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Prestation de services: Public vs privé.

Il y a présentement une véritable campagne de désinformation par les syndicats de la fonction publique qui vise à nous faire croire que les services fournis par le gouvernement sont supérieurs et moins coûteux que ceux fournis par le privé. Juste au cas où vous seriez tentés d’avaler ces salades, considérez ceci:

La seule raison d’être d’une compagnie privée est de servir ses clients car ils sont sa seule source de revenu. Ce qui veut dire qu’une compagnie privée a tout intérêt à fournir le meilleur service possible au meilleur prix. Par contraste, les agences du gouvernement et les sociétés d’état ont une autre source de revenus quasi-intarissable que sont les taxes. En bref ces organismes ont un moins grand incitatif à servir la clientèle . Ce n’est pas une question qu’il y a des meilleurs gens qui travaillent pour le privé ou des pires gens qui travaillent pour le public, mais que la structure des incitatifs est différente.

La plupart des employés essaieront de plaire à leur patron afin d’avoir un revenu. Gagner à la loterie révèle assez bien l’attitude que les gens ont envers leur travail et leur patron. Les organismes publics ont gagné la loterie, si on puis dire, et donc ne traitent pas le client comme étant la fin première de leur raison d’être, mais plutôt comme une nuisance qui trouble la paix de leur journée. De plus, les agences gouvernementales jouissent toujours d’un monopole et n’ont pas à craindre de perdre leurs clients comme une entreprise privée dans un marché libre.

Un très bon exemple de ça est lorsque la SAQ a cessé d’offrir des sacs de plastique à ses clients. Pendant que le restant des commerces font au moins l’effort de fournir des sacs de plastiques aux clients à un prix modique, au cas où ils auraient oublié leurs propres sacs réutilisables, la SAQ persiste à forcer ses clients à transporter leurs bouteilles dans leur mains s’ils ont oublié d’apporter leur propre sac. Sans oublier que leurs prix sont plus élevés que partout en Amérique du Nord. Il n’y a qu’un monopole avec une clientèle captive qui puisse se permettre de se foutre de la gueule de ses clients comme ça. Et seuls les agences gouvernementales et les sociétés d’état jouissent d’un tel monopole.

Pendant le temps des fêtes, alors que tous les commerces se battent pour attirer la clientèle, la société canadienne des postes s’efforce de nous dire de poster tôt, parce qu’il ne faudrait surtout pas qu’ils haussent leur productivité pour satisfaire l’achalandage additionnel que cause Noël.

La maxime du commerce privé est « le client a toujours raison ». Avez-vous déjà entendu dire « le contribuable a toujours raison » ou « l’électeur a toujours raison » dans les services publics?

Il y a en fait cinq différences majeures entre le public et le privé dans la prestation de biens et services. D’abord, la relation entre une entreprise privée et ses clients est une relation volontaire. Celle entre les agences gouvernementales et leurs clientèle est une relation forcée. Cette différence fait toute la différence du monde pour la satisfaction de la clientèle.

Deuxièmement, il existe une représentativité de la clientèle dans les biens et services fournis au privé. Si 10% des client désirent des autos vertes, vous pouvez être assurés qu’il y aura au moins 10% d’autos vertes sur le marché. Par contraste, avec le gouvernement c’est tout ou rien. Soit nous avons un système de santé universel et financé par les impôts, ou nous n’avons rien. Peu importe nos préférences.

Troisièmement, dans le marché privé nous avons pleins de choix disponibles. Ce n’est pas parce que vous avez acheté votre frigo chez Sears que vous devez aussi y acheter votre laveuse-sécheuse. Par contre, du côté du gouvernement, nous avons seulement le choix entre les politiques socio-démocrates des libéraux et celles des péquistes.

Quatrièmement, le choix au privé est continuel. Si vous n’aimez plus votre auto, vous la vendez et vous en achetez une autre. Vous trouvez que le détergent que vous avez acheté la semaine dernière ne lave pas assez blanc, vous n’avez qu’à acheter une autre marque la semaine suivante. Essayez de dispenser des services du gouvernement pour voir. Êtes-vous tannés de Charest? Quatre autres années!

Cinquièmement, les compagnies privées sont tenues responsables des dommages qu’ils peuvent causer. Poursuivre des compagnies pour dommages et intérêts est la norme. Avez-vous déjà essayé de pousuivre une agence du gouvernement ou une société d’état?

Une dernière raison pour laquelle la prestation de services est meilleure au privé est qu’au gouvernement, il n’y a pas de propriétaire. Le fonctionnaire du public est une employé transitoire qui n’a aucun intérêt dans les actifs ou la réussite de l’entreprise. C’est un peu la même raison pour laquelle les autos louées sont moins bien traitées que les autos achetées. Mais au moins pour les autos louées, il y a un locateur pour s’assurer qu’elles restent fonctionnelles.

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Classé dans Actualité, Philippe David

L’échec du Modèle Québécois

Philippe David.

Il y a belle lurette que les choses vont mal au Québec et je me demande souvent si un jour nous verrons la lumière au bout du tunnel sans qu’il n’y ait littéralement un coup d’état. Car il m’arrive parfois de me demander si un soulèvement populaire est la seule façon de briser le statut quo. Le 11 avril dernier, 50 000 québécois de la classe moyenne ont déambulé sur la Grande Allée à Québec, brandissant des balais, enjoignant le gouvernement de nettoyer sa propre cour avant de venir une fois de plus piger dans nos poches. J’étais de ce nombre et j’ai même symboliquement laissé ma chemise aux portes de l’Assemblée Nationale. C’était bien la première fois que je manifestais pour quoique ce soit. Comme les autres personnes qui étaient présentes, j’ai manifesté parce que j’en ai marre. Marre de voir notre argent lancé aux quatre vents. Marre de ne recevoir aucun service équivalent. Bref, j’en ai marre du sacro-saint modèle québécois et au milieu de cette foule qui s’étendait littéralement à perte de vue à l’avant et l’arrière de moi, j’ai eu l’impression de ne pas être le seul. Sans doute je serai porté au bûcher pour oser maintenant critiquer notre religion nationale social-démocrate. Brûlons vif le méchant droitiste néolibéral! N’est-ce pas toujours le sort réservé aux hérétiques?


La Pensée Magique

Le Québec est le royaume de la pensée magique. Nous sommes complètement déconnectés de la réalité. Nous nous sommes concocté un modèle qui ne peut absolument pas tenir debout dans la réalité. Nous nous imaginons riches alors que nous sommes parmi les plus pauvres en Amérique du Nord. Nous agissons comme si la richesse n’était que quelque chose qui faut juste aller chercher, dans la poche des riches ou dans les caisses des compagnies privées, mais pas quelque chose que nous devons créer et pour laquelle nous devons travailler. Comme si l’argent poussait sur les arbres. Et lorsque le pillage des contribuables québécois ne suffit plus, nous pillons le reste des contribuables canadiens et nous empruntons, condamnant nos enfants à payer pour nos excès. En aucun temps nous nous sommes arrêtés à songer au conséquences à long-terme. Et le pire, c’est qu’on ne peut pas remettre tout ça en question sans se faire traiter de sans-cœur néolibéral comme si la gauche au lunettes roses avait le monopole de la vertu.

Le Mythe de la Solidarité Sociale Québécoise

Nous les québécois nous targuons d’être des modèles de solidarité sociale. Nous regardons les anglos du ROC et les méchants américains du haut de notre rectitude sociale. Nous sommes prêts à tout pour le bien commun et redistribuer la richesse, même si nous devons saigner toute notre classe moyenne. Nous nous sommes égalitaires, oui monsieur! Vraiment? Oui, c’est vrai, nous avons un filet social plus riche que partout en Amérique du Nord, mais à qui profite-t-il vraiment? Nous nous entêtons à rendre tous nos services publics gratuits ou quasi-gratuits, mais est-ce les plus pauvres ou les plus nantis qui en profitent le plus? Prenons par exemple le gel des droits de scolarités et des tarifs d’électricité. La moitié des étudiants universitaires viennent de familles mieux nanties, et ces étudiants, une fois diplômés, gagnerons des salaires bien au dessus de la moyenne. Pourquoi devraient-ils être subventionnés par d’autres qui n’ont probablement pas leur niveau de scolarité et qui gagnent des salaires moindres que ceux que ces étudiants gagnerons plus tard. C’est un non-sens. Pendant ce temps, les universités sont sous-financées et la qualité souffre. Ne serait-il pas plus sage de laisser les droits de scolarité augmenter et d’aider ceux qui en ont vraiment besoin par un système de prêts et bourses plus généreux? Même chose pour les tarifs d’électricité qui profitent en réalité aux propriétaires de grandes maisons. Ne serait-il pas mieux de laisser ces taux augmenter, quitte à rembourser une partie de ces frais à ceux qui sont en deçà d’un certain seuil de revenu? C’est quoi la solidarité sociale au juste? De tout donner à tout le monde, qu’ils en aient besoin ou pas? Ou de tout simplement de s’occuper de ceux qui en ont vraiment besoin? « Arrière Satan! » s’exclament sûrement les prêtres de la social-démocratie. « Quel blasphème! » Mais voilà, très souvent nos beaux programmes redistribuent la richesse de bas en haut, plutôt que de haut en bas. Et que fait la gauche? Elle en vante les mérites! Quelle ironie!

L’Aristocratie de l’influence et du Statut Quo

Aux élections de 2003, 64% des électeurs ont voté pour un changement. Une des promesses qui faisait partie de la plateforme électorale des libéraux c’était une ré-ingénierie de l’état. Nous connaissons la suite. Dès que les libéraux ont fait mine de vouloir remplir cette promesse, les boucliers syndicaux se sont levés et ce fût la fin de la ré-ingénierie. Ça fait combien de temps que nous savons que notre système ne fonctionne plus? Dix ans? Quinze? Des solutions ont-elles été présentées pour régler ces problèmes? Certainement des centaines. Elles ramassent la poussière sur des tablettes quelque part. On ne sait trop où. Sommairement rejetées par notre aristocratie bien-pensante. Car voyez-vous, beaucoup trouvent leur compte dans le système actuel. 42% des québécois ne paient aucun impôt et près de 60% sont des bénéficiaires nets de l’état, c’est-à-dire qu’ils reçoivent de l’état plus qu’ils n’en paient. Ceux qui restent sont les pauvres bougres qui portent les autres sur leurs épaules et de plus en plus, ce sont ceux de la plus jeune génération: les X et les Y. Puisqu’ils sont la minorité, ils commencent de plus en plus à réaliser la signification du terme « tyrannie de la majorité ». Ceux qui ont intérêt à perpétuer le modèle québécois, la classe politique, les fonctionnaires, les BS corporatifs, les syndicats et tous les divers groupes sociaux ont de puissants lobbies et une puissante influence sur la façon que les choses se passent et ils ont tous un intérêt à maintenir le statut quo. Vous croyez vraiment qu’on manque de solutions pour résoudre les problèmes de notre système de santé? Il y a énormément d’autres pays qui ont un système de santé plus efficace et moins coûteux que le nôtre, il y a belle lurette qu’on aurait pu essayer leurs idées. Mais les grands clercs sociaux-démocrates nous ont convaincus que notre façon de faire les choses est la meilleure. Il suffit juste d’y mettre un peu plus d’argent. Mais voilà, ce qu’ils ne vous diront pas, c’est que l’argent, nous n’en avons plus. Nos cartes de crédit sont au max et ils vont bientôt venir reposséder la maison. Nous allons frapper un mur, mais ils s’en moquent! Ils vont se payer une retraite dorée aux dépens des autres et c’est tout ce qui compte pour eux. Nous allons avoir le plan « Freedom 75 » pour qu’ils aient le « Freedom 55 ». Je suis à cheval entre les X et les boomers et je crois sincèrement que des boomers il ne restera que des miettes quand ce sera mon tour.

Mais qu’est-ce qui nous attend?

S’il n y a pas un grand coup de barre bientôt, nous allons assister à la paupérisation graduelle du Québec. Nous serons non seulement les plus pauvres du Canada ou de l’Amérique du Nord, mais des pays industrialisé. Nous étouffons nos entreprises et nous accablons la future génération de dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser. Nous allons probablement assister à un exode de tous les jeunes diplômés vers des pâturages plus verts. Pourquoi resteraient-ils pour se faire saigner? Vous croyez que la barrière linguistique va les retenir? Ils vont nous planquer là dans notre merdier après avoir collecté leur diplôme que nous aurons subventionné et ce sera bien fait pour nous. Ci-dessous est le compteur de notre dette. Je ne pourrais vous dire jusqu’où il va grimper avant que tout s’écroule, mais il sonnera certainement le glas du modèle québécois. Espérons que nous aurons abandonné nos lunettes roses avant ça.


J’ignore pourquoi, mais je n’arrive pas à faire afficher l’horloge de la dette dans le billet sur les 7 du Québec, mais vous pouvez la voir sur mon blogue

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L’hypocrisie des syndicats des services publics

Par Philippe David

Si on doit en croire les représentants syndicaux des employés du secteur public, ces pauvres font face à une grande injustice vis-à-vis des travailleurs du secteur privé. Pour ajouter du poids à leurs paroles, ils pointent un étude de l’ISQ qui indique que les salaires des employés publics accusent un retard sur ceux du secteur privé. Voici ce qu’ils ne vous diront pas:

  1. L’étude en question ne compare le salaire des employés publics qu’avec ceux du secteur privé travaillant dans une entreprise de 200 employés et plus et qui sont syndiqués. Comparaison raisonnable? Pas si on considère que les salaires des employés du secteur public proviennent des taxes imposées au secteur privé. D’ailleurs, si vous ajoutez seulement les non-syndiqués des grandes entreprises, on se retrouve avec un avantage de 3,6% pour le secteur public. Je vous laisse imaginer comment l’écart peut se creuser si nous incluons la majorité des québécois qui travaillent pour une PME ou qui sont travailleurs autonomes. Ce sont eux qui paient la note sans avoir aucun avantage équivalent.
  2. Les employés du secteur public travaillent 147 heures de moins que ceux du privé. C’est l’équivalent de quatre semaines de congé de plus. C’est un avantage qui se paie.
  3. La légendaire sécurité d’emploi des employés publics fait que la plupart d’entre eux y passent leur carrière entière. Dans le privé, la plupart des travailleurs changent d’emploi plusieurs fois dans leur carrière avec des salaires et avantages très variables d’un employeur à l’autre.
  4. Les employés publics ont la Mercedes des plans de retraite à prestations déterminées qui leur garantit 70% de la moyenne de leur 5 meilleures années de salaire. Par comparaison, à peine 25% des employés du privé ont accès à un régime de retraite et la plupart sont à cotisations déterminés. Les régimes à prestations déterminées sont en voie de disparition au privé car ils sont de véritables gouffres financiers pour les employeurs et la plupart des régimes actuels sont sous-capitalisés. Selon ce récent document de l’IEDM, même si un travailleur du privé avait accès à un tel plan de retraite (ce qui est loin d’être le cas), grâce à leur sécurité d’emploi, les employés du public auraient 41% plus de capital accumulé dans leur plan de retraite. C’est donc un avantage considérable que les employés publics ont sur ceux du secteur privé. En particulier quand on considère que 75% d’entre eux n’ont aucun plan de retraite, mis à part ce qu’ils économisent dans leur REER. Pourtant, ce sont ces gens qui paient pour la retraite des employés du secteur public.


Mon point ici n’est pas de blâmer les employés de l’état pour la mauvaise gestion des finances publiques. Le blâme pour cette situation repose sur les épaules des politiciens et des syndicats, mais il n’empêche qu’ils en ont largement profité pendant bien des années et il faudra bien qu’un jour cette iniquité soit adressée. La seule façon de rétablir cet équilibre sera que les employés du public perdent de leurs acquis car aucune compagnie privée ne peut se comparer au gouvernement. On me dit que ce n’est pas aux employés publics de souffrir parce que l’état est mal géré (comme si certains d’entre eux ne prenaient pas justement part à cette gestion), mais est-ce aux contribuables de se serrer la ceinture à leur place?

À tout le moins, tous ces avantages doivent être pris en ligne de compte dans toute négociation avec les syndicats et si c’était le cas, je vois mal comment les augmentations de 11.25% sur trois ans ou même la contre-offre de 7% offerte par le gouvernement soient justifiées dans les circonstances. Les contribuables n’en ont pas les moyens. Le fait que le gouvernement ne rejette pas carrément les revendications du front commun n’est qu’une autre preuve du copinage entre le gouvernement et les syndicats.


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Ça dérape à droite

Par lutopium – Je ne vous apprendrai évidemment rien en disant que les militants et sympathisants de la droite politique se cherchent… Depuis le départ de Mario Dumont et le rendez-vous manqué de la course à la chefferie de l’ADQ, les québécois qui se sentent attirés vers les idées un peu mal définies de ce courant politique semblent perdus. Un jour, ils se rallient à un renouveau de leur parti et le lendemain, ils explorent d’autres options sans que rien de concret ne se dessine devant eux. Cependant, même si aucune structure sérieuse ne rallie la droite politique ces jours-ci, on sent tout de même l’influence de ses idées. Des économistes ayant un petit penchant vers la droite sont recrutés par le gouvernement afin de préparer le terrain pour des réformes néolibérales. Des chroniqueurs de radio, de la télévision et de certains journaux répètent inlassablement le même discours qui suggère d’abolir certains services (sans jamais les nommer spécifiquement), d’en explorer la privatisation tout en exigeant une tarification supplémentaire pour d’autres. Le Conseil du Patronat, l’Institut Économique de Montréal et les chambres de commerce se montrent évidemment fort sympathiques à ces idées tout en unissant leurs voix pour répéter inlassablement que les fonctionnaires sont des paresseux, leur refusant ainsi toute augmentation de salaire. Les héros de la croissance économique savent exactement ce qui doit être fait et s’approprient ce qu’ils considèrent comme une nouvelle révolution: réduction de la taille de l’état, introduction du privé dans la prestation de services essentiels et protection des privilèges fiscaux pour les mieux nantis. Si le monde était complètement privé, tout serait pour le mieux, nous disent-ils…

Alors que le débat qui fut lancé récemment par le gouvernement libéral nous amenait à se questionner sur le financement des services publics, voilà que la droite recadre le débat, non pas pour proposer des solutions concrètes, mais surtout pour lancer des constats populistes afin de gagner la sympathie de ceux qui succombent aux discours des radios-poubelles et des chroniqueurs démagogiques. Cette semaine par exemple, le nouveau chef de l’ADQ, Gérard Deltell, lançait la question magique: « est-ce que la sécurité d’emploi protège l’incompétence? » Les membres de l’opposition de l’Assemblée nationale devant normalement critiquer le gouvernement ou, dans le meilleur des mondes, collaborer avec lui pour trouver des pistes de solutions, voilà que l’ADQ préfère détourner le débat et, se comportant comme un André Arthur, préfère soulever l’opinion publique contre cette sécurité d’emploi en l’associant donc à l’incompétence de quelques-uns.  L’incompétence, est-il nécessaire de le souligner, se retrouve partout, fruit de la nature humaine. Des incompétents, il y en a partout et même à l’Assemblée nationale!

La prochaine fois que vous rencontrerez un professeur d’école, remerciez-le pour son excellent travail, dites-lui de ne pas trop sans faire avec l’épuisement et la fatigue et profitez-en pour lui dire qu’il ne mérite pas d’augmentation de salaire cette année parce que quelques-uns de ses collègues sont incompétents. Lorsque vous visiterez un de vos proches à l’hôpital, prenez donc la peine de remercier l’infirmière pour les bons soins qui lui sont donnés mais dites lui qu’elle ne mérite pas un modeste ajustement de ses revenus car l’incompétence règne partout autour d’elle…

Ces jours-ci, tout ce que la droite cherche à accomplir c’est de faire peur au monde et de les soulever contre la fonction publique. Les ténors de la droite n’ont aucune solution concrète. On commence même à admirer le mouvement réactionnaire Tea Party en vantant les principes de liberté individuelle et la richesse de la constitution américaine. Entre vous et moi, ce que les partisans de la droite souhaitent réellement, c’est de payer moins d’impôt, point à la ligne.

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Classé dans Actualité, Lutopium