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Une histoire de voiture, d’argent et de fusils électriques

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Cette semaine, nous effectuons un retour en trois points dans un passé pas si lointain pour ensuite actualiser l’information.

Le Taser, arme de torture

Le Taser laisse moins de traces qu’une matraque, crée des souffrances aigües et est susceptible d’être utilisé par les forces de l’ordre pour intimider, humilier ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Dans ce contexte, ce pistolet s’apparente à une arme de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (RS 0.105) de 1984 et d’ailleurs, un comité des Nations Unies a déclaré que le Taser cause une douleur aigüe et constitue une forme de torture. (21 octobre 2008)

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé qu’elle va cesser d’employer les Tasers contre les suspects qui ne font que résister ou qui refusent de coopérer, expliquant que les pistolets à électrochocs de 50 000 volts peuvent causer la mort. La politique de la GRC a été révisée à la lumière des risques associés au déploiement du gadget pouvant mener jusqu’à la mort, particulièrement pour les individus agités. Au moins 20 personnes sont décédées au Canada suite à l’utilisation des Tasers en plus 5 000 utilisations depuis les sept dernières années.

« Les Tasers ne sont pas aussi sécuritaires que nous le pensions« , déclarait le Dr Byron Lee, l’un des cardiologues impliqués dans une étude de la mortalité reliée aux Tasers de l’Université de la Californie à San Francisco. Le nombre de mort subite de suspects en état d’arrestation durant la première année d’utilisation des Tasers en Californie a soulevé des questions par rapport au danger qu’ils entrainent. C’est que les chercheurs ont analysé les données à propos des morts subites de cinquante services de police de différents états américains où les fusils Taser sont utilisés, comparant les cinq ans précédent l’introduction de ces derniers aux policiers et les cinq années qui ont suivi. Le résultat est consternant: le nombre de morts subites a été multiplié par six.

La venue des grandes révoltes et du nouvel ordre mondial

[…] se rajoutera maintenant autour de $4 milliards pour les constructeurs automobiles… jusqu’au mois de mars après quoi ils auront besoin d’un autre $4 milliards. Et ensuite d’un autre. Et un autre. Et un autre… (23 décembre 2008)

Comme de fait, GM, un très couteux assisté social, vient de demander de nouveau un chèque du gouvernement canadien, c’est-à-dire de vous, de l’ordre de 7,5 milliards de dollars canadiens pour mener à terme son plan de restructuration. Ce montant pourrait s’élever à 10 milliards si Chrysler demandait une autre part du gâteau.  On se rappellera que les premiers montants d’argent ont été demandés en argumentant que cela sauvera des emplois et évitera la fermeture d’usines. Les aviez-vous cru? On apprenait il y a une semaine que Chrysler coupera 3 000 emplois et que GM mettra à la porte 47 000 employés.

Les ventes des grands constructeurs automobiles sont en chute de 50% par rapport à la même période de l’an passé. Donc le manège n’est pas terminé. Des milliards, il y en aura d’autres, et puis encore et encore plus. Que voulez-vous, ce n’est pas leur argent qui brule, c’est le vôtre, alors où est le problème?

Coup d’état monarchique et bancaire au Canada

En parlant des conséquences des sommes astronomiques accordées aux banquiers privés du Canada, de l’inflation insensé de la masse monétaire et des futurs déficits budgétaires du gouvernement, on peut s’attendre à:

– Coupures importantes dans les services sociaux et autres dépenses publiques

– Mises à pied massive

Effondrement des finances publiques autant au niveau fédéral que provincial, ce qui mènera à une accentuation et accélération de la privatisation de l’état laissant une plus grande emprise des créanciers sur l’appareil politique

– Un appauvrissement de la population dû à l’épargne qui est anéanti ainsi que les fonds de pension de l’état qui seront nettoyés, car le gouvernement va aller piger directement dans ces fonds de pension pour financer les opérations de sauvetage financier, argent qui sera ensuite utilisé pour faire des acquisitions dans le secteur financier et réel de l’économie.

Tiers-mondialisation des pays développés. (16 décembre 2008)

Ces prévisions n’auront pas pris beaucoup de temps avant de se manifester. Le gouvernement Harper laissait entendre la semaine passée qu’ils songeaient à vendre ou à privatiser plusieurs sociétés de la Couronne bien connues dont Poste Canada, Via Rail, la Monnaie royale canadienne et l’agence qui s’occupe de la sécurité dans les aéroports du Canada. Le gouvernement fédéral se dit être sous pression pour éviter que le déficit budgétaire gonfle trop et entreprendra ainsi une révision de tous ses avoirs pour considérer lesquels pourront être privatisés. L’argent ainsi récupéré servira à financer les 200$ milliards que Harper a octroyé aux banques à chartes canadiennes qui utilisent notre argent pour aller consolider leur avoirs aux États-Unis en achetant des banques en difficulté. Privatisation du gouvernement.

Le ministre des finances, Jim Flaherty, avait commencé à jongler avec l’idée dès novembre dernier, mais la procédure d’évaluation a été officiellement lancée le 27 janvier 2009 et devrait durer 14 mois. Ils espèrent ainsi pouvoir récupérer 4 milliards de dollars de la vente aux enchères de nos propriétés publiques d’ici 2010, alors qu’on prévoit un déficit de plus de 34 milliards à pareille date. N’est-ce pas réconfortant?

D’autres sociétés de la Couronne provenant des départements des ressources naturelles et du transport sont aussi visées dont:

– Énergie atomique du Canada limitée,

– le portefeuille du Patrimoine canadien qui inclus la Société Radio-Canada et le Conseil des Arts du Canada,

– des terres de la Couronne qui pourraient être vendues au privé,

– la Banque du Canada,

– Canada Pension Plan Investment Board,

– l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien,

– la Société des ponts fédéraux limitée,

– la Société du Vieux-Port de Montréal,

– PPP Canada Inc.

Bienvenue dans la tiers-mondialisation de notre pays, notre descente tranquille vers un futur où nous ne serons plus les propriétaires de cette terre, mais bien les locataires. Un futur possédé par le secteur privé; un monde où les prochains maitres seront composés de multinationales et de banquiers privés à qui vous et vos enfants appartiendrez.

Conclusion

Cette mise à jour de ces informations servira peut-être à réanimer certains esprits endormis d’un coup de choc électrique. La population n’a pas à payer les factures encourues par un gouvernement qui a cessé de les représenter. Si vous avez l’impression que vous n’avez pas le choix et que vous êtes impuissants parce qu’on ne vous consulte pas avant de vous plonger dans de nouveaux endettements nationaux, c’est qu’il y a un problème. Nous avons à faire à un gouvernement qui ne représente plus que le secteur privé et bancaire. Matière à réfléchir lorsque vous compléterez vos rapports d’impôts, car il y a bris de contrat entre le gouvernement et la population. Nous leur envoyons une grande part de notre argent, mais ces pirates ont cessé de nous représenter et de nous consulter. La maison est en feu.

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Coup d’état monarchique et bancaire au Canada

800px-royal_standard_of_canadasvg2Si je vous demande qui est le chef d’État du Canada, plusieurs répondront que c’est le Premier ministre du Canada. En réalité, c’est la reine Élisabeth II qui est notre chef d’État. Vous, vous êtes ses sujets. C’est à travers le gouverneur général du Canada que son pouvoir est représenté  et ce pouvoir est plus important que celui du Premier ministre lui-même. Présentement, c’est son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale et commandante en chef du Canada qui assume le pouvoir le plus élevé au pays et qui maintient un lien direct avec la monarque. On vous dira que ce n’est que cérémonial et figuratif. Mais si vous lisez les chartes du Commonwealth, vous constaterez que c’est les parlements des pays membres du Commonwealth qui sont cérémonials.

Gilles Duceppe et les autres ministres ainsi que ceux à la Chambre des communes du Québec, sans oublier les membres des forces armées, doivent porter allégeance et loyauté à la reine avant d’entrer en fonction.

Nous ne sommes pas réellement propriétaires de ce pays en tant que Canadiens. Environ 89% du territoire canadien (8,886,356 km²) constitue ce qu’on appelle les Terres de la Couronne du Canada, ce qui signifie que personne ne possède les terres (à part le 11% restant qui sont entre des mains privées). De ce fait, elles appartiennent à la reine du Canada. Dans les monarchies constitutionnelles, la sanction royale est un acte par lequel le monarque ou son représentant approuve une législation adoptée par le Parlement. Ensuite, nous avons la Gendarmerie royale du Canada. La face royale de la reine est partout sur notre argent. Toutes ces appellations et faits ne sont pas là pour des raisons sentimentales. Vous êtes la propriété, ainsi que tout ce pays, de Élisabeth II, par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi.

Nous pouvons trouver la preuve de cela avec le «coup d’état monarchique» récent au Canada où le Parlement a été prorogé, c’est-à-dire fermé, ce qui met un terme à la session parlementaire et donc à tous les travaux en cours. Tout ceci pour permettre au gouvernement Harper d’éviter un vote de confiance qu’il aurait vraisemblablement perdu.

La conséquence d’une prorogation:

«Toutes les affaires non complétées sont abandonnées ou expirent au Feuilleton et tous les comités perdent leur mandat, permettant ainsi un nouveau départ à la session suivante.» – Source: La procédure et les usages de la Chambre des communes, des auteurs Robert Marleau et de Camille Montpetit.

Un autre exemple éloquent remonte au temps de Brian Mulroney alors qu’il faisait face à un Sénat dominé par les Libéraux qui refusaient de faire passer la loi sur la TPS et qui s’opposaient à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Mulroney utilisa une provision constitutionnelle peu connue pour augmenter temporairement le nombre sénateurs de huit ainsi donnant la majorité au Conservateurs dans la haute chambre. C’est Élisabeth II qui les nommera. Démocratie de façade. La reine du Canada a décidé qu’elle voulait garder Harper car il soutient et implémente  l’Union nord-américain et l’expansion de l’ALÉNA appelé à devenir la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA).

Lorsque cela compte réellement et que les gens qui se tiennent derrière la reine d’Angleterre et du Canada n’aiment pas ce qui se passe au Canada, ils peuvent suspendre le Parlement et apposer leur véto contre n’importe quelle loi par simple décret de son représentant, le gouverneur général. La reine représente beaucoup plus que la simple royauté. Elle est la représentante de la Cité de Londres – que l’on nomme aussi la City – et ses intérêts financiers. La Cité est principalement composée de plus de 500 banques comme le Crédit Suisse, Barclays Bank, Bank of America, Citigroup et HSBC, de la Bourse de Londres, de compagnies d’assurance tel que la Lloyd’s of London, de grandes entreprises et de journaux. Nous pouvons donc dire que la reine est en quelque sorte la porte-parole et représentante de cette oligarchie.

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Ceci étant dit, ce système de gouverneurs  dans cette monarchie constitutionnelle canadienne et québécoise coûte excessivement cher aux contribuables canadiens. Selon les estimations du gouvernement fantoche, c’est plus de $30 millions que nous devons dépenser chaque année, soit environ le même montant que Harper voulait couper dans le financement des partis politiques dernièrement. Nous pouvons constater les priorités.

Donc, ce à quoi nous assistons est en quelque sorte un coup d’état monarchique et bancaire. N’oubliez pas que dans tout ce tourbillon politique, Harper a octroyé $75 milliards aux banques privées, dont une grande quantité de cet argent finira dans les mains de quelques banquiers à Londres. Un coup d’état silencieux et sans effusion de sang. Par contre, c’est notre économie et nos finances personnelles qui vont saigner. En effet, avec ce montant qui se rajoutera à la dette nationale et qui devra être remboursé avec les intérêts, nous pouvons nous attendre à subir un sérieux coup très bientôt.

Cela prendra forme de:

– Coupures importantes dans les services sociaux et autres dépenses publiques
– Mises à pied massive
– Effondrement des finances publiques autant au niveau fédéral que provincial, ce qui mènera à une accentuation et accélération de la privatisation de l’état laissant une plus grande emprise des créanciers sur l’appareil politique
– Un appauvrissement de la population dû à l’épargne qui est anéanti ainsi que les fonds de pension de l’état qui seront nettoyés, car le gouvernement va aller piger directement dans ces fonds de pension pour financer les opérations de sauvetage financier, argent qui sera ensuite utilisé pour faire des acquisitions dans le secteur financier et réel de l’économie.
– Tiers-mondialisation des pays développés.

Certaines banques canadiennes comme la Banque Royale du Canada (oui, Royale) sont en train de magasiner pour racheter des institutions financières en difficulté aux États-Unis. D’où viendra l’argent nécessaire? Des poches des contribuables, par l’octroi de ce $75 milliards aux banques à charte par le gouvernement fédéral.

Le seul moyen d’arrêter cette trahison serait de voir un front commun s’organiser à la grandeur du Canada et au moyen de grève générale. Nous avons maintenant la certitude que nous ne sommes pas représentés par ces politiciens ce qui se traduit par une perte de démocratie et de liberté grave. En de tel cas, nous ne sommes plus obligés de payer nos impôts, nos taxes ni de payer les factures encourues par ces gouvernements qui ne sont plus que les CEO d’une économie fasciste. Je dirais même plus, il est de notre DEVOIR de résister et de dissoudre ces gouvernements dangereux et criminels.

François Marginean

LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE: Une conférence de Michel Chossudovsky – 1:13:01

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