Archives de Catégorie: Raymond Viger

Un nouveau ton politique pour le Québec

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Un curieux tournant politique au Québec

Normand Charest – chronique Valeurs de société dossier Politique

Pauline Marois politique Québec élections provincialesLe 4 septembre 2012, les citoyens ont élu un Parti québécois (PQ) très minoritaire, mais aussi la première femme en tant que premier ministre du Québec, ce dont on peut tous se réjouir.

L’espoir d’une nouvelle attitude politique ?

Cela pourrait changer l’habituelle bataille de coqs que représente la vie parlementaire, à plusieurs égards. Du moins, nous le souhaitons.

En effet, en tant que femme, Mme Marois souhaite montrer l’exemple d’une gestion féminine plus basée sur la collaboration et la recherche de consensus. Son attitude, posée et calme, lorsqu’elle s’adressait à ses partisans, le soir de la victoire (même après l’attentat qui la visait), est rassurante.

Mme Françoise David, de Québec solidaire (QS), élue pour la première fois, offre aussi une attitude remarquablement paisible et conciliante.

De son côté, M. Legault, de la Coalition Avenir Québec (CAQ), s’est engagé à agir de manière respectueuse, lors des débats à l’Assemblée nationale. Il a été le premier à s’engager sur ce point.

Des engagements politiques

Tous ces engagements envers une action politique paisible et positive font plaisir à voir. Et, sans rêver outre mesure, nous voulons bien les croire et les appuyer. Car il est temps que nous sortions du cynisme, qui a trop longtemps régné.

Ce que nous souhaitons, c’est que les élus puissent enfin consacrer toutes leurs énergies à la mission que leur a confiée les citoyens. Celle de travailler à l’amélioration de notre société, qui en a bien besoin, à tous points de vue.

Les enjeux de société sont nombreux, tout comme les dossiers prioritaires, nous le savons tous. Des questions urgentes attendent des réponses du côté de l’environnement, de la santé, de l’éducation et ainsi de suite. Et la recherche de solutions se perd souvent, comme l’eau dans le sable : d’abord dans les débats partisans, et ensuite dans la bureaucratie.

Nous sommes tous politiquement responsables

C’est pourquoi ce travail ne doit pas se limiter aux politiciens. Les citoyens ne doivent pas s’attendre à ce que ceux-ci trouvent des solutions magiques à tous leurs problèmes. Ils doivent d’abord y travailler eux-mêmes de diverses manières. Par exemple, par des actions communautaires.

Mais cela commence par le travail sur soi, qui se reflète ensuite dans notre entourage : notre famille, nos proches, nos voisins et ainsi de suite. Car notre santé intérieure influencera nos choix, choix de consommation et de mode de vie, par exemple.

La vraie liberté

Des individus éveillés ne suivront pas aveuglément les courants qu’on leur propose, autant dans la mode que dans la façon de penser. On ne pourra plus les manipuler si facilement, comme s’il s’agissait de marionnettes. C’est pourquoi le travail sur les valeurs de société commence par le travail sur soi, et sur les valeurs auxquelles on choisit librement d’adhérer.

Et voilà la vraie liberté fondamentale, que personne ne peut nous enlever, quels que soient nos choix politiques : la liberté intérieure.

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Le Ministère de l’environnement s’emballe sur le dos de Protégez-vous

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Pollueur payeur

Le magazine Protégez-vous vient de recevoir sa facture pour les nouveaux frais touchant l’environnement: 122 000$!

Raymond Viger Dossiers Environnement, Protection du consommateur, Médias

protegez-vous protection consommateurMaintenant que socialement nous avons fait le choix de récupérer pour recycler, le ministère de l’environnement cherche à refiler la facture aux entreprises concernées.

David Clerc, le directeur général du magazine Protégez-Vous vient de publier une lettre ouverte à l’attention du ministre de l’environnement, M. Pierre Arcand. Cette lettre présente l’impact de cette démarche environnementale sur un magazine tel que Protégez-Vous.

Au cours du seul exercice 2012-2013, nous devrons verser des frais de 122 275 $ à Éco Entreprises Québec. Par la suite, nous devrons payer annuellement des frais de l’ordre de 50 000 $.

Ce qui peut être frustrant en tant qu’éditeur d’un magazine social tel que Protégez-Vous c’est d’être mis dans la même catégorie que les magazines du genre catalogue publicitaire qui eux, occasionnent beaucoup de récupération.

Une étude d’impact économique réalisée par votre ministère en mars 2010 et qui a servi de référence aux changements apportés à la Loi affirmait que : « Considérant la place occupée par la publicité dans les médias écrits et la multiplicité des supports publicitaires, qui s’apparentent parfois à des revues ou à des magazines, il s’avère souvent difficile de justifier la distinction entre les médias écrits et les autres imprimés. »

Les écarts de revenus publicitaires et de l’espace que cela prend dans la récupération sont extrêmes. Pour notre magazine Reflet de Société, on parle de 0%.

Contrairement à ce qu’affirmait aussi cette étude, tous les magazines ne retirent pas 60 pour cent de leurs revenus de la publicité. Dans le cas de Protégez-Vous, il s’agit de 8 pour cent.

Et il y a d’autres sources d’injustices majeures:

Tous les éditeurs des magazines qu’on retrouve dans le bac de recyclage doivent payer leur part. En effet, il semble peu probable que les mécanismes présentement en place permettent d’exiger des frais pour les magazines provenant de l’extérieur du Québec et qui sont vendus ici par abonnement ou en kiosque.

Et si on se compare, on peut encore crier à l’injustice!

Les tarifs québécois sont de six à dix fois plus élevés que ceux des autres provinces.

Merci à David Clerc, le directeur général du magazine Protégez-Vous pour ces éclaircissements sur les coûts de la récupération.

Pour un abonnement à Protégez-vous.

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Élections 2012: les mensonges des partis politiques

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Des engagements politiques non respecté

En 2003, Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont s’étaient engagé à instaurer le scrutin proportionnel au Québec.

Raymond Viger Dossier Politique

Depuis 2003, Jean Charest ne cesse de ”gouverner” majoritairement le Québec avec parfois seulement 24% des votes. C’est une des grandes lacunes de notre système politique actuel. C’est une des raisons pour laquelle plusieurs citoyens ont décroché de la politique. Seulement 57% des électeurs ont été voté aux dernières élections.

Une monarchie élective

Avec un gouvernement majoritaire qui peut faire ce qu’il veut, comment peut-on prétendre être un état démocratique? Un gouvernement majoritaire, c’est un gouvernement qui peut se faire élire avec une série de menteries qu’il ne sera même pas tenu de respecter. Parce que le gouvernement n’est pas imputable. Il nous promet n’importe quoi et il fait ce qu’il veut.

Le seul pouvoir qu’on laisse aux citoyens c’est de placer un X à côté du nom d’une personne ou de son parti politique. Après, la démocratie va se coucher pour les 4 années suivantes. Que nous ne soyons pas d’accord avec les orientations que prend le gouvernement en cours de mandat, nous sommes impuissants, sans aucun outil démocratique pour faire changer la donne.

Le gouvernement peut vendre le Mont Orford aux amis du pouvoir, il peut vendre nos ressources naturelles autant dans le Grand Nord qu’aux Îles de la Madeleine… Le gouvernement peut, en toute impunité, dépouiller le Québec à son avantage personnel et personne ne peut rien faire.

Ni les partis d’opposition, ni les journalistes, ne peuvent changer la situation devant un gouvernement majoritaire. Tout comme le simple citoyen, ils sont impuissants devant un gouvernement qui peut déraper comme il le veut.

Un système politique désuet et dépassé depuis plus d’un siècle

Notre système politique facilite la fraude, sous toutes ses formes. Depuis 1908, notre système politique est décrié. Depuis 1908, différents penseurs proposent de changer notre système politique pour le rendre plus démocratique et le diminuer sa vulnérabilité aux fraudes et aux main-mises sur le pouvoir. Parce qu’il n’est pas logique de donner le contrôle absolu du pouvoir à un parti politique qui ne reçoit que 24% des votes.

Des aberrations peuvent survenir tel que l’Union Nationale qui en 1944 et en 1966 avait pris le pouvoir majoritaire avec moins de votes que les libéraux! René Lévesque avait connu ce genre d’expérience lorsqu’en 1970, avec 23% du suffrage, il n’obtient que 7 députés élus. En 1973, avec 30% des votes, il n’en obtient que 6! Quand on pense que Jean Charest a obtenu un gouvernement majoritaire avec 24%, notre système politique en est renversante.

Les promesses des politiques non respectées

En 1998, quand Lucien Bouchard a pris le pouvoir au détriment du Parti Libéral, le nouveau chef du Parti Libéral, Jean Charest s’est fait un ardent défenseur d’un changement de système politique. Dès la création du Parti Québécois, son programme incluait de changer notre système politique.

Jean-Pierre Charbonneau et Claude Béland ont été responsable des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques. Jean-Pierre Charbonneau a été journaliste et homme politique, ministre et président de l’Assemblée nationale. Claude Béland a été le président du Mouvement Desjardins. Un rapport a été déposé en 2003 proposant le scrutin proportionnel mixte.

Les chefs politiques Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont ont endossé les changements proposés dans le mode de scrutin. .

On aurait pu penser qu’avec cette volonté politique commune, un changement dans notre système politique aurait déjà été fait et terminé. Malheureusement, non. Nous sommes encore dans un statu quo. Le Parti Québécois a même enlevé de son programme cette volonté de changer le mode de scrutin.

Parce que les partis politiques s’engagent avec des paroles en l’air. Parce que les partis politiques font des changements en fonction de ce qui les avantagent.

Jean-Pierre Charbonneau dans ses différentes allocutions cite Louis-Joseph Papineau l’Institut canadien en 1880:

Il n’y a pas de gouvernement légitime s’il n’est pas l’émanation de la majorité du peuple.

Ce n’est malheureusement que dans d’extrêmement rare cas que notre système de scrutin nous ait permis d’avoir des gouvernements légitimes.

Voici une note du secrétariat à la réforme des institutions démocratiques et à l’accès à l’information publié en 2004:

Pour que chaque vote compte – la proportionnelle mixte

La proportionnelle mixte pour :

  • rétablir la confiance envers le processus électoral et les élus;
  • corriger les trop grandes distorsions entre les votes reçus par chaque parti et le nombre de candidats élus;
  • éviter les renversements de volonté populaire, où le parti qui remporte le plus de votes n’est pas celui qui obtient le plus de sièges (comme en 1944, en 1966 et en 1998);
  • améliorer les chances des petits partis d’être représentés;
  • respecter le sentiment d’appartenance régionale des citoyens.

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Quand les politiciens font semblant d’écouter

 

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Politiciens et réseaux sociaux

La semaine dernière j’ai fait un test sur les réseaux sociaux avec nos politiciens. Les politiciens ont coulé le test des réseaux sociaux!

Raymond Viger Dossier Politique, Internet

C’est la mode des réseaux sociaux. Tout le monde s’y retrouve. Ça fait cool. On tente d’aller chercher un nouveau public. D’être plus proche du peuple…

Les politiciens ont-ils réussi leurs entrées dans le monde des réseaux sociaux?

Pour en avoir le coeur net, j’ai fait un petit test. Lundi le 6 août à 19:00 heures, je publie une question à débattre sur les plusieurs comptes Facebook et Twitter de nos politiciens. Je fais un lien sur un billet où je débat cette question et où je propose l’abolition des partis politiques.

Est-ce que les partis politiques sont antidémocratiques?

Facebook

Pour Facebook, j’ai publié la question sur les comptes de Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David et Amir Kadir. Contrairement aux autres politiciens, Jean Charest a une page Facebook mais il est impossible d’y publier un commentaire. J’ai donc été obligé de mettre un commentaire à la suite d’une de ces publications.

Twitter

Pour Twitter j’ai lancé un message direct à François Legault, Christine St-Pierre et Denis Coderre.

Aucune réponse de ces politiciens. Sur Twitter, un de mes amis m’a répondu à partir du message laissé à Denis Coderre. À partir de la page FaceBook de Léo Bureau-Blouin, 2 internautes ont fait quelques échanges avec moi.

L’actualité et les blogues de politiciens

Vivant l’indifférence totale des politiciens sur Facebook et Twitter, L’actualité offre 4 blogues de politiciens. Un blogueur par parti politique. Le 9 août à 6:00 heures du matin, je tente ma chance de ce côté. Je laisse mon commentaire aux 4 politiciens: Alain Paquet pour le parti Libéral, Jean-François Lisée pour le Parti Québécois, Mario Asselin pour la CAQ et Andrés Fontecilla pour Québec Solidaire.

L’actualité, jouant de prudence, mes 4 commentaires à ces politiciens se retrouvent en attente dans le système de modération. Le lendemain, mes commentaires se retrouvent à la poubelle des politiciens sauf celle d’Alain Paquet.

Si on fait une synthèse du début de la carrière de blogueurs-politiciens, avec son seul texte de présentation, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire n’avaient reçu aucun commentaire en 4 jours.

Alain Paquet du Parti Libéral avec 2 billets n’avaient aucun commentaire, sauf le mien qui est demeuré en modération plus longtemps que pour les autres blogueurs. Malgré tout, comme pour les autres blogueurs, au lieu d’engager le débat, j’ai été mis à la poubelle.

Mario Asselin a mis en ligne 3 billets. Il a reçu 8 commentaires mais il n’est intervenu qu’une seule fois.

Dans le cas de Jean-François Lisée, il a publié 9 billets sur son blogue qui ont générés 131 commentaires. Mais Jean-François Lisée n’est jamais intervenu. Il émet, mais écoute-il? Veut-il vraiment débattre?

Ces 4 politiciens sont-ils de vrais blogueurs?

Ici, pour éviter le conflit d’intérêt, je n’utiliserais pas ma définition d’un blogueur que j’ai publiée dans mon livre, mais plutôt celle que Mario Asselin (le même qui vient de faire le saut en politique) nous a livrée en 2007 en répondant à un mandat de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ):

Le blogue est un outil de conversation, pas seulement une présence Internet. C’est une communauté que l’on tisse, un réseau avec lequel on accepte d’interagir. C’est l’échange avec les lecteurs, le référencement à ce qui se dit ou se fait ailleurs sur le web, et la participation à d’autres blogues qui distingue le blogueur et sa blogosphère des simples pages personnelles. Le carnetier offre un point de départ pour la réflexion à ses lecteurs et un réseau qui leur permettra d’enrichir cette réflexion, à laquelle il participe dans les commentaires. Toujours, on a conscience de la présence des autres, que l’on guidera vers d’autres choses tout en les invitant à enrichir notre propre expérience virtuelle.

Le seul politicien qui a commenté l’une de mes interventions est Mario Asselin. Je n’émettrais pas de commentaires sur cette question. Mario Asselin m’a confirmé que c’est le personnel de L’actualité qui a fait la modération de ma question et qui ne l’a pas mise en ligne.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions de ces résultats.

Expérience concluante?

Même si la presque totalité des politiciens sont demeurés muets pendant toute cette expérience, j’ai eu l’occasion d’avoir 46 commentaires avec 11 internautes différents. Et ce n’est pas encore terminé.

Des internautes qui, au lieu d’échanger avec les propriétaires des pages Facebook ou Twitter ont commencé à échanger avec moi. Une moyenne d’un peu plus de 4 commentaires par internaute.

Pour la majorité, de nouveaux internautes qui ne me connaissaient pas. Nous avons eu un débat sur les positions que j’ai présentées. Nous avons tous enrichis notre réflexion. Qui sait, peut-être que certains m’adopteront et resteront fidèles à mon blogue.

Cette expérience aura généré un trafic supplémentaire sur mon blogue.

En commentant ainsi avec des internautes sur des pages Facebook et Twitter des autres, j’ai l’impression de leur voler du trafic, de faire leur travail de blogueur et d’établir une relation avec leurs internautes. Mais puisque les politiciens n’ont pas encore compris comment se vivent les relations dans les réseaux sociaux, il faut bien que quelqu’un habite le cyberespace qu’ils n’ont pas encore occupé.

Contrairement à notre société, la blogosphère est démocratique. Tout le monde peut y prendre sa place et s’exprimer. Mais ici on parle de démocratie. Un mot que certains politiciens n’ont peut-être pas encore bien développé.

Lien vers la définition d’un vrai blogueur de Mario Asselin.

Lien vers les blogues des politiciens sur le site de L’actualité.

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Les partis politiques sont-ils antidémocratiques?

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Éliminons les partis politiques

Votons pour des indépendants!

Êtes-vous blasés de la politique telle qu’on nous la sert? Nous avons une belle opportunité pour forcer une réforme en profondeur.

Raymond Viger Dossier Politique

Ne pas voter

Ça ne changera rien à la situation. Un parti politique va prendre le pouvoir avec les votes que le peuple voudra bien lui donner.

Annuler son vote

Nos votes seront éliminés. Même si les médias pourront parler d’une écoeurantite généralisée, cela ne changera rien dans les faits. On en tiendra pas compte.

Voter pour un indépendant

Imaginez que nous nous mobilisons pour faire élire un député indépendant. Fini les chicanes entre Libéraux et Péquistes. Fini la perte de temps d’entendre que c’est la faute de l’autre parti si on vit un marasme constant au Québec. Fini l’ingérence des mafias, des groupes criminalisés, des entreprises pharmaceutiques et autre lobby dans le financement des partis politiques.

  • Des députés indépendants qui auront le droit de parole et le droit de voter librement.
  • Des députés indépendants qui ne seront pas hypothéqués par une ligne de parti.
  • Des députés indépendants qui travailleront ensemble pour le bien être de la société.
  • Des députés indépendants qui auront le mandat d’élire les meilleurs d’entre-eux pour être ministre et responsable d’un ministère.
  • Des députés indépendants qui pourront consulter et questionner pour être aidé dans leurs mandats plutôt que de cacher la réalité et devoir défendre les intérêts de leurs partis.

Les leaders étudiants et les manifestations

Les étudiants sont mobilisés contre le gouvernement. Plusieurs groupes de citoyens les soutiennent, toujours contre le gouvernement et sa façon de gérer l’État. Parmi eux, il y a suffisamment de personnes pour inscrire des indépendants dans toutes les circonscriptions.

Les manifestations des étudiants ont mobilisé bien des gens. On pourrait prendre en otage les prochaines élections pour exiger des changements en profondeur. Faire élire une majorité de députés indépendants, c’est prendre le contrôle d’un changement social que nous avons besoin et que l’on doit exiger.

Après avoir marché dans les rues, marchons sur l’Assemblée nationale!

Aux urnes citoyens!

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Le graffiti au Château Frontenac et au Musée national des Beaux-Arts du Québec

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Street art et culture urbaine

Monk-e1, Hubert Therrien et Patrick, 3 graffiteurs exposent au Château Frontenac. Est-ce qu’être présent à ce vernissage méritait les 5 heures de route et les 75$ d’essence?

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

château frontenac vernissage graffiti mercure monk-e1 Hubert therrienSans équivoque, Danielle et moi et sommes très satisfait d’avoir fait la route pour être présent à ce vernissage des plus spécial et original.

Le Château Frontenac, malgré que ce soit un lieu historique et classique, est prêt à s’impliquer auprès des artistes émergents du Street art. Une belle reconnaissance qui mérite d’être souligné. Lors du vernissage, le directeur du Château Frontenac, M. Mercure, a lancé le défi à l’artiste et organisateur, Hubert Therrien d’en faire un événement annuel.

Avec plus de 2 000 visiteurs pour cette exposition, tout le monde était ravi des résultats.

Le graffiti du Brésil au Château Frontenac

Ce fût un grand plaisir de revoir Patrick, un des graffiteurs que le Café Graffiti avait envoyé au Brésil avec Monk-e1 pour représenter le Québec dans une convention internationale graffiti en 2002. Il a été plus que plaisant de les revoir ensemble participer au même vernissage. Une belle complicité règnait entre les 2 artistes.

Avec Danielle, j’ai été cherché une grande énergie et plusieurs idées pour de nouveaux projets à venir. Pas moyen de prendre un temps d’arrêt sans que de nouveaux projets s’enflamment dans ma tête.

chateau frontenac street art graffiti monk-e1 graffiteur exposition culture urbaine hiphopCe vernissage a été une belle occasion de rencontrer des internautes avec qui j’ai eu plusieurs échanges sur les réseaux sociaux ainsi que des lecteurs du magazine Reflet de Société.

Félicitations aux 5 artistes qui ont participé à ce vernissage. Bonne continuité dans votre carrière et votre continuité.

Merci à M. Mercure et au Château Frontenac pour votre ouverture aux artistes émergents et au Street Art.

Le graffiti et l’environnement

M. Mercure a lancé une invitation à Hubert Therrien pour une 2e édition d’une exposition graffiti l’an prochain. J’ai lancé l’invitation à Monk-e1, Hubert Therrien et Patrick de participer au vernissage sur l’environnement qui aura lieu au Café Graffiti les 28, 29 et 30 septembre prochain. Les toiles présentées par les 3 artistes entrent parfaitement dans le thème de l’exposition que nous organisons pour  les Journées de la Culture.

Au plaisir de vous les présenter ainsi que leurs oeuvres.

1ere photo Annie Beauregard. 2e photo fourni par Monk-e1.

Le street art reconnu par le Musée national des beaux-art du Québec

Mai 2012. Le Musée national des beaux-art du Québec utilise une pallissade de construction de 75 mètres pour offrir une murale participative.

murale participative musée national beaux-art du québec graffiti street artSamedi, en me rendant au Château Frontenac pour participer au vernissage de 3 graffiteurs dans ce lieu historique, j’aperçois cette murale. Piqué par la curiosité, je fais un arrêt.

Le projet a été réalisé en mai 2012 sur la pallissade de 75 mètres du chantier du futur Pavillon Pierre-Lassonde.

On y présente les artistes du Morgan Bridge de Québec qui ont participé au projet:

  • Alexandre Lemay
  • Emmanuel Lajoie
  • Mathieu Lamoureux
  • Louis-David Letourneau-Gagnon
  • Justin Roy
  • Olivier Moisan-Dufour

Ce qui est intéressant de souligner, c’est la reconnaissance que le Musée national des beaux-art du Québec offre au graffiti:

Le graffiti est aujourd’hui reconnu comme une pratique artistique à part entière identifié sous l’appellation Street art.

Une nouvelle murale sera réalisée au printemps 2013.

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Les dangers de l’intervention sociale

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Travail de rue et travail de milieu

J’ai désarmé des gens. Je me suis déjà placé entre deux personnes qui voulaient s’arracher la tête… Mais ce n’est pas le pire.

Raymond Viger Dossier Communautaire, Santé

J’ai été longtemps à dire que l’expérience la plus traumatisante a été de tenter de séparer deux filles qui se battaient dans une toilette. Peut-être parce qu’il m’était arrivé souvent de le faire avec deux hommes, j’ai dû sous-estimer le combat de deux filles dans un espace restreint comme des toilettes. Ce n’est pas une pratique courante de se mettre entre deux personnes qui veulent démolir leurs voisins. Il faut connaître les gens concernés, avoir une bonne relation avec elles.

Avec des hommes, tu vois les coups venir. Tu les sens. Tu les devines. Mais quand le combat commence entre deux femmes… Ça grafigne de partout. Ça tire les cheveux. Aveuglé par la violence j’ai eu l’impression qu’elles se battaient les yeux fermés. S’agrippant à n’importe qui qu’elles pouvaient accrocher, que ce soit moi ou son adversaire. J’ai même eu l’impression qu’à un moment donné, j’avais les 4 griffes sur moi!

Une violence différente entre hommes et femmes

J’ai déjà mis un homme sur mes épaules et retenu le 2e avec mon autre bras. Un homme ne m’aurait pas battu. Ce n’était pas son objectif. Il aurait attendu de pouvoir atteindre son adversaire. Peut-être que j’ai eu un abus de confiance par la taille, le poids et l’expérience de combat que j’avais en comparaison avec ces deux frêles femmes. Je ne m’attendais pas à tant d’énergie destructrice qui allait éclater dans toutes les directions dans un espace aussi restreint que les toilettes. Pas grand place pour prendre du recul. Je suis demeuré à porté de toutes ces griffes qui cherchaient de la chair à déchirer.

Depuis cette expérience traumatisante, j’ai maintenant de grandes réserves avant de me placer entre deux femmes qui veulent combattre.

La pire violence

Mais il y a pire que ces quelques anecdotes de violence que j’ai vécu. Je cotoye des personnes marginalisés avec des troubles de santé parfois inquiétants. Le Sida ne m’inquiète pas à outrance. Tant que je n’ai pas à tenter de réanimer une personne qui baignerait dans son sang, le risque est nul. Mais qu’en est-il des autres maladies transmises par voie aérienne telle que la tuberculose et autres?

Je pourrais en parler avec mon médecin de famille quand j’ai des inquiètudes. Seul hic… Je n’ai pas de médecin de famille. Malgré mes problèmes de diabète et de cholestérol je suis obligé de faire renouveller mes prescriptions dans des cliniques sans rendez-vous. Et si je ne vérifie pas moi-même les dates que je devrais renouveller mes prises de sang, personne ne va m’en aviser. Même pas le pharmacien qui peut continuer à me fournir mes prescriptions pendant une année après la date de péremption de la prescription!

Le droit à un médecin de famille

Tout citoyen devrait avoir le droit d’avoir un médecin de famille. Un intervenant social qui cotoye des gens qui ont toutes sortes de maladies et de problèmes de santé encore plus. En tant que citoyen mais aussi en tant que travailleur à risque.

Malgré tout, je demeure sur des listes d’attente depuis peut-être une dizaine d’année. Qu’en penserait les normes du travail?

Vive le système de Santé du Québec!

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