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Autopsie des dérives du PQ

Demain, le 16 février, aura lieu au Centre Saint-Pierre le lancement officiel d’un document choc de Me Pierre Cloutier intitulé: »De René Lévesque à Pauline Marois » Indépendance: LE PQ A TRAHI SES MILITANTS.

Première publication des Éditions Schneider, ce livre pamphlétaire suscitera, espérons-le, un salutaire débat sur les causes profondes du cul de sac politique dans lequel s’enlise ce parti qui fut l’espoir de toute une génération. Un parti qui vieillit mal, à force de tourner en rond et de répéter les mêmes euphémismes, qui refuse de parler carrément d’Indépendance nationale et de république, alors que ce sont les conditions essentielles au développement d’un Québec ouvert sur le monde, un Québec qui refuse le mode de vie de Stephen Harper et de ses ultra conservateurs aux allures fascisantes.

L’auteur, Me Pierre Cloutier, a milité durant 35 ans au Parti québécois et il a pu constater de l’intérieur à quel point est importante la dichotomie entre la base militante (ceux dont on se sert sur le terrain pour des fins électoralistes) et le cénacle des affairistes et opportunistes qui contrôlent cette machine qui commence à nous rappeler l’époque de Duplessis.

L’auteur, qui a occupé des fonctions de responsabilité importantes au sein du PQ, s’en prend vivement aux politiques de Pauline Marois qui ne visent qu’un petit pouvoir provincial et qui est devenue un véritable éteignoir pour tous ceux qui croient encore que le Québec peut prendre ses affaires en mains.

Jamais les conditions n’ont été aussi favorables pour la naissance du pays du Québec depuis que le rétrograde gouvernement Harper règne comme un despote sur son Canada monarchiste.

Mais, malheureusement, constate Me Pierre Cloutier, le PQ, toujours accroché aux politiques de l’agent double Claude Morin (référendisme et attentisme), risque de connaître le même sort que celui qu’a connu le Bloc au fédéral, car la population en a vraiment marre de se faire raconter des sornettes.

J’espère que ce livre saura réveiller tous ceux qui y croient encore. Car il est minuit moins cinq…et la République ne saurait plus attendre trop longtemps son pénible accouchement.

Si nous voulons nous ouvrir sur le monde, participer activement au mouvement mondial en faveur de politiques progressistes dans tous le domaines de notre vie sociale, il est temps de renverser les ordres établis- tant au PQ que dans les autres partis, et de laisser à la population le soin de prendre en main son destin.

C’est vraiment une question de vie ou de mort.

Le PQ a trahi ses militants,éditions Schneider, en vente partout dès le 16 février à 9,95$.

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Péril en la demeure

À la veille de son prochain Conseil national, un documnt de réflexion du PQ proclame que « En 2009, au Québec, les problèmes et les énormes défis à relever sont à Montréal (i.e. dans l’île)…ailleurs au Québec, le français se porte très bien, même si de grands progrès doivent être faits au chapître de l’enseignement du français écrit ».
C’est complètement faux et la timidité du PQ n’a d’égale de sa tendance à se complaire en fermant les yeux sur la réalité.
Le professeur Charles Castonguay a le mérite de remettre les pendules à l’heure juste, en soulignant cette semaine, que Gatineau s’anglicise au galop et que le français se porte très mal aussi ailleurs dans la région de Montréal. « Entre 2001 et 2006, souligne-t-il, le français, langue d’usage au foyer, a reculé au profit de l’anglais au même degré dans la couronne métropolitaine que dans l’île »,
Le constat du PQ est faux. Il précise qu’en deux générations, le français ( de 50% en 2006) pourrait diminuer à 43%.
« Or, de 2001 à 2006, en cinq ans seulement, le poids du français dans l’île vient de chuter de 3,4%…et si ça continue au même rythme on en sera à 43% en 2016, pas dans deux générations ! »
Le français recule également à un rythme effréné dans le 450 et ce n’est pas l’étalement urbain, tel qu’avancé par Pierre Curzi, qui fait problème: C’est le statut inférieur du français face à l’anglais.
« Ce problème commande d’urgence une solution définitive », ajoute l’émérite chercheur. qui se demande comment un tel document de réflexion ne soulève même pas la question du financement outrageusement disproportionné des universités et hôpitaux anglais ( deux mégacentrres hospitaliers universitaires financés à égalité ne renvoient-ils pas l’image d’un Montréal bilingue mur à mur ? »

Le dernier arrêt de la Cour suprême du Canada sur la langue d’enseignement achève de planter le clou dans le cercueil de la loi 101, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était à l’origine.

Seul espoir à l’horizon en cette période d’indifférence collective et d’individualisme consumériste, un Rassemblement des forces vives de la nation va être mis sur pied pour mobiliser la population que les partis politiques traditionnels, PQ y compris, ont abandonné à elle-même.
Lundi soir, le 16 novembre, à 19hres, une première étape de cette mobilisation aura lieu à la salle Studio du Musée Juste pour rie, 2102, boul. Saint-Laurent. La SSJB, le MMF, l’Impératif français, la FTQ, la CSN, le RRQ, l’Action nationale en seront…ainsi que Pierre Curzi et Marc Laviolette du PQ. Enfin, le Québec français va relever la tête et, quant à moi, il n’y a qu’une solution: Nous débarrasser de la Cour suprême canadian et de sa marionnette de lieutenant-gouverneur…et proclamer notre République.
Invitation particulière à tous les lâcheux et sceptiques: Ce poison (l’anglais) qu’on nous impose est beaucoup plus néfaste que tous ces vaccins que vous dénoncez !

Célébrités bafouées

Ainsi donc, le RRQ a encore une fois damé le pion aux autorités coloniale fédérales. Après avoir fait annuler la reconstitution de la bataille des Plaines, il a réussi à gâcher l’entrée du Prince Charles dans son régiment des Black Watch, rue de Bleury. Le Prince et sa dame ont été forcés de passer par la porte de service arrière où ils ont été escortés entre poubelles et rats des villes. Une autre belle victoire du RRQ qui fait beaucoup plus que le PQ et le Bloc réunis pour mobiliser les Québécois et leur redonner le goût du pays.

Et pendant ces temps à la fois sombres et lumineux, des artistes de grand talent démontraient à quel point, en dehors de la scène sur laquelle ils triomphent, ils pouvaient dans la vraie vie être de trous du cul.
D’abord, Claude Dubois, qui s’est effrontément imposé en passant par dessus la foule qui attendait le fameux vaccin sous la pluie au CSSS de Saint-Sauveur, sous prétexte qu’il avait rendez-vous. Ce qui s’est avéré totalement faux. Non content d’avoir court-circuité ses concitoyens, il a menti à tous les médias. Dégueulasse.

Puis, le sénateur Jean Lapointe, qui fait une croisade de tous les instants, contre les machines vidéo-poker: Il a été surpris lundi dernier, jouant seul sa paye sénatoriale, devant une de ces machines, au Casino de Montréal, par un journaliste de Ruefrontenanc.com
Nommé sénateur par son ami André Ouellet, qu’il a supplié de lui trouver un job parce qu’il se disait ruiné par son problème de jeu, Jean Lapointe persiste à prêcher l’abstinence…pour les autres, alors que lui, incapable d’honnèteté, continue d’agir comme s’il était au-dessus de la mêlée…
Pauvres artistes…Seul élément positif: Julie Snyder et ses enfants faisaient la file comme tout le monde devant le CLSC de Saint-Sauveur.
Et pourtant, Dieu sait si elle aurait eu les moyens de faire autrement.
C’est ce qu’on appelle le civisme et le respect des autres.

Pierre Schneider

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Quand le 8-1-1 ne répond plus…

Après avoir longtemps tergiversé, hésité, lu, analysé, soupesé, médité et pesé le pour et le contre, je me suis résigné il y a une dizaine de jours à me faire inoculer le fameux vaccin contre la grippe A (H1 N1). J’avais comme tout le monde pris connaissances des théories de la grande conspiration planétaire, mais quand le docteur Amir Khadir, médecin microbiologiste et député de Mercier de Québec Solidaire s’est rangé du côté de la science académique, je me suis dit qu’il devait connaître cela mieux que moi et je me suis fait piquer.

C’est huit jours plus tard que les problèmes ont commencé: Céphalées sévères et résistantes à tous les Tylenol de cette terre, tremblements et frissons, fièvres me conduisant aux portes du délire, maux musculaires et j’en passe. Un une journée, je n’étais plus que l’ombre de moi-même tellement j’étais affaibli.

C’est alors que j’ai décidé de m’adresser au fameux 811 où, après des heures d’attente, une infirmière, m’a posé le diagnostic suivant: Vous deviez avoir cette grippe A bien avant votre vaccin ! Ah bon ! Et moi qui me portais très bien jusqu’à ce qu’on m’inocule le poison…Bref, elle
me conseille les Tylenol, boire beaucoup de breuvages et reposez-vous-merci-bien.

Le lendemain, jeudi, neuf jours après avoir reçu ce fameux vaccin, mon état se détériore rapidement. Les poussées de fièvre se multiplient et je me rapproche dangereusement du 40 degrés Celcius. De peine et de misère, je m’accroche à mon téléphone et je signale à répétition les trois chiffres magiques 8-1-1 afin qu’on me dise si je dois continuer mon traitement sommaire, me précipiter à l’hôpital ou réviser une dernière fois mon testament…

Mais voilà qu’en ce jeudi 5 novembre de tous mes malheurs,je passe de nombreuses heures accroché à une tonalité toujours occupée tant les appels affluent à la centrale. Mais je suis patient (a-t-on le choix avec notre système de Santé dont le modèle est la chaîne de montage du fabriquant d’automobiles Toyota ?) et je persiste des heures durant à tenter de parler à autre chose qu’ à un système informatisé.

Cinq heures plus tard, je suis épuisé, je frissonne de partout, j’ai peine à me mouvoir, quand enfin mon numéro est déclaré gagnant: J’ai enfin le privilège rare de parler de mon état et de mes vives inquiétudes à une véritable infirmière. Qui me conseille, après avoir écouté le récit de mes malheureux déboires, de me rendre illico à l’hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts où je me traîne de peine et de misère car je me sens vraiment très affaibli.

J’y suis accueilli par une jeune infirmière inexpérimentée…qui me fait avaler une pilule de Motrin, après avoir constaté que ma fièvre ne cesse de monter. Puis, elle me dit d’aller m’asseoir et de revenir la voir dans une heure…

Il est alors 23hres et, malgré mes questions demeurées sans réponses, je n’ai d’autre choix que de me faire patient. Dans la salle feutrée, ultra moderne et aseptisée, j’entends certaines personnes dire qu’elles attendent depuis plusieurs heures. Y-a-t-il un médecin dans la salle ? Si oui, il se cache bien… J’observe les employés, très détendus, se promener d’un bureau à l’autre avec des piles de paperasses sous le bras. Tout est silence, sauf les gémissements d’une pauvre dame qui souffre visiblement beaucoup…et à qui on demande de pratiquer cette vertu bien québécoise qu’est la patience.

Une heure plus tard, je retourne voir l’infirmière qui m’avait demandé de retourner la consulter à minuit et- ô surprise !- elle vient de terminer son chiffre, comme par hasard ! Non, mais nous prennent-ils pour de parfaits demeurés, nous les patients impatients qui payons leur salaire et avantages sociaux tout en leur permettant de traverser la crise qui secoue le Québec dans une atmosphère de salle de yoga ?

Puis, je parviens à parler avec sa remplaçante qui m’affirme que mes symptômes sont tout à fait normaux après une vaccination, que ce sont mes anticorps qui combattent le poison qu’on m’a injecté, bref qu’il n’y a pas grand chose à faire. Je lui suggère que je suis mieux d’aller me soigner dans mon lit plutôt que de passer la nuit à attendre…et elle me donne raison, disant ne pas comprendre pourquoi l’infirmière du fameux 8-1-1 s’est dite préoccupée par mon état qu’elle qualifie de « normal »…

Dans un coin retiré de cette grande salle feutrée, j’aperçois d’interminables files de citoyens qui attendent le vaccin de leur délivrance sous la neige et sous la pluie. Et ça me rappelle les images qu’on nous montrait, quand j’étais plus jeune, des méfaits du régime soviétique où les citoyens faisaient le pied de grue, dans d’interminables files d’attente, en attendant qu’on appelle leur numéro.

Et tout ce que j’entends à longueur de journée sur RDI, c’est toujours la même phrase-mantra
des chefs de notre santé collective : « On s’ajuste à la situation »…Je suis ressorti, soulagé de regagner ma chaumière et mon lit douillet. Je préfère m’ajuster moi-même…

Car quand je constate avec effroi que le 8-1-1 ne répond plus, je me permets de questionner le »modèle Toyota » appliqué à notre système de santé et je constate que nous ne sommes que des pièces numérotées sur la chaîne de montage paralysée du système implacable et trop souvent inhumain dans lequel nous acceptons de vivre. Et je me demande pourquoi, même si j’en connais la réponse corporative, pourquoi on n’accorde pas plus de pouvoirs aux pharmaciens, ce qui pourrait certes désengorger les bouchons systémiques de notre façon de vivre en santé.

Et je me surprends à rêver de cette époque bénie où le médecin se déplaçait et se rendait dans les maisons rencontrer ses malades. Mais faut croire que c’était dans un autre millénaire…bien avant que nous l’on soit victimes des grands progrès technocratiques au sein desquels j’ai l’impression que nous sommes tous devenus des prisonniers d’un goulag virtuel.

Pierre Schneider

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The supreme court a coupé la langue du Québec

L’arrêt tant attendu sur la validité de la loi 104, qui avait été adoptée en 2002 pour éviter que les allophones puissent étudier en anglais à nos frais, est tombé du Banc de la Supreme court of Canada jeudi, le 22 octobre. Et le Québec français se voit décapité d’un des outils essentiels qu’il s’était donné pour sa survie.
J’ai lu l’arrêt (fastidieuse lecture s’il en est) au complet et toute la question tourne autour des droits du Québec à défendre la langue française avec sa Charte. Le débat dure depuis quelques années déjà et, après d’innombrables péripéties juridiques, sept juges néo-colonialistes viennent de décréter que les alinéas 2 et 3 de l’article 73 de la Charte de la langue française étaient inconstitutionnels parce qu’ils contreviennent au paragraphe 23(2) de la Charte canadienne.
La dernière instance décrète que  » la charte canadienne n’établit aucune distinction entre le type d’enseignement reçu par l’enfant, le caractère public ou privé de l’établissement d’enseignement ou encore le source de l’autorisation en vertu de laquelle l’enseignement dans une langue est dispensé ».
En langage plus direct, ça veut dire: Québec français, prend ton trou et crève » !
Ce jugement très politique vient confirmer celui rendu par la cour d’appel du Québec. Auparavant, l’affaire avait été entendue par le tribunal administratif du Québec, qui avait confirmé la validité de la Loi 104. Puis, la Cour supérieure du Québec entérine la décision du tribunal administratif. Jusque là, tout baigne dans l’huile pour la reconnaissance de nos droits.
Mais ça se gâte peu après en Cour d’appel du Québec, qui renverse les jugements préalablement rendus. Siégeaient à cette cour d’appel, les juges Hilton, Dalphond et Giroux.
Ce dernier est dissident, mais les deux juges anglophones forment la majorité et ils gagnent ce combat contre la langue des Québécois.
Dernière manche: On se retrouve en Cour suprême où, on le savait d’avance, le Québec allait en manger toute une. Et c’est ce qui est arrivé jeudi alors que les sept juges du plus haut tribunal de la monarchie canadienne ont débouté complètement les prétentions des Québécois à défendre, comme ils l’ont voté, leur avenir comme peuple francophone.

Après avoir lu le torchon, c’est-à-dire le jugement, je me suis livré à une petite recherche sur les sept juges qui viennent d’enlever au Québec une loi qui avait enfin des dents.
Me croiriez-vous si je vous disais que, parmi les sept, il n’y avait qu’un seul Québécois francophone !!! Eh oui, vous avec bien lu, on en a mangé toute une de la part des British et des juifs anglos.
Voici ce que j’ai découvert:
1) La juge en chef se nomme Beverley Mc Lachlin. Elle vient de la Colombie britannique et elle a étudié à Edmonton, Alberta.

2) Le juge William Dan Corneil Binnie a étudié à McGill, à Toronto et à Cambridge (Angleterre). Reçu un doctorat honorifique du barreau du Haut-Canada…Admis au Barreau d’Angleterre en 1966, il pratique par la suite le droit au prestigieux cabinet d’affaires McCarthy-Tetrault. Puis, de 86 à 98, il est nommé conseiller spécial par le gouvernement pour examiner l’Accord du Lac Meech ! En 79, il était évidemment nommé conseiller de la REINE.

3) Louise Lebel: Née à Québec en 1939, études à l’Université Laval…et maîtrise en droit à Toronto ! C’est la seule Québécoise francophone de ce tribunal dont les Québécois ne devraient pas reconnaître l’autorité. Parce qu’il fait la sale « job de bras » des néo-colonialistes qui ne veulent qu’une chose: notre disparition par l’assimilation.

4) Morris J. Fish, fil d’Aaron Fish, est né à Montréal. Études à Mc Gill et membre des barreaux de l’Ile du Prince Edward et de l’Alberta, en sus du Québec. Il a été associé avec le célèbre criminaliste Sidney Leithman, abattu par la pègre colombienne dans un règlement de compte relié au trafic de la cocaïne.

5) Rosalie Silberman Abella. Née en Allemagne en 1946 de parents juifs déplacés, arrive au Canada en 1950. Etudes à Toronto. Membre du comité consultatif du premier ministre sur la confédération de 77 à 82 et co-présidente, à Vancouver, des conférences constitutionnelles de 92. Première femme d’origine juive, selon son CV officiel, à siéger à la Cour suprême.

6) Louise Charron: Avec un nom semblable, on la croirait québécoise, mais non, elle a étudié et grandi à Sturgeon Falls, Ontario. Autres études à Carleton et à Ottawa. Membre du Barreau de l’Ontario. Doctorat honorifique du Barreau du Haut-Canada ainsi que des universités Nipissing et Sudbury.

7) Enfin, le dernier des larrons, Marshal Rothstein. Né à Winnipeg, a fait carrière au Manitoba et reconnu comme conseiller de la reine en 1979. Et il a aussi dans son CV juge de la cour d’appel de la Cour martiale du Canada.

Voilà donc le portrait, l’image réelle de ces néo-colonialistes qui viennent de faire subir au Québec un cuisant échec. Parce que désormais, les petits allophones, par un tour de passe-passe, pourront aller à l’école publique anglaise où ils vont apprendre que le français est une langue morte. Grande victoire du melting pot multiculturel et défaite aussi désastreuse que celle des Plaines d’Abraham pour les Québécois (j’exagère à peine).

Que nous reste–t-il à faire si on veut survivre en tant que peuple ? Rien de moins que la révolution nationale. Nous sommes légalement coincés par un jugement inique rendu par l’ennemi qui, il ne faut jamais l’oublier, est en guerre contre nous. Allons-nous prendre encore une fois notre trou ou nous lever massivement pour prendre la rue, assiéger l’Assemblée nationale, sortir cul par dessus tête les députés du Bloc d’Ottawa, où nous n’avons pas d’affaire. Ce pays nous est non seulement étranger, il nous est hostile et ses attaques répétées nous placent en situation de légitime défense.

Nous ne reconnaissons pas sa constitution, nous ne reconnaissons pas ses lois, ses juges, ses lieutenants gouverneurs et toute sa racaille politique anglaise.
Nous avons le droit de nous défendre par tous les moyens. C’est l’Histoire qui jugera nos actes, pas les tribunaux au service des assassins de notre culture.

PIERRE SCHNEIDER

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Petit journal d’un citoyen libre

En ces temps où la société (lasse des accommodements pas raisonnables) monte aux barricades virtuelles pour promouvoir un laïcisme clairement enchâssé dans notre Charte québécoise, j’aime me rappeler que, bien que républicain et entièrement d’accord avec ce principe, je pense qu’il ne faudrait pas pour autant disposer de notre patrimoine avec l’eau du bain multiculturel.
Je déplore vivement, et ce depuis de nombreuses années, la foire commerciale de la surconsommation et de l’endettement outrageux, par cartes de crédit interposées, ce qu’est devenu le Noël de mon enfance où l’on nous racontait une belle légende baignée dans une atmosphère de féérie et de partage. Noël est devenu un vaste festival de la surconsommation marchande et les échanges de cadeaux, tous plus inutiles et artificiels les uns que les autres, a été promue avec succès par un marketing agressif de petits et grand commerçants pour qui n’est sacré que l’argent qui tinte dans leurs grosses poches.
Oui, je préfère mille fois mieux qu’on en revienne à la tradition millénaire de la célébration du solstice d’hiver, du bon vieux feu de camp dans la neige et sous les étoiles. Mais, du même souffle,je n’aimerais pas que l’on bannisse, au nom de la neutralité religieuse, nos beaux sapins de Noël, qui font partie de notre patrimoine culturel (même si leur origine est allemande). Enlever le traditionnel sapin de l’hôtel de ville pour accommoder non croyants et néo québécois insensibles à nos symboles traditionnels relève de l’hérésie et du phénomène du colonialisme culturel et religieux. N’ayons donc pas peur d’être nous-mêmes et de célébrer comme bon nous l’entendons cette période de festivités et de tous les abus. Mais évitons, de grâce, les pièges mercantiles des achats à outrance qui, bien souvent, deviennent une pénible corvée. De l’amour, plutôt que des bébelles éphémères « made in China »…

On apprend aussi qu’après avoir culpabilisé automobilistes et fumeurs, nos gouvernants qui nous endettent en dilapidant nos sous, se réjouissent du retour à Montréal de la Formule Un du détestable Bernie Ecclestone que l’on va subventionner afin qu’il puisse nous rendre malades avec son grand festival clinquant de la pollution sonore et de gaz à effets de serre. Comme toujours, on culpabilise le petit et on encense les grands. Démocratie, il y a longtemps que tu nous a désertés…en douce et sans que personne ne proteste car nous sommes abrutis par les insignifiance télévisuelles qui nous empêchent de réfléchir. et dire qu’on m’a récemment défendu d’allumer une clope dans un bar de la Grande Allée où tout le monde fumait le cigare avec la bénédiction de notre gouvernement de merde…

Et puis, le clown milliardaire,au nez rouge comme un clochard céleste, est revenu sur terre après s’être payé un trip de douze jours dans l’espace. Au nom d’une fondation…et au coût de 35 millions de dollars. Je serais bien curieux de savoir si cette aventure poétique de supermarché va être payée par la Fondation, afin d’échapper aux impôts que vous et moi devons payer jusqu’à plus soif…Je n’accuse pas: Je pose la question qu’aucun journaliste n’a posée…

Et puis, un petit mot sur la contestation à l’ère internet. Je me suis inscrit, comme tout un chacun, sur facebook où se multiplient quotidiennement les groupes et mouvements revendicateurs. Qui contre la Monarchie, qui contre la pâte à dents…il y en a pour tous les goûts. On banalise ainsi les mots comme s’ils suffisaient, une fois que l’on s’est exprimé, à faire changer l’inacceptable. Comme si les mots suffisaient et qu’après les avoir écrits sur un mur virtuel, on pouvait passer à autre chose.
Pour moi, militant révolutionnaire et patriote, je crois que les mots doivent servir de détonateurs. Ils ne sont utiles que s’ils contribuent concrètement à déclencher la Révolution nationale qui devra se faire dans la rue et non dans les officines aseptisées de l’Assemblée nationale où la Reine d’Angleterre impose sa loi.

Je suis prêt à mettre un p’tit deux sur le fait que les avocats (à nos frais) de l’ex-lieutenante-gouverneuse accusée d’avoir volé les Québécois vont invoquer en défense le fait qu’en droit d’origine royal, « nul ne peut poursuivre la Reine…ou,par extension, ses représentants officiels !!!
On verra bien.

Et sur ce, je dois vous quitter: mes amis m’attendent pour aller « chauffer les oreilles » du Prince Charles, invité à nos frais par Ottawa à venir nous faire chier en réitérant la suprématie de la monarchie sur nos aspirations républicaines.

Falardeau a beau être mort, des centaines de Falardeau vont bientôt se lever avec dignité pour refuser avec éclat l’asservissement et revendiquer le droit inaliénable à l’Indépendance et à la liberté.

Enfin, l’autre « clown de la semaine », John James Charest a carrément perdu le Nord, après annoncé en grandes pompes son fameux plan pour le développement du grand nord. Or, la baloune s’est dégonflée: IL N’Y AVAIT PAS DE PLAN. C’ÉTAIT JUSTE UNE PROMESSE ÉLECTORALE. Un mensonge qui m’incite à croire que notre premier ministre aurait du se recycler en arracheur de dents. Il aurait été moins nuisible au Québec. Mais quel enculé !

PIERRE SCHNEIDER

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La bouillie pour les chats du servile et rampant Bachand

Il me faut absolument revenir, une fois les hommages à Falardeau passés, sur l’incroyable déclaration qu’a faite la semaine dernière à l’Assemblée nationale le ministre des Finances du Québec, le vire-capot monarchiste Raymond Bachand.

Une déclaration qui va faire reculer les intérêts du Québec de milliards de dollars, mais c’est pas grave, semble-t-il croire, car il va récupérer cet argent dans nos poches de contribuables amorphes, résignés, silencieux et écrasés par le cynisme ambiant.

Bachand estime en effet perdus d’avance les milliards que le Québec est aujourd’hui en droit de réclamer d’Ottawa. Il a même poussé l’indécence à qualifier ces revendications légitimes de « bouillie pour les chats » !

Belle façon de paver la voie à son collègue Claude Béchard qui doit bientôt se rendre à Ottawa pour revendiquer plus de compensations monétaires pour les Québécois. Les néo-colonialistes peuvent bien l’attendre avec une brique et un fanal et lui rappeler cette « bouillie pour les chats » du ministre des Finances québécois qui, soit dit en passant a déjà été secrétaire de René Lévesque, mais qui méprise aujourd’hui tous ceux qui croient encore à l’Indépendance du Québec. Avec ses amis de toujours, Pierre-Marc Johnson et Jacques Rochefort, il préfère le pouvoir et ses nombreux avantages personnels. On s’en souviendra, n’ayez crainte, messieurs les collabos…

Les citoyens peuvent bien être blasés de la chose politique (res publica) quand nous n’avons même pas les remparts d’une république pour nous protéger des assauts répétés de nos ennemis, les voraces prédateurs de Bay Street, d’Oattawa…et du Domaine Sagard d’où le roitelet Desmarais exerce une influence déterminante dans la politique canadienne, belge et française. Son credo: L’argent peut tout acheter. Eh oui, tant que le citoyen, intoxiqué par ses journaux, continue de dormir…

Ça me rappelle l’ex-ministre libéral et nationaliste Benoît Pelletier qui écrivait en 1998, avant de devenir ministre du cabinet Charest,  » La volonté politique d’aboutir à une quelconque réforme constitutionnelle qui satisferait en partie le Québec semble plus que jamais faire défaut. Et ce, tant au niveau de l’ordre central qu’au niveau des provinces majoritairement anglophones du pays ». (1)

Par la suite, même s’il savait que ça n’aboutirait à rien de concret, le ministre a passé des années à élaborer une politique constitutionnelle reposant sur une ouverture du Canada. Sisyphe n’aurait pu faire mieux…

Pendant que se déroulent toutes ces insignifiances et qu’on se prépare à nous détrousser, comme les libéraux ont jadis détroussé les cotisants à l’assurance-emploi, Jean Charest consolide sa position de p’tit boss au dessus de la mêlée. En ne faisant rien, a-t-il appris, on ne risque pas de se tromper.

Et la cheffe de l’opposition, de l’avis de tous les observateurs, ne s’oppose pas fort. Elle manque de mordant et elle pratique l’art de pédaler dans le vide. Non,mais ça se peut t-y: je l’ai vue applaudir (pas trop fort,mais tout de même) quand le fils de Falardeau a fait l’éloge des purs et durs du Pq…qu’elle a elle-même banni des rangs de sa cour obséquieuse.

Une seule conclusion à tout ce salmigondis: Il faut tous leur botter le cul et changer complètement ce système parlementaire de complaisance dans l’inaction. Ça s’appelle, n’ayons pas peur des mots, faire une révolution nationale et redonner les affaires des citoyens aux citoyens. Un Québec républicain, et ça presse !

(1) source: Michel David in Le Devoir.

Pierre Schneider

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C’est le comble: L’UQAM s’anglicise !

Je me suis réveillé de fort belle humeur ce matin. Le soleil annonçait une belle journée, les oiseaux pépiaient joyeusement autour de ma maison, bref « vita la bella » comme dirait le cinéaste italien à la douce folie.

C’était juste avant que je n’ouvre mon ordi et que je ne me branche sur la lecture de mon Devoir quotidien. En manchette, une nouvelle qui m’a soufflé: L’UQAM, UNE UNIVERSITÉ BILINGUE ?

Eh oui, vous avez bien lu: l’ennemi ne cesse de progresser au sein de notre peuple francophone qui, avec ses 2% de Québécois face à l’Amérique anglophone, doit non seulement résister, mais passer à l’attaque !

On y apprend que c’est dans le but de doubler ses étudiants étrangers que l’École des sciences de gestion offrira dès cet automne six cours uniquement et entièrement en anglais. Après le scandale nauséabond de l’îlot Voyageur, qui nous a coûté la peau des fesses, on remet ça en abdiquant la mission première d’une université de langue française dans un État francophone.

Le syndicat des profs a vivement réagi pour dénoncer ce viol de sa convention collective,  » Nous ce qu’on vise à faire collectivement, c’est d’intégrer les immigrants à la culture francophone », a déclaré un porte-parole syndical.

Viol de convention collective mon oeil, c’est du viol de toute une nation qu’il s’agit, une nation dont on tente de toutes parts d’affaiblir la vitalité collective. On n’a qu’à regarder ce qui se fait depuis que le gouvernement de traîtres à la Charest est au pouvoir à quel point le Québec régresse dans l’affirmation de son autonomie, à quel point il rampe devant le lobby de l’axe Desmarais-Bay Street-Toronto.

On est loin des années de la mouvance « Maîtres chez-nous » alors que nous étions de milliers à descendre dans la rue pour exiger un McGill français !!!

Les autorités de l’UQAM ont beau clamer que l’anglais est la langue universelle des affaires, je ne vois pas en quoi il serait pertinent de bilinguiser cette institution typiquement québécoise. Les anglophones du Québec (10% de la population) ont déjà plusieurs universités qui leur ressemblent et qui leur servent à nous assimiler. Ils ont déjà amplement d’hôpitaux anglophones (beaucoup) plus proportionnellement à leur nombre) et on va bientôt leur offrir sur un plateau de notre argent un méga hôpital universitaire..et c’est sans compter leurs médias audio et télévisuels qui nous envahissent et contribuent à angliciser lentement mais sûrement les immigrants. Si on continue ainsi, nous n’avons plus qu’à nous pencher encore un peu et à les laisser nous enfiler…

Au moment où j’écris ces lignes, seule la SSJB a réagi. Son président Mario Beaulieu juge inacceptable cette bilinguisation de notre UQAM. Il souligne avec justesse que donner en anglais des cours inscrits au programme contredit la politique linguistique de l’UQAM. Selon lui, c’est le sous-financement des universités francophones qui est responsable de cet état de chose.

Bien oui, ouvrir ses portes aux anglos pour rentrer du cash ! C’est vrai que quand on a perdu plus de 45 milliards au cours de la dernière année, le gouvernement attaque le porte-feuille du contribuable sur tous les fronts. Mais de là à capituler devant l’envahissement toujours plus agressif de l’anglais, c’est un peu comme leur remettre les clés de la province en leur disant « prenez-la, nous on n’en peut plus… »

J’entends déjà les jérémiades orchestrées de nos députés souverainistes, députés qui ont tous, sans exception, eu la lâcheté de prêter le serment d’allégeance à la Reine. Jérémiades qui vont se perdre dans l’indifférence d’un peuple qui ne croit plus à la sincérité des ses élus.

Je semble bien pessimiste, croyez-vous ? Eh bien non ! Pas question de baisser les bras. Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir fait le choix de nous rassembler sous la bannière républicaine afin d’opposer à notre système anglais de monarchie constitutionnelle un idéal de République francophone du Québec.

Un Comité national de coordination vient d’être formé afin de faire le lien entre ceux qui partagent nos convictions et un forum de discussions vient d’être ouvert pour accueillir les sympathisants.

Serez-vous avec nous ou avec ceux qui ont décidé d’abdiquer ?

Notre adresse: http://republiqueqc.forumsdediscussions.com

PIERRE SCHNEIDER

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