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Torture : Obama enfreint la loi internationale et la Constitution américaine

nopesticker

«La torture est l’imposition volontaire de sévices d’ordre physique ou psychologique qui visent à faire souffrir un individu.»

La Maison Blanche a rendu public des documents de l’administration Bush concernant la torture. Nous y apprenons plus détails quant aux différentes méthodes d’interrogation brutales qui furent autorisées par la Maison Blanche dans le but de donner plus d’outils aux agents américains de la CIA pour extraire plus d’informations lors des interrogatoires de «suspects» ou «d’ennemis combattants» nommé comme tel par Washington. Faut-il le rappeler, certains contrats d’interrogation «coercitif» (lire – torture) furent octroyés à des firmes privées engagées pour faire le sale boulot.

Les quatre documents (PDF) expliquent quelles techniques «d’interrogatoire coercitif » ont été autorisées et la façon dont elles devaient être employées: la torture par l’eau (waterboarding), lancer des détenus la tête la première dans un mur (prouvé pour causer des dommages neurologiques permanents), privation de sommeil pendant des jours, les forcer à demeurer dans des positions douloureuses et débilitantes, étranglement, etc.

De plus, on y retrouve un aperçu de la torture qui fut autorisée et employée sur les enfants de Khalid Sheikh Mohammed, le «prétendu» cerveau des attaques du 9/11 qui aurait subi le waterboarding 183 fois en un mois. Des techniques telles que les emprisonner dans une petite boite avec des insectes ou de les terroriser avec des chiens enragés. Une vingtaine de crimes de guerre du genre ont été commis contre des milliers d’enfants sous l’administration Bush. Voilà l’image des États-Unis en plein 21e siècle.

Maintenant, le président Barack Obama s’est empressé de pointer du doigt et condamner ces actes, mais de l’autre main il a promis aux différents agents ayant pratiqué la torture qu’ils ne seront pas poursuivi en justice par son administration. L’attorney général d’Obama, Eric Holder, a déclaré que des fonds publics seraient utilisés pour venir en aide aux bourreaux et les défendre contre les victimes de torture qui pourraient avoir la mauvaise et surprenante idée de vouloir les poursuivre en justice.

On se rappelle que Dick Cheney avait admis avoir autorisé la torture:

«Dick Cheney a admis pour la seconde fois, et ce, en pleine télévision nationale aux États-Unis, qu’il avait autorisé l’usage de la torture dans les prisons américaines réparties un peu partout à travers le monde parmi lesquelles on retrouve les tristement célèbres en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo, pour ne nommer que celles-là. Un rapport du Sénat américain a aussi confirmé la responsabilité de la torture de plusieurs hauts échelons du gouvernement Bush, incluant George W. Bush et Dick Cheney, sans oublier l’ancien Secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld.

Le FBI a pointé du doigt le Président Bush pour avoir autorisé la torture à Abu Ghraib, à Bagdad. La Croix Rouge a remis un rapport accusant la CIA de torture. Amnesty International accuse les États-Unis d’être devenu le premier pays en liste à éviter leur responsabilité en matière de violation des droits humains dans le monde, au nom de la sacro-sainte guerre au terrorisme.

Plus de 100 000 pages de documents du gouvernement américain existent pour prouver que la torture n’est pas l’oeuvre de quelques mauvaises pommes, mais fut bien autorisée au plus haut niveau du régime Bush, de la CIA et de l’armée.»

Pas besoin d’en dire plus, les preuves pour ouvrir des poursuites judiciaires sont abondantes et solides. C’est la honte. Obama a déclaré qu’il condamnait la torture, mais il juge qu’il ne vaut pas la peine de s’attarder au passé et de juger les responsables. Voilà pour le changement. La torture est monnaie courante dans les prisons américaines en Irak et celle de Bagram en Afghanistan qui, d’ailleurs, sera probablement agrandie sous Obama, ce qui lui vaudra le surnom de la prison «Guantanamo d’Obama». Voilà un autre indice clair que droite ou gauche, Républicain ou Démocrate, c’est tout du pareil au même. Ils sont tous complices et accessoires à ces crimes. C’est la raison pour laquelle personne n’a intérêt à partir la roue de la justice.

La décision de Barack Obama de ne pas poursuivre en justice les responsables de crimes de guerre a soulevé l’indignation. Les Nations Unis ont rappelé aux États-Unis qu’ils étaient toujours signataires et donc liés à la loi internationale. Ils sont dans l’obligation de poursuivre les responsables de ces crimes si les évidences sont suffisamment solides. Si Obama refuse de le faire, il enfreint la loi internationale ainsi que le 8ième Amendement de la Constitution des États-Unis tout en devenant un accessoire à un crime de guerre.

On ne devrait pas baser le futur que sur de l’espoir. Le respect des lois est nécessaire dans des cas pareils. Obama ne semble pas être de cet avis.

Voici plus d’informations provenant de Wikipédia à propos de la torture et des différents traités, conventions et droit international l’interdisant:

«La torture est aussi un moyen employé pour obtenir des aveux ou terroriser des populations ou des organisations, en ciblant des membres d’un groupe de personnes particulier, afin que les autres restent passifs de peur d’être victimes à leur tour. Les actes de torture produisent le plus souvent des séquelles physiques (ex : mutilations) et psychologiques (ex : traumatismes). Du point de vue du tortionnaire (ou bourreau), qui tient sa victime à sa merci, torturer peut répondre à des pulsions sadiques ou simplement s’inscrire dans la soumission à l’autorité (Expérience de Milgram).

La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’ONU, est le premier texte international à déclarer illégale la torture, dans son article 5 : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Les quatre Conventions de Genève adoptées en 1949 et leurs Protocoles additionnels (1977) prohibent la torture. D’autres textes internationaux ou régionaux ont, dans les années suivantes, interdit la torture. Le premier est la Convention européenne des droits de l’homme, adoptée en 1950 par le Conseil de l’Europe, qui est le premier traité interdisant la torture (article 3).

Miguel Benasayag écrivait en 1987 : « la torture constitue un véritable dérapage dans nos sociétés. Car elle est la violation d’un interdit fondamental, celui qui fait l’objet du consensus social fondant la légitimité de l’État de droit : le consensus selon lequel l’État (et ses représentants) ne doit jamais toucher le corps des individus, car l’État occupe précisément la place d’un tiers dont la reconnaissance par les individus-citoyens permet d’éviter la barbarie d’une société fondée sur le rapport duel, celui qui n’est régi que par la loi du plus fort[1]. »

La torture est proscrite par le droit international depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Outre la Convention européenne des droits de l’homme, les conventions et traités suivant concernent la torture :

  • le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP, 1966, dans son article 7) ;
  • les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels de 1977 ;
  • la Convention relative aux droits de l’enfant (1989) ;
  • la Convention américaine relative aux droits de l’homme (1969) ;
  • la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981) ;
  • la Charte arabe des droits de l’homme (1994), qui n’est pas encore entrée en vigueur.

La Convention contre la torture autres peines et traitements cruels ou dégradants, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1984 et entrée en vigueur le 26 juin 1987, présente l’intérêt de la définir pour la première fois et de l’interdire avec précision: voir paragraphe ci-dessous.

En matière de droit international coutumier, des éléments clés de la définition de la torture ont fait l’objet de références officielles : en résumé, elle implique « une douleur ou souffrance aiguës, physique ou mentale », infligées « intentionnellement » par des agents de l’État. La convention interaméricaine pour la prévention et la répression de la torture en étend la définition aux cas d’« applications de méthodes visant à annuler la personnalité de la victime ou à diminuer sa capacité physique ou mentale, même si ces méthodes et procédés ne causent aucune douleur physique ou angoisse psychique »[2]

En conclusion, voici une série d’articles qui donnent à réfléchir par rapport aux vraies motivations de Barack Obama ainsi que de la signification de ce qu’il nomme le «changement»:

Obama preserves renditions as counter-terrorism tool

Obama preserves rendition two days after taking office

The Torture Ban that Doesn’t Ban Torture

Sous les ordres exécutifs récemment créés par Obama, la CIA a toujours l’autorité d’opérer ce qui est connu sous le nom des «redditions extraordinaires», c’est-à-dire des enlèvements secrets et transferts de prisonniers vers des pays qui coopèrent avec les États-Unis.

‘No rights’ for Bagram inmates

Le Département de la justice de Barack Obama a décidé de se placer du côté de l’ancienne administration Bush en déclarant que les prisonniers des États-Unis détenus en Afghanistan n’ont aucun droit constitutionnel pour se défendre.

Hope Abandoned: Obama Protects and Promotes CIA Torture Mavens

Panetta: No prosecution for CIA interrogators

L’administration Obama ne va pas poursuivre les officiers de la CIA qui ont participé dans les interrogatoires brutaux.

Americans Want Torture Inquiry, Obama Doesn’t

Un sondage Gallup publié le 12 février 2009 révélait que 62 pourcent des Américains voulaient des enquêtes ou poursuites judiciaires contre les officiels de l’administration Bush qui ont autorisé la torture au courant de la guerre contre la terreur.

Air America Poll: 90% Want Bush Crimes Investigation

Selon un sondage mené par Air America qui demandait aux participants la question suivante: «Est-ce que Obama devrait pardonner George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney?» Réponse: 90% des répondants ont dit non.

Guantanamo abuse has worsened since Obama

Les conditions des prisonniers à Guantanamo Bay se sont détériorées depuis que le  président Barack Obama est monté au pouvoir.

Is Obama Leaving a Loophole for a ‘Jack Bauer Exception’ to His Torture Ban?

Obama Order to Close Secret CIA Prisons Overseas Has a Big Loophole In It

Obama a signé un ordre exécutif interdisant l’utilisation de la torture, mais comme le rapporte le Wall Street Journal, il s’est réservé certaines portes ouvertes pour utiliser les «techniques coercitives» en cas d’urgence.

Is Obama is going to cover up Bush’s crimes?

Un extrait de média télévisé aux États-Unis à propos de la torture et d’Obama

Gitmo: The Facility Will (Eventually) Close, But the Detentions Will Continue

Obama’s orders leave framework of torture, indefinite detention intact

Guantanamo va fermer (dans un an, pourquoi pas maintenant?) mais les détentions (indéfinies) vont continuer. Les prisonniers seront simplement transférés ailleurs.

François Marginean

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Dick Cheney admet avoir autorisé la torture, passible de peine de mort

2655236933_9b32b8a3ea3Plusieurs personnes ont été jugées et ont reçues la peine de mort à la fin de la Deuxième Guerre mondiale lors des jugements de Nuremberg pour avoir commis, autorisé et ordonné l’usage de différents techniques de torture telle que la torture par l’eau (waterboarding). Nous avons jugé qu’ils représentaient des crimes de guerre graves et ces responsables furent pendus.

Mais qu’à cela ne tienne, Dick Cheney a admis pour la seconde fois, et ce, en pleine télévision nationale aux États-Unis, qu’il avait autorisé l’usage de la torture dans les prisons américaines réparties un peu partout dans le monde dont les tristement célèbres en Afghanistan, Irak et Guantanamo pour ne nommer que celles-là. Un rapport du Sénat américain a aussi confirmé la responsabilité de la torture de plusieurs hauts échelons du gouvernement Bush, incluant George W. Bush et Dick Cheney, sans oublier l’ancien Secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld.

Le FBI a pointé du doigt le Président Bush pour avoir autorisé la torture à Abu Ghraib, à Bagdad. La Croix Rouge a remis un rapport accusant la CIA de torture. Amnesty International accuse les États-Unis d’être devenu le premier pays en liste à éviter leur responsabilité en matière de violation des droits humains dans le monde, au nom de la sacro-sainte guerre au terrorisme.

C’est que depuis le 11 septembre 2001, la torture est devenue, aux États-Unis, une pratique d’État politiquement et juridiquement justifiée par la  » guerre globale contre la terreur « . Pour certains éminents penseurs américains, la torture serait un mal nécessaire, voire un bien, dans certaines situations de menace extrême. Comment comprendre cette dramatique régression de la « première démocratie » ?

Ces techniques « d’interrogatoire coercitif  » sont le résultat de recherches scientifiques entreprises par l’armée américaine dès les années 1950. Plusieurs techniques ont été élaborées durant la guerre froide selon les méthodes de torture que les Américains craignaient voir employées sur leurs soldats capturés par leurs ennemis.

Plus de 100 000 pages de documents du gouvernement américain existent pour prouver que la torture n’est pas l’oeuvre de quelques mauvaises pommes, mais fut bien autorisée au plus haut niveau du régime Bush, de la CIA et de l’armée. Sur le plan juridique, les justifications de la torture seront légalisées par le Congrès américain, ce qui mènera à la création d’un véritable archipel mondial de la torture. Mais il ne faudrait pas oublier le rôle crucial que l’ancien attorney général des États-Unis, Alberto Gonzales a joué pour légaliser l’usage de techniques de torture comme le waterboarding.

Le 25 janvier 2002, Alberto Gonzales remit au président Bush un mémo indiquant que « la guerre au terrorisme est une nouvelle forme de guerre », « ce nouveau paradigme rend obsolètes les strictes limitations des Conventions de Genève sur l’interrogatoire des prisonniers ennemis et rend caduques certains de leurs dispositions », une analyse en droite ligne de celle qu’il avait formulée au Texas sur l’applicabilité de la Convention de Vienne. C’est en vertu de ce document que les prisonniers détenus à Guantanamo ne sont pas protégés par les Conventions de Genève.

Le 1er août 2002, Alberto Gonzales franchit un pas de plus en approuvant dans un nouveau mémo le recours à la torture. C’est ce document qui a servi de base légale à la généralisation de la torture en Afghanistan et en Irak, notamment sur la base militaire de Bagram et à la prison d’Abu Ghraib. (Source)

2212721067_f306419b9bLes conséquences sont graves: 600 prisonniers sont détenus depuis cinq ans dans la prison de Bagram, en Afghanistan, sans être accusés ni reconnus coupables de quoi que ce soit. Ils n’ont aucun recourt judiciaire pour se défendre. En Irak, ils sont plus de 10 000 à être emprisonnés sans qu’aucune charge ne pèse contre eux, ni aucune évidence pour les incriminer. La torture est largement employée dans ces réseaux de prisons connues et secrètes où l’ont retrouve une bonne quantité de femmes et d’enfants. Si vous n’avez pas vu le documentaire Taxi to the dark side, ne manquez pas d’y jeter un coup d’oeil.

Alors pourquoi admettre avoir autorisé l’usage de la torture? C’est que ces gens se considèrent au-dessus de la loi. Ils ont carrément commercialisé la torture en la donnant à contrat à des firmes de mercenaires privés et ils l’ont exporté vers des pays où la torture est admise. Elle est devenue un jeu sans raison et si les évidences peuvent nuire, on n’a qu’à les détruire comme la CIA l’a fait.

Nos descendants observeront ce que nous aurons décidé de faire face à ce choix de société. Nous serons considérés comme des gens qui acceptaient ou refusaient la torture. Historiquement, la torture n’a jamais réussi à faire obtenir des informations valides et n’augmente pas la sécurité. Elle ne sert qu’à faire admettre ce que le bourreau ou l’État veut faire admettre dans le but de satisfaire son agenda particulier. La victime admettra n’importe quoi pour faire cesser la douleur. Elle cherchera à savoir et dire ce que le bourreau veut entendre. Prenez le cas du 9/11: Cheney demanda à ce que Khalid Sheikh Mohammed soit torturé à l’aide du waterboarding pour lui faire avouer qu’il était un des responsables des attaques. KMS fera plus que cela, il avouera qu’il était aussi responsable de la planification d’une attaque terroriste sur la Plaza Bank quatre ans avant même que la banque en question ne soit construite!

Ceci est une complète déshumanisation et retour à une sombre forme de folie fasciste du temps des nazis, si ce n’est pire, car maintenant ils ont même l’audace de légaliser et légitimer cette torture. C’est une honte, une horreur sans nom.

Donc, tous les éléments sont présents pour faire appliquer la loi à tous les responsables. Il s’agit de savoir ce que la population en fera. Si nous laissons Harper, Obama et ses conseillers passer le dossier de la torture sous silence, cela nous rendra complices et responsables de facto en donnant tacitement notre consentement. Mais attention: si nous sommes d’accord avec ces nouvelles valeurs, c’est que nous acceptons aussi que ces méthodes puissent être appliquées contre nous et nos soldats s’ils sont capturés par des adversaires ou par nos gouvernements.  Nous ne sommes pas à l’abris de cette dangereuse dérape. Cela s’applique autant aux étrangers que les populations à l’intérieur des États-Unis et du Canada. Rappelez-vous du cas de Maher Arar et des milliers d’autres innocents qui se retrouvent dans ce nouveau type de Goulag qu’est ce réseau de prisons secrètes de la CIA dans le monde depuis des années, un véritable trou noir où aucune loi ni droit n’existe. Ils ont disparu et ils sont devenus la propriété des É-U, qui eux, se donnent le droit de vie et de mort sur chacun d’eux, comme dans le bon vieux temps féodal du Moyen Âge. Les enfants n’y échappent pas.

La torture devient le venin de la démocratie et de nos sociétés. En acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », menant parfois jusqu’à la mort, elle mine inévitablement les principes mêmes de l’État de droit, corrompant la société tout entière. Cuba a compris ceci et demande aux États-Unis de récupérer Guantanamo dans le but de faire fermer cette horrible prison qui s’y trouve.

Et nous, que ferons-nous? Pensez-y, mais ne soyez pas silencieux. C’est cette indifférence qui nous mène à commettre des atrocités. Malheureusement, il semble que les expériences de Stanford et de Milgram soient encore vraies aujourd’hui: nous sommes rapidement prêts à torturer notre prochain si une figure autoritaire nous le demande.

La pire chose que nous pouvons faire à autrui n’est pas de les haïr, mais bien de leur être indifférents, car c’est l’essence même de ce qui nous rend inhumain.

François Marginean

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