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Le chaos de l’aménagement et les éoliennes

Jean-Pierre Bonhomme

Image Flickr par Mr.freak

Cette semaine deux compagnies privées ont annoncé leur intention de construire des éoliennes dans la Plaine de Montréal, près des villages et sans la permission des conseils municipaux.

Il ne s’agit pas d’une affaire dont la gravité équivaut à celle de la guerre en Lybie. Elle ne concerne, au total, qu’une douzaine ou deux de ces grands moulins à vent. Alors pourquoi des villageois descendent-ils dans la rue pour protester?

L’affaire est symptomatique car elle montre jusqu’à quel point l’État, au Québec, fait fi de l’intérêt public et démissionne devant les intérêts privés.

Il faut rappeler que, dans les pays les plus évolués, les services publics sont justement cela…publics. C’est le cas pour la poste, le gaz, et l’électricité, notamment… sans parler de l’aménagement territorial.

Or l’établissement de systèmes de production de l’électricité par le moyen du vent, est un service public. Dans le cas présent, la protestation des deux villages situés non loin de Montréal, fait ressortir l’absence de structures d’aménagement au lieu souverain en la matière, soit le gouvernement du Québec.  L’État,  maintenant, permet à des intérêts privés de harnacher les puissances naturelles pour le profit de particuliers pas toujours connus et de disposer les systèmes n’importe où au gré du vent et des prébendes fournies à des maires complaisants.

L’absence d’un ministère de l’aménagement, au Québec, est coupable. La petite affaire de cette semaine l’illustre abondamment; selon votre serviteur cela suffirait à renverser un gouvernement.

S’il y avait une structure de l’aménagement territorial, au Québec, le gouvernement, directement ou par le moyen d’Hydro-Québec, aurait déterminé des lieux où implanter des éoliennes. Il aurait circonscrit des parcs publics où les éoliennes pourraient être construites. Après quoi des intérêts privés auraient pu être mis à contribution, mais sous la gouverne de l’intérêt public.

Actuellement la ruine environnementale de certains villages de la région de la Gaspésie est un fait établi. Qui voudra monter sa tente sous le ronron d’une gigantesque éolienne ou admirer un clocher ayant pour fond de scène une usine électrique aux pales géantes? Où est-il parti le charme gaspésien?

La controverse de cette semaine montre que la gangrène s’étend jusqu’à Montréal. Rappelons que la production de l’électricité par le vent, au Québec, est une infime proportion – et sera toujours une infime proportion – de l’électricité produite par la force de l’eau. Le scandale, en l’instance, c’est que l’État risque de ruiner la vie – et les paysages – de citoyens établis en douceur dans des cadres naturels en permettant à des entrepreneurs de faire des profits avec un service public dont la nécessité est pour le moins….douteuse. Qui pis est, l’État se met la corde au cou en fixant à l’avance le prix ce cette électricité «écologique».

Les principes, dans cette affaire sont les mêmes que ceux relatifs au domaine des gaz dits de schistes. Le gaz, comme l’électricité hydraulique, est un service public. Il doit relever de l’État. Et le forage doit n’être permis que dans des lieux fixés à l’avance par l’État; le forage doit être exclu des périmètres municipaux; il doit se faire hors de la vue des citoyens.

Mais où est-il donc parti l’État? Il est parti dans les copinages libéraux et conservateurs et l’opposition fait attendre désespérément que sa pensée soit formée sur le sujet.

Je fais remarquer ici que les hommes politiques, à Québec, qui passent à côté de cette question de l’aménagement territorial d’État, passent à côté de la politique et que s’ils n’ont pas de pensée à cet égard ils n’ont pas d’affaire dans l’Assemblée nationale.

Je viens de relire l’ouvrage fétiche de Ian McHarg sur le design territorial. Il me convainc davantage, si cela est possible que notre société doit composer AVEC ses paysages, pas s’y opposer ou les détruire.

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Énergie nucléaire et Gentilly-2: Dangers inacceptables pour le Québec – Entrevue spéciale avec Julie Lemieux

Cette semaine, je vous invite à écouter cette importante émission de L’Autre Monde pour entendre tout particulièrement l’entrevue réalisée avec Julie Lemieux, auteure du livre Avez-vous peur du Nucléaire? Vous devriez peut-être…

Vous y découvrirez un enjeu primordial à débattre en 2010 pour le Québec, dont les résultats auront des conséquences sur l’environnement et les générations futures pour littéralement des milliers d’années à venir.

Vous trouverez la cyber revue de presse au tout début. L’entrevue suit immédiatement après, à environ 40 minutes et pour le reste de l’émission.

Pour écouter, ou pour télécharger, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 14 janvier 2010

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

Description de l’émission:

– Cyber revue de presse: Le thème traversant l’émission est de voir plus loin que la réalité perçue. Rien n’est tel qu’il apparait réellement, il faut savoir chercher plus loin pour déchirer le voile qui couvre nos yeux et notre conscience. Nous repassons ainsi à la loupe, avec ce regard, les derniers coups de peur, coups montés de toutes pièces, de véritables scandales, tels que l’hystérie du réchauffement climatique global, la panique sans fondement du A/H1N1 et la grande peur du terrorisme.

– Entrevue spéciale avec Julie Lemieux, auteure du livre Avez-vous peur du Nucléaire? Vous devriez peut-être…

(Éditions MultiMondes, 2009, ISBN 978-2-89544-162-5)

Nous discutons du secteur civil nucléaire, de ses dangers méconnus et souvent déniés par les autorités et l’industrie nucléaire civile. Cette discussion s’effectue dans le contexte du projet de rénovation de Gentilly-2 par Hydro-Québec. Vous verrez que bien des informations importantes vous on été dissimulées pour éviter d’éveiller une résistance de la population face à ce projet très couteux et potentiellement très dangereux pour le Québec. On met en danger votre futur et celui de vos descendants sans vous consulter.

Écoutez attentivement cette entrevue exclusive pour savoir pourquoi.

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Extrait de la préface du livre de Julie Lemieux:

L’industrie nucléaire civile est un monde tricoté serré où les experts ont l’habitudes de discuter à huis clos. Leur compréhension du danger pour la santé du nucléaire et leur déni des risques d’accident sont aberrants. En plus de générer des déchets toxiques pour une durée difficile à imaginer, cette technologie connaît des ratés régulièrement, partout dans le monde.

L’explosion de Tchernobyl a eu lieu il y a plus de vingt ans. On en parle très peu mais ses effets nocifs sur la santé et l’environnement sont loin d’être terminés. L’histoire post-Tchernobyl est truffée de magouilles et contrairement à ce qu’on entend parfois, ce n’est pas uniquement parce que ça c’est passé en URSS. Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été muselée dans cette affaire à cause d’une entente secrète méconnue qui la lie à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Il y a des projets de relance du nucléaire dans l’air en ce moment, une industrie qui coûte une fortune et qui est loin d’être propre. La crise des isotopes médicaux de Chalk River, en Ontario, a révélé des pratiques douteuses chez Énergie atomique du Canada. En août 2008, Hydro-Québec a annoncé son intention de rénover Gentilly-2 après avoir refusé toute consultation publique sur le sujet.

JULIE LEMIEUX a une formation universitaire en sciences de l’environnement, en communication et en psychologie.

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Nous pouvons empêcher ce projet d’Hydro-Québec de rénover la seule centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2, à grand coup de milliards de dollars et aux risques incalculables. Il nous suffit de faire circuler l’information et de passer à l’action. N’hésitez pas à télécharger cette émission et la partager avec tous.

Merci pour votre engagement.

François Marginean

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Bilan libéral

Jean Charest car surfing

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Le nouveau scandale des commandites

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« La vérité première est que la liberté de la démocratie est en danger si les gens tolèrent la croissance du pouvoir du privé jusqu’à un point où il devient plus puissant que l’état démocratique lui-même. Ceci, dans son essence, est le fascisme – le gouvernement qui devient la propriété d’un individu, d’un groupe, ou de n’importe quel autre pouvoir contrôleur privé. » – Franklin D. Roosevelt, le 29 avril 1938, dans un message au Congrès

Il y a des semaines où il y a tellement d’évènements importants qui se déroulent qu’il est difficile de tout couvrir en un billet. Voici en bref ce qui devrait attirer notre attention.

Vous vous rappelez du scandale des commandites? 332$ millions (de notre argent) avait été versé par le gouvernement du Canada à des agences de publicité pour prévenir un vote favorable à la souveraineté du Québec. Cette histoire avait choqué beaucoup de personnes et avec raison. C’est une somme d’argent considérable et l’intention était malveillante, malhonnête, pour ne pas dire carrément antidémocratique.

Tenez-vous bien, car nous avons un nouveau scandale des commandites et cette fois, il s’agit non pas de quelques centaines de millions de dollars, mais bien de quelques centaines de MILLIARDS. Je le nommerai donc le scandale des commandites des banques à charte canadiennes. Mes confrères Pierre R. Chantelois et Michel Monette vous en faisaient part la semaine passée.

Voici ce que le professeur en économie de l’Université d’Ottawa, Michel Chossudovsky, avait à dire à propos de ce 200$ milliards octroyés aux banquiers:

Déjà, le gouvernement Harper avait débloqué en catimini un premier montant de 25 milliards $ le 10 octobre dernier, puis un autre de 50 milliards le 12 novembre, pour racheter des prêts hypothécaires des institutions financières. Malgré l’importance des montants en jeu, ni les partis d’opposition, ni les médias n’ont crû bon de poser des questions au gouvernement, d’analyser les implications de cette « aide » aux grandes banques canadiennes.

Le gouvernement finance son propre endettement

Les bénéficiaires du renflouage bancaire sont également les créanciers du gouvernement fédéral. Les banques à charte sont les courtiers de la dette publique fédérale. Elles vendent des bons du Trésor et des obligations au nom du gouvernement. Elles détiennent aussi une portion de la dette publique.

Ironiquement, les banques prêtent de l’argent au gouvernement fédéral pour financer le plan de sauvetage et grâce à l’argent récolté par la vente d’obligations et de bons du Trésor, le gouvernement finance le plan de sauvetage par le biais de la Société centrale d’hypothèque et de logement. C’est un processus circulaire. Les banques sont à la fois les bénéficiaires du renflouage et les créanciers de l’État. Dans un sens, le gouvernement fédéral finance son propre endettement.

Les banques à charte canadiennes utiliseront l’argent du renflouage à la fois pour consolider leur position et financer l’acquisition de plusieurs institutions financières américaines « en difficulté ».

La déstabilisation de la structure fiscale fédérale

Il s’agit de la plus sérieuse crise de la dette publique dans l’histoire du Canada.

Le plan de sauvetage déstabilise la structure fiscale fédérale incluant la péréquation (transferts aux provinces). Il entraîne une montée en flèche du déficit budgétaire, lequel doit être financé aux dépens des contribuables. C’est toute la structure des finances publiques qui en affectée.

Le renflouage de 200 milliards de dollars sera d’une part financé par l’augmentation de la dette publique et d’autre part par des coupures dans le dépenses incluant les transferts aux provinces.

On peut s’attendre à un mélange de compressions budgétaires combinées à une hausse de la dette publique. La plupart des catégories de dépenses publiques (excluant la Défense) en seront probablement affectées.

La structure fiscale fédérale est compromise. La montée en flèche du déficit budgétaire finance le plan de sauvetage bancaire. (Source)

Financer son propre endettement? Pour que ces banques puissent concentrer et consolider leurs avoirs en allant acheter des banques en difficulté aux États-Unis, avec notre argent que nous devrons rembourser avec intérêts! On nous prend pour qui? Ces politiciens à gogo nous rabaissent les oreilles sans cesse nous disant qu’il faut se serrer la ceinture, couper dans les programmes sociaux pour rembourser la dette (ou seulement les intérêts sur le dette!), ils grattent les millions, ils nous disent qu’il n’y a pas assez d’argent pour aider les pauvres et entretenir les routes, mais abracadabra (!!!): ils trouvent des dizaines de milliards pour le budget et l’occupation militaire de l’Afghanistan et des centaines de milliards pour les banques à charte qui ne sont même pas en difficulté!

Hey! Si vous voulez stimuler l’économie, pourquoi ne pas redonner aux Canadiens et Québécois ce 200$ milliards de nos impôts et taxes? Idée folle! Hérétique! Ennemi d’État, brulez-le au bucher! Il doit être membre de l’Al Qaïda.

Le dernier acte officiel de n’importe quel gouvernement est de piller la nation. Ils vident les coffres et endette la population en parallèle avec la vente aux enchères de notre infrastructure publique. Attendez-vous à ce que Hydro-Québec soit privatisé pour financer ce don majestueux aux banques. Ça fait trois fois que le gouvernement canadien octroie des milliards aux banques canadiennes, et aux États-Unis, c’est la même situation. On nous dit qu’il faut aider les banques, mais un coup que le processus est enclenché, les banquiers reviennent à la charge à répétition pour absorber une quantité faramineuse et grandissante de notre argent en nous enfonçant dans un trou abyssal d’endettements impossibles à rembourser. Nous en sommes à un point où nous devons trois fois plus d’argent que toute la masse monétaire canadienne! En d’autres mots, si nous utilisions demain matin la totalité la masse monétaire disponible en dollar canadien et en argent électronique pour rembourser la dette accumulée du gouvernement, des provinces, municipalités et des particuliers, il nous resterait encore deux fois ce montant en dettes à rembourser. Plus les intérêts! Il n’y aurait plus d’argent du tout en circulation, zéro, et il nous resterait encore le 2/3 de nos dettes à payer! Absolument délirant!

Nous devons plus d’argent qu’il y en a en existence. Ceci est la nature même d’un système monétaire basé sur le crédit/dette. Les banquiers privés et nos banques centrales contrôlées par eux, créent de l’argent de nulle part lorsque vous signez pour un prêt ou une hypothèque. C’est une chaine de Ponzi, un système de vente pyramidale. Ce Système (voir le brillant billet de Pierre JC Allard à ce sujet) fonctionne tant et aussi longtemps qu’une foule grandissante d’emprunteurs est créé pour permettre la création de nouvel argent avec lequel on pourra rembourser les anciennes dettes. Mais parce que nos gouvernements ont subventionné le déménagement des emplois du secteur manufacturier bien rémunérés vers d’autres pays et que les dettes des individus ont atteint des proportions intenables, les Nord-Américains ont cessé d’emprunter. Maintenant, la pyramide est en train de s’effondrer avec son système de dettes imaginaires.

Le fait est que plus d’argent est dû par les banques dans le marché des produits dérivés qu’il en existe réellement. Tout comme les intérêts perçus sur l’argent créé de nulle part, il s’agit de dette imaginaire. Elle existe uniquement sur le papier et dans les esprits des individus qui croient en cette réalité du Système. Vu de cette manière, ceci ressemble à un casino. Même si le casino ne vous donne en fait rien de valeur, vous pouvez en sortir ruiné par une série de mauvais jets de dés et de la malchance.

Donc maintenant, les joueurs de casino de Wall Street et de nos institutions canadiennes ont manqué de chance et ils veulent que les serveuses des restaurants et les plombiers payent les pertes. N’oubliez pas qu’on privatise les profits, mais on socialise les pertes. Lorsqu’ils reçoivent de l’argent de nos gouvernements, donc de nous, ils retournent en courant aux tables du casino pour jouer un autre tour; car c’est exactement ce qu’ils ont fait l’année passée avec les premiers plans de sauvetage. Ils sont retournés directement acheter des produits dérivés qui sont à l’origine de la crise actuelle…

C’est ici que nous en sommes, avec les banques qui nous demandent encore plus d’argent, mais cette fois ils vont RÉELLEMENT nous la prêter, avec intérêts bien sûr. Juré craché!

Chers lecteurs, ils ne peuvent PAS réparer l’économie. Tout ce qu’ils peuvent faire c’est de piller la population pour s’assurer d’avoir leurs propres parachutes dorés et c’est ce qu’ils font présentement, avec des clins d’oeil et de coups de coude: mais où est donc passé tout cet argent?

L’élément à garder en tête est que nos gouvernements vont continuer à distribuer de l’argent gratuit aux banquiers et vous coller la facture ainsi qu’à vos descendants uniquement si vous les laissez faire sans impunités. Il est difficile d’expliquer ceci en de plus simples termes.

Qu’est-ce que ça va prendre avant que les Canadiens et Québécois trouvent le courage de faire ce que les Islandais ont fait?

Les « experts » de la finance et la majorité des économistes vous diront que personne n’a vu venir cette crise, que personne ne pouvait la prédire. Un beau sac de mensonges. Ça fait des années que les gros joueurs ont retiré leurs billes du marché, mis à l’abri leurs avoirs. Ils vous regardent en riant dans leur barbe avec votre air surpris et effrayé, vous qui êtes laissés derrière pour porter le fardeau des pertes, avec les poches vides. Cette crise a été volontairement engendrée pour le plus grand profit des riches possédants de cette planète. On vous plonge dans un état de chaos et de désespoir, on vous effraie. Ensuite, tels des vampires, ils viennent vous dire qu’il faut sauver ce système fractionnaire bancaire. Aux États-Unis, ils ont poussé l’affaire jusqu’à menacer les congressistes d’écroulement total de l’économie et de loi martiale dans le pays. Comme de fait, rien de tout cela ne se produisit après que le plan de sauvetage fut accepté (ils sont quand même chanceux d’avoir eu le droit de voter, ici au Canada, cela a été fait sans débat tant au Parlement que dans les médias, personne n’a été informé ni consulté!). Par contre, la moitié de l’argent sera secrètement distribuée aux copains de Wall Street et aux banques centrales de l’Angleterre et de la Chine, pour ne nommer que celles-ci.

Problème-réaction-solution.

C’est toujours l’agenda de l’élite financière qui dirige. Nous avons un problème avec ce casino mondial qu’est la globalisation et la dérégulation du secteur bancaire? Solution: nous avons besoin d’un nouvel ordre financier mondial, vous répondront vos bienfaiteurs. Les gens deviennent trop rapidement bien informés grâce à l’Internet; l’Union nord-américain est presque terminé d’être implémenté, mais il va falloir accélérer la machine car les globalistes, les quelques propriétaires de la moitié de la richesse du monde en veulent plus. La prochaine étape est d’unifier la matrice financière de contrôle transcendant nos souverainetés nationales entre le bloc nord-américain avec celle de l’Europe.

Pour les visuels, voici deux tableaux qui devraient vous aider à comprendre ce que ces chiffres signifient. Ils présentent l’argent emprunté par les banques américaines de la banque centrale privée, la Federal Reserve:

Le premier tableau montre les emprunts bancaires effectué de 1919 à décembre 2007:

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Ceci est le même tableau, mais de 1919 à décembre 2008:

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Se trouve-t-il encore des personnes qui ne pensent pas que des temps difficiles sont à venir?

Ces têtes à claque, les artisans de cette débâcle qui ne fait que commencer, se sont rencontrés ces derniers jours à Davos, en Suisse. Avoueront-ils leur culpabilité? La grande rédemption? On entend les mouches voler. Pendant que ces clowns déguisés en habit-cravate se demandent quoi faire pour régler cette situation, c’est 25 000 milliards de dollars qui est parti en fumée depuis le début de cette crise. 46 des 50 états américains seront en danger de banqueroute en 2009-2010.

L’incontournable problème avec ce système bancaire fondé sur le principe de l’argent-crédit est que plus il y a d’imprimerie et création de monnaie-crédit dans le système, plus il y a d’inflation, causée directement par la perte de valeur relative de chaque billet qui se trouve dilué.

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Le cas du Zimbabwe l’illustre dans des proportions inimaginables: ils viennent d’abandonner leur monnaie après avoir eu des taux d’hyperinflation historiques de – tenez vous bien – 231 000 000%. Nous qui paniquions avec une inflation de 5 à 10%!!!

Les derniers billets imprimés étaient des billets de 100 000 000 000 000$Z. C’est un extrême, mais c’est par ce mécanisme qu’on s’appauvrit, qu’on perd notre pouvoir d’achat, une sorte de taxe cachée.

Un autre exemple est le prix de la nourriture qui continue d’augmenter mondialement. Le prix manipulé du pétrole va demeurer bas, mais celui des denrées essentielles et de l’or vont en montant. Indicateurs importants. Ce n’est pas une période de déflation que nous allons traverser, mais bien une de « stagflation ». Économie stagnante combiné à de l’hyperinflation.

Prenez le cas de General Motors: ils reçoivent des milliards des contribuables encore une fois, après toutes ses années de subventions par l’État, ensuite ils vont réinvestir cet argent dans des chaines de montage au Brésil et demandent de ne pas payer d’impôts. Ils font tellement pitié. Snif. Cette flamboyante compagnie de voiture qui a tué son propre véhicule électrique qui allait révolutionner le marché, par peur de ne plus avoir de pièces et de maintenance à vendre à l’avenir. Les voitures à essence sont beaucoup plus profitables pour ces constructeurs automobiles. Il y a aussi le facteur du cartel pétrolier qui entre dans l’équation. GM a été condamné en cour fédérale aux États-Unis avec la Standard Oil de Rockefeller et la multinationale de pneus Firestone pour avoir conspiré ensemble, en pensant à leur plus grand profit, pour démanteler les réseaux de tramways électriques bien développés à l’époque dans les villes américaines. Plus de voitures, de pneus et de pétrole. De quoi faire sourire un capitaliste. L’amende imposée à GM après que le réseau fut démantelé était de 5000$USD et le responsable de GM qui était impliqué dans cette affaire a reçu une amende de 1$. Comparez cela aux dommages qui ont été causés: la ville de Los Angeles estime qui lui faudra une vingtaine d’années et autour de 150$ milliards pour rebâtir une partie de ce système de transport public.

Je terminerai avec cet exposé en citant Thomas Jefferson, une citation qui demande de s’arrêter et de bien réfléchir à ce qui nous attend tous si nous continuons dans cette direction:

« La banque centrale est une institution de la plus haute mortelle hostilité contre les principes et forme de notre Constitution… si les Américains permettent aux banques privées de contrôler la création de la monnaie, en premier par inflation et ensuite par déflation, les banques et les corporations qui vont grandir autour d’eux vont priver le peuple de toutes leurs propriétés jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent un jour en sans-abri sur le territoire conquis par leurs pères. »

Ce que cela signifie est que nous allons dans un état où nous ne serons plus les propriétaires, mais que les locataires sur les terres de nos ancêtres. Tranquillement, nous glissons dans un système de gouvernance communiste-socialiste-fasciste. Le capitalisme n’est que le revers de la médaille du communisme. Dans le communisme, toutes les corporations et les ressources naturelles appartiennent au gouvernement alors que dans le capitalisme, le gouvernement et toutes les ressources naturelles appartiennent aux corporations. Ça revient au même. Considérez cette nouvelle: Freddie Mac, la dernière agence d’hypothèque et de logement américaine de proportion gigantesque à être nationalisé par le gouvernement, fait tellement de reprises de finance avec les maisons impayables par les acheteurs, qu’ils ont décidé qu’au lieu de chasser les propriétaires de leur maison et de voir des milliers de maisons sans occupants décrépir, ils vont permettre à ces ex-propriétaires de demeurer chez eux en louant la maison des banques. N’est-ce pas fantastique! Vous êtes ainsi dépossédés de votre maison, mais vous gagnez à la louer des banques pendant que vous continuez de l’entretenir pour eux, à vos frais! Bon esclave, va!

« Il serait plus approprié de nommer le fascisme de corporatisme parce qu’il représente l’union de l’État au pouvoir corporatif. » – Benito Mussolini (1883-1945), dictateur fasciste d’Italie.

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Mario Dumont: le Barack Obama du Québec?!

Le chef de l’ADQ nous a depuis toujours habitués à un discours incohérent et à un opportunisme politique de bas niveau.

En ce début de campagne électorale provinciale, ses premières déclarations démontrent qu’il utilise encore les mêmes stratégies boiteuses.

Il appelle au changement, à l’image du résultat des récentes élections américaines, un changement que bien sur lui seul représente au Québec.

On aura tout entendu. Au niveau de la récupération politique, Dumont vient de battre son propre record.

Oser se comparer ainsi à Barack Obama qui prône un interventionnisme accru de la part de l’État dans la sphère économique ainsi qu’une meilleure justice sociale pendant que le programme politique de l’ADQ a toujours suggéré une orientation inverse frise l’indécence.

Et comme si cela n’était pas suffisant, il s’est référé à Jean Lesage dans un discours au lac à l’Épaule dans la réserve faunique des Laurentides, lieu où les premières prémisses de la révolution tranquille ont été établies. Il a suggéré de balancer les acquis sociaux de la révolution tranquille qui ne fonctionneraient plus selon lui afin de « moderniser » le Québec, c’est-à-dire privatiser le plus possible les services publics (comme Hydro-Québec, la santé, l’éducation…). Jean Lesage a fait un bon travail dans le passé. Alors faisons le contraire et appelons cela du progrès pour la société québécoise!

Incohérence et démagogie. Au moins, Dumont reste égal à lui-même. Il s’obstine à demeurer sur ses positions de droite tout en essayant de profiter insidieusement d’un changement politique vers la gauche aux États-Unis. De plus, le décalage total de l’idéologie adéquiste avec le mouvement politique mondial de régulation et d’interventionnisme dans l’économie éclate encore plus au grand jour avec la crise financière planétaire.

D’accord pour du changement. Mais ne changeons pas pour n’importe quoi et surtout pas pour un retour en arrière aux années 50!

Jimmy St-Gelais
http://pourquedemainsoit.wordpress.com/

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