Archives de Catégorie: Élections

Un nouveau ton politique pour le Québec

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Un curieux tournant politique au Québec

Normand Charest – chronique Valeurs de société dossier Politique

Pauline Marois politique Québec élections provincialesLe 4 septembre 2012, les citoyens ont élu un Parti québécois (PQ) très minoritaire, mais aussi la première femme en tant que premier ministre du Québec, ce dont on peut tous se réjouir.

L’espoir d’une nouvelle attitude politique ?

Cela pourrait changer l’habituelle bataille de coqs que représente la vie parlementaire, à plusieurs égards. Du moins, nous le souhaitons.

En effet, en tant que femme, Mme Marois souhaite montrer l’exemple d’une gestion féminine plus basée sur la collaboration et la recherche de consensus. Son attitude, posée et calme, lorsqu’elle s’adressait à ses partisans, le soir de la victoire (même après l’attentat qui la visait), est rassurante.

Mme Françoise David, de Québec solidaire (QS), élue pour la première fois, offre aussi une attitude remarquablement paisible et conciliante.

De son côté, M. Legault, de la Coalition Avenir Québec (CAQ), s’est engagé à agir de manière respectueuse, lors des débats à l’Assemblée nationale. Il a été le premier à s’engager sur ce point.

Des engagements politiques

Tous ces engagements envers une action politique paisible et positive font plaisir à voir. Et, sans rêver outre mesure, nous voulons bien les croire et les appuyer. Car il est temps que nous sortions du cynisme, qui a trop longtemps régné.

Ce que nous souhaitons, c’est que les élus puissent enfin consacrer toutes leurs énergies à la mission que leur a confiée les citoyens. Celle de travailler à l’amélioration de notre société, qui en a bien besoin, à tous points de vue.

Les enjeux de société sont nombreux, tout comme les dossiers prioritaires, nous le savons tous. Des questions urgentes attendent des réponses du côté de l’environnement, de la santé, de l’éducation et ainsi de suite. Et la recherche de solutions se perd souvent, comme l’eau dans le sable : d’abord dans les débats partisans, et ensuite dans la bureaucratie.

Nous sommes tous politiquement responsables

C’est pourquoi ce travail ne doit pas se limiter aux politiciens. Les citoyens ne doivent pas s’attendre à ce que ceux-ci trouvent des solutions magiques à tous leurs problèmes. Ils doivent d’abord y travailler eux-mêmes de diverses manières. Par exemple, par des actions communautaires.

Mais cela commence par le travail sur soi, qui se reflète ensuite dans notre entourage : notre famille, nos proches, nos voisins et ainsi de suite. Car notre santé intérieure influencera nos choix, choix de consommation et de mode de vie, par exemple.

La vraie liberté

Des individus éveillés ne suivront pas aveuglément les courants qu’on leur propose, autant dans la mode que dans la façon de penser. On ne pourra plus les manipuler si facilement, comme s’il s’agissait de marionnettes. C’est pourquoi le travail sur les valeurs de société commence par le travail sur soi, et sur les valeurs auxquelles on choisit librement d’adhérer.

Et voilà la vraie liberté fondamentale, que personne ne peut nous enlever, quels que soient nos choix politiques : la liberté intérieure.

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Le Ministère de l’environnement s’emballe sur le dos de Protégez-vous

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Pollueur payeur

Le magazine Protégez-vous vient de recevoir sa facture pour les nouveaux frais touchant l’environnement: 122 000$!

Raymond Viger Dossiers Environnement, Protection du consommateur, Médias

protegez-vous protection consommateurMaintenant que socialement nous avons fait le choix de récupérer pour recycler, le ministère de l’environnement cherche à refiler la facture aux entreprises concernées.

David Clerc, le directeur général du magazine Protégez-Vous vient de publier une lettre ouverte à l’attention du ministre de l’environnement, M. Pierre Arcand. Cette lettre présente l’impact de cette démarche environnementale sur un magazine tel que Protégez-Vous.

Au cours du seul exercice 2012-2013, nous devrons verser des frais de 122 275 $ à Éco Entreprises Québec. Par la suite, nous devrons payer annuellement des frais de l’ordre de 50 000 $.

Ce qui peut être frustrant en tant qu’éditeur d’un magazine social tel que Protégez-Vous c’est d’être mis dans la même catégorie que les magazines du genre catalogue publicitaire qui eux, occasionnent beaucoup de récupération.

Une étude d’impact économique réalisée par votre ministère en mars 2010 et qui a servi de référence aux changements apportés à la Loi affirmait que : « Considérant la place occupée par la publicité dans les médias écrits et la multiplicité des supports publicitaires, qui s’apparentent parfois à des revues ou à des magazines, il s’avère souvent difficile de justifier la distinction entre les médias écrits et les autres imprimés. »

Les écarts de revenus publicitaires et de l’espace que cela prend dans la récupération sont extrêmes. Pour notre magazine Reflet de Société, on parle de 0%.

Contrairement à ce qu’affirmait aussi cette étude, tous les magazines ne retirent pas 60 pour cent de leurs revenus de la publicité. Dans le cas de Protégez-Vous, il s’agit de 8 pour cent.

Et il y a d’autres sources d’injustices majeures:

Tous les éditeurs des magazines qu’on retrouve dans le bac de recyclage doivent payer leur part. En effet, il semble peu probable que les mécanismes présentement en place permettent d’exiger des frais pour les magazines provenant de l’extérieur du Québec et qui sont vendus ici par abonnement ou en kiosque.

Et si on se compare, on peut encore crier à l’injustice!

Les tarifs québécois sont de six à dix fois plus élevés que ceux des autres provinces.

Merci à David Clerc, le directeur général du magazine Protégez-Vous pour ces éclaircissements sur les coûts de la récupération.

Pour un abonnement à Protégez-vous.

Autres textes Environnement

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Élections québécoises de septembre 2012. Et les transfuges bifurqueront encore…

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Dans les dernières années, l’immense glacier poreux du Parti Québécois s’est lézardé. Il a perdu quelques lamelles sur sa gauche, notamment avec la fondation du petit parti monocéphale Option Nationale, mort le quatre septembre 2012. Les pertes à gauche au Parti Québécois sont moins parlementaires qu’électorales, en fait. Les électeurs gauchisants du Parti Québécois sont doucement, au compte-goutte mais inexorablement, ponctionnés, par la formation de centre-gauche Québec Solidaire qui, graduellement, se parlementarise. À gauche du grand glacier quadragénaire du Parti Québécois, on a donc un écoulement, une fuite chuinteuse, une liquéfaction pleureuse qui, de plus en plus perceptiblement, le mine.

Sur la droite du Parti Québécois, la fracture interne a été beaucoup plus abrupte. Le député ex-péquiste François Legault lève et mène la fronde d’une poigné de transfuges droitiers, quitte le Parti Québécois avec eux, d’un coup sec, et part fusionner avec ce petit parti de mouches du coche bombinantes de droite qu’était l’Action Démocratique du Québec. La bande des transfuges péquistes droitiers à Legault dissous et absorbe l’ADQ, en peu de mois, s’arrogeant, dans le mouvement, le nouveau nom, largement surfait, pompeux et insignifiant (du moins, pour le moment) de Coalition Avenir Québec.

Les pratiques politiciennes québécoises et canadiennes cultivent un certain nombre d’aberrations dont je vous épargnerai l’énumération. L’une d’entre elles est celle du transfuge politique ou vire-capot. Il s’agit d’un personnage, habituellement de peu d’envergure historique, élu sous une bannière et qui, en cours de mandat, d’un seul coup d’un seul, change tout simplement de parti politique, sans consulter ses électeurs, ni rien. Zone grise électorale s’il en fut, l’action foireuse du transfuge politique reste, on l’a bien vu aux élections du quatre septembre 2012, un coup largement hasardeux. Le député de ma circonscription, justement, dont je tairai pudiquement le nom, faisait partie de cette première vague de vire-capots ayant quitté le PQ pour fonder la CAQ. J’avais, à l’époque de ce petit geste de Jarnac, écrit une brève notule vesse-sec à mon député transfuge, pour lui signifier une façon de penser qui, elle, s’est avérée avoir une portée suffisamment générale dans le cœur des québécois et des québécoises pour que l’envie me prenne, en ce jour, de partager cette petite pièce de prose avec vous. Dont acte.

Monsieur, votre petite manoeuvre pose deux problèmes.

1- Vous vous tournez vers le mouvement Legault. Association de droite qui n’ose pas dire son vrai nom fétide, le mouvement de Legault, cet ADQ bis, est une organisation rétrograde, réactionnaire, nocive, véreuse, et dont le tapage médiatique qu’elle engendre ne prouve qu’une chose: la collusion compulsive des médias contemporains avec tout ce qui est de droite et vendu à la bourgeoisie. Je ne vote pas pour la droite. Vous venez donc de bien perdre mon vote.

2- La manoeuvre du transfuge, en soi, est une tactique politicienne qui s’assimile à une pure et simple trahison électorale. Tous transfuges devraient faire l’objet d’une élection partielle automatique, qu’on démarque bien ceux qui ont voté l’homme (peu) de ceux qui ont voté le parti (beaucoup). Dans un pays européen, ce type de tripotage aurait automatiquement électrocuté votre carrière politique. Le transfuge prouve ouvertement qu’il est un incohérent social.

Me voici donc dans l’obligation contrite de vous subir comme député incarnant le summum de ce pour quoi je n’ai pas voté. Je vous prévois une spectaculaire capilotade électorale aux prochaines.

À bon entendeur,

Paul Laurendeau

Prévision réalisée. Mon petit transfuge, un jeune homme très liant de trente-six ans, charmant communicateur naturel en costard, a fait une campagne énergique et tapageuse, puis a paisiblement mordu la poussière. Le péquiste régulier l’a battu par environ 1,300 voix de majorité. Les québécois et les québécoises, que voulez-vous, les vire-capots, ils n’aiment pas ça, et un certain nombre des frondeurs péquistes devenus caquiste ont crûment senti le plomb entrer dans l’aile de leur sotte décision, à l’élection. Ma petite notule et ses centaines d’équivalents, écrits ou cogités, se sont envolés dans de multiples directions, je le suppute.

Mais il y a bien plus que l’agacement face à la politique politicienne manœuvrière dans cette scientillante problématique du louvoiement. Il y a la réalité tangible du programme politique de la CAQ elle-même, en soi. Veut-on encore se faire dire de continuer de payer plus en recevant moins pour, ainsi, mieux engraisser les secteurs privé et financier? Franchement, soyons candide pour une fois… En la CAQ se synthétise l’art que cultive la démagogie de droite faussement «populaire» pour tenter de renouveler son allure nouvelle sans venir aux nouvelles et prendre la nouvelle qu’on ne veut pas des nouvelles-vieilles-idées de la si publicisée et claironnée et médiatisée nouvelle-droite. Je ne suis pas surpris au demeurant que ce genre de programme social soit relayé par un certain nombre de «fameuses» maisons de production «tendance», «nouvelles», néo-réac de fait… Ils sont partout, à la télé, les claironnants promoteurs d’autrefois de l’oublié André Boisclair, ancien jeune chef droitier éphémère du Parti Québécois, et ex-champion rhétoriqueur creux de ces pulsions nouvelle-droite dans le gros ventre gangrené et putride du PQ. Ils ont pignon sur rue, les porte-voix de la lézarde sur droite du susdit glacier PQ, notamment dans les médias privés. Et, de fait, si les médias parlent tant de ce courant, c’est parce qu’ils servent les mêmes maîtres que ce «nouveau» parti, pardi. Je ne suis pas étonné non plus du fait que la CAQ ait tassé le petit Mario Dumont (ancien chef co-fondateur de l’ADQ) et ses pâles successeurs, populistes foufous, flambés comme des  carcajous, trop sectaires et braqués, quand la ligne actuelle de ce «nouveau» mouvement c’est le louvoiement. Pourquoi ne pas admettre ouvertement, candidement, qu’il s’agit d’un parti de droite-droite bien rigide et bien cynique visant à ploutocratiser encore plus le Québec et à servir ouvertement la bourgeoisie. Y a qu’a mater les maîtres penseurs. Bouchard, l’éternel crypto-conservateur. Legault, le chef envoyant ses vire-capots au casse-pipe. Facal, le réac fiscal. Pourquoi louvoyer ainsi et ballonner tous ces ballons, en prétendant préconiser le «changement». Messieurs, s’il-vous-plait… Ne venez pas me raconter que c’est d’être l’émanation assumée de ce nouveau trait de la culture parlementaire québécoise: la chambre minoritaire. C’est bien plutôt que vous cherchez à vous vendre insidieusement à une populace qui ne veut pas de votre camelote de bourgeois.

Louvoiement, c’est le nouveau maître mot. Legault vient d’ailleurs de s’y mettre. Avant l’élection, il menaçait de casser la chambre promptement, si elle était minoritaire (la déjà fameuse petite phrase: Je ne serai pas patient). Maintenant que les gros blocs de glace flacotent et toquent les uns contre les autre sur le grand cloaque (le moindre n’étant pas le Parti Libéral du Québec qui, avec cinquante députés –seulement quatre de moins que le nouveau parti ministériel- forme l’opposition officielle et ne prend pas la capilotade qu’on lui prévoyait), Legault, avec sa courte vingtaine de gogos, se virant de bord de nouveau, vient de lâcher une autre petite phrase: Nous détenons la balance du pouvoir.

Et les transfuges bifurqueront encore, au fil des clapotis. On ne se refait jamais fondamentalement et la girouette ne se fera pas aigle. Les caquistes se rapprochent -temporairement toujours- de la fissure qu’ils avaient initialement initiée, dans le gros glacier fatiké, comme pour se ré-enchâsser -par la droite toujours- dans l’espace le plus momentanément crédibilisé de la chambre, celui du bercail politique péquiste. Reste plus qu’a laisser les libéraux se réjuvéner encore, changer de chef, secouer leur mollesse doctrinale, rabattre pudiquement les rideaux sur leurs solides provignements pégreux et compradore. Il sera temps, dans deux ou trois ans, d’aller, comme dans le ballet fermé du Huis clos de Sartre, se coller à eux et ne plus se coller à l’autre. Après tout, c’est bel et bien une «coalition» qu’on nous annonce, pour l’«avenir». Entendre: un cartel des droites revampées. Il s’en vient tranquillement, au rythme du mouvement des quatre icebergs qui cliquètent en chambre, sur une eau si saumâtre et si morte. Dans ce dispositif d’équilibriste, passablement malsain et hostile au demeurant, le Parti Québécois représente de plus en plus le Centre étriqué et cerné de la politique parlementaire québécoise. En cela, il reflète de moins en moins la société civile (toujours passablement survoltée par les luttes récentes ayant mobilisé toute une génération au sens critique de plus en plus en alerte) qu’il croit pourtant encore représenter.

Rappel du résultat des élections du 4 septembre 2012 au Québec

Nombre de sièges à l’Assemblée Nationale: 125
Nombre de sièges requis pour détenir une majorité parlementaire: 63
Nombre de sièges au Parti Québécois: 54
Nombre de sièges au Parti Libéral: 50
Nombre de sièges à la Coalition Avenir Québec: 19
Nombre de sièges à Québec Solidaire: 2
Nombre de sièges à Option Nationale: 0
Nombre de sièges au Parti Vert: 0

Gouvernement minoritaire du Parti Québécois avec le Parti Libéral formant l’Opposition Officielle et la Coalition Avenir Québec formant la Seconde Opposition.

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Élections 2012: les mensonges des partis politiques

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Des engagements politiques non respecté

En 2003, Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont s’étaient engagé à instaurer le scrutin proportionnel au Québec.

Raymond Viger Dossier Politique

Depuis 2003, Jean Charest ne cesse de ”gouverner” majoritairement le Québec avec parfois seulement 24% des votes. C’est une des grandes lacunes de notre système politique actuel. C’est une des raisons pour laquelle plusieurs citoyens ont décroché de la politique. Seulement 57% des électeurs ont été voté aux dernières élections.

Une monarchie élective

Avec un gouvernement majoritaire qui peut faire ce qu’il veut, comment peut-on prétendre être un état démocratique? Un gouvernement majoritaire, c’est un gouvernement qui peut se faire élire avec une série de menteries qu’il ne sera même pas tenu de respecter. Parce que le gouvernement n’est pas imputable. Il nous promet n’importe quoi et il fait ce qu’il veut.

Le seul pouvoir qu’on laisse aux citoyens c’est de placer un X à côté du nom d’une personne ou de son parti politique. Après, la démocratie va se coucher pour les 4 années suivantes. Que nous ne soyons pas d’accord avec les orientations que prend le gouvernement en cours de mandat, nous sommes impuissants, sans aucun outil démocratique pour faire changer la donne.

Le gouvernement peut vendre le Mont Orford aux amis du pouvoir, il peut vendre nos ressources naturelles autant dans le Grand Nord qu’aux Îles de la Madeleine… Le gouvernement peut, en toute impunité, dépouiller le Québec à son avantage personnel et personne ne peut rien faire.

Ni les partis d’opposition, ni les journalistes, ne peuvent changer la situation devant un gouvernement majoritaire. Tout comme le simple citoyen, ils sont impuissants devant un gouvernement qui peut déraper comme il le veut.

Un système politique désuet et dépassé depuis plus d’un siècle

Notre système politique facilite la fraude, sous toutes ses formes. Depuis 1908, notre système politique est décrié. Depuis 1908, différents penseurs proposent de changer notre système politique pour le rendre plus démocratique et le diminuer sa vulnérabilité aux fraudes et aux main-mises sur le pouvoir. Parce qu’il n’est pas logique de donner le contrôle absolu du pouvoir à un parti politique qui ne reçoit que 24% des votes.

Des aberrations peuvent survenir tel que l’Union Nationale qui en 1944 et en 1966 avait pris le pouvoir majoritaire avec moins de votes que les libéraux! René Lévesque avait connu ce genre d’expérience lorsqu’en 1970, avec 23% du suffrage, il n’obtient que 7 députés élus. En 1973, avec 30% des votes, il n’en obtient que 6! Quand on pense que Jean Charest a obtenu un gouvernement majoritaire avec 24%, notre système politique en est renversante.

Les promesses des politiques non respectées

En 1998, quand Lucien Bouchard a pris le pouvoir au détriment du Parti Libéral, le nouveau chef du Parti Libéral, Jean Charest s’est fait un ardent défenseur d’un changement de système politique. Dès la création du Parti Québécois, son programme incluait de changer notre système politique.

Jean-Pierre Charbonneau et Claude Béland ont été responsable des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques. Jean-Pierre Charbonneau a été journaliste et homme politique, ministre et président de l’Assemblée nationale. Claude Béland a été le président du Mouvement Desjardins. Un rapport a été déposé en 2003 proposant le scrutin proportionnel mixte.

Les chefs politiques Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont ont endossé les changements proposés dans le mode de scrutin. .

On aurait pu penser qu’avec cette volonté politique commune, un changement dans notre système politique aurait déjà été fait et terminé. Malheureusement, non. Nous sommes encore dans un statu quo. Le Parti Québécois a même enlevé de son programme cette volonté de changer le mode de scrutin.

Parce que les partis politiques s’engagent avec des paroles en l’air. Parce que les partis politiques font des changements en fonction de ce qui les avantagent.

Jean-Pierre Charbonneau dans ses différentes allocutions cite Louis-Joseph Papineau l’Institut canadien en 1880:

Il n’y a pas de gouvernement légitime s’il n’est pas l’émanation de la majorité du peuple.

Ce n’est malheureusement que dans d’extrêmement rare cas que notre système de scrutin nous ait permis d’avoir des gouvernements légitimes.

Voici une note du secrétariat à la réforme des institutions démocratiques et à l’accès à l’information publié en 2004:

Pour que chaque vote compte – la proportionnelle mixte

La proportionnelle mixte pour :

  • rétablir la confiance envers le processus électoral et les élus;
  • corriger les trop grandes distorsions entre les votes reçus par chaque parti et le nombre de candidats élus;
  • éviter les renversements de volonté populaire, où le parti qui remporte le plus de votes n’est pas celui qui obtient le plus de sièges (comme en 1944, en 1966 et en 1998);
  • améliorer les chances des petits partis d’être représentés;
  • respecter le sentiment d’appartenance régionale des citoyens.

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L’actualité me censure sur ses blogues

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Des politiciens me signalent comme indésirable sur Facebook

Suite à ma petite étude de la semaine dernière, des politiciens se choquent et veulent me clouer le bec jusqu’après les élections.

Raymond Viger Dossiers Politique, Internet

facebook censure compte bloque reseaux sociaux internetLes politiciens qui se préparent pour les élections provinciales 2012 se sont lancés corps et âmes dans les réseaux sociaux. On les voit émettre leurs messages.

Je me questionnais sur la qualité de l’écoute de nos politiciens dans les réseaux sociaux et les blogues. Les résultats sont disponibles: Les partis politiques et les réseaux sociaux.

Mario Asselin, le blogueur politicien

Mario Asselin avait été le seul politicien à commenter une de mes interventions. Il me confirmait que la modération des 4 blogues des politiciens sur le site de L’actualité avait été faite par le personnel de L’actualité et qu’il n’avait jamais pris la décision de ne pas publier mon commentaire. Décision éditoriale des gens de L’actualité.

Je respecte la décision de L’actualité, mais je trouve dommage qu’ils présentent des acteurs comme étant des blogueurs mais que finalement, ces politiciens ne jouent pas le jeu et ne viennent pas commenter leur propre blogue. Il faudra trouver un autre nom pour ce genre d’espace Internet qui n’entre pas dans la définition d’un blogue.

Censure sur Facebook

Nouveau revirement intéressant dans mon étude des politiciens dans les réseaux sociaux. Suite à mes questions dans Facebook à 5 politiciens, je reçois ce message de Facebook:

Certains de vos messages ont été signalés comme étant du contenu indésirable. Afin d’éviter le blocage de votre compte, veuillez vérifiere que vos messages respectent les standars de la communauté Facebook. Le blocage restera actif pendant encore 20 jours et 19 heures.

Dans les 6 derniers mois, je n’ai envoyé que 5 messages sur Facebook à 5 politiciens, soit: Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David, Amir Khadir ainsi que Jean Charest. Parmi ces 5 politiciens qui se sont lancés dans les réseaux sociaux, il y en a au moins un qui a signalé ma question comme étant du contenu indésirable.

Vraiment intéressant cette ouverture politique, en période politique, de discuter d’une réforme politique.

Voici les Standards Facebook selon lesquels j’ai été baillonnés:

  • Violence et menaces
  • Suicide ou blessures à son propre encontre
  • Intimidation et harcèlement
  • Discours incitant à la haine
  • Nudité et pornographie
  • Hameçonnage et courrier indésirable

La définition du courrier indésirable: s’abstenir de contacter les utilisateurs à des fins commerciales sans leur consentement.

J’aimerais bien que le ou les politiciens qui ont bloqués mon compte Facebook commencent par s’identifier et m’expliquent en quoi, un question sur la réforme politique est un usage commercial de Facebook.

Étant maintenant muselé pendant 20 jours sur Facebook, cela veut donc dire que je vais retrouver mon droit d’envoyer des messages sur Facebook le 4 septembre prochain en soirée, soit après que les citoyens auront exercés leur droit de vote pour les prochaines élections provinciales. J’espère d’ici là pouvoir connaître l’identité du politicien qui me considère comme indésirable.

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En critiquant SUR SA GAUCHE la plateforme électorale du parti politique QUÉBEC SOLIDAIRE

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La plateforme (pour employer la monstruosité verbale consacrée chez nous pour désigner un programme électoral) du parti politique QUÉBEC SOLIDAIRE (QS), le parti le plus à gauche du camembert politicien québécois, est un document bien aéré de seize pages (il vaut vraiment la peine de prendre le temps de le lire) disposant quatorze têtes thématiques en ordre alphabétique (pour bien faire sentir qu’elles sont de priorités égales). Comme nous sommes, grosso modo, entre camarades idéologiques, nous sommes bien d’accord sur le fait que le Parti Québécois, le Parti Libéral et la Coalition Avenir Québec sont des partis bourgeois parfaitement fétides dont la vision sert les mêmes maîtres. Pas la peine d’en dire plus long sur eux. Leur cause est clairement entendue au tribunal de l’actualité et de l’histoire. Ce qui pose des problèmes plus importants, par contre, plus cruciaux, plus douloureux aussi, c’est la vision du parti de gauche dont dispose au jour d’aujourd’hui notre beau Kébek de 2012. On a, de fait, affaire ici à une gauche molle, conciliante, parlementaire, non-radicale, écolo-démocratique, non-révolutionnaire. C’est donc une gauche qu’il faut nettement critiquer sur sa gauche… Dont acte, sur les quatorze points:

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AGRICULTURE. La doctrine agricole de QS est fondamentalement localiste. Lisez-la attentivement, ce sera pour découvrir, derrière le paravent amical et respectueux de la valorisation des produits frais transportés sur de courtes distances, l’ombre centriste du protectionnisme agricole national (québécois). Un peu comme les démocrates américains (et pas plus radicalement qu’eux d’ailleurs), QS entend surtout maintenir la concurrentialité de l’agriculture québécoise, sans trop s’étendre sur le manque de solidarité internationaliste que cela risque inévitablement de provoquer envers le prolétariat de maint sous-secteur, en Amérique du Sud notamment.

ALTERMONDIALISME. La vision altermondialiste de QS se veut universalisante et englobante. Les hommes, les femmes, l’écologie, la paix, les droits (bourgeois) de la personne (désincarnée) se voient promettre abstraitement un traitement plus juste, plus équitable. L’absence de visée sciemment internationaliste sur la lutte des classes et sur la dimension fermement anti-capitaliste de l’altermondialisme place QS, de facto, dans la portion larmoyante, généraliste, vœux-pieuzarde et petite-bourgeoise de cette mouvance complexe, corrosive, fluide et contrastée.

AUTOCHTONES. On se propose ici de maintenir la culture de ghetto et la folklorisation (linguistique notamment) des aborigènes, tout en cherchant discrètement à en contenir les abus les plus criants (atteinte aux droits des femmes, notamment). On continue de maintenir le mythe de l’entité autochtone comme peuple autonome en promettant, comme le font les partis bourgeois, des négociations de peuple à peuple. Aucune analyse du néo-colonialisme brutal et hypocrite servant de fondement à ce genre d’approche faussement égalitaire n’est avancée. On fantasme la dynamique autochtone comme une version en miroir de notre propre dynamique nationale et, surtout, on en parle (même en termes ouvertement généralistes) parce que ça fait bien. Crucialement, le fait que les aborigènes du Québec préfèrent de longue date faire affaire avec leur intendant colonial direct, le gouvernement fédéral canadien, n’est pas pris en compte ici.

CULTURE. Elle se déploie exclusivement en deux facettes. Sur la langue française, on continue de bien s’avancer dans la mythologie nationaliste du monolinguisme français. Il n’y a aucune prise en compte du fait diglossique et l’ensemble des langues du monde parlées au Québec est implicitement traité comme une menace culturelle placée au même niveau assimilateur que l’anglais. Presque identique à celle du Parti Québécois, cette lune linguistique unilatérale souffrira des mêmes carences que celle dudit Parti Québécois: crypto-xénophobie larvée et absence intégrale de solidarité envers les locuteurs des langues de la vaste constellation du not english only. Seconde facette culturelle selon QS: le mécénat culturel d’état, perpétue la négation implicite de toute dimension subversive de la culture, dont le financement continue de devoir se soumettre ronron à l’ensemble, peu reluisant et opaque, des critères fonctionnarisés.

ÉCONOMIE. Sur la fiscalité, on s’engage à graduellement/timidement remettre les entreprises au centre de leurs obligations fiscales et on entend combattre l’évasion fiscale par de la législation. Aucune saisie, aucune coercition des accapareurs n’est prévue. Ce sera de la supplique et du larmoiement. Sur les ressources naturelles, on y va du poncif de la nationalisation, totale ou partielle. On fait dans la perpétuation des pratiques, allégée par de l’atténuatif et du graduélliste. Un peu comme Salvador Allende autrefois, on pense la gabegie minière et forestière en termes de modération et d’enrichissement des communautés locales et/ou nationales (québécoises), sans qu’une remise en question radicale du postulat de l’extraction massive ne soit effectuée. Sur la croissance économique, on veut chercher à se débarrasser de la surproduction, de la surconsommation et du surendettement (vaste programme) mais on n’entend le faire qu’en organisant la production sur un axe strictement moral, en diminuant la production sale (gaz de schiste, uranium) et en amplifiant les activités propres et égalitaires (transports collectifs, agriculture de proximité). On voit bien la montagne du mythe coercitif de la croissance. On y répond par la souris du capitalisme équitable. Sur les institutions financières d’état, notamment la Caisse de Dépôt et de Placement, on entend tenir tête à l’Internationale du Pognon en recentrant ces acteurs financiers dans une perspective régionaliste, localiste, nationaliste, PME-iste. On défend le petit contre le gros, sans questionner la dimension qualitative commune à ces deux formats. On promet de mettre les entreprises au pas, dans l‘intendance de leurs subventions et dans la saine gestion du démantèlement de leurs installations désuètes. Les promesses ici sont plus détaillées (allez lire ça)… mais cela reste des promesses.

ÉDUCATION. Promoteur de la gratuité scolaire intégrale, QS ne dit cependant rien sur le noyautage intime et parasitaire des institutions universitaires par le secteur privé ni sur le conflit d’affiliation d’une portion croissante du corps universitaire spécialisé. Le gonflement chronique des frais administratifs du secteur de l’éducation (universitaire notamment) n’est pas mentionné non plus. Priorité est donnée à la partie angélique et consensuelle de la critique que les carrés rouges on produit, au sujet du secteur de l’éducation. Sur la persévérance scolaire, QS avance le lot usuel des engagements centristes au sujet de la promotion de la famille, du soutien aux enseignants, de l’appui aux communautés, de la lutte à l’intimidation. Ici encore, il n’y a pas de classes sociales, donc pas d’école de classe. On affronte une sorte de fatalité abstraite que l’on croit pourvoir résorber sans analyse sociologique réelle du bras scolaire et de ses filières, en faisant simplement couler plus de fric dans le tuyau. Même angélisme abstrait, subventionnaire et gradualiste, dans le souhait pieux de la promotion de l’école publique. La fermeture immédiate et sans compensation de l’intégralité des institutions scolaires privées et/ou confessionnelles est une clause qui NE FAIT PAS partie du programme de QS en éducation.

ENVIRONNEMENT. Sur l’énergie et le climat, on avance la batterie d’accommodements qui sont ceux, rebattus désormais, d’un parti écologique économico-apolitique (si vous me permettez cette formulation un peu ironique. Je veux dire Europe Écologie plutôt que les Verts – pour ceux qui capteront cette nuance un peu franchouillarde). En gros, on reste capitalistes mais on remplace le carburant fossile par des éoliennes et on coupe, graduellement toujours, dans le salopage environnemental le plus criant, sans toucher à la dimension socio-économique (capitaliste) du problème. On notera que l’extraction du gaz de schiste serait, ici, intégralement interdite (QS a déjà été plus mou sur cette question – mais là, d’évidence il a flairé le vent de la résistance citoyenne). Le transport collectif serait valorisé, avec un objectif de gratuité d’ici dix ans (des promesses, des promesses…). Sur la biodiversité et le droit à l’eau, on exprime la vision standard d’un parti écologiste occidental, urbanisé, jardinier et bien-pensant.

FAMILLE. La politique sur la famille de QS semble se restreindre à la promesse ritournelle de l’augmentation des places en garderies. Même les partis bourgeois brandissent cet appât scintillant, à chaque élection provinciale et fédérale, depuis deux bonnes décennies. Des promesses, des promesses… Le caractère carcéral, conformiste et rétrograde de l’institution familiale n’est pas analysé.

INTÉGRATION CITOYENNE. Dans ce programme, l’intégration des immigrants garde une perspective insidieusement assimilatrice (la francisation abstraitement axiomatique est importante) tout en maintenant un prudent mutisme sur la fameuse question des accommodements. L’idée que les communautés culturelles doivent s’intégrer en bonne discipline au sein d’une société athée, non-sexiste, non-patriarcale, non-homophobe et rationaliste n’est pas abordée. On tient surtout ici à ce que les communautés culturelles puissent travailler, vite et bien, au sein de tous nos petits dispositifs socioprofessionnels aux postulats inchangés. Dans cette perspective, on fera notamment tout pour faciliter l’efficacité sociale, toujours solidement circonscrite, des travailleurs étrangers sous permis de travail temporaire (au Québec, ce sont principalement des travailleurs agricoles sud-américains exploités, précarisés et extorqués).

JUSTICE SOCIALE. La politique du logement promet du logement pour tous en maintenant un flou artistique sur le jeu insidieux entre le locatif et la propriété domiciliaire. La lutte aux petits propriétaires usuriers-véreux-privés de logements locatifs n’est pas mentionnée. On parle abstraitement de lutte à la grande spéculation immobilière, sans la corréler au problème crucial de l’urbanisme et de l’étalement urbain. Le revenu minimum garanti et le régime universel de retraite pour les pauvres ne se complètent pas d’une saisie unilatérale et sans compensation de l’excès de fortune des riches, tant et tant que la société civile sera appelée à financer le soutien des pauvres sans saisie des richesses des riches. Donc, aucune redistribution radicale des richesses n’est effectivement envisagée. On se contente d’accommoder et d’amplifier l’assistance. L’aide juridique sera un peu étendue, elle aussi, sans que le droit bourgeois ne soit remis en question et on promet une vague politique sur l’itinérance.

SANTÉ. Des pilules et des médecins de famille pour tout le monde, un système de santé qui roule et est efficace (des promesses, des promesses…) mais surtout une étanchéité complète entre le public et le privé en santé. L’engeance qu’ils ne voient pas dans les universités, ils la voient ici. Mais comment ils vont maintenir cette étanchéité paradoxale tout en maintenant la susdite engeance privée en place (quand on sait qu’elle colle en santé comme un vrai parasite hargneux), cela n’est pas précisé. Le rejet radical de toute radicalité finit vraiment par vous immerger dans des mixtures sociologiques fort bizarres et hautement insolubles.

SOUVERAINETÉ. L’erreur définitoire de QS est ici: c’est un parti souverainiste (comme le Parti Québécois). Son erreur définitoire serait tout aussi funeste s’il était un parti fédéraliste (comme le Parti Libéral du Québec). Au lieu de lire et de méditer ceci, QS promet la mise en place d’une assemblée constituante souveraine. La réaction politico-militaire de l’occupant anglo-canadien n’est pas prévue dans le calcul. Cette plateforme a d’ailleurs une remarquable propension à ouvertement ignorer les effets les plus sordides du poids du réel crasse. Elle a de l’idéal (cela n’est pas un tort, entendons-nous) mais à faire sciemment abstraction de toutes les luttes, on fini tout simplement défait.

TRAVAIL. Hausse du salaire minimum, égalité et équité salariale, amplification des droits syndicaux. Les travailleurs ne sont pas une classe révolutionnaire. On s’engage ici à renforcer leur position fixe au sein d’un capitalisme inchangé. La procédure réformiste par laquelle les formidables résistances du capital aux hausses de salaires et à la syndicalisation (les deux grands serpents de mer capitalistes des deux derniers siècles) seront brisées par QS en 2012 et ce, sans révolution sociale, n’est pas précisée. Les très déterminantes particularités anti-syndicales et hautement aristocratie-ouvrière-jet-set-col-blanc de l’immense corps du secteur tertiaire ne sont pas analysées.

VIE DÉMOCRATIQUE. Entendre: vie électorale et vie parlementaire des gras durs éligibles. Réforme de la carte électorale (ils le font tous), élections à date fixe (Le Parti Québécois veut faire ça aussi), plus de femmes au parlement (les partis bourgeois s’y engagent aussi). Le fait que le mode de fonctionnement électoral occidental est une arnaque généralisée de longue date, dévidée de toute dimension citoyenne ou démocratique, n’est pas pris en compte. Le mode d’intendance politicien bourgeois, parlementaire, Westminster, provincial à vote majoritaire tripotable (auquel on veut ici ajouter un zeste, une raclure de représentation proportionnelle) est quasi-intégralement postulé. Encore une fois: pas de révolution dans mon salon…

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Ma génération se souvient de ses frémissements socialistes (hautement illusoires) quand René Lévesque avait, tout pudiquement, déclaré circa 1974 que son parti politique avait un préjugé favorable envers les travailleurs. La formulation fait bien sourire aujourd’hui, avec le recul historique que l’on sait. Qu’est-ce qu’on rêvait en couleur, alors… Mollasson, gentillet, bien-pensant, moraliste, un rien baveux et historiquement myope, le parti politique QUÉBEC SOLIDAIRE nous engage, avec la lenteur usuelle, sur le même genre de petit chemin en forme d’arc-en-ciel social scintillant. On peut bien voter pour ça, une clopinette parlementaire de plus ne changera pas grand-chose. Restons simplement froidement conscient(e)s que la révolution ne se fera par comme ça et que le socialisme ne s’instaurera pas via ce genre de canal là. Il est trop lent, trop petit-bourgeois, trop abstrait, trop généraliste, trop angélique, trop moralisateur, trop démarxisé, trop déprolétarisé, trop lobotomisé, trop creux, trop mielleux, trop niaiseux, trop graduélliste, trop mou, trop restreint, trop étroit, trop nationaleux, trop pleurnicheux, trop centriste, trop réaliste et aussi, déjà, trop compromis, conciliant, coopté, récupérable, trop gauche parlementaire s’ouvrant déjà aux formes de social-populisme ayant fait la gloire «gauchiste» des Clear Grits et de la Co-operative Commonwealth Federation d’autrefois… Tu peux bien voter pour ça mais bon, ce sera encore et toujours du vote (dit) utile.

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Quand les politiciens font semblant d’écouter

 

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Politiciens et réseaux sociaux

La semaine dernière j’ai fait un test sur les réseaux sociaux avec nos politiciens. Les politiciens ont coulé le test des réseaux sociaux!

Raymond Viger Dossier Politique, Internet

C’est la mode des réseaux sociaux. Tout le monde s’y retrouve. Ça fait cool. On tente d’aller chercher un nouveau public. D’être plus proche du peuple…

Les politiciens ont-ils réussi leurs entrées dans le monde des réseaux sociaux?

Pour en avoir le coeur net, j’ai fait un petit test. Lundi le 6 août à 19:00 heures, je publie une question à débattre sur les plusieurs comptes Facebook et Twitter de nos politiciens. Je fais un lien sur un billet où je débat cette question et où je propose l’abolition des partis politiques.

Est-ce que les partis politiques sont antidémocratiques?

Facebook

Pour Facebook, j’ai publié la question sur les comptes de Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David et Amir Kadir. Contrairement aux autres politiciens, Jean Charest a une page Facebook mais il est impossible d’y publier un commentaire. J’ai donc été obligé de mettre un commentaire à la suite d’une de ces publications.

Twitter

Pour Twitter j’ai lancé un message direct à François Legault, Christine St-Pierre et Denis Coderre.

Aucune réponse de ces politiciens. Sur Twitter, un de mes amis m’a répondu à partir du message laissé à Denis Coderre. À partir de la page FaceBook de Léo Bureau-Blouin, 2 internautes ont fait quelques échanges avec moi.

L’actualité et les blogues de politiciens

Vivant l’indifférence totale des politiciens sur Facebook et Twitter, L’actualité offre 4 blogues de politiciens. Un blogueur par parti politique. Le 9 août à 6:00 heures du matin, je tente ma chance de ce côté. Je laisse mon commentaire aux 4 politiciens: Alain Paquet pour le parti Libéral, Jean-François Lisée pour le Parti Québécois, Mario Asselin pour la CAQ et Andrés Fontecilla pour Québec Solidaire.

L’actualité, jouant de prudence, mes 4 commentaires à ces politiciens se retrouvent en attente dans le système de modération. Le lendemain, mes commentaires se retrouvent à la poubelle des politiciens sauf celle d’Alain Paquet.

Si on fait une synthèse du début de la carrière de blogueurs-politiciens, avec son seul texte de présentation, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire n’avaient reçu aucun commentaire en 4 jours.

Alain Paquet du Parti Libéral avec 2 billets n’avaient aucun commentaire, sauf le mien qui est demeuré en modération plus longtemps que pour les autres blogueurs. Malgré tout, comme pour les autres blogueurs, au lieu d’engager le débat, j’ai été mis à la poubelle.

Mario Asselin a mis en ligne 3 billets. Il a reçu 8 commentaires mais il n’est intervenu qu’une seule fois.

Dans le cas de Jean-François Lisée, il a publié 9 billets sur son blogue qui ont générés 131 commentaires. Mais Jean-François Lisée n’est jamais intervenu. Il émet, mais écoute-il? Veut-il vraiment débattre?

Ces 4 politiciens sont-ils de vrais blogueurs?

Ici, pour éviter le conflit d’intérêt, je n’utiliserais pas ma définition d’un blogueur que j’ai publiée dans mon livre, mais plutôt celle que Mario Asselin (le même qui vient de faire le saut en politique) nous a livrée en 2007 en répondant à un mandat de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ):

Le blogue est un outil de conversation, pas seulement une présence Internet. C’est une communauté que l’on tisse, un réseau avec lequel on accepte d’interagir. C’est l’échange avec les lecteurs, le référencement à ce qui se dit ou se fait ailleurs sur le web, et la participation à d’autres blogues qui distingue le blogueur et sa blogosphère des simples pages personnelles. Le carnetier offre un point de départ pour la réflexion à ses lecteurs et un réseau qui leur permettra d’enrichir cette réflexion, à laquelle il participe dans les commentaires. Toujours, on a conscience de la présence des autres, que l’on guidera vers d’autres choses tout en les invitant à enrichir notre propre expérience virtuelle.

Le seul politicien qui a commenté l’une de mes interventions est Mario Asselin. Je n’émettrais pas de commentaires sur cette question. Mario Asselin m’a confirmé que c’est le personnel de L’actualité qui a fait la modération de ma question et qui ne l’a pas mise en ligne.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions de ces résultats.

Expérience concluante?

Même si la presque totalité des politiciens sont demeurés muets pendant toute cette expérience, j’ai eu l’occasion d’avoir 46 commentaires avec 11 internautes différents. Et ce n’est pas encore terminé.

Des internautes qui, au lieu d’échanger avec les propriétaires des pages Facebook ou Twitter ont commencé à échanger avec moi. Une moyenne d’un peu plus de 4 commentaires par internaute.

Pour la majorité, de nouveaux internautes qui ne me connaissaient pas. Nous avons eu un débat sur les positions que j’ai présentées. Nous avons tous enrichis notre réflexion. Qui sait, peut-être que certains m’adopteront et resteront fidèles à mon blogue.

Cette expérience aura généré un trafic supplémentaire sur mon blogue.

En commentant ainsi avec des internautes sur des pages Facebook et Twitter des autres, j’ai l’impression de leur voler du trafic, de faire leur travail de blogueur et d’établir une relation avec leurs internautes. Mais puisque les politiciens n’ont pas encore compris comment se vivent les relations dans les réseaux sociaux, il faut bien que quelqu’un habite le cyberespace qu’ils n’ont pas encore occupé.

Contrairement à notre société, la blogosphère est démocratique. Tout le monde peut y prendre sa place et s’exprimer. Mais ici on parle de démocratie. Un mot que certains politiciens n’ont peut-être pas encore bien développé.

Lien vers la définition d’un vrai blogueur de Mario Asselin.

Lien vers les blogues des politiciens sur le site de L’actualité.

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