21 novembre 2009

Financement de la presse indépendante et communautaire

PubMusicmanv5

Reflet de Société est un magazine communautaire, non subventionné qui existe depuis maintenant depuis 17 ans. La vente d’abonnement de ce magazine d’information et de subvention permet le financement de notre intervention auprès des jeunes au Café-Graffiti.

Le monde des médias s’est écroulé. Cette nouvelle réalité n’a pas épargné les médias communautaires comme Reflet de Société. Cela met de la pression sur le Café-Graffiti pour trouver ses propres sources de financement indépendantes de Reflet de Société.

Ce sont les préambules qui nous ont amenés à organiser un concert bénéfice avec l’Orchestre symphonique pop de Montréal. La réalité des concerts et des spectacles est tout de même surprenante.

AXE -MR MUSCLE - 108X50 - 295$ copie Pendant que Grégory Charles sera au théâtre St-Denis avec un spectacle sur les Super-Héros avec MusicMan, Guillaume Girard, comédien de l’émission Frank VS Girard sur Vrak TV sera l’animateur du Concerto en aHÉROSol en l’Église St-Jean Baptiste. Le tout avec un orchestre symphonique. Héros VS Super-Héros, qui va gagner cette guerre artistique et culturelle?

Grégory Charles a été invité à canceller son spectacle du 28 novembre et de se présenter à l’Église St-Jean Baptiste pour participer au concert bénéfice du Café-Graffiti. Sera-t-il présent? Nous en reparlerons le 29 novembre prochain.

Pendant que Grégory Charles s’amuse avec les Super-Héros, le même thème utilisé dans le Concerto en aHÉROSol, le Groupe Spectacles Gillett et Another Planet présente le 25 novembre Star Wars In Concert, un événement combinant la musique de John Williams, interprétée par un orchestre symphonique avec chœur. Le concert bénéfice du Café-Graffiti jouera aussi des musiques de films, incluant Star Wars! Trois spectacles avec certaines similitudes!

L’Église Saint-Jean Baptiste sera décorée avec les toiles qui ont servi aux vitrines de la Maison Simons avec une mise en scène signée Pierre Gagnon.

Pour plus d’informations et de photos sur le Concerto en aHÉROSol. Cela fait maintenant six mois que nous nous investissons corps et âmes dans ce concert bénéfice. J’espère vous voir à ce spectacle de financement. Merci pour votre aide et soutien.

Pour l’achat de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission. Vous pouvez aussi en profiter pour faire un don à l’organisme sur Paypal.

20 novembre 2009

10 principes de libéralisme classique

Notre ami Pierre Schneider a eu récemment quelques problèmes de santé. En congé aujourd’hui. j’ai pensé vous offrir aujourd’hui cet article de Philippe David publié il y a quelques jours sur le site du Minarchiste québécois. Je le reproduis ici, sans avoir le temps d’ en obtenir l’autorisation de son auteur. Je le retirerai donc s’il m’avise qu’il y voit un inconvénient.
Je le fais parce que je pense qu’il est indispensable que nous prenions connaissance de TOUTES les options pour l’avenir et que chacune soit présentée et discutée avec respect.
Pierre JC Allard

*****

Le libéralisme classique est la philosophie qui est au cœur même du libertarianisme. Ce fût l’inspiration derrière l’époque des lumières, la révolution américaine, la révolution industrielle et le capitalisme. L’auteur de la vidéo s’efforce ici d’énumérer dix principes de base de cette philisophie qui a largement façonné le monde tel que nous le connaissons et qui est encore celle qui garantit le plus les libertés individuelles.

-  La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.

-. Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur.

-. Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.

-. Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individus. Ils ne sont octroyés par d’autres êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité.

-. L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à un agression.

-. Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres.

-. Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance.

-. Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains.

-. Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraien jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances.

-. Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs
.

Maintenant, un petit exercice: Regardez autour de vous et notez tous les faits, règles, lois, etc. dans notre société actuelle qui contreviennent à ces principes et dites-moi s’ils sont vraiment justifiés.

( Le Minarchiste  Québécois )

19 novembre 2009

BIP! BIP!

Source de l’image: Slauroblogpacajob 2008

Hélas! hélas! En vain comme des chassieux
Qui marchent à tâtons et clignent les deux yeux,
Nous nous efforçons tous, pilotes sans boussole,
De lire dans les feux de la grande coupole
Vers quel noble avenir vogue le genre humain;

Barbier, Satires, Le Dernier temple, 1865, p. 273.

 Carnivorous slobbius : carnivore vulgaire

C’est le nom railleur  «latinisé» d’un personnage de  dessins animés.  On dirait toutefois une dénomination d’un  de requin de la  finance,  du pouvoir, ou des deux, Bref, tous ces ostrogoths  qui régissent notre vie pour notre bien dans en oeuvrant dans la construction d’une quincaillerie à grande surface sur  une boule ronde et bleue.

À chercher la signification du monde et sa direction, rien de mieux que les dessins animés qui n’ont rien à vendre, sauf de l’«entertainment». On s’amuse, on rigole… mais à la fin, on ne rigole plus.

C’est sérieux les dessins animés. 

Le Roadrunner

Coyote n’aura alors de cesse d’inventer des stratagèmes loufoques (du patin à réacteur à la catapulte géante) pour capturer son repas. Il verra ses idées se retourner les unes après les autres contre lui. Pétard mouillé, élastique capricieux ou enclume facétieuse, Coyote se fera prendre à chaque fois à son propre piège dans l’amusement du téléspectateur tandis que Bip Bip, farceur et malin, nous gratifie d’un panneau à l’humour grinçant pour commenter la situation avant de repartir en lâchant un « bip bip ! » provocateur. Bipbip et Coyotte

Toutes les discussions du monde se heurtent à une sorte de dessein animé de l’intérieur dont nous ne contrôlons pas vraiment les personnages. Nous vivons dans une schizophrénie à fragmentation continue dérivant de facteurs qui pourraient maintenant  être représentés  par un nombre infini comme le    N-track Studio qui permet un nombre de pistes selon la capacité de l’ordinateur ainsi que de  l’imagination du compositeur. À tel point que le programme lui-même, qui  à ses débuts pouvait représenter une certaine réalité, dépasse aujourd’hui le «besoin», à cause même de ce N infini devenant inutile puis que l’on ne peut plus matérialiser cet infini… Un million de pistes sonores ne donneront pas une meilleure chanson

Et il en est ainsi  dans la vie : on dépasse nos besoins, de sorte que l’illusion du pouvoir est représentée par un infini devenu obsolète par notre capacité à gérer la réalité. Et vivement enterré dans le mitraillage des produits de consommation qui est un prolongement de N.  Nous nous sommes égarés dans un infini de non besoins : les gadgets illusionnistes ayant créé un écran sur les réels besoins : travail, famille, éducation, et paix, et toutes les nécessités d’un quotidien lui aussi brisé.

La guerre des prix mène à celle des mal pris…

Le Fight Club ACME

La fausse surabondance cache celle qui disparaît lentement. Si un bonne paire de pantoufles représentent le confort, celui de l’état mental – après avoir assouvis les besoins primaires – est le plus important. 

L’activité humaine, avec sa multitude d’actions, d’interactions, en est rendue à  un niveau où il est quasi impossible de créer une œuvre commune : c’est le grand chaos, et la fin du monde est proche. Rien n’a besoin d’être détruit, car nous le sommes un peu tous de l’intérieur par un massacre continuel et invisible d’une race sous tension, vidée, en surmenage constant. On se rafistole aux antidépresseurs et autres produits de calfeutrage.

La lutte a plus d’importance que le résultat qui nécessite des sacrifices de la part de nos êtres bouffie de l’égo. . Et c’est pourquoi, comme dans «les grandes inventions» de la Cie ACME, nous en sommes à suivre des cours de boxe par correspondance, à enfermer 300 chansons dans une boîte minuscule. Chacun a ses outils, chacun a son garage, chacun est enclos dans son petit domaine clôturé…selon les règlements de la ville, de la province, de l’État en passant par une multitude de «services» tampons qui finissent par filtrer la vie et robotiser l’humain.   

Ajoutez à cela la frilosité des  ego  attelés  un orgueil de réacteur nucléaire, nous voilà forts et beaux  dans son «soi», mais laids dans la grande solitude de la société.

Malgré nos cinéma maison, tout se ramène encore au bon vieux chandail de laine : il faut mailler et démailler pour cette œuvre délicieusement anodine mais tellement pratique.

À l’heure où les moutons sont dans les champs, les grands projets vendent la laine – avec la grande hâte de tirer profit des bêêêêêtes. D’un côté, la société cultive la bête pour la laine, et dans cette fausse chaleur, nous sommes maintenant un peu perdus. À se demander si la fiction et la distance de nos rapports ne sont pas des illusions de mouvements que nous entretenons. Piétiner ne mène pas loin…

Ce qui fait l’affaire de la Cie ACME : elle ne vend que des gadgets. Et elle ne satisfait que les vendeurs de produits.

La société n’est plus pour l’Homme : elle est devenue celle de dirigeants rendus invisibles par le même procédé que la peinture de la Cie ACME : elle rend  invisible.

Qui donc dirige le monde? Et dans quel dessein?

La liberté par une démocratie tartufe?

On n’a jamais autant cultivé les petits rois et une noblesse décadente amorale, bien calée dans son fauteuil capitonné aux dollars.  Car, en fait, tous les gadgets et armes vendues son inefficaces comme celles du célèbre dessin animé.

C’est tout de même assez surprenant qu’un dessin animé nous en apprenne autant sur la conduite humaine. Car à défauts d’idées pratiques et réelles, le Roadrunner finit par créer une stratégie basée sur des inventions saugrenues, par tricherie,  par ambition,  pour une proie qui réussit à le narger … avec des pancartes. Le Roadrunner achète ou fabriques ses outils et ses armes à partir d’une seule compagnie : : ACME

En fin de compte, pour faire «universitaire» dans le modèle, on peut en conclure que la science, la politique, sous toutes ses formes, est un vaste échec que nous entretenons. C’est la fascination d’un tour  de  magie mis à jour  qui nous leurre. De surcroît, il a tous les moyens de se renouveler en apparence pour nous leurrer davantage.

Encore une fois étrange que la méthode scientifique qualifiée de «prudente» nous offre les produits les plus farfelus pour attraper la proie que nous sommes. En fait, la réponse est encore dans les dessins animés et dans sa compagnie bidon :  ACME 

L’univers ACME

À force de creuser, je me rends compte que cet univers de dessin animé est une représentation cachée d’une vérité bien profonde. C’est  assez désarmant, je l’avoue. Quand on pense à tout l’argent investi dans des livres, si une image vaut mille mots, un dessin, une fois multiplié par 23,97 fps ( frames par seconde)  vaut bien des images. Et ça bouge…

Sauf dans la vie, la réalité est en train de figer la planète dans un sable  de maniérisme  gras et pâteux qui entraînera la perte de cette merveilleuse espèce : la race humaine.

 Et voyez la suite, Ô combien démonstratrice des États et de ses goinfres à cravates, enfermés dans leur élitisme souillé , créant des INC! INC!  à grande vitesse, égale  à la stupidité de sa «philosophie» et de ses produits :

L’activité de la compagnie n’est jamais clairement définie, mais elle apparaît comme un conglomérat pouvant manufacturer n’importe quel produit et offrir n’importe quel service imaginable, et ce peu importe leur extravagance ou leur inutilité. L’acronyme de la compagnie signifierait American Company Making Everything (Compagnie Américaine Fabriquant Tout) ou, selon d’autres, A Company that Makes Everything (Une Compagnie qui Fait Tout), ou encore Another Company Making Everything. En anglais, acme signifie acmé, il s’agit donc de rétroacronymes. L’acmé désigne le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation. Appliqué à une civilisation, le terme évoque son apogée.

Les produits ACME

LA MACHINE À ADDITIONNER : si simples à utiliser que même les chiens peuvent calculer la raison pour laquelle les souris détestent le fromage et pourquoi les chats veulent que les chats les massacrent.

LE BOOMERANG : ils sont garantis de toujours être renvoyés au lanceur.

LE KIT D’EXPLOSIFS POUR JUNIORS : Démarrez votre carrière comme expert en démolition avec notre kit.

LA PEINTURE INVISIBLE : peinturez-vous vous-même avec la peinture invisible et rien – incluant les roadrunners – seront capable de vous voir. Le catalogue

Les règles

À première vue, elles sont  stupides. Sauf qu’en avançant dans l’Histoire, on dirait qu’elles deviennent de  plus en plus …plausibles. Il n’y a qu’une compagnie de production… C’est comme ça que probablement, les drapeaux américains sont fabriqués dans un pays asiatique. En affaires, il n’y a plus de pays, on le sait.

D’où cette vieille prise de conscience d’un astronaute américain à quelques minutes du décollage : «C’est un peu inquiétant de partir avec une machine de 50 millions de pièces toutes fabriquées par des soumissionnaires aux prix le plus bas possible»…

Selon les commentaires de Chuck Jones dans Chuck Amuck: The Life and Times Of An Animated Cartoonist, l’auteur a obéi à des règles simples mais strictes :

  • Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! »
  • Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le Coyote – si ce n’est sa propre incompétence ou les produits ACME.
  • Règle 3 : Le Coyote pourrait s’arrêter à tout moment s’il n’était pas aussi fanatique. (Rappel : « Un fanatique est une personne qui redouble d’efforts en oubliant le but de sa poursuite » – George Santayana).
  • Règle 4 : Jamais de dialogue, excepté le légendaire « Bip ! Bip ! » ou, à l’occasion, une inscription laconique sur une pancarte au moment même où Vil Coyote réalise qu’il court douloureusement à sa perte.
  • Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu’il est un roadrunner.
  • Règle 6 : Toute l’action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-Ouest américain.
  • Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation.
  • Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du Coyote.
  • Règle 9 : Le Coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu’il échoue.
  • Règle 10 (non officielle) : Le Coyote doit toujours recueillir la sympathie du public.
  • Règle 11 (vu dans l’encyclopédie des Looney Tunes) : Chaque cartoon de Bip Bip et Vil Coyote doit comporter 11 gags. Bipbip et Coyotte

Il ne reste plus de réponses à ces profiteurs,  exceptées le Bip ! Bip ! Ni  de dialogues. Comme dans la vie, il n’y en a pas dans cette bande dessinée. Il y a une légère progressions, les onze gags : nous étions à G8, nous sommes à G20. Le nombre de gags a tendance à enfler… on en a grandement besoin pour nous convaincre du sérieux d’une colonie  de sans desseins qui nous fait vivre du 2012 à tous les coins d’an.

Comme dans le cartoon, pour nous protéger, s’il ne reste plus qu’ une compagnie pour nous approvisionner, NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX DU PRODUIT, ni de la manière de contrôler notre production.

Le procès : Coyote VS compagnie ACME Corporation

Voilà notre Coyote détruit, anéanti  par son fanatisme et les mauvais produits de la Cie ACME. Il n’aura plus aucun recours que celle de la poursuivre en justice.

La répétition des coups le long d’un axe vertical a produit une série de plis réguliers horizontaux dans les tissus corporels de M. Coyote,  mettant M. Coyote dans une  condition rare et douloureuse, caractérisée par une suite d’élongations et de compressions verticales alternatives, lui faisant émettre à chaque pas une suite de fausses notes, telles celles produites par un accordéon désaccordé. La nature gênante et embarrassante de ces lésions a empêché  M. Coyote de suivre une vie sociale normale.  

Comme la Cour doit sans doute le savoir, le Défendeur a le quasi-monopole de fabrication et de vente de marchandises, nécessaires aux activités de M. Coyote. Nous affirmons que le Défendeur a fait usage d’une position dominante, au détriment du consommateur, quant à la vente de produits spécialisés tels que poil à gratter, cerfs-volants géants,  pièges à tigres birmans, enclumes et longues bandes de caoutchouc de deux cents pied de long. 
Comme il se méfie à présent des produits du Défendeur, M. Coyote n’a plus aucun autre fournisseur auprès duquel il puisse s’approvisionner. On peut seulement se demander ce que feraient dans une telle situation nos partenaires commerciaux en Europe de l’Ouest ou au Japon, alors qu’on permet à une société géante de transformer un client en victime, de la façon la plus insouciante et injustifiée, à maintes reprises.

M. Coyote demande avec respect que la Cour prenne en compte les implications économiques et fixe le montant des dommages et intérêts à dix-sept millions de dollars. 
De plus, M. Coyote estime les dégâts réels (repas manqués, dépenses médicales, jours perdus dans ses activités professionnelles) à un million de dollars, les dégâts généraux (cruauté mentale, atteinte à sa réputation) à vingt millions de dollars, et les honoraires d’avocat à sept cents cinquante mille dollars. 
Soit au total : trente huit millions sept cents cinquante mille dollars
En attribuant à M. Coyote la totalité de la somme, la Cour blâmera ainsi le Défendeur, son Conseil d’administration, ses dirigeants, ses actionnaires, ses héritiers et l’assignera à réparation, en une langue qu’il comprendra, et réaffirmera alors le droit du prédateur individuel en le mettant sous la protection de la Loi.
Coyote VS ACME

 

L’inutile à l’agréable

J’ai essayé de retracer une revue, celle de la célèbre  Popular Mechanics  qui faisait le bilan des pires inventions du siècle dernier, n’incluant pas la tentative de créer un steak artificiel, bien sûr. Il y en a des centaines, voire des milliers…

Genre comme… Une machine à rayons X, la Shoe-Fitting Fluoroscope (1927), vendue à 10, 000 exemplaires dans les magasins de souliers en Amérique et en Europe…Fabriquée pour trouver le bon ajustement.  Jusqu’à se qu’on se rende compte de ses dangers pour la santé : une femme s’y brûla et dut se faire amputer la jambe…

L’histoire ne parle pas des autres cas ni des poursuites contre la compagnie.

En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger.

P.S. : C’est du passé? Ah! Informez-vous auprès des techniciens en radiologie sur la fréquence et laissez-les calculer pour vous l’usage que l’on fait encore du Rayon-X aujourd’hui. Radio-Canada.

En 2001, 1500 décès par année. Sans compter les maladies provoquées, reportées à plus tard. De 1927…. à N.

Au fait, vous chaussez quelle pointure? Vérifiez, la machine est ici…

C’est sans danger : la médecine peut vous amputer en un rien de temps.

18 novembre 2009

La Caisse de dépôt : comment ça va vraiment ?

Jean Gagnon        Dossier Actualité économique

Un peu plus de six mois après avoir évité de justesse une commission d’enquête et après avoir accueilli un nouveau président, la Caisse de dépôt s’est à nouveau retrouvée dans l’actualité la semaine dernière à la suite de la publication dans le journal La Presse d’un texte de Denis Lessard. La raison ? Toujours la même, des mauvais rendements.

Le scénario est à peu près le même que celui qui avait enflammé la presse financière en novembre dernier et qui avait amené l’ex-président Henri-Paul Rousseau a témoigné devant le Comité des finances de l’Assemblée nationale. D’abord, une fuite de la part d’un déposant vers le journaliste l’informant des résultats connus seulement des clients de la caisse. Puis, une suite de déclarations quelques peu confuses et comportant certaines contradictions de la part de la caisse et de son patron ultime, le ministre des Finances, Raymond Bachand.

Il semble donc que la Caisse réalisera cette année un rendement de 5 à 6 %, alors que ses pairs feront plutôt du 11-12 %. C’est qu’à la Caisse, on aurait raté la remontée de la bourse. On se souviendra que toutes les bourses ont touché un creux le 9 mars, mais qu’elles ont rebondi de plus de 50 % depuis ce jour. Le ministre Bachand se dit d’accord que les rendements de la Caisse seront plus faibles que ceux des autres grandes caisse de retraite, et avec la cause énoncée.

Mais la Caisse de dépôt rétorque et dit ne pas avoir raté la remontée de la bourse. Le porte-parole de l’institution, Maxime Chagnon, a expliqué au journaliste Sylvain Larocque de La Presse Canadienne que la pondération de la Caisse en actions atteignait 34 % à la fin de septembre, contre 22 % à la fin de l’année 2008.

Malheureusement, cette explication est un peu trop simpliste. Si la Caisse a acheté massivement des actions seulement en septembre, elle a quand même raté en grande partie la remontée. Pour savoir si c’est le cas, il faudrait consulter le journal des transactions de la Caisse. Sachant comment hermétique la Caisse a toujours été quant aux communications relativement à ses placements, on peut oublier ça.

Par ailleurs, les circonstances prêchent en faveur de ce scénario d’achats d’actions tardifs. D’abord, entre le 31 décembre et le 9 mars la crise financière a atteint son plus haut degré d’intensité. Comme la Caisse était alors dirigée par un président intérimaire à la suite de la maladie de Richard Guay, et que toute l’équipe des gestionnaires du bas de laine des québécois était ébranlée par les résultats catastrophiques de l’année qui venait de se terminer, il serait surprenant que l’on ait décidé à ce moment d’acheter des actions.

Puis Michael Sabia s’est amené en avril dans la controverse la plus totale. Il serait étonnant que lui qui n’avait jamais géré auparavant un gestionnaire de portefeuilles aurait incité les portefeuillistes à acheter des actions dès son arrivée. La thèse voulant que la Caisse ait raté une partie de la remontée des bourses me semble très plausible dans ces circonstances.

 

 

17 novembre 2009

Les armes à feu

Autant le dire d’entrée de jeu, je préférerais de loin un monde sans armes à feu avec des humains assez évolués qui ont appris à vivre ensemble en paix. Mais il semble que l’humanité ne soit pas encore parvenue à ce niveau de conscience et à cette réalité. Nous pourrions faire en sorte d’éliminer toutes les armes à feu du monde, mais vous comprendrez que cela relève plus de l’utopie que de la réalité. Par contre, il serait beaucoup plus facile d’armer la population en général.

Ceci étant dit, j’aimerais soulever la question des armes à feu, de leur accessibilité, de leur contrôle, voir même leur interdiction, par le gouvernement. Il se trouve que j’ai longtemps pensé que les armes à feu étaient principalement utilisées dans les conflits armés et les guerres, pour la chasse et le tir, ainsi que pour l’autodéfense. L’image négative des armes est probablement causé par les images qui nous parviennent des guerres, mais plus certainement aussi des meurtres, crimes et tueries perpétrés à l’aide d’armes à feu, et avec raison. Pourtant, la plus grande cause de mort non naturelle du 20e siècle est les gouvernements. Ceci est malheureusement un fait historique.

Chaque fois que nous sommes témoins d’une tuerie dans une école ou ailleurs, commise par un dérangé armé d’un fusil, on se demande tout de suite pourquoi les armes à feu ne sont pas tout simplement bannies, interdites pour tous. Ce débat est particulièrement sensible aux États-Unis, alors que le droit à la possession et au port d’armes à feu arrive tout juste second en priorité, après la reconnaissance des droits et libertés qui constituent le premier Amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique.

C’est que depuis un certain temps, dans ce pays, on discute de retirer et interdire certaines ou toutes armes à feu. Certains états imposent déjà cette interdiction et proclament des « zone sans armes à feu ». Et depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, on parle davantage de bannir certaines armes à feu et les interdire à certains segments de la population, en pleine continuité de l’administration Bush. On discute aussi d’imposer de nouvelles mesures demandant de graver un numéro de série sur chaque balle produite aux États-Unis. Cela augmentera le prix des munitions et imposera un contrôle fédéral des armes à feu de façon indirecte, c’est-à-dire qu’au lieu de bannir directement les armes à feu, on va contrôler les munitions et restreindre leur accessibilité.

Ceci est un débat sensible pour les Américains qui eux, continuent de réagir en achetant des niveaux records d’armes à feu et de munitions depuis plus d’un an. Cela serait dû à la crainte que l’administration Obama commence à exiger l’enregistrement des armes à feu pour ensuite éventuellement les interdire et les retirer de la population; en plus d’être reliée à la dégradation de l’économie et de la condition générale de la population qui s’appauvrit rapidement. Des troubles civils sont à prévoir dans ce pays, ou du moins, plusieurs les appréhendent.

D’une part, on peut se demander si une prohibition ou l’enregistrement des armes à feu est souhaitable. Il faudrait voir historiquement ce qui s’est passé dans les pays qui ont pratiqué ou pratique encore une telle approche. Est-ce que le crime a diminué lorsqu’on a interdit les armes à feu? Il serait peut-être nécessaire de faire une réflexion sur la valeur d’une telle approche. Prenons par exemple un meurtre commis à l’aide d’un couteau ou d’un bat de baseball. Penserions-nous à bannir tous les couteaux et les bats de baseball dans la population? La voiture tue des dizaines de milliers de personnes à chaque année. Allons-nous interdire l’utilisation de la voiture? Si une arme à feu est utilisée pour commettre un crime, devons tous les interdire à la population?

Pour répondre à ces questions, rien de mieux que d’aller consulter quelques faits historiques, des études et des statistiques gouvernementales.

Or, il se trouve que le Second Amendement de la Constitution des États-Unis n’est pas relié à la chasse ou au tir sportif. La phrase « Security of a free state » indique clairement ce que les pères fondateurs avaient en tête. Les armes dont il est question dans la Constitution sont de nature militaire et il est question de la nécessité qu’elles soient d’égale puissance et efficacité que celles qui pourraient éventuellement être utilisées par un envahisseur; que ce dernier soit une nation étrangère ou un gouvernement central abusif. Il était excessivement clair pour les fondateurs des États-Unis que le besoin de se défendre ne provenait pas tant de son voisin que d’un gouvernement tyrannique:

The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. (Thomas Jefferson Papers p. 334, 1950)

While the people have property, arms in their hands, and only a spark of noble spirit, the most corrupt Congress must be mad to form any project of tyranny. — Rev. Nicholas Collin, Fayetteville Gazette (N.C.), October 12, 1789

[I]f circumstances should at any time oblige the government to form an army of any magnitude, that army can never be formidable to the liberties of the people while there is a large body of citizens, little if at all inferior to them in discipline and the use of arms, who stand ready to defend their rights and those of their fellow citizens. — The Federalist, No. 29 — Alexander Hamilton

When governments fear the people, there is liberty. When the people fear the government, there is tyranny. The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. — Thomas Jefferson

George Washington nommait sa collection d’armes privées  « les dents de la liberté du peuple ».

James Madison a déclaré: « Pour préserver la liberté, il est essentiel que toute la population entière possède des armes en tout temps ».

Thomas Jefferson disait « qu’aucun homme libre ne devrait être désarmé », que « les lois qui interdisent le port d’arme…désarment seulement ceux qui ne sont pas enclins ni déterminés à commettre des crimes… De telles lois rendent les choses pires pour ceux qui sont assaillis et meilleurs pour les assaillants; elles servent plutôt à encourager les homicides que de les prévenir, parce qu’un homme désarmé peut être attaqué avec une plus grande certitude qu’un homme armé ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Là où les gens ont des armes à feu, les taux de criminalité sont bas. Là où ils sont interdits, le crime est endémique.

La Grande-Bretagne a adopté une interdiction totale des armes à feu au nom de la sécurité publique. La criminalité a augmentée, incluant les invasions de domiciles et les attaques sur les personnes âgées. Chaque année aux États-Unis, les propriétaires d’armes à feu préviennent des millions de crimes. La police ne prévient aucun crime. Ils arrivent toujours après que le crime soit commis, ont l’air officiel, nettoient les dégâts, encaissent leurs chèques de paye et retournent à la maison. Avec un policier par environ 2000 habitants, difficile de leur en vouloir. Il est simplement impossible d’arriver à prévenir autant de crimes potentiels.

En Australie, il y a plus d’un an que les autorités ont forcé les Australiens propriétaires d’armes à feu à s’en départir à l’aide d’une nouvelle loi. 640 381 armes à feu personnelles ont été ainsi détruites par leur gouvernement, un programme qui a couté plus de $500 millions de dollars aux Australiens. Les premiers résultats sont disponibles:

Sur tout le territoire australien, les homicides sont à la hausse de 3,2%, les assauts ont augmenté de 8,6% et les vols à main armée ont explosé d’un spectaculaire 44%. Dans l’état de Victoria seulement les homicides avec armes à feu ont augmenté de 300%. Il est à noter que les citoyens qui respectent la loi ont dû abandonner leurs armes, alors que les criminels les possèdent toujours. Ceci est exactement le problème avec ces types de loi. Le peuple se retrouve désarmé alors que les criminels conservent leurs armes, tout comme les autorités. Alors que les statistiques australiennes montraient une baisse continue depuis 25 ans des vols à main armée, cela a drastiquement changé à la hausse depuis les douze derniers mois, puisque les criminels savent maintenant avec garantie que leur proie est désarmée.

Nous savons que le programme d’enregistrement des armes à feu du Canada a été une véritable catastrophe qui a coûté une fortune.

Jetons un coup d’œil à l’Histoire du contrôle des armes à feu:

- En 1929, l’Union Soviétique a établie un contrôle des armes à feu. De 1929 à 1953, environ 20 millions de dissidents, incapables de se défendre par eux-mêmes, ont été mis en état d’arrestation et exterminés.

- En 1911, la Turquie met en place sa loi pour contrôler les armes à feu. De 1915 à 1917, c’est 1,5 million d’Arméniens, incapables de se défendre, qui seront interceptés et exterminés.

- L’Allemagne imposera un contrôle des armes à feu en 1938 de 1939 à 1945, des millions, incapables de se défendre seront enlevés et exterminés.

- La Chine en fera autant en 1935 et de 1948 à 1952, 20 millions de dissidents politiques incapables de se défendre seront arrêtés et exterminés.

Le Guatemala a établi un contrôle des armes à feu en 1964. De 1964 à 1981, 100 000 indiens subiront le même sort.

- En Ouganda, établira une politique identique en 1970. De 1971 à 1079, 300 000 chrétiens, incapables de se défendre, seront enlevés et exterminés.

- Au Cambodge, un contrôle des armes à feu fut imposé dès 1956. De 1975 à 1977, un million de personnes « éduquées » incapables de se défendre, seront exterminées. Le tiers de la population cambodgienne.

Le nombre de personnes qui furent interceptées et exterminées durant le 20e siècle à cause des lois sur le contrôle des armes à feu s’élève à environ 56 millions. (Source)

Ce fut la même chose avec des tyrans comme Staline, Hitler et Mao qui ont tous cherché à désarmer leurs citoyens pour mieux les contrôler et assurer leur propre pouvoir. Plusieurs victimes de génocides n’ont pas pu se défendre adéquatement avec les moyens nécessaires pour se défendre eux-mêmes.

Heinrich Himmler; Reichsfuhrer-SS, a déclaré un jour que: « les Allemands qui souhaitent utiliser des armes à feu devraient joindre les SS ou les SA – les citoyens ordinaires n’ont pas besoin de fusils, puisque leur possession de ceux-ci ne sert pas l’État ».

D’un autre côté, il y a la Suisse où les hommes de 20 à 42 ans sont requis par la loi de posséder une arme à feu. Les Suisses n’ont quasiment pas de meurtres et un taux très bas de criminalité.

Selon une étude de l’Académie nationale des sciences et du Département de la Justice américaine, le contrôle des armes à feu de réduit pas le crime, ni la violence et ne trouve aucun bénéfice à en restreindre la possession.

On craignait au Michigan que les choses se dégradent après avoir rendu plus facile d’obtenir une licence de port d’armes il y a six ans. Les habitants de cet état américain ont augmenté le nombre de licences octroyées de six fois, mais les sombres prédictions d’augmentation de la violence et d’effusion de sang ne se sont jamais vraiment matérialisées, selon les forces policières et les statistiques des crimes. Ces incidents sont plutôt à la baisse depuis ce temps.

Une facette de cela que les médias vont toujours ignorer est la pratique d’autodéfense. Par exemple, la plupart du monde ignore que les citoyens américains utilisent une arme à feu, sans nécessairement tirer un projectile, plus de 2,4 millions de fois par année, soit environ 6 500 fois par jour. Cela signifie que chaque année, les armes à feu sont utilisées soixante fois plus souvent pour se protéger de la part d’honnêtes citoyens que pour enlever la vie à quelqu’un. De ce chiffre, 192 000 sont des femmes qui se défendent d’un assaut sexuel. Seulement que 8% des 2,4 millions d’utilisations d’armes à feu résultent en un coup tiré, alors que dans 92% des cas, la seule présence d’une arme à feu suffit à arrêter le crime et repousser les assaillants.

Un autre fait ignoré par les médias est le lien entre les tueries et les zones sans armes à feu, comme dans le cas du massacre en Virginie, ainsi que la fréquence avec laquelle ont retrouve ces dangereux tueurs sur des médicaments comme des antidépresseurs. (Source: 1, 2, 3)

Il n’est pas difficile de démoniser les fusils, ils sont dangereux et peuvent causer de graves dommages. Il serait mieux de vivre dans un monde où ils n’existent pas. Mais ce n’est pas le cas. La Constitution des États-Unis donne donc aux Américains le droit de porter des armes pour que n’importe qui aurait l’idée d’imposer une tyrannie ferait mieux d’y penser deux fois.

Le peuple américain est le plus armé de l’Histoire et il y a une bien réelle peur dans les cercles de contre intelligence US, incluant le FBI et le DHS que les misères causées par la situation économique dégénèrent en résistance publique massive. C’est pourquoi le projet de loi H.R. 2159, the Denying Firearms and Explosives to Dangerous Terrorists Act of 2009 est né.

Obama a déjà sorti sa liste d’armes à interdire. Rahm Emanuel a déclaré que si quelqu’un était sur la « no-fly list », la liste d’interdiction de vol, sur laquelle on peut atterrir seulement pour être « soupçonné » d’être un potentiel terroriste ou d’y être relié d’une façon ou d’une autre par le gouvernement, il ne sera pas permis de posséder des armes à feu:

“If you are on that no-fly list, your acces to the right to bear arm is canceled, because you’re not part of the American family. You don’t deserve that right, there is no right for you if you are on that terrorist list.” - Rahm Emanuel (Source)

Le problème est que plus d’un million de personnes se retrouvent sur cette liste! N’importe qui se retrouvent sur cette liste, même des enfants. Nous savons tous que la majorité des gens qui se retrouvent sur ces listes le sont par erreur, et avec la définition du terrorisme qui ne cesse de s’élargir pour inclure jusqu’à des dissidents politiques, à peu près n’importe qui peut s’y retrouver sans avoir fait quoi que ce soit d’illégal. (Source)

Encore une fois, il faut revoir les chartes qui montrent la relation entre le contrôle des armes à feu et les génocides. Tous les génocides du 20e et 21e siècle ont commencé avec une interdiction des armes à feu pour la population ciblée.

Lors du dernier siècle, les gouvernements ont tué quatre fois plus de civils que ce qui fut tué dans tous les conflits internationaux et nationaux combinés. Les gouvernements ont tué plus de gens que les criminels communs ont pu le faire. Comment cela est-il possible? Les gouvernements avaient le pouvoir, et le peuple, les victimes, n’étaient pas en mesure de résister. Les victimes étaient désarmées. La formule est la suivante: la haine, combinée à un gouvernement hors de contrôle et des civils désarmés = génocide. Une population désarmée est une population esclave. Lorsque le peuple a peur du gouvernement, il y a tyrannie; lorsque le gouvernement a peur du peuple, il y a liberté.

Il semble donc qu’on puisse dire que lorsque la population laisse au gouvernement le soin et pouvoir de contrôler les armes à feu, elle se tire une balle dans le pied…

François Marginean

16 novembre 2009

Comprenure 101

Le taux d’échec des cégépiens francophones à l’épreuve de français de 2008-2009 est le plus haut des 10 dernières années (17,2%). Je déchire ma chemise…

“MInute ! ” – dit Rima Elkouri, le 12 novembre – “gardez-en pour faire un mouchoir, car c’est une « réussite» bidon et la situation est bien plus grave. Non seulement la qualité du français est bien pire qu’on ne le dit, mais cette incapacité à s’exprimer est indissociable d’une incapacité a raisonner qu’on fait tout pour nous cacher”.

Le 14, Foglia en remet un peu plus épais, en disant la même chose… mais en parlant aussi de Descartes. Descartes. Pas de prénom, pas d’adresse. Méchant Foglia. Vicieux. Qui connaît Descartes… ?

Evidemment, on s’en fout de Descartes. Cette Elkouri est sans doute une epèce d’Arabe, et tout le monde sait que Foglia est un maudit Italien déguisé en Français baveux… DONC, ces gens nous niaisent. On n’est PAS des incultes pitoyables. On a un GROS taux d’éducation, pis on est fier d’être Québecois. Le seul probleme, c’est qu’on est colonisé par les Anglais d’Ottawa, Hostie !

Si on connaissait Descartes, on ne mettrait pas « donc » dans cette phrase-là. On pourrait aussi questionner la pertinence de l’origine du locuteur dans le débat, mais ça, ça vient après: quand on peut déjà arrimer deux idées et réfléchir. Pour la plupart des finissants du secondaire ou même des cégépiens ce sera pour plus tard. Peut-être.

En attendant, ceux qui peuvent encore réfléchir voient bien que le jeune Québécois qui sort de l’école EST un inculte pitoyable. Et il doit s’admettre que ce n’est pas la faute des autres, mais le résultat d’un système d’éducation de merde qu’on s’est bâti nous-z-autres, entre fiers Québécois. Un système qui a fait de nous des analphabètes de la pensée.

Quand on ne peut pas cheviller des mots, les idées ne se tiennent pas. Elles s’empilent. Comme ces cailloux dont Santino le chimpanzé astucieux du zoo de Gävle, en Suède fait provision la nuit, dans son enclos, pour pouvoir les tirer aux visiteurs du zoo quand ils arrivent le matin.

Simiesquement génial, ce Santino… mais ce n’est pas assez. Il ne s’échappe pas. Avec nos idées qu’on empile et qui ne se tiennent pas, nous n’échapperons à rien nous non plus.

Ça grimace et ça gesticule dans l’enclos Québec, en rêvant de liberté, mais si on ne comprend pas le sens exact des mots et le rôle des liens entre les mots, on est incapable d’une pensée cohérente. Nous sommes trop nombreux à être incapables d’une pensée cohérente. Incapables d’établir les rapports de causes à effets qui permettraient de concevoir un vrai projet de société.

Incapables d’utiliser cet outil que peut être une démocratie même imparfaite. Il faudrait savoir faire un phrase, puis une autre… puis les emboîter. Quand on ne sait pas, tout reste flou, tout reste vague…

On n’aime pas ces politiciens-gardiens corrompus qui nous lancent nos bananes – comme ces policiers qui lançaient des bouteilles aux victimes de Katrina dans le Superdome de New Orleans – mais ils peuvent être tranquilles. On ne sait pas le leur dire. Faut-il les reconduire ? Se soumettre à eux ? « T’êt’ ben que oui, t’êt’ ben que non… ». « T’sé, c’est comme… « T’sé j’veux dire…

Depuis plus de quarante ans, on nous a saboté le cerveau. Comme celui de ces Américains miséreux et ignares qui vocifèrent et hurlent « nazi ! » quand Obama leur parle de redistribuer un peu la richesse… Chaque nouvelle cohorte qui sort du système d’éducation québécois est un peu plus molle, un peu moins prête à penser, la génération précédente se consolant d’être inepte en en préparant une qui le sera encore davantage.

On a créé des impuissants de l’expression qui ne savent pas honorer leurs projets. On a éduqué à l’impuissance et la société transmet cette impuissance qui devient alors héréditaire par apprentissage. Est-ce qu’on pourrait être moins fier de soi, juste le temps de baisser la tête et de constater le fiasco ?

Il faut recommencer à apprendre. Tout le reste ne peut venir qu’après. On ne pourra recommencer à à s’éduquer qu’en faisant table rase du salmigondis de connaissances disparates qu’on essaie aujourd’hui d’inculquer au enfants et aux adolescent, non pas parce qu’on croit qu’ils y trouveront une quelconque valeur nutritive pour l’esprit, mais pour justifier le temps qu’on a mis à former ceux dont le mandat est de faire gober ce brouet aux apprenants sans défense.

Il faudrait faire table rase, aussi, des jeux de nigauds-sorciers, qui traduisent tout en educanto et veulent transformer le simple en complexe pour montrer qu’ils connaissent des mots que les profanes ne connaissent pas, au risque de profaner ce que tout le monde connaît. De tous ces “éducationnalistes” qu’on a formés, n’y en-a-t-il pas un qui ait appris a dire du neuf simplement ?

Si personne ne dit mieux, j’ai ce projet qui a été accueilli avec intérêt par des douzaines d’éducateurs au Foro Mundial do Educacao de Porto Alegre en 2001 que Ramonet du Monde Diplomatique animait.

Je n’ai rien d’essentiel à changer à ce plan. Je l’ai même récemment dépecé en petites tranches, pour qu’il soit moins indigeste…

Si qui que ce soit au Québec pense à éduquer, – n’importe qui, du Ministre au plus jeune des enseignants – et veut en discuter, on pourrait engager un dialogue public. Il serait important, toutefois, qu’on le fasse en français et qu’on renonce à accabler les citoyens qui veulent comprendre le problème de ce « charabia des professeurs » dont parlait Bernanos et qui sert trop souvent à masquer la grande peur des bien-pensants… et leur insignifiance.

Pierre JC Allard

14 novembre 2009

Entrevue avec la criminologue Line Beauchesne : bémols à la légalisation des drogues

Entrevue réalisée par Charles Messier. Dossier Toxicomanie.

line-beauchesne-criminologue-drogue-toxicomanie Question: Êtes-vous favorable à une légalisation de toutes les drogues?

Réponse: Oui. Il faut cependant faire attention, parce que chaque fois que je dis ça, on a l’impression que je veux légaliser le crack, alors que ce n’est pas le cas. Quand on a légalisé de nouveau l’alcool en 1933, on n’a pas légalisé l’alcool frelaté. Je ne veux pas légaliser toutes les drogues accessibles sur le marché noir! De toute façon, des drogues comme le crack, personne n’en voudrait une fois les autres drogues légalisées.

Q: Cependant, ne serait-il pas dangereux que, du jour au lendemain, toutes les drogues soient accessibles?

R: Je veux légaliser toutes les drogues, mais une à la fois, en commençant par le cannabis, parce qu’on a beaucoup à apprendre avant de légaliser les autres.

Q: En légalisant les drogues, existerait-il le danger qu’elles soient plus accessibles et que n’importe qui, n’importe quand, puisse s’en procurer?

R: Non, les drogues seraient moins accessibles, parce qu’actuellement, si tu veux en avoir, c’est très facile. Dans un milieu légal, il y a des lieux, des règles, des modes de distribution précis qui restreignent l’accessibilité. Aussi, dans un modèle de promotion de la santé, à un moment donné, la consommation plafonne, parce que les gens font de meilleurs choix grâce aux politiques de distribution et de prévention.

Q: Où le gouvernement prendrait-il l’argent pour promouvoir la santé?

R: Je voudrais que tous les profits rapportés par la vente de drogue soient réinvestis dans la santé, dans la prévention. La légalisation ne serait donc pas un moyen pour les gouvernements de faire de l’argent comme avec le jeu actuellement. L’argent investi en ce moment dans la répression des vendeurs et des consommateurs devrait également être transféré dans la promotion de la santé et la prévention des usages problématiques de drogues.

Q: Avez-vous un exemple d’une méthode de prévention dans un marché légal des drogues?

R: Ce que je voudrais, c’est un modèle de taxation comme pour l’alcool. Par exemple, une tisane de coca serait très peu taxée, les produits injectables pourraient uniquement être distribués en pharmacies et sous contrôle médical pour les personnes qui en ont besoin. Bref, la taxe ajoutée devrait être un signe de la concentration du produit et de son potentiel de risque, ce qui serait un modèle pédagogique pour la clientèle. Il faudrait aussi éviter que les taxes augmentent trop les prix et que se développe un marché noir, comme c’est arrivé pour le tabac.

Q: Pourquoi la consommation de drogue dans un marché légal serait-elle moins risquée en matière de santé publique que dans un marché illégal?

R: Sur le marché noir, les produits ne sont pas contrôlés, ce qui fait que la dose peut être différente d’une fois à une autre. C’est comme si on commandait une bière dans un bar sans savoir si elle est à 5 % d’alcool, à 25 %, à 50 % ou même si c’est de la bière… Donc, on ne peut pas contrôler la quantité qu’on peut consommer, ni la qualité du produit.

Q: Y a-t-il d’autres facteurs qui influenceraient une meilleure façon de consommer les drogues?

R: Effectivement, dans le marché noir, les consommateurs se réunissent dans un lieu et décident que l’activité principale ce soir-là, c’est la consommation. Également, les consommateurs sont dans des milieux plus à risque, parce qu’ils se tiennent proche des sources d’approvisionnement et n’apprennent pas à gérer la consommation, contrairement à ce qui se produit dans un marché légal où il existe une politique de promotion de la santé.

Q: Ne croyez-vous pas qu’il y aurait davantage de consommateurs de drogue prêts à s’endetter pour payer leur dose quotidienne?

R: Il y aurait moins de conséquences financières négatives pour les consommateurs, mais pas parce que la drogue serait moins chère. Dans le marché noir, quand on est dépendant et qu’on n’a pas d’argent, le vendeur ne passe pas chez le notaire pour réclamer son dû. C’est ton dealer qui t’avance l’argent. La première semaine, ça va être 100 $, la deuxième 200 $. Puis, si un jour tu ne peux pas payer, quelqu’un va venir te régler ton compte. Donc, on est plus à risque d’avoir des problèmes financiers quand on est sur le marché noir que sur le marché légal. En plus, on risque d’être en contact avec d’autres drogues qui coûtent plus cher et dont le potentiel de dangerosité peut être plus élevé.

Q: Y a-t-il des drogues dont on devient dépendant dès la première utilisation? Si oui, dans un marché légal, un consommateur ne pourrait-il pas être encouragé à essayer des drogues dures desquelles il deviendrait tout de suite accro?

R: La dépendance spontanée, ça n’existe pas. Il y a des drogues plus pharmacodépendantes et il y a des modes de consommation qui le sont également davantage. Par exemple, si vous vous injectez de la caféine et que vous buvez une tasse de café, l’injection de caféine a une plus forte pharmacodépendance, c’est-à-dire que votre corps risque de redemander le produit, contrairement à la tasse de café.

Q: Même chose pour les drogues dures?

R: Il n’y a pas de drogues douces et de drogues dures. Il y a des usages durs et d’autres qui sont doux, comme l’injection par rapport à la tisane. La dépendance physique, c’est la partie spectaculaire, mais pas très importante de la dépendance. La cocaïne ne crée pas de dépendance physique, mais souvent des dépendances psychologiques. Par exemple, celui qui est dépendant au jeu n’a pas de dépendance physique, tout comme celui qui est dépendant de l’amour. Mais la dépendance n’en est pas moindre. En fait, le plus difficile à traiter est le deuil de la dépendance psychologique.

Q: Légaliser les drogues n’encouragerait-il pas les jeunes à consommer en plus bas âge?

R: Un marché noir sollicite beaucoup plus les jeunes qu’un marché légal. Dans un marché noir, il y a de petits vendeurs qui sont habitués à des revenus de la vente, puis qui sollicitent les jeunes pour maintenir ces revenus et trouver de nouveaux clients. Dans un marché légal, il y a des limitations d’âge qui peuvent être faites.

Q: Pouvez-vous donner l’exemple d’un pays où les drogues sont légales comme vous souhaiteriez que ce le soit au Canada?

R: Il n’y a aucun pays où les drogues sont légales. On pense souvent que c’est le cas aux Pays-Bas, mais leur politique consiste à tolérer certains modes d’approvisionnement, par exemple dans ce qu’on appelle les “coffee shops”, pour empêcher les consommateurs de se diriger vers un marché noir et de fréquenter des personnes qui offriraient toutes sortes d’autres produits. Pour renforcer la prévention, également. La stratégie fonctionne, puisque moins de cannabis est consommé aux Pays-Bas qu’aux États-Unis par personne.

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13 novembre 2009

Péril en la demeure

À la veille de son prochain Conseil national, un documnt de réflexion du PQ proclame que “En 2009, au Québec, les problèmes et les énormes défis à relever sont à Montréal (i.e. dans l’île)…ailleurs au Québec, le français se porte très bien, même si de grands progrès doivent être faits au chapître de l’enseignement du français écrit”.
C’est complètement faux et la timidité du PQ n’a d’égale de sa tendance à se complaire en fermant les yeux sur la réalité.
Le professeur Charles Castonguay a le mérite de remettre les pendules à l’heure juste, en soulignant cette semaine, que Gatineau s’anglicise au galop et que le français se porte très mal aussi ailleurs dans la région de Montréal. “Entre 2001 et 2006, souligne-t-il, le français, langue d’usage au foyer, a reculé au profit de l’anglais au même degré dans la couronne métropolitaine que dans l’île”,
Le constat du PQ est faux. Il précise qu’en deux générations, le français ( de 50% en 2006) pourrait diminuer à 43%.
“Or, de 2001 à 2006, en cinq ans seulement, le poids du français dans l’île vient de chuter de 3,4%…et si ça continue au même rythme on en sera à 43% en 2016, pas dans deux générations !”
Le français recule également à un rythme effréné dans le 450 et ce n’est pas l’étalement urbain, tel qu’avancé par Pierre Curzi, qui fait problème: C’est le statut inférieur du français face à l’anglais.
“Ce problème commande d’urgence une solution définitive”, ajoute l’émérite chercheur. qui se demande comment un tel document de réflexion ne soulève même pas la question du financement outrageusement disproportionné des universités et hôpitaux anglais ( deux mégacentrres hospitaliers universitaires financés à égalité ne renvoient-ils pas l’image d’un Montréal bilingue mur à mur ?”

Le dernier arrêt de la Cour suprême du Canada sur la langue d’enseignement achève de planter le clou dans le cercueil de la loi 101, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était à l’origine.

Seul espoir à l’horizon en cette période d’indifférence collective et d’individualisme consumériste, un Rassemblement des forces vives de la nation va être mis sur pied pour mobiliser la population que les partis politiques traditionnels, PQ y compris, ont abandonné à elle-même.
Lundi soir, le 16 novembre, à 19hres, une première étape de cette mobilisation aura lieu à la salle Studio du Musée Juste pour rie, 2102, boul. Saint-Laurent. La SSJB, le MMF, l’Impératif français, la FTQ, la CSN, le RRQ, l’Action nationale en seront…ainsi que Pierre Curzi et Marc Laviolette du PQ. Enfin, le Québec français va relever la tête et, quant à moi, il n’y a qu’une solution: Nous débarrasser de la Cour suprême canadian et de sa marionnette de lieutenant-gouverneur…et proclamer notre République.
Invitation particulière à tous les lâcheux et sceptiques: Ce poison (l’anglais) qu’on nous impose est beaucoup plus néfaste que tous ces vaccins que vous dénoncez !

Célébrités bafouées

Ainsi donc, le RRQ a encore une fois damé le pion aux autorités coloniale fédérales. Après avoir fait annuler la reconstitution de la bataille des Plaines, il a réussi à gâcher l’entrée du Prince Charles dans son régiment des Black Watch, rue de Bleury. Le Prince et sa dame ont été forcés de passer par la porte de service arrière où ils ont été escortés entre poubelles et rats des villes. Une autre belle victoire du RRQ qui fait beaucoup plus que le PQ et le Bloc réunis pour mobiliser les Québécois et leur redonner le goût du pays.

Et pendant ces temps à la fois sombres et lumineux, des artistes de grand talent démontraient à quel point, en dehors de la scène sur laquelle ils triomphent, ils pouvaient dans la vraie vie être de trous du cul.
D’abord, Claude Dubois, qui s’est effrontément imposé en passant par dessus la foule qui attendait le fameux vaccin sous la pluie au CSSS de Saint-Sauveur, sous prétexte qu’il avait rendez-vous. Ce qui s’est avéré totalement faux. Non content d’avoir court-circuité ses concitoyens, il a menti à tous les médias. Dégueulasse.

Puis, le sénateur Jean Lapointe, qui fait une croisade de tous les instants, contre les machines vidéo-poker: Il a été surpris lundi dernier, jouant seul sa paye sénatoriale, devant une de ces machines, au Casino de Montréal, par un journaliste de Ruefrontenanc.com
Nommé sénateur par son ami André Ouellet, qu’il a supplié de lui trouver un job parce qu’il se disait ruiné par son problème de jeu, Jean Lapointe persiste à prêcher l’abstinence…pour les autres, alors que lui, incapable d’honnèteté, continue d’agir comme s’il était au-dessus de la mêlée…
Pauvres artistes…Seul élément positif: Julie Snyder et ses enfants faisaient la file comme tout le monde devant le CLSC de Saint-Sauveur.
Et pourtant, Dieu sait si elle aurait eu les moyens de faire autrement.
C’est ce qu’on appelle le civisme et le respect des autres.

Pierre Schneider

12 novembre 2009

Dr Teresa

  teresa-forcades

Ayant des problèmes de virus sur mon ordi – rendu au garage – je vous offre l’article sans trop de peaufinage.  

C’est tout un personnage. Donnez-vous la peine d’écouter la vidéo de 54 minutes. Très articulée la religieuse et j’ai fait express pour flanquer une photo des dernières secondes de la vidéo où sont indiqués ses références de CV. Au cas où vous auriez des doutes.

J’ai eu grande envie de l’intituler Teresa 1,  pour la simple raison qu’après l’avoir écoutée, je me suis demandé quel était le féminin de pape. Elle mériterait d’accéder…

 

L’origine des vaccins contre la grippe saisonnière et la grippe A/H1N1

 

L’ORIGINE DES VACCINS CONTRE LA GRIPPE SAISONNIERE ET LA GRIPPE A/ H1N1, SES RAMIFICATIONS POLITIQUES ET JURIDIQUES

 Basé sur l’exposé oral du 23 septembre 2009 du médecin Teresa Forcades, soeur bénédictine du monastère de Sant Benet, Montserrat, Barcelone, Espagne. Un obus a été lancé du haut de mes chères montagnes Pyrénées en Catalogne par Teresa Forcades, soeur bénédictine de Montserrat (signifiant montagne en dents de scie en Catalan) et docteur spécialisée en médecine interne sur l’origine des actuels vaccins contre la grippe saisonnière et le H1N1 (grippe de type A). Ces derniers seront bientôt inoculés à des millions de personnes dans le monde de manière plutôt forcée. Notre histoire débute avec la société pharmaceutique Baxter qui a livré 72 kilos de matériel vaccinal fin janvier 2009 à sa succursale en Autriche pour être distribué à 16 laboratoires en Autriche et dans les pays voisins, la République tchèque, la Slovénie et l’Allemagne afin de préparer les vaccins antigrippaux annuels. Février 2009: alors qu’il préparait les vaccins antigrippaux de cette année, un laborantin méticuleux du laboratoire Biotest en République tchèque décida de pratiquer un test de sécurité supplémentaire sur ces derniers avant leur commercialisation. Il inocula les vaccins sur des furets. Les furets ne tombèrent pas malades ils moururent tout simplement. Ils moururent tous. Pouf! Notre technicien de laboratoire tchèque questionna donc Baxter sur le contenu du matériel vaccinal qui leur avait été envoyé pour les vaccins antigrippaux. Le matériel vaccinal comportait deux virus actifs, le premier étant celui de la grippe aviaire de 2005 (avec une virulence très élevée et une contagiosité faible), le second étant celui de la grippe saisonnière (avec une contagiosité très élevée et une virulence faible). Les deux virus avaient été mélangés dans le matériel vaccinal de Baxter provoquant ainsi une forte probabilité de virus recombiné à savoir la création d’un nouveau virus. Baxter a officiellement reconnu les faits du mélange des deux virus actifs. Il semble improbable que le mélange soit survenu par hasard compte tenu du niveau élevé de sécurité biosanitaire (le niveau P4 étant le plus élevé) des laboratoires manipulant des virus actifs. Lors de la préparation de vaccins, les virus actifs sont atténués au moyen d’une radiation mais il subsiste toujours quelques reliquats de virus actifs. Notre laborantin tchèque alerta une journaliste de son pays, Jane Bürgermeister qui demanda des explications auprès de Baxter, de l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) et d’autres autorités. A la suite de deux cas de la “nouvelle grippe” (H1N1/A) déclarés en Californie le 17 avril 2009, Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS a prononcé la “nouvelle grippe” (H1N1/A) épidémique et l’a placée à la phase cinq de son niveau d’alerte. La phase cinq du niveau d’alerte signifie que les pays membres de l’OMS recommandent à leurs citoyens d’être vaccinés. Ils vous préviennent des dangers de la grippe et vous proposent un programme de vaccination. Libre à vous de dire merci ou non merci.

Le 11 juin 2009, Margaret Chan a déclaré la “nouvelle grippe” (H1N1/A) pandémique. Comment est-il possible que dans l’espace de moins de deux mois une “nouvelle grippe” (H1N1/A) faiblement létale devienne pandémique? En mai 2009, l’OMS a modifié sa définition de la pandémie. Avant mai 2009 une maladie ne pouvait être déclarée pandémique par l’OMS que si elle était à la fois très contagieuse ET très létale. Après mai 2009, il n’est plus nécessaire qu’une maladie soit très létale pour être déclarée pandémique. Tenant compte d’une définition aussi ridicule, nous pouvons avoir une pandémie chaque année au grand bonheur des grosses sociétés pharmaceutiques. Une fois déclarée la pandémie, le niveau d’alerte le plus élevé est atteint à savoir la phase six. A la phase six des recommandations ne sont plus émises, mais des ordres sont donnés à tous les pays membres de l’OMS pour une vaccination obligatoire. Si ces ordres ne sont pas respectés, les citoyens de ces pays doivent alors recevoir une amende (1000 dollars par jour sans vaccination dans l’Etat du Massachusetts) et susceptibles de l’incarcération. Un autre moyen de pression administrative est celui du licenciement du personnel d’entreprise refusant les vaccins antigrippaux actuels. Cela a déjà été le cas aux Etats Unis mais également en Angleterre et en France. Désormais, nous n’avons plus affaire à un virus de la grippe bénin, le H1N1/A mais également à des vaccins contre la grippe saisonnière et contre le H1N1/A dont les conséquences peuvent s’avérer mortelles compte tenu du fiasco de Baxter et des intérêts personnels de l’OMS. Si le laborantin du laboratoire Biotest n’avait pas fait une telle découverte, la pandémie H1N1/A serait devenue une horrible réalité. Malheureusement, les efforts de Jane Bürgermeister pour prévenir des dangers réels de nos vaccins antigrippaux actuels sont passés inaperçus aux yeux de la presse mondiale. Barrière linguistique? Trop d’intérêts politiques et économiques en jeu? Les deux? Les vaccins antigrippaux de cette année présenteront trois nouveautés; 1. Les vaccins antigrippaux fabriqués à partir de virus actifs seront administrés en trois doses. La première dose correspond au vaccin contre la grippe saisonnière, la deuxième et la troisième dose correspondent au vaccin H1N1/ A. Les effets secondaires seront donc triplés. Auparavant, les personnes ne recevaient qu’une seule dose de vaccin antigrippal. Désormais, elles recevront trois doses par an et ne pourront pas dire non merci. 2. Des adjuvants tels que l’ASO3 qui renferme du Squalene (cf. le syndrome de la guerre du Golfe) sont ajoutés pour déclencher une réponse immunitaire dix fois supérieure à une réponse immunitaire sans adjuvants. Etant donné que des millions de vaccins antigrippaux sont préparés, les sociétés pharmaceutiques justifient l’utilisation d’adjuvants pour pouvoir faire face à la demande des pays du tiers monde. Le recours aux adjuvants (excitateurs artificiels du système immunitaire) permet aux sociétés pharmaceutiques d’utiliser moins d’antigènes (excitateurs naturels du système immunitaire) et de faire des économies. L’ajout d’adjuvants fournis pas la société Glaxo-Smith-Kline a été dénoncé le mois dernier par le syndicat national des infirmières de France. Le thimérosal, conservateur non mentionné par Teresa Forcades est également présent dans les vaccins antigrippaux. 3. Les sociétés pharmaceutiques obligées de produire des millions et des millions de doses de vaccins dans un délai très court (NB: nous avons une pandémie) exigent une immunité juridique pour tous les effets secondaires graves résultant de la vaccination. Selon Teresa Forcades, nous aurions assisté à une véritable pandémie avec des personnes mourant comme des mouches si un technicien de laboratoire tchèque n’avait pas découvert fortuitement que les vaccins antigrippaux étaient contaminés. Compte tenu des faits précédemment énoncés, le danger des vaccins antigrippaux actuels est réel. Le danger ne provient pas du virus de la grippe actuel. Si la population non vaccinée commence à mourir comme des mouches à cause du virus actuel de la grippe cela signifiera que ce virus a muté. Dans un tel cas les vaccins antigrippaux actuels seront toujours inefficaces et il faudra inventer un autre vaccin de préférence non contaminé et sans adjuvants. Au vu de tous ces faits, il est inadmissible que l’OMS exerce une telle législation coercitive. Il est de notre devoir de résister et de dénoncer une telle ineptie. Les personnes ne devraient pas être vaccinées contre la grippe cette année. Si elles décident de le faire elles devraient être dédommagées pour tous effets secondaires graves résultant de la vaccination.

Mon fils a déjà plongé dans les affres de l’autisme après avoir reçu deux doses de vaccin antigrippal renfermant du thimérosal. Je ne vais pas le laisser replonger maintenant qu’il va si bien.

Christine Roffi Auteur: traductrice freelance, fondatrice de Wines for Autism et maman de deux magnifiques enfants victimes des effets secondaires des vaccins. www.languagerescue.com www.winesforautism (under construction)

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UNE BENEDICTINE SUR LE H1N1 (ru, 7.11.2009). Soeur Teresa Forcades i Vila OSB, Bénédictine au célèbre monastère de Montserrat près de Madrid, docteur en médecine, parle de la grippe A (H1N1) dans une interview où elle lance un appel pour une approche sereine de la maladie en insistant sur le droit des citoyens de refuser de se faire vacciner contre celle-ci.
Voici une transcription du texte, selon El Periódico de Catalunya du 7 oct. 2009 :
»Que fait une religieuse qui parle sur l’Internet des dangers du vaccin de la grippe A ?
- Notre règlement impose cinq heures de prière et six heures de travail. Ora et labora.
Je consacre une partie de mes heures de travail à la recherche médicale. Je suis docteur en médecine et j’ai publié en 2006 un essai, ‘Crimes and Abuses of the Pharmaceutical Industry.’
Quand avez-vous décidé qu’il vous fallait parler de la grippe A ? – En mai de cette année on m’a demandé de faire une conférence sur le vaccin du papillomavirus et j’ai été très frappée par l’absence de références scientifiques dans les recommandations officielles. Quelques jours plus tard, j’ai parlé sur TV-3 de ce vaccin et depuis j’ai des demandes pour m’exprimer sur le vaccin de la grippe A.
L’Organisation Mondiale de la Santé n’est pas digne de confiance ?

 – Je ne comprends pas les motifs qui ont conduit l’OMS à agir d’une façon aussi absurde.
Absurde ?

-  Oui. En mai dernier, l’OMS a changé la définition officielle d’une pandémie – elle est passée d’un définition logique (une pandémie est une contagion à l’échelle mondiale avec un taux de mortalité élevé) à une définition illogique (une pandémie est une contagion à l’échelle mondiale).
Quelles sont les conséquences de ce changement ?

 – Sous cette nouvelle définition de la “pandémie”, la grippe annuelle (saisonnière) correspond largement à ces conditions. Allons-nous lancer une alerte sanitaire mondiale à chaque retour de l’automne ? En plus de cette absurdité d’un point de vue scientifique, cela implique de graves conséquences financières et politiques.
Vous ne faites pas confiance à ce vaccin. Pourquoi ?

 – Ce vaccin contient des adjuvants si puissants qu’ils peuvent amener la réponse immunitaire normale à s’accroître d’un facteur 10. De plus, deux doses sont recommandées, à prendre après l’injection contre la grippe saisonnière qui elle aussi contient des adjuvants, certes moins puissants. Jamais ces substances n’ont été auparavant injectées trois fois de suite dans la population, en commençant par les enfants, les malades chroniques et les femmes enceintes.
- Quels effets peuvent en résulter ?

 – La stimulation artificielle du système immunitaire peut provoquer des maladies auto-immunes.
- C’est-à-dire ?

-La même conception de deux des vaccins qui ont déjà été approuvés en Europe (Pandemrix et Focetra) indique que l’on peut s’attendre que pour chaque million de personnes vaccinées, 99 feront l’expérience d’une paralysie évolutive connue sous le nom de syndrome de Guillain-Barré.
Si cela se produit, les compagnies pharmaceutiques seront poursuivies…

 – Mais aux U.S.A un décret déjà approuvé exempte les politiciens et les compagnies de toute poursuite.
Suggérez-vous que l’action des cartels pharmaceutiques est irresponsable ?

 – Ils n’ont œuvré que pour leurs intérêts.
Quelqu’un peut-il être forcé de se vacciner ?

- En 2007 l’OMS a pris un arrêté qui établit l’exception. Dans tous les cas l’OMS ne donne que des recommandations, sauf dans un seul cas où elle peut alors donner des ordres qui outrepassent la souveraineté des pays membres.
Dans le cas d’une pandémie ?

 – Exactement. En 2007, l’OMS a pris un arrêté qui en cas de pandémie lui donne légalement la possibilité de contraindre les pays membres de vacciner entièrement ou en partie leur population. Les gouvernements de ces pays seraient obligés alors d’imposer des amendes ou autres pénalités aux individus qui refuseraient de se faire vacciner.
Croyez-vous aux conspirations?

– Je pense qu’il y a des intérêts en jeu qui ne sont pas bons pour la population. Comment peut-on justifier l’argent investi dans l’achat des vaccins de la grippe A quand celle-ci est moins virulente que la grippe saisonnière ? Dépenser autant d’argent pour des vaccins et d’autres mesures préventives sans références scientifiques suffisantes est un scandale et nous devrions réclamer des comptes.
Que pensent vos consoeurs religieuses de votre site et de vos déclarations ?

Une sœur âgée de près de 90 ans a formulé une objection, disant que la grippe A était un sujet très grave et que je ne pouvais pas me prononcer contre le vaccin sans avoir de très solides arguments.
Et alors?

 – Je lui ai passé mon rapport. Après l’avoir lu, elle s’est approchée de moi après les Vêpres et m’a juste dit : “Compris”.
Avez-vous peur?

 – Parfois

Priez-vous beaucoup?

 – Autant que je peux. »
Voir aussi le nouveau site de Sœur Teresa OSB

www.catalunyareligio.cat, avec une vidéo remarquable du 23.9.2009 concernant tous les aspects de cette soi-dite ‘pandémie’, médicaux et politiques (en espagnol, sous-titré en anglais).

Cette Bénédictine n’a pas froid aux yeux.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=515748

P.S. Si vous écoutez la vidéo, vous saisirez mieux le message: Soeur Teresa nous indique que nous sommes passés tout près d’une réelle pandémie et elle ne comprend pas l’erreur du laboratoire Baxter, ces laboratoires ayant des niveaux de sécurité très spécifiques.

11 novembre 2009

Quelques irritants de la dernière semaine

Jean Gagnon        Dossier Actualité économique

La démocratie à son meilleur

Le Congrès américain a finalement adopté samedi dernier par un vote serré de 220 à 215 la réforme de l’assurance des soins de santé mise de l’avant par le président Obama. On s’attaquera maintenant à l’étape de l’adoption par le Sénat, ce qui ne sera pas une sinécure.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on tente d’en arriver là chez les démocrates. On a qu’à se rappeler qu’au début des années 1980 le sénateur Edward Kennedy était même venu au Québec pour s’informer du programme mis en place par Claude Castonguay. En 1993, Hilary Clinton, devenue première dame, avait fait de la question de l’assurance-santé son cheval de bataille, mais sans succès.

Le vote de samedi dernier illustre bien comment plusieurs démocrates s’opposent toujours à certains éléments de la réforme. Avec 258 membres élus au Congrès, les démocrates disposent d’une solide majorité. Mais pour en réunir 220 en faveur du projet de loi, il a fallu un compromis que j’ai trouvé vraiment irritant. Pour obtenir la majorité, il a fallu que l’ensemble des représentants démocrates acceptent un amendement au projet de loi qui limitera l’utilisation des fonds gouvernements pour payer les avortements.

Dans un régime d’assurance maladie avec participation du privé et du public comme on tente de mettre en place aux États-Unis, on devine que les fonds publics visent à couvrir principalement les plus démunis. Il semble donc qu’aux États-Unis, ceux-ci n’auront pas la même opportunité de payer pour un avortement que les mieux nantis. Cet exercice au Congrès américain samedi dernier n’est sûrement le plus bel exemple de ce que la démocratie peut nous apporter. C’est désolant que le débat sur le droit à l’avortement se retrouve galvaudé de la sorte. 

Il suffirait d’être aussi riche qu’eux

Ministre du développement économique depuis le 23 juin, Clément Gignac a prononcé son premier grand discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Dans la conclusion de son exposé. il disait :” Mon rêve c’est que le niveau de vie des québécois qui est présentement inférieur de l’ordre de 10 %, à celui de l’Ontario, puisse au cours de la prochaine décennie rejoindre ou même dépasser celui de la province voisine. Ce jour-là, les québécois ne se verront plus de la même façon au sein de la fédération canadienne et le reste du Canada ne nous percevra plus de la même façon “. Et il en rajoute, selon ses propos rapportés par le journaliste Sylvain Larocque de La Presse Canadienne :” Et pour connaître assez bien les autres canadiens qui vivent dans les autres provinces, la journée où le niveau de vie du Québec va dépasser celui de l’Ontario, ou même la moyenne canadienne, je peux vous garantir que le reste du Canada ne nous regardera plus de la même façon. Et je pense que ce sera aussi un élément de grande unité nationale”.

Ai-je bien compris ? Les différends entre les québécois et les anglophones des autres provinces proviennent du fait que l’on est pas assez riches ? Ah bon. Moi qui croyait que la source de ces différends provenait plutôt de la défense d’une identité culturelle.

Mais pour le reste, j’ai bien aimé l’enthousiasme que met le nouveau ministre dans l’élaboration de la stratégie de développement économique du Québec.

Encore Air Canada

Notre transporteur national continue de perdre de l’argent, et son président nous informe qu’il veut changer la culture d’entreprise.

Bien qu’Air Canada vient d’annoncer un bénéfice net de 277 millions de dollars pour le troisième trimestre, il ne faut pas croire que la compagnie va mieux pour autant. C’est que ce bénéfice provient uniquement du fait que le dollar canadien s’est apprécié. En effet, le résultat tient compte d’un gain de change de 295 millions. En fait, ce ne sont pas les avions d’Air Canada qui volent haut, mais plutôt le dollar canadien.

Conscient de cette réalité, le président Calin Rovinescu, qui est revenu à la direction de la compagnie au printemps après 5 ans passés chez le courtier Genuity Capital à s’occuper entre autres choses des financements d’Air Canada, a déclaré que des changements structuraux sont nécessaires pour assurer la pérennité de l’entreprise. Et pour y arriver, il préconise en priorité un changement dans la culture de l’entreprise.

Désolé, mais c’est trop pour moi. M. Rovinescu était là lors de la faillite de l’entreprise en 2002. Il en a orchestré la restructuration en 2004. Et c’est aujourd’hui qu’il découvre qu’il faut changer la culture de l’entreprise.

Je crois qu’il identifie très mal le problème. Ce n’est pas la culture de l’entreprise qu’il faut changer, mais celle des dirigeants. Air Canada doit cesser d’être une vache à lait pour ses dirigeants qui continuent de s’enrichir de façon éhontée alors que l’entreprise continue de crouler sous le poids des pertes et des dettes, et que le personnel et la clientèle en font les frais.