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Le dilemme Marois

Au niveau provincial, l’ambiance politique actuelle oscille entre une possibilité de renouveau, qu’un gouvernement les deux pieds dans les plats n’arrête jamais de suggérer, et un quasi statu quo, puisque le parti capable d’en récolter les fruits pour l’instant n’y arrive pas assez. Il faut se le dire, Pauline Marois, malgré sa bonne volonté, n’arrive pas à cristalliser la grogne autour de sa personnalité. Peut-être que ses mauvais coups du passé l’enrobent comme des spectres assombrissant pour une partie de l’électorat, peut-être est-ce simplement ce qu’elle dégage, ce que je pourrais appeler son aura aristocratique. En tout cas, si c’est beaucoup pour la première raison, cela remettrait en cause la réflexion maintes fois soulevée au Québec comme quoi les gens oublient vite… (Et tout cela donne encore plus le signal de l’omnipotence et de l’importance actuelle des chefs sur leurs partis, ce qui n’est pas la preuve d’une démocratie tellement saine, avouons-le.)

Alors, il faut l’exprimer franchement (et moi je le peux, puisque je ne suis pas impliqué dans ce parti — ni dans d’autres d’ailleurs), si le Parti Québécois veut un gouvernement majoritaire aux prochaines élections, il lui faudrait une nouvelle personne à sa tête. Mais les questions qu’il faut poser sont : est-ce que Madame Marois est dans le déni de la réalité ou non, et est-ce qu’elle met au devant son parti ou sa carrière (puisque bien sûr cela serait beau dans un curriculum vitae : première Première Ministre du Québec — même dans un gouvernement minoritaire…)? Si j’étais elle, je ferais un tour de passe-passe du genre à Bernard Landry qui a démissionné pour cause d’un vote de confiance totalisant 76,2 % à un prochain congrès du parti. Mais elle n’est pas moi.

Et pour brouiller les cartes, il y a la possible formation d’un nouveau parti politique de droite, qui se présente pour l’instant comme un mouvement : Force Québec. Jean-François Lisée croit que cet hypothétique parti nuirait « davantage aux libéraux qu’aux péquistes », mais je n’en suis tellement pas certain, étant donné que la question constitutionnelle semble devenir, à mon grand dam, de plus en plus flottante, et surtout, non prioritaire. Le PQ ne semble pas vraiment moins à droite que le PLQ alors, ultimement, être certain aujourd’hui de la tendance que prendrait l’ajout d’une nouvelle « force » politique me semble encore du domaine de l’inattendu.

Dans ce cas, est-ce que Pauline Marois devrait suivre la logique de Jean-François Lisée et se dire qu’elle risque fort bien de se retrouver majoritaire grâce à Force Québec (qui se rendrait alors jusqu’à une case sur les prochains bulletins de vote électoral) ou, devant l’impossibilité de faire des prédictions aussi importantes, est-ce qu’elle devrait mettre toutes les chances du côté de son parti en trouvant le moyen de se retirer?

La balle est dans son camp.

Si la notion de stratégie est importante en politique, cela serait une bonne occasion de le montrer.

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Classé dans Actualité, Renart L'Eveillé

L’hémoroïdocratie

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

Si le roi te reçoit et que tu es mal à l’aise, c’est que le roi est mal élevé.

Marc-Gilber Sauvageon
Extrait de Les enfants d’Edouard

***

Que l’on  s’entre-médaille  à qui mieux-mieux, ça peut toujours aller.  Mais nous voilà à une ère non pas nouvelle, mais de plus en plus  dévoilée. On  ne devrait plus se poser la question : nous sommes dirigés par qui? Non, maintenant, c’est… par quoi?

Où sont les vrais dirigeants qui ont de la classe?

Ils sont là à se tortiller comme des anguilles sous roche pour aller enfouir leur avoir dans des paradis fiscaux.

Sarko le TGV

Sarko sur l’Afrique :

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenu   l’apanage d’une clique qui se « médaillent » sans respects envers  les   citoyens de leur pays? Et quand ils ne se médaillent pas, les coulisses sont potelées de couleuvres.

On est « dirigés » par des couleuvres…

Hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Une enflure… Mais située à un endroit plutôt critique… Essayez de vous asseoir tranquillement dans la vie pendant que les peuples sont dans le rouge parce qu’on se soigne aux onguents un peu forts dans les hautes et moyennes sphères?

Le dernier « scandale » est ici :

Claire T., qui a travaillé pour la famille de mai 1995 à novembre 2008, soutient :

  • que Mme Bettencourt donnait souvent de l’argent aux politiciens de droite, et qu’elle a notamment donné 150 000 euros (200 000 $) à Éric Woerth en mars 2007;
  • que cet argent lui a été demandé par le conseiller financier de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre. Ce dernier aurait déclaré qu’il donnerait « discrètement » l’argent à Éric Woerth lors d’un dîner. Ce dîner, dit-elle, a eu lieu peu après;
  • que Nicolas Sarkozy a lui-même reçu des enveloppes d’argent au moment où il était maire de Neuilly, en banlieue de Paris, entre 1983 et 2002.  Radio-Canada

Scandale?  On en a tellement au Québec et ailleurs que les juges n’ont pas le temps d’aller uriner pour passer d’une cause à l’autre… Même en «  miniaturiserant »  les enveloppes brunes comme les amateurs de modèles réduits d’avion, plusieurs passent les filtres engourdis par les tubes à onguents qui font de beaux chapeaux à nouvelles, soit à la télé ou sur le net.

Sarko? Pas plus ou moins intéressant qu’un autre. Chacun a son style et vogue dans un canevas distinct. Ce qui n’arrange pas le pauvre citoyen qui se croit investi d’une mission dans un monde  où tout va mal… Ou de mal en pis, comme dirait la vache… Laissons-nous tirer le pis, même si ça fait mal.

Le lait est une nourriture liquide pour enfants…

Où en sommes-nous avec la démocratie?

Nous en sommes à l’ère de la consommation de la « nouvelle »… La « nouvelle » qui en enterre une autre le lendemain. On fait Ô! On en parle, puis plouf! Le grand trou noir les avale. Le stand-up cosmique…

S’il existait un ritalin pour soigner l’Histoire, on pourrait se concentrer un peu.

Non.

All Zheimer..

Pour un portrait de l’humanité? Ouvrez une boîte de sardines… Bien cordées, têtes et queues bien alignées.

Le cauchemar climatisé

Un livre  Henry Miller Portrait de l’Amérique sous cellophane, énorme pamphlet contre le confort et la bourgeoisie, le meilleur exemple de ce qu’est la vie pour Miller.

Suffit de faire un copier-coller « mondialisé » pour afficher le portrait des sardines que nous sommes devenues. Et l’autre belle expression de Miller : La Crucifixion en rose…

Travaillez plus fort, le monde va mal… Mais il est beau en même temps qu’il fait mal.

Mais pour qui?

C’est comme ça qu’est née l’Hémoroïdocratie…

Vous avez le feu au derrière mais vous êtes les pompiers du « monde qui va mal ».

Ça chauffe, et plus ça chauffe, plus il y a de vendeurs d’onguents.

Mais pour que les vendeurs d’onguents roulent sur l’or, il faut que ça chauffe.

Il leur faut du bois, du pétrole, et du pouvoir…

Quant aux « allégations », plus il en passe, plus on oublie.

Gouverner est devenu un art entre mettre le feu et l’éteindre.

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Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier