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Le Bien et le Mal, selon Einstein!!!

Le Bien et le Mal selon Einstein.

On sait qu’Albert Einstein était croyant. Voici une petite historiette qui, selon la légende, met Albert Einstein en évidence, lorsqu’il était étudiant :

« Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question :  

Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

Un étudiant a bravement répondu : – oui, Il l’a fait !

Le professeur a dit : – Dieu a tout créé ?

– Oui, monsieur, a répliqué l’étudiant.

Le professeur a répondu :

-si Dieu a tout créé, il a donc aussi créé le mal, puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. 

L’étudiant était resté silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-mêmeet il se vantait aux étudiants qu’il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe.

Un autre étudiant a levé sa main et a dit :

– Puis-je vous poser une question professeur ?

Bien sûr, a répondu le professeur.

L’étudiant a répliqué :

– Professeur, le froid existe-t-il ?

– Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid ? a répliqué le professeur.

Le jeune homme a répondu :

– En fait monsieur, le froid n’existe pas.

Selon la loi de physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l’absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie.

La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température.

             Le Froid n’existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur. 

L’étudiant a continué :

– Professeur, l’obscurité existe-t-elle ?

Le professeur a répondu :

– Bien sûr qu’elle existe !

L’étudiant a répondu :

– Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus. L’obscurité est en réalité l’absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité. 

Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer. Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente.`N’est-ce pas vrai ? L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière.

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur :

– Monsieur, le mal existe-t-il ?

Maintenant incertain, le professeur a répondu :

– Bien sûr comme je l’ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal ! 

L’étudiant a répondu :

– le Mal n’existe pas Monsieur, ou du moins il n’existe pas de lui-même.

Le Mal est simplement l’absence de Dieu en soi. Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu en soi. 

Dieu n’a pas créé le mal. Le Mal n’est pas comme la foi, ou l’amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son coeur. 

Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière.

Le professeur s’est assis. »

Le nom du jeune homme ? Albert Einstein.

Personnellement, je pense que le mal est la conséquence de l’absence de « chaleur humaine » qu’on appelle l’amour tout simplement. On sait que l’amour existe; mais peut-on en donner l’origine à Dieu si on ne peut prouver rien au sujet de celui-ci?

Ce qui n’enlève rien au fait qu’Einstein s’appuyait plus fortement sur sa propre logique que sur celle qu’on voulait lui inculquer.  C’est en ce sens qu’il fut un homme remarquable.

Amicalement

André Lefebvre

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Classé dans Actualité, André Lefebvre

Comprendre la vie évolutive de l’univers sans forces « magiques »!!!

 

« Nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. Une intelligence qui, pour un instant donné, connaitrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. »

— Pierre-Simon de LaplaceEssai philosophique sur les probabilités (1814)Pierre-Simon de Laplace, est un mathématicien, astronome et physicien français.

Difficile de refuser de réfléchir après un tel postulat. Et réfléchir est de mettre en activité nos neurones. Vous verrez que cette activité nécessite un entraînement minimal. Voici donc, le « club nautilus » neuronal.

Remarquez que pour la recherche « technique » il est probablement excellent de « sortir de sa tête » et de rester empirique; mais il est nécessaire qu’on revienne à la raison, pour évaluer l’ensemble des données.

Ce qui suit, est un simple « concept hypothétique » de l’évolution de l’univers qui débute par :

1)      Un point géométrique unidimensionnel au départ de l’histoire du l’univers, au lieu d’une « corde virtuelle» de Alan Gutt ou d’un « instanton temporel» de Hawking-Turok ou autres concepts complexes et imaginaires…et surtout: sans participation de la notion de « forces fondamentales ».

2)      Ce point unidimensionnel n’a pas d’autre choix que d’être un « rien » affublé d’une potentialité, sinon il est « néant »; ce qui ne peut pas « être », logiquement ou devient « impossible », mathématiquement.

3)      La potentialité de ce point se manifeste en énergie « non nulle » (scalaire non nul?) qui s’amplifie jusqu’à sa limite définie par la différence de puissance entre « centripète » et « centrifuge » (Ou de tout autre notion composée de deux opposés complémentaires dont l’une tire son origine de l’autre, source d’une différence énergétique entre les deux). Ici, j’ai choisi « centripète/centrifuge pour expliquer une augmentation d’énergie et l’apparition d’une surface (espace vectoriel?), au moyen d’une rotation constante sur soi-même (centrifuge), obligatoire lorsqu’on se sert de la notion du « point ».

L’augmentation d’énergie dans la surface croissante est simple à comprendre. Un distance est une succession de points, Lorsqu’une distance se « rallonge » (centrifuge), apparaissent des « points » additionnels; et ces « points » ont obligatoirement un taux d’énergie « non nul », sinon ils ne pourraient pas « être ». Une surface qui s’ajoute des « points », augmente donc la quantité d’énergie qui l’anime. La vitesse de rotation peut alors augmenter sans violer la loi de « conservation de l’énergie »; car il y a bien « conservation d’énergie », mais elle  est en croissance constante.

Note: Le sens de rotation est « positif »; c’est-à-dire, dans le sens des aiguilles d’une montre. La forme de la goutte est l’effet de la « conséquence » centripète qui retient  et donc « tire vers l’arrière » du mouvement. C’est donc, « la pointe » de la goutte qui « avance » en entraînant le reste.

4)     La surface se déchire et la partie « centrifuge » projetée dans tous les sens, donne à la surface de l’ère de Planck, une distance additionnelle qui est une « profondeur ».  Nous sommes passés de la 1ère dimension, le point, à la deuxième, la surface, pour atteindre la troisième, le volume. Il est étonnant que nous ne sortions même pas de la géométrie d’Euclide.

5)      La vitesse des « points » composant la demi-surface initiale « centrifuge » (un monopôle leptonique) est celle des neutrinos (spin ½, charge nulle. Fond de rayonnement actuel à 1,9 kelvin); celle de l’énergie maximale atteinte lors du « déchirement » est la vitesse de la lumière ©.

L’autre demi-surface (centripète) (monopôle magnétique) s’est repliée sur elle-même, dans l’ère de Planck produisant une nouvelle surface (d’un diamètre maximal de 10^-35m/2) remplie d’énergie « centripète » qui reprend la « fuite du centre ». La « centrifuge » devient, cette fois-ci, « conséquence » de la « centripète »; mais elle permet toujours d’augmenter l’énergie de la nouvelle surface, en continuant sa rotation.

6)      Lorsque l’expansion du volume espace-temps est suffisant (diamètre de 10^-15 m) pour recevoir l’énergie « champ d’action » de la nouvelle surface « centripète » de l’ère de Planck, celle-ci s’introduit dans l’espace-temps, transformant sa caractéristique « centripète » (monopôle magnétique) en caractéristique « gluonique = retenir =  garder uni » tout en provoquant une « inflation » spontanée de notre univers.

La puissance de cette nouvelle caractéristique a une « portée énergétique » de 10^-15 m. Sa puissance de « couplage » est 100 fois plus intense que celle du « couplage » électromagnétique. Mais à son arrivée dans l’espace-temps, il n’y a aucun « couplage » de possible; sauf celle du  » monopôle  neutrino » (électronique) avec l’onde magnétique. Ce qui fait de l’univers entier, un photon en expansion.  Par contre la caractéristique « gluonique/magnétique » garde l’espace-temps « unifié », malgré l’inflation instantanée. Les particules composants cette surface « centripète » peuvent être interprétées comme étant la particule exotique nommée le « Parton » (celui de Feynman en 1969); qui est en fait, un gluon (plusieurs gluons peuvent simultanément occuper un même état quantique). Il « interagit » exclusivement avec les quarks (qui sont, aujourd’hui, considérés aussi comme des partons) qui ne peuvent pas s’additionner pour occuper un même état quantique.

Lorsque l’espace-temps en expansion dépasse cette limite du diamètre de 10^-15 m, la « portée énergétique/gluon » se « déchire » pour produire deux particules très massives (un quark Top « 175 GeV, 35,000 fois la masse d’un quark Up »; durée de vie 10^-24 secondes, et un anti-quark Top).

Qu’est-ce qu’un anti-quark?

Imaginez que le S sur le sigle Yin/Yang, plus haut, est une ligne de « patineurs » qui tournent autour d’un patineur central pivotant sur lui-même. Une moitié des patineurs sont tournés pour faire face à l’orientation de la rotation , et l’autre moitié doit également faire face au sens de rotation. Mais les deux groupes sont installés « face contraire ».   En ajoutant un patineur à chacun des bouts, éventuellement, la ligne se coupera en deux . C’est le Big bang que nous avons décrit.

La ligne représentant la partie « centripète » s’est repliée sur elle-même; donc la moitié de la ligne originale reste unie en une ligne qui se met à tourner autour de « son » propre patineur central. Mais une différence est remarquable. Avant la scission de la ligne originelle, tous les patineurs de cette partie centripète patinaient vers l’avant. Après la scission, une moitié de ces patineurs sont obligés de patiner « de reculons » pour pivoter autour du patineur central. Ces patineurs de « reculons » sont des anti-patineurs. Cette image explique l’origine des antiparticules.

Dans notre univers, chacune de ces particules/antiparticules est enveloppée par une déformation « gluonique » personnelle de l’espace-temps. L’époque « tardive » de cette première génération de quarks/antiquarks est également celle qui produit le Boson Z (91 GeV et charge électrique nulle) issu de collisions entre électrons et positrons. Le Z peut, entre autre, se désintégrer en quark/antiquark, en fait, dans 70% des désintégrations (Sauf en quark/antiquark Top parce qu’il n’a pas suffisamment d’énergie pour le faire).

7)      Ces deux particules de 1ère génération, produiront, à l’interne (au-dedans de leur volume propre) une deuxième génération de particules moins massives en se déchirant comme « l’énergie centripète/parton (de Feynman 1969) » l’avait fait. Le quark Top produit un quark Bottom et un boson W; l’anti-quark Top produit deux autres particules massives.

8)      Arrive, maintenant, la troisième génération de particules qui, elles aussi apparaissent à l’interne des particules-mères précédentes. Ce qui est à être remarqué est que chacune des « déformations spatiales » contenant une particule massive se retrouve à  l’intérieur des « déformations spatiales » de la génération précédente ainsi de suite. Le tableau final nous présente trois générations de déformations spatiales imbriquées les unes dans les autres (Comme la structure des déformations de l’espace-temps contenant galaxies, étoiles et planètes.

9)      Pendant toutes ces transformations de particules, celles-ci interagissent les unes avec les autres produisant une annihilation de la majeure partie des particules d’où ne sortira que la proportion d’une seule particule sur l’annihilation de milliards de particules/antiparticules. Les particules « survivantes » continueront d’interagir. Elles se joignent, se frappent, se frôlent etc. Les frôlements leur donne une augmentation de vitesse. Les vitesses des particules deviennent différentes.

10)   Lorsque deux particules se joignent, le centre de gravité de leur déformation spatiale respective se joigne également et augmente la « puissance de cette nouvelle déformation. Celle-ci devient alors plus susceptible « d’attraper » d’autres particules. Deux genres de regroupement de quarks, entre quelques autres, réussissent à atteindre un niveau de stabilité interne qui échappera, dorénavant à l’influence directe de l’expansion de l’univers pour interagir avec l’influence électromagnétique. Ce regroupement se compose de deux quarks Up (charge élect +2/3 ) et d’un quark Down (charge elect -1/3). Regroupement appelé Proton dont la durée de vie est d’au moins 10^29 ans; ce qui est plus long que l’âge actuel de notre univers. Un proton peut se transformer (non spontanément) en neutron en « se faisant intégrer » un électron avec émission d’un neutrino électronique. Le processus est réversible spontanément de sorte que le neutrino n’a une durée de vie que d’environ 15 minutes.

11)   La masse du proton : En plus de ces trois quarks de valence et des gluons, le proton est constitué d’une « mer » de paires de quarks-antiquarks virtuels qui « bouillonnent » dans les gluons (ou dans la soupe gluonique où baignent les quarks Up et Down). La masse du proton provient principalement de la masse de ces paires virtuelles. La masse du proton est environ 1 836,15 fois celle de l’électron. Il n’est donc pas surprenant qu’un proton capture un électron dans son champ gravitationnel. Par contre, l’électron possède une charge négative tandis que le proton est positif. L’électron ne s’insère donc pas dans le proton et son énergie négative se contente « d’envelopper » le proton. Le premier atome de tous est « créé » : l’atome d’hydrogène.

12)   L’ajout de la masse de l’électron augmente la masse du proton; mais ce n’est pas suffisant pour justifier la capture d’un neutron pour produire le deuterium (Isotope de l’hydrogène). On doit alors se rapprocher de l’électromagnétisme. Le magnétisme associé aux spins nucléaires (nucléons=proton) détermine un rapport gyromagnétique qui peut-être positif ou négatif. Il est positif pour le proton et négatif pour le neutron.

Qu’arrive-t-il si vous dirigez l’une vers l’autre, deux boules auxquelles vous donnez une rotation contraire  à chacune? Aussitôt qu’elles se toucheront, leur rotation contraire va les « coller » l’une à l’autre et elles continueront leur rotation individuelle.  Si vous faites la même expérience en donnant une rotation identique à chacune des boules, aussitôt qu’elles se toucheront, elles se propulseront l’une de l’autre, à cause de l’impulsion « contraire » qu’elles reçoivent au point de contact. C’est la base de « l’attirance » de charges électriques contraires (+ et -). Donc un neutron de charge électrique neutre n’a aucun problème avec, ni la charge négative de l’électron, ni la charge positive du proton. Il n’y est pas sensible; par contre, s’il touche le proton, leur « rapport gyromagnétique » (spin) contraire va les coller l’un à l’autre et les deux se retrouvent entourés d’un nuage électronique. L’ensemble produit est un atome de deutérium.

13)   Nous ne « fabriquerons » pas tous les atomes, mais le processus reste le même; et c’est le ½ spin de ces particules qui permet d’accumuler les protons et neutrons pour produire d’autres atomes (J’ai vérifié « géométriquement »). Les électrons seront capturés et « s’installeront » sur sept paliers énergétiques successifs qui semblent être la structure gravitationnelle usuelle à l’extérieur d’un noyau d’atome. De plus cela ressemble étrangement aux paliers successifs que l’on peut apercevoir en grossissant une photo de la galaxie d’Andromède (la plus proche de nous):

L’atome du deutérium étant beaucoup plus massif que le neutron ou le proton, n’aura pas de difficulté à « capturer » des protons ou des neutrons, produisant ainsi d’autres atomes légers ou d’autres isotopes. Les atomes lourds, pour la plupart, seront produits à l’intérieur des étoiles.

Bon! Avons-nous rencontré jusqu’ici une force magique quelconque qui agit à distance comme le ferait une force « divine », notion derrière la force de gravité de Newton?

Non, je ne crois pas.

Mais ceci n’est qu’un concept qui devra recevoir confirmation d’une vérification mathématique (scientifique); sinon, je ne l’adopterai jamais comme étant une « réalité ». Ce n’est qu’une possibilité logique pour l’instant qui explique bien que, finalement, TOUT N’EST QUE MOUVEMENT!

Amicalement

André lefebvre

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Cosmologie, modèle standard!!!

Cosmologie  modèle standard:

Voici donc l’histoire officielle de la cosmologie avec mes « réticences » en italique. Il est possible que j’aie complètement tort; mais mon questionnement me semble valable. Le texte « officiel » est celui de Wikipedia.

Les deux principales caractéristiques de l’univers observable sont que celui-ci est homogène et isotrope à grande échelle, et qu’il est en expansion. Le but de la cosmologie est donc de proposer un modèle décrivant un tel univers, et expliquant les structures qui s’y sont formées. En pratique, la dynamique de l’expansion de l’univers est régie par la relativité générale, ou éventuellement une autre théorie relativiste de la gravitation2.

(Je ne conçois pas que la gravitation ait quoi que ce soit à faire avec l’expansion. L’expansion est conséquente du Big bang, époque où la gravitation ne pouvait exister puisqu’elle aurait empêché l’univers de prendre de l’expansion. Donc, placer la gravitation au moment du Big bang est illogique sinon, ridicule).

Celle-ci (la gravitation) prédit que si l’univers est, comme on l’observe, homogène et isotrope, alors celui-ci possède en général une dynamique (il est soit en expansion, soit en contraction).

(Je ne vois pas le lien qui permet de dire que ceci est une « prédiction » de la gravitation. La gravitation ne peut prédire une expansion; c’est également ridicule).

L’expansion observée de l’univers indique que celui-ci était plus dense et plus chaud par le passé. Un certain nombre d’indications, notamment l’abondance des éléments légers (issus de la nucléosynthèse primordiale), indique que cette phase chaude a atteint au moins une température de 1 milliard de degrés : c’est le Big Bang.

(Le Big bang n’est pas une question de température; c’est une question de la « production » de l’espace-temps. La température n’est qu’une conséquence de la densité d’énergie à cette époque).

L’univers actuel comporte un grand nombre de structures comme les étoiles, les galaxies, les amas de galaxies et les super amas : à grande échelle, il est homogène, mais est plutôt irrégulier à petite échelle.

(Encore une fois, ceci est contestable car à très grande échelle l’univers n’est pas vraiment homogène, au sens d’absence d’anisotropies (distribution de la matière en filaments dans l’univers à grande échelle).

L’observation de l’univers 380 000 ans après le Big Bang, par l’intermédiaire du fond diffus cosmologique montre par contre que l’univers était à cette époque bien plus homogène qu’il ne l’est aujourd’hui.

(C’est une façon de voir qui n’est pas très compatible avec la réalité) :

Cette image de COBE, est celle de l’univers âgé de 380,000 ans. Si vous faites se manifester  l’expansion des parties bleues sans restriction gravitationnelle et celle des parties rouges avec la restriction gravitationnelle, vous obtiendrez, 13,6 milliards d’années plus tard, une distribution identique à celle des filaments de l’image précédente.

Le mécanisme d’instabilité de Jeans permet d’expliquer que les objets astrophysiques puissent éventuellement se former à partir d’une répartition de matière initialement peu inhomogène, l’effet attractif de la gravité ayant tendance à aider des régions plus denses que leur environnement à attirer la matière voisine. C’est donc progressivement que les grandes structures de l’univers se sont formées. Les détails de ce processus de formation des grandes structures dépendent par contre de nombreux paramètres, en particulier les propriétés des formes de matière qui emplissent l’univers.

(Je ne suis pas d’accord pour accepter que la gravitation existant dans les parties rouge de l’image plus haut, puisse avoir une influence sur les parties bleues. La gravitation d’Einstein est une théorie « locale » et non « universelle » comme celle de Newton).

L’objectif d’un modèle cosmologique réaliste est donc de proposer un scénario qui permette de rendre de compte le plus précisément possible de l’ensemble des observations. L’on distingue essentiellement deux étapes :

  1. Celle qui relève de la cosmologie primordiale qui doit expliquer :
  • comment pendant le Big Bang l’univers a pu se trouver dans l’état très homogène que l’on observe par le fond diffus cosmologique,
  • (380,000 ans après le Big bang, l’homogénéité est disparues, on le voit très clairement sur l’image de COBE. L’homogénéité dont on parle est celle de l’image donnée par le fond diffus de 1960 qui n’était pas assez précise :
  • )
  • pourquoi à cette époque de petites irrégularités existaient déjà,
  • (Sur COBE, les « irrégularités » sont aussi importantes que les « régularités »)
  • comment les différentes formes de matière que nous connaissons (matière baryonique (c’est-à-dire les atomes), neutrinos,photons) ont pu être issus du Big Bang ;
  • (Elle ne sont pas issues du Big bang, elle sont une évolution de ce qui est issu du Big bang. Croire que la matière et les différentes formes d’énergie sont issues toutes ensemble du Big bang est aussi valable que la notion du super atome initial de Lemaître. C’est ridicule dans le « processus » du modèle standard qui donne un début à l’univers).
  1. Celle qui relève plus de la cosmologie observationnelle, qui doit expliquer :
  • la répartition actuelle des galaxies, amas de galaxies et super amas révélée par les catalogues de galaxies,
  • (Cette explication est simple et réside dans l’apparition de la gravité APRÈS le Big bang)
  • les propriétés physiques de ceux-ci (taille, masse, température, etc),
  • (La température est conséquente de la pression ambiante du moment; la masse est conséquente de la densité ambiante du moment et la taille est conséquente du niveau d’expansion du moment; tout cela n’a rien de « mystérieux »).
  • l’évolution de leur répartition que l’on observe en comparant la répartition actuelle de ces objets à celle qu’ils avaient par le passé en observant les époques plus anciennes de l’histoire de l’univers.
  • (On a vu l’évolution de la répartition de la matière en comparant les deux images plus haut et en y faisant « jouer » la gravitation dans les parties rouges. Notez que inverser les couleurs ne change rien au résultat).

Pour cela, un certain nombre d’observations sont à disposition :

  • la mesure de l’abondance des éléments légers : il est établi que quand la température de l’univers descend en dessous d’un milliard de degré, protons et neutrons qui existent alors se combinent pour former parfois quelques noyaux d’atomes à faible numéro atomique :deutériumhélium et lithium : c’est la nucléosynthèse primordiale. L’abondance relative de ces éléments dit « légers » dépend des conditions physiques qui régnaient à cette époque ;
  • (Époque de la nucléosynthèse qui est loin d’être celle du Big bang).
  • le fond diffus cosmologique, qui offre une photo de l’univers à l’époque où celui-ci est devenu suffisamment peu dense pour que la lumière puisse s’y propager librement (époque dite de la recombinaison, environ 380 000 ans après le Big Bang) ;
  • les observations des galaxies, amas de galaxies et super amas situés à différentes distances et donc vus à différentes époques,(Extrêmement important de prendre conscience de la relation distance/ durée)
  • la mesure de l’influence gravitationnelle de ceux-ci sur leur environnement par les effets de lentille gravitationnelle
  • (Qui se limite aux parties rouge de l’image de COBE. On peut évidemment observer cette influence dans une partie rouge comme dans une autre; mais la partie bleue intermédiaire n’en est pas affectée).
  • la mesure de l’absorption par de la matière non concentrée dans les galaxies du rayonnement des quasars lointains (forêt Lyman-α),
  • la mesure du taux d’expansion de l’univers (la constante de Hubble), ainsi que de son évolution au cours du temps par l’intermédiaire de la distance de luminosité de certains objets comme les supernovae de type Ia.
  • (Le taux d’expansion de l’univers, à ce moment-là, devient une « moyenne d’expansion » puisque celle des parties bleues est beaucoup plus rapide que celle des parties rouges de l’image de COBE; et, encore là, il faut calculer l’expansion entre deux supernova qui ne sont pas dans la même « partie rouge »; sinon on obtient exclusivement le taux d’expansion de cette partie rouge seulement).

Dans un avenir plus ou moins éloigné, il est envisageable d’observer d’autres phénomènes qui permettraient de sonder d’autres aspects de l’univers observable :

  • Le fond cosmologique de neutrinos, qui correspond à l’équivalent du fond diffus cosmologique, mais pour les neutrinos. Celui-ci a été émis bien plus tôt dans l’histoire de l’univers, une fraction de seconde après le Big Bang.
  • (Je dirais : au moment même du Big bang. Il est nécessaire d’y avoir une particule qui « concrétise » le mouvement de  l’expansion à l’époque).
  • Le fond cosmologique d’ondes gravitationnelles, qui représente des ondes gravitationnelles primordiales issues de l’époque où des effets de gravité quantique se produisaient dans l’univers. Il permettrait de sonder l’univers à des époques encore plus anciennes.
  • (Il est difficile d’accepter la présence d’ondes gravitationnelle dans la partie de l’univers qui est dit : « plat »; c’est une impossibilité à moins que ces ondes gravitationnelles n’aient aucune influence sur l’espace-temps. Ce qui est contraire aux observations).

J’espère que vous avez remarqué que mes commentaires répondent très bien au principe du rasoir d’Occam en évitant de compliquer la situation sans, pour autant éviter les évènements observés à cette époque de l’histoire de l’univers.

Amicalement

André Lefebvre

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Classé dans Actualité, André Lefebvre

En 1759, Langlade réussit presque, à capturer James Wolfe!!!

 

 

En 1759, Pouchot, commandant au fort Niagara, envoie une lettre à Vaudreuil annonçant que Charles Mouet de Langlade avec ses « sauvages », accompagné du chevalier de la Vérendrye avec les siens, descendent l’Outaouais à la tête de 1200 amérindiens.

Sauf que Langlade force les étapes et arrive, à la tête d’une avant-garde de 230 « Outaouais » le 29 juin 1759, vers 7hre du soir, à la ville de Québec. La Vérendrye, quant à lui, s’arrête à Montréal.

Habillé comme ses compagnons indiens, enseigne de la marine depuis 1755, Langlade est âgé de 30 ans. Fils du « canayen » Augustin Mouet Sieur de Langlade et de Domitilde, fille du chef outaouais Nissowaquet, Charles-Michel de Langlade est à demi-sauvage, malgré son instruction assez bonne. Son arrière-grand-père, Pierre Mouet sieur de Moras, était enseigne dans le régiment de Carignan, à son arrivée au canada, en 1665.

Charles-Michel subit son baptême du feu à l’âge de 10 ans avec ses « frères » Outaouais. Les Amérindiens avaient demandé à son père la permission d’amener l’enfant avec eux, lors d’un « coup » chez des ennemis. Le « coup » ayant réussit, depuis ce jour, les indiens croient Charles Langlade indestructible. En fait, il le fut, d’une certaine façon, puisqu’il décède très âgé, dans son lit, après avoir participé à 99 combats au cours de sa vie.

Il est également un des héros méconnus de l’histoire de la guerre de sept ans. « Méconnu de l’histoire », d’accord; mais très loin d’être méconnu des « canayens » de son époque.

À la bataille de la Monongahéla de 1755, celle de la « Malengueulée » comme disaient les « canayens », il commande l’embuscade qui écrase le général Braddock, pendant que Jean-Daniel Dumas attaque de front. De Beaujeu venait d’être tué au début du combat. Il est très possible que lui-même se croit indestructible, tellement il reste de glace durant un combat. Lors de la bataille de Carillon, ayant tiré de son fusil au point d’en faire chauffer le canon, il l’appuie à un arbre, près de lui, pour le laisser refroidir. Il s’assoit, le dos appuyé contre ce même arbre, sort tranquillement sa pipe et l’allume. Pendant qu’il fume tranquillement en regardant le combat, les balles sifflent partout autour de lui et ne semblent pas le déranger plus que des moustiques. L’un de ses compagnons, Amable de Gere dit Larose, racontera encore cette histoire 20 ans plus tard, tellement il en avait été impressionné. Personnellement, j’aurai réagi exactement comme lui. Eh oui!  J’aurais eu le même sang-froid; sauf que j’aurais été assis et appuyé…derrière l’arbre.

Le 21 janvier 1757, il est encore de la partie lors de l’embuscade où tombe Robert Rogers près du fort Carillon. On comprend, ici, que lui et ses indiens accompagnent ceux de Levreau de Langis à qui nous avons déjà crédité cet exploit.

À l’été 1757, il sert sous les ordres de Montcalm lors de la prise du fort William Henry (fort George).

Au cours du même été il capture une flottille britannique sur les Grands Lacs.

En septembre 1757 Vaudreuil le nomme commandant en second au fort Michilimakinac.

C’est donc, cet homme-là qui vient de débarquer, ce soir, sur la grève de Québec. La population l’accueille chaleureusement et les indiens sont heureux de se dégourdir les jambes en sautant de joie avec les Québécois.

Le jour du 26 juillet 1759, un détachement d’environ 2000 soldats anglais, commandé par Wolf, fait une reconnaissance en amont de la rivière Montmorency. Langlade et ses « sauvages » les aperçoivent. Ils se placent en embuscade et Langlade envoie le message à Repentigny d’avertir Lévis de lui envoyer la milice canayenne en renfort. Il lui fait savoir que les Anglais sont tombés dans un piège et que leur défaite est inévitable si on attaque tout de suite après leur avoir coupé toutes possibilités de retraite.

Repentigny accourt chez Lévis qui hésite et tergiverse malgré qu’il sait très bien que les soldats anglais ne font jamais le poids, en forêt, devant les canayens et les indiens. Lévis demande des ordres à Vaudreuil qui se trouve alors à 5 kilomètres de là. Vaudreuil répond d’attendre son arrivée, car il veut juger par lui-même des risques de l’attaque.

Se demandant quel était la cause du retard des miliciens, Langlade se rend lui-même auprès de Lévis pour appuyez sa demande et insister sur l’opportunité qui se présente. Lévis ne veut pas prendre le risque et attend Vaudreuil. Langlade revient faire sa demande à Lévis deux fois de suite.

Finalement sous l’insistance du chevalier Johnstone, aide de camp de Lévis, qui lui fait remarquer que « Lorsque la chance se présente, il faut la saisir avidement ! » celui-ci fait semblant d’accepter et dépêche un mot à Repentigny lui disant d’attaquer avec ses 1,100 miliciens, à la condition qu’il croit vraiment à la certitude du succès. Autrement dit, il remet la responsabilité du succès sur les épaules de Repentigny. Celui-ci lui retourne une demande pour des ordres clairs et précis. Lévis se décide enfin et donne l’ordre à Repentigny d’aller supporter Langlade.

Au moment où ses miliciens approchent de l’embuscade, Repentigny entend une volée de coup de feu. Les « sauvages », après cinq heures de camouflage étendus dans les herbes longues,  en ont assez d’attendre et attaquent pour « lever des scalps ». Les Anglais prennent la fuite et Wolf n’est pas vraiment menacé à aucun moment. Il retraite avec la majeure partie de son armée vers la Pointe Lévis.

Les indiens reviennent avec trente-six scalps après avoir tué plus de 150 Anglais; mais la chance de couper la retraite aux anglais s’était envolé. Les « sauvages » de Langlade sont loins d’être  heureux que les « Français » aient refusé de les seconder pour récolter plus de scalps. À partir de cet évènement, les amérindiens et même plusieurs « canayens » seront moins portés à risquer leur peau pour des « soldats » qui ne les appuient pas lorsqu’il est temps de combattre. On s’était déjà rendu compte, depuis un bon moment, que les « soldats » avaient tendance à rester en retrait et laisser combattre les miliciens et les Améridiens à leur place.

Lors de cet « engagement »,  Wolf était dans l’impossibilité de recevoir du renfort de l’autre côté du Fleuve. Si Lévis n’avait pas tant hésité, Langlade, ses « sauvages » et les miliciens « canayens », écrasaient le quart de l’armée Anglaise et tuaient, ou faisaient prisonnier, le général James Wolf lui-même. C’en aurait été terminé de la « conquête » anglaise et les « Canayens » ne seraient jamais devenus des « Québécois ». De plus la langue française serait répandue à partir du St-Laurent jusqu’à la Louisiane, dans un immense « croissant fertile » traversant l’Ouest américain.

C’est incroyable comme une simple petite hésitation peut changer le cours de l’histoire; vous ne trouvez pas?

Amicalement

André Lefebvre

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On a trouvé la « particule de Dieu »!!!

 

(Note : Je vais essayer de rendre le sujet le plus abordable possible)

– On a trouvé le Boson de Higgs!!!

– Tu n’es pas sérieux!!! On n’a pas trouvé la « particule de Dieu »???

– Hé oui, mon grand. C’est chose faite. La science est gagnante encore une fois.

– C’est Hawking qui ne sera pas content; il a gagé 100 dollars qu’on ne le trouverait pas.

– Il devra payer. On l’a trouvé.

– Mais c’est quoi, réellement, ce foutu boson de Higgs?

– Tu connais la notion d’onde/particule?

– Oui. Comme la lumière, par exemple, qui se présente en même temps sous la forme d’une  particule appelée photon et sous la forme d’une onde électromagnétique.

– C’est ça. Mais cette complémentarité des deux aspects onde/particule s’applique à toutes les particules. Donc, pour faire court, au niveau de la symétrie « électrofaible », la science rencontrait un problème depuis longtemps et vers 1960, Peter Higgs a proposé une solution qui se traduit par un « champ ondulatoire » appelé « champ de Higgs ». Le « champ de Higgs » remplit tout l’espace-temps. Toutes les particules se déplacent donc dans cette « soupe de Higgs ». Ce qui signifie que si ce champ ondulatoire existe vraiment, nous devrions pouvoir trouver son aspect « particule » complémentaire. Et comme ce « champ de Higgs » détermine une énergie de masse et qu’il se rapporte à une brisure de symétrie de la force électrofaible, la particule se doit d’être un boson.  En fait il sert principalement à donner une masse aux bosons Z et W+ et -. On se mit donc à chercher le « boson de Higgs ». Après plus de 25 ans, on l’a finalement trouvé. Bon! Il reste bien quelques légers détails à régler, mais on a bien l’impression qu’on a trouvé un boson de Higgs.

– Autrement dit : on n’en a pas encore la « preuve » définitive. C’est bien ce que tu me dis?

– Oui mais…la probabilité est à 5 sigma; c’est-à-dire 5 possibilités d’erreur sur 10 millions. C’est quand même assez certain.

– On peut conclure que ce « champ de Higgs » existe bel et bien, en effet. Mais explique-moi comment un « champ de Higgs » peut produire une « masse »?

– D’accord. Auparavant, on croyait que la masse était une caractéristique fondamentale des particules. Avec la nouvelle notion de « champs de Higgs », on se retrouve avec des particules où  aucune d’elles ne possède de masse. Ce n’est que l’interaction de ces particules se déplaçant dans le « champ de Higgs » qui nous donne l’impression qu’une particule est « massive »; et c’est son énergie déployée pour traverser ce « champ de Higgs » qui détermine sa masse. Plus elle est massive, plus elle a de la difficulté à se déplacer. Tu comprends?

– Bien sûr! C’est simple à comprendre. Quand je veux descendre du métro et qu’il est vide, je me dirige vers la porte beaucoup avec beaucoup moins de problèmes que quand le métro est bondé. Mais ce que je ne comprends pas est que : le photon n’a pas de masse. Ce qui signifie qu’il se déplace à la vitesse de la lumière. C’est bien ça?

– Oui! C’est ça.

– Et comme il se déplace à la vitesse de la lumière, le temps se fige et les distances deviennent nulles aux yeux de l’observateur. Donc, pour nous, le photon est « partout » dans un « éternel présent ».

– Ouais. Si tu veux.

– Mais si, au départ, toutes les particules n’ont pas de masse, elles devraient toutes voyager à la vitesse de la lumière comme le photon. Pourquoi ne le font-elles pas?

– Parce qu’elles interagissent, plus que le photon, avec le champ de Higgs.

– C’est bien là ma question : Pourquoi interagissent-elles plus que le photon?

– Je ne sais pas. Actuellement, on n’a pas de réponse à cette question.

– Mais il sert à quoi ton « champ de Higgs », si tu dois enlever toute masse aux particules et que, en faisant cela, tu es encore coincé? Un de mes amis dirait que ce n’est que du « tataouinage »; et je renchérirais par : « tataouinage masochiste ».

– La science évolue constamment et nous trouverons bien une réponse à ta question éventuellement.

– C’est drôle, j’ai comme l’impression que la réponse est beaucoup plus simple sans l’existence de ton « champ de Higgs ».

– Peux-tu m’expliquer ça?

– Je peux essayer; mais avant, dis-moi; ils l’ont trouvé où ton boson de Higgs?

–  Ils l’ont trouvé à l’intérieur du proton, au niveau des quarks.

– C’est bien ce que je pensais. Donc; un proton, c’est composé de quoi?

– De trois quarks, disons trois « billes énergétiques » qui représente 50% du proton; le reste, c’est des gluons (du mot anglais « glue » qui signifie « colle »).

– Et ce sont ces gluons qui sont responsables du fait que plus on éloigne les quarks les uns des autres, plus les gluons augmentent leur retenue sur les quarks.

– C’est bien ça. On appelle ça « le mystère du confinement ». Dans un proton ou dans un neutron, on ne peut pas séparer un quark des deux autres quarks.

– Donc, on peut dire que les trois quarks d’un proton « baignent » dans un « champ de gluons », dans lequel ils se déplacent; et si l’un d’eux s’éloigne des autres quarks, il a de plus en plus de difficulté à se déplacer. Autrement dit : sa masse augmente.

– Euh…Oui; on peut le dire…de cette façon.

– Mais si on le dit « de cette façon », on n’a plus besoin de « champ de Higgs » pour décrire les résultats de ton expérience, puisque les quarks baignent déjà dans un « champ de gluons » qui donne le même résultat qu’un « champ de Higgs ».

– Je vais y réfléchir. Mais je t’oppose ton argument précédant : Que fais-tu de ton boson « photon » qui n’a pas de masse?

– Il n’a pas de masse; donc il est « partout ».

– Et le « tissu » de l’univers espace-temps serait électromagnétique?

– D’une part, oui. D’autre part, il existe une autre particule « boson », comme le photon, et qui n’a pas de masse. Donc, qui est « partout » elle aussi.

– Laquelle?

– Le Gluon. Tu dois savoir que le gluon n’a pas de masse?

– Oui; évidemment; mais dans ce cas, le tissu de l’univers espace-temps serait également « gluonique »?

– Il semblerait bien, non? La caractéristique du Gluon est de circonscrire un volume en une entité indivisible.  L’univers espace-temps est UN et INDIVISIBLE. Que demander de plus?

– Le résultat, selon toi, est que la masse n’est pas du tout le produit du « champ de Higgs » ou du boson de Higgs?

– Le résultat est qu’on en n’a pas besoin. D’ailleurs le boson de Higgs est l’équivalent du « graviton » qui est une particule vecteur d’une force fondamentale et qui n’a jamais été trouvé. En fait, la notion de « force fondamentale » n’est qu’un acte de Foi en quelque chose d’inexpliqué et d’inexplicable. Je ne crois pas du tout aux forces fondamentales. La première de l’histoire, la force de gravité, fut concoctée par Newton qui avouait lui-même qu’il n’y croyait pas mais que « ça marchait ». Alors, il s’en contentait pour l’instant.  Cela a pris 300 ans avant qu’Einstein propose une solution différente; mais on ne la comprend pas encore parfaitement cette solution. Alors on tourne en rond depuis cent ans.

– Qu’est-ce qu’on ne comprend pas encore de la relativité?

– On ne comprend pas que la « force de gravité » n’est qu’une « CONSÉQUENCE » d’une déformation de la géométrie de l’espace. Donc cette force « active » n’existe pas. C’est une force « relative »; et une « force relative » n’est pas une « force fondamentale ». De plus, puisque cette « force » est l’une des quatre supposées « forces fondamentales actives » expliquant l’univers, et vu que ces quatre forces, au début de l’univers, n’en formaient qu’une seule, appelée : la « super force fondamentale », si tu élimines l’une des composantes de cette « super force », ta « super force active» disparaît complètement pour ne devenir qu’une « CONSÉQUENCE » elle aussi. Ce qui élimine les trois autres forces fondamentales.

Il serait temps de laisser tomber la notion de « force divine infinie inexplicable », venant de nulle part, « créatrices » de l’univers, pour enfin  considérer ces « forces » comme de simples « CONSÉQUENCES » environnementales. On cessera alors de tourner en rond autour de « dogmes » scientifiques aussi inexplicables que les dogmes religieux.

– Peut-être as-tu raison. Je vais y réfléchir sérieusement.

– Mais dis-moi? Pourquoi appelle-t-on le boson de Higgs : « la particule de Dieu »?

– Parce que sans elle, l’univers ne peut pas exister.

– C’est évidemment un dur coup pour Dieu et son boson, si on peut le remplacer par de la « glue ».

– Salut!

– Ok. Bye!

Amicalement

André Lefebvre

Voici ce qu’en pense quelqu’un qui est physicien:

« lol, un récit de pata-science ;). 

Vous confondez manifestement impulsion et énergie cinétique, l’impulsion est une grandeur vectoriel elle à une « orientation », l’énergie cinétique est une grandeur scalaire, et un scalaire n’a pas d’orientation ! 
De plus je n’est pas compté le nombre d’hypothèse gratuite que vous faites, mais il y en tellement, pour au final conclure par une autre hypothèse gratuite. 

Vous ne décrivez absolument rien par le présent texte ! 

@+, 
G. « 

Avez-vous remarqué le procédé? Accuser l’autre de planter vingt clous pour planter le sien. J’admire!!!

Au sujet du vectoriel versus le scalaire, je n’en doute pas du tout, le monsieur a parfaitement raison; mais l’énergie cinétique est l’énergie de travail qui produit un mouvement. Elle n’a pas de « direction » C’est bien évident, le mouvement n’est pas « dirigé » avant qu’on ne produise ce mouvement. Mais là, lorsqu’on produit ce mouvement, il n’est plus question d’énergie cinétique, mais « d’impulsion »; qui elle, est nécessairement « orientée ». Il n’y a donc aucun lien entre un vecteur et un scalaire. C’est tout à fait clair.

Par contre soyons honnête:  je vous prie de me croire… de ne pas me croire sur parole.

Pas facile d’échanger avec un physicien.

Amicalement

André Lefebvre »

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La pensée de Dieu!!!Bogdanov!!!


Igor et Grichka Bogdanov remettent ça une fois de plus. Ils écrivent un deuxième livre sur l’origine de l’univers. En fait, ce qu’ils présentent est leur recherche du sens à donner à cet univers où nous vivons. Ils ne sont pas les premiers à se poser la question, on le sait.

La question fondamentale est : Par quel « miracle » l’univers a-t-il surgit de rien il y a 13,7 milliards d’années?

Aujourd’hui, nous pouvons déceler trois propositions de réponse à cette question :

1)    La plus simple – mais aussi la moins scientifique – consiste à défendre l’idée selon laquelle l’Univers, la conscience et la vie sont le résultat d’un formidable «hasard cosmique» et de rien d’autre. Dans ce cas, la vie est apparue «par hasard» et notre existence est parfaitement arbitraire. Comme l’affirmait en son temps, Jean-Paul Sartre, «le monde est absurde».

2)    Deuxième proposition : celle des univers «parallèles». Selon les défenseurs de cette idée, l’univers dans lequel nous vivons ne serait que la version «gagnante» d’une infinité d’univers stériles. L’existence de l’univers «ordonné» dans lequel nous vivons n’aurait rien de remarquable puisqu’il serait perdu dans une multitude d’univers chaotiques. Disons-le sans détour; bien qu’à la mode, cette hypothèse n’est pas plus scientifique que la précédente et même, est moins logique, puisque les autres univers parallèles, étant « stériles » ne peuvent être viables, c’est-à-dire : « ne peuvent survivre ». Conséquemment, cette proposition représente l’équivalent d’un seul univers créé « complet et viable » depuis son début. Ce n’est pas du tout ce que nous observons, puisque l’univers continue d’évoluer encore aujourd’hui. Ce qu’il ne ferait pas s’il était déjà « complet et viable ».

3)    Troisième proposition qui semble le plus en lien avec la science, celle d’un Univers unique et structuré par des lois physiques. Dans ce cas, l’évolution cosmologique ne laisse rien au hasard et la vie apparaît comme la conséquence inévitable d’un scénario dicté, avec la plus haute précision, par les lois de la physique. Remarquons tout de suite que la science s’est rattachée aux deux propositions précédentes, selon l’époque de leur apparition, avec autant de vigueur qu’elle le fait actuellement à cette troisième proposition. Ce « fait » nous indique l’une de deux possibilités : soit que la science évolue, ou, que les scientifiques se servent d’elle pour appuyer n’importe laquelle de leur proposition. De toute façon, le nom de « science » appliqué sans les données scientifiques en cause, n’a aucune valeur en soi. De plus, changer la source « Dieu » pré-existant pour une source « lois physiques » pré-existantes n’explique absolument rien de plus que ne le fait le « créationisme ».

La réponse la plus « prometteuse » me semble, quand même, être dans la troisième proposition. Par contre, elle a son petit défaut : Ce sont des mathématiciens qui se sont appropriés de cette explication. Par conséquent, il leur est indispensable que la prémisse initiale de l’univers soit « mathématique ». Pour que cela soit, puisque les mathématiques seraient des « lois de base », les mathématiciens sont circonscrits à l’époque primitive où existent déjà des « lois mathématiques de base » et ne peuvent reculer plus loin que cette époque.

De sorte que nous sommes encore loin de l’apparition de l’univers, puisque celui-ci est apparu au moment même où il n’y avait « rien », même pas de lois de base. Autrement dit, les mathématiques font partie de l’univers. Donc son apparition ne peut pas être une « complétude » mathématique mais plutôt une « potentialité » mathématique qui devra évoluer.

Mais avant d’aller plus loin, revenons aux questions philosophiques que se posent les scientifiques: Dieu avait-il le choix?

Vers les années 1925, Einstein avait affirmé : «En tout cas, moi, je suis convaincu que Dieu ne joue pas aux dés.»  En 1951 son affirmation s’était transformée en question : «Est-ce que Dieu avait le choix lorsqu’il a créé l’Univers?» Sa réponse fut sans ambigüité : « Non il n’avait pas le choix! »

Quarante ans après Einstein, un savant anglais, sir Roger Penrose, de l’université d’Oxford, s’est posé la même question. Et là encore, sa réponse, très argumentée par des calculs savants, est la même que celle d’Einstein: le Créateur n’a aucune liberté de choix.

Dans leur deuxième livre, les frères Bogdanov décident, encore une fois, de baser leur recherche sur la notion du temps. Ils parlent de temps « de chez nous » et du temps « imaginaire ». Pour eux, le temps « imaginaire » est un temps « qui ne s’écoule pas »; donc, le temps AVANT… le temps « de chez nous ». Ils lui enlèvent l’énergie et le mouvement pour qu’il ne « s’écoule pas ». En fait, ils n’apportent rien de neuf à la question, puisqu’ils parlent, en réalité, du « temps figé » avant tout mouvement.  Une sorte d’état (et non d’existence)« présent » continuel et statique.

La raison de leur approche biaisée sur le temps est assez simple à comprendre : ils n’osent pas aborder (ou peut-être le font-ils ailleurs) le fait prouvé que l’état de « temps figé » se manifeste à deux « endroits » ou deux « moments » complètement opposés dans l’histoire de l’univers. Le premier se trouve lorsque l’énergie est complètement absente et le deuxième, lorsque l’énergie est à son maximum. Autrement dit :

1) lorsque tout mouvement est totalement absent; tellement absent que même le temps est figé, et

2) lorsque le mouvement atteint sa vitesse maximale : la vitesse de la lumière, vitesse où le temps  « se fige ».

Ils trichent une fois de plus lorsqu’ils représentent « l’instant zéro » comme étant la « singularité initiale » d’où émerge l’univers actuel (Ils ne sont pas les seuls à le faire en Astrophysique, évidemment).

Cet univers actuel est un univers ayant trois dimensions. De sorte que la « grosseur » minimale possible pour un univers ayant trois dimensions est un univers ayant un volume composée des longueurs les plus petites possible, c’est-à-dire, la longueur  de Planck, soit : 10-35 m. et nous savons que cette longueur n’est pas possible avant le « temps de Planck », soit : 10-43 sec après l’instant zéro.

Conséquemment, la « singularité initiale » n’a aucune possibilité d’apparaître à l’instant zéro. C’est, là aussi, une confirmation que les lois mathématiques ne peuvent pas être à la base de l’origine de l’univers puisque toute mesure avant l’instant de Planck est inexistante. La seule implication mathématique possible à l’origine de l’univers, est le calcul « probabiliste » qui, lui, est basé (mais on ne le dit jamais) sur un mouvement évolutif : Potentialité->possibilité->probabilité-> et finalement, réalité. En gros, plus la somme du calcul probabiliste nous rapproche de UN, plus on se rapproche d’une réalité; plus cette somme du calcul se rapproche de ZÉRO, plus on se rapproche d’une impossibilité. Il devient évident qu’une somme tout juste « non nulle », c’est-à-dire positivement infime, comme simplement 0+ (zéro positif),n’est pas une impossibilité mais bien, une potentialité.

Ces deux petites « tricheries » dans le dernier livre des frères Bogdanov discréditent alors toutes propositions qu’ils peuvent faire sur l’origine de l’univers. Par contre, comme il y a du « bon » dans tout, ils nous indiquent là où il ne faut pas tricher. Ce qui dégage un peu plus, la piste qui mène vers la réponse visée.

Laissons les frères Bogdanov à leurs « convictions » interrogatives et reprenons le parcourt à partir du point où nous fumes détournés de la piste :

« Dieu ne joue pas aux dés! » et « Dieu n’a pas le choix de créer l’univers tel qu’il est ».

Adoptons, une fois (et non une Foi) pour toutes, la position du « raisonnement objectif » au lieu de celle d’une « objectivité raisonnable ». Car, tous le monde le comprendra, se contenter d’un raisonnement impartial  strictement sur ce qui constitue un « objet », limite énormément les possibilités qui s’ouvrent à un raisonnement, tout aussi impartial, sur ce qui constitue un « sujet ».

Au départ, l’existence de Dieu ne peut pas être ni confirmée ni infirmée. Qu’on le veuille ou non, une absence de preuve est loin d’être une preuve. Alors soyons intellectuellement honnêtes et simplifions les deux énoncés en enlevant le facteur « Dieu ».

Nous nous retrouvons alors devant un raisonnement  objectif qui dit: « L’univers n’a pas d’autre choix que de devenir ce qu’il est actuellement! ».

Un simple constat sur le principe à la base même de l’évolution, nous donnera la clef pour comprendre pourquoi l’univers est tel qu’il estsans avoir la possibilité de devenir autre chose que ce qu’il est. Cette loi de base de l’évolution, que nous constatons partout, est que « seul ce qui est viable peut continuer d’évoluer ; ce qui n’est pas « viable » meurt et est recyclé dans la nature ».

On parle ici, évidemment, des systèmes organiques (organismes) composés de ses éléments de base. On perçoit le principe facilement dans l’histoire de la vie qui se transmet d’une « génération » à l’autre, pour ne jamais disparaître en soi. La mort n’est pas le contraire de la vie mais un simple recyclage des composés de base. La mort n’appartient qu’à un arrangement, ou un agencement, qui n’est plus « viable » et n’a aucun lien réel avec la vie elle-même; sauf celui qui fait que la vie en est indépendante puisqu’elle est, en soi, continuelle et donc immortelle. La vie n’apparaît pas « ex nihilo »; elle est apparue à un moment donné comme conséquence de l’évolution et continue de se transmettre depuis cette époque.

Par contre, on constate cette loi de base de l’évolution « disparition/recyclage » au tout début de l’apparition de l’univers. Effectivement, on observe que les particules fondamentales de l’univers évoluent continuellement  parce que le mouvement d’expansion de l’univers change l’environnement de ces particules. Celles-ci doivent nécessairement s’adapter pour « survivre » dans chacun des nouveaux environnements évoluant (ayant de moins en moins de chaleur et de pression). C’est ce qui fait changer, par exemple, un quark Top en les autres quarks successifs; ou les neutrons, qui ne peuvent pas supporter leur « nullité zéro » plus longtemps que quinze minutes avant de se transformer en proton. Ou encore, les neutrinos Tauiques en neutrinos muoniques pour ensuite se transformer en neutrinos électroniques. L’évolution est une conséquence de changements environnementaux qui, eux, sont à l’origine, une conséquence de l’expansion de l’univers.

Une fois que ce constat est établi, qu’arrive-t-il si nous allons jusqu’à accepter la possibilité que cette loi de base de l’évolution apparaisse tout simplement à l’instant zéro?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il arrive que nous trouvons alors  la réponse à la question de l’origine de l’univers :

L’instant zéro est un état à énergie manifestée « nulle », qui a cette caractéristique unique, de ne pas être « néant », même s’il est « rien »…… pour l’instant. Le zéro de cet « instant » est positif. C’est un « 0+ ». Autrement dit : cet état  est « rien » mais peut « devenir » quelque chose. C’est un « instant » à énergie potentiellement « non nulle ». Et c’est là où on abandonne les mathématiques « dures » pour aborder les mathématiques « soft » du calcul probabiliste.

Lorsque nous reculons jusqu’à l’état de potentialité (tout premier stage après celui de « néant » (zéro impossible) du calcul probabiliste), alors là, nous pénètrons dans le monde des « mathématiques philosophiques » et nous sommes obligés de prendre en considération  un philosophe appelé Shakespeare. Celui-ci, démontrant un maximum d’empathie,  s’installe à la place de l’univers et se pose la question : « Être ou ne pas être? ».

On se rend tout de suite compte que c’est là, la seule « incertitude » (question)  existante pour l’état « instant zéro», avant le début de l’univers.  Rien d’autre ne peut s’appliquer à un état de « potentialité » initiale non manifestée. Et cette question ne peut donc être autre, que la seule source et la seule cause possible de la manifestation initiale de l’énergie primordiale qui a fait apparaître notre univers.

On peut facilement le comprendre quand on compare notre propre réaction face à une petite question personnelle à laquelle on n’a pas de réponse. Plus cette question est existentielle, plus elle s’amplifie d’un instant à l’autre pour nous amener à une fébrilité de plus en plus importante jusqu’à ce que nous obtenions la réponse. L’intensité de la fébrilité causée par une inquiétude existentielle peut même atteindre, chez certains, le point de ne plus vouloir exister.

La question intellectuelle posée est, sans contredit, de nature énergétique et ne peut qu’être une énergie qui s’amplifie au pro rata de la prise de conscience  de l’incertitude de la réponse. L’évolution de la question débute par une simple remarque pour s’amplifier rapidement en une inquiétude insupportable d’une énergie incroyable. Remarquons également, qu’au départ, lors de l’apparition du questionnement, nous assistons à l’émergence d’une infime conscience « non nulle » qui est loin d’être « omnisciente ». Elle n’est qu’une « inquiétude« ; mais elle est fondamentale. Par contre, l’univers n’a pas besoin de plus.

L’énergie du questionnement, ou de l’inquiétude, au sujet « d’être ou ne pas être », prenant de l’intensité, devient insupportable et surtout incontrôlable. L’énergie, amplifiée à son maximum,  explose dans une manifestation d’une recherche factuelle de la « preuve de sa réalité » existentielle.  Ce qui résulte en l’explosion du Big-bang. L’univers se doit de commencer à manifester  sa « recherche existentielle » parce que s’il ne le fait pas, il devient « néant » au lieu de « rien »; et comme « néant » ne peut pas « être », même là, l’univers n’a pas le choix. L’univers s’est manifesté parce qu’il voulait « survivre » pour « être réellement ». Il ne pouvait pas continuellement « n’être que potentiellement ». Tout comme le neutrino qui ne peut pas n’être que « zéro » pendant plus de 15 minutes; il se doit d’exprimer sa « réalité » UN en devenant proton.

Ce que nous observons scientifiquement dans les faits, c’est qu’au temps de Planck (10-43 sec après l’instant zéro) il se produit une explosion d’énergie inconcevable qui fait apparaître notre univers tridimensionnel. Il devient alors indiscutable que c’est durant cette « ère de Planck », qui a duré 10-43 sec, que l’énergie nulle de l’instant zéro, est passé à un état « non nulle » pour ensuite s’amplifier, au point  d’être impossible à être contenue dans l’univers de Planck (ère de Planck). C’est à ce moment-là, à 10-43 sec après l’instant zéro, que tout a explosé.  En fait, « l’univers de Planck » a explosé pour devenir notre univers tridimensionnel et c’est aussi là, à cet instant précis, que se situe le Big-bang.

Quant à la question au sujet de l’implication du choix ou du hasard? Elle ne se pose même pas, puisque le hasard et le choix s’éliminent d’eux-mêmes  suite à la condition « sine qua non » d’être « viable » pour survivre et continuer son évolution. La condition de « viabilité » pour évoluer, élimine le choix, puisque toutes les « possibilités » doivent être tentées. Elle rend impossible le hasard, également, puisqu’elle détermine progressivement, une seule voie possible de cette évolution. Quoi de plus identique à la prémisse de la troisième proposition plus haut?

L’augmentation de l’entropie que nous constatons est simplement le résultat de la spécificité progressive du trajet évolutif accompli, par l’univers, dans sa recherche de « viabilité » de plus en plus pointue, afin de parvenir à une viabilité future, complète et indiscutable. L’entropie n’est pas une évolution de l’ordre vers le désordre, mais plutôt une évolution de la simplicité vers la complexité, ou encore, d’une généralité vers une spécificité. J’aurais pu dire, également, l’évolution d’une potentialité vers sa réalité.

Un résumé du processus serait : Ce qui ne fait que simplement « être » un état primordial, développe un « esprit » (conscience) dont l’inquiétude énergétique s’amplifie au point qu’il soit obligé d’agir pour éviter de « ne pas être ».

On observe également que la « conscience » primordiale « non nulle » acquiert constamment, de plus en plus d’informations issues de l’expérience évolutive en cours. La somme actuelle d’informations  n’est qu’une conséquence de la loi de viabilité, indispensable au cheminement de l’évolution vers la « réalité » finale. De sorte que toutes les informations accumulées antérieurement sur le sujet « viabilité », se retrouvent dans ce qui est issu de la dernière évolution. Celle-ci fournira d’autres informations plus précises qui se « concrétiseront » dans l’évolution (ou la génération évolutive) suivante.

Je ne sais évidemment pas qui est cet « état primordial »; tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes tous : « Je suis ».

Ce dernier constat du « Nous sommes tous: Je suis! » est celui de la situation qui se retrouve à l’avant-dernier stage évolutif qu’on appelle: la probabilité; y suivra, inévitablement, cette réalité finale dont je viens de parler.

Amicalement

André Lefebvre

                                                                           

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Selon Harper, en 1812, les Anglais sauvent la langue Française au Canada!!!

 

 

Sauver la langue Française??? 

Nous avons vu que lors de l’invasion américaine de 1775, les « Canayens » n’étaient pas « chauds » à l’idée  de combattre sous les ordres des officiers Anglais.  37 ans plus tard, l’opinion des Canayens n’a pas du tout changé.

Il est, cependant, exact  que la guerre de 1812 a contribué à façonner l’identité canadienne comme l’affirme notre Premier Ministre M. Harper. Ce qu’il omet de spécifier, est que, pour la première fois de l’histoire, ce sont les loyalistes du Haut-Canada qui ont cessé de se considérer comme des « exilés Anglo-américains ». Ce sont eux qui ont adopté la nationalité « Canadians » après la guerre de 1812. Par contre, pour se différencier des « Canayens » qui existaient déjà depuis plus de 200 ans, ils se donnèrent le nom de « Canadiens Anglais ».  C’est ce qui fit que les « Canayens » devinrent des « Canadiens Français » par la bande.  Ils deviendront Québécois, quelque temps plus tard, par décision des Anglais  et l’appui du clergé.

M. Harper voudrait nous faire croire que c’est la guerre de 1812 qui est responsable de la naissance de l’identité canadienne. Pour accepter cela,  il est indispensable d’effacer plus de deux cent ans d’histoire du Canada; cette histoire des « Canayens » qui ont ouvert le continent nord-américain aux blancs.  La plupart des Anglo-saxons, qu’ils soient « Canadians » ou « Américans », ne s’en privent pas du tout, et ce, sans aucun malaise. On n’a qu’à revoir les noms français de plusieurs villes des USA, sans qu’on mentionne qu’ils étaient, à l’origine, des établissements « canayens », pour s’en rendre compte; mais n’insistons pas outre mesure.

M. Harper devrait, cependant, nous expliquer comment il se fait que lors des débats pour « créer le Canada » en 1869, on parle de plusieurs faits historiques incluant l’invasion américaine de 1775, mais on ne dit rien au sujet des « hauts fait d’armes » de la « guerre » de 1812?

Il est évident, qu’on le veuille ou non, que cette gé-guerre de 1812 n’a eu aucun impact sur l’esprit national des « Canayens »; malgré ce que voudrait faire croire M. Harper. On en verra plus loin la raison. Il est inutile d’y ajouter l’élucubration du ministre James Moore, qui répète depuis des mois que la guerre de 1812 a permis de PROTÉGER la langue française au Canada (comme si c’était les Anglais qui avaient empêché les Américains d’entrer dans le Bas-Canada en 1813). Cela est même, encore moins valable que de dire que cette guerre est également responsable de la présence des portraits de la Reine partout dans les établissements  gouvernementaux.

Selon Donald Fyson, professeur d’histoire à l’université Laval et spécialiste de cette période de « guerre », il indique que « le Canada a rejeté la tentation républicaine », mais il qualifie réellement cette opinion de « mythe ». Je suis parfaitement d’accord avec lui au sujet de la guerre de 1812; mais ce refus avait été loin d’être un mythe chez les « canayens » en 1775. Par contre, encore une fois en 1813, les « Canayens » ont accepté de se battre contre les envahisseurs américains pour la seule et unique raison que ces envahisseurs étaient, à leurs yeux, non pas des libérateurs du joug Anglais, mais plutôt des « voleurs de territoires ». Et il n’était pas question que des aventuriers américains viennent voler les terres des « Canayens »; du moins pas dans le futur Québec.

En 1812, l’objectif avoué des Américains était d’envahir le Haut-Canada (dont la majorité de la population était exilée  américaine, et dont on supposait qu’elle accueillerait positivement cette invasion). Comme en 1775, le gouvernement américain rêvait en couleur.

Il serait peut-être important de se demander pourquoi, les américains préféraient s’attaquer au Haut-Canada qu’au Bas-Canada. Si vous cherchez quelque peu, vous découvrirez que dans le Haut-Canada, les futur « Canadians » qui résidaient à York, ne se sont pas vraiment défendus. Comparez à ce qui s’est déroulé pendant la guerre de sept ans, tout autant qu’en 1775, et vous réaliserez que les Américains n’étaient jamais emballés de faire face à la milice canayenne.  Que les historiens en fassent la remarque ou pas, les Américains souffraient du syndrome du « Chat échaudé craint l’eau froide ».

Je veux bien que l’on dise, aujourd’hui, que l’effort combiné des britanniques et des « Canayens » ont empêché l’invasion américaine de 1812; mais ce concept « d’effort combiné » n’existait pas du tout dans l’esprit des « Canayens », qui ont tout simplement fichu les Américains hors du Bas-Canada lorsque ce fut nécessaire. D’ailleurs la raison principale pour laquelle les historiens déclarent qu’il n’y eu aucun « vrai » vainqueurs lors de cette guerre, est simplement parce que les « Canayens » se sont contentés de rejeter les Américains chez eux. Aucune tentative de prise de territoire ne fut tentée par nous; sauf la petite vengeance d’aller brûler la Maison Blanche parce que les Américains avaient brulé York. C’est ce qui détermina, chez les Américains, le besoin d’écrire, dans l’entente de paix entre les deux pays, que dorénavant, ces deux pays ne s’affronteraient jamais plus, quelles que soient les raisons. En tant que « Canayen », cependant, je n’oublie pas que, sur 400 traités fait avec les Amérindiens, les Américains n’en ont pas respecté un seul.

C’est un peu pourquoi, je préfèrerais que nous ayons encore une milice au Québec et que je suis contre l’abolition des armes de chasse. Il nous faudrait garder nos qualités de « Francs tireurs ». Par contre, tous ne sont pas du même avis; alors… Mais, c’est comme pour le hockey; les meilleurs joueurs québécois sont engagés par les clubs américains. Il doit y avoir une raison obscure à tout cela? (C’est pas possible comme je m’amuse à gauche et à droite lorsque j’écris un article 🙂 )

Pour réviser la situation de 1812 au Canada, nous devons parler d’un vrai Héros britannique (une fois n’est pas coutume) nommé Isaac Brock. Pour décrire son caractère, rien de mieux que ce duel auquel il fut obligé de se soumettre, en Angleterre. Ayant le choix des armes, à l’encontre des conseils de ses amis, il choisit le pistolet malgré que son opposant fût l’un des meilleurs  tireurs de cette arme. Étant l’offensé, lorsque « l’arbitre » lui demanda à quelle distance il choisissait de faire feu, il répondit : « À la distance d’un mouchoir ». Son adversaire se désista, ce qui mit un terme au duel. Ai-je besoin de vous dire que j’aime ce genre de caractère?

Il fut nommé en charge de la défense du territoire canadien. Il prépara l’armée britannique du Canada, composée de 1600  soldats,  et s’enrichit d’une armée de miliciens canayens, sans oublier les Amérindiens dirigés par Tecumseh. Isaac Brock connaissait l’importance des francs-tireurs  dans une armée, depuis qu’il avait reçu une balle au cou en 1799; et comme il était responsable de la défense du Haut et du Bas-Canada, il ne se gêna pas pour attirer le plus de miliciens « canayens » possible. Ce furent les coureurs de bois/voyageurs  des grands lacs qui répondirent à son appel. Il faut comprendre que leur commerce des fourrures était menacé par les Américains. Les coureurs de bois prirent le fort de Michilimakinac aux premières journées de la guerre, avant même l’arrivée de Brock. Pour les autres miliciens canayens, ils ne répondirent que lors de l’appel d’un « Canayen » : Charles de Salaberry.

Brock gagne deux batailles importantes malgré l’infériorité en nombre de ses soldats; celle de Détroit et celle de Queenston Heights. Il fut malheureusement tué lors de ce dernier engagement. Ce qui, par la suite, résultat que le combat pour les grands lacs passa à l’avantage des États-Unis. Mais cette porte sur le Bas-Canada n’allait pas avoir le temps de servir contre lui.

Quant à l’attaque des Américains sur le Bas-Canada, par le Richelieu, ce fut une farce monumentale. J’y reviendrai à la fin de l’article.

Pour le Haut-Canada, quoi qu’en dise M. Harper, ce fut beaucoup moins drôle.

Les Américains s’emparent de Fort Georges à l’embouchure du Niagara; mais ils ne poursuivent pas le général John Vincent et son armée en fuite. Ceux-ci se retournent contre leur poursuivant à Stoney Creek où, après un combat acharné les Anglais parviennent, de peines et de misères, à déloger les Américains. Trois semaines plus tard, les Américains essuient une autre défaite à Beaver Dam face aux Amérindiens de Tecumseh.

Sur les Grands Lacs une guerre navale se déroule  au profit des Américains qui s’étaient emparé du matériel naval des Anglais lors de leur invasion de York, où ils n’avaient rencontré presqu’aucune résistance. L’allié Amérindien des Anglais, Tecumseh, que le Général Procter n’écoute pas en décidant de fuir à la bataille de Put-in-Bay, est tué lors de la bataille  de la Thames. L’armée anglaise est éparpillée et le major-général Henry Procter prend définitivement  la poudre d’escampette.

Voilà pour les Anglo-saxons qui deviendront bientôt des « Canadiens anglais ». On ne doit pas conclure que leur identité nationale est basée uniquement sur la « fuite » pour autant; parfois il arrive une trêve. Par exemple; en 1814, les Américains traversent à nouveau le Niagara, à Buffalo. Ils s’emparent facilement du Fort Érié le 3 juillet, et remportent haut- la -main une attaque téméraire lancée par les Britanniques, dirigés par Phineas Riall, à Chippawa, le 5 juillet. Par contre, et là se présente la trêve dont je parlais, le moment le plus marquant de toute cette campagne du Niagara fut la bataille de Lundy’s Lane, le 25 juillet. C’est là, la plus amère des batailles de toute cette guerre.

Menée par une nuit noire et suffocante qui empêche les soldats, épuisés, de distinguer l’ami de l’ennemi, la bataille se termine dans l’impasse totale. Après s’être retiré à Fort Érié, l’invasion américaine reprend avec plus de force. Les troupes américaines infligent une cuisante défaite aux lieutenant-général Gordon Drummond, quand celui-ci tente une attaque dans la nuit du 14 au 15 août. Avec des troupes de part et d’autre complètement exténuées, une trêve de trois mois s’ensuit. Enfin, le 5 novembre, les Américains se retirent de nouveau, et traversent le Niagara, mettant officiellement fin à la guerre dans le Haut-Canada. Résultat: Aucun gagnant lors de cette guerre entre les deux partis  Anglo-saxons; l’un est aussi « efficace » que l’autre.

Revenons, maintenant, à Charles de Salaberry, parce qu’on n’en parle pas beaucoup dans l’histoire officielle du Canada. Voici un résumé de ce que j’ai déjà raconté à ce sujet.

Au début de la guerre, le président américain,  James Madison, allègue que la prise du Canada ne sera qu’une promenade jusqu’à Montréal. Il réitère ainsi l’opinion du président précédant, Thomas Jefferson. Ce sont certainement les deux seuls présidents qui firent ce genre d’erreur de jugement. Il faudrait vérifier dans l’histoire des USA. Madison se rendra rapidement compte de son erreur de jugement.

Parmi  les habitants du Bas-Canada, l’élite anglaise supporte les Britanniques. Les « Canayens », quant à eux, ne sont pas très « chaud » pour cette guerre; en fait, pas plus « chauds » qu’en 1775. Par contre l’élite « Canayenne » et le Clergé craignent le protestantisme et la démocratie républicaine. Les Canayens eux, craignent la mauvaise habitude des colons américains d’envahir et de s’approprier la terre des « vaincus » sans tenir dompte des « ententes » d’un traité. C’est d’ailleurs ce qui se déroule dans l’Ouest américain à cette époque.

Les « Canayens » décident donc que les Américains ne s’empareront pas du Bas-Canada.

En 1813, deux généraux américains, Wilkinson et Hampton, sont envoyés « prendre » le Bas-Canada. Les deux généraux en question ne s’aiment pas tellement et Hampton n’est pas enclin à aider Wilkinson. Celui-ci se présente à Chateauguay le 25 octobre. Charles de Salaberry qui a recruté des « Canayens », leur donne le nom de « Voltigeurs ». Ils sont 300 « Canayens » plus 22 amérindiens venus de Kanawake, d’Akasasne et de Wendake.

Salaberry installe un abattis qui servira de ligne de front à son « armée ». 1000 américains attaquent cet abattis, 1000 autres contournent la position, et, 1000 s’occupent du campement et protègent les 2 canons qu’ils ont traîné jusque là.

Les 1000 américains contournant la position de l’abattis, dirigés par Robert Purdy, se perdent dans les bois. Sans guide canayen, c’est habituellement ce qui vous arrive. Ils croisent un petit groupe de 90 « Canayens » dirigé par Jean Baptiste Brugière. On ne dit pas si tous les 90 volontaires « canayens » prirent part au combat, mais j’imagine que oui. Brugière, manquant de munitions, donne l’ordre de charger à la baïonnette. Les américains tentent alors de les contourner eux aussi. Avouez que si les Américains  ne cessent pas de « contourner » tous les « Canayens » qui leur font face dans nos forêts, ils vont finir par se retrouver de retour chez eux. C’est facile à comprendre.

Salaberry, posté à l’abattis, fait en sorte de donner l’impression d’avoir une grande armée avec lui. Il ordonne le feu à volonté, demande aux sauvages de crier, en courant partout dans les bois et fait sonner les clairons comme s’ils annonçaient des renforts. Ses 300 « Voltigeurs » paraissent être 3,000 soldats. Les américains sont, finalement, pris dans un feu-croisé entre Salaberry et le groupe de Brugière, qui s’est approprié des munitions des américains tombés lors du premier combat. C’est alors que les « héros américains » de 1812 adoptent une tactique beaucoup plus radicale. Le 29 octobre 1813, ils décident de cesser de toujours « contourner » et prennent, sans ambigüité… la direction de la maison.

Déjà, c’est la fin de cette « promenade » pour envahir le Bas-Canada. Qu’on raconte cette histoire comme on le voudra,  les faits réels sont que 300 « Canayens » avec 22 Mohawk ont stoppé 3000 soldats américains. Et voilà, ils sont partis. Merci, bonsoir!

Pour nous, la guerre de 1812 a débuté le 25 octobre 1813 et s’est terminée le 29 octobre 1813, après une durée de… je vous laisse compter. Vous devriez comprendre, maintenant, pourquoi personne n’en parle beaucoup.

On peut aussi comprendre aisément pourquoi M. Harper tient mordicus à ce que tous les Canadiens, de toutes nationalités confondues, s’unissent en un seul bloc identitaire; mais il devrait revoir son histoire du Canada et trouver les 4 jours dont je viens de parler, pour bien peser les faits en causes. Cela pourrait changer un peu la qualité du traitement qu’il réserve actuellement au Québécois.

Quant à la protection de la langue française, laissez-nous ça entre les mains, et contentez-vous de suivre la loi 101. Il n’y aura pas de problème. Vu?

Amicalement

André Lefebvre

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Commission Charbonneau, c’est mal parti!!!


Mercredi 20 juin 2012 :

Décrivons la situation globale :

1)      Le rapport Duchesneau est le grand responsable de l’existence de la commission d’enquête publique Charbonneau.

2)      La commission Charbonneau est en à ses premiers jours « publics ».

3)      La déposition de M. Duchesneau consiste en une simple mise en place des « pistes » que traitera la commission d’enquête au départ.

4)      Personne ne prend conscience que M. Duchesneau n’est pas convoqué   comme « témoin à charge » sur la collusion/corruption mais bien comme témoin nécessaire pour « expliquer » et donner certaines « précisions » pour la bonne compréhension de son rapport fourni par son équipe de l’UAC. Le rapport lui-même, résultat d’un travail d’équipe, est le « témoin à charge ».

5)      Certains avocats, en contre interrogatoire, ne posent pas de questions pour mieux comprendre le rapport, mais visent très clairement à discréditer M. Duchesneau. Entre autre maître Denis Houle, qui s’embourbe continuellement dans ses références et ses questions, qu’il parsème continuellement de commentaires discriminatoires, agrémentés de « grimaces ». Lors de son premier contre-interrogatoire, il fut mis à l’ordre au moins trois fois par la juge Charbonneau. Sa présentation n’est pas très convaincante sauf qu’elle pourrait démontrer qu’il est coincé dans un enchevêtrement de magouilles à travers lequel il doit naviguer sans laisser de possibilité d’ouverture sur quelque magouille que ce soit. Ce qui n’est certainement pas facile, on en convient. Voici un exemple de ses interventions :

-«Vous arrivez dans presque tous les cas avec un seul exemple, une citation. Des fois, on ne sait pas d’où ça vient. Mais de là à généraliser pour parler de corruption, je trouve que vous y allez fort.»

«Et moi, de vous entendre banaliser une situation, je pourrais aussi vous répondre que vous y allez fort», a répliqué Jacques Duchesneau du tac au tac.

6)      L’avocate Me Tremblay, du Parti Québécois, s’est extrêmement bien préparée pour son contre interrogatoire. Elle pose des questions pour faire ressortir des points qu’elle juge ne pas être assez précis et fait, au départ, un très bon travail. On ne sait pas encore où elle ira avec ce contre interrogatoire. Pour l’instant, elle ne s’attaque pas à la crédibilité du rapport. En fait s’attaquer à la crédibilité du rapport est inutile puisque si le rapport perd sa crédibilité, la commission d’enquête Charbonneau devient obsolète. C’est peut-être le but visé par ceux qui s’attaque à la crédibilité du rapport en question.

La fin de son contre-interrogatoire est comme une explosion de fiel qui vise un but très précis : Discréditer M. Duchesneau et mettre la main sur les informations au sujet du 70% d’argent sale dans le financement des partis politiques. Houle et Tremblay l’appuient dans sa démarche et visent le même but.

7)      L’avocat du Ministère des transports est arrivé, quant à lui, « enragé bin noir » pour poser des questions à M. Morin, lui demandant s’il avait vérifié lui-même, personnellement, une affirmation contenue dans un des tableaux « explicatifs » du rapport. M. Morin lui a répondu qu’il était là pour représenter la quinzaine d’enquêteurs de l’UAC et qu’on ne pouvait pas lui demander d’avoir vérifié toutes les données fournies par ces enquêteurs. Lorsqu’il a répondu, M.Morin a dit : « Je présume que la vérification a été faite. ». L’avocat à tout de suite  rétorqué : « Vous présumez. Donc est-ce que tout ce qui est dit dans le rapport sont des présomptions et dois-je comprendre que rien n’a été vérifié? » Sans le vouloir, il venait de démontrer qu’il sait très bien qu’il existe des « collusions » au MTQ.

Sa question-piège portait sur un total de factures payées par le MTQ. Il informa M. Morin : « Savez-vous que ces paiements furent fait pour payer la fourniture de…( matériaux), factures acceptées par une municipalité? » M. Morin a alors manqué une belle occasion de lui remémorer que la nature de ce qui se trouve sur la facturation n’a aucune importance puisqu’il peut très bien être question de « fausse facturation » et que dans ce cas, le MTQ n’est pas en cause d’avoir payé ces factures. L’avocat aurait peut-être « pris son trou ». De toute façon il doit revenir questionner M. Duchesneau duquel il a exigé, sur le moment, qu’il ne réponde pas à la place de M.Morin. Ce contre-interrogatoire sera certainement intéressant. Cet avocat du MTQ s’installe dans le même panier de crabe que l’avocat des grandes entreprises M. Houle et celui du Parti Québécois Me Tremblay.

Ajoutons que la commissaire en chef, la juge Charbonneau, a averti tout le monde qu’elle ne permettrait pas que les contre-interrogatoires suivants soient fait avec autant d’agressivité qu’avait démontré maître Boucher. Sans s’imposer de façon péremptoire, on sent que la juge Charbonneau est en maîtrise de sa commission; mais elle laisse la corde nécessaire aux intervenants pour qu’ils puissent se pendre, s’ils le désirent. Cela est très « démocratique », sinon très intelligent de sa part. Il est clair que si elle le veut, elle parviendra à démolir ce système « mafieu » qui contrôle notre société.

La question est : Est-ce que les autorités lui mettront des bâtons dans les roues seulement en envoyant l’UPAC faire des arrestations pour placer les coupables sous le « parapluie » des « enquête en cours » pour bloquer les enquête à ce niveau, ou vont-elles agir avec plus de détermination?

Pour revenir à l’avocate du Parti Québécois, sa dernière demande regardait les informations que M. Duchesneau avait reçu après avoir quitté l’UPAC. Elle voulait mettre la main sur ces infos qui avait de grandes chances d’impliquer le PQ.  Elle a donc tenté d’annuler la validité de M. Duchesneau au niveau de sa direction de l’UAC ainsi qu’à la valeur recevable de son dernier rapport « bénévole » en essayant de le rendre « illégal ». Par contre, ce rapport ne contient que ce qui a été mentionné à M. Duchesneau par des personnes qui ont demandé à le rencontrer et non des dossiers de résultats d’enquêtes sur des gens désignés par les 13 personnes qui l’ont approché. Ce rapport « bénévole » devient donc partie de ce que la juge Charbonneau appelle des « ouïe-dires » et peut être parfaitement remis à ses enquêteurs pour qu’ils enquêtent sur ces informations.

D’un autre côté, ce « rapport bénévole» sur le financement des partis politiques a énormément d’importance aux yeux des gens « impliqués ». Pourquoi? Tout simplement parce que M. Duchesneau, lorsqu’il l’a commenté, a affirmé que suite aux travaux de l’UAC, tous étaient sous l’impression de l’existence d’un empire dirigé par certains mafiosi de la construction, mais que ce dernier rapport « bénévole » démontrait que l’empire mafieu en question était sous la coupe du financement des partis politiques. Ses paroles exactes sont : « «Dans notre premier rapport, on a parlé d’un empire insoupçonné. Mais en fait, l’ampleur insoupçonnée, c’est le financement illégal des partis politiques». Il a ensuite complété son affirmation en expliquant que le financement des partis politiques ne viennent pas du « système de contrôle » des entreprises de construction et des firmes de génie civil, ce qui serait un mouvement de « push »; mais est plutôt « exigé » par les financiers de partis politiques; ce qui devient un mouvement de « Pull » de leur part. Résultat : Les vrais chefs « mafieux » sont dans la politique. On comprend mieux, alors, la réaction agressive des différents avocats en contre-interrogatoire. Une autre assertion de M. Duchesneau qui n’est pas vraiment mise en valeur, est que ce 70% d’argent « sale » sert à « enrichir certains « élus« . Ce qui semble en inquiéter plusieurs d’après les réactions.

Si jamais ce « rapport bénévole » avait été reconnu comme « non valide » en tant que source d’information à la commission, ce que voulait Me Tremblay appuyée par les autres avocats présents, il devenait impossible à la juge Charbonneau, d’accepter toute « dénonciation » faite par M.Tout-le-monde pour justifier une enquête. Le but visé par l’avocate Tremblay semble d’avoir voulu « édenter » la commission Charbonneau et lui enlever toute sa raison d’être. Son attaque sur la crédibilité de M. Duchesneau s’avérait d’une ampleur encore plus « large » que ce qui avait été tenté jusqu’à ce moment-là. Mais peut-être ne l’avait-elle pas perçu elle-même? Il est permis d’en douter.

Après délibération en privé, la juge Charbonneau est revenu pour expliquer les raisons qui justifiaient sa décision de ne pas donner l’accès aux informations aussi longtemps que la commission n’aura pas enquêté et décidé de la pertinence de l’information fournie par M. Duchesneau. Par la suite, les avocats pourront contre-interroger les témoins qui se présenteront à ce sujet. Décision, de la juge commissaire en chef, qui était parfaitement facile à prévoir.

La juge Charbonneau semble vouloir laisser les avocats tenter de discréditer M. Duchesneau autant qu’il le veulent (c’est d’ailleurs leur droit); car cela lui démontre (à la juge) à quel point le rapport touche des points très sensibles à chacun; et l’action des avocats ne font qu’identifier ces points sensibles. Ce qui est un avantage pour les travaux de la commission.

D’un autre côté, chez les médias, on veut absolument atténuer l’importance de cette commission d’enquête. À LCN on ne donne plus que quelques reportages assez bien commentés cependant, et on y a éliminé la commission « en direct ». Ce qui leur laisse un certain « contrôle » sur la diffusion de l’information. Chez RDI on a engagé une ex-juge qui semble écouter ce qui se dit à la commission que d’une oreille peu attentive parce que lorsqu’elle commente, elle laisse de côté le fond argumentaire des témoins, tout autant que le fond argumentaire des commentaires de la juge Charbonneau. Je plains les gens qui se sont expliqués devant cette personne à l’époque où elle était juge; mais peut-être qu’à l’époque, son « écoute » n’était pas encore à la retraite. Il est également possible que ses « convictions » la fasse pencher vers le gouvernement et sa « démocratie » qui devient, de plus en plus, la cible à identifier. Heureusement que l’avocate-journaliste Isabelle Richer est souvent présente pour « rectifier le tir » de l’information.

Jeudi le 21 juin :

Dernière session publique de la commission d’enquête Charbonneau.

Il débute avec me Chartrand qui dépose les items demandés lors des contre-interrogatoires. Un seul item est refusé d’être déposé parce que l’UPAC s’y oppose formellement. C’est la liste des 200 entreprises qui sont actuellement sous enquête.

Ensuite vient le contre-interrogatoire de me Boucher qui, la veille, s’était présenté comme un « pitbull déchaîné ». Aujourd’hui, suite à l’avertissement d’hier donné par la commissaire-chef,  la juge Charbonneau, on a plutôt eu droit à un contre-interrogatoire du type « chihuahua  offusqué ». Autant hier, me Boucher avait l’air sûr de lui, autant, aujourd’hui, il s’est trouvé embarrassé dans certaines de ses questions desquelles il croyait connaître la réponse mais sur les quelles il était mal informé. Notamment sur le contrat de M. Duchesneau, base de tout son argumentaire, qui contenait un « avenant » qu’il ne connaissait pas. À noter que le MTQ lui a fournit cet avenant officiel après son contre-interrogatoire (efficacité ministérielle). Finalement, c’est M. Duchesneau qui a eu le dernier mot lorsqu’il a qualifié que l’interrogatoire de me Boucher ne portait que sur des « peccadilles ». Après avoir demandé à M. Duchesneau :

«  –Des peccadilles, vous trouvez? ». M. Duchesneau a répondu : « –Oui! » et le chihuahua s’est retiré complètement débouté, mais satisfait d’avoir montré que les entraves au travail de l’UAC, du début, n’étaient que des « peccadilles ».  On a quand même compris pourquoi, la veille, me Boucher ne voulait pas que ce soit M. Duchesneau qui réponde à la place de M.Morin. Il savait que M. Duchesneau n’était pas un débutant dans un contre-interrogatoire.

La position actuelle de la commission d’enquête est, dorénavant, très bien établie au niveau du public. On doit se rappeler que les pouvoirs de M. Duchesneau étaient extrêmement limités, sinon inexistants. Comparativement aux pouvoirs de cette commission d’enquête qui détient tous les pouvoirs possibles, incluant les informations venues de la GRC comprenant des résultats de système d’écoute.

Nous verrons le 17 septembre prochain l’ampleur de la détermination de la juge Charbonneau à démolir le système de collusion et de corruption qui semble exister dans notre société selon ce que laisse voir le rapport Duchesneau. C’était quelque peu « mal parti » au niveau de la compréhension des intervenants; mais « l’enchaînement » des travaux de la commission se démontre extrêmement bien supervisé par la juge Charbonneau qui est maintenant en position de réussir sa mission, si elle le désire réellement.

Voici une entrevue de M. Duchesneau par Isabelle Richer faite après la fin de session de la commission:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/06/22/004-charbonneau-richer-duchesneau.shtml

Amicalement

André Lefebvre

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Invasion américaine de 1775!!!


(Très personnel : Une vraie face à claque!)

À prendre en considération : Guy Carleton est plus ou moins gouverneur général de 1768 à 1796. Il succède à James Murray.

L’invasion américaine de 1775 fut significative seulement parce que les Canayens étaient plutôt « étourdis » par les informations venant des « rebelles » américains. Plusieurs Canayens penchaient vers la « liberté et l’indépendance » mais la majorité ne savait pas trop quelle décision prendre. C’est pourquoi, ils se contentèrent d’une certaine « neutralité » dans cette guerre qu’ils considéraient comme étant une « guerre entre  Anglais ».

D’ailleurs, les Américains ne se seraient jamais présentés à nos frontières s’ils n’avaient pas été convaincus faussement qu’une très grande partie de la population canayenne leur était favorable. Ils se rappelaient très bien les affrontements avec les milices canayennes de quelques années auparavant et n’étaient pas du tout intéressés à s’y frotter encore une autre fois.

Cette « neutralité » est d’ailleurs la seule raison qui permit à l’Américain Montgomery de parvenir à se rendre jusqu’à Montréal pour aller, finalement, mourir lors d’une attaque sur Québec.

Par contre, ce n’est pas la seule raison que l’on découvre quand on lit méticuleusement les écrits de l’époque. L’une des autres raisons est que Guy Carleton, gouverneur de la Province, évalue très bien l’indécision des Canayens face à cette guerre; et il hésite énormément à leur donner assez de liberté d’action et de munitions pour combattre efficacement les Américains. Il craint qu’en leur donnant suffisamment d’armes et en laissant les milices canayennes libres de combattre, celles-ci ne prennent finalement position contre l’Angleterre. Il connait, lui aussi, l’efficacité des Canayens au combat, puisqu’il les a combattu avec Wolf, lors de la conquête; et il ne veut pas risquer de devoir les combattre encore, lui non plus; surtout qu’il ne dispose que d’environ 800 soldats anglais au Canada à ce moment-là.

Dans toute cette histoire de l’invasion américaine de 1775, je n’ai trouvé qu’un seul nouveau héros valable qui eut quelques coudées franches parce qu’il se battait seul avec ses amérindiens. C’est un dénommé Delorimier appelé le Chevalier Delorimier amis des « sauvages ». Il était interprète. Il combattit de 1775 @ 1780. Il était un grand-oncle du chevalier Delorimier pendu lors de la rébellion 37/38.

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=2974

Lorsqu’on scrute l’histoire de cette invasion américaine, le gouverneur Guy Carleton se comporte comme s’il est à la solde des révolutionnaires américains. Ses décisions sont très difficilement explicables. Il deviendra le Baron Dorchester et on découvrira alors qu’il a de nombreux contacts avec la Franc-maçonnerie. C’est probablement là où se trouve la seule explication réellement valable. Lorsqu’on soupçonne le rôle de la Franc-maçonnerie dans la conquête du Canada dont Carleton fut un acteur  et qu’on connait son importance dans la révolution américaine, on ne peut que faire le lien pour comprendre les décisions discutables de Carleton durant cette guerre. Il fera, d’ailleurs, détruire tous ses papiers personnels après sa mort. On n’a plus tellement à se demander: pourquoi?

En 1775, les « canayens » affluent à Montréal pour aller combattre à St-Jean et rependre le fort pour ensuite bouter les Bostonnais en dehors du pays; mais Carleton s’y refuse. Il permet au Canayens de s’approcher de l’ennemi pour tenter de les intimider, mais leur défend de tirer un seul coup de fusil. Ceux-ci se font canarder sans avoir le droit de riposter. Carleton prendra constamment des décisions qui permettent aux Américains de « sauver la mise ». Faisons un petit récapitulatif de cette guerre:

1775 1er mai : L’Acte de Québec entre en force. On accorde des avantages politiques et sociaux importants aux Canayens parce que la guerre révolutionnaire américaine est aux portes du Canada.

1775 milieu mai à Trois-Rivières : On y apprend que les forts Carillon et La Pointe sont tombés aux mains des Bostonnais. Ils avaient même fait prisonniers des soldats du Fort St-Jean capturés hors les murs.

1775 le 9 juin, Carleton proclame l’établissement des milices; mais il les retient à Montréal et refuse de les laisser combattre.

Septembre; Carleton se rend compte qu’une majorité des Canayens veulent rester neutres; sauf les paroisses de Chambly qui se joignent aux Bostonnais. Quant à Trois-Rivières, les gens refusent de marcher. En réalité, les combattants Canayens sont très réticents à combattre sous les ordres de commandants anglais et même sous certains de l’ancienne noblesse française. Ils se rappellent le genre de traitement qu’ils ont vécu sous cette « armée française ». On ne peut donc plus nier le fait que les « Canayens » se considéraient comme une « nation autonome » et non un résidu abandonné  des Français. Par contre, on voit également que ces « Nationaux canayens » sont conscient que certains de la « noblesse » et surtout du clergé, se considèrent toujours comme des « enfants délaissés de la France »; et ils refusent de se battre sous leurs ordres tout autant que sous celles des anglais.

Le 26 septembre des Bostonnais et des gens de Chambly s’attaquent à Montréal pour la piller. Ils sont repoussés et eurent 30 prisonniers dont Ethan Allen et plus d’une vingtaine de Canayens de Chambly, avant que le reste se disperse dans les bois. Pour une fois, on laisse les Canayens faire une sortie et combattre. Plusieurs affirment alors que les Canayens ont « sauver le pays » de la main des Américains. Après cette victoire « nationale » aux yeux des « Canayens », les habitants affluent à Montréal pour participer à l’action; mais Carleton continue de les retenir du combat.

1775 le 8 octobre. Les habitants de Nicolet refusent de fournir 15 miliciens. Finalement, après plusieurs pressions et discussions, 10 d’entre eux se décident à venir à Montréal.  Au départ en canot, les pleurs se font entendre par tous et la bénédiction du curé se fait dans la tristesse générale. Aussitôt hors de vue du village, les Canayens se mettent à chanter et cette humeur dure jusqu’à Montréal. C’est là l’avantage du canot; car « c’est l’aviron qui nous mène et qui nous mène…c’est l’aviron qui nous mène en haut! »

10 octobre, un détachement de 67 hommes de Trois-Rivières recrutés par M. de Lanaudière fils et M. de Tonnancour se dirigent vers Montréal. Les deux commandants sont arrêtés et fait prisonniers à la paroisse du Chicot par M. Merlet et sa troupe de la milice. Merlet croit que ces « habitants » s’étaient engagés sous la pression des deux commandants. Il n’a pas tout à fait tort; mais les choses se rétablissent grâce à l’intervention du curé et ils parviennent à Montréal.

24 octobre, des gens de Chambly se rendent au camp du Col Maclean disant vouloir s’enrôler. Aussitôt qu’on a fini de les armer, ils désertent pour rejoindre les Bostonnais. C’était là l’autre facette de la médaille « nationalité canayenne ». Aucun des Canayens ne voulaient combattre sous les ordres de commandants anglais, mais une petite partie acceptaient de se joindre à la rébellion américaine. La majorité, cependant, se défiaient beaucoup plus  de l’hypocrisie égoiste des américains que de l’autorité anglaise qui venait de leur donner plus de liberté en tant que « peuple ». Les « coureurs de bois » qui formaient la majorité des « Canayens », connaissaient depuis près de deux cent ans, l’habitude des gens de Nouvelle Angleterre de déposséder les propriétaires des terres qu’ils parvenaient à « conquérir » ou plutôt à « voler » selon eux.  Car dans leur esprit, leurs « frères amérindiens » s’étaient fait voler leur territoire par les Bostonnais.  De l’autre côté, ces mêmes « coureurs de bois » s’étaient vu faciliter et améliorer leur commerce sous la huppe de l’Angleterre. Le choix du parti à prendre leur était assez facile à faire.

2 novembre, les gens de Trois-Rivières, ayant passé par Montréal, arrivent à Sorel.

6 novembre, reddition du Fort St-Jean aux Bostonnais. Les Canayens de Montréal ne sont pas content du fait que Carleton leur refuse d’aller « nettoyer » les alentours du fort St-Jean depuis belle lurette. Les combattants canayens commencent à se poser de sérieuses questions au sujet du gouverneur Carleton.

12 novembre, Montréal capitule à Montgomery.

17 novembre Carleton, fuyant Montréal, arrive à Trois-Rivières avec le capitaine La tourtre (Jean-Baptiste Bouchette), le chevalier de Niverville et M. de Lanaudière fils. Il échappera aux Américains à Sorel grâce à « La Tourte » qui l’amènera à Québec sous un déguisement.

19 novembre, le brigadier-général anglais Richard Prescott se rend sans combattre, incluant sa flottille de 11 bateaux, au colonel américain Easton. Tout cela, malgré que sa flotte soit très bien armée. 120 soldats anglais sont fait prisonniers. Montgomery se sert ensuite de cette flotte pour rejoindre l’autre général américain Benedict Arnold le 3 décembre à Pointe-aux-Trembles. Les deux généraux sont assez déçus du peu de Canayens qui les rejoignent. Pour la première fois, ils se rendent compte de la « neutralité » des Canayens en général. Arnold deviendra, en 1780, le traître le plus connu de l’histoire américaine lorsqu’il voudra livrer West Point aux Anglais.

31 décembre 1775. Arnold et Montgomery attaque Québec en pleine tempête. Ils sont repoussés et Montgomery est tué par une décharge de mitraille dans un passage étroit de la rue Champlain. Les Canayens font 430 prisonniers et ne perdent que 2 hommes. Les miliciens canayens viennent de porter le premier coup. Arnold, dans la basse ville, est atteint d’une balle à la jambe et s’écroule dans la neige. Ses hommes continuent l’assaut et son attendus par les 200 miliciens de Charles Charland. Les troupes de Carleton arrivent sur leurs arrières et après quelque temps, 400 américains sont fait prisonniers. Arnold, avec plusieurs combattants, parviennent à s’enfuir sur la glace gelée du fleuve. Les Canayens n’ont que 7 morts tandis que chez les Américains une centaine gît dans les rues de Québec. Arnold continuera le siège de Québec pendant quelques mois pour, finalement, parvenir à se convaincre (ou plutôt se rendre compte) qu’il ne pourra jamais prendre la ville.

7 mars; les américains de Montréal refusent de marcher sur Québec. Ils disent que quand on les a engagé, la ville de Québec était supposément, déjà, sous le contrôle des Américains. Ils refusent d’avancer à cause de cette fausse information…disent-ils. Peut-être que la renommée combattive des Canayens, à la fin décembre, en est pour quelque chose également?

15 mars. Les gens de Québec installent, au haut des murs, un cheval de bois devant une botte de foin avec un écriteau disant : « Quand ce cheval aura mangé cette botte de foin, nous nous rendrons! »

29 Avril 1776, Benjamin Franklin arrive à Montréal pour voir la situation. Il y restera jusqu’au 11 mai, jour où arrive par bateau à Québec, un renfort de soldats anglais.

7 et 8 juin. Les Américains tentent de piller Trois-Rivières en deuxième offensive avant de quitter le Canada. Deux Canayens les guident à travers bois; mais comme ils ne connaissent pas vraiment le chemin, ils obligent un nommé Antoine Gautier de Pte du Lac de les conduire. Celui-ci, pour gagner du temps, se perd plusieurs fois dans la forêt, donnant le temps aux gens de Trois-Rivières de préparer une embuscade. Les américains sont mis en déroute.

Lorsque Carleton arrive le même soir, il demande à Antoine Gautier de lui raconter comment il a fait pour retarder les Américains. Sa seule remarque qui suivit le récit de Gautier fut que les américains auraient eut le droit de le pendre pour ne pas avoir tenu ses engagements. Ce sont de drôles de remerciements à un Canayen, pour avoir risqué sa vie. Les survivants américains de cette embuscade profitèrent des mauvaises décisions successives de Carleton pour parvenir à se réfugier jusqu’à atteindre St-Jean.

1776 Septembre. 2000 canayens se présentent comme volontaires pour combattre  les Bostonnais qui se replient jusqu’au lac Champlain. Carleton n’en accepte que la moitié. Les navires américains du lac Champlain sont quand même tous détruits. Suite à ce succès, Carleton refuse d’attaquer Carillon qui n’était plus du tout en position de résister.

L’armée de Carleton revient à Montréal en octobre et les soldats anglais molestent plusieurs familles canayennes qui ne peuvent recevoir justice de la part du Gouverneur. Il devient évident de Carleton ne veut pas distinguer les Canayens qui sont pour les américains de ceux qui sont contre. Et ce sont ces derniers qui en souffrent les conséquences. Il faut également remarquer que les pro-américains se retrouvaient beaucoup parmi les marchands anglais de Montréal; ce qui est assez peu mentionné dans l’histoire officielle.

Lorsque le général John Burgoyne prend le commandement de l’armée des mains de Carleton en 1777, la bonne entente entre les deux hommes n’est pas du tout présente. Carleton prenant cette prise de commandement comme un affront personnel, démissionne de son poste de Gouverneur. Il quittera lors de l’arrivée de Haldimand en juin 1778. Il ne reviendra qu’en 1786 comme gouverneur en chef du Québec, Nouveau Brunswik, Nouvelle Écosse et Ile du Prince Édouard (Île st-Jean). Il repartira en 1796 pour l’Angleterre et ne reviendra jamais.

Une chose est certaine, officiellement on ne dévoile jamais que les « Habitants » se disaient « Canayens » de nationalité; mais tout officiellement, on sait qu’ils n’ont jamais accepté d’être États-Uniens.

Par contre, la question resurgit encore ici: Que sont-ils devenus ces fiers « Canayens » indépendants de l’Amérique du Nord et surtout de la « Province of Québec »?

Source principale :

http://archive.org/stream/cihm_06266#page/n7/mode/1up

André Lefebvre

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Classé dans Actualité, André Lefebvre

260 ans de prise de contrôle ont suffi !!!


Dans la dernière partie de mes articles nous avons pu déceler la possibilité d’une prise de contrôle graduelle d’une « société » occulte qui prônait depuis plus de 250 ans, assurer le bien-être et la liberté des individus dans l’ensemble occidental.

Cette soif de liberté a eut la possibilité de se manifester lorsque l’Europe découvrit l’Amérique vers 1492.  Les hommes subissant la tyrannie de plus en plus intransigeante dans les royaumes occidentaux obtinrent, grâce à cette découverte, une issue vers laquelle ils purent assouvir leur soif de liberté exacerbée.

Les premiers qui manifestèrent ce besoin de liberté furent les pirates du XVIe siècle. Nous ne ferons pas de différence entre les termes de « pirates » et « corsaires » puisqu’un corsaire, aux yeux de leurs ennemis, était un pirate. Un bateau de corsaires était un bateau de pirates qui, en temps de guerre, avait une permission écrite de la part de son gouvernement de combattre l’ennemi. Par contre, en temps de paix, il se livrait à la même « profession » et devenait alors un pirate pour tout le monde.

Apparurent alors les « Boucaniers » qui étaient des « hommes libres », déserteurs et aventuriers de nations européennes, qui vivaient sans chefs et s’occupaient principalement de fournir de la viande « boucanée » aux équipages de passage dans les îles des Caraïbes, de quelque nationalité que fussent leurs clients.  Cette société « libre » fonctionnait par contrat « d’affaires » entre individus.

À la même époque apparurent les flibustiers qui, eux, s’associaient par contrat pour faire une « course » plus ou moins longue. Une « course » était simplement de s’attaquer à des navires marchands ou de guerre, pour en tirer un butin. Plusieurs groupes de flibustiers se faisaient engager par des autorités qui fournissaient armes et équipement pour qu’ils puissent « faire la course » à leurs ennemis. Il y eut au moins un flibustier reconnu officiellement qui est né à Montréal à la fin du 17e siècle. Après avoir fait ses armes avec les Iroquois par qui il se fit adopter, il devint flibustier et finalement décida de prendre sa retraite en France, où il est mort dans un duel, à Tours. Son nom est Robert Chevalier dit Beauchêne. Il a laissé certains écrits de son histoire qui fournit de précieux renseignements sur les méthodes de la flibuste.

http://www.kiss.qc.ca/encyclopirate/biographies/beauchene.html

La « politique » de toute cette société de « pirate » était de nommer, lorsque nécessaire, un chef d’expédition et un second-maître qui se chargeaient d’assurer la bonne marche et la discipline durant la durée de la « course » projetée. Chacun des individus signait un contrat d’engagement et participait en égalité avec tous les autres, au butin récolté durant l’expédition. Le « capitaine » ne recevait jamais plus qu’une fois et demie ou deux fois plus que la part d’un flibustier ordinaire. Il y avait également des « assurances » qui remboursaient la perte d’un membre ou même la mort d’un flibustier envers sa famille.

Toujours à la même époque, apparaissent en Amérique du nord, les « explorateurs traiteurs ». Lorsqu’ils ont la permission des autorités, ils sont des « voyageurs »; lorsqu’ils ne l’ont pas, ils sont des « coureurs de bois ». Ils ont la même philosophie que les pirates; c’est-à-dire, qu’ils se disent « hommes libres » et n’acceptent aucune contrainte à cette liberté. Ils possèdent un certain « code d’honneur » qui est pratiquement le même que celui des amérindiens. Ils reviennent souvent de leur « voyage » à leur paroisse d’origine et dépensent alors en quelques mois, ce qu’ils ont mis une ou deux années à gagner. Leur sens de la liberté influence grandement les « habitants » du Canada. Ceux-ci d’ailleurs, ne s’en laissent que très rarement imposer par les autorités en place. C’est d’ailleurs la signification du nom « habitants » qu’ils se donnent: ils sont les seuls maîtres des terres qu’ils « habitent » même si, officiellement, ils sont « censitaires ». Ils sont donc les premiers à défendre la notion de « Maîtres chez nous! ».

Un autre groupe d’individus, visant cette vie de liberté, parvient pendant quelques années à installer une société égalitaire et équitable pour tous leurs citoyens. On les appelle les Acadiens. Cet esprit égalitaire dérange beaucoup les différentes autorités de l’époque et l’Angleterre résout le problème en les exilant presque tous vers les USA, pour s’accaparer de leurs biens et de leur terres.

Toute cette rébellion contre l’autoritarisme monarchique n’est que la partie visible du changement social qui se pointe à l’horizon. En secret, s’installent des groupes qui prennent position pour délivrer l’humanité de l’emprise de la religion et de la monarchie. Ces groupes se donnent le nom de Franc-maçonnerie. Elle se compose de membres important de la société de l’époque et travaille constamment à s’accaparer de postes d’influences.

À la même époque se manifestent les philosophes qu’on a qualifié de « lumières »; qui, eux aussi, font ressortir peu à peu, l’illogisme et l’injustice sociale de l’autoritarisme religieux et monarchique. Certains de ces « lumières » sont très clairement influencés par ce qu’ils apprennent du genre de vie et de la philosophie des amérindiens. La « liberté » devient alors un virus pandémique.

La franc-maçonnerie, qui est d’origine anglo-saxonne, parvient, éventuellement, à faire disparaître la monarchie et contribue à diminuer quelque peu la puissance de l’Église. Une seule monarchie sans puissance réelle, est protégée comme « décoration » de la société anglaise. Son seul but est de garder unifiées les parties de l’ancien empire britannique pour en garder la puissance commerciale et financière.

Cette franc-maçonnerie prône le droit de vivre de chacun des individus et tente d’installer un système économique qui permet à quiconque de « réussir dans la vie » s’il veut bien s’en donner la peine.

Durant une centaine d’années, ceux qui « s’en donnèrent la peine » deviennent riches. Devenus riches, ils se regroupent entre eux pour s’assurer de ne pas perdre leur richesse et, surtout, de continuer à l’augmenter. À leurs yeux, aussi longtemps que leurs employés peuvent vivre « décemment », c’est-à-dire qu’ils peuvent se trouver à manger tous les jours, lorsqu’ils travaillent, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.  Et puisque les groupes religieux, qui pour tenter de sauver leur mise, s’occupent des pauvres et des démunis, les détenteurs de l’économie se contentent de subvenir aux besoins de base de leurs employés, avec un maigre salaire, aussi longtemps qu’ils sont à leur emploi. Lorsqu’ils ne le sont plus, la tâche de s’en occuper revient aux religions.

Survient ensuite, la nécessité pour les travailleurs pauvres de se constituer un front commun pour se protéger des abus de l’élite économique. C’est l’apparition du syndicalisme qui deviendra une puissance à contrer aux yeux de « l’establishment ». Le syndicalisme, de part sa puissance, deviendra une proie facile au « salissage » systématique de la part de l’élite économique et politique qui n’acceptent pas de force « équilibrante ». L’image des syndicats sera salie par juxtaposition des écarts pratiqués chaque jours par l’establishment. La « projection » systématique deviendra le « modus operandi » de l’élite de notre société; que celle-ci soit politique, religieuse ou financière.

C’est ainsi que se réinstalle un esprit élitiste comparable à celui qui animait l’aristocratie de l’époque monarchique. La seule différence est qu’au lieu du « nom », c’est le « compte en banque » qui détermine cette nouvelle  aristocratie. Le « roi » actuel du Canada est un dénommé Pierre Desmarais. On a même assisté à l’hypocrisie de cette élite sociale ces derniers jours.

Parce que des manifestants de la CLAC s’élevaient contre le cocktail d’ouverture du grand prix de Montréal, certains « génies » de cette élite firent la remarque que les manifestants s’opposaient au peuple puisque ce cocktail était un « souper bénéfice » dont l’argent serait distribuée pour aider les enfants. L’argument semblait valable et logique. Par contre, il ne prend pas en considération que la manifestation était pour une distribution équitable de la richesse; ce qui éliminerait la nécessité de tels « cocktails bénéfiques ».

Pendant toute cette période, les religions s’occupent de scolariser la population. La scolarisation « primaire » fut assez généralisée dans la population; mais les études « avancées » ne furent accessibles qu’à ceux qui pouvaient les défrayer ou à ceux qui, choisis par le clergé, étaient voués à devenir prêtres. Une deuxième « élite » prit naissance dans la société : l’élite intellectuelle. Celle-ci comprenait les médecins, les avocats, les notaires juges etc.

L’élite économique, continuant d’augmenter son pouvoir, s’assurent alors du contrôle de l’élite intellectuelle à sa fin (ou sa faim) d’enrichissement. À tel point qu’aujourd’hui, non seulement l’industrie, mais même les universités, sont aux mains de super puissances économiques, contrôlées par quelques individus qui forment une classe à part de dirigeants internationaux. Ceux-ci ne se considèrent plus du tout comme appartenant à une nation quelconque; ils se targuent d’être des membres de « l’élite internationale » et se disent, entre eux, au-dessus des règles nationales et… s’affirment  responsables de la survie de l’humanité.

Cette humanité, ayant droit de survie à leurs yeux, est celle compatible à leurs valeurs et leur volonté du pouvoir économique. La plupart d’entre eux est actuellement convaincue que l’économie ne peut pas subvenir aux besoins de la population mondiale. Pour cette élite, il y a surpopulation de la planète et elle semble enclin à y remédier en ne laissant survivre que les individus qui respectent ses vues et le système qu’elle a établi. Chacun de ses membres se croit supérieur à tous et ces membres croient détenir le droit de décider quel genre de philosophie doit absolument diriger l’humanité. Ils se croient les défenseurs de la « Vérité » logique et objective. Il leur devient alors indispensable de faire disparaître toutes formes de pensées différentes de la leur. En réalité, nous sommes, encore aujourd’hui, face à cette philosophie sociale qui a servi au génocide des amérindiens aux USA. C’est d’ailleurs pourquoi, lorsqu’une « opération spéciale » parvint à tuer Ben Laden l’an passé, on en fit le rapport avec les mots suivants: « Geronimo KIA (killed in action)!!! » On en est même rendu à changer l’opinion des gens de ce qu’est un « bombardement ». Auparavant, un bombardement était « humanicide »; aujourd’hui, il est « humanitaire ». Par contre les bombes sont aussi efficace, sinon plus.

C’est là où nous en sommes actuellement; et, ce que nous voyons de plus en plus se mettre en branle, est le mouvement graduel d’élimination de ce qui n’est pas « économically & politically correct » aux yeux de cette élite internationale.

Le seul « Hic » est que ces individus « spéciaux » ne sont que quelques milliers et que le nombre d’humains sur terre est de 7 milliards. Vont-ils réussir à atteindre leur but? C’est tout à fait possible puisque les 7 milliards d’humains ne font pas front commun. Ils se divisent en plusieurs groupes de sociétés différentes avec des philosophies nuancées. De plus, à l’intérieur de chacun d’entre eux, plusieurs ne voient pas vraiment ce qui se trame internationalement et continuent de croire que le système économique actuel est une assurance de qualité de vie et de prospérité indiscutable. Mais malgré cette conviction sécuritaire, ces mêmes personnes vivent dans la peur que l’économie mondiale tombe en « grande dépression » et que la survie de chacun redevienne équivalente à ce que nos grands-parents ont connu lors de la « grande crise » de 1929. Leur conviction comporte un paradoxe qu’ils ne perçoivent même pas.

La réussite du projet économique international de « nivellement par le bas » peut réussir si certains pays industrialisés donnent l’impression de « s’en tirer » assez bien. C’est ce qui arrive au Canada entre autres. Cela permettra alors de régler le cas de ces pays qui représentent des risques pour le projet totalitaire. Par contre, la population de ces quelques pays qui semblent s’en tirer « assez bien », est, elle aussi, affaiblie par une partie de leurs citoyens qui devient de plus en plus pauvre et insatisfaite. Ce sont ceux-là qui risquent de déstabiliser le « Grand Projet » avant qu’il n’arrive à ses fins. De ce genre de « pauvres » on en trouve partout dans le monde. Sera-ce cet état de pauvreté qui deviendra le dénominateur commun pour créer un front contre le projet international? C’est possible, mais comme la pauvreté est très relative, l’argument du « c’est encore pire ailleurs! » est assez efficace pour  créer la zizanie et la division chez les pauvres.

Il y a également le fait que cette économie internationale ne s’occupe aucunement des dégâts environnementaux qu’elle provoque. Est-ce que l’écosystème de la Terre décidera bientôt de se ré-équilibrer? C’est une possibilité de plus en plus envisageable.

Je ne sais pas du tout ce qui adviendra de l’humanité; et pour la première fois de ma vie, je me sens impuissant de toute compréhension face à ce dilemme. Je suis obligé d’admettre, après un grand nombre d’années d’attention et de recherche, que JE N’Y COMPREND RIEN DE PLUS que ce qui m’est accessible à l’intérieur de mon « être » individuel, aujourd’hui.

Lorsque je lis les journaux et surtout les commentaires de la population, provoqués par les articles de ces différents journaux officiels, je suis entraîné vers  un « état second » qui me laisse sans réactions. Il m’est extrêmement difficile d’accepter que la majorité d’individus de nos populations soit aussi fermée à la réalité actuelle des évènements internationaux. Et je ne tiens même pas compte, du moins consciemment, du fait que la Mafia soit parvenue à s’immiscer partout en politique internationale; et ce, même au Vatican. Je suis sans voix devant les frictions d’opinions basées sur du « complètement superficiel  et artificiel » qu’on peut lire et entendre de la part d’une grande majorité d’individus. J’en suis à me demander si ce ne serait pas moi qui suis complètement « dans le champ ». C’est aussi une possibilité que je ne peux pas refuser de considérer.

Mais que j’aie raison ou tort, ne change pas le fait que, personnellement, je ne peux faire autre chose que d’avoir confiance en l’entropie universelle qui se charge, depuis toujours, d’assurer que l’évolution tend vers la « réalisation » en déterminant de plus en plus la complexité de la voie à parcourir pour y arriver. Est-ce là un constat d’échec personnel? C’est possible; mais je n’y peux rien de plus. De toute façon, échec ou pas, cela n’a aucune importance; la seule réalité est que c’est définitivement du « vécu » de ma part et que cela consiste en tout ce que j’ai pu apporter comme contribution à la condition humaine; car cette condition humaine est le résultat du vécu de chacun des humains de l’histoire globale.

Pour l’instant, il ne me reste qu’une solution, c’est de prendre quelques jours pour aller m’étendre sur la couche d’aiguilles de pin au pied de mon arbre préféré et de regarder comment cette famille de castors que je connais bien, se débrouille pour organiser sa survie de l’an prochain. Je crois que ce sont eux qui ont raison. Ils prennent les choses une à la fois.

Par contre, je suis quand même assez perplexe quand je les vois, de temps à autre, s’assurer que le niveau du lac reste adéquat pour leur survie.

Amicalement

André lefebvre

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