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Chronique nécrologique: Liberté d’expression sur l’Internet au Canada (2011)

Par François Marginean

Image Flickr par jk5854

Poster un lien vers un site « haineux » fera de vous un criminel

Poster un lien vers un site « haineux », même si c’est fait anonymement ou sans être conscient que le site en question contient du matériel jugé comme étant « haineux », risque fort bien d’être un crime, selon le nouveau projet de loi de Stephen Harper.

Le problème est que ce qui est défini comme étant « haineux » demeurera toujours aussi vague que la guerre contre le « terrorisme ». Quiconque devient un peu trop critique du Système est susceptible d’être déclaré un potentiel terroriste par les autorités. Bien évidemment, les sites pro-palestiniens font partie du lot, classés parmi les « sites haineux ». On peut alors comprendre que nous assistons à une démolition contrôlée de notre liberté d’expression et de nos droits fondamentaux.

Bien sûr, le motif semble noble en voulant punir le langage haineux, raciste et xénophobe, mais les conséquences et risques de dérapages légaux dans la réalité, ainsi que le but ultime réel, sont des plus graves.

Voici le projet de loi omnibus sur le crime mis de l’avant par le gouvernement conservateur de Stephen Harper et qui sera introduit bientôt pour être voté au Parlement canadien. D’après le site officiel du parlement canadien:


http://www.parl.gc.ca/About/Parliament/LegislativeSummaries/bills_ls.asp?ls=c51&source=library_prb&Parl=40&Ses=3&Language=E#a8
2 Description et analyse
2.1 Modifications au Code criminel
2.1.1 Modernisation des infractions
2.1.1.1 la propagande haineuse (articles 4 et 5)
Les infractions de propagande haineuse doivent être commises contre un «groupe identifiable». L’article 4 du projet de loi ajoute «l’origine nationale» à la définition de «groupe identifiable» (8).
L’article 5 du projet de loi prévoit que les infractions d’incitation publique à la haine et la propagation volontaire de la haine peuvent être commises par tout moyen de communication et notamment en rendant accessible du matériel haineux, par exemple, en créant un lien hypertexte qui dirige les internautes vers un site Web où du matériel haineux est affiché.

Le problème est que sous le gouvernement majoritaire de Harper, qui est extrêmement influencé par la droite pro-sioniste, les campagnes de boycott et de désinvestissement d’Israël et de ses produits, l’étiquette d’État d’apartheid et la critique des actes et de la politique étrangère israélienne, sont vertement condamnés et considérés comme étant « antisémite ». En fait, la critique de l’idéologie politique et des actes perpétrés sous son égide qui peut être tout à fait légitime, tend à être considérée comme haineuse et antisémite. On cherche à faire des amalgames entre l’antisionisme et l’antisémitisme, embrouiller la frontière entre l’idéologie politique et une religion.

Le Canada sous influence

À voir et à revoir – le documentaire produit par Radio-Canada:

Le Canada sous influence: l’influence du lobby pro-israélien au sein du gouvernement Harper, qui lève le voile sur la guerre sioniste contre des ONG, telles que Droits et Démocratie, qui « aident les terroristes et sont anti-Israël », et le virage violemment pro-israélien du gouvernement canadien sous Stephen Harper.

Voici deux articles qui critiquent la dimension liberticide de cette loi:

http://openmedia.ca/blog/proposed-crime-bill-makes-anonymity-and-hyperlinks-illegal-canada


Le projet de loi sur le crime rendrait illégal l’anonymat et les hyperliens au Canada
Soumis par Erin Brown-John, le jeu, 12/05/2011 – 00:12

Anonymat et hyperliens seront-ils illégaux au Canada?

Un nouveau projet de loi sur le crime mis de l’avant par le gouvernement conservateur laisse penser qu’ils pourraient le devenir. Le projet de loi, un des nombreux prévus pour être présentés au Parlement, imposerait de nouvelles limites sur la création d’hyperliens vers des contenus considérés comme illégaux ou à l’aide d’un pseudonyme en ligne.

En surface de l’idée paraît ridicule. Ces deux choses sont essentielles pour faire de l’Internet ce qu’il est – un véhicule pour le dialogue centré sur les citoyens et le partage d’informations. Certes, le gouvernement n’adopterait jamais une telle position!

Mais au cours de la dernière campagne électorale, Stephen Harper a clairement indiqué qu’il avait l’intention de faire adopter une série de projets de loi sur la criminalité à l’intérieur ses 100 premiers jours de son mandat. Ces projets de loi comprennent, entre autres choses, la permission au gouvernement d’accroître son pouvoir de surveiller vos activités en ligne. Ils comprennent également une disposition qui pénalise les gens pour des liens vers du contenu qui est considéré comme un «discours haineux» et pour avoir utilisé des noms qui protègent leur anonymat en ligne.

Ces lois visent à donner plus de pouvoirs aux policiers pour lutter contre le discours haineux et le harcèlement, mais comme l’indique l’article récent de Macleans, elles sont mal écrites et vagues, laissant beaucoup trop de place à interprétation.

Bien que la propagation de la haine ne doive absolument pas être tolérée, ce projet de loi mis sur le crime ne fait pas de distinction entre les personnes qui répandent la haine et celles qui la commentent. Ne devrait-il pas être de notre droit en tant que citoyens d’être en mesure de commenter les choses, indépendamment de leur contenu? Restreindre notre capacité à le faire constitue une violation grave de notre liberté d’expression.

Tel qu’il est écrit, le projet de loi sur la criminalité nous tient responsable pour les actions d’autres personnes. Le contenu des sites Internet change tout le temps. Ce à quoi vous reliez un jour donné pourrait contenir des propos haineux le lendemain, et vous n’avez aucun contrôle sur ce contenu.

Ce projet de loi inhibera le dialogue qui doit avoir lieu dans notre société et punira les gens pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression.

Les Canadiens ont besoin d’un Internet axés sur les citoyens et abordable, qui leur permet de parler ouvertement des enjeux qui comptent pour eux. Il est clair que ces nouveaux projets de loi sur le crime nous conduisent dans la mauvaise direction.

C’est pourquoi il est si important de cultiver notre communauté Pro-Internet et de continuer à faire pression sur le gouvernement afin de promouvoir un Internet ouvert et abordable qui sert le public. Ensemble, nous pouvons tenir le gouvernement responsable et l’internet gratuit.

……………

http://www.torontosun.com/2011/05/05/lilley-tory-crime-bill-an-attack-on-our-liberty
Le projet de loi sur le «crime haineux» cible les Canadiens
Vendredi 6 mai 2011
Par Brian Lilley
Toronto Sun

Il est dit que le prix de la liberté est la vigilance éternelle et c’est tout aussi vrai aujourd’hui, après la victoire des conservateurs, que cela l’était avant.

Je suis sûr que certains partisans conservateurs ont dansé dans les rues en chantant Let Freedom Reign (« Laissons la liberté régner »), mais de faire un acte de foi envers un parti politique c’est de la foi aveugle.

Le gens qui sont au pouvoir sont ceux dont nous devrions souvent en fait avoir le plus peur, sans nom, des bureaucrates anonymes au pouvoir immense d’établir des règlements qui peuvent être impossible à renverser. Et puisque nous ne votons pas pour eux, ils n’ont aucune raison de nous craindre.

Les politiciens ne mènent pas vraiment la danse, ils donnent simplement des directions et j’espère que les bureaucrates le comprennent.

Nous espérons que nos élus agissent en superviseurs en notre nom, mais nous ne pouvons pas compter sur eux.

Si vous ne voulez pas que des lois intrusives viennent s’immiscer dans nos vies, si vous ne voulez pas que votre liberté s’érode, alors c’est à vous de monter la garde.

Les Conservateurs prévoient introduire, lorsque la Chambre reprendra ses travaux, un projet de loi omnibus du crime qui comprend l’ensemble de leur législation précédente en une seule loi.

Le projet de loi est présenté comme s’il devait permettre à la police de traquer et de mettre la main au collet des pervers qui font circuler de la pornographie impliquant des enfants et leur permettre de mettre à jour leurs techniques de surveillance pour traiter avec le monde informatique en constante évolution dans lequel nous vivons.

Ça m’a l’air bien. Qu’est-ce qui pourrait y avoir de mal à cela?

En fait, il n’y a rien de mal avec cette partie, mais il y a beaucoup à s’inquiéter en ce qui concerne ce qu’ils proposent de faire contre les crimes haineux.

Le projet de loi prévoit de criminaliser le fait de poster un lien vers un site Web qui diffuse de la haine.

Voici ce que la Bibliothèque du Parlement dit à propos du projet de loi sur son site Internet: «L’article 5 du projet de loi prévoit que les infractions d’incitation publique à la haine et la propagation volontaire de la haine peuvent être commises par tout moyen de communication et notamment en rendant accessible du matériel haineux, en créant un lien hypertexte qui dirige les internautes vers un site Web où du matériel haineux est affiché, par exemple. «

Pour avoir simplement posté un lien vers un site Web affichant du matériel que quelqu’un d’autre juge odieux, vous pourriez aller en prison pour deux ans et être marqué comme étant un criminel.

La police de l’Internet. Seulement au Canada.

Il ne s’agit pas de protéger les gens contre un génocide ou même des menaces de mort, la façon dont la loi est écrite aujourd’hui est beaucoup plus large.

«Quiconque communique des déclarations, autrement que dans une conversation privée, fomentant volontairement la haine contre un groupe identifiable est coupable. »

Il y a aussi la question épineuse de savoir qui décide de ce qui est « haineux »?

Est-ce que le site web promouvant la Semaine de l’Apartheid Israélien, qui occupe aujourd’hui une place importante sur les campus universitaires partout au Canada, va mener des gens en prison? Qu’en est-il des messages postés sur le web concernant le génocide des Arméniens, que ces derniers blâment sur les Turcs bien que les Turcs le contestent?

Il s’agit d’une proposition ridicule qui n’a pas lieu d’être dans un pays qui prétend chérir la liberté d’expression.

Nous avons l’habitude de dire: « Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire ». Maintenant il semble que la société canadienne croit « Je désapprouve ce que vous dites et je vais vous poursuivre en justice. »

Les conservateurs de Stephen Harper ont remporté la majorité lundi, ils peuvent passer ce projet de loi sans avoir recours à l’appui de tout autre parti. Mais ils ont encore besoin de votre soutien et de vos dons et le public canadien devrait leur dire qu’ils auront ni l’un ni l’autre s’ils mettent de l’avant des projets de loi comme celui-ci qui attaque la liberté.

Pour exprimer votre désapprobation, voici quelques courriels pour les rejoindre:
Harper.S @ parl.gc.ca
Layton.J @ parl.gc.ca
Rae.B @ parl.gc.ca
et info@greenparty.ca
Vous pouvez également leur envoyer par la poste… et, à votre député parlementaire à l’adresse:

Parlement du Canada, Ottawa, Ontario K1A 0A9. Aucun postage n’est nécessaire!

Le lien pour la liste mise à jour des membres du parlement est ici.

……………..

Voici le texte intégral du Protocole d’Ottawa qui explique que l’antisionisme c’est de l’antisémitisme.

http://www.cbc.ca/news/politics/inside-politics-blog/2010/11/for-the-record-the-full-text-of-the-ottawa-protocol.html


Le texte intégral du Protocole Ottawa

Novembre 10, 2010

par Kady O’Malley

… tel que publié à la fin de la réunion d’hier de la Coalition interparlementaire pour la lutte contre l’antisémitisme.

Le Protocole d’Ottawa sur la lutte contre l’antisémitisme

Préambule

Nous, représentants de nos parlements respectifs à travers le monde, réunis à Ottawa pour la deuxième Conférence et sommet de la Coalition interparlementaire pour la lutte contre l’antisémitisme, soulignons et réaffirmons la Déclaration de Londres sur la lutte contre l’antisémitisme comme un modèle de document pour la lutte contre l’antisémitisme.

Nous craignons que, depuis la Conférence de Londres en Février 2009, il continue d’y avoir un accroissement dramatique des crimes de haine antisémites et des attaques ciblant des juifs et des biens, et institutions religieuses juives, éducatives et communautaires.

Nous restons inquiets de l’antisémitisme génocidaire sanctionné par l’État et des idéologies extrémistes rattachées. Si l’antisémitisme est la plus vivace des haines, et le génocide le crime le plus horrible, alors la convergence de l’intention génocidaire incarnée dans l’idéologie antisémite est la plus toxique des combinaisons.
(…)

Nous sommes alarmés par l’explosion de l’antisémitisme et la haine sur Internet, un médium essentiel pour la promotion et la protection de la liberté d’expression, la liberté de l’information et la participation de la société civile.

Nous sommes préoccupés par l’échec de la plupart des Etats participants de l’OSCE à mettre pleinement en œuvre les dispositions de la Déclaration de Berlin de 2004, y compris l’engagement à:

«Recueillir et conserver des informations et de statistiques fiables sur les crimes antisémites, et autres crimes haineux, commis sur leur territoire, rapporter périodiquement ces renseignements au Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE (BIDDH), et rendre cette information accessible au public. »

Nous sommes préoccupés par les signalements d’incidents antisémites sur les campus, comme les actes de violence, violence verbale, de l’intolérance liée au rang, et les agressions contre ceux qui sont attachés à la liberté d’investigation, sapant ainsi les valeurs fondamentales universitaires.

Nous renouvelons notre appel aux gouvernements nationaux, aux parlements, aux institutions internationales, aux dirigeants politiques et civiques, aux ONG et à la société civile à affirmer les valeurs démocratiques et humaines, à bâtir des sociétés fondées sur le respect et la citoyenneté et à lutter contre toutes les manifestations d’antisémitisme et toutes les formes de discrimination.

Nous réaffirmons la définition de travail de l’EUMC – maintenant l’Agence des droits fondamentaux (FRA) – de l’antisémitisme, qui énonce que:

« Des exemples contemporains d’antisémitisme dans la vie publique, les médias, les écoles, les lieux de travail, et dans la sphère religieuse pourraient, en tenant compte du contexte global, inclure, mais ne pas être limités à:

+ Appeler à, soutenir, ou justifier de tuer ou blesser des Juifs au nom de l’idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion.
+ Faire des allégations fallacieuses, déshumanisantes, diabolisantes, ou stéréotypées sur les juifs en tant que tels ou la puissance des Juifs collectivement – telles que, tout spécialement, mais pas exclusivement – le mythe d’une conspiration juive mondiale, ou de juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions de la société.
+ Accuser les juifs comme peuple d’être responsables des méfaits réels ou imaginaires commis par une seule personne juive ou d’un groupe, ou même pour des actes commis par des non-Juifs.
+ Nier la réalité, l’ampleur ou les mécanismes (les chambres à gaz) ou l’intention du génocide du peuple juif aux mains du national socialisme et de ses partisans et ses complices au cours de la Seconde Guerre mondiale (la Shoah).
+ Accuser les juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’avoir inventé ou d’exagérer l’Holocauste.
+ Accuser les citoyens Juifs d’être plus loyaux envers Israël, ou envers les priorités alléguées des Juifs du monde entier qu’envers les intérêts de leur propre nation.

Des exemples de façons dont l’antisémitisme se manifeste à l’endroit de l’État d’Israël en tenant compte du contexte global pourraient inclure:

+ Appliquer un double standard (deux poids deux mesures) en exigeant d’Israël un comportement n’est attendu ni requis de toute autre nation démocratique.
+ Utiliser les symboles et des images associées à l’antisémitisme classique (par exemple la mise en accusation des Juifs pour avoir tué Jésus ou le « libelle de sang », c-à-d le meurtre rituel) pour caractériser Israël ou les Israéliens.
+ Comparer la politique israélienne actuelle à celle des nazis.
+ Tenir les juifs collectivement responsables des actions de l’État d’Israël

Cependant, la critique de l’État d’Israël similaire à celles portées contre tout autre pays ne peut pas être considérée comme antisémite.

Soyons clairs: La critique d’Israël n’est pas antisémite, et ce serait une erreur de dire cela. Mais singulariser Israël pour en faire l’objet d’une condamnation et d’un opprobre sélectif – et à plus forte raison nier son droit d’exister ou chercher sa destruction – est discriminatoire et haineux, et ne pas le dire serait malhonnête.

Les membres de la réunion du Parlement à Ottawa s’engagent à:

Appeler nos gouvernements à respecter les engagements internationaux sur la lutte contre l’antisémitisme – comme les Principes de l’OSCE de Berlin – et collaborer avec l’Organisation des Nations Unies à cette fin. Dans les termes utilisés par l’ancien Secrétaire général Kofi Annan, « Il est […] dit à juste titre que l’Organisation des Nations Unies est née des cendres de l’Holocauste. Et un agenda des droits de l’homme qui ne parvient pas à lutter contre l’antisémitisme nie sa propre histoire. »;

Appeler les parlements et les gouvernements à adopter la définition de travail de l’EUMC et à ancrer son application dans la législation existante;

Encourager les pays à travers le monde à établir des mécanismes de rapport et de suivi de l’antisémitisme national et international, à l’instar de la «Loi lutte contre l’antisémitisme de 2010» récemment présentée au Congrès des États-Unis;

Encourager les dirigeants de toutes les religions – également représentés à cette conférence – à utiliser tous les moyens possibles pour combattre l’antisémitisme et toutes les formes de haine et de discrimination;

Appeler le Forum parlementaire de la Communauté des démocraties à faire de la lutte contre la haine et l’antisémitisme une priorité dans leur travail;

Appeler les gouvernements et les parlementaires à réaffirmer et mettre en œuvre la convention sur le génocide, reconnaissant que lorsqu’il y a incitation au génocide, les États parties ont l’obligation d’agir;

Travailler avec les universités pour les encourager à lutter contre l’antisémitisme avec le même sérieux avec lequel ils sont confrontés à d’autres formes de haine. Plus précisément, les universités devraient être invités à définir clairement l’antisémitisme, donner des exemples précis, et à faire respecter les codes de conduite fermement, tout en assurant le respect de la liberté d’expression et le principe de la liberté académique. Les universités devraient utiliser la Définition de travail de l’antisémitisme utilisée par l’EUMC comme base pour l’éducation, la formation et l’orientation. En effet, il devrait y avoir une tolérance zéro pour toute forme de discrimination contre quiconque dans la communauté universitaire sur la base de la race, le sexe, la religion, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle ou le positionnement politique;

Nous encourageons l’Union européenne à promouvoir l’éducation civique et la société ouverte dans sa politique européenne de voisinage (PEV) et à répondre au financement au développement démocratique et au respect des droits de l’homme dans les pays partenaires de la PEV;

Mettre en place un Groupe de travail international de spécialistes de l’Internet comprenant des parlementaires et des experts pour créer des indicateurs communs afin d’identifier et surveiller l’antisémitisme et les autres manifestations de haine en ligne et élaborer des recommandations pour les gouvernements et les cadres internationaux afin de résoudre ces problèmes;

En s’appuyant sur la représentation africaine à cette conférence, développer des relations de travail accrues avec les parlementaires en Afrique pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme;

Nous demandons instamment à la future présidence de l’OSCE, la Lituanie, de faire de la mise en œuvre de ces engagements une priorité pour l’année 2011 et d’appeler à reconduire le mandat des représentants spéciaux pour aider dans ce travail.

Voici le texte intégral de la Loi de 2010 sur la Lutte contre l’antisémitisme mentionnée ci-dessus, tel que présenté au Congrès américain par le député républicain du New Jersey Christopher Smith. Verrons-nous un projet de loi similaire être présenté par le gouvernement – ou, dans l’alternative, un projet de loi proposé à l’initiative de l’un des membres de la Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l’antisémitisme?

Ce n’est peut-être pas nécessaire, selon ce communiqué de presse diffusé après la conférence du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Jason Kenney, dont le ministère aurait fourni 450 000 $ en financement pour la conférence de cette semaine. Dans ce document, il affirme que le protocole « complète ce que le Canada fait déjà … entre autres choses, il invite les dirigeants des groupes confessionnels à lutter contre la haine et la discrimination, y compris l’antisémitisme; les gouvernements de réaffirmer et de mettre en œuvre la convention sur le génocide; la mise en place d’une force opérationnelle internationale visant à identifier et surveiller la propagande haineuse sur Internet et; le développement d’une installation complète pour enregistrer tous les crimes haineux, y compris l’antisémitisme « .

Ce dont Kenney ne donne pas la moindre indication c’est qu’une nouvelle législation est en préparation. Mais encore là, peut-être qu’il attend que le susmentionné CPCAA publie son rapport, qui, aux dernières nouvelles, n’est pas prévu avant le printemps prochain au plus tôt.

Si on se fie aux conclusions du Protocole de Toronto, dire qu’Israël commet des crimes de guerre est antisémite, c’est-à-dire haineux. Donc cela va tomber sous le coup de la loi omnibus de Harper.

Stephen Harper a reparlé de cette loi omnibus au discours du Trône et cela lui démange d’enfin passer cette loi. Les conservateurs veulent voter une loi pour faire en sorte que cela devienne un CRIME de poster sur internet, par exemple, un lien vers un site jugé « haineux ». Ceci risque d’être terrible s’ils se mettent à appliquer cette loi de manière vraiment draconienne. Ce pourrait être un vrai massacre de tout ce qui pouvait rester de pensée indépendante dans la population. Parce que pour eux, un site « haineux », c’est un code pour pro-Palestinien.

Il n’y a qu’à regarder la position officielle du Canada concernant l’attaque de la flottille d’aide humanitaire en eaux internationales survenue l’année passée et de l’arrêt de la flottille durant les semaines passées, de l’attaque sauvage et les crimes de guerre commis par Israël durant l’opération Plomb durci, ainsi que le traitement des Palestiniens qui vivent quotidiennement sous occupation militaire et l’apartheid d’Israël. Dans plusieurs des cas, nous avons été la seule nation au monde, avec les États-Unis, à défendre l’injustifiable. Ceci ne représente certainement pas les vues et opinions des Canadiens et Québécois en général. Une chose est certaine, c’est que les gens qui oseront vocaliser leur mécontentement et leurs critiques sur l’Internet vont risquer de se voir accusé d’être des criminels.

Orwell doit se retourner dans sa tombe. Le crime de la pensée est maintenant à nos portes, citoyens.

Si le projet de loi passe – et il va passer éventuellement puisque les Conservateurs sont majoritaires (Harper a déclaré vouloir le faire à l’intérieur des 100 premiers jours de son mandat majoritaire) – du coup les effectifs policiers seront plus importants et il sera possible de dresser des listes d’internautes « à problèmes » (listes probablement fournies par l’ADL et son pendant canadien!), rejoindre les webmestres pour exiger qu’ils retirent certains contenus, par exemple en censurant des (ou tous les) commentaires. Il pourrait éventuellement y avoir des arrestations à domicile, ce qui pourrait ouvrir un débat public… Mais il sera déjà trop tard car une fois adoptée, une loi est difficilement retirée.

Tout cela risque de devenir ingérable, causant un découragement des gens par rapport à l’état de la liberté d’expression des Canadiens sur le web qui à ce moment-là rendra tout simplement l’âme. Et c’est un peu ça le but. Ils envoient déjà des provocateurs afin que les sections commentaires deviennent ingérables. Les sites indépendants, les forums internet indépendants et les sections commentaires surtout, où l’anonymat est encore possible, tout ces espaces de liberté doivent disparaître définitivement.

N’ayant plus de forum public pour discuter d’idées et de faits librement et publiquement, ne pouvant plus évacuer et canaliser leur trop-plein d’indignation dans ce mode d’expression et de diffusion de l’information, les gens (mieux informés) seront davantage démoralisés et marginalisés, plus prompts à rentrer dans le moule. Les gens vont probablement continuer à s’informer comme ils le faisaient avant, mais ne pouvant plus partager leurs connaissances, ils se sentiront encore plus isolés qu’avant et la mouvance de la « dissidence internet » s’évaporera. Il faudra probablement revenir à l’écriture traditionnelle, au journal clandestin, à l’action concrète et aux groupes et organisations non-gouvernementales… Fonder des structures d’action citoyenne qui perdureront, retourner au concept d’une résistance anonyme et sans leader… ce qui préoccupe aussi énormément les tireurs de ficelles.

Note: Mes sincères remerciements à Dave pour les informations et l’inspiration.

20 Commentaires

Classé dans Actualité, François Marginean

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Gaëtan Pelletier

“Tous les problèmes auxquels l`humanité se trouve confrontée aujourd`hui- qu`ils soient moraux, sociaux, religieux ou politiques- sont issus de l`aveuglement psychologique de chaque individu. Du refus vaniteux de chaque individu à s`avouer la vérité à son propre égard émergent des sociétés fondées sur le même aveuglement, et caractérisées par conséquent, par la même impuissance à résoudre ses problèmes. ** La crise de civilisation que nous traversons a sa source dans la faiblesse psychique de chaque individu. La société n`existe pas. Seuls existent les individus dont l`ensemble constituent la société. La société reflète l`ensemble de vérités et d`erreurs que les individus passés et présents ont découvertes et transmises… Dr Dr. Marianne Sedar À la découverte de soi-même

Un blog ou blogue[ est un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l’image d’un journal de bord ou d’un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d’hyperliens et d’éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires. Wiki

“L’étourdi croit que le monde tourne rond.”

— William Shakespeare

( Merci à Catherine Wells pour la belle citation

qu’elle m’a laissée  en cadeau sur mon site)

Chacun

À chaque fois que quelqu’un publie un article, il énonce un savoir, une opinion ou un angle de faits constatés, ou autres…   Il n’énonce pas nécessairement une vérité. Il soumet un texte pour le partager et l’enrichir par le fil des discussions.

Qui plus est, chacun des individus étant en perpétuel apprentissage, chacun est un révisionniste de son savoir. Cette révision se fait par … les autres. Et l’individu est une entité … pour les autres.

Il y a interactions. Et dans ce jeu d’interactions, il faut comprendre que le commentateur est aussi important que le blogueur. Et je dirais que toute démarche est une démarche vers soi en même temps que celle vers l’autre. Enrichissement mutuel, serait sans doute l’expression qui convient.

Dans la démarche vers soi il y a le phénomène de l’oubli : le savoir que chacun possède aujourd’hui est issu d’un compostage de savoirs qu’il a mijoté toute sa vie. Il arrive parfois qu’il oublie qu’il n’avait pas déjà été aussi « savant» . Et que,  comparer à ce qu’il sera dans 5 ans,  il est de retour à une certaine  case «ignorance».

Le plus grand des savoirs est de constater que nous ne connaissons pas vraiment l’Univers et l’humain.

Et nous? Socratisons-nous?

Les autres

La plus grande tentation d’un enseignant est de verser son savoir d’un seul coup… Et c’est tentant : tellement content de montrer aux autres tout ce qu’il  sait. Ainsi que la joie du partage et du don…  Mais cela a souvent l’effet des chaudrons d’huile chaude que l’on jetait sur les belligérants attaquant  les forteresses, jadis : on brûle l’apprenti.

Sauf qu’au fil des ans, au fil des gens, il s’est rendu compte que  les «chacun» formant les autres n’ont pas le même réservoir. Il faut donc qu’il s’adapte aux «apprenants» à chaque fois qu’il donne des explications.

C’est le même phénomène sur la Rue Internet. De temps en temps, le combat ressemble à celui des gangs de rue et l’on retrouve des souliers accrochés à des fils… ou du sans fil.

Délimitation de territoire… Ça date…

Mais dans la rue, c’est pour faire pisser les autres dans leurs pantalons. Et Dieu sait qu’ils en portent des larges! On a inventé le gilet pare-balles, voilà qu’arrive le pantalon pare-pisse.

La connaissance  c’est comme la température : nous

sommes tous à divers degrés.

Jean-Marie Rossignol

7A77 rue Internet

La vie sur rue Internet n’est pas différente de celle de la vie dite «réelle». Au contraire, il n’y a pas pire endroit pour y laisser les traces de son psychisme, de sa pensée, de ses émotions, ses croyances, etc. De sorte que l’on finit par avoir un portrait du commentateur et du blogueur  bien tracé à travers la  foultitude.

Et de temps en temps, l’incivilité prend le dessus. On a qu’à jeter un œil sur les sites dits «populistes» pour constater le phénomène. Sans parler de l’anonymat… Les noms que l’on se donne est caractéristique de sa marque, de son profil ou de que l’on aimerait être.   Et prions pour qu’il y ait un jour un bottin pour ces noms étranges : peau de biche , France, Thrarot, Belgique, Capone 13,000, Italie, chien qui danse, Paris, et A. Nonyme… et Du calme …

Je ne les ai pas inventés, j’ai fait un tour de trois minutes.

Cyberlibertarisme

Dans le  livre  Révolte consommée ( Joseph Heath, Andrew Potter, Édition Trécarré, Québécor Média 2005) les auteurs jettent un œil sur le phénomène de la contre-culture pour  dénoncer son échec. Il y  a également quelques chapitres sur l’art de rater son coup en essayant d’être original…

Mais le chapitre intéressant – du moins en lien avec cet article – est celui qui traite du phénomène de l’internet.

«Nous sommes en train d créer un monde où cha cun, partout, pourra exprimer ses convictions, si singulières soient-elles, sans crainte d’être forcé de se taire ou de se conformer. (John Perry  Barlow)( Ancien parolier de Grateful Dead).   . Declaration of Independence of cyberspace

…il ne semble n’avoir pas songé un instant que certaines personnes pourraient utiliser cette liberté d’expression pour  contraindre, harceler ou faire taire les autres. Ainsi, Internet fut rapidement infesté par le même genre de personnes détestables qui existent dans le «monde réel», tels les racistes, les fanatiques, les sectaires et les sexistes, pour ne rien dire des empêcheurs de tourner en rond, des imbéciles dopés, des cyber-harceleurs et d’autres indésirables toujours prêts à violer la vie privée, à voler des identités, à harceler d’anciennes copines  ou des collègues de travail, et qui en général empoisonnent la vie de d’autres internautes. Pis encore, ils le font en exploitant les caractéristiques mêmes qui devaient faire du cyberespace une telle utopie : pas de lois, pas de barrières ni de frontières, pas de gouvernement ni de police, et un anonymat presque parfait. Les résultats sont venus confirmer la  Loi de Gresham appliquée au cyberespace : la mauvaise parole chasse la bonne. »

Le 7A77 du Québec

Le 7 c’est le blogueur… Le 77, c’est en sorte l’infini représentant la masse de lecteurs et de commentateurs. Il y  a du Tintin partout…

Le blogueur, ou le «pondeur» d’article n’est pas différent du lecteur : il exprime une idée, une opinion, une découverte, et les autres commentent. Mais il vaut mieux qu’il soit poli… Et dans les deux sens du mot… Politesse et polissage.

Le rôle du commentateur est d’apporter du neuf, accord ou désaccord, et de le justifier.

Et il ne faut pas se leurrer pour ce qui est de la prétention d’être  cartésien : beaucoup y perdent leur latin et leurs souliers. Il n’y a rien d’anormal à cet état de fait. Là où risque de basculer, c’est au moment ou le commentateur (voire l’auteur) étale sa connaissance dans un «format dictatorial» ou «totalitaire». Ce n’est pas le propos qui est mis en cause, c’est la façon de  faire.

Nous voilà revenu au «prof» débutant qui jette son chaudron d’huile chaude (comme une petite connaissance sortant du four; la baguette du matin…) sur ses apprentis.

Ce n’est pas de  morale dont je parle, c’est du «discours de la méthode».

Il faut une certaine humilité et également une saine prise de conscience : chacun en est rendu à un certain stade de conscience, de connaissances, et devant une masse d’ignorance.

Mais le voisin?

Il est soit   situé dans un étage au dessous – là où vous avez déjà été – ou dans un étage au dessus, là où vous serai un jour… Ou dans le sous-sol…

Quant aux rapports entre les tripes et le discours qualifié de  «purement cérébral», je n’y crois pas. Mais c’est une opinion…

Je voudrais bien que l’on se souvienne que toutes les religions, abordées du point de vue cérébral, sont complètement idiotes…

Lors de la naissance de mon fils, j’ai demandé au curé qui voulait le baptiser tout de suite pour ne pas qu’il aille aux limbes,  de m’expliquer ce qu’étaient les limbes.

Il a essayé…

Ça devrait se trouver entre la Terre et le Paradis… Dans une sorte de «coffre» de décompression comme celui des plongeurs. Bref, ce doit être entre le clavier et le type à l’autre bout…Sauf que l’on reste paralysé pour un moment avant «l’entrée au paradis»…

Il y a quelques mois, lors d’un échange, j’ai demandé à PJCA : «Qui a financé la grande remontée de l’Allemagne des années 30?»

Il ne m’a pas répondu : sans doute que c’était trop évident. Mais pas pour moi… J’ai donc fait des recherches. Et j’ai trouvé suffisamment d’explications pour pousser un peu plus loin… L’intérêt de la connaissance historique n’est pas de déterrer les morts, mais de comprendre le présent pour déterrer ceux qui tuent au nom de l’argent, la gloire, où autres profits nébuleux. Il y a un dieu en chaque homme, mais le diable a aussi sa part…

Le papier

On se questionne souvent sur les journaux de papier. Pour certains, ils n’apportent rien de neuf. Oui et non … Il y a d’excellents journalistes qui travaillent pendant des années sur des dossiers. Mais dans l’ensemble, les journaux ont a livrer une marchandise qui a pour mission de nourrir le plus de gens possibles. Ce qui étend la gramme  du parking souterrain jusqu’au sommet du building. Tout est étagé, comme les gâteaux mille-feuilles : friables et sucrés à volonté.

Pour ce qui est des livres, souvent cités comme références solides, ils ne sont parfois pas plus fiables que les sources de l’internet souventes fois discréditées par les gens de la presse. On peut dire n’importe quoi sur le net. C’est l’argument massue des journalistes  qui passent au crible les écrits, les blogs, et maintes fois, prennent le pire.

Mais les livres de «papier» sont-ils des sources 100% sûres?

La réputation de l’internet

La réputation de l’internet dépend justement du rôle des écrits, mais autant, sinon plus, de celui des commentaires. En ce sens, il est de la responsabilité de chacun d’être un participant sérieux. L’outil a pris de la vigueur, a informé et continue de le faire.

Il se renforcera et pourra acquérir la crédibilité et le respect de tous à  la condition que nous évitions les pièges de casser les vitrines, de brûler des autos, bref, de se «payer» le respect auquel on a droit… Et pour l’avoir ce respect, il faut éviter que les tripes fassent fondre les neurones si chères aux penseurs qui se croient à l’abri du chaudron d’huile.

La date de péremption

Dans sa Lettre 7, Platon constate la mort injuste de Socrate et déclare que « les maux ne cesseront pas pour les humains avant que les authentiques philosophes n’arrivent au pouvoir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à philosopher véritablement »[21]. Socrate

Dans la vie, tout est philosophie. C’est l’alambic de toute la crasse de «savoirs» qui bouillonne, passent et repassent sans cesse comme un vieux film. La connaissance est, d’une part, l’état de celui qui connaît ou sait quelque chose, et d’autre part, les choses qui sont sues ou connues. Par extension, on appelle aussi « connaissance » tout ce qui est tenu pour su ou connu par un individu ou une société donnés. Connaissance

Toutes nos connaissances individuelles sont soumises à des dates de péremption : c’est un produit comme le fromage.

Ne nous faisons pas d’idées sur nos idées.

Et de temps, en temps, il fait bon revoir ces vieux penseurs qui on traversé le temps.

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: « J’ai trouvé la vérité », mais plutôt: « J’ai trouvé une vérité ».

Ne dites pas: « J’ai trouvé le chemin de l’âme ». Dites plutôt: « J’ai rencontre l’âme marchant sur mon chemin ».

Car l’âme marche sur tous les chemins. ( Gibran, Le Prophète)

P.S. : L’internet est une nouvelle route sur laquelle nous marchons… Pourquoi ne pas tenter de rendre la route agréable ? Qui, pensez-vous, en tire profit ?  Le plus honnête des procès n’est pas celui que l’on fait aux autres, mais à soi.

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Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

C`est un rendez-vous!

Telle une machine spatiale prête à être lancée, les pilotes se mettent en place et se préparent. Me voici en poste, fin prêt à vous entretenir les jeudis, de concert avec les autres auteurs de ce nouveau site. Je décortique l`actualité internationale depuis une dizaine d`années et ce, à raison de plusieurs heures par jour. Cet effort s`est transformé en un site dont je prends soin depuis 3 ans, Les Nouvelles Internationales, et d`une émission de radio Internet, L`Autre Monde.

Maintenant, c`est Les 7 du Québec.

Mon but est de partager des pièces d`information qui passent inaperçues, mais qui sont pourtant primordiales pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit et pour percer le voile de la désinformation et de la propagande. J`ai pour mon dire que si une population est bien éduquée et bien informée, elle ne sera plus manipulable et pourra alors choisir en vraie liberté son destin.

Nous serons 7 à vous proposer des points de vue différents et des sources d`information à explorer. Vous serez responsables d`en tirer vos propres conclusions. Nous ne sommes pas ici pour vous dire quoi penser, mais plutôt pour stimuler votre réflexion et vous inviter à l`action.

Prenez part à cette belle aventure, car ce sont nous, citoyens, qui en ouvrant le dialogue ensemble reprenons le rôle des médias de masse qu`ils n`arrivent plus à remplir: la recherche de la vérité, défense de la liberté et de nos droits et surveillance étroite de nos gouvernements et autres pouvoirs de ce monde.

N`hésitez pas à laisser vos commentaires, questions et autres réflexions. Je vous répondrai du mieux que je peux!

C`est un rendez-vous!

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Classé dans François Marginean