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La Judée déclare la guerre à Obama

«Le premier devoir d’un historien est de comprendre, mais il semble qu’on cherche progressivement à se servir de l’histoire à des fins politiques», s’inquiète l’historien René Durocher, de l’Université de Montréal. Cela est vrai dans plusieurs domaines de l’histoire. Jean-François Nadeau, qui prépare un doctorat en histoire à l’Université du Québec à Montréal, dénonce l’«esprit de procès» qui pourrit le débat historique. «On ne veut pas comprendre, dit-il, on veut juger». Ces deux historiens parlaient de la façon dont l’histoire est étudiée et utilisée au Québec, mais je pense que ces remarques s’appliquent très bien à l’ensemble de l’histoire du monde et plus particulièrement au sujet de cet article.

Paul Craig Roberts a récemment déclaré ceci dans son dernier article, lui qui a décidé de lancer la serviette dans la lutte pour la vérité:

Aujourd’hui, les Américains sont dirigés par la propagande. Les Américains ont peu d’égard pour la vérité, peu d’accès à celle-ci et peu d’habilité pour la reconnaitre. La vérité est une entité qui n’est pas la bienvenue. Elle est dérangeante. Elle est hors de portée. Ceux qui osent l’énoncer courent le risque d’être étiquetés  « anti-américains », « antisémites » ou de théoriciens du complot.

Ceci étant dit, je prends la chance qu’il se trompe et vous présente dans son intégralité un texte écrit par Gilad Atzmon, traduit de l’anglais, dont vous pouvez trouver l’original sur son site personnel. L’auteur est juif israélien, né en Israël en 1963, et il s’est ensuite établi en Grande-Bretagne. Il est un musicien accompli, saxophoniste de Jazz et poète. Gilad Atzmon est aussi un auteur prolifique et ses populaires rédactions sont publiées un peu partout dans le monde.

Dans un autre remarquable article publié récemment, il expose les courants sous-jacents de l’extrémisme juif. Jusqu’à maintenant, presque personne a osé exposer le fait historique concernant la déclaration de guerre de la Judée mondiale contre l’Allemagne, bien avant que toute action allemande soit entreprise contre les juifs. Pourtant, cela expliquerait en grande partie la raison pour laquelle nous avons eu une horrible guerre qui a tué plus de 60 millions d’Européens.

L’article de Gilad Atzmon que je vous présente plus bas, survient suite à la controverse et la tempête diplomatique qui fut créé après l’annonce d’un projet de construction de 1 600 nouveaux logements dans une zone de Cisjordanie occupée, plan condamné par le vice-président américain Joe Biden qui était alors en visite en Israël pour tenter de relancer les discussions de paix au Proche-Orient. L’annonce du projet de construction de nouveaux logements pour des colons dans une zone annexée à Jérusalem fut une réelle claque au visage et a provoqué un vif mécontentement de la part de Joe Biden qui a alors déclaré que les politiques israéliennes mettaient en danger les intérêts américains et les troupes stationnées dans la région. Voir cet article et celui-ci pour plus détails)

Il y a donc beaucoup de colère juive contre Obama pour le simple fait que le vice-président et le Secrétaire d’État ont énoncé leur désaccord envers le massive trahison israélienne des intérêts américains en autorisant une large prise de possession de territoire dans Jérusalem-Est. Les véritables tyrans tolèrent bien mal la critique. Les États-Unis n’auraient qu’à menacer de couper l’aide financière annuelle de plus de 3 milliards de dollars à Israël pour se bien se faire comprendre et appliquer une véritable pression, mais hélas, nous pouvons tous voir qui est maître en la demeure. Cet article est une excellente explication du véritable extrémisme juif. Je vous invite à le lire et apprendre énormément de ce courageux et honnête juif, Gilad Atzmon.

François Marginean

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La Judée déclare la guerre à Obama
Par Gilad Atzmon (www.gilad.co.uk)

La semaine dernière, nous avons pu lire au sujet de l’agression de l’AIPAC contre le président Obama. Les médias ont rapporté que le lobby juif en Amérique avait ôté ses gants de velours. L’AIPAC a ouvertement décidé d’augmenter les pressions sur les dirigeants américains et, en particulier sur le Président Obama.

«Les récentes déclarations de l’administration Obama concernant la relation des États-Unis avec Israël est un sujet de grave préoccupation», a indiqué l’AIPAC dans sa déclaration. La réaction de l’AIPAC tombe juste après une fin de semaine de récriminations et d’exigences de la part des États-Unis, suite à l’annonce provocatrice d’Israël selon laquelle il avait donné son approbation préalable à la construction de 1600 appartements supplémentaires destinés à des colons juifs dans un quartier palestinien de l’Est de la ville de Jérusalem occupée. Contrairement au président Obama, qui semble avoir d’autres priorités telles que le projet de loi de réforme des soins de santé et la reprise économique des États-Unis, l’AIPAC affirme savoir quels sont les « véritables » des États-Unis et la manière dont ces intérêts doivent être poursuivis. «L’administration devrait faire un effort conscient pour s’éloigner des demandes du public et de tout ultimatum unilatéral visant Israël, avec qui les États-Unis partagent des intérêts élémentaires, fondamentaux, et stratégiques». L’AIPAC a également suggéré que les dirigeants américains se concentre sur une éventuelle confrontation avec l’Iran. «L’escalade rhétorique de ces derniers jours ne peut que nous détourner du travail de fond qui doit être fait en réponse au problème urgent que pose la course de l’Iran à l’arme nucléaire».

Les lobby juifs n’y vont jamais avec le dos de la cuillère lorsqu’il est question de faire pression sur des États, des dirigeants mondiaux et même des superpuissances. Le comportement de l’AIPAC, la semaine dernière, m’a rappelé la déclaration de guerre juive contre l’Allemagne nazie, en 1933.

Peu de gens sont conscients du fait qu’en mars 1933, bien avant qu’Hitler devienne le leader incontesté de l’Allemagne et commence à limiter les droits des juifs allemands, le Congrès juif américain annonça l’organisation d’une manifestation massive au Madison Square Garden et a appela à un boycott américain des produits allemands.

Évidemment, je ne pense pas qu’Obama ait quoi que ce soit en commun avec Hitler. Il n’y a vraiment pas grand-chose de commun entre les deux leaders, en termes de philosophie, d’attitude vis-à-vis de l’humanisme ou de vision de la paix mondiale.(1) Toutefois, il est difficile de fermer les yeux sur la similitude entre le comportement de l’AIPAC la semaine dernière et la conduite qui fut celle de l’American Jewish Congress en 1933.

Le 24 mars 1933, le Daily Express (Londres) a publié un article annonçant que les Juifs avaient déjà lancé leur boycott contre l’Allemagne et menacé de déclarer une «guerre sainte». L’Express exhortait les juifs du monde entier à boycotter les produits allemands et à manifester activement contre les intérêts économiques allemands.

L’Express a indiqué que l’Allemagne était «désormais confrontée à un boycott international de son commerce, ses finances, et son industrie… à Londres, New York, Paris et Varsovie, les hommes d’affaires juifs sont unis dans une croisade économique».

Les textes juifs ont tendance à outrepasser le fait que l’ordre d’Hitler du 28 mars 1933 ordonnant un boycott contre les magasins juifs et des marchandises, était une escalade en riposte directe à la déclaration de guerre à l’Allemagne lancée par les dirigeants juifs du monde entier. En fait, la seule enclave juive qui est prêt à admettre l’ordre historique des événements qui ont conduit à la destruction du judaïsme européen, c’est la secte antisioniste juive orthodoxe connue sous le nom de Juifs de la Torah. Je suppose que, de même, une fois que la relation se sera dégradée entre l’Amérique et ses lobbies juif, les idéologues juifs tribaux seront les premiers à oublier que c’est l’établissement juif américain qui a fait tant d’efforts pour nourrir l’animosité inévitable.

Si vous vous demandez pourquoi les politiciens juifs répètent exactement les mêmes erreurs encore et encore, la réponse est simple. Les juifs ne connaissent pas leur histoire juive, car il n’y a pas d’histoire juive.

Il se trouve que l’histoire juive est un ensemble de fables liées maladroitement ensemble pour présenter une fausse image d’un récit victorieux. L’histoire juive est un ensemble de taches aveugles groupés par le mythe, des fantasmes et des mensonges, afin de présenter l’illusion d’un récit du passé cohérent et un vague semblant de chronologie. Le professeur israélien Shlomo Sand nous a enseigné que les sionistes, et dans une certaine mesure, leurs rivaux bundistes, étaient loin d’être gênés d’«inventer» l’histoire de leur nation juive. Mais il va plus loin, même l’Holocauste, qui pourrait être un angle d’éclairage important dans la réflexion juive, a été transformé en un chapitre rigide qui perpétue la cécité. Comme vision du passé, il est là pour cacher et dissimuler, plutôt que révéler et informer. Dans un livre d’histoire juive, vous ne pourrez rien lire sur la «déclaration de guerre de la Judée contre l’Allemagne nazie». Dans les textes d’histoire du peuple juif, la chronologie démarre toujours quand la souffrance des Juifs débute. L’histoire juive transcende et existe au-delà de la notion de causalité. Elle nous persuade que la persécution des Juifs vient de nulle part. Le texte historique juif évite les questions nécessaires pour expliquer pourquoi l’hostilité évolue jour après jour, pourquoi les Juifs se font des ennemis si nombreux et si facilement?

Manifestement, les dirigeants de l’ AIPAC sont en train de répéter les graves erreurs de leurs prédécesseurs du Congrès juif américain. Ils n’apprennent rien de leur histoire, car il n’existe pas le moindre texte historique juif duquel on puisse retenir quelque chose. En lieu et place de texte historique, les juifs ont l’Holocauste, qui est un événement ayant mûri en devenant une religion.
La religion de l’Holocauste est évidemment judéocentrique jusqu’à la moelle. Il définit la raison d’être des juifs. Pour les juifs, elle signifie une fatigue totale de la diaspora, elle considère le Goy comme un potentiel meurtrier « irrationnel ». La nouvelle religion juive prêche la vengeance. Elle va jusqu’à instituer un nouveau Dieu juif. Au lieu de l’ancestral Yehova, le nouveau Dieu juif est « le juif » lui-même : cet être courageux et futé, celui qui a survécu au génocide ultime, au plus sinistre des génocides, celui qui a ressurgi des cendres et qui est allé de l’avant vers un nouveau commencement.

Jusqu’à un certain point, la religion de l’Holocauste signale l’abandon du monothéisme juif, puisque chaque Juif est un Dieu ou une Déesse en puissance. Gilad Shalit est le Dieu ‘innocence’, Abe Foxman c’est le Dieu antisémitisme, Madoff est le Dieu de l’escroquerie, Greenspan est le Dieu de la ‘bonne économie’, Lord Goldsmith est le Dieu de la ‘feu vert’, Lord Levy est le Dieu de la collecte de fonds, M. Wolfowitz est le Dieu du nouvel expansionnisme américain et l’AIPAC est l’Olympe américain où des êtres humains élus par les Américains viennent implorer la miséricorde et le pardon d’être des Goyim et d’oser, à de rares occasions, dire la vérité sur Israël.

La religion de l’Holocauste est le stade ultime dans la dialectique juive; c’est la fin de l’histoire juive parce qu’elle est la forme la plus profonde et la plus sincère d’ ‘amour de soi’. Plutôt que d’inventer un Dieu abstrait préférant les juifs pour en faire son peuple élu, dans la religion de l’Holocauste les Juifs découpent et retirent la substance de la moelle divine. Le juif, tout simplement, s’élit lui-même. C’est pourquoi la l’identité politique juive se transcende au-delà de la notion de l’histoire. Dieu est le maître de cérémonie. Et le nouveau Dieu juif ne peut être soumis à des événements humainement contingents. Le nouveau Dieu juif, entendre par là « le juif », ne fait que réécrire les fables au service de la tribu, dès que le besoin s’en fait sentir. Cela peut expliquer pourquoi la religion de l’Holocauste est protégée par des lois, alors que n’importe quel autre chapitre et n’importe quelle autre narration de l’histoire peuvent être débattus ouvertement par les historiens, les intellectuels et les gens ordinaires.

Comme on peut le deviner, avec une telle vision du monde si intensément centrée sur soi, il n’y a plus beaucoup d’espace pour l’humanité, pour la grâce ou pour l’universalisme. Il est loin d’être clair si les juifs pourront un jour guérir collectivement de leur nouvelle religion. Toutefois, il est crucial que tout humaniste s’élève contre la religion de l’Holocauste qui ne peut que répandre la malheur, la mort et le carnage.

1. Contrairement au président Obama qui a reporté son voyage en Extrême-Orient à seule fin de rencontrer le PM israélien et qui a envoyé son secrétaire d’État pour apaiser ses adversaires juifs promettant davantage de confrontation avec l’Iran, Hitler en fait a plutôt réagi avec colère à la pression juive.

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Deux Juifs emmerdeurs

J’avais préparé un autre article, mais je décide en dernière heure de le changer pour celui-ci.  Mon instinct me dit qu’il y a une certaine urgence.   Je l’envoie aussi au blogue de Lagacé. On verra ce que Gesca accepte… ou censure.

Il y a longtemps que je fréquente le blogue de Lagacé. Il s’y dit du  sérieux et du comique, mais sans méchanceté.  Sans arrogance. Un blogue fait pour des Québécois… et que fréquentent beaucoup de bons Québécois.  Il est donc dommage que s’y glissent des corps qui y semblent aussi étrangers qu’une fausse note dans du Beethoven, pour distiller le mépris  et l’arrogance.   Il sévit depuis quelque temps, sur le blogue de Lagacé, deux Juifs emmerdeurs : « Honorable » et « Respectable ».

Mauvais Québécois ou mauvais Étrangers ?  Allez savoir !…. Il y a un mauvais esprit qui n’a pas de patrie. C’est le mauvais esprit qui ne peut être chez-lui nulle part, car il se veut différent. Il se bâtit une supériorité de façade sans laquelle il se sent démuni, car les autres, vous savez…. .

« Honorable » et « Respectable », me rappellent ces expats coloniaux d’Algérie ou du Gabon, de Calcutta ou d’Abidjan, qui se tiennent en groupes, vivent derrière une clôture et ont pour plus grand plaisir d’insulter les « natives ».  Mépriser les « pas-supérieurs », vous savez, ceux qui n’ont pas fait Cambridge ou la Sorbonne.

La plupart du temps, ils le font entre eux, dans leur salon, ou sur leur terrasse. Ils se racontent des histoires de nègres en pensant que les boys indigènes qui leur servent leur Logavulin ou leur Pérignon sont sourds, ou ne comprennent pas. Les indigènes sont lents, vous savez…

Mais un jour ils s’enhardissent.  Ils sortent en bande à Treichville, ou à Limete, et chantent « Aux arbres, citoyens ! »…  Ça fait une meilleure blague à raconter aux copains. « Tu sais, on est gonflé, on leur a dit… et on a fait…. et ces mauviettes n’ont pas bougé !   Ils sont cons !  Con…golais ! Ha ! Ha ! Ha !… »

Et c’est si drôle de se moquer des Indigènes qu’ils finissent par le faire tous les soirs.   Jusqu’à ce que les pauvres mecs, dans la Cité, se le répètent et en viennent à croire que tous les Français sont des salauds.  Et le mec de la  Cité, il ne connaît pas Pasteur, ni l’Abbé Pierre ;  il n’entend jaser que les Français qui sont arrogants et méprisants… Il ne voit que les salauds.   Alors il pense… pourquoi ils ne partent pas ?

Puis quelqu’un, un jour, un Bantou comme les autres, dit à un expat plus en verve ce soir-là, qui en a sorti une plus bête que d’habitude, de fermer sa gueule.  Et l’expat voit qu’ils ne sont pas nombreux dans le bar à la trouver drôle. Après, on ne sait jamais comment ça finit.

J’en ai marre de « Honorable » et « Respectable ».  Je ne sais pas si ces individus sont vraiment  aussi stupides que leur comportement le laisse croire ou s’ils jouent le rôle d’agents provocateurs. Je ne sais pas s’ils sont deux, ou seulement les deux faces d’un même visage, mais le résultat est le même. En traitant les Québécois comme si nous étions tous des demeurés, ils invitent à des généralisations abusives.

Quand un article qui parle de bonshommes de neige et de la pudibonderie  américaine  est détourné de son objet, dès les premiers commentaires, pour devenir une critique  acerbe de l’usage du mot « pharisien » qui véhiculerait un insupportable connotation antisémite, je vois  deux  insignifiants qui veulent se faire une petite notoriété  de matamores dans leur petit milieu, parce qu’ils « osent » venir déblatérer sur les Québécois, dans un journal qu’on souhaite québécois.

« Honorable » et « Respectable » le font régulièrement.  Derrière eux, j’entrevois une petite clique d’universitaires prétentieux qui rient comme des fous à se raconter qu’on peut vraiment dire n’importe aux Québécois.

Je pense que ces emmerdeurs ont trop vilipendé le Québec et les Québécois.  Ils CRÉENT des antisémites et Cyberpresse ne devrait pas tolérer qu’ils le fassent. Assez. Basta. Stop. Il est temps qu’un Québécois comme les autres leur dise de fermer leurs gueules.

C’est fait.

Pierre JC Allard

P.S. À 23 h55 dimanche, Lagacé n’a pas publié mon commentaire . A vous de juger…

http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2010/03/05/les-etats-unis-pudique-pays/

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« Sales Noirs », « Sales Juifs »… et « pauv’cons »

Rien en France ne passionne autant l’opinion publique cet été que l’affaire Fofana, son procès et son appel. Ni la crise, ni les émeutes, ni l’emprunt national. Un Noir et son gang séquestrent un jeune Juif, exigent une rançon, le torturent et le tuent. Un procès du racisme à la clef… Sales Noirs ? Mais non, voyons, sales Juifs ! Contrairement aux mauvais usages habituels. où l’on accuse parfois tout un groupe à cause de la race du criminel, on le fait maintenant à cause de la « race » (!) de la victime. Et, comme disait Brassens, ils sont bien plus de quatre à le faire…

Le procès a eu lieu, les condamnations sont tombées dont aucune, civilisation oblige, n’a été que l’on jette les coupables aux crocodiles, ce que je trouve correct. Aucune, toutefois, ne garantit que l’assassin ne sera pas un jour remis en liberté, ce que je trouve incorrect, mais c’est un autre sujet. Le sujet, ici, c’est que malgré le mot bien senti du Président Sarkozy qui aurait pu avoir un effet dissuasif, il y a encore en France tout plein de “pauv cons” qui ne veulent pas se tasser.

Je crois et j’ai dit souvent qu’être raciste est une connerie. Rien de nouveau, on circule. Ce qui est nouveau, ici, c’est que beaucoup d’antiracistes peuvent aussi se conduire comme des cons, ce qui fait beaucoup plus de mal. Car on peut se défendre contre les loups, mais qu’est-ce qu’on fait quand l’ours, votre ami, prend un pavé ? Se réveiller rapidement…

Il faudrait que les Français se réveillent rapidement, avant de prendre le pavé du racisme sur la gueule. La bévue des antiracistes, ici, a été de jouer d’influence pour que le ministère public en appelle et exige des peines plus lourdes, à l’issue d’un processus judiciaire que l’avocat général a jugé exemplaire.

C’est une bévue, parce que quelques années de plus à la sentence des bourreaux ne changeront rien, alors que beaucoup de badauds vont se dire que « ces gens » en mènent vraiment très large. Pire si on ne le dit pas, mais qu’on le chuchote, car c’est la « judéophobie », alors, qu’on invite… et la peur peut faire faire des bêtises. Avant que le nombre des sales Noirs, des sales Juifs, des sales Arabes, des sales Chinois et des sales Autres augmente dans l’imaginaire des Gaulois et assimilés, il serait important que les Richard Prasquier de ce monde rangent leurs pavés et se tassent.

Richard Prasquier ? Voici ce que dit Monsieur Richard Prasquier Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), cité sur Rue 89 :

« … même si un procès est avant tout procès d’individus, on ne peut en négliger sa valeur d’exemplarité. Qu’on a le devoir de réfléchir sur sa portée pédagogique, car ce procès est celui de notre société. Ne pas négliger que la vraie justice ne peut se faire derrière des portes fermées. Et ne pas négliger non plus que tant d’années après la Shoah, après tant d’actions de mise en garde, un Juif a de nouveau été assassiné dans des conditions abominables simplement parce qu’il était Juif. ” »

Pieuse intention, mais l’énoncé est absurde. Il est absurde, de dire ici qu’un Juif a de nouveau été assassiné dans des conditions abominables simplement parce qu’il était Juif., car si quelqu’un veut tuer des Juifs « parce qu’ils sont Juifs », il en tue. N’importe qui peut en tuer des douzaines au hasard et presque sans risque, puisque, en l’absence d’un lien entre le meurtrier et la victime et d’un mobile raisonnable, il peut courir longtemps.

Ici, la victime a été enlevée et une rançon a été demandée. Faut-il jouir de l’exception ashkénaze pour comprendre que si le criminel voulait obtenir une rançon, c’est que le mobile du crime était l’obtention d’une rançon ? Vous du CRIF, ne pouvez-vous pas comprendre, qu’il est malsain et néfaste de vouloir traiter l’Histoire et l’actualité uniquement comme les péripéties d’une lutte millénaire entre Juifs et Gentils ?

Je ne pense JAMAIS aux Juifs comme collectivité, sauf quand on vient ressortir, pour le nourrir et l’instrumenter, le monstre de l’antisémitisme. Un préjugé qui, laissé à lui-même, serait sans doute mort depuis longtemps. Il ne meurt pas, parce qu’on le nourrit. Ceux qui interviennent sans mesure ni discernement dans tous les dossiers qui touchent les Juifs et Israël le nourrissent, car ils sont souvent agaçants. On ne déteste pas les gens qui agacent, mais on souhaiterait parfois les entendre plus à propos… et moins souvent.

Pierre JC Allard

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Le novlangue sioniste

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Dans le roman de George Orwell, «1984», Syme, un collègue de Winston, en charge du dictionnaire Novlangue, explique le but du Novlangue:

«Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer.» – Dico de la novlangue

Les mots et leur pouvoir

C’est avec les mots et leur signification, leur sens et ce qu’ils symbolisent, qu’on arrive à penser. On pourrait dire que plus le vocabulaire est riche, plus il y a de chance que la pensée sera développée et fonctionnelle. Mais à l’inverse, plus il est pauvre, moins il sera possible de réfléchir adéquatement et de jongler avec des concepts abstraits tels que la liberté.

La puissance des mots est bien connue. Ne dit-on pas que la plume est plus forte que l’épée? C’est pour cela que les discours de politiciens sont écrits par des professionnels et que le script des publicités est souvent le produit d’une équipe de psychologues et d’experts. On contrôle la pensée avec des mots, on évoque différentes réponses émotionnelles. En jouant sur la signification des mots, on peut aussi influer sur la pensée et le raisonnement des gens. Nous devons questionner la signification véritable des mots et le redonner leur vrai sens.

Ce petit dictionnaire publié par POLEMIA comprend plus de 250 mots parmi les plus employés aujourd’hui par l’élite dirigeante et notamment les médias. (Source)

Il comprend cinq types de mots :

  • les mots trompeurs, qui ont changé de sens et qui signifient souvent le contraire de ce qu’ils exprimaient auparavant ;
  • les mots subliminaux, qui sont utilisés pour produire certains effets de répulsion ou d’approbation chez le récepteur ;
  • les mots marqueurs, qui expriment l’idéologie dominante ;
  • les mots tabous, que l’idéologie dominante s’efforce de supprimer ;
  • les mots sidérants, qui visent à disqualifier les adversaires du Système.

Le novlangue

Ce contrôle de la pensée par le langage était un aspect important du roman 1984 de George Orwell et représente un concept largement utilisé par la politique, les médias, la publicité et par l’élite. On arrive à manipuler la perception de la réalité jusqu’à en venir qu’à créer des réalités virtuelles, un monde mental déconnecté de la réalité dans lequel sont engluées les masses. Les quelques penseurs indépendants, activistes pour la paix et dissidents politiques qui restent sont taxés d’ennemis d’État, de terroristes, d’extrémistes politiques, de fous, de théoriciens du complot et de menace à l’ordre établi. De cette façon, il est possible d’ostraciser, ridiculiser, d’isoler et «d’assassiner» une personne publiquement. On est capable de contrôler les foules et de les faire suivre la ligne de pensée dominante. D’où l’intérêt de manipuler le sens des mots et de l’idée de la novlangue d’Orwell:

Le novlangue (newspeak en anglais) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 (publié en 1949). Il est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique (et même la seule « idée » de critique) de l’État. S’opposant à l’ancilangue, « langue ancienne ».

L’idée fondamentale du novlangue est de supprimer toutes les nuances d’une langue afin de ne conserver que des dichotomies qui renforcent l’influence de l’État. Un rythme élevé de syllabes est aussi visé, avec l’espoir que la vitesse des mots empêche la réflexion. (Source)

Le novlangue sioniste

Cela nous mène à un exemple particulièrement important de novlangue qui existe à notre époque. Je vous soumets ces quelques termes qui lorsque utilisés par des sionistes tendent à changer de signification. Cela pourra peut-être aider à mieux décoder le langage qu’ils utilisent dans les médias pour décrire leurs agissements.

Terme incorrect ……………………………………….………..…..Terme correct

Paix ………………………………………………………………..Permanente pré-hostilité

Attaque non-provoquée par les É-U ou Israël ………..….Attaque préventive

Guerre d’agression ………………………………………….…..………Conflit ou dispute

Guerre d’agression permanente ……………………….…….……….Conflit prolongé

Guerre d’agression globale ……………………………….…Répandre la démocratie

Résistance individuelle à une guerre d’agression ………….…..…….Terrorisme

Résistance de groupe à une guerre d’agression ……………….…..…Insurrection

Résistance nationale à une guerre d’agression ….État terroriste / État voyou

Résistance multinationale à une guerre d’agression ………….…..….Axe du mal

Chef politique de la résistance à une guerre d’agression…….Dictateur / Tyran

Chef militaire de la résistance à une guerre d’agression ..Seigneur de la guerre

Tout musulman qui questionne une guerre d’agression ………………….Al-Qaïda

Toute autre personne qui questionne une guerre d’agression …………..Militant

Département qui promeut une guerre d’agression … Département de la défense

Invasion pour promouvoir une guerre d’agression …………….………… Incursion

Agents israéliens d’une guerre d’agression ……..…Force de défense israélienne

Victime d’une guerre d’agression ………………………..….….……Combattant illégal

Victime d’une guerre d’agression (population de Gaza) ……..…..Entité ennemie

Armes d’une guerre d’agression ………………………………..Instruments politiques

Financement massif de riches fabricants d’armement ….. Supporter les troupes

Génocide ………………………………………………Traitements dégradants de l’ennemi

Soldats américains morts ……………………………………..Personnel non-opératoire

Commettre un meurtre ………………………………………………………………Neutraliser

Attaquer …………………………………………………………………………………..Se défendre

Faits / évidence / réalité objective ……………………………….Propagande ennemie

Vol de ressources naturelles ………………………………………………………..Libération

Violence dans le but de voler…………………………………………….Sécurité nationale

Censure militaire …………………….….Journalistes intégrés (Embedded reporters)

Détruire l’infrastructure civile ……………………………………….Guerre asymétrique

Détruire les civils eux-mêmes ……………………………………Dommages collatéraux

Mercenaires psychopathes / escadrons de la mort ……………..Forces de sécurité

Emprisonnement …………………………………………………………………..……. Détention

Prisonnier ………………………………………………………………………………………..Détenu

Torture …………………………………………………………………………………..Interrogation

Espionnage illégal contre les Américains ………………….….Surveillance terroriste

Questionner la guerre ……………………………………………………………Antipatriotisme

Questionner les meurtres ……………………………………………………………….Se défiler

Questionner le gouvernement ………………………………….…Manque de patriotisme

Questionnement de masse du gouvernement ………………….……..Terrorisme local

Ignorance de la masse ………………………………….…Confiance des consommateurs

Dette ……………………………………………………………………………………………..Finances

Constitution U.S. / Conventions de Genève ……………………….Documents désuets

Attaque nucléaire contre quiconque ……….…Toutes les options sont sur la table

Corps humains ………………………………………………………………….Cibles vulnérables

Distraction pendant qu’on prépare la prochaine attaque ………Processus de paix

Un enfant qui a été tué en étant au mauvais endroit …………………Bouclier humain

Mur d’apartheid ………………………………………………………………..Clôture de sécurité

Musulman …………………………………………………………….Islamiste ou Islamofasciste

Islam …………………………………………………………………….Anti-américanisme radical

Questionner les atrocités sionistes ……………………………………….…Antisémitisme

Questionner le comportement d’Israël ……………………………….……Antisémitisme

Questionner le financement américain d’Israël ……………………..…Antisémitisme

Questionner l’espionnage de l’AIPAC contre les É-U …………………Antisémitisme

Questionner la Shoah ………………………………………………………………Antisémitisme

Demander qu’Israël respecte les lois internationales …………….….Antisémitisme

Parler de l’existence des armes nucléaires d’Israël ……………………Antisémitisme

La seule existence de non-juifs en Israël et autour……………………..Antisémitisme

Exiger qu’Israël cesse de voler les territoires palestiniens …………Antisémitisme

Racisme inhérent à l’idée d’être un peuple élu de Dieu………………Antisémitisme

(Photo et inspiration provenant de ce site)

François Marginean

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La liberté d’expression pourrait en prendre un coup!

J’ai appris sur Le Grand Soir que le chef de cabinet d’Obama, Rahm Israel Emanuel, veut faire « adopter la loi « Hate Crimes Prevention Act of 2009 » (« loi contre les crimes/délits de haine ») ». Ce qui veut dire, entre autres, qu’« aucun américain ne pourra dire la vérité sur le traitement infligé par Israël aux Palestiniens et le vol de leurs terres sans tomber dans l’illégalité. Il sera interdit aux Chrétiens de faire référence au Nouveau Testament qui dit que les Juifs ont exigé la crucifixion de Jésus. »

Entre autres, il « sera interdit d’émettre des doutes sur l’Holocauste (une révolution aux Etats-Unis où la liberté d’expression – jusqu’à présent – était « sacrée ». » Et, il « sera interdit de faire remarquer la représentativité disproportionnée des Juifs dans les médias et leur influence sur la politique étrangère (des Etats-Unis). » Fait à noter, selon le lobby israélien, l’antisémitisme se résume à « toute critique envers Israël ou les juifs ». Merci pour tant de largesse…

C’est assez clair que ce n’est pas bien bon pour la liberté d’expression mondiale et, à une certaine mesure, la démocratie, enfin celle rêvée! Et si comme toujours le Canada faire oeuvre de suiveur, nous serons confrontés à ce même problème. Je disais dernièrement en parlant de la branche chrétienne qu’elle ne faisait pas bien bien de remous, eh! bien celle juive est assez efficace. Mais je ne lui lève surtout pas mon chapeau!

Je ne peux pas m’empêcher, en constatant cette problématique, de penser que tout ce qui peut ressembler à du sectarisme, dans la religion, dans la politique, dans le nationalisme, etc., quand il est acoquiné au pouvoir, est comme un cancer pour l’humanité. Est-ce que l’individualisme (dans sa définition la plus positive) et la laïcité globale (qui s’arrête bien sûr au niveau personnel) ne seraient pas le meilleur remède?

Aucune loi ne devrait jamais pouvoir plonger dans l’illégalité quiconque interroge le monde. Il y a déjà la mesure qui va de l’intérêt à l’indifférence pour soumettre les idées. C’est là, je crois, où la liberté se trouve.

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Le Diable Ahmadinejad

nullDevant le tollé qu’a provoqué dernièrement le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en qualifiant Israël de « gouvernement raciste », il est facile pour quiconque de suivre en pensée les 23 ambassadeurs de l’Union européenne qui ont quitté la salle de la conférence contre le racisme, Durban II, qui se tenait à Genève. Cela n’est pas très surprenant puisque, depuis le début de sa présidence en 2005, il est dépeint assez négativement dans les médias occidentaux. Un simple faux pas de plus…

Pour ma part, j’ai eu connaissance de cet événement après avoir lu un article, « La campagne contre l’Iran : le lobby sioniste et l’opinion juive », paru originalement à l’été 2008 dans La Revue internationale et stratégique (pour la version PDF c’est ici, et je me suis permis de publier l’article aussi sur mon blogue). L’auteur de l’article est Yakov M. Rabkin, professeur d’histoire à l’Université de Montréal et auteur du livre « Au nom de la Torah : une histoire de l’opposition juive au sionisme ». Point important dans le contexte chatouilleux dans lequel nous nous trouvons quand il est question de quoi que ce soit qui touche à la judéité : l’auteur est juif-pratiquant.

Alors, cet événement prend un tout autre sens après avoir pris connaissance de cet article. Commençons par son résumé :

Deux allégations formulées à l’endroit du président iranien Mahmoud Ahmadinejad intensifient les pressions que les États-Unis et Israël font peser sur l’Iran : il est accusé de nier la Shoah et de menacer de génocide la population israélienne. Souvent, on présente l’Iran comme une nouvelle Allemagne nazie et le président Ahmadinejad comme un nouvel Adolf Hitler. Cet article retrace les origines de ces accusations en mettant en lumière le rôle que joue, dans la formation du discours occidental sur l’Iran, l’amalgame que d’aucuns pratiquent entre les juifs, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part. En terminant, l’article met en garde contre les réactions épidermiques et fait ressortir la nécessité d’agir rationnellement, particulièrement lorsque les Occidentaux ont affaire à des dirigeants qu’ils jugent irrationnels.

L’article nous fait comprendre le puissant rôle du lobby sioniste qui se sert du spectre de l’accusation d’antisémitisme pour contrer les critiques, même de la part de juifs. Et il va sans dire que ce think tank a fait du bon travail auprès des médias internationaux pour modeler l’opinion publique dans son sens… en se servant même d’une traduction erronée pour attribuer « une intention génocidaire » au président iranien : « Israël doit être rayé de la carte » au lieu d’« Israël doit disparaître de la page du temps ».

Alors, il est tout à fait normal qu’aujourd’hui toute parole de ce président choque a priori. On entend une insulte gratuite, antisémite, tandis que son message est beaucoup plus logique :

Il proteste[…] contre les conséquences de la formation de l’État sioniste sur les Palestiniens (musulmans, chrétiens, ainsi qu’un certain nombre de juifs non et anti-sionistes), qui ont dû payer le prix d’un crime commis par les Européens.

Donc il demande, bien sûr sur le mode de la provocation :

Si les pays européens insistent sur le fait qu’ils ont massacré des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale… pourquoi n’offriraient-ils pas au régime sioniste un territoire en Europe ?

Malgré cela, les faits sont là pour prouver qu’il n’est pas antisémite, mais bien seulement antisioniste. Et il est même ami avec des rabbins qui le sont aussi, comme quoi cela n’a rien à voir.

Dieudonné et Ahmadinejad, même combat?

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La déchéance d’Israël & l’indécente partialité des médias

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« Je veux vous dire ceci très clairement, ne vous en faites pas à propos de la pression américaine sur Israël, nous, les Juifs, contrôlons les États-Unis, et les Américains le savent. » – Ariel Sharon parlant à  Shimon Peres, le 3 octobre 2001, rapporté à la radio Kol Yisrael.

Comme dans le passé, les conflits du Moyen-Orient sont rapportés par les médias occidentaux et commentés par les politiciens en suivant la ligne des points de presse d’Israël. Ceci a été une composante essentielle du succès d’Israël dès ses débuts et aussi de son habilité à prolonger les hostilités sans devoir faire face à des pressions des États-Unis. Découlant de cette compréhension de l’importance de la guerre de la propagande, Israël combat sur ce front de façon aussi vigoureuse et disproportionnée qu’elle s’engage sur le champs de bataille.

Voici comment ils s’y prennent: si vous définissez les termes du débat, vous le gagnerez. Très tôt, les Israéliens travaillent pour définir le contexte, le point de départ et la ligne narrative qui vont former et mouler la compréhension du conflit. Si les informations ne coïncident pas avec le narratif désiré, déniez, déniez, déniez. En dernier recours, lorsque toutes les autres options ne fonctionnent pas, on peut toujours blâmer la critique d’être antisémite. La technique peut être répugnante et trop utilisée, mais elle peut imposer le silence et mettre les critiques sur la défensive. La machine de propagande sioniste est très bien huilée. Il faut savoir faire la distinction entre l’antisémitisme qui est la haine de ce que les gens sont et la critique légitime de leurs actions.

Dans le présent cas qui nous concerne, à Gaza, ils ont essayé d’établir par répétition constante que le point de départ du conflit était le 19 décembre, soit la fin du cessez-le-feu de six mois, qu’Israël a décrit comme « unilatéralement terminé par le Hamas ». Ce faisant, ils ont ignoré le fait qu’ils ont brisé le cessez-le-feu en premier le 4 novembre 2008 en tuant six militants palestiniens, fait confirmé par l’ONU et CNN, alors qu’ils ont admis que le Hamas avait respecté en tous points les termes, qu’aucune roquette ne fut lancée pendant les six mois de la trêve. Les autorités israéliennes ont bien sûr ignoré leur refus d’honorer les termes du cessez-le-feu et d’ouvrir les frontières de Gaza qui est sous un véritable état de siège, créant ainsi une catastrophe humanitaire sans pareil tout en gardant à genoux les Palestiniens dans une dépendance totale pour tout ce qui entre et sort de Gaza, incluant médicaments, pétrole, électricité, nourriture.

Ce processus a débuté bien avant le retrait des Israéliens de la bande de Gaza en 2005 et s’est poursuivit jusqu’à maintenant. On ignore aussi le fait que le Hamas dans ses débuts fut une création du Mossad, que plusieurs de leurs agents ainsi que des soldats israéliens se font passer pour des « terroristes » du Hamas et que finalement, le Hamas n’a pas pris le pouvoir de force par un coup d’état, mais fut bel et bien démocratiquement élu par les Palestiniens qui les perçoivent comme étant les seuls capables de les protéger.

Il faut reconnaitre que les stéréotypes fonctionnent bien. Pendant des générations, le conflit israélo-palestinien a été définit avec des images culturelles positives d’Israël et des stéréotypes négatifs des Palestiniens. Cette histoire a depuis longtemps été perçue comme « l’humaine et morale Israël confrontant le problème palestinien » avec la couverture médiatique qui montre tout conflit commençant avec la façon dont « le problème » affecte les israéliens. Comme Golda Meir le décrivait: « Nous pouvons pardonner les Arabes de tuer nos enfants, mais nous ne pouvons jamais leur permettre de nous forcer à tuer leurs enfants« .

Ainsi donc, il n’est pas surprenant que malgré la souffrance sans parallèle des Palestiniens, la couverture médiatique a essayé de « balancer » le récit, accordant un vaste traitement dramatique à la situation des Israéliens « terrifiés » et aux impacts que cette « guerre » a sur eux. Depuis le début, lorsque le traitement des médias comptait le plus, les Palestiniens furent réduit, comme toujours, à de simples nombres, ou objectivés comme « dommages collatéraux ».

Comme nous le voyons, dans ce conflit, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur. Le ratio de la disparité des forces entre l’armée israélienne – avec ses avions de guerre, hélicoptères de combat, drones (ASV), bateaux de guerre, artillerie, chars d’assaut, sous-marins et sans oublier ses 400 bombes nucléaires – et les quelques milliers de combattants légèrement armés du Hamas est de l’ordre d’un à mille, ou peut-être même d’un à un million. Dans l’arène politique, l’écart est encore plus grand. Mais dans la guerre de propagande, cet écart est à toute fin pratique infini. Presque tous les médias occidentaux ont initialement répété la ligne de propagande officielle israélienne. Ils ont quasiment ignoré entièrement la version de l’histoire des Palestiniens, sans compter les démonstrations quotidiennes du camps pour la paix chez les israéliens et juifs dans le monde.

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La raison du gouvernement israélien (« l’État doit défendre ses citoyens contre les roquettes Qassam« ) a été acceptée comme étant l’entière vérité. L’autre face de la médaille, celle qui explique que les roquettes sont une forme de résistance et de révolte contre l’état de siège qui a carrément affamé un million et demi d’habitants de la bande de Gaza (sans oublier les dizaines de patients qui sont morts dans les hôpitaux sans médicaments et électricité) qui est sous occupation militaire depuis 60 ans, n’a pas été mentionné du tout. C’est seulement lorsque les scènes horribles de Gaza ont commencé à apparaitre sur les écrans de TV que l’opinion publique a graduellement changée.

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Les planificateurs de cette agression israélienne de 22 jours dans la bande de Gaza, causant la mort de plus de 1300 personnes et blessant plus de 6000 autres, majoritairement des civils dont des enfants et femmes, avait pour but de faire cesser les tirs de roquettes et renverser le Hamas en pensant que d’imposer l’enfer sur les Palestiniens les feraient renoncer à supporter le Hamas. C’est une hypothèse erronée, car au contraire, cette violence gratuite ne fera qu’unifier la population derrière le Hamas et va renforcer leur détermination de résister à l’agresseur. Celui qui donne l’ordre d’attaquer un espace si dense en population avec de telles méthodes barbares sait très bien qu’elles entraineront la mort terrible de nombreuses innocentes victimes. Apparemment que cela n’a pas touché ce commandant. Ou bien il a cru que cela ferait en sorte « qu’ils vont changer leur façon de faire » et « leur faire prendre conscience » que dans le futur il n’oseront pas résister à Israël.

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Ces mêmes planificateurs pensaient qu’ils pouvaient empêcher le monde de voir ces images en interdisant les journalistes et la couverture de presse de la bande de Gaza. Mais dans la guerre moderne, une vue stérilisée et manufacturée de la sorte ne peut exclure totalement toutes les autres – les nombreuses caméras et téléphones cellulaires, à l’aide d’Internet ne peuvent pas être contrôlés. Aljazeera a fait un effort notable de transmission de ces images depuis le début de la crise qui ont atteint tous les foyers du monde.

Dans cette guerre, hommes politiques et généraux ont cité à plusieurs reprises les mots suivants : « Le patron est devenu fou ! » crié à l’origine par les vendeurs de légumes sur le marché, dans le sens de « Le patron est devenu fou et il vend les tomates à perte ! » Mais, le temps passant, la plaisanterie s’est transformée en une doctrine meurtrière implacable qui apparaît souvent dans le discours public israélien. Pour faire reculer nos ennemis, nous devons nous comporter comme des fous, tout saccager, tuer et détruire sans merci.

Dans cette guerre, c’est devenu un dogme politique et militaire : ce n’est que si nous « les » tuons disproportionnellement – mille d’entre « eux » pour dix des « nôtres » – qu’ils comprendront qu’il vaut mieux ne pas se frotter à nous. Ce sera « marqué dans leur conscience » (phrase israélienne favorite ces temps-ci). Après quoi, ils réfléchiront à deux fois avant de lancer d’autres roquettes Qassam contre nous, même pour riposter à ce que nous ferons, quoi que nous fassions.

Il est impossible de comprendre la brutalité de cette guerre sans prendre en compte son arrière-plan historique : le sentiment d’être des victimes après tout ce qui a été fait aux Juifs à travers les âges, et la conviction qu’après l’Holocauste ceux-ci ont le droit de tout faire, absolument tout, pour se défendre, sans aucune restriction légale ou morale. (Source: Le patron est devenu fou)

Noam Chomsky écrit aussi dans un texte intitulé « Exterminer toutes les brutes: Gaza 2009 » qu’Israël a fait le calcul qu’il serait avantageux d’avoir l’air de devenir « fou », causant une terreur largement disproportionnée, une doctrine remontant aux années 1950. Jonathan Cook décrit comment, après avoir rapidement manqué de nouvelles cibles à attaquer dans les premiers jours de l’agression de Gaza, la définition des cibles reliées au Hamas a été élargie pour inclure mosquées, universités, cours de justice, écoles, ambulances, hôpitaux, ponts, routes, station de production d’électricité, égouts, manufactures, boutiques et endroits de travail. Mieux encore, selon le Jerusalem Post, le président israélien Shimon Peres a déclaré lors d’une rencontre avec une mission de l’AIPAC en visite en Israël que « l’objectif des attaques était de livrer un dur coup aux habitants de Gaza pour leur faire passer le gout de tirer sur Israël« . Ceci explique la joie de Shimon Peres à propos du déroulement du processus: « La mise en place des opérations courantes ont procédé à 90% en accord avec les plans« . Dans un article publié dans le journal israélien Haaretz en octobre 2008, les militaires israéliens ont exposé leur plan « d’utiliser une force disproportionnée » contre tous les villages qui résisteront dans une prochaine guerre prévue contre le Liban, de « causer d’immenses dommages et destruction« . (Source)

Une nation folle, mais tout de même aux commandes d’armes nucléaires, faut-il le rappeler, avec l’appui financier et militaire des États-Unis et le consentement des médias.

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Un nouveau « cessez-le-feu »

Un nouveau cessez-le-feu a été établit entre le Hamas et Israël,  exigé à temps pour ne pas gêner l’inauguration magistrale de Barack Obama, mais déjà Israël se retient pas de le violer avec des attaques aériennes et navales, utilisant encore des armes chimiques telles que le phosphore blanc. Israël empêche encore les équipes médicales et la nourriture d’entrer à Gaza, continuant ainsi la punition collective des Palestiniens. On ne se prive pas d’arrêter et incarcérer des jeunes de 12 ou 13 ans pour lancer des roches. C’est la répétition: Israël déclare un arrêts des hostilités question de soigner son image internationale tout en continuant d’attaquer les Palestiniens, gardant les points de surveillances fermés et en bloquant l’assistance humanitaire. (voir cette vidéo pour bien saisir tout le paradoxe de la situation)

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Les médias sont rapides et persistants pour dénoncer le terrorisme comme dans le cas des attaques à Mumbai, en Inde, plaçant hâtivement le blâme sur le dos large de l’Al Qaïda (création de la CIA), mais lorsqu’il s’agit des crimes de guerre et du terrorisme des États-Unis ou d’Israël, un silence assourdissant se fait entendre, si ce n’est pas un flot de désinformation et de propagande pour les justifier. 195 personnes massacrées à Mumbai est terrible et constitue du terrorisme, mais 1300 Palestiniens massacrés ou 1191 Libanais tués par Israël en 2006 avec des armes et équipement militaire made in USA est complètement normal, justifiable et constitue non pas du terrorisme, mais des « dommages collatéraux inévitables » qui nous brisent le coeur. Les roquettes artisanales Qassam du Hamas qui ont tué une vingtaine d’Israéliens la dernière décennie en résistance contre l’occupation militaire et le vol de plus de 80% du territoire palestinien est classifié comme du terrorisme. D’accord. Par contre, pourquoi ne pas nommer les actes de Barack Obama qui a décidé d’autoriser le bombardement d’un village au nord du Pakistan, tuant d’un coup 22 personnes, de terrorisme? Pourquoi est-ce qu’Israël peut tuer autour de 300 bébés et enfants impunément en clamant se défendre sans être accusé de terrorisme? (Ils sont même allés jusqu’à accuser le Hamas de tuer leurs propres enfants pour faire mal paraitre Israël dans les médias) Est-ce que ces jeunes êtres humains étaient une menace terroriste pour Israël? Jusqu’où devons-nous descendre avant de frapper le fond de la faillite mentale humaine? Jusqu’à quand accepterons-nous que des psychopathes courent en liberté et contrôlent des armées et pire, on le doigt sur le commandes des bombes nucléaires?

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Les mensonges, les deux poids deux mesures, sont la norme de nos médias traditionnels qui se rendent ainsi aussi coupables et responsables que les agresseurs en ne rendant pas une image de la réalité objective. Heureusement que certains journalistes commencent à redévelopper un peu de courage et d’intégrité et osent nommer les choses par leur nom en nommant la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, de terroriste. La Belgique pourrait aussi la placer sous mandat d’arrêt pour crime de guerre. Le journal britannique The Times a été un des rares à interpeler l’utilisation du phosphore blanc dès le début par Israël, dans des zones populeuses de Gaza, dont sur une école de l’ONU connue d’Israël, causant la mort d’une quarantaine d’enfants venus se réfugier en lieu « sûr ». La trame de mensonges et de déni de la part d’Israël serait comique si elle n’était pas aussi tragique:

Le 5 janvier, l’équipe du journal The Times rapporte des trainées de fumée trahissant l’utilisation de phosphore blanc en milieu urbain. Israël nie tout.

Le 8 janvier, des évidences photographiques émergent montrant des obus de PB, mais l’armée répond qu’il s’agit « d’obus silencieux » ne contenant rien d’explosif ni de phosphore blanc à l’intérieur.

Le 12 janvier, The Times rapporte que 50 victimes brulées à vif sont traitées à l’hôpital Nasser. Un porte-parole de l’armée israélienne nie catégoriquement l’utilisation de phosphore blanc.

Le 15 janvier, des carcasses d’obus à phosphore blanc sont retrouvées; l’armée refuse de discuter des spécifications précises de armes utilisées mais nous assure que le tout est à l’intérieur de ce qui est permis par la loi internationale.

Le 16 janvier, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient est la proie de munitions au phosphore blanc, 1000 tonnes de nourriture d’urgence sont détruites; Israël continue de nier l’utilisation de telles armes.

Le 17 janvier, c’est au tour d’une école de l’ONU. Israël va ouvrir une enquête concernant « cet incident unique et spécifique« .

Le 21 janvier, Avital Leibovich, porte-parole de l’armée israélienne admet que du phosphore blanc est employé, mais « en accord avec les lois internationales« .

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Israël s’est justifié d’affamer la population entière de Gaza pendant des mois (punition collective, crime de guerre) en accusant le Hamas d’être armé par l’Iran. Après un carnage sans répit de 22 jours, où sont ces armes iraniennes? On a pu voir régulièrement, grâce à des caméras branchées sur la toile Internet, des hélicoptères Apaches voler à basse altitude au-dessus de différents quartiers dans la bande de Gaza, démontrant qu’ils ne craignaient pas être atteints par des missiles surface-air sophistiqués; aucun chars d’assaut n’a été détruit et une poignée seulement de soldats israéliens furent tués, dont quelques-uns par le tir accidentel de leur propre confrères. Qu’à cela ne tienne, Israël annonce déjà une attaque prochaine de Gaza dans les mois à venir et continue de confisquer des terres palestiniennes en Cisjordanie pendant que l’attention médiatique est détournée ailleurs.

Israël a essayé de déshumaniser le Hamas en les accusant de se cacher parmi la population et de s’en servir comme bouclier humain. Les médias rapportent cette propagande comme une réalité sans effectuer de réelles  vérifications (un représentant de l’ONU explique que c’est un mensonge). Le Hamas est le gouvernement élu des Palestiniens et ils sont vus comme étant les seuls défenseurs du peuple. Ils ont un bras armé, mais ils sont largement impliqués au niveau social, éducatif et aident plusieurs familles à se vêtir et se nourrir. Ce qui n’est jamais vraiment rapporté dans ces médias est le refus d’Israël de se plier aux exigences de leur Cour suprême israélienne leur défendant d’utiliser des Palestiniens comme boucliers humains.

Cette campagne de déshumanisation est aussi vielle que le mouvement sioniste lui-même; qui fut articulée par Golda Meir ( ancienne premier ministre israélienne) qui déclara: « La paix viendra lorsque les Arabes vont plus aimer leurs enfants que de nous haïr« . Ce commentaire raciste et désobligeant est souvent propagé dans les médias occidentaux sans arrière pensée quant à ses conséquences déshumanisantes, peignant une image des Arabes comme étant des créatures sous-humaines qui n’ont ni affection, ni amour pour leurs propres enfants.

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Le biais flagrant des médias

Les grands médias sont en général très biaisés dans leur couverture des évènements au Moyen et Proche-Orient. La BBC vient de s’embourber dans une sale affaire en refusant de diffuser une annonce ayant pour but d’amasser des fonds pour venir en aide aux victimes de la bande de Gaza sous prétexte « de ne pas vouloir être impartial« . Vous pouvez voir cet appel que la BBC ne veut pas présenter sur son réseau ici. Nous commençons à voir clairement la main sioniste qui manipule les grands réseaux d’information et plusieurs gouvernements comme ceux des États-Unis et du Canada. Le Canada s’est d’ailleurs particulièrement distingué en étant le seul pays sur 47 à refuser une motion condamnant les attaques d’Israël se rendant ainsi complice de crimes de guerre.

Cette étude de la couverture médiatique en 2004 de Associated Press Newswire (AP), du journal The New York Times et des majeurs réseaux de télévision ABC, NBC et CBS, a été effectuée par le groupe If Americans Knew. C’est aussi la source des graphiques et statistiques qui vont suivre.

Ils ont choisi d’étudier le cas de AP parce qu’il s’agit d’une  source principale de nouvelles pour les Américains. Selon les informations disponibles sur leur site Internet, Associated Press Newswire est une des plus vieilles et plus grosses agences d’information dans le monde. Plusieurs journaux dépendent d’eux pour leurs nouvelles internationales. Une corrélation significative a été trouvée entre les chances qu’une mort reçoive une couverture médiatique et la nationalité de la personne tuée.

En 2004, il y a eu 141 rapports de mortalité israélienne dans les titres ou dans les premiers paragraphes de l’agence AP. Durant cette période, il y a eu en réalité 108 Israéliens tués (la différence venant du fait que certains décès furent rapportés plus qu’une fois)

Dans la même période de temps, le décès de 543 de Palestiniens furent rapportés dans les titres ou premiers paragraphes, alors que 821 Palestiniens perdaient la vie. En d’autres mots, 131% des Israéliens et 66% des Palestiniens tués ont été rapportés dans les titres de AP, ou dans les premiers paragraphes. C’est donc dire que AP rapporte la mort d’Israéliens deux fois plus souvent que celle des Palestiniens. En réalité, 7,6 fois plus de Palestiniens furent tués que d’Israéliens en 2004.

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La situation est pire lorsqu’on observe les mortalités d’enfants (« enfants » est défini comme des jeunes de 17 ans et moins). La mort de 8 enfants israéliens fut rapporté 9 fois en 2004, alors que durant la même période, la mort de seulement 27 enfants Palestiniens sur 179 fera les titres de AP. Dans cette année, 22 fois plus d’enfants palestiniens trouveront la mort que les israéliens. AP a donc rapporté 113% des enfants israéliens tués dans leurs titres ou dans les premiers paragraphes de leur articles alors qu’un maigre 15% des enfants palestiniens l’étaient: un taux de 7,5 fois moins.

De plus, la proportion des enfants palestiniens par rapport au nombre total des Palestiniens tués est notablement plus élevée, se chiffrant à 21,8% contrairement aux proportions du côté israélien avec 7,4% durant la même période de 2004.

Sommaire des données (Compilation de If Americans Knew)

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2004

Israelien

Palestinien

Nombre réel de personnes tuées (Tout âge)

108

821

Nombre de morts rapporté

141

543

Pourcentage de mortalité rapporté

130.6%

66.1%

Ratio (Israelien % : Palestinien %)

2.0 : 1

Nombre réel d’enfants tués

8

179

Mortalité d’enfants rapportée

9

27

Pourcentage de mortalité d’enfants rapporté

112.5%

15.1%

Ratio (Israélien % : Palestinien %)

7.5 : 1

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ABC World News Tonight, CBS Evening News, and NBC Nightly News

La couverture des israéliens tués par ABC, CBS, et NBC sont respectivement 4, 3,8, et 4,4 fois plus fréquentes que pour les Palestiniens tués. Encore une fois, les statistiques des décès d’enfants sont encore plus tordues avec ABC, CBS, et NBC rapportaient les enfants tués du côté israélien respectivement 9, 12,8, et 9,9 fois les taux d’enfants palestiniens tués. Le fait qu’en 2004 il y a eu 22 fois plus d’enfants palestiniens tués que d’israéliens, cette catégorie a une signification particulière. Aucune base explicative peut justifier cette inégalité de couverture médiatique.

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Figure 11

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Ensemble, les trois réseaux de nouvelles ont rapporté la mort d’Israéliens en moyenne 4,1 fois plus souvent que celle des Palestiniens.

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Figure 13

En moyenne, ces mêmes réseaux ont rapporté 83% des enfants israéliens tués contre 8% des enfants palestiniens. donc, la mort d’un Israélien a 9,9 plus de chance d’être rapporté que celle d’un Palestinien.

Une représentation visuelle de ce pattern d’omission donne un sens quant à la taille de cette disparité de traitement médiatique.

Couverture médiatique du New York Times

En 200, le New York Times publia 159 items concernant des décès d’Israéliens dans ses titres ou dans les premiers paragraphes de ses articles. Durant cette période, 107 Israéliens furent tués (la différence vient encore du fait de la répétition du traitement de certaines victimes). Pendant ce temps, la mort de 334 Palestiniens furent rapportées alors que 818 Palestiniens perdirent la vie.

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Chart showing that 107 Israelis and 818 Palestinians were killed during 2004.

En d’autres termes, 149% des victimes israéliennes et 41% de celles des Palestiniens seront rapportées par le New York Times, donc 3,6 fois plus souvent pour les Israéliens tués alors que qu’il y avait 7,6 fois plus de Palestiniens tués dans cette période.
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Chart showing that <i>The New York Times</i> reported 149% of Israeli deaths and 41% of Palestinian deaths in 2004.

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Chart showing that 8 Israeli children and 176 Palestinian children were killed during 2004.

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Durant cette même année 2004, le journal The Times rapportait 50% des enfants israéliens tués contre seulement 7% des enfants Palestiniens.

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Chart showing that <i>The New York Times</i> reported 50% of Israeli children's deaths and 7% of Palestinian children's deaths during 2004.

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Encore une fois, comme c’était le cas pour les autres grands médias, une grande inégalité de la couverture médiatique est observée: The Times rapportera la mort d’enfants israéliens 7,3 fois plus souvent que la mort d’enfants palestiniens alors que 22 fois plus d’entres eux ont été tués.

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Chart showing that 4 Israeli children's deaths and 164 Palestinian children's deaths were omitted from <i>New York Times</i> coverage in 2004.

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Israël prétend avoir gagné la « guerre » contre Gaza. La réalité est qu’ils ont perdu cette guerre de relations publiques et le contrôle de l’information, en grande partie grâce au travail chevronné d’activistes pour la vérité sur Internet, de protestants qui sont descendu par centaines de milliers dans les rues du monde entier pour manifester contre la violence d’Israël et de plusieurs médias alternatifs. Des survivants de l’holocauste qualifient les attaques d’Israël de semblables aux tactiques employées par les nazis.

Israël a perdue son masque de victime menacée et apparait maintenant pour ce qu’elle est, l’image d’un monstre taché de sang, prêts à tout instant à commettre des crimes de guerre et qui refuse de respecter quelques principes moraux que ce soit. Ceci aura de sérieuses conséquences à long terme.

François Marginean

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Gaza: lorsque la vie et la vérité sont sacrifiées

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