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L’arrivée de l’Hitler virtuel global

Nous avons eu 176 crises monétaires depuis que le dollar est devenu la monnaie de référence, la monnaie est donc le problème!

La solution consiste donc à créer de l’argent électronique, or, cette solution risque fort d’être la pire de toutes.

En effet, cette monnaie électronique dans les mains de quelques-uns concrétiserait la prise de pouvoir absolue, la dictature ultime si chère à Adolf Hitler. La monnaie électronique, Gilles Bonafi

Le House File : 171, Minnesota

House File : 171. Introduite par le républicain Kurt Daudt

La carte EBT du Minnesota  ELECTRONIC BENEFIT TRANSFER DEBIT CARD.

Projet de loi  ( House File : 171)

En   2011, Le Minnesota présenta un projet de carte de crédit pour combattre la pauvreté, en émettant une carte aux bénéficiaires de l’aide sociale.

Cette carte limite les achats à des biens essentiels. Elle ne peut servir de carte de débit pour retraits à un guichet automatique.

Le bénéficiaire serait donc contrôlé par cette carte qui n’inclut pas des frais de transports, de stationnement, et autres paiements pratiques – téléphone, achat en argent comptant, etc.

Le bénéficiaire n’a pas le droit d’avoir plus de 20$ en liquidité. En posséder davantage deviendrait un acte criminel.

De plus,  « Il est illégal d’utiliser cette carte pour acheter du tabac, des produits ou des boissons alcoolisées. »

Ce projet a évidemment été contesté. Mais l’idée n’en restera sûrement pas à ce stade. Elle pourrait même être étendue et « améliorée ».

Si le Minnesota ne vise que les gens sur l’assistance sociale, il est possible  que la « recette » puisse se   répande aux fins de contrôle des populations.

De la route à l’autoroute

Si la monnaie électronique a été d’une grande utilité dans nos échanges quotidiens – rapidité, facilité, etc.- elle a également été une ouverture pour certains à l’endettement. La « réalité » de l’avoir réel ayant perdu  son sens de par cette invisibilité de la richesse avérée  perçue à travers une carte, cet avoir « potentiel ».

Le pouvoir d’acheter n’étant pas toujours en accord avec la capacité véritable.

Ceci vaut pour l’individu qui souvent, par l’endettement finit par perdre  sa liberté. Il hypothèque son futur, devenant alors une marchandise pour les institutions rapaces dont le seul but est de gonfler leurs chiffres  pour  satisfaire des actionnaires.

Le procédé est depuis longtemps connu…

Pour l’État, l’argent électronique  peut  devenir un instrument de pouvoir et de malléabilité en matière de « manipulation ». La crise de 2008 et les manœuvres monétaires, qualifiées de systémique  ont  chamboulé,  par ce tripotage occulte  et malhonnête,  toute l’économie  mondiale.  La Grèce en subit sans doute les pire conséquences jusqu’à ce jour.  Il faut maintenant se questionner : jusqu’où ira ce contrôle d’une richesse « invisible » et cette déflagration des pays dits « riches »?

Pierre JC Allard, économiste, directeur général de l’Institut de Recherches et de Normalisation Économique et Scientifique (IRNES) impliqué dans le projet “Nouvelle société”, dans un des ses textes Faire sauter la banque (1) nous explique le danger de  l’arnaque :

Le paiement gracieux d’un intérêt par l’État à la Banque détermine le taux d’intérêt à tous les paliers de la structure et équivaut au détournement continuel, au rythme souhaité, de la plus-value du travail de la société vers les membres de l’alliance dominante.

L’exploitation des faibles par les forts existe depuis toujours, mais le procédé du « tout-a la-banque » ne fonctionne vraiment que depuis que l’industrialisation a permis de dégager des surplus significatifs au-delà du niveau de subsistance. On pouvait auparavant engranger les récoltes et thésauriser l’or, mais la monétarisation et le tout-à-la banque permettent le vrai capitalisme.

Aussi longtemps que la richesse a un support matériel, pourtant, la richesse est en péril. On peut cacher des billets de banques et autres symboles, mais ces biens demeurent appropriables par la violence, vulnérables à des “accidents”, guerres, catastrophes, etc. La solution finale, pour le capitalisme, a donc été l’identification récente de la richesse à un symbole totalement intangible et donc PARFAITEMENT contrôlable: l’argent électronique. L’argent électronique est invulnérable.

Il est invulnérable, parce qu’il ne repose sur rien d’autre qu’un consensus. Une note électronique à coté de votre nom, sur un ordinateur, peut faire de vous le maître du monde. C’est une décision libre, réversible, sans contrainte et arbitraire du Pouvoir, le « Pouvoir », dans cette acception, étant l’équipe qui assure le fonctionnement et la permanence du système : l’élément décisionnel de l’alliance dominante. Nouvelle Société. 

L’outil transmuté en menottes

La monnaie électronique, présentée d’abord comme un outil facilitant les tâches des échanges est en train de devenir un instrument de  POUVOIR TOTAL.L’État – dont nous avons perdu le contrôle par une façade de démocratie –  peut décider de cet outil unique, imposé comme seul moyen de d’échange.

L’Allemagne va dès le mois d’aout 2012 introduire des restrictions sur le paiement en espèces dans le but d’interdire l’argent dès cet été. En Italie, depuis le 4 décembre 2011, sous la pression de Mario Monti, il n’est plus possible de payer plus de 1000 euros en espèces. Rappelons que Monti est un des membres les plus influents du Bilderberg et un ancien conseiller de Goldman Sachs. Au mois de novembre 2011, il a été parachuté sénateur à vie puis premier ministre après l’éviction de Berlusconi. Cash Interdit

La monnaie électronique – parfaitement contrôlée par l’État et les banques – devient alors  un diktat version « futuriste ». Ce diktat est présenté sous couvert de protection par les pays dans leur combat  contre le crime ou  le terrorisme,  ou tout simplement – comme on l’a vu plus haut – une domination de l’individu par un savant montage du citoyen-marionnette victime d’une vision étrécie…Mais de bonne volonté…  Au Minnesota, le plan fut  présenté comme une lutte contre la pauvreté.

Nous pouvons  maintenant  constater, par le nombre effarant de projets de loi soumis par les « élus »,   chaque année les pays occidentaux, la déperdition lente mais insidieuse du pouvoir de décision de chaque citoyen ainsi que d’une perte progressive de sa liberté.

Dans les pays pauvres, les pauvres sont à exploiter. Dans les pays « riches », les pauvres d’esprit sont à exploiter.

Les billets de 1000$ canadiens

 

Le billet de 1000$ a été retiré de la circulation au Canada en l’an 2000. Ceci dans le but de lutter contre le blanchiment d’argent. Il « facilitait   la dissimulation importante à l’entrée et à la sortie du pays ».

Notons que dans les décennies précédentes, les personnes âgées – se méfiant des banques – se servaient de ces billets pour camoufler  leurs économies. Il y en avait pour 3.8$ milliards à l’époque en circulation. Ils n’étaient certainement pas que des billets servant au crime organisé.

Ils avaient raison de se méfier : ils reconnaissaient le tangible de ce bien obligatoirement reconnu par l’État. L’argent électronique a plutôt facilité la tâche des couches d’affaires corrompues qui transigent maintenant sous forme électronique leurs « affaires ».

1984, tome II  

« Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air.  » G.Orwell

On peut maintenant « ficher » les gens, donner plus de pouvoir aux policiers (totalitarisme déguisé),  maîtriser les foules et contrôler nos vies.  Tout ça s’est fait en douceur.  Comme ce fut le cas d’un certain sauveur qui mit le feu à l’Europe après un règne pieux dans les années 30.

La « mondialisation » permet maintenant de mettre le feu à une planète entière, de déplacer les richesses vers des cibles désignées,   d’acheter des terres partout, gruger les sols au nom de la richesse collective, fouiller les ordinateurs, manipuler les semences, donner plus de pouvoirs aux grandes entreprises ( ce qui tue les petites), et bientôt vous filmer par des drones,  etc.

Le mot « liberté » est devenu une sorte d’euphémisme que seules peuvent avaler les masses hypnotisées. Le greenwashing a multiplié ses servants par un bon lavage de cerveaux.

Vivre dans une galère à ramer pour la richesse collective déviée, et cela par un individualisme exacerbé, mais esclave.

C’est là la « réussite » du début de  ce 21e siècle.

Mais de qui?

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P.-S. Dans les négrières, mouraient beaucoup d’esclaves.  Le système de transactions d’alors en voyait un avantage : seuls les plus fortes survivaient. Maints d’entre eux se suicidaient. À l’échelle planétaire, le pourcentage des pertes humaines n’a pas de valeur réelle : la valeur marchande est maintenant mondialisée. L’humain est une sorte de  jeton de casino pour les grands joueurs de ce monde.

Un jeton…

Encore du virtuel…

Gaëtan Pelletier

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