. Il est possible qu’une rencontre ait lieu entre Benoît XVI et Fidel Castro, tous les deux âgés de 85 ans. Leur parcours de vie, au service de l’humanité, sera une référence pour alimenter ces moments d’échange. 

Oscar Fortin

Québec, le 21 mars, 2012-03-20 

http://humanisme.blogspot.com

 

 

 

 

http://www.culture-et-foi.com/dossiers/benoit_xvi/oscar_fortin.htm

http://www.alterinfo.net/LE-VATICAN-A-LA-MAISON-BLANCHE-BENOIT-XVI-ET-G-W-BUSH_a18862.html

http://www.granma.cu/frances/plus-d’infos/15mar-Votre%20Saintete.html

http://fr.cubadebate.cu/actualite/2012/02/13/fidel-castro-rencontre-des-intellectuels-de-22-pays-pendant-plus-de-neuf-heures/

http://www.legrandsoir.info/blocus-des-etats-unis-contre-cuba-encore-une-fois-le-monde-entier-dit-non-sauf.html

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-liberez-les-cinq-antiterroristes-cubains-85964411.html

http://www.legrandsoir.info/les-cas-d-alan-gross-et-des-cinq-cubains.html

http://www.granma.cubaweb.cu/2012/03/21/interna/artic06.html

23 Commentaires

Classé dans Oscar Fortin

Journalisme, rédaction et écriture

Georges-Hébert Germain et Robert Bourassa

Doit-on faire relire nos écrits par les sujets?

Le 19 février dernier, Georges-Hébert Germain était l’invité de Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle pour nous présenter sa nouvelle biographie: Robert Bourassa.

Raymond Viger Dossiers Journalisme, Tout le monde en parle

Georges-Hébert Germain fait une grande confession lors de son passage à Tout le monde en parle.

Si j’avais fait relire mon manuscrit au moins cinq erreurs auraient été sauvé dans le livre sur Robert Bourassa.

Un livre peut être écrit en tant que journaliste ou comme auteur. Je ne m’attarderais pas ici à savoir quel chapeau Georges-Hébert Germain a utilisé pour écrire le livre Robert Bourassa. Je me limite ici à cette éternelle question à savoir s’il est acceptable de faire relire nos écrits en journalisme.

Le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est clair sur ce point:

5 c) Approbation par les sources
Les journalistes ne soumettent pas leurs reportages à leurs sources avant de les publier ou de les diffuser.

Et pourtant, plusieurs journalistes, en chuchotant et discrètement, avoue faire relire leurs reportages par les personnes concernées. Plusieurs raisons peuvent le justifier. En journalisme scientifique, lorsque vous passez en entrevue une personne qui possède 23 doctorats hyper spécialisés, il peut être intéressant de faire relire certains passages plus techniques question d’éviter de grossières erreurs qui discréditeraient l’ensemble du reportage ainsi qu’induire le public en erreur.

Pour obtenir une entrevue, certaines vedettes exigent de pouvoir relire le texte avant publication. Ici on peut se questionner à savoir s’il y a ingérence ou si c’est la recherche de vérité qui motive une telle demande. Je ne peux endosser que la personne passée en entrevue ait le pouvoir de décider ce qui est acceptable ou non de publier.

Comment interpréter le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes?

Le mot clé est l’approbation par les sources. Dans notre magazine Reflet de Société, il est d’usage courant de faire relire les reportages, ou du moins certains passages avant publication. Nous travaillons souvent avec des personnes sensibles, fragiles et qui n’ont aucune expérience avec les médias.

En faisant relire le texte, nous voulons vérifier si la personne s’est bien exprimée, si ce que nous en avons compris représente bien la réalité. Il arrive qu’en se relisant, la personne nous rajoute un commentaire en disant qu’elle avait oublié un détail. Et ce détail amène parfois un nouvel éclairage intéressant au reportage.

Parfois c’est nous qui questionnons le sujet et lui présentons les conséquences possibles de l’entrevue. En se présentant sous son vrai nom et décrivant certains agressions, les gens de son entourage vont reconnaître certaines personnes. Pour sa propre protection, est-ce préférable d’avoir un pseudonyme?

Nous interprétons cette idée de faire relire un reportage non pas comme étant une demande d’autorisation mais plutôt comme un travail d’équipe avec la personne concernée. L’objectif demeure de présenter un texte le plus complet et le plus véridique possible.

La question qui tue

Georges-Hébert Germain n’a pas fait relire sa biographie de Robert Bourassa. Cinq erreurs ont été publiées qui auraient pu être corrigé s’il l’avait fait.

Pourquoi ne pas prendre avantage d’un travail d’équipe possible et de risquer de faire des erreurs? Si je fais relire, on me pointera du doigt sous prétexte que ce n’est pas “journalistiquement” acceptable. Si je fais des erreurs d’interprétation, on me pointera du doigt sur les erreurs qui se sont glissées.

Pendant ce temps, plusieurs journalistes font relire en cachette leurs textes. Presqu’honteusement.

À Reflet de Société, non seulement c’est d’usage courant, mais nous exigeons de nos journalistes qu’ils le fassent.

Autres textes sur Journalisme

2 Commentaires

Classé dans Actualité, économie, Raymond Viger

Alerte aux échecs de transaction


Vous venez d’acheter des actions auprès de votre courtier. Normalement, vous attendriez à ce que vos actions aient été déposées dans votre compte  dès le moment que vous payez. Pour bien des investisseurs, surtout aux États-Unis, c’est de moins en moins le cas. Le nombre d’actions fictives, semble-t-il, dépasse de beaucoup le nombre d’actions réelles. Et c’est un problème qui pourrait devenir un jour particulièrement troublant.

Entre le 1er novembre 2010 et le 30 avril 2011, les actions de Barker Minerals Ltd, de Colombie Britannique, ont connu 4,2 millions d’échecs de transaction ou de retards de règlement. Au 31 août, 1,8 million de transactions n’avaient toujours pas été fermées. Certains mois, les échecs représentaient entre 50% et 70% des actions émises. Par exemple, en avril 2011, alors que 4,22 millions de ventes et d’achats d’actions avaient supposément été fermées sur le parquet du TSX, seulement 1,36 million avaient effectivement été réglées à la chambre de compensation CDS, un taux d’échec de 69%.

Aux États-Unis, le président d’une entreprise loge auprès de son courtier une commande d’un million $ pour 50 000 actions de sa propre compagnie. Trois jours plus tard, comme c’est pratique courante, on retire l’argent de son compte pour régler la transaction. Mais les actions ne sont pas déposées à son compte. Deux semaines plus tard, elles ne le sont toujours pas, ce que son courtier lui confirme par écrit. Plus encore, dans une deuxième lettre, celui-ci avoue sans ambages : « Après discussion avec mes négociateurs, nous sommes incapables de trouver les actions demandées, que ce soit pour les emprunter ou les acheter ».

 150 milliards $US par jour

De tels échecs de transaction ne sont pas une exception occasionnelle, selon Fred Sommers, président de Basis Point Group, à Toronto, un spécialiste des systèmes de règlement et de compensation. Celui-ci a colligé un ensemble de chiffres à partir de divers rapports produits par la Réserve Fédérale américaine, la Securities Exchange Commission et l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM).

Selon ses compilations, les échecs de transaction, aux États-Unis surtout, atteignent depuis quelques années des niveaux alarmants, tout particulièrement dans le secteur des fonds négociés en bourse (FNB), un secteur qui a connu une faveur fiévreuse au cours des dernières années. À la fin d’août 2011, les transactions échouées représentaient 7,5% de la valeur totale des transactions, les FNB concentrant depuis l’été 2011 75% de tous les échecs de transactions, tous secteurs confondus. Deux FNB accaparent, à eux seuls, 20,9% de tous les échecs. Il s’agit du SPDR S&P 500 ETF (15,3%) et du iShares Russell 2000 Index (5,6%).

Au Canada, nous ne disposons pas du nombre d’échecs relatifs aux FNB, mais les chiffres de Fred Sommers indiquent que dans le domaine des actions, ils représentaient, en avril 2010, environ 1,6% de la valeur totale des transactions d’actions.

Un chiffre est particulièrement troublant. Fred Sommers constate que chez les 21 négociants de premier plan (Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citicorp, etc.), les échecs de transaction quotidiens s’élevaient de juillet 2010 à juillet 2011 à environ 150 milliards $US. Or, note M. Sommers, « c’est plus que la capitalisation totale de ces joueurs qui, elle, s’élève à environ 90 milliards $US ».

 Jeux de marge et de fiction

Pourquoi tant de transactions échouent-elles? Personne ne le sait vraiment, mais il est urgent d’y voir. Car ces 21 négociants comptent parmi les entreprises les plus sophistiquées au monde et disposent des systèmes informatiques les plus performants, fait-il ressortir. Comment peuvent-ils échouer autant chaque jour?  Soit qu’ils disposent des systèmes opérationnels les plus amochés au monde, juge M. Sommers, bien qu’il n’en croit rien, ou alors ils le font exprès.

Robert Pouliot, associé du programme FidRisk et chargé de cours en finance à l’UQAM, croit que les actifs dont le règlement échoue servent aux négociateurs à une foule d’activités de prêt de titres. Les négociateurs, dit-il « gagnent plus d’argent en prêtant les titres que par l’exercice de courtage et les commissions qu’ils engrangent. » Voilà un incitatif très fort de ne pas livrer les titres promis.

Fred Sommers, souscrit à cette idée, mais il y a plus, selon lui. Aux États-Unis, le paiement qu’effectue un investisseur pour sa commande de titre n’est pas simultané à la livraison des titres. Pendant trois ou quatre jours, pendant quelques semaines même, le courtier et les négociateurs ont le loisir de courir non seulement avec les titres des investisseurs, mais aussi avec leur argent.

Or, si M. Sommers a raison, entre les mains de négociateurs avisés, les 150 milliards $ de valeur de transactions échouées peuvent être vite augmentés par effet de levier de deux à dix fois cette valeur initiale. Pour faire quoi? Mille et une opérations de swaps, de futures ou de hedging, dont on récolte profits ou pertes.

En fait, il n’est même pas nécessaire qu’une transaction soit avortée pour que les joueurs du marché puissent profiter de cet argent « libre ». Au Canada, selon un porte-parole de CDS Clearing and Depository Services, le système de compensation interdit un tel flottement monétaire. « Notre système opère de façon telle que l’argent n’est émis que contre la livraison des valeurs. »

Mais aux États-Unis, confirme Susanne Trimbath, présidente de STP Advisory Services, le paiement et la livraison de valeurs ne sont pas contemporains. Souvent, l’argent est retiré du compte d’un investisseur dès le premier jour, assurément au troisième jour.

Or, Mme Trimbath est une experte en règlement et compensation, ayant fait carrière dans les applications d’arrière-guichet, dont six ans à l’emploi de Depository Trust Company, l’équivalent américain de CDS. Selon elle, la situation est bien pire que ce que laissent soupçonner les chiffres de Fred Sommers. Si tant de transactions échouent, juge-t-elle, c’est tout simplement parce que les valeurs n’existent pas. Elles circulent comme autant de titres fictifs qui servent à mener des foules d’opérations spéculatives, comme par exemple vendre à découvert le titre de Barker Minerals, auprès de qui Mme Trimbath agit à titre de consultante.

« C’est une situation extrêmement difficile, dit-elle, parce que personne dans les mécanismes de compensation de capital ne veut admettre que le système est à court de quelques billions de dollars (le PIB canadien est d’environ 1,5 billion $). Les investisseurs se font avoir et ils n’en savent rien.»

Or, non seulement les investisseurs se font-ils avoir, mais ce déficit démesuré pose un risque systémique qui croît de jour en jour.

Ian Barcelo

1 commentaire

Classé dans Actualité, Yan Barcelo

RÉSISTANCE ÉTUDIANTE À LA HAUSSE

PARLONS CHIFFRES

 

Le gouvernement Charest au pouvoir depuis dix ans à l’Assemblée nationale du Québec a décrété une série de hausses des droits de scolarité pour les étudiants inscrits à l’université.

 

La Ministre de l’Éducation Line Beauchamp justifie ainsi sa décision soi-disant irrévocable : « Nous persévérons dans notre décision, parce que nous savons qu’elle est nécessaire, qu’elle est juste et qu’elle est raisonnable. C’est pour un meilleur financement des universités, pour que le diplôme qu’on va chercher dans une université québécoise garde sa valeur, qu’on ait les meilleurs enseignants, les meilleurs équipements de recherche » (1).

 

À compter de l’automne 2011, les droits de formation universitaire ont été haussés  de 325 $ par année. Ils passeront ainsi de 2168 $ en 2011 à 3793 $ en 2016. En additionnant les frais afférents, la facture pour un étudiant sera d’environ 4 500 $ pour l’année académique 2016-2017, soit une hausse – tous droits confondus – de 2332 $, soit une croissance en cinq ans de 20 % du total des frais de la formation universitaire pour l’étudiant et l’étudiante (60 % de l’effectif).

 

Considérant que l’on dénombre 264 000 étudiants universitaires (temps plein et temps partiel – 46 % de l’effectif), la bataille engagée entre le gouvernement de Jean Charest et les communautés étudiante, professorale et parentale porte sur un différentiel de beaucoup moins que 620 millions de dollars par année et cela à compter de l’année 2016 comme nous allons le démontrer (2).

 

Compte tenu d’un budget provincial d’environ 90 milliards de dollars par année, le différend entre le gouvernement des riches et des recteurs d’universités surpayés contre les étudiants endettés, porte sur moins de un pour cent (0.6 %) du budget du gouvernement du Québec. Un tel affrontement gréviste en vaut-il la peine pour le gouvernement ? Pour répondre à cette question, poursuivons notre examen des statistiques.

 

PRÊTS ET BOURSES + IMMOBILISATIONS

 

La Ministre Beauchamp clame quelle assurera la mise à niveau du programme des prêts et bourses destinés aux étudiant(e)s (32 M$ d’investissements supplémentaires) ce qui porte ce poste budgétaire à plus de 475 millions de dollars par année. De plus, de nouveaux investissements gouvernementaux ont été annoncés pour les universités l’an dernier – 850 millions de dollars ont été promis en cinq ans – ce qui réduit d’autant le bénéfice de l’affrontement pour le gouvernement ? Arracher 620 M $ aux étudiants pauvres ou à leurs parents travailleurs d’une main, et dépenser 475 M $ + 170 M $ par année de l’autre main, ce n’est pas une bonne façon d’assurer l’équilibre budgétaire tant décrié (3) ?

 

La Ministre Beauchamp évalue elle-même que c’est une hausse de 5 000 $ de frais de scolarité que les parents de la classe ouvrière devront assumer au cours des années, ou alors ce seront les étudiants – futurs chômeurs – qui devront emprunter auprès des banquiers sous garantie gouvernementale (4). Comme les finissants universitaires ont de plus en plus de difficulté à se placer une fois leurs études terminées, ces dettes pèseront lourdement sur le dos des diplômés et en décourageront plusieurs d’amorcer ou encore de terminer leurs études universitaires.

 

Tout le drame des étudiants universitaires, fils de prolétaires, est entièrement résumé dans cette équation : « L’étudiant universitaire type en arrache. Il vit avec de maigres revenus annuels, ses parents ne l’aident que très peu et il doit travailler pour payer ses études. Et règle générale, l’étudiant à temps plein est plus susceptible de recevoir de l’aide financière, peu importe sa provenance, que l’étudiant à temps partiel, qui a tendance à en être privé parce qu’il tire de plus importants revenus d’emploi. » (5).

 

« En milieu universitaire, souligne l’étude de Bonin (2007) en 1996, 58 % des étudiants du premier cycle avaient un emploi comparativement à 71 % dix ans plus tard, soit en 2006. (…) (En 2012 ce taux serait de 80 % NDLR). Afin de réussir à payer cette hausse des droits de scolarité, les étudiants devront travailler encore plus d’heures. Autour de 160 heures par année scolaire pour la grande majorité d’entre eux dont la rémunération au travail équivaut au salaire minimum. » (6).

 

Selon les experts consultés, toute hausse des droits de scolarité, même minime, entraîne invariablement la hausse du décrochage des étudiants collégiaux et universitaires (7).

 

MOINS D’ÉTUDIANTS-ÉTUDIANTES UNIVERSITAIRES

 

C’est que la politique passée – des frais de scolarité peu élevés – a livré les dividendes escomptés : « Ils doivent savoir, explique M. Trudelle, que 22 pour cent plus d’étudiants provenant de milieux défavorisés ou de régions éloignées fréquentent les campus québécois qu’ailleurs au Canada. » (8).

 

Voilà la réponse à l’énigme que nous posions précédemment. La hausse des droits de scolarité vise spécifiquement à réduire l’accessibilité aux études supérieures particulièrement pour les étudiant(e)s issus des classes ouvrières et populaires.

 

Chaque étudiant qui abandonne les études supérieures fait économiser des dizaines de milliers de dollars par année au gouvernement, ce qui entraîne également qu’il y a moins de professeurs à engager, moins de prêts et bourses à accorder et moins d’infrastructures et de laboratoires à édifier, ce qui laisse plus de services disponibles pour les heureux gagnants de la loterie universitaire.

 

Pourquoi orienter de nombreux jeunes vers les études universitaires alors que les perspectives d’emplois des diplômés supérieurs chutent chaque année et alors que les gradués d’hier encombrent déjà les fichiers des bureaux de placement pour désœuvrés, sermonne Charest ?

 

Les pays arabes ont ainsi laissé propager ces illusions à propos d’emplois bien payés alors que se multiplié le nombre de diplômés-chômeurs, si bien qu’un jour ces «indignés instruits» en ont eu assez de vivre sur la chaussée : ils ont occupé la Place Tahrir au Caire et Sidi Bouzid en Tunisie. Charest ne veut pas attendre que les révoltés de Montréal occupent le quartier boursier  et ils les dirigent vers les mines glacées que le Plan Nord laisse miroiter au-delà du 49e parallèle, sur les terres autochtones expropriées, si les impérialistes chinois veulent bien lui avancer le capital désiré (9).

 

Enfin, il ne faut pas oublier que chaque grand affrontement entre l’appareil d’État et la masse de ses employés (600 000 travailleurs) commence toujours par quelques échauffourées entre les étudiants militants et l’État réactionnaire, histoire de prendre le pouls de la résistance populaire.

ILS VAINCRONT

 

La guerre de classe est engagée et jusqu’à présent nos représentants étudiants dirigent la partie de main de maître. Les enseignants, les ouvriers, les parents ne s’y sont pas trompés, ils sont sur les rangs au milieu de la mêlée et le gouvernement ne réussira pas à les isoler de leurs alliés – Félicitations aux  jeunes – aux jeunes ouvriers – aux étudiant(e)s, leur lutte de résistance sera victorieuse – ils peuvent compter sur notre soutien indéfectible.

 

LES ÉTUDIANTS ONT DROIT À UNE ÉDUCATION SUPÉRIEURE

 

FIN _____________________________________

 

 

(1)  http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201203/16/01-4506231-hausse-des-droits-de-scolarite-line-beauchamp-maintient-le-cap.php

(2)  http://www.mels.gouv.qc.ca/stat/stat_det/univ_eff.htm et http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/1997/04.10/profiletud.html

(3)  http://www.cyberpresse.ca/opinions/201006/23/01-4292806-equilibre-budgetaire-du-quebec-urgent-a-100.php

(4)  http://www.ameriquebec.net/actualites/2012/03/14/frais-de-scolarite-classe-moyenne-a-payer-line-beauchamp-8372.qc

(5)  http://www.ledevoir.com/societe/education/311274/les-etudiants-universitaires-en-arrachent

(6)  http://www.lavantage.qc.ca/libre-opinion/18-03-2012-libre-opinion-une-des-consequences-negligees-de-la-hausse-des-frais-de-scolarite

(7)  http://www.lavantage.qc.ca/libre-opinion/18-03-2012-libre-opinion-une-des-consequences-negligees-de-la-hausse-des-frais-de-scolarite

(8)  http://www.985fm.ca/national/nouvelles/hausse-des-droits-de-scolarite-une-coalition-veut-131752.html

(9)  http://www.plannord.gouv.qc.ca/  et http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24778

23 Commentaires

Classé dans Non classé