Zizanie, masques et mots creux ? À part çà, quoi de neuf ?

 
 
 

NOTA BENE: (Ceci est du “Bibeau-en-vacances”, reconstitué à partir de deux (2) de ses commentaires sur CentPapiers.)

 
 
Je crois que le Camarade Allard me pardonnera de m’appuyer sur son article récent pour en corriger deux (2) erreurs qui à mon avis doivent l’être.  Mais d’abord, disons que j’aime bien sa façon d’introspecter le mandarin Lisée, qui s’approche subrecticement de l’assiette au beurre péquiste à la veille du changement de la garde programmé pourl’automne qui vient…

La bourgeoisie empêtrée a pour habitude de demander au peuple de trancher entre ses deux factions rivales dans les situations de tension sociale. Une façon de tester ses deux poulains (lequel saura le mieux mystifier-duper le peuple et se faire valoir comme l’étalon de l’avenir au service des riches). On aura compris que je crois que le vieux canasson Charest n’a aucune chance de remonter sur le podium et qu’il doit laisser la place à la «jeune étalon» Pauline, anxieuse de se promouvoir et de placer son mari -souverainiste-fédéraliste-souverainiste – à la tête de quelque société d’État publique québécois pour faire du fric avec nos impôts.

Cela dit, la première erreur de taille dans l’article  de Pierre JC, c’ est que  le PQ n’a jamais été le refuge des gauchistes… à moins que l’on ne qualifie de gauchiste l’ex-porte parole de l’Union «Bolchévique» pro-impérialisme québécois lors du référendum de 1980, en opposition au groupe EN LUTTE et PCO, deux groupuscules gauchistes pro-impérialistes canadiens.

Beaucoup on fait cette erreur de penser que les capitalistes financiers canadiens, comprenant leur section québécoise, voulaient réellement scissionner ou débattre de constitution con-fédérative, alors qu’ils se disputaient simplement les oripaux nationaux canadiens pour savoir qui empocherait la cagnotte québécoise.  Ce sont les aristocrates ouvriers et leurs centrales syndicales qui ont noyauté le PQ, pas les gauchistes.

Les organisations gauchistes dissoutes, ces petits-bourgeois se sont ensuite répandus dans les organisations électorales de droite et social-démocrates … ils y sévissent encore. Quelques uns oeuvrent en ONG financés par le grand capital via leur État despotique.

Une seconde erreur. La description que fait l’ami Pierre des révoltes de palais au sein de la Nomenclatura péquiste est presque parfaite, mais encore une fois il commet une petite erreur.  Croit-il que seule la jument Pauline – la mandarine désignée pour devenir “calife à la place du calife” – s’est enferrée dans cette dramaturgie de fin de règne ?

ERREUR, Pierre. Tous les empereurs successeurs de Cesar (Lévesque) ont toujours fait le grand ménage avant de se présenter à la populace sur le balcon de l’Hotel de ville pour proclamer «Vive le Québec Libre», justement à l’heure ou ils trahissaient leurs légions de legionnaires en se présentant juste comme un bon gouvernement. Comme un mouchoir de rechange…

PLUS PAULINE S’ÉLOIGNERA DU RÊVE BRISÉ DE L’INDÉPENDANCE IMPOSSIBLE – PARCE QUE REJETTÉ INEXTERMIS PAR LE PEUPLE QUÉBÉCOIS PAS DU TOUT OPPRIMÉ, mais oppresseur des peuples autochtones –  … ET PLUS PAULINE PROCLAMERA HAUT ET FORT  “Vive le pouvoir québécois  – (sous entendu, « juste pour moi« ) –  “Indépendant qui m’aime me suive…! – (sous entendu « et les autres, hors de ma vue, manants… !)

Quand Pauline aura le mors bien aux dents, elle seule décidera du moment du référendum auto-sacrificiel.  Et il ne viendra jamais, car Pauline veut le pouvoir et sa classe de tutelle n’a plus rien à faire de ces reliquats d’indépendantistes en marchette.  Madame Ferretti, c’est bien fini. Faut se recycler mes amis.

Robert Bibeau (in absentia)

5 Commentaires

Classé dans Actualité, Robert Bibeau

5 réponses à “Zizanie, masques et mots creux ? À part çà, quoi de neuf ?

  1. Elyan

    Il est sûr que pour aucune considération, la réélection du specimen psychotique nordique est envisageable. Il reste bien peu d’options, les 2 autres, soit le PQ et son pendant (à cheval sur le PQ et le PLQ) jouant du BC BG pour se hisser au pouvoir du bout des lèvres, profitant du retour de vague pour faire le sprint final. Ils ont pourtant régné suffisamment longtemps pour faire la preuve qu’avec un état maternisant qui surveille la température des syndicats pour s’assurer une plus grande latitude de mouvement, ils ne réussissent qu’à enliser le Québec et, tout comme leurs opposants, à profiter de leur pouvoir pour bouffer du steak au déjeuner. Québec solidaire a malheureusement trop peu de candidats, ce que l’on devrait se faire un devoir de corriger afin de mettre dans la balance plus de gardiens à défaut de ne pouvoir faire un ménage adéquat.

    On aura vu sombrer nos actifs, nos possessions, nos ressources, hypothéquer tant notre avenir qu’il nous faudrait être des chats pour espérer vivre enfin une vie normale qui ne soit pas employée à réparer les erreurs des autres. Avec zéro gêne ils adaptent leurs discours au gré des modes, des dossiers chauds, tant et si bien qu’ils n’ont aucun plan de match sérieux autre que celui d’asseoir leur pouvoir dans de nouveaux bureaux redécorés, de nouvelles limousines et de nouvelles salles de bain revampées. Mëme Gentilly qui semblait être une priorité a sombré dans l’oubli, le temps aidant. Pourtant Gentilly gentillise toujours et sa situation ne s’est pas améliorée et cela devrait être important, suffisamment pour qu’on ne soit pas convaincu que parce que le contrat a été donné, que les lois ont été changées pour permettre sa continuité, sa fin ou so what, que la centrale se comportera avec dignité en demeurant dans le même état.

    Il faut faire le constat suivant: nous avons comme candidats, tant au PQ, au PLQ et ailleurs, que ceux que nous voulons bien avoir. Les électeurs ont la capacité de forcer l’émergence de politiciens sérieux et à l’écoute d’une démocratie, mais ils ne le font pas, trop heureux de mettre un crochet quelque part et de pouvoir confier l’état sans véritable enquête d’intégrité. Il est évident qu’entre les choix d’une tarte pourrie et d’un rôti cramé, le taux de satisfaction sera nul. Les deux dinosaures en place traînent un parti dont la lourdeur est en elle-même garante du peu de flexibilité dont ils peuvent faire preuve. J’ai cette impression grandissante que les prédateurs ont convenu de se séparer le territoire de chasse afin de ne pas ameuter les garde-chasse. De bleu, de blanc, de rouge, il n’y a que nous pour croire encore à une différence.

    Pays dont la dignité a été sclérosée au profit des ambitions personnelles, pays de tant de beautés soumis à la déroute, confié à d’ignobles barbares indignes.

  2. @ Elyan , vers la fin de votre dernier paragraphe vous dites : Québec Solidaire a malheureusement trop peu de candidats………
    J’aimerais vous rappeler que le NPD(JACK LAYTON) , n’en avait pas beaucoup lui non plus de crédible au Québec , pourtant suite à un simple coup de fil ou E-Mail (Pas un mois avant mais la veille) , le Québec a embarqué , ça sentait le propre. Les jeunes devire de bords sur moins que 10 cent et 2012 , eux ils connaissent cela le Web.

    Racontez-leur ce que vous voudrez , ils sauront faire la différence.
    Jean-Marie De Serre.

  3. « La bourgeoisie empêtrée a pour habitude de demander au peuple de trancher entre ses deux factions rivales dans les situations de tension sociale. Une façon de tester ses deux poulains (lequel saura le mieux mystifier-duper le peuple et se faire valoir comme l’étalon de l’avenir au service des riches).  »

    Je seconde. Bien vu. On pourra aussi penser à Obama/Romney en méditant les ramifications de cette analyse. La politique politicienne binarisée et dévidée, c’est le faux débat social par excellence.

  4. Qui a dit que pour avoir le choix, il faut 3 possibilités, sinon c’est une manipulation..

  5. Jean-François Belliard

    En regardant de plus près la photo du masque à trois faces ci-haut, il m’est venue le constat suivant : hémisphère gauche, hémisphère droit et la troisième voie au centre qui dans l’architecture du cerveau humain constitue les lobes frontaux. Ainsi, comme chez tous les enfants qui n’ont pas atteint le stade de développment final, c’est la chicane ou l’impossibilité d’harmoniser les pulsions et les tractions hémisphériques qui est mise en scène dans notre trop jeune monde.

    Nous sommes donc face au continuum dont les extrimités sont les autistes et les maniaques. Ce que Lafontaine désigne sous les vocables d’auditif et visuel comme étant des dysfonctions cérébrales minimes. Et que Mintzberg nommait « right brain, left brain ».

    D’après ce que j’apprends, sur le tard, le Marxisme/Léninisme serait-il l’harmonisation des deux extrèmes ?

    Question de même.

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