Archives de Catégorie: Raymond Viger

Les régions en arrachent

La ruralité a-t-elle encore un avenir?

De nouvelles réalités de plus en plus pénibles touchent drastiquement les régions rurales et les campagnes.

Raymond Viger Dossiers Région, Économie, Famille, Communautaire

ruralité urbanité campagne ville régionPlusieurs médias ont récemment couvert les difficultés appréhendés pour les régions vis-à-vis le Plan Nord du gouvernement Libéral. Les développements rapides attirent drogue et prostitution. Les autorités locales vont-elles avoir le temps et les budgets pour se préparer à de nouvelles réalités qui viendront rapidement les envahir?

Une grande quantité d’emplois disponibles rapidement au même endroit implique que certaines localités vont perdre leurs mains d’oeuvres. Moins de services seront disponibles dans ces villages avoisinant qui subiront l’arrivée de nouveaux méga-centre.

Une discussion avec des intervenants en région soulignent qu’il n’y a pas que le Plan Nord qui vient affecter les villages. Actuellement, plusieurs événements viennent mettre en péril la survie même de ces villages.

Fermeture des églises

Le noyau social de ces communautés a été longtemps les églises. Chaque village avait jadis son église. L’abandon des fidèles de celles-ci a forcé la fermeture de plusieurs.

Fermeture des Caisses Desjardins

Au début du 20e Siècle Alphonse Desjardins avait implanté des caisses dans plusieurs villages du Québec. C’est ainsi que les Caisses Desjardins offraient un service rural délaissé par les Banques. Ce qui a fait la marque de commerce des Caisses Desjardins est en train de disparaître. Question de rentabilité les Caisses Desjardins ont débuté la fermeture de plusieurs de leurs caisses au profit d’une centralisation dans les grands centres.

Plusieurs citoyens ont manifesté contre les fermetures des caisses Desjardins sans succès.

Fermeture des comptoirs de Postes Canada

Encore pour des raisons de rentabilité et de rationnalisation, Postes Canada a à son tour emboîté le pas avec des fermetures dans plusieurs villages.

Fermeture de CLSC

Maintenant c’est le tour des CLSC de fusionner et déplacer ses services vers les grands centres. Pour ne donner qu’un exemple, quand le point de service du CLSC Châteauguay à Sainte-Martine a fermé ses portes en 2012 et obligé les citoyens à se rendre à un autre point de service situé à 27 minutes en automobiles, la population vieillissante de Sainte-Martine en a subi un contre-coups important.

Et les CLSC des grands centres qui doivent couvrir plus d’habitants reçoivent-ils plus de budget pour répondre aux besoins des populations? Quand on doit couvrir plus de service en santé, on coupe dans les services sociaux. C’est donc dire moins de prévention.

Impact de ses fermetures

Les églises, les caisses Desjardins, les bureaux de Postes et les CLSC étaient des endroits de socialisation pour les gens du village. Plusieurs y allaient à pied. En profitaient pour rencontrer les voisins et discuter de tout et de rien. C’était une occasion de faire son épicerie ou d’utiliser d’autres services locaux. Si maintenant vous devez vous déplacer dans les grands centres et que vous commencez à y faire votre épicerie et autres services, les marchands des villages avoisinants n’auront plus qu’à fermer leurs portes.

Dans les grands centres, vous devenez anonymes dans la foule. Fini les grandes discussions sur le perron de l’église.

Et sans automobile, impossible d’aller dans les grands centres. Certaines personnes âgées deviennent ainsi isolées d’un milieu de socialisation et dépendante pour avoir accès à leurs services.

La rentabilité financière de ces fermetures compensera-t-elle les conséquences sur la qualité de vie des citoyens?

Si ça continue comme cela, à part du bar de danseuses nues ou d’une taverne, que va-t-il rester dans nos villages?

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Gilles Grégoire à la Ville de Longueuil

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Coalition Anti-Graffiti

Gilles Grégoire, chef de l’opposition à la Ville de Longueuil, tire sur tout ce qui bouge. Ville de Longueuil veut-elle refaire les mêmes erreurs que Ville de Montréal d’il y a 20 ans?

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

monk-e graffiti atelier graffiteur rap spiritualité art urbain street art hiphopDans le cadre des activités culturelles du Festival international de percussions de Longueuil, un atelier d’art graffiti est offert. Commandité par le magasin de matériel d’artiste Omer de Serres, l’atelier est donné par l’artiste muraliste international Monk-e1.  Le thème de l’atelier et du concours est Le Mexique au rythme des Mayas. Le tout a été présenté le 10 juillet dans le Vieux-Longueuil.

Position de Gilles Grégoire dans le Rive-Sud Express

Un article du Rive-Sud Express reprend un communiqué pour présenter le débat que cet atelier d’art graffiti a suscité. Le chef de l’opposition de la Ville de Longueuil, Gilles Grégoire et un conseiller municipal, Robert Myles dénoncent cette activité:

Faire la promotion du graffiti par le biais d’activités de formation envoie un message négatif.

Gilles Grégoire attaque ensuite l’artiste Monk-E en soulignant qu’un site Internet montre des photos de graffitis illégaux que Monk-E a fait sur des trains, des viaducs, des murs et autres lieux publics extérieurs. Selon Gilles Grégoire, la page Facebook de ce site Internet fait preuve d’un goût douteux en proposant des pièces de vêtements qui dénigrent les policiers.

Monk-E joue un rôle négatif sur les médias sociaux. Cherchez Monk-E sur Internet et en deux clics, vous vous retrouverez sur ce site Internet. Est-ce vraiment le genre de modèle que la Ville veut valoriser auprès de nos jeunes?

Gilles Grégoire conclue en saluant l’initiative de la Coalition Anti-Graffiti qui a nettoyé plus de 15 sites vandalisés à Greenfield Park.

Gilles Grégoire a-t-il innové?

Gilles Grégoire tient à peu près le même discours que les politiciens et fonctionnaires de la Ville de Montréal en 1995. Une époque où il y avait une ligue Anti-graffiti. Par opposition, cela nous avait amené à créer le Café Graffiti pour permettre aux jeunes artistes d’être entendu par les politiciens et les fonctionnaires de la Ville de Montréal.

Gilles Grégoire fait référence à un site Internet d’une entreprise privée qui vend, entre autre, du linge. L’artiste Monk-E n’est ni propriétaire, ni associé à ce site. C’est un site indépendant qui traite de graffiti à travers le monde et qui présente des centaines de milliers de photos de graffiti. Ce n’est pas le linge de Monk-E qui y est présenté, mais le linge de cette entreprise privée.

Nous pouvons espérer que Gilles Grégoire rattrapera le temps perdu et s’actualise sur sa connaissance du graffiti et de ses artisans. Question de mettre un peu d’huile sur le feu de Gilles Grégoire, je présente à la fin du texte plusieurs collections de linge que nous vendons et qui permettent d’encourager les artistes dans leur travail et leurs réalisations.

Le Festival international de percussions de Longueuil a-t-il innové en présentant un atelier d’art graffiti?

Tous les festivals internationaux, sans exceptions, utilisent ou ont utilisés le graffiti comme moyen artistique pour rejoindre le public. Festival international de Jazz, Francofollies, Festival Juste pour rire… Même le Grand Prix de la Formule 1! Et les clients qui ont commandités ces prestations artistiques sont de grandes entreprises telles que Bell, Desjardins, Vidéotron et bien d’autres. D’autres grandes entreprises et leurs agences de communication telles que Porsche, Volkswagen, Maison Simons, Casino de Montréal… utilisent le talent des graffiteurs pour rejoindre le public.

Qui est ce fameux Monk-E?

monk-e artiste graffiti hiphop atelier graffiteur festival percussionsMonk-E est un artiste international Hiphop. Il est un muraliste environnementaliste et humaniste. Un artiste qui utilise des pinceaux et des canettes aérosols pour s’exprimer. Il est aussi un rapper et un slamer.

Depuis de nombreuses années, Monk-E s’implique dans la Ville de Longueuil avec des organismes communautaires et des maisons de jeunes pour les aider à utiliser positivement les arts comme moyen d’expression et soutenir les jeunes dans une démarche artistiques.

Monk-E est un artiste qui a maintenant 15 années de pratique et respecté par la communauté artistique et international auquel il fait parti. Le magazine Reflet de Société avait présenté un article sur Monk-E intitulé: Rap et spiritualité!

Monk-E avait participé en 2002 à un voyage au Brésil avec une dizaine de graffiteurs pour représenter le Québec dans une compétition internationale graffiti à Santo Andre. Par la suite, il a fait plusieurs prestations à Cuba, en Europe et même en Australie avec un projet du Cirque du Soleil.

Monk-E est un artiste humaniste engagé. L’environnement lui tient à coeur.

À noter que Monk-e fait un vernissage samedi le 28 juillet 2012 de 17h à 19h au  Château Frontenac, salon Place D’armes. Une belle exposition pour un artiste présenté comme un monstre par Gilles Grégoire!

Le rôle d’un média

Un média a le mandat d’écrire des articles d’intérêt public et de ramener les nouvelles de l’actualité au grand public. Le Rive-Sud Express a-t-il fait un bon travail en présentant les déclarations de Gilles Grégoire? Non. En fait, ce n’est pas un article et c’est pourquoi aucun journaliste n’a signé ce texte. C’est un communiqué de presse reçu par le Cabinet du chef de l’opposition. Un article journalistique implique qu’un journaliste reçoive les informations et les mettent en contexte, questionne les différentes parties impliquées. Mais cela demande du temps et du professionnalisme. Se limiter à publier un communiqué de presse est plus facile et rapide. Mais ça ne ressemble même pas à un travail journalistique.

En moins de 12 heures, ce sont plus de 40 commentaires que le Rive-Sud Express a reçu dénonçant les positions du chef de l’opposition Gilles Grégoire. Des parents dont leurs enfants ont assisté à un atelier d’art graffiti et qui soulignent le positivisme de Monk-E, des intervenants qui ont travaillé avec Monk-E, des jeunes, d’autres artistes…

Dommage que Rive-Sud Express se soit contenté de colporter un communiqué de presse sans avoir fait de recherche et de le mettre en contexte.

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2 projets d’aide humanitaire et de coopération internationale

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S’impliquer au Ghana

Après avoir fait un séjour de 3 semaines dans un projet de coopération internationale à Cuba, Patrick est maintenant prêt à partir pour une implication de 6 mois au Ghana en Afrique.

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, International, Communautaire

aide humanitaire ghana afrique coopération internationale bénévolatLe projet d’aide humanitaire à Cuba auquel Patrick a participé s’est fait avec 5 autres participants. Maintenant, Patrick est prêt à partir en solo. Six mois en Afrique, une expérience qui restera mémorable.

Le projet de coopération internationale au Ghana comporte plusieurs implications:

  • Orphelinat
  • Enseignement au primaire
  • Soins de la santé
  • Prévention MTS-Sida
  • Travail auprès de personnes handicapés physique et mental
  • Éco Tourisme et protection des singes (Mona et Columbus), tortues et oiseaux

Pour réaliser un tel projet, il y a beaucoup de frais:

  • Billets d’avion,
  • Hébergement,
  • Déplacements,
  • Nourriture

Plus de 8 000$ pour les 6 mois de bénévolat au Ghana! C’est pourquoi Patrick vient de lancer sa levée de fonds pour le soutenir dans son implication au Ghana.

cooperation internationale ghana afrique aide humanitaire benevolatEn plus d’un souper pour souligner son départ et de lave auto, la levée de fonds débute avec la vente de T-Shirt à l’effigie du Ghana et des singes Mona et Columbus.

Au coût de 20$ (plus taxes et transport) les T-Shirts blancs sont disponibles dans les dimensions Extra-petit à Extra large pour hommes ou pour femmes. Les cotons ouatés blancs ou les Kangourous gris pour 40$.

Les affiches à 10$ ainsi que les cartes de voeux à 4$ sont aussi disponibles.

Merci de soutenir Patrick dans son bénévolat au Ghana en Afrique!

Voici les liens pour commander par Internet:

Carte de voeux / Affiche / T-shirt / Coton Ouaté

Vous pouvez aussi commander par téléphone: (514) 256-9000 ou par courriel: journal@journaldelarue.ca

Aide humanitaire: construction d’une école

Le bénévolat de Sonia Roussy

Un but, un rêve: construire une école de trois classes dans une petite communauté au Burkina Faso

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, Bénévolat

burkina2[1]En 2009, Sonia Roussy participe à un stage au Burkina Faso. Elle fait le tour des villages en rencontrant les institutions, les décideurs et surtout les simples paysans.

C’est à Gonsin, petit hameau de 1000 habitants que Sonia Roussy se laisse émouvoir par les conditions d’éducation. Leur école est constituée d’une bâche en plastique retenue par des piliers de bois à travers lesquels le vent et la pluie ont fait leur territoire.

De retour au Québec, elle fonde l’Association philanthropique pour le Burkina Faso.

burkina[1]Depuis, Sonia Roussy se donne à fond pour réunir les 30,000$ nécessaires pour la construction d’une école. Avec les 15,000$ issus de dons de particuliers, la phase I du projet est maintenant complétée: deux classes qui permettront aux enfants d’accéder à leurs rêves.

Pour la phase II, Sonia Roussy doit maintenant réunir 15,000$ pour terminer complètement l’école de Gonsin au Burkina Faso.

burkina3[1]Encouragez Sonia Roussy dans son implication bénévole au Burkina Faso en portant fièrement les couleurs de son projet au moyen du T-Shirt, coton ouaté, cartes de vœux ou de l’affiche.

Vous pouvez aussi faire un don pour son projet. En faisant votre don, mentionner que c’est pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso. Aucun frais d’administration ou de marketing ne sont prélevés. 100% de votre don ira au projet de Sonia Roussy pour la construction d’une école au Burkina Faso.

L’Association philanthropique Burkina Faso n’ayant pas de numéro de charité AUCUN reçu de charité ne pourra être émis.

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Photos école construite Siberi Yelkouny. École avant construction Sonia Roussy.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Graffiti: Luc Bouchard, Fléo, Strike, Axe, Arpi, Fanny Aĩshaa, Toxic, Pine, Dr Shorty

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Prostitution: pour ou contre la légalisation?

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Les enjeux de la prostitution

Dans le Journal de Montréal, Lise Ravary signe un texte sur les enjeux touchant la prostitution. Un débat qui ne cesse de revenir dans l’actualité depuis des décennies mais dont nous devrons éventuellement trancher.

Raymond Viger Dossiers Prostitution, Sexualité

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitutionSuite à l’essai de Réal Ménard de parker les prostituées d’Hochelaga-Maisonneuve sur un terrain vague pour y tolérer la prostitution, le 21 juin dernier, Lise Ravary, dans son blogue du Journal de Montréal, se positionne sur la légalisation de la prostitution.

Lise Ravary fait un excellent résumé de l’état de la situation. Des positions que nous décrions depuis des décennies. Les points soulevé par Lise Ravary ont déjà fait parti de nos écrits depuis longtemps. Il est intéressant qu’ils soient maintenant accessibles à un plus grand nombre. Mais je m’attriste que nous ayons à répéter si souvent et si longtemps les argumentaires pour en arriver à faire le débat social sur la prostitution.

Légaliser la prostitution?

Je suis toujours sidéré de lire des commentaires de gens qui pense régler facilement les conséquences désastreuses de la prostitution par la simple légalisation de la prostitution. Comme la légalisation de  l’alcool en 1919 ou encore du jeu en 1969, certains diront. Cependant, l’alcool et le jeu sont des produits et non pas des êtres humains. On ne peut pas mettre une personne qui se prostitue sur le même pied d’égalité qu’une bouteille de bière!

Les gens qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ne semblent pas lire les rapports provenant des pays qui l’ont fait. En Allemagne, seulement 1% des prostituées s’étaient enregistrées auprès de l’état! Mme Ravary souligne aussi très bien les augmentations du nombre de prostituées de rue provenant de la légalisation de la prostitution.

Témoignages de prostituées

En tant que travailleur de rue et intervenant, j’ai accompagné plusieurs prostituées dans leur cheminement. Si on légalise la prostitution, qu’est-ce qu’on fait avec la prostituée qui est malade physiquement ou psychologiquement? Aucune institution qui louerait les services de prostituées vont n’en vouloir. Ni le privé, ni l’état. Elles demeureraient encore une fois à la rue mais en devant se cacher et s’isoler encore plus.

Je suis aussi navré d’entendre quelques prostituées parler du ”travail du sexe” et de vouloir en faire un travail comme les autres. Ces quelques prostituées, qui disent parler au nom de toutes les prostituées, n’ont même pas le soutien de la majorité des prostituées de rue. Quelles sont leurs réelles motivation dans ce débat politique?

Illustration Mabi. Blogue de Lise Ravary.

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Témoignages de Prostituées.

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La publicité de Jean Charest et du Parti Libéral

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Corruption sociale

Corruption, détournement de fonds, conflit d’intérêt… voici un court résumé de ce que je pense de la publicité pré-électorale du Premier ministre Jean Charest.

Raymond Viger Dossiers Politique, Jean Charest

jean charest premier ministre publicité télévisionTout le monde doit avoir vu cette publicité du Premier ministre Jean Charest nous expliquant sa vision du rôle de premier ministre. Tout le monde doit l’avoir vu parce qu’elle passe et repasse à la télévision comme si le budget publicitaire de Jean Charest n’avait pas de limite.

Mais d’où provient cet argent qui sert à promouvoir Jean Charest? Une annonce payé par le parti Libéral dit-on à la fin de ce commercial. Cette caisse du parti Libéral qui se nourrit des dons fait par les petits amis du pouvoir. Des dons que certaines entreprises font pour avoir un lien indirect sur le pouvoir. Une sorte de dette morale que des entrepreneurs tentent de créer sur le parti Libéral et son chef Jean Charest.

Mettons que Jean Charest n’a pas pigé dans l’argent de nos taxes pour faire cette publicité qui ne cesse de nous envahir à la télévision. Le temps et l’énergie qu’il met à nous vendre l’idée qu’il serait le meilleur premier ministre pour le Québec, pendant ce temps-là, il ne gère pas les affaires de l’État. Il pense à sa réélection. Conflit d’intérêt sur l’utilisation du temps du Premier ministre.

La question qui tue

jean-charest-publicite-tele-premier-ministre-parti-liberalGardons en tête l’hypothèse que les tonnes et les tonnes de commerciaux de Jean Charest n’ont pas été payé par nos taxes. Qui a payé pour la conception et la réalisation, qui paye les relationnistes qui tentent de vendre l’image de Jean Charest pour les prochaines élections? Des salariés de l’État avec nos taxes ou à partir des enveloppes bien garni des amis du pouvoir?

Ce n’est pas la première fois que les publicités de Jean Charest et du parti libéral font parler d’elles. Il y avait eu l’histoire rendu publique d’un don de Jean Charest à une famille éprouvée. Sans compter les tonnes et les tonnes de publicité radio que Jean Charest nous a déjà servi. Ou encore des demandes de publicité gratuite pour Jean Charest en échange de subventions… qui elles sont payées à même nos taxes!

Un, deux, trois… je suis déjà parti

Même si toutes les dépenses reliées aux tonnes de publicité télévisée que nous sert le Premier ministre Jean Charest soit effectivement payé par le Parti Libéral du Québec, ce sont des publicités électorales. Pourquoi le parti au pouvoir, qui décide de la date des prochaines élections, se permet de lancer sa campagne avant les autres? Pourquoi les dépenses reliées à ces publicités ne sont pas comptabilisées dans les montants alloués par le directeur général des élections?

Autant de questions qui soutiennent ma théorie que notre système politique a besoin d’une réforme complète et majeure pour éviter les abus de toutes sortes qui y règnent. Une réforme pour rendre la politique juste et équitable? Est-ce possible dans ce monde de décideurs et de gérants de gros porte-feuilles?

Et pendant ce temps, j’entends encore la publicité de Jean Charest à la télévision. Il termine en disant qu’il a fait le choix de la responsabilité. Reste à voir comment on définit la responsabilité!

Caricature de Jean Charest par Renart L’Éveillé

Photo de Jean Charest provenant de sa page Facebook

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La Sûreté du Québec et les crevaisons

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Beaucoup de mains dans les poches

Une auto-patrouille de la Sûreté du Québec fait une crevaison. Un inspecteur de la SQ arrive sur les lieux avec son véhicule. Ensuite le camion-remorque de la SQ! De quoi pouvait parler tous ces policiers pendant que le mécanicien de la SQ change le pneu?

Raymond Viger Dossier Conflit d’intérêt

Je n’ai pas de téléphone cellulaire. Encore moins de téléphone intelligent capable de prendre des photos. Ça aurait été une belle occasion d’en prendre une. Mais si j’avais eu mon cellulaire en main en conduisant mon véhicule, j’aurais eu le droit à une contravention.

Même sans photo, ce que j’ai vu méritait d’être partagé. Un fait insolite ou cocasse pour certains. Pour moi, question de me vider le coeur et d’éviter de garder cette image perpétuellement en tête.

Une auto-patrouille de la Sûreté du Québec, même avec deux policiers dans le véhicule, ne change pas le pneu quand ils ont une crevaison. Ils appellent le camion-remorque de la Sûreté pour qu’un mécanicien le fasse p0ur eux. Bon mettons. Trois hommes pour un pneu… Mais d’avoir en plus un inspecteur de la SQ qui est sur place pour vérifier le tout. Quatre hommes, 3 véhicules et une souris verte… oups! et une crevaison.

Ils sont bien payé dans la police. Peut-être parce que je travaille dans le communautaire et que je peine à payer le salaire minimum à plusieurs employés qui méritent un meilleur traitement. Peut-être parce que dans le communautaire on doit travailler fort avec peu de moyens.

Mais quand je vois le nombre de policiers que ça prend pour changer une crevaison, je me questionne sur l’utilisation de nos taxes.

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Réactions aux discours de Jean Charest

 

.jean charest grève étudiants ggi manifestation étudiant éducation

Échec des négociations

Suite à l’échec des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders des mouvements étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a pris la parole et a tenté de démontrer que son gouvernement avait raison. Sauf que…

Raymond Viger Dossiers Éducation, Culture, Économie, Politique

Suite à l’impasse des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a fait un point de presse pour résumer la situation.

Un discours savamment préparé pour tenter de nous convaincre que le gouvernement Libéral a fait plusieurs concessions depuis le début des négociations et que les étudiants ne veulent pas négocier mais tout simplement s’obstiner tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité ne sera pas aboli.

Pour qui se battent les étudiants?

Jean Charest lance une question importante: pour qui les étudiants se battent-ils? L’argumentaire de Jean Charest est que les leaders étudiants ne se battent pas pour les étudiants pauvres. Le nouveau système de prêts et bourses permet, pour un revenu familial allant jusqu’à 51 000$ d’avoir l’équivalent de la gratuité scolaire. Jusqu’à 100 000$ de revenu familial, des prêts étudiants permettent de diminuer les frais de scolarité. Passé 100 000$, Jean Charest considère qu’il est normal de payer des frais de scolarité et que les familles en ont les moyens.

À première vue, les arguments de Jean Charest peuvent en rallier plusieurs et sembler logique et acceptable. Moi même qui est en faveur d’une gratuité scolaire complète ait été ébranlé.

Sauf que…

1- Tenir compte du revenu familial suppose qu’il y a une bonne relation de l’étudiant avec sa famille. Ce qui n’est pas toujours le cas. Est-ce qu’on marginalise l’étudiant qui est en rupture familiale pour une quelconque raison?

2- Comment définit-on le revenu familial quand les parents sont séparés, les familles reconstituées? Est-ce que cela peut créer des situations où le calcul du revenu familial devient discriminatoire pour certains étudiants?

3- Que fait-on quand un des parents ne veut pas subvenir aux besoins d’un étudiant pour ses frais de scolarité?

4- Quand un étudiant quitte les études pendant 2 ans, il est considéré indépendant de ses parents et le revenu familial ne compte plus. Est-ce que cela discrimine l’étudiant qui continue ses études? Est-ce une façon de favoriser un décrochage scolaire de 2 ans pour être indépendant du revenu familial? Après un arrêt de 2 ans, combien d’étudiants pourront réellement revenir aux études?

5- Comment l’étudiant peut-il continuer ses études lorsqu’au moment du calcul de revenu familial ses parents travaillaient pour GM Ste-Thérèse avec 150 000$ de revenu familial et qu’à son entrée à l’université ses 2 parents ont perdu leur emploi parce que GM Ste-Thérèse a fermé les portes et que ses parents n’ont plus de revenus. Le revenu familial sera ajusté l’année suivante. Mais pour l’année en cours, l’étudiant fait face à une crise financière majeure qui pourrait mettre en péril son année scolaire.

Discrimination et injustice du système de prêts et bourses

Ce ne sont que quelques exemples de discrimination et de situations complexes que les frais de scolarité peuvent engendrer. Je suis sensible à ces discriminations parce que lorsque j’ai été aux études, personnellement, le gouvernement m’a remis trop d’argent en prêt et bourses. J’en n’avais pas besoin tant que ça. Mais dans le cas de ma conjointe, Danielle en a manqué et le système de prêts l’a discriminé avec des montants ridicules et tout ça, malgré qu’autant elle que moi, étions déclaré indépendant du revenu familial.

Le systême de prêts et bourses coûtent cher à opérer. Le système de prêts et bourses créent de grandes injustices. Pour certains étudiants, le système de prêts et bourses n’est pas suffisant pour compléter ses études tandis que pour d’autres, c’est un revenu inutile et non essentiel. L’objectif d’abolir les frais de scolarité est d’en arriver à abolir les système de prêts et bourses qui ne répond pas aux besoins réels des étudiants.

Réduire la taille de l’État pour financer les universités

Abolir le système de prêts et bourses, c’est réduire la taille de l’État, c’est récupérer de grosses sommes d’argent, non seulement qui est remis aux étudiants pour faire face aux frais de scolarité mais surtout de couper dans de nombreux postes de fonctionnaires. L’argent qui n’est pas versé aux étudiants pour payer les frais de scolarité peut être versé directement pour le financement des universités. Les salaires des fonctionnaires qui géraient les prêts et bourses deviennent une économie qui peut servir à augmenter le financement des universités et même plus.

Quand ils seront médecins, ils auront les moyens de rembourser leurs prêts

Jean Charest, d’une façon directe et indirecte, entretient un sentiment de jalousie envers les finissants des universités: quand ils auront terminé leurs études et qu’ils auront un gros salaire, ils leurs sera facile de rembourser leurs prêts. C’est normal qu’un étudiant investisse sur cette ”grosse job” qu’il va avoir.

Je suis parfaitement d’accord avec cet argument mais je propose une façon très différente atteindre cet objectif.

Quand l’étudiant aura sa ”grosse job”, c’est par les impôts qu’il paiera qu’il remettra à la société ce qu’il a reçu. Pourquoi stigmatiser les étudiants plutôt que de taxer les gros salaires? Que ce soit un étudiant qui après une longue scolarité ou un homme d’affaire sans étude qui fait 250 000$ par année, il est normal dans notre système social qu’ils paient des impôts proportionnellement à leurs revenus… indépendamment que ces revenus soient attribués à leur scolarité, à leur bosse des affaires ou encore à l’héritage du commerce familial. C’est la façon simple et économique de gérer le tout.

La peur de faire payer les riches

Nos gouvernements ont peur de faire payer les riches pour les choix sociaux que nous endossons. Nous considérons que les études et les universités sont importantes. Soit. Nos impôts sont là pour payer les choix sociaux que l’on veut se donner.

Plus nous créons des systèmes d’exception, plus nous créons des départements de fonctionnaires qui coûtent chers pour gérer ces systèmes d’exception et plus nous créons des injustices dans l’interprétation de ces exceptions.

Assumons nos choix sociaux et arrêtons de tourner autour du pot.

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