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Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants

Quand on y réfléchit, ce que ça prend pour défaire une tyrannie, un État policier, une dictature, ou tout autre forme de pouvoir indu et oppressif est braquer les projecteurs sur eux et ainsi éliminer les zones sombres. Car c’est dans ces zones de noirceur que la tyrannie s’installe peu à peu, car elle est toujours illégitime et doit donc se cacher pour survivre son enfance. Lorsqu’on arrive à forcer un régime totalitaire et liberticide qui avance à visière baissée à se comporter tel qu’il est réellement, au vu et au su de tout le monde, on passe alors le moment crucial où le proverbial empereur apparaît nu à tous.

La population ne peut plus dorénavant prétendre que les habits de l’empereur existent, on apprécie la réalité pour ce qu’elle est, sans détour ni aveuglement. Ainsi, lorsqu’on cesse de vivre dans la peur et qu’on force une tyrannie à agir en tyrannie, on l’expose à la vue de tous, dans toute sa laideur et son vide de sens.

L’information et son contrôle sont plus que jamais une composante primordiale du pouvoir. Depuis des siècles, les décisions qui ont changé le cour de l’Histoire ont été prises par de petits groupes élitistes dans les couloirs du pouvoir étatique et religieux. Il est toujours plus facile de contrôler une population et le pouvoir lorsque cette dernière est à 95% illettrée et vit dans la peur et l’instabilité constante.

À l’ère de l’Internet, ce monopole de l’information a été brisé. C’est une révolution de la façon dont l’information circule dans la société qui s’est opéré. L’ordre établit en a été bouleversé. Il y a eu un éveil global des consciences sur la planète. Les effets ne font que commencer à se faire ressentir. Il y a cinq ans, vous auriez parlé des Bilderberg publiquement et vous auriez passé pour un hurluberlu conspirationniste; tandis qu’aujourd’hui, même les médias traditionnels en parlent. D’ailleurs, lors du dernier sommet des Bilderberg en Espagne, plusieurs individus qui joignent normalement le groupe à sa rencontre annuelle, ne s’y sont pas présentés parce qu’ils disent avoir ensuite des ennuis avec les questions et le traitement médiatique qu’ils reçoivent en rentrant dans leur pays.

Encore tout aussi significatif, il y a Zbigniew Brzezinski qui lors de la dernière rencontre du Council on Foreign Relations (CFR) à Montréal a fait l’étonnante admission « qu’un éveil politique global » s’opérait, et que « pour la première fois de l’Histoire de l’humanité, presque toute l’humanité est politiquement active, politiquement consciente, et politiquement interactive ». Ce nouveau développement totalement unique dans l’Histoire humaine prend place partout autour du monde et est sans précédent tant au niveau du volume que de sa portée. Il est aussi la plus grande menace des structures globales du pouvoir.

C’est une menace parce qu’il devient presque impossible de manipuler par les mensonges, de contrôler les esprits par la propagande et la peur. La vérité devient de plus en plus difficile à cacher. Les faux vernis s’écaillent et ce qu’ils ont de plus important s’évapore: leur apparence de légitimité et de crédibilité.

La clique mafieuse du G8/G20 peu bien se rencontrer anti-démocratiquement à huis clos en gaspillant un milliards de dollars de notre argent pour se protéger de nous, ils ne font que se révéler au grand jour pour ce qu’ils sont: une bande de charognards sans honte qui ne sont plus nos représentants depuis belle lurette, mais qui décident sans nous consulter comment gérer nos vies et notre futur. Aux yeux de la vaste majorité de la population, ces gens n’ont absolument aucune crédibilité que ce soit. Zéro.

Entre ce qu’on peut lire et entendre dans les médias traditionnels et dans la blogosphère indépendante, il y a un monde de différence. Il semble que si on regarde le monde via le prisme des grands médias, l’empereur nu est toujours perçu et projeté comme étant habillé. Mais pour les dizaines de millions d’individus, d’activistes, de chercheurs indépendants, de blogueurs et de journalistes citoyens à travers la blogosphère, la réalité apparaît telle qu’elle est, sans distorsion.

Ainsi, il est criant pour l’ordre établi d’être certain que les citoyens ne puissent seulement lire et entendre l’information qui est caractérisée de « nouvelle » par les médias corporatifs à propos de ce qui se passe dans le monde. Les gouvernements et l’ordre établi sont absolument terrifiés d’une blogosphère indépendantes qui est en mesure d’obtenir la vérité à propos de plusieurs évènements critiques se déroulant autour du monde et dans son pays. Ils veulent donc un total cyber-contrôle de l’Internet pour prévenir toute continuation de cela.

C’est dans cet esprit que le gouvernement fédéral sous Obama est sur le point de recevoir le pouvoir absolu de fermer l’Internet pour une durée de quatre mois si le projet de loi « The Protecting Cyberspace as a National Asset Act » passe la dernière étape de vote du Sénat. Sous ce nouveau pouvoir totalitaire, le président des États-Unis, en réponse d’une directive du Homeland Security. Le prétexte officiel est bien évidemment de protéger la sécurité nationale et les secrets d’État. Le « mur de silicone » est dressé à travers l’Amérique.

Des mois avant que le 9/11 se produise, les États-Unis avaient déplacé toute une armada militaire dans le golfe Persique prêt à attaquer. Le lendemain du 11 septembre, les Talibans sont accusés de protéger et cacher Bin Laden en Afghanistan et comme par magie, l’invasion pu être lancée dans les semaines qui suivirent. Dans le mois qui ont précédé mars 2003, le monde entier fut témoin d’une campagne médiatique intense pour démoniser l’Irak et Saddam Hussein, terroriser la planète entière avec les fausses armes de destruction massive, la menace des armes nucléaires inexistantes et les prétendus liens avec l’Al-Qaïda dans le but de préparer la guerre et la vendre. Les effectifs militaires un coup en place, la guerre sera lancée.

Aujourd’hui, tous ces mensonges ont été exposés. Pourtant, la même recette est utilisée pour nous vendre une nouvelle guerre contre l’Iran, un ennemi perçu de la part d’Israël et des États-Unis. Cela fait maintenant quelques années que cette guerre contre l’Iran est voulue et se prépare. Mais elle est quasiment impossible à vendre, tous les trucs du livre ont été essayés, mais sans succès. La population internationale réunie sur la blogosphère refuse de mordre à l’hameçon.

Mais l’empereur a besoin de cette guerre potentiellement mondiale pour détourner l’attention de sa nudité: sa nature despotique et les fiascos épiques dont il est le responsable. On passe à la cinquième vitesse, on pèse sur l’accélérateur. Selon les informations partagées par Wayne Madsen, c’est le gouvernement américain qui aurait poussé dans le dos de BP pour driller dans le réservoir du Macondo dans le golfe du Mexique dans le but de s’assurer un approvisionnement en pétrole de huit mois dans la perspective où une guerre contre l’Iran serait entamée et que le flot de pétrole en provenance du Moyen-Orient soit interrompu.

Selon les sources de Wayne Madsen Report (WMR) au sein du Corps des ingénieurs de l’armée et de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), le Pentagone et les ministères de l’Intérieur et de l’énergie ont dit à l’Administration Obama que les 3 à 4 milliards de barils de pétrole nouvellement découverts dans le Golfe du Mexique couvriraient les besoins pétroliers zuniens pendant au maximum huit mois, au cas où une attaque militaire contre l’Iran aboutissait au blocage de la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, entraînant l’arrêt de l’approvisionnement pétrolier du Golfe Persique pour la Zunie.

Selon les sources gouvernementales de WMR, Obama, Salazar, Chu, et Gates on donné dès le début leur feu vert pour les opérations du forage risqué à Macondo.

WMR a appris que BP a pu repousser plusieurs contrôles de sécurité du fait du haut niveau d’intérêt de la Maison Blanche et du Pentagone pour l’exploitation du riche filon trouvé dans le golfe du Mexique afin de planifier une attaque militaire contre l’Iran sans avoir à se préoccuper de la pénurie de pétrole et de gaz naturel en provenance du golfe Persique après l’ouverture des hostilités. (Source)

Tout comme dans les mois précédant l’agression de l’Afghanistan en 2001, de puissants effectifs militaires américains sont présentement déployés dans le golfe Persique et la mer Rouge, autour de l’Iran. Il s’agit d’un porte-avion accompagné d’une douzaine de navires de guerre américains et un israélien, de sous-marins à capacité nucléaire américains et israéliens, de troupes d’infanterie, de véhicules blindés et de munitions. La Israeli Air Force (IAF) a acheminé de l’équipement militaire à une base en Arabie Saoudite tandis qu’une importante force américaine s’est massée en Azerbaïdjan qui se trouve à la frontière nord-ouest de l’Iran.

Israël a stationné trois de ses cinq sous-marins de classe Dolphin dans la mer Rouge et opèrent le long des côtes iraniennes en tout temps. Bien que ce soit l’Iran qui est accusée de vouloir produire des bombes nucléaires, c’est en fait ces sous-marins qui sont armés de missiles de croisières équipés de têtes nucléaires de 200 kilotonnes ayant une portée de 1500 kilomètres. Ces bombes nucléaires ne sont pas seulement pointées vers l’Iran, mais bien aussi vers les capitales européennes et pourraient toutes les détruire, selon Martin Van Crevel, professeur israélien et historien militaire.

C’est la fuite vers l’avant des désaxés. Face aux scandales grandissants et la connaissances des vrais artisans des crises économiques, du pétrole de BP dans le golfe du Mexique, de l’attaque de la flottille d’aide humanitaire en eaux internationales et autres, les dérangés ont besoin de détourner l’attention des gens. On ne déplace pas de tels effectifs militaires lourds sans penser s’en servir. Il ne manque qu’un faux prétexte, une fausse attaque terroriste (sur l’infrastructure de l’Internet?) ou un acte simulé de provocation pour partir la guerre. À partir de ce moment-là, nous pouvons nous attendre à ce qu’Obama pense à éteindre l’Internet; les déviants qui paradent comme nos sauveurs au G/20 pourront dormir tranquille tout en finissant de nous voler et tout baignera dans l’huile de BP pour le reste du monde.

La seule arme qu’il nous reste est ce projecteur de lumière qu’est l’Internet. Braquons-le directement sur les activités néfastes qui se déroulent sous nos yeux. C’est le moyen le plus efficace pour enlever le semblant de légitimité et de moralité de l’élite en place. Sans ce masque de crédibilité et de légitimité, ces décideurs, leaders, autorités, chefs d’État apparaissent tel qu’ils sont véritablement: des psychopathes désaxés malades de contrôle et assoiffés de pouvoir dont le règne s’achève. Ils le savent et en sont terrifiés.

Accueillez le règne des hommes et femmes informés, souverains et indépendants.

François Marginean

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Le cirque du G8/G20 sera en ville, avec toute la cavalerie

François Marginean

[Article mis à jour le 28 mai 2010]

On est reconnu pour ce à quoi on est bon. Les Japonais sont reconnus pour leurs sushis, leurs robots et leurs sumos parce qu’ils sont bons dans ces domaines. Les Français font de grands vins et sont reconnus pour cela, ainsi que pour leur cuisine. Wall Street et les banquiers privés nous volent notre argent et détruisent consciemment l’économie en spéculant sur sa démise et ils sont reconnus comme étant excellent dans ce domaine. Les compagnies de mercenaires privés et de l’armement se spécialisent dans la destruction, la mort et la reconstruction et c’est ce qu’ils font, parce qu’ils excellent dans cette branche. Les pétrolières comme BP sont en train de devenir très reconnues pour polluer la planète entière avec leur déversement record de pétrole dans l’océan, comme nous en sommes témoins présentement, dans le Golfe du Mexique, avec leur « Tchernobyl pétrolier » catastrophique.

Nous, au Canada et au Québec, nous sommes très bons dans la production de cirque économique élitiste protégé par un appareil d’État policier répressif. Nous sommes en passe d’être reconnus pour nos mesures d’État policier, anti-démocratiques et liberticides. Pour le prouver encore une fois, le Canada est sur le point de recevoir le G8 suivi immédiatement par le G20 et les mesures de sécurité seront sans précédent. Parce que nous, la sécurité et les procédés répressifs, c’est notre force et nous en sommes fiers. La preuve? Regardez notre impressionnant curriculum vitae:

Québec, avril 2001: Sommet sur la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA)

Alors que les pouvoirs financiers et corporatifs poussent les politiciens à s’entendre sur un accord de libre échange des Amériques, la population est tenue à l’écart des discussions et des prises de décisions ayant des répercussions sur leur vie quotidienne par un mur de plusieurs dizaines de kilomètres entourant la vieille ville de Québec. Responsables de défendre ce « mur de la honte » et les chefs d’état reclus et déconnecté de la ville entière, se trouvent des milliers de policiers et militaires mobilisés pour l’occasion. Environ 6 000 policiers étaient prévus, en plus d’unités de l’armée stationnées non loin de là. Le mur de la honte, érigé avec des blocs en béton et de grillage par le gouvernement fédéral, renforçait l’impression de militarisation. Les magasins ont aussi reçu l’ordre de placarder leur vitrine. Scène de guerre opposant le peuple aux autorités qui décident de leur futur à huis clos.

Ottawa, juin 2006: Sommet des Bilderberg

On les nomme le groupe Bilderberg et ils n’aiment pas discuter en public. Ceux qui suivent le groupe Bilderberg diront qu’ils ont incité l’Europe à adopter une monnaie commune, qu’ils ont mis en place Bill Clinton après avoir accepté d’appuyer l’ALENA et qu’ils prennent des décisions influençant le déroulement des évènements mondiaux. Ces rencontres réunissent les plus puissants de cette planète et demandent une protection contre le peuple encore plus intime que les agents de police d’Ottawa. Même ces policiers en uniforme étaient tenus de présenter leurs cartes d’identité à la demi-douzaine d’hommes en noir travaillant pour une société de sécurité privée nommée Globe Risk. Nous n’avons pas eu droit à la cavalerie flamboyante, car il s’agissait de garder cette rencontre le plus inaperçue possible, bien que les médias traditionnels n’aient pas eu bien le choix d’en parler puisque l’existence du groupe des Bilderberg est de plus en plus connue du public. Mais il demeure que la sécurité à l’extérieur de l’Hôtel Brookstreet a été beaucoup plus serrée que sur la colline du Parlement.

Montebello, août 2007: Réunion du Partenariat sur Sécurité et la Prospérité (PSP)

L’aboutissement de la ZLEA est le PSP, qui est une initiative des grands industriels et multinationales du Canada, des États-Unis et du Mexique pour créer une zone de libre échange, d’harmonisation (à la baisse) des régulations et règlementation étatiques, commerciales, économiques et de la main d’oeuvre, création d’une zone commune frontalière, ainsi qu’une intégration militaire transcontinentale. Encore une fois, la population est gardée à l’écart des discussions que nos politiciens entreprennent avec le secteur privé et des agents étrangers (trahison?) par un appareil policier assez impressionnant. On pousse l’ignominie encore plus loin en voulant démoniser et discréditer les manifestants pacifiques en envoyant des policiers en agents provocateurs parmi la foule dans le but de faire de la casse devant les caméras des médias. Seul pépin pour eux, trois « manifestants » ont été mis à découvert et l’incident a été entièrement filmé et posté sur YouTube avant d’être repris par les médias traditionnels. La vidéo montre trois hommes masqués, dont l’un était armé d’une grosse roche, confrontant les manifestants pacifiques. Après que les hommes soient passés la ligne de police, puis ensuite immobilisés à terre, menottés et emmenés par les policiers, des photographies révéleront que leurs bottes correspondaient à celles des agents de police. Bien qu’ils aient d’abord nié que les individus en question étaient des agents provocateurs, la Sûreté du Québec a publié un communiqué de presse le 23 août en admettant que les trois manifestants étaient en fait des agents de la police en déguisement.

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Ce qui se passe réellement dans les coulisses pourrait avoir été révélé par le professeur Carroll Quigley, le mentor de Bill Clinton à l’Université de Georgetown. Un initié entretenus par les banquiers internationaux, M. Quigley a écrit dans La tragédie et l’espoir (Tragedy and Hope), en 1966:

« Les pouvoirs du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, qui n’est rien de moins que de créer un système mondial de contrôle financier entre des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble. Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets conclus à de fréquentes réunions et conférences privées. » (Source)

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L’État policier canadien reçoit les sommets du G8 & G20

Puisque que le Canada est maintenant un expert en mesures de sécurité et d’État policier pour protéger la clique financière élitiste du reste de la population qui est affectée par leurs décisions prises derrière des portes closes, nous allons faire honneur à notre réputation. Le 26 et 27 juin prochain, nous serons les hôtes du sommet du G20, qui sera précédé par le sommet du G8, qui lui se tiendra le 25 et 26 juin 2010. Le sommet du G8 se tiendra à Huntsville, Ontario, alors que celui du G20 aura lieu au Metro Toronto Convention Centre à Toronto.

Les dirigeants mondiaux, ministres des finances, les gouverneurs de banques centrales, avec des milliers d’autres délégués assisteront à ces réunions secrètes. Et la cavalerie sera présente, en grand nombre. Il s’agira, en fait, du plus grand événement de l’histoire canadienne au niveau de la sécurité, surpassant de loin la sécurité présentée aux Jeux Olympiques de Vancouver. Le centre-ville de Toronto sera transformé en forteresse de sécurité avec des barrières, barricades, des points de contrôle et des fermetures de rues qui affecteront grandement les résidents locaux. Alors que les sommets G8/G20 attirera leur part des manifestants pacifiques, d’autres plus radicaux et de la frange peuvent essayer de capitaliser sur l’événement. Des agents provocateurs peuvent également être utilisés et leur comportement pourrait justifier une répression policière. Cela pourrait aussi être un moyen de diaboliser tous les manifestants, tout comme la tentative exposée de Montebello. Le sommet du G20 permettra d’approfondir les mesures d’État policier, ainsi que l’intégration progressive et constante de la police locale, provinciale, fédérale et de l’armée.

La sécurité qui sera déployée lors du prochain sommet du G20 sera la responsabilité du Groupe intégré de la sécurité (GIS): « La GRC a mis sur pied le Groupe intégré de la sécurité (GIS), qui est composé de membres de la GRC, de l’OPP (pour ce qui est du G8), des Forces canadiennes, du service de police de Toronto, du service de police régional de Peel, ainsi que d’autres experts en sécurité et en application de la loi qui auront pour mandat d’assurer la sécurité des personnes jouissant d’une protection internationale (PJPI), des personnes de marque (PDM) et des communautés ».

Ed Bolduc, un membre de l’équipe de planification du G20 et policier de la ville de Toronto a affirmé que « les Olympiques que vous avez vues récemment à Vancouver étaient en fait le plus grand déploiement de sécurité à prendre place au Canada. Le G20/G8 surpasse cela complètement ». Il poursuit en déclarant « qu’il y aura une massive – absolument massive – présence des policiers et de la sécurité sur le terrain comme vous ne l’avez jamais vu ». Il y aura une double clôture d’au moins trois mètres de haut, protégée par la GRC et la police. Le Globe and Mail rapportait qu’environ 10 000 policiers et 1000 gardes de sécurité seront déployés, avec un nombre non spécifié de soldats canadiens. Les dignitaires étrangers bénéficieront aussi de leurs propres éléments de sécurité. Les coûts associés à cette énorme cavalerie de la sécurité sont estimés à $179 millions de dollars par le gouvernement fédéral.

[Mises à jour: La sécurité va couter plus cher que prévu, une très légère et insignifiante augmentation de $654 MILLIONS, pour un nouveau total de $833 millions]

Les Forces canadiennes appuieront le Groupe de sécurité intégré (GSI) commandé par la GRC pour les prochains Sommets du G8 et du G20 qui auront lieu à Huntsville et à Toronto, Ontario en juin 2010. Elles fourniront l’appui avec « des ressources et des capacités militaires uniques fournies par l’armée, la marine et la force aérienne afin d’assurer la sécurité des participants aux Sommets et des Canadiens », nous dit-on sur leur site officiel.

Les tâches militaires associées aux Sommets comprennent la planification opérationnelle à grande échelle, la surveillance terrestre et aérienne, la sécurité sous-marine pour les lieux et certaines fonctions logistiques et de cérémonie. Le soutien comprend aussi d’obtenir de l’aide par le biais du partenariat continuel des FC dans le Commandement de la Défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).

Le Commandement Canada est responsable des opérations de routine et de contingence des Forces canadiennes au Canada et en Amérique du Nord. Le Commandement coordonne aussi, au besoin, le soutien des FC aux autorités civiles canadiennes de maintien de l’ordre. Le soutien des FC aux Sommets du G-8 et du G-20 2010 sera conduit sous le commandement de la Force opérationnelle interarmées (Central) (FOI(C)), une des six forces opérationnelles régionales relevant du Commandement Canada. (http://www.canadacom.forces.gc.ca/daily/archive-summit-fra.asp)

On ne rit plus: « …le soutien des FC aux autorités civiles canadiennes de maintien de l’ordre« . Ainsi, les militaires pourront assister les forces policières dans leur rôle du maintien de l’ordre. Ce n’est pas l’idée qu’on se fait généralement du Canada.

La sécurité commencera à être implémentée deux semaines avant le début du G8/G20. Pour accéder à la zone de sécurité, les résidents devront s’enregistrer ou être accrédités. Des zones de « liberté d’expression » (free speech zones) seront mises en place pour les manifestants et la police de Toronto a annoncé qu’ils utiliseraient un ancien studio de production de films comme prison temporaire pour enfermer les protestants indisciplinés durant l’évènement.

Nous avons déjà pu avoir un avant-goût de ce qui s’en vient lors du sommet du G20 alors que deux exercices d’entrainement ont eu lieu à Toronto ces derniers jours. Le premier était une simulation de prise d’otage dans le coeur du centre-ville de Toronto, comprenant la Toronto Police Emergency Task Force et du personnel privé de sécurité, ayant pour but de tester leur habilité de travailler de concert.  C’est que durant le G8/G20, les forces de sécurité privées vont jouer un rôle important dans le contrôle des foules et mesures d’urgences. Ceci fait intégralement partie de l’intégration des forces de la sécurité publique et privée. Le deuxième exercice d’entrainement a impliqué deux hélicoptères militaires CH-146 Griffon volant autour du Metro Toronto Convention Centre et qui ont atterrit en face de la célèbre Tour du CN. Ces exercices ont pour but de tester les capacités des forces de sécurité, de coordonner les actions des différents intervenants publics et privés, mais visent aussi à acclimater la population à une augmentation de la présence policière et militaire.

Mais plus que tout, c’est les protestations et la menace du terrorisme qui sont le plus utilisées pour justifier ces immenses opérations de sécurité extrêmement couteuses pour protéger une bande clowns qui débarquent en ville pour faire leur cirque à huis clos, sans consulter la population. Les rôles des militaires et des policiers semblent être de plus en plus interchangeables, tout comme leurs tactiques et leur entrainement qui militarisent sans cesse. Tout cela commence à ressembler toujours plus à une approche agressive envers le contrôle du public et de la dissidence. Ces évènements deviennent des pratiques pour de nouvelles mesures d’État policier répressives et d’occupation de style militaire.

En juin prochain, se sera comme à la guerre à Toronto; une guerre opposant l’élite au peuple.


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