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Mario Dumont: le Barack Obama du Québec?!

Le chef de l’ADQ nous a depuis toujours habitués à un discours incohérent et à un opportunisme politique de bas niveau.

En ce début de campagne électorale provinciale, ses premières déclarations démontrent qu’il utilise encore les mêmes stratégies boiteuses.

Il appelle au changement, à l’image du résultat des récentes élections américaines, un changement que bien sur lui seul représente au Québec.

On aura tout entendu. Au niveau de la récupération politique, Dumont vient de battre son propre record.

Oser se comparer ainsi à Barack Obama qui prône un interventionnisme accru de la part de l’État dans la sphère économique ainsi qu’une meilleure justice sociale pendant que le programme politique de l’ADQ a toujours suggéré une orientation inverse frise l’indécence.

Et comme si cela n’était pas suffisant, il s’est référé à Jean Lesage dans un discours au lac à l’Épaule dans la réserve faunique des Laurentides, lieu où les premières prémisses de la révolution tranquille ont été établies. Il a suggéré de balancer les acquis sociaux de la révolution tranquille qui ne fonctionneraient plus selon lui afin de « moderniser » le Québec, c’est-à-dire privatiser le plus possible les services publics (comme Hydro-Québec, la santé, l’éducation…). Jean Lesage a fait un bon travail dans le passé. Alors faisons le contraire et appelons cela du progrès pour la société québécoise!

Incohérence et démagogie. Au moins, Dumont reste égal à lui-même. Il s’obstine à demeurer sur ses positions de droite tout en essayant de profiter insidieusement d’un changement politique vers la gauche aux États-Unis. De plus, le décalage total de l’idéologie adéquiste avec le mouvement politique mondial de régulation et d’interventionnisme dans l’économie éclate encore plus au grand jour avec la crise financière planétaire.

D’accord pour du changement. Mais ne changeons pas pour n’importe quoi et surtout pas pour un retour en arrière aux années 50!

Jimmy St-Gelais
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Obama n’a pas les moyens de ses ambitions

Le candidat démocrate à la présidence a le vent des les voiles à quelques jours des élections avec son programme qualifié de gauche en politique américaine.

Des idées d’un système universel de santé, surtout applicable aux enfants, de grands travaux publics comparables aux politiques keynésiennes des années 30 et de baisses d’impôts à la classe moyenne assorties d’une hausse de la participation à l’assiette fiscale des plus nantis séduisent un électorat désespéré devant la crise financière et économique frappant les États-Unis.

Mais Barack Obama a-t-il réellement la possibilité de mettre en pratique ses politiques socio-économiques?

L’éventuel futur président américain héritera d’une économie délabrée et d’une dette étatique incommensurable. Le compteur de l’endettement public américain ne cesse de tourner depuis l’accession de G.W.Bush à la présidence et le début de sa guerre au terrorisme ayant culminé avec l’invasion de l’Irak.

En fait, à ce jour, on estime à 10 000 milliards le niveau de la dette fédérale américaine. Alors comment, dans ce contexte, Obama pourrait-t-il financer ses projets de relance de l’économie et de renouveau du « rêve américain »?

Il propose d’alléger le fardeau fiscal de l’américain moyen en promettant de percevoir l’argent là ou il se trouve, c’est-à-dire dans les riches corporations et dans le haut de la pyramide des revenus individuels. Mais cela ne ferait-il pas fuir le capital loin du territoire américain? C’est après tout le jeu des compagnies et des fortunés dans cette mondialisation néolibérale.

Barack Obama semble vouloir aligner son pays dans une nouvelle voie et ses intentions sont louables. Cependant, il est douteux que ses stratégies rapportent les buts escomptés. Il n’a simplement pas les moyens économiques de ses ambitions…

Jimmy St-Gelais
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C’est le début d’un temps nouveau

L’avenir qui succédera à la grande dépression des années 2000 initiera le début d’un temps et d’un monde nouveau.

Un monde dans lequel la primauté de l’argent aura enfin disparu devant l’effondrement de la superstructure financière du capitalisme. Encore la semaine dernière, les chutes des Bourses et les hausses du chômage aux quatre coins de la planète laissent entrevoir des lendemains difficiles et pousseront encore plus vers une redéfinition totale de l’économie mondiale.

Un monde qui valorisera contre toute attente le facteur social dans la gestion des affaires socio-économiques. C’est ce que nous pouvons constater avec la nouvelle tournure socialisante de plusieurs pays occidentaux qui ne pavoisaient il n’y a pas si longtemps que par les privatisations et les déréglementations économiques généralisées.

Un monde où la propagande des fortunés n’aliénera plus les masses car ils auront perdu tout ascendant sur les destinés de l’Humanité après la déchéance de leur système unilatéral de valeurs basé sur le pécule à court terme.

Un monde dans lequel le bien-être de l’humain et la perpétuité de sa descendance dans un environnement viable redeviendront les enjeux principaux de tous.

Un monde qui nous permettra enfin de redevenir des êtres humains au lieu de simples automates sans cervelles programmés pour acheter des produits de consommation futiles comblant le néant de leurs existences dénuées de tout sens dans cet univers capitaliste.

En fait, le début d’une vraie Humanité consciente d’elle-même, des conséquences et des limites de ses actions ainsi que de la petite planète qu’elle occupe.

Jimmy St-Gelais
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La faillite des nations

Adam Smith avec sa Richesse des Nations peut se rhabiller.

Les dernières semaines ont remises en question ce que nous consacrions il n’y pas si longtemps comme des vérités économiques inaltérables : le concept d’un État minimal, de l’infaillibilité du marché et du libre-échange global. Au gré des déchéances actuelles du crédit bancaire, de la crise du subprime et des désastreuses chutes boursières, ces soi-disant sacro-saints paradigmes mordent la poussière.

Dans les deux dernières semaines, ce fut à Wall Street de subir un « Krach au ralenti » encore pire que celui de 1929 et vendredi dernier c’était au tour des bourses européennes et asiatiques de connaître une séance parmi les plus sombres de leurs histoires.

Et pour la première fois depuis le début de cette tourmente économique, une nation occidentale est au bord de la faillite.

L’Islande, un pays considéré comme un modèle de réussite économique depuis quelques années, est sur le point de déclarer banqueroute!

Dès les années 90 ce pays a procédé à une déréglementation massive de l’économie et à une privatisation des services publics s’étant résulté par une poussée temporaire de la croissance économique de l’Ile. Par ailleurs, le secteur financier islandais devint au cours des années le principal pilier de l’économie islandaise. En fait, la valeur de son système financier équivalait à huit fois le PIB national en 2007!

Alors comment expliquer cette déroute économique nationale?

C’est bien simple. Le gouvernement islandais s’est rabattu sur le libre-échange, le commerce financier international, la déréglementation touts azimuts et la vente de ses leviers économiques que constituaient les sociétés d’État tout en négligeant le développement de son infrastructure économique interne.

Pourtant, cette nation avait tout pour réussir, malgré son isolement relatif, dont un secteur industriel présent en énergie, en recherche biomédicale, en tourisme et en pharmaceutique contribuant à près du tiers de son PIB.

Il ne suffisait qu’une crise financière internationale pour acculer les banques islandaises et par ricochet l’ensemble de l’économie du pays au bord du gouffre. En fait, on a mit tous les œufs dans le même panier sans se soucier de diversifier davantage les activités économiques.

Les politiques néolibérales ont affaibli la santé économique de l’Islande, mais désormais l’État se doit de revenir sur ses positions en nationalisant la Landsbanki, la deuxième banque du pays, et il devra sans doute réévaluer la totalité de son idéologie non-interventionniste.

Quel sera la prochaine nation à tomber? Vous vous en doutez.

Plus globalement, l’échec des théories fumeuses des génies néolibéraux se confirme avec les investissements d’urgence à coups de centaines de milliards des diverses banques centrales occidentales afin de maintenir à flot le système bancaire international et surtout avec les intentions du secrétaire au trésor américain Henry Paulson de porter le gouvernement fédéral acquéreur d’une portion des actions bancaires! Autrement dit, une socialisation partielle!

Les temps changent en Occident. La situation impose une intervention accrue des pouvoirs publics dans l’économie et une remise en question des préceptes dogmatiques du libéralisme économique. Les nombreuses délocalisations d’entreprises, les fermetures d’usines, le dépérissement entier de franches économiques autrefois prospères au nom du libre-échangisme international soulèvent aussi des interrogations.

Face à la dépression économique appréhendée, les nations s’éveilleront à la nouvelle donne économique et s’inspiront dans l’avenir d’une philosophie économique plus socialisante devant l’écroulement du capitalisme sauvage et le dépérissement de l’économie.

Les affairistes ont maintenant raté leur coup depuis leur prise du pouvoir dans les années 80 et nous devrions bientôt assister à un retour de balancier salutaire en faveur du bien collectif.

Jimmy St-Gelais
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La fin de la droite

Tenons-nous le pour dit : l’idéologie de droite sera jetée aux oubliettes dans quelques années.

La dérape majeure des marchés financiers américains que nous connaissons actuellement est loin de se résorber. On parle même d’un état de panique. La crise n’est pas seulement bancaire, mais touche toutes les facettes de l’économie américaine et même mondiale. Récemment, on annonçait que la première caisse d’épargne des États-Unis, la Washington Mutual, sombrait à son tour sous la mer houleuse de la faillite.

Et cette fois-ci, la droite néolibérale de G.W. Bush ne pourra mettre les torts sur quiconque que sur elle-même, même avec son projet de financement d’urgence de 700 milliards$ dont l’efficacité est loin d’être garantie.

En déréglementant l’économie à tout vent, la droite américaine prétendait créer la richesse, mais il ne s’agissait que d’une prospérité à court terme qui s’essoufflerait de manière brutale une fois le point de rupture atteint. Et nous en sommes rendus là.

L’économie des États-Unis était sur le respirateur artificiel depuis plusieurs années. On a facilité le crédit en absence de barèmes ou limitations sans penser aux contrecoups futurs sur un système économique basé sur l’emprunt facile.

De plus, le gouvernement républicain ayant sabré dans les programmes sociaux afin de financer ses guerres impérialistes a favorisé l’instabilité économique en dénuant de recours sociaux les travailleurs américains affectés par le sans-emploi ou le travail précaire. Ce que la droite n’a pas compris est que les mesures sociales en matière d’aide aux chômeurs et aux démunis ou en rapport au droit de services de santé accessibles et gratuits permettent de réguler l’économie ainsi que de la protéger relativement des soubresauts des cycles économiques capitalistes.

Mais non. Ils ont dégraissé les budgets sociaux d’un État régulateur pour faire aveuglément confiance aux sacro-saintes lois du marché et à l’entreprise privée. On en constate les résultats aujourd’hui.

Même chose pour les promesses d’abondance du Consensus de Washington envers les pays sud-américains. Le FMI et la Banque Mondiale ont déréglementé les économies locales sous coups de menaces et obligé les gouvernements à privatiser les services publics sans considération des effets très négatifs sur le niveau de vie des habitants et en conséquence des partis politiques de gauche ont investi les parlements de ces pays afin de rétablir un certain équilibre social.

Le problème, c’est que cette idéologie de droite ne marche pas! L’économie selon la vision néolibérale est comparable à un camion qu’on laisserait sans chauffeur sur l’autoroute. Soyez certain qu’il se fracassera dans le fossé!

L’évidente incompétence au niveau économique de la droite vient d’éclater au visage de toute la planète. Après avoir dominé le paysage politique occidental et international depuis plus de 20 ans, elle a creusé sa propre tombe par sa négligence et son inconscience.

Par ailleurs, ce ne sera pas seulement ses préceptes économiques qui prendront la voie de sortie, mais aussi tous les aspects de ses conceptions réactionnaires en justice, en religion, en écologie ou en sciences sociales.

Elle aura perdu toute crédibilité politique après cette grave crise économique qui s’annonce et l’on assistera enfin à un retour de la raison et à une gouvernance éclairée soucieuse du bien-être des citoyens et de la préservation de l’environnement au-lieu de la crasse primauté des intérêts corporatistes sur tout le reste dont nous avaient habitué les idéologues de droite.

Voir aussi:

Une croissance à credit

L’économie américaine au bord du gouffre

La bourse au bord du gouffre financier

Frénésie boursière et endettements massifs

Jimmy St-Gelais
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Une crise économique salvatrice pour la planète?

La course du capitalisme mondial est effrénée. Comme une machine folle s’étant emballée, rien ne paraît pouvoir l’arrêter. La Chine et l’Inde embarquent dans la danse tandis que les richesses sont encore plus dilapidées, la terre polluée et que la surconsommation des uns fait contraste avec la pauvreté de plusieurs.

Comment stopper ou au moins mettre un frein à ce mouvement apparemment irréversible? Les États souverains ne peuvent s’y opposer et encore moins les groupes d’intérêts sociaux, humanitaires ou écologistes.

On en vient à souhaiter que ce système se saborde lui-même et jette par son inconsistance les fondements de sa propre chute.

La récession américaine à venir, la crise du crédit (subprime) et leurs répercussions sur le commerce et le système financier mondial pourraient éventuellement mener à une nouvelle grande dépression économique. La baisse de la demande du principal client des puissances économiques montantes en Orient n’épargnera pas ces dernières d’une baisse de leurs activités économiques.

Alors, pourquoi ne pas la désirer, cette crise? Cela forcerait les nations à opter pour de nouvelles méthodes d’allocation plus équitables des biens et des services, comme ce fut le cas dans les turbulentes années 30 du siècle dernier. On peut citer le New Deal aux États-Unis ou les politiques du Front Populaire en France.

On remettrait ainsi en question l’ordre économique mercantile mondialisé et favoriserait l’implantation d’une production locale et d’une consommation responsable moins axée sur la frivolité.

Les producteurs locaux seraient aussi avantagés car on ferait appel à leurs services au lieu d’importer de l’autre bout de la planète des produits dispendieux en coûts environnementaux et de transport.

De plus, cela est sans compter l’impact positif sur la préservation de l’écosystème et sur l’exploitation des ressources planétaires en conséquence d’une baisse de la consommation.

Il est vain de croire que la décroissance et la simplicité volontaire vont s’imposer par elles-mêmes sans un ébranlement de la structure économique actuelle. La situation économiquement difficile des futures années risque de réussir là où les bonnes intentions passées ont échoué.

L’Humain ne change pas par plaisir ou par grandeur d’âme, mais seulement lorsque le contexte l’impose.

Jimmy St-Gelais
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Le public toujours à la rescousse du privé

Certains penseurs de droite se plaignent que les pauvres se tournent toujours vers l’État lorsque les choses vont mal pour eux.

Mais le sauvetage du monde financier américain par le président américain G.W. Bush à coup de centaines de milliards de dollars aux frais des contribuables américains prouve que mêmes les capitalistes de Wall Street quémandent aussi du coté du gouvernement lorsque leurs portefeuilles d’actions sont menacés.

Pourtant, ce sont les premiers à réclamer une déréglementation de l’économie afin que l’État ne soit pas trop dans leurs pattes en laissant le champ libre aux affairistes. Leurs marionnettes républicaines ayant investi la maison blanche se détournent de la situation économiquement précaire de plusieurs concitoyens en leur coupant les vivres par des réductions de programmes sociaux tout en stipulant que ceux-ci sont trop onéreux, mais lorsqu’une crise financière frappe leurs riches contributeurs électoraux de plein fouet, ils n’hésitent pas alors à modifier leurs propres règles à leur avantage.

C’est pour cela que Bush et sa clique néoconservatrice renient leur philosophie économique de non-intervention car ils ne sont que les pantins d’une caste économico-financière qui s’est mise elle-même dans le pétrin. Ils instaurent un plan d’urgence afin de maintenir debout une maison qui branle sous ses fondations et ce seront encore les contribuables américains issus de la classe moyenne qui paieront la facture tandis que les plus nantis ne contribueront presque rien car l’administration républicaine a allégé leur fardeau fiscal depuis l’accession de G.W. Bush au pouvoir!

Les américains ne sont pas sortis du bois. Les États-Unis sont au bord de la faillite avec une dette accumulée astronomique dépassant les 9 000 milliards de dollars pendant que le déficit commercial des États-Unis atteignait 711,6 milliards en 2007, un quasi-record de tous les temps (le record s’est établi en 2006 avec 758,5 milliards).

Mais la droite américaine n’est pas responsable de cette débâcle, bien sûr que non. Elle n’avouera jamais ses torts. Elle attaque depuis toujours la gauche en l’accusant de proposer des mesures socio-économiques trop dispendieuses à la collectivité, mais elle-même n’a guère fait mieux en imposant des politiques économiques désastreuses et une coûteuse guerre impérialiste en Irak dont les motivations sont loin d’être louables.

Son règne a consacré la chute de la première puissance mondiale s’effondrant sous le poids d’un endettement étatique et personnel qui ne s’était jamais vu auparavant. Et l’on dit que la gauche est dépensière et irresponsable…

Jimmy St-Gelais
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