Gaëtan Pelletier
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En remplacement, cette semaine, de François Marginean, présentement en Asie.
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Le cheval qui mange la pomme est pareil à l’arbre.
Ramtha, Enseignements choisis
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Dans l’Etat d’Oaxaca, au Sud du Mexique, des multinationales européennes tentent d’implanter de gigantesques fermes éoliennes pour compenser leurs émissions de CO2. Ces projets estampillés écologiques se font au détriment des populations locales et menacent leurs ressources alimentaires. Betina Cruz Velásquez raconte la résistance à ce néocolonialisme vert. Un exemple des dérives du business vert induit par le marché des droits à polluer. Quand le « développement vert » se transforme en néocolonianisme
Les athées qui prient
Il y a le vert Vert : ceux qui luttent contre les abus des gouvernements (gisements bitumineux, etc ), et le vert vert brun, ceux qui en profitent pour nous flibuster par la fibre sensible. Mais à grande échelle…
Et le vert recyclé par les gens au pouvoir comme carte de visite, comme si le X de votre vote était une clef dont ils veulent s’approprier pour entrer dans un parlement… Non prorogé…
Les intentions sont bonnes. En dernier recours, les athées se mettent à prier…
Je me méfie du Vert comme l’église de scientologie…
Les gazés de la bio : pas d’hélicoptère pour les restes de table
On vient d’annoncer le projet biogaz de Rivière-du-Loup :
Selon M. Trépanier, des études démontrent que 50 % du contenu du bac à ordures est composé de matières organiques. Le mode de cueillette sera étendu à 11 des 12 municipalités de la MRC, excluant l’île Notre-Dame-des-Sept-Douleurs – «où il aurait été compliqué de cueillir les déchets en hélicoptère», illustre M. Lagacé. C’est donc 33 000 citoyens qui seront mis à contribution. Une analyse des coûts par rapport aux bénéfices de différentes méthodes de collecte est en cours. Déchets transformés en biogaz, Marc Larouche
Je ne sais si vous avez cliqué sur le lien de ce Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, située sur L’Île-Verte où habitait le cinéaste Gilles Carle…
62 habitants.
Aller chercher des restes de tables en hélicoptère…
C’est une idée… En plus, ça pourrait créer un emploi : un pilote. Peut-être deux… Un pilote qui sort de son hélicoptère pour ramasser des déchets, ça ne court pas les airs.
Je me prépare à me trafiquer une mobylette qui roulera aux gaz-on, ( pelouse), aux pelures de pommes de terre, aux rognures d’oignons, aux cotons de rhubarbe, et peut-être aux feuilles mortes…
Fini les petites tomates-cerise pour madame…
Pour le projet de Rivière-du-Loup, j’ai consulté trois articles du même auteur :
22 novembre : 7.8$ millions
12 janvier : 15$ millions
On a sans doute oublié d’inclure un projet. Ou j’ai mal lu…
Ça ne vous rappelle pas un certain centre hospitalier de Montréal ?
Crédits carbone
Le gaz naturel produit pourra servir à chauffer des bâtiments, à produire de l’électricité ou comme carburant pour les véhicules. Dans ce dernier cas, il devra être purifié. «Nous allons nous servir avant tout le monde. Nous entendons convertir nos différents véhicules publics au biogaz», poursuit M. Lagacé. Plus encore, la conversion au biogaz permet d’aller chercher des crédits carbone, d’où un revenu supplémentaire.
Et on précise que cette « production » pourrait faire fonctionner l’usine F.F Soucy…. Qui doit réduire ses dépenses de 15$ millions…. Rationalisaton, F.F. Soucy
Si ce n’était que de rêver à Rivière-du-Loup, ça pourrait aller… Sauf que l’on est déjà en branlebas à Montréal pour ce genre d’opération : la course aux restes de tables, et tout ce qui peut se gazéifier.
J’ai bien dit « crédits carbone », car l’expression revient sans cesse. Ce concept vaporeux, quasiment devenu une nouvelle pollution pour l’esprit. Et plus encore… À la fin, ce nouveau « moyen d’extorsion », est encore un revenu pour la classe spécialisée dans l’investissement et la bastonna de de paysans de sociétés peu ou mal organisées.
Si, ici, nous sommes bien organisés et avons le luxe de crier « Bingo » pour les niaises opérations de charme, il n’en est pas de même dans les pays pauvres, ou le travailleur n’a pas de réel choix.
Manger pour demeurer en vie est différent de ne plus savoir que faire de ses restes de tables…
L’expérience mexicaine
Dans Les hypothèques de tous les zapotèques , je faisais référence à cette nouvelle forme d’esclavage et de viol des terres, au nom du « vert » pour la nouvelle « devise » du crédit-carbone.
Ces entreprises, en collusion avec le gouvernement mexicain, manipulent les pauvres, pour la plupart des Indiens non-hispanophones de ma communauté, pour qu’ils signent des contrats de location. Ces contrats signifient en réalité l’abandon de leurs terres pour 30 ans. Un abandon compensé par des sommes ridiculement basses : les propriétaires Indiens reçoivent 150 pesos (environ huit euros) par hectare et par an. Ils reçoivent également un versement unique de 1000 pesos (environ 50 euros) quand ils signent le contrat. Ces accords ont été présentés à notre peuple en espagnol, alors que dans la plupart des cas les gens ne parlent que le zapotèque.
Ces accords sont également trompeurs parce que les firmes ont promis que les propriétaires pourraient continuer à cultiver leurs terres. Mais le contrat inclut comme restriction que les cultures de plus de deux mètres ne peuvent être plantées. Or le maïs peut pousser plus haut. De leur côté, les firmes n’ont aucune restriction dans leur utilisation de la terre. Les baux sont de 30 ans, mais ils peuvent être automatiquement renouvelés pour 30 années. Et seules les firmes peuvent mettre fin au contrat. Néocolonianisme et développement durable
Il s’agit d’éoliennes… Une autre « idée verte » , gérée par de grandes firmes qui n’ont pas de pays, mais bien des pauvres à soudoyer.
Et revoilà le roulement de tambour du CO2 et du crédit-carbone.
Ce projet s’intègre dans le marché des droits d’émissions de CO2 et peut générer des « crédits réduction certifiée des émissions ». Il bénéficiera ainsi de la vente de crédits carbone « d’une quantité totale de 600 000 tonnes d’émissions de CO2 évitées par an ».
Mais pas le droit de faire pousser des plantes de plus de deux mètres… Le maïs…
Les deux solitudes
Un peu insolite que dans certaines parties du monde on vend du gaz pour manger et que dans les sociétés « développées » on vend ses restes de table pour faire du gaz. Et que les pauvres éparpillés finissent par se rejoindre dans un même et vaste projet : faire rouler une voiture, une économie. Une économie pour qui? Je vous laisse trouver la réponse…
J’ai comme l’impression que l’on cherche à calfeutrer le Titanic avec du chewing-gum. Car si quelqu’un s’attardait à nous fournir les vrais chiffres de la rentabilité finale de telles opérations, je crains que la balance du crédit et du débit se mette à trembler comme un épileptique sur une table d’acier.
Je ne suis pas économiste, mais si l’on calcule le développement accéléré de la Chine, de l’Inde, de l’Amérique latine, et de d’autres pays, la faim de goûter aux excès – ajoutée aux malheurs des excès – indissociables de la corruption encore plus boulimique, de la complexité des relations État-Affaires, non seulement nous n’avons pas le temps de sortir du bois, mais il n’y aura plus de bois…
Mais moi je vais continuer de rouler en mobylette…
Comme dirait le gars de la voirie : ça ne tient pas la route.
Ce que nous consommons n’est rien. C’est ce que l’on va consommer qui s’annonce dangereux. Plus on alimentera la machine à consommer, plus elle aura besoin de …besoins. Mais, encore plus, de désirs…
Vivre de bateaux morts
Le plus bel exemple de recyclage est au Bengladesh. Chittagong est le plus grand cimetière à bateaux au monde. Des pétroliers, des cargos et des paquebots aux dimensions titanesques sont échoués à perte de vue, d’un côté et de l’autre de la plage.
1$ par jour
Pas de gants, pas de souliers
1 blessé grave par jour
1 mort par semaine

Pourquoi cet exemple? Parce que cette industrie de l’acier est importante pour le pays.
On ne parle pas de restes de table… On brasse de grosses affaires :
Les informations ci-dessus sont basées sur les données de Fairplay weekly sales.
Fairplay signale que 469 navires ont étés vendus pour la casse entre le 1er mai 2001 et le 1er mai 2002. Ils ont été vendus pour un montant total de 936 millions de dollars. Les compagnies maritimes ont reçu un prix moyen de 2 millions de dollars par bateau vendu pour la casse. Le prix le plus bas payé pour un navire vendu pour la casse répertorié par Fairplay est de 0,15 million de dollars, le plus haut s’élève à 10,99 millions de dollars.
Fairplay ne couvre pas toutes les affaires de mise à la casse. Les ventes à la Turquie ne sont pour ainsi dire pas répertoriées. En plus des 80 vaisseaux vendus au Bangladesh (d’après Fairplay) 49 autres ont trouvé leur chemin vers ces plages (d’après les informations de l’association des casseurs du Bangladesh.). Le montant réel est donc probablement très supérieur à 936 millions de dollars et beaucoup plus élevé qu’un million de dollars. Greenpeace
On achète, on démantèle. Mais les coûts sociaux ne sont pas inventoriés – surtout à long terme – dans ces opérations. L’organisation, hélas!, n’a aucune réglementation, n’offre aucuns avantages sociaux.
Pour nous : les restes de table
Pour le reste : les nègres a- colores couleur de la mondialisation s’en occuperont.
Le poivre de Cayenne rose
On peut bien nous jeter du « vert » aux yeux, mais dans une économie basée sur la « croissance ( limitless) », ce mouvement vert ne sert que trop souvent à créer des Lazare et des clones de Lazare. Voilà une file d’aveugles qui vous montrent le chemin de la réussite…
Au bout de la chaîne, le produit final se confond parfois à la victime.
Ce qui me rappelle la période pendant laquelle, enfant, j’ai passé un hiver en Abitibi dans un camp de bûcherons. Mon père était cuisinier. Après chaque repas, il lançait les restes de table sur la neige à – 15 degrés. Il en sortait un fumet étrange et quelques vapeurs qui dansaient dans l’air pour nourrir le cochon.
Je me suis longtemps demandé où était passé le cochon. Je dois me promener avec quelques atomes résiduels de cochons de l’Abitibi depuis…
J’ai une grande méfiance envers les cuisiniers de la mondialisation.
Plusieurs études sur les éoliennes[65] montrent que le nombre d’oiseaux tués par les éoliennes est négligeable par rapport au nombre qui meurt en raison d’autres activités humaines. Par exemple, au Royaume-Uni, où il y a quelques centaines d’éoliennes, il y a environ chaque année un oiseau tué par une éolienne et 10 millions par les voitures.
Wiki, Énergie Éolienne
Tiens! On fait des rapports en s’intéressant aux oiseaux.
Pas d’humains en vue. Rien que des oiseaux…
Mais si les humains volaient, on continuerait de planter des éoliennes, consciencieux de compter les victimes.
Mais comme le dit la réplique d’un film : « Faut pas pleurer! ».
Non. Dans trois ans je roulerai à mobylette mue à l’oignon…

Politicien, déguisé par humilité, livrant ses subventions