Dossier Santé (1ere partie): La Suisse

Je continue ma série d’articles qui explorent différents systèmes de santé à travers le monde. J’ai sélectionné naturellement des systèmes qui fonctionnent mieux que le nôtre, notamment au niveau des listes d’attentes. En fait, dans tous les systèmes de santé que je vous présenterai, les listes d’attentes sont virtuellement inexistantes. Voyez-vous, qu’un système de santé ait des temps d’attentes de traitement médians de 17.3 semaines est extrêmement anormal, particulièrement considérant que nous avons le cinquième système de santé le plus dispendieux au monde. Le problème n’est pas tant ce que nous dépensons, mais le fait que nous en ayons très peu pour notre argent. Sans plus tarder, je vous présente la Suisse.

Pourquoi la Suisse?

Malgré qu’il est classé 20e par l’OMS, le système suisse est beaucoup plus performant que bien d’autres pays pourtant plus hauts cotés. Il est un peu unique dans son approche. Contrairement à notre système, les temps d’attentes sont inexistants. En fait, lorsque Joanne Marcotte, réalisatrice du documentaire «L’illusion tranquille», est allée faire une présentation de notre système de santé à un groupe d’assureurs suisses au printemps dernier, ils furent horrifiés par les temps d’attentes de notre système. Vous pouvez écouter son récit de sa présentation dans cette entrevue à la radio.


La Suisse en chiffres.

Canada Suisse
Population (2007) en millions 32 876 7 484
Âge médian 39 41
PIB par habitant ($ PPA int.) 35 310 43 870
Dépenses de santé % du PIB (2006) 10,0 10,8
Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.) 3 673 4 179
Espérance de vie à la naissance (2007) 81 82
Nbre de Médecins par 10 000 habitants 19 40
Nbre d’infirmières et sages-femmes par 10 000 habitants 101 110
Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants 34 55

(Source: OMS)

On dit que les suisses paient cher pour leur système de santé, mais en réalité, ce n’est guère plus que ce que nous payons ici au Canada. La différence est que les suisses exigent l’excellence et ils l’obtiennent. Comme vous avez pu le constater en écoutant l’entrevue ci-haut, les suisses n’attendent pas. Lorsqu’ils ont besoin de voir un spécialiste, ils peuvent en voir un en l’espace de quelques jours et ils n’ont aucune attente pour être admis à l’hôpital. Leurs hôpitaux sont plus modernes, mieux équipées et ils ont plus de médecins, d’infirmières et de lits. Le système suisse est aussi orienté pour offrir le maximum de choix au patient. Le gouvernement fédéral suisse et les gouvernements de cantons jouent un rôle de régulateur et subventionnent les moins bien nantis pour assurer l’universalité d’accès. Dans le cas des cantons, ils gèrent un réseau d’hôpitaux publics. Le gouvernement suisse ne détient le monopole ni du financement du réseau de santé ou de sa gestion, ni de la prestation des soins.

Financement

Contrairement au système à payeur unique canadien, le système suisse fonctionne à 100% avec des assureurs privés, mais qui sont sévèrement encadrés dans un marché contrôlé. On ne parle pas ici d’un système libertarien, même si c’est un système basé sur un marché relativement libre comparativement aux autres. Il existe en fait deux volets d’assurance. Un volet de base obligatoire qui comporte des primes uniformisées, négociées à chaque année entre le gouvernement suisse et les assureurs. Les suisses sont donc tous couverts par une assurance. Dans ce volet, il était interdit aux assureurs de faire un profit, mais cette restriction a été éliminée en 2002. Tout de même, les différents assureurs se font surtout concurrence sur les prix variant selon le montant des franchises annuelles et co-paiements afin d’attirer la clientèle. Les primes du volet de base sont partiellement remboursables par le gouvernement au prorata des revenus pour ceux dont le coût des primes d’assurances dépasse 10% de leur revenu imposable. Ceci compte pour 30% de la population. Le terme assurance de base est toutefois trompeur car la couverture est quand même très extensive, elle couvre des soins qui ne sont même pas couverts au Québec par la RAMQ, comme les soins dentaires par exemple. Afin de diminuer leur coûts d’assurance, les suisses préfèrent avoir un haut déductible, quitte à payer certains soins de leur poche. Il existe aussi un volet étendu qui offrent des services non-couverts par l’assurance de base. Par exemple, alors que l’assurance de base n’offre l’hospitalisation que dans des chambres à 4 ou 6 lits, les assurances complémentaires offrent des chambres semi-privées ou privées. 40% des suisses souscrivent à une assurance supplémentaire. Les assurances suisses ne sont pas liées à l’employeur. Dégagés de ce coût d’embauche non-négligeable, les employeurs suisses paient généralement mieux qu’à des endroits où le coût des assurances maladie sont défrayés par l’employeur.

La prestation des soins.

En Suisse, les soins sont prodigués dans l’un des nombreux hôpitaux publics, opérés et financés par les Cantons, ou dans des hôpitaux privés. Le remboursement des frais hospitaliers est négocié entre les compagnies d’assurances, les Cantons et les hôpitaux privés. La plupart des soins primaires sont prodigués par des médecins en pratique indépendante. Les médecins offrant un service ambulatoires produisent une facture détaillée au patient qui est ensuite remboursée en tout ou en partie par l’assureur selon les termes de la police. L’avantage de ce système est que le patient est sensibilisé à tous les coûts des soins et peut utiliser cette information pour guider ses choix de vie. Ainsi, en consultant les statistiques de l’OMS, on constate que l’obésité est quasi-inexistante et le taux de tabagisme est aussi relativement bas. Les suisses ont en principe un choix quasi-illimité de médecins, mais règle générale, ils en choisissent un régulier. Trouver un médecin de famille n’est pas un problème. Il n’y a pas de pénurie de personnel infirmier non-plus et d’ailleurs, beaucoup d’infirmières québécoises choisissent d’émigrer en Suisse, où elles trouvent des meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Les hôpitaux sont modernes et bien équipés. La Suisse possède plus du double des CT Scan et MRI du Canada entier en rapport avec sa population. Quand un médecin veut poser un diagnostic, il a tous les outils pour le faire. De quoi faire rêver les médecins québécois.

Conclusion.

En donnant une liberté de choix aux patients et en assurant une compétition saine entre les compagnies d’assurances, la Suisse a réussi à se donner un système de santé d’une efficacité pratiquement sans pareil au monde. Il y a certainement des leçons que nous pouvons tirer de leur expérience. Le plus grand désavantage est que les suisse doivent défrayer un plus grand pourcentage des coûts de leurs soins de santé, mais en ciblant directement les moins nantis dans le subventionnement des soins, le gouvernement fédéral et les gouvernements de Cantons arrivent à maintenir l’universalité d’accès au soins aux plus pauvres de ses citoyens. La semaine prochaine, je revisiterai Singapour.

Sources:

The Swiss Healthcare System (2002)

The Grass Is Not Always Greener: A Look at National Health Care Systems Around the World.

In Switzerland, A Health Care Model For America? : NPR

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

45 Commentaires

Classé dans Actualité, Philippe David, santé

45 réponses à “Dossier Santé (1ere partie): La Suisse

  1. Patrick Leblanc

    « On dit que les suisses paient cher pour leur système de santé, mais en réalité, ce n’est guère plus que ce que nous payons ici au Canada. »

    14 % c’est quand même beaucoup plus. Il faut considéré que les coups notre système ce chiffre a plus de 21 milliards de dollars. C’est près de 3 milliards de plus par ans…

    Donc pas beaucoup plus que nous… Je ne calcule pas comme vous…

  2. Mon commentaire n’a absolument aucun rapport avec le contenu de l’article, mais je ne pouvais me retenir de dire que je trouve cette photo absolument superbe! Ça me donne le gout de partir pour la Suisse! Quelle scène idyllique!

  3. @ Patrick Leblanc

    En termes de dollard par habitants ajusté au pouvoir d’achat, c’est une différence de $500. En termes de pourcentage du PIB, c’est moins de 1%. C’est pas énorme. Nous ne pouvons pas faire ce genre de comparaison en termes absolus. Les contextes sont différents d’un pays à l’autre.

    @ François M.

    En effet, c’est un pays que j’ai toujours voulu visiter.

  4. sylvainguillemette

    «….Contrairement à notre système, les temps d’attentes sont inexistants. En fait, lorsque Joanne Marcotte, réalisatrice du documentaire «L’illusion tranquille»…»

    À Cuba aussi, on y est surpris de l’inexistence de l’attente, versus pourtant, un système de santé qui doit soigner, et le peuple Cubain, et le peuple touriste, et le peuple du Venezuela, où Cuba a envoyé des dizaines de milliers de professionnels de la santé.

    Votre argumentaire n’en est pas un. C’est une observation, faisant fi des faits que, le privé n’y est pour rien du tout. Un tas de facteurs viennent jouer dans la balance, entre autre, l’impossibilité de se syndiquer en Suisse, le fait que ce pays blanchisse l’argent sale des trafiquants de drogue et de plusieurs mafias du monde, et les nombreuses richesses que le pays a blanchi pour Adolf Hitler. Notons que la Suisse n’a jamais payé sa complicité avec le troisième Reich.

    Quand Johanne Marcotte dit que le privé est la solution, elle omet le fait que, le privé coûte plus cher per capita que le public, le privé ne peut aucunement réduire les listes d’attente (ne mêlons pas gestion avec financement, ça n’a rien à voir!- et que le privé n’est pas plus productif ou efficace que le public, si les deux sont gérés de la même façon, et qu’ils possèdent les mêmes matériaux et professionnels. Généralement, je compare des pommes avec des pommes pour ma part et en ce qui concerne Cuba, elle fait nettement mieux que tous les pays capitalistes de son calibre, ne vous en déplaise à vous, les extrémistes individualistes et égoïstes.

    Tout le monde a le droit à la santé, surtout ceux qui font vivre les riches trop paresseux pour gagner eux-mêmes leur vie.

    «On dit que les suisses paient cher pour leur système de santé, mais en réalité, ce n’est guère plus que ce que nous payons ici au Canada. La différence est que les suisses exigent l’excellence et ils l’obtiennent. Comme vous avez pu le constater en écoutant l’entrevue ci-haut, les suisses n’attendent pas. Lorsqu’ils ont besoin de voir un spécialiste, ils peuvent en voir un en l’espace de quelques jours et ils n’ont aucune attente pour être admis à l’hôpital. Leurs hôpitaux sont plus modernes, mieux équipées et ils ont plus de médecins, d’infirmières et de lits.»

    Jusqu’ici, rien n’a à voir avec le privé, on constate plutôt que le matériel est au rendez-vous. Et que les professionnels y sont aussi. Et vous affirmez autre chose d’intéressant, les Suisses «exigent» un bon système de santé! Voilà toute une différence, déjà, entre les Québécoises et Québécois qui se complaisent à travers les mensonges de nos politiciens, valets de la bourgeoisie, plus préoccupés à faire plaisir aux entrepreneurs privés et leurs cliniques que d’exiger que nos ambitions soient égales à nos moyens! Par exemple, Québec-solidaire a proposé qu’on mette sur pied un Pharma-Québec, qui réduirait inévitablement et nous le voyons en Nouvelle-Zélande, le prix de nos médicaments, tout en cré.ant de bons emplois et un revenu assuré, puisqu’il y aurait également exportation de ces médicaments à bas prix. On ne jouerait pas la «game» des STATES et des bourgeois de cet Empire, on les vendrait à rabais! À nos amis, par solidarité! Nous ne sommes pas égoïstes, nous.

    «Le système suisse est aussi orienté pour offrir le maximum de choix au patient. Le gouvernement fédéral suisse et les gouvernements de cantons jouent un rôle de régulateur et subventionnent les moins bien nantis pour assurer l’universalité d’accès.»

    Voilà! Le voilà! Voilà ce que j’attendais! Encore une tentative de pousser le privé. Or, le privé n’améliore pas le système de santé, au contraire, il coûte plus cher, n’est pas plus productif, et ne diminue en rien les listes d’attente. Les mêmes médecins, travaillant au privé, si le privé n’existait pas, travailleraient au public! On a déshabillé Pierre, pour habiller Paul. Votre équation est donc absurde. Vous dites que le privé s’y conjugue bien, or, tout ce qu’il fait véritablement, c’est de permettre à des riches bourgeois, ceux que vous défendez surtout, de diversifier leurs investissements! Vous permettez donc, indéniablement, qu’un parasite non-méritant nécessairement, de profiter de la maladie d’autrui. C’est plus absurde encore, que de leur confier nos économies! Nationalisons les banques aussi!

    En rien, le privé ne vient permettre une liberté, qui ne serait pas au public. Celui qui veut se faire soigner, comme vous dites, n’a qu’à l’exiger de son système public. De toute façon, comme je viens de le dire, si ces médecins ne travaillent pas au privé, ils travailleront au public. Vous ne faites que déplacer les humains, ais au bout du compte, ils font le même travail, mais pour d’autres intérêts, plus égoïstes et individualistes. Les prolétaires, ceux qui vendent leur force de travail, eux, n’y gagnent rien du tout! On s’enrichit sur leurs maladies! Et ça leur coûte plus cher per capita! Johanne Marcotte et vous croyez que les Québécoises et Québécois sont tous des idiots, à qui on peut troquer un poney contre un cheval.

    Et encore, vous manifestez ici, l’obligation de l’État, que votre droite ne cesse de mépriser, de faire régulation. C’est plus absurde que n’importe quoi…, et ça nous coûte plus cher, tout en permettant à des parasites minoritaires, de profiter de nos maladies, sans pour autant avoir démontré qu’ils étaient d’abord, méritants! Ce sont des parasites ces bourgeois. Ils n’ont rien de plus méritant que les travailleurs qui se lèvent le matin pour créer la richesse, celle-là même qu’ils quémandent ensuite, pour se faire soigner, ironiquement. Vous faites mauvais vendeur, tant que je suis dans les parages.

    «Dans le cas des cantons, ils gèrent un réseau d’hôpitaux publics. Le gouvernement suisse ne détient le monopole ni du financement du réseau de santé ou de sa gestion, ni de la prestation des soins.»

    Voilà toutefois, qui est intéressant. Mais, cela dit, je n’espère aucun soutien financier de parasites, qui pour vivre, se fient sur le labeur d’autrui, cet autrui qu’ils exploitent via leurs moyens de production. Certes, madame Marcotte et vous rirez de mes «dires fleuves», mais vous ne serez point capable de les démentir, mes «dires fleuves». D’ailleurs, tout ce que Marcotte a su dire de mon texte sur le socialisme, c’était un commentaire haineux, tentant le sarcasme, maladroit et inévitablement, elle a démontré qu’elle ne pouvait aucunement argumenter, comme le tas de drètistes que vous êtes. Toujours à «affirmer», vous oubliez souvent l’argumentation.

    Par exemple, vous dites que là-bas, le «privé va bien». Or, on ne peut même pas comparer la situation à celle où, le privé n’existerait pas, et où le public serait seul à financer ces systèmes. La Suisse n’impose pratiquement pas, et interdit les syndicats… Tout un exemple! La Suisse n’a rien à voir avec le Québec, sincèrement. D’autres, comme vous, ont tenté la même approche, avec la France, mais là encore, on ne peut pas comparer le tout à une situation sans privé, et encore, cette situation serait de toute façon biaisée, puisque encore relative au système capitaliste, celui-là que nous avons «reseté» en 2008-2009. Votre système économique ne tient même pas debout tout seul, que vous voulez en plus, nous imposer les dogmes de ce même système.

    Car de faits, les services coûtent chers en regard des dogmes du système capitaliste! Rien d’autre! Il faut être compétitif, etc.., mais en réalité, les dogmes transpirent à travers votre mode économique. Par exemple, prenez Deltell, qui veut tout privatiser, tout exploiter, etc.., pourtant, on parle de surconsommation…?!?

    «Contrairement au système à payeur unique canadien, le système suisse fonctionne à 100% avec des assureurs privés, mais qui sont sévèrement encadrés dans un marché contrôlé. On ne parle pas ici d’un système libertarien, même si c’est un système basé sur un marché relativement libre comparativement aux autres.»

    Le mot libre, ici, est emprunté, voire, volé et accaparé. Les Cubains sont libres de ne plus se faire exploiter. Les Cubains sont libres de se faire soigner, sans que l’on tienne compte de leur portefeuille. Et les Cubains sont surtout libres de ne plus jamais des faire exploiter leurs maladies!

    Un système où le privé finance, omet tout débat sur le mérite de ces parasites qui financent. Nous savons, nous de gauche, que vous ne voulez surtout pas faire ce débat, car vous en sortiriez perdant. Mais de fait, il y a un débat qui ne se fait jamais, et cela, ne vous en déplaise, apporte un caractère totalitaire au sujet. Pourquoi? Comment? Parce que ceux qui financent, le font avec du capital, souvent amassé à la sueur du front et aux maux d’autrui. Un bourgeois, c’est quelqu’un qui possède les moyens de production et pour ce, il doit en avoir les moyens, et non seulement une «bonne idée». Sans capital, pas de moyen de production.

    Autrement dit, vous permettez un «mérite» d’exploiter la maladie d’autrui, à des gens qui n’ont en réalité rien accompli de plus que ceux qu’ils exploiteront via leurs maladies. Ces derniers créent la richesse, qui se concentre chez les bourgeois, qui eux, en redistribuent des miettes aux créateurs. Le salarié, le prolétaire, reçoit ainsi un salaire pour sa création de richesses, de sorte qu’il soit obligé de créer la richesse pour plusieurs années encore. Le bourgeois, lui, n’a qu’à récolter les fruits du labeur d’autrui. Et je ne tente pas de minimiser le rôle de gestionnaire de ce bourgeois, puisque j’affirme, d’autre part, que les prolétaires peuvent, si conditionnés pour ce, gérer eux-mêmes leurs moyens de production. Ils ne sont en rien dépendants des bourgeois. Si le bourgeois, demain, disparaît, ses capitaux seront repartagés, et les prolétaires auront toujours des demandes, auxquelles désormais, ils pourront répondre eux-mêmes, sans intermédiaire entre «leur offre» et «leur demande».

    Autrement dit, vous donnez un rôle plus important à la bourgeoisie qu’elle ne le mérite, mais c’est normal venant de vous, vous êtes les valets de ces parasites. Mais de fait, si demain les bourgeois disparaissent, la vie continue… Alors que si nous nous privons des prolétaires (sic!)…

    Ne nous imposez pas votre vision superflue du monde, les bourgeois sont dispensables, et le passage par leur financement n’est pas obligatoire. En rendant à néant leur mérite imaginaire, celui que vous leur octroyez, nous nous débarrassons du coup, du problème de financement! Parce que de fait, les problèmes de financement ne sont là, eux aussi, que dogmes, que caprices du système capitaliste! Si on se débarrasse du capitalisme, et qu’on vire vers le socialisme, tout cela ne sera que passé, voire «une histoire pour faire peur aux enfants».

    Votre observation, et celle de Marcotte, sont totalitaires.

    «Il existe en fait deux volets d’assurance. Un volet de base obligatoire qui comporte des primes uniformisées, négociées à chaque année entre le gouvernement suisse et les assureurs. Les suisses sont donc tous couverts par une assurance.»

    Et on parle de liberté! Quelle contradiction! Les Suisses sont obligés de passer via le privé, d’accords ou non. Eh bien! On repassera côté cohérence. Et ce sont les «Paul Desmarais» suisses qui s’en pètent les bretelles! Vive les bourgeois un coup parti? N’importe quoi.

    «Dans ce volet, il était interdit aux assureurs de faire un profit, mais cette restriction a été éliminée en 2002.»

    Du profit? Sur la maladie d’autrui? On dirait bien! Alors que notre système «socialiste» n’enrichit personne! –Sauf ceux qui fournissent les matériaux, etc.., mais encore! On pourrait remédier à la situation, en nationalisant toutes ces entreprises, ou en partant des coopératives pour entrer en compétition avec ces voleurs!-

    «Les primes du volet de base sont partiellement remboursables par le gouvernement au prorata des revenus pour ceux dont le coût des primes d’assurances dépasse 10% de leur revenu imposable. Ceci compte pour 30% de la population.»

    Ils n’en sont pas moins imposés de cette assurance. Et quelque part, même si la facture est refilée au gouvernement, si petit qu’il soit, cela revient au bout du compte, «aux prolétaires de payer». Et cela, plus cher per capita que si le tout avait été nationalisé.

    Ce constat est pourtant logique. Le privé, lui, cherche le profit, alors que le public… Mais cela ne veut pas dire que je sois contre des changements de gestion. Mais voyez que, le privé n’a rien à voir avec la gestion.

    «Le terme assurance de base est toutefois trompeur car la couverture est quand même très extensive, elle couvre des soins qui ne sont même pas couverts au Québec par la RAMQ, comme les soins dentaires par exemple.»

    Eh bien! Le système universel cubain fournit aussi les soins dentaires, et même, les soins oculaires! Eh oui! Et ça coûte moins cher, per capita, que ce que ça coûte en Suisse! Alors…, trouvez autre chose.

    «Il existe aussi un volet étendu qui offrent des services non-couverts par l’assurance de base. Par exemple, alors que l’assurance de base n’offre l’hospitalisation que dans des chambres à 4 ou 6 lits, les assurances complémentaires offrent des chambres semi-privées ou privées.»

    Et voilà! Un traitement selon votre portefeuille! Ça n’arrivera jamais à Cuba! Dans un système universel, qui considère tout le monde égal. Aussi, par ce traitement relatif aux portefeuilles, on donne encore un «mérite» imaginaire à des gens parfaitement non-méritants qui pour gagner leur croûte, exploitent le labeur d’autrui, en l’occurrence, celui des prolétaires. Totalitarisme… Vous êtes totalitaires et aveuglés par votre idéologie, bourrée de dogmes à la con. Madame Marcotte peut bien «rire de mes textes fleuves», elle et vous, n’êtes toutefois pas capables de démentir mes dires.

    Vous n’êtes qu’une bande d’égoïstes, individualistes, trop aveuglés idéologiquement, comme ces sectaires qu’on tente de «réveiller», pour vous apercevoir de vos maladresses argumentaires.

    «40% des suisses souscrivent à une assurance supplémentaire. Les assurances suisses ne sont pas liées à l’employeur. Dégagés de ce coût d’embauche non-négligeable, les employeurs suisses paient généralement mieux qu’à des endroits où le coût des assurances maladie sont défrayés par l’employeur.»

    Mais s’enrichissent aussi d’avantage que les employeurs québécois sur le labeur de leurs prolétaires. Pas de syndicat, il est difficile de faire régner le respect mutuel, encore que l’exploitation elle-même est un affront à ce dit respect mutuel! Non merci!

    «Les médecins offrant un service ambulatoires produisent une facture détaillée au patient qui est ensuite remboursée en tout ou en partie par l’assureur selon les termes de la police.»

    Vous qui êtes pour le plus petit État du monde, je ne comprends pas tous ces «intermédiaires» inutiles entre le patient, ses maux et ses soins. C’est n’importe quoi. Et encore, notons que le privé, encore une fois, est le grand gagnant! Et pourtant, il lui serait difficile, au bourgeois de justifier son mérite, son «mérite plus grand que celui des prolétaires» je veux dire. Totalitarisme, encore et encore. Vous y pataugez, à croire que comme Obélix, vous y êtes tombé très jeune!

    «L’avantage de ce système est que le patient est sensibilisé à tous les coûts des soins et peut utiliser cette information pour guider ses choix de vie.»

    Ce serait bien le seul! Mais cela n’oblige pas de passer via le privé pour conditionner un patient aux coûts qu’il occasionne! Et encore! Pourquoi punir le patient pour sa maladie, qu’il n’a pas nécessairement commandé par EBAY! Pauvres égoïstes! Et dire que tous vos propos sont de fait relatifs aux dogmes que vous vous imposez, via le système économique parasitaire que vous défendez. Ça fait dur…

    Moi, je veux bien, croire que leur système fonctionne pareil. Mais je dis, il fonctionnerait tout aussi bien sans le parasitisme des bourgeois et de fait, les prolétaires suisses sont imposés de ce dogme à la con et de ces multiples totalitarismes, avec lesquels vous concédez à la bourgeoisie, toutes sortes de mérites, dont celui de profiter désormais de la maladie d’autrui! Ce n’est pas rien comme problème mental, c’est grave en fait. Ou bien, vous en tirez un intérêt, quelque part, si vous aspirez à vous partir une clinique privée…

    Vous êtes comme ces sectaires qui refusent de renier leurs gourous. Mais bon, ça va passer, votre système va encore faire faillite, dans quelques années…, et ce sera, à nouveau, un «nouveau départ». Jusqu’à ce qu’on vous tasse de là. Et c’est ce qu’il faut faire! Il faut faire la révolution et balayer tous ces dogmes à la con, et cette dictature bourgeoise, que vous défendez tels des chevaliers, honorés de le faire.

    Je le répète, ce n’est pas «notre liberté» que vous défendez ici, mais celle des bourgeois, de diversifier leur économie, en profitant désormais de nos maux, en plus de notre labeur et de nos besoins primaires! Et moi, je le dis haut et fort, non au parasitisme! Je n’ai pas besoin de parasites de plus, déjà qu’on exploite mon labeur!

    «Il n’y a pas de pénurie de personnel infirmier non-plus et d’ailleurs, beaucoup d’infirmières québécoises choisissent d’émigrer en Suisse, où elles trouvent des meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.»

    Et alors? Vous croyez que parce qu’il existe du privé, c’est ce qui multiplie les professionnels de la santé? Et que quelques infirmières, attirées par le gain y aillent, cela en ferait le système parfait? Le plus juste? Surtout pas. Et je viens de le démontrer amplement.

    Le privé ne crée pas des médecins, il les vole au public, point final. On déshabille Pierre, pour habiller Paul. C’est tout.

    «Les hôpitaux sont modernes et bien équipés. La Suisse possède plus du double des CT Scan et MRI du Canada entier en rapport avec sa population. Quand un médecin veut poser un diagnostic, il a tous les outils pour le faire. De quoi faire rêver les médecins québécois.»

    Ce qui serait également possible ici, si c’étaient nos priorités. Pas la peine de faire croire aux gens que le privé a de quoi avoir là-dedans. Tout ce qu’a le privé de plus, ce sont les capitaux, qu’ils ont volé via leurs exploitations multiples. Vous faites encore du totalitarisme et mon texte sur l’inutilité des bourgeois démontrait facilement que, ce n’était pas des bourgeois que nous avions besoin pour financer nos activités, mais du capital concentré chez les bourgeois, par un système parasitaire qui permet cette concentration de richesses chez des individus, possédant les moyens de production.

    «Ainsi, en consultant les statistiques de l’OMS, on constate que l’obésité est quasi-inexistante et le taux de tabagisme est aussi relativement bas. Les suisses ont en principe un choix quasi-illimité de médecins, mais règle générale, ils en choisissent un régulier.»

    Cela ne change pas du fait que, les bourgeois y profitent de la maladie d’autrui, et que tout ce système pourrait exister, sans le privé. La méthode de gestion n’a rien à voir avec le privé, avec le financement. Dire le contraire, c’est croire à ses totalitarismes. Faites comme bon vous semble.

    Et en passant, les Cubains non plus, n’ont pas de difficulté à trouver des médecins! Mais pour cela, ils ne sont pas obligés de se faire exploiter leurs maladies par de parfaits non-méritants! Encore du totalitarisme!

    «En donnant une liberté de choix aux patients et en assurant une compétition saine entre les compagnies d’assurances, la Suisse a réussi à se donner un système de santé d’une efficacité pratiquement sans pareil au monde.»

    Ce n’est pourtant pas à cause du privé, mais des capitaux. Vous faites encore du totalitarisme. Puisque ces mêmes capitaux, dans un système capitaliste, se concentrent chez la minorité parasitaire bourgeoise. C’est un fait indéniable. Alors ensuite, les gens comme vous (Marie Grégoire, Marcotte, Duhaime, Elgrably, vous-même…) viennent affirmer qu’il ne faut pas diaboliser les affairistes…, qui «investissent beaucoup dans nos services». Mais la réalité est tout autre! S’ils peuvent investir, c’est parce qu’ils possèdent les capitaux pour le faire! Eh bien!

    Tous vos constats, de la sorte, sont totalitaires. Assumez, au moins.

    «l y a certainement des leçons que nous pouvons tirer de leur expérience. Le plus grand désavantage est que les suisse doivent défrayer un plus grand pourcentage des coûts de leurs soins de santé, mais en ciblant directement les moins nantis dans le subventionnement des soins, le gouvernement fédéral et les gouvernements de Cantons arrivent à maintenir l’universalité d’accès au soins aux plus pauvres de ses citoyens. La semaine prochaine, je revisiterai Singapour.»

    Encore une fois, je suis dans l’obligation de rappeler que Cuba, avec ses faibles moyens, arrive à soigner tout son peuple. Et pour cela, elle n’a pas à suivre des dogmes à la con qui reconnaissent en la bourgeoisie, un quelconque mérite.

    Bref, pour conclure, c’est encore une propagande totalitaire, qui fait fi de biens des faits! Comme du fait que, pour entreprendre, il faut avoir du capital! Ou comme, tout cela coûte plus cher per capita, que si le tout était géré de la même façon, au public!

    Ennuyant… Et je crois que votre propagande ne passera pas au Québec, parce que les Québécois sont déjà plus combattifs que les Suisses en ce qui concerne leurs droits, que ce soit au travail, ou en matière de services. Nous avons un grand passé syndicaliste, et cela ne changera pas demain. Mais tant mieux! On aura au moins des gens pour démentir vos propagandes totalitaires.

  5. @Philippe

    « En termes de dollard par habitants ajusté au pouvoir d’achat, c’est une différence de $500. »

    …mais puisqu’en Suisse les soins dentaires sont couverts, peut-on alors affirmer que leur système de santé coûte moins cher?

  6. sylvainguillemette

    Madame Grégoire, de Berthier, disait la même chose essentiellement sur le plateau des Ex avec Simon Durivage. Qu’il ne fallait pas cracher notre venin sur les gens d’affaires, parce qu’ils investissaient beaucoup dans notre système de santé. Or, ce que madame Grégoire ne dit pas, ce faisant, c’est que le capital, dans ce système capitaliste, se concentre chez ces «gens d’affaires», et que c’est ainsi que ces gens d’affaire jouent, ou peuvent jouer un rôle quelconque au sein de notre société.

    Comme monsieur David, madame Marcotte et la clique des lucides, leurs propos sont constamment totalitaires et font ainsi fi des faits, des conditions, elles-mêmes déterminées par les conditionnements, etc.. C’est précisément, selon la définition de ce terme, du «TOTALITARISME».

  7. sylvainguillemette

    Et parlant d’exportation des médecins, je vous mets, là encore, au défi de trouver un seul pays qui peut en faire autant. Washington ne sait qu’envoyer des soldats et des bombes, quand les socialistes prennent le pouvoir surtout, ce, même démocratiquement! Allende…

    À Cuba, on a compris que tout commence avec la première ligne, il y a donc des cliniques à la grandeur du pays, et les gens y vont avant d’aller poiroter à l’hôpital général.

    En Nouvelle-Zélande, en créant une société d’État comme Q-s veut le faire au Québec (Pharma-Québec), ils ont réussi, en entrant en compétition avec le privé, à faire abaisser les coûts des médicaments de 70%! Ce n’est pas rien!

    Avant de songer à s’encombrer de parasites supplémentaires, qui ne méritent aucunement, ni les fruits de notre labeur, ni de profiter des maux de malades, il faut attaquer d’autres secteurs et trouver d’autres solutions. Parce que de fait, tout ce qui nous empêche de mettre d’avantage d’effort dans notre système universel, ce sont les dogmes de la dictature bourgeoise que l’on nomme le capitalisme.

    Sans ces dogmes, rien ne nous empêcherait de nous soigner! Il faut évidemment, pour régler la question des dogmes, renverser la dictature bourgeoise, renverser le capitalisme.

    Et en passant, je ne cesse depuis une heure, de fouiller les constats de l’OMS sur Cuba, et il n’y a aucune remarque désobligeante et mensongère comme les vôtres! Aucune! Au contraire! Que des félicitations! Je pense qu’il est temps de vous faire suivre par un psychologue pour la dépendance, dépendance à votre secte où les dogmes sont nombreux.

  8. sylvainguillemette

    monsieur David dit: «Cuba?

    Vous voulez dire ce pays qui réalise ses économies en santé sur le dos de leurs médecins en leur payant des salaires de misère et qui fournissent des diplômes universitaires qui débouchent aux mêmes salaires de misère? Tous égaux dans la misère! En avant camarades! Sot Sot Sot Solidarité!»

    Moi:

    Eh bien! Ce qu’en dit l’OMS, c’est que Cuba, vis-à-vis ses voisins du même calibre qui usent du capitalisme, a de nets meilleurs résultats qu’eux, en usant du socialisme!

    60 médecins pour 10 000 habitants! Au Canada? 16 médecins pour 10 000 habitants! le taux de mortalité infantile y est sensiblement le même que celui du Canada, et inférieur à celui des États-Unis d’Amérique. Cuba a envoyé 30 000 médecins au Venezuela, sans en manquer pour combler les demandes, et cubaines, et touristiques! La longévité des Cubains est sensiblement la même que celle des Canadiens! Pas si pire, pour des «méchants solidaires» tous égaux dans leur misère! C’est de loin mieux que les plusieurs millions d’états-uniens qui prient le bon dieu pour avoir des soins, dans l’indifférence la plus patente des égoïstes plus «puissants» qui ne forment qu’un ou deux pour cent de la population!

    Eh bien! C’est tout ce que vous aviez dans le ventre?

    En Colombie, on scande quoi vous croyez? Sau, sau, sau, sauvons-nous d’ici, loin de ce gouvernement fasciste! Et en République dominicaine? Su, su su, supplions Jennifer Lopez de nous construire une autre école, et un hôpital tant qu’à faire, parce que les plus puissants, eux, s’en fichent éperdument, de notre sort, ils sont égoïstes! Comme monsieur David!

    Ne critiquez pas ce que vous ne connaissez pas. Les médecins Cubains font leur travail avec honnêteté, et pour aider leurs prochains. Ils y sont conditionnés, contrairement aux égoïstes infirmières québécoises qui se poussent dans des paradis fiscaux pour faire plus que leurs semblables, au détriment de leur nation.

    Vous patinez, et j’adore ça. C’est parfait! parce que de fait, vous critiquez Cuba, que pourtant, l’OMS, elle, félicite pour ses résultats, compte tenu de ses moyens! Pauvre jaloux! Les socialistes font mieux que vos parasites et les Cubains aiment ça. Duhaime va être content au prochain Coup d’État, les putchistes vont pouvoir imposer leurs «libertés»!

    À Cuba, on n’attend pas les services d’un médecin, au contraire, comme le prouve les capacités cubaines de servir son peuple. Et je vous mets au défi, sincèrement, de me trouver un seul pays de son calibre, capable d’en faire autant! Un seul! Allez, cessez de chialer contre les messagers, et attaquez-vous donc à mon message!

    Vous êtes de fait incapable de nommer un seul pays qui fait mieux que Cuba, et qui soit du même calibre économique! Aucunement!

  9. sylvainguillemette

    «Certaines personnes ont un goût dépravé de l’égalité, qui interpelle les faibles à abaisser les puissants à leur propre niveau et réduit les hommes à préférer l’égalité dans l’esclavage à l’inégalité dans la liberté» — Alexis De Tocqueville.»

    Et certaines autres, n’aiment pas l’exploitation et la refusent, refusant en cela de reconnaître en elle, un quelconque mérite. La bourgeoisie n’est que méritante de posséder le capital, dans un système en dépendant, dans des circonstances bien précises. Par exemple, Pierre-Karl Péladeau n’a rien de «puissants» versus les prolétaires, sauf justement, et précisément, leur possession de capitaux! D’ailleurs, ce grand con a hérité de papa, le labeur que ses propres prolétaires avaient accompli, et dont il est le seul à recevoir les «mérites». Pourtant, sans travailleurs, pas de richesse créée… Les capitalistes sont totalitaires, en ce sens qu’ils font fi des conditionnements ayant apporté telle ou telle condition.

    Sylvain Guillemette, 26 août 2010 (C’est d’actualité!)

    «Nous avons un monopole public de la santé et c’est un des systèmes les plus dispendieux au monde et la seule raison pour laquelle il n’est pas plus dispendieux, c’est qu’il refuse carrément de prodiguer certains soins.»

    Celui des États-Unis d’Amérique est encore plus dispendieux et ne rend pas justice non plus. Et si nous nous privons de certains soins, comme vous dites, ce n’est, indéniablement, que pour remplir nos promesses vis-à-vis des dogmes à la con, issus eux, d’un système hautement totalitaire. Ce sont les caprices du système qui nous empêchent de prodiguer plus de soins encore, rien d’autre. Le capital, il faut aller le chercher où il se trouve, dans les poches des bourgeois. Car ceux-ci le possèdent, non par mérite, mais par des conditionnements bien précis, qui les amènent à leur condition X ou Y. Et en faisant fi de tout cela monsieur David, vous ne faites que confirmer que vous êtes totalitaire.

    À Cuba, on paie même l’éducation à l’université, comme quoi, les dogmes, ailleurs, ne les privent pas de prodiguer des services! N’importe quoi! Même votre constat de l’absence de certains soins est un totalitarisme! Pourquoi? Parce que ces décisions relèvent, encore là, des dogmes à la con imposés par le système en place! Par le capitalisme! C’est un système qui nous dit, «non, vous n’avez pas les moyens», et non les faits! Car de fait, rien ne nous empêche de nous soigner, sauf le capital manquant, qui bien évidemment, se trouve dans les poches de la minorité parasitaire bourgeoise, laquelle vous défendez bec et ongles.

    «L’argument que le privé coût plus cher per capita n’est pas supporté par les faits. J’ai d’ailleurs d’autres systèmes de santé à présenter qui incorporent un mélange public/privé et qui coûtent moins cher per capita que le monopole canadien/québécois.»

    Cela ne pourra être que relatif aux circonstances précises de vos exemples. Et quoique vous en disiez, le public coûtera toujours moins cher, car il ne recherche pas le profit. Mais par exemple, si vos amis bourgeois ont de meilleurs prix, cela ne sera pas à mettre de côté dans les explications que nous aurons ensuite. Imaginez! Le privé doit faire de la publicité, car marketing oblige, et le trou de cul en haut voudra sa cote sur les maladies d’autrui, ce qui n’existera jamais au sein d’un système universel, totalement universel –Et j’entends là, par totalement, la fourniture des matériaux, par des moyens de production nous appartenant.-.

    Alors l’argument, il tient bon, je ne suis pas inquiet! Puisque de toute façon, le système Québec/Canada est lui-même, comme vous le savez, soumis au diktat du capital, du système capitaliste et de ses dogmes à la con. Et pour un système qui fait faillite aux 30-40 ans, j’ai mieux à faire que de suivre sectairement ses conseils!

    «La soif d’égalité de M. Guillemette et son dédain des profits est ce qui fait qu’ici nous devons endurer le martyr pendant 36 semaines en moyenne pour une chirurgie orthopédique. Notre système fait que nous sommes tous égaux dans la misère.»

    Parce que nos gouvernements ne nous ont pas octroyés les moyens de nos ambitions, point final! Et Cuba peut m’en témoigner! Car elle, elle les fait, ces sacrifices collectifs, pour éviter de telles inepties que l’on peut voir au Québec. Tout dépend des priorités! Celles de Cuba sont la santé et l’éducation et une véritable démocratie participative! Alors que celles du Québec, ou du Canada, sont indéniablement de suivre l’idéologie capitaliste, et ses dogmes, même si ce système ne partage pas les richesses, qu’il les concentre au sein d’une minorité de parasites détenant les moyens de production, et surtout, qui fait faillite aux 30-40 ans, pour revivre de ses cendres à nos frais à chaque fois.

    Monsieur David est tout simplement trop égoïste pour désirer que toutes et tous soient soignées également, sans distinction de l’épaisseur de leur portefeuille! Et aussi, il aime bien les bourgeois, qu’il envie peut-être, et désirerait peut-être, lui aussi, profiter de la maladie d’autrui, par le simple «mérite» de posséder les capitaux, au bon moment, au bon endroit, c’est-à-dire, dans le système capitaliste qui permet ces exploitations! Le «show» a assez duré, passons à autre chose!

    Le capitalisme ne partage pas les richesses, mais les concentre entre les mains d’une poignée de gens, une minorité, qui pour s’auto clamer méritant, vit en fait du labeur d’autrui! Non au parasitisme! Il n’y a aucune raison de s’encombrer d’avantage de ces parasites, pour en fait que ceux-ci, finalement, s’enrichissent sur nos misères! Aucune raison!

    J’ai clairement démontré que les travailleurs pouvaient gérer eux-mêmes leurs moyens de production, et les coopératives en ce sens, appuient mes dires. D’ailleurs, les bourgeois ne naissent pas gestionnaires! Ils y sont conditionnés! Comme un travailleur pourrait l’être, si le système le permettait.

    Alors d’autre part, je ne vois aucune raison pour que nous, les prolétaires, acceptions le parasitisme inutile des bourgeois, cette fois, quant à notre santé, et nos maux!

    Les bourgeois sont dispensables, pas les prolétaires!

    «Voilà pour la vertu de M. Guillemette»
    Il y a 10 000 000 de millionnaire sur Terre, et cela représente 0.15% de la population mondiale! Voilà qui peut entreprendre dans le domaine de la santé! Voilà qui peut profiter de nos maux! Une minorité, toujours, d’êtres humains! Voilà pour la vertu à la «lucide»!

  10. sylvainguillemette

    «…mais puisqu’en Suisse les soins dentaires sont couverts, peut-on alors affirmer que leur système de santé coûte moins cher?»

    Alors celui des Cubains ne doit pas coûter trop cher, puisque même les soins oculaires sont octroyés à l’effort collectif du pays.

  11. sylvainguillemette

    Monsieur David :

    «Oh oui, c’est tellement bien à Cuba que les cubains sont prêts à traverser le détroit de la Floride sur une coquille de noix pour y échapper. Vous voulez savoir la qualité d’un sytème, observez dans quelle direction ils vont quand ils votent avec leurs pieds…»

    Moi : Eh bien! Le type ne sait plus sur quel pied danser!
    «C’est absolument faux puisque que dans les années 1950, Cuba occupait le second rang des pays américains en termes d’émission migratoire vers les Etats-Unis, juste derrière le Mexique. Cuba envoyait plus d’émigrants vers les Etats-Unis que l’ensemble de l’Amérique centrale et l’Amérique du sud réunies, alors qu’aujourd’hui Cuba n’occupe que le 10ème rang, malgré la loi d’ajustement cubaine et les sanctions économiques.»
    Un peu plus loin…
    «Les chiffres démontrent le contraire. Actuellement, je le répète, Cuba n’occupe que le 10ème rang du continent américain en termes d’émission migratoire vers les Etats-Unis. Donc, l’obsession dont vous parlez est plus forte dans au moins neuf pays du continent.»

    http://www.legrandsoir.info/Conversations-avec-la-bloggeuse-cubaine-Yoani-Sanchez.html

  12. sylvainguillemette

    Et ironiquement, ces 9 pays qui trônent au-dessus de Cuba en terme de migration sont capitalistes! Cré monsieur David!

    Quand vous n’avez pas de source pour appuyer vos mensonges, au pire, inventez-en! vous êtes habitué, non? Nous, si!

  13. sylvainguillemette

    À demain monsieur David, je reviendrai faire le ménage…

    Sylvain Guillemette, encore assez fier pour ne pas mentir effrontément au lectorat de CentPapiers, ni à celui des 7 du Québec.

  14. Sayan

    @sylvainguillemette

    …Très poliment, je vous invite a écrire vos états d’âme dans un recueil, plutôt que dans la section des commentaires. « Un commentaire » se veut court, et consis.

    Tout le monde a le droit a son opinion, mais de grâce un peu de retenue pour ceux qui ont « eux aussi » quelque chose a dire. D’ailleurs vous étirez tellement la sauce, que j’ai dû décrocher après le 3e paragraphe ! Je ne suis surement pas le seul…

    Ceci dit, vous me faites bien rire avec vos grand sermon sur la propagande totalitaire ( ?! ) On se calme le pompom… M.David ne fait qu’exposer son analyse personnelle sur le systeme de santé de la Suisse. A vous lire, nous somme a la veille d’un Putsch politique fachiste.

    En terminant, sur quoi fondez-vous vos arguments sur le côut plus élevé du système privé ?! Quand je veux voir un professionnel de la santé – au public – c’est 3 mois d’attente et on se dépêche de me sortir du bureau après dix minutes… Au privé, c’est jamais plus d’une semaine, ça dure le temps qu’il faut, ( minimum une demi-heure ) et ça me côute en moyenne ( tout service confondu ) environ $ 200 / heure.

    Vous n’avez visiblement jamais pris la peine de calculer combien côute CHAQUE visite au public. Avec des côuts direct et indirects de plus de 30 milliards et un peu moins de 5 millions de contribuables on tourne autour du $ 6000/an. Compte tenu qu’au public ( avec des délais de 3 mois ) dans mon cas on parle de 4-5 visites par année. Plus 5-6 visites a l’urgence. Juste pour jouer le jeu; je double ! Disons 25 visites par an. Ma contribution me revient donc a $ 25 la minute !!

    …Si je prends un rendez-vous derrière l’autre et que je joue de malchance a tout les mois pour l’urgence !!!

    Tandis qu’au privé; 13 fois plus rapide pour les rendez-vous et ça me côute 7 fois moins cher !

    Le seul problème du privé c’est que ça nécessite une reglementation et une surveillance très sctricte pour empêcher tout abus. Quitte a payer 3 fois plus cher que le privé, ça en vaut encore la peine.

  15. sopadeajo

    Dans les données Canada/Suisse
    La population n´est pas en millions mais en milliers.

    PIB par habitant ($ PPA int.) 35 310 Canada 43 870 Suisse
    Dépenses de santé % du PIB (2006) 10,0 Canada 10,8 Suisse
    Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.) 3 673 Canada 4 179 Suisse

    L´une des 2 dernières données est fausse.
    10% de 35310=3531; 3673=10,4 %
    10,8 % de de 43870=4738; 4179=9,5 %

  16. @ Sylvain Guillemette

    Vous ne faites pas l’objet d’une censure. Vous pouvez en tout temps publier sur notre journal citoyen CentPapiers – que vous connaissez bien – et nous serons heureux d’accueillir un article de vous sur le système de santé cubain.

    Cela puis, je vous demander de laisser l’auteur nous parler de celui de la Suisse et ne pas le harceler en vous écartant du sujet traité et en en utilisant un ton et un vocabulaire à la limite de l’acceptable.

    Pierre JC Allard

  17. sopadeajo

    Ce qui est étonnant c´est le chiffre des médecins, 100 % de plus en Suisse et le nombre de lits d´hôpital: 60% de plus en Suisse. Il faudrait comparer avec la France, l´Allemagne ou l´Espagne pour savoir s´il n´y a pas une anomalie en médecins et en lits d´hopital au Canada et/ou au Québec, (s´il y a des données du Québec). S´il y a vraiment une anomalie par rapport à d´autres pays de similaire PIB/habitant, cette anomalie pourrait être l´explication des temps d´attente; qui existent aussi en Espagne dans un système de ségurité sociale étatisé mais complètement gratuit (on ne paye pas les médecins qu´on ne peut en revanche pas choisir (ou presque pas choisir) et les médicaments ne sont payés dans les pharmacies que 20 % de leur prix ).

  18. sylvainguillemette

    Mais monsieur Allard, c’est lui qui a attaqué Cuba, je la défends, simplement.

  19. sylvainguillemette

    @ Sayan,

    Monsieur David a ridiculisé le système de Cuba. Il a fait de la fausse propagande, ne prenez que le cas de l’émigration. La discussion entre Lamrani et Sanchez est une perle, en ce qui concerne les propos contraires de monsieur David.

    Mentir pour défendre ses idées, non pour moi.

    Mais bon, je retourne sur CP. Au revoir.

  20. sylvainguillemette

    Sayan, vous viendrez défendre le privé sur mon prochain texte sur la santé. Je vais vous réduire en bouillie indigeste et limiter votre apparence à ce que vous êtes vraiment, un égoïste et un valet de la bourgeoisie. Et je le ferai très poliment, «à la limite de l’acceptable».

  21. sopadeajo

    Données de l´OMS pour l´espagne en 2007 pour un PIB/habitant de 31000 $
    37,6 medecins/ 100000 habitants
    74,4 infirmières/ 100000 habitants
    33,7 lits d´hopitaux/ 100000 habitants
    Et pourtant je n´ai que 2671 $ PPA int/ habitant dépensés par l´Etat (j´aimerai bien qu´on m´explique ce qu´est :PPA int ).
    Le chiffre de 2671 $/habitant me semble trop faible et probablement inexact.

  22. sopadeajo

    Dépenses santé en pourcentage du PIB d´après l´OMS :
    Espagne 8,5 %
    USA 15,7 %
    France 11 %
    Allemagne 10,4 %
    Royaume Uni 8,4 %

    Comment expliquer les 15,7 % des étatsunis, alors qu´il ne couvre mème pas les soins des classes populaires les plus appauvries ??

  23. sylvainguillemette

    «En terminant, sur quoi fondez-vous vos arguments sur le côut plus élevé du système privé ?!»

    L’étude de l’IRIS, entre autre, et les faits.

    «Quand je veux voir un professionnel de la santé – au public – c’est 3 mois d’attente et on se dépêche de me sortir du bureau après dix minutes… Au privé, c’est jamais plus d’une semaine, ça dure le temps qu’il faut, ( minimum une demi-heure ) et ça me côute en moyenne ( tout service confondu ) environ $ 200 / heure.»

    Je ne vois pas le rapport avec mes dires. Cela dit, je n’ai jamais dit que la gestion des soins des hôpitaux Québécois était la meilleure. Je crois qu’il faut décentraliser, et toutes les cliniques privées, si elles étaient publiques, ce serait du pareil au même. Vous passeriez plus vite si, au lieu de tous aller à l’hôpital général, nous pourrions aller dans diverses cliniques réparties sur le territoire. Mais encore, le secteur public manque gravement de personnel soignant, qui ironiquement, se trouve dans les cliniques privées, les agences de placement privées, etc.. Et constitutionnellement, celles-ci sont illégales. Ces gens devraient donc, en principe selon la constitution canadienne, oeuvrer dans le milieu public.

    Et comme je dis, à Cuba, il n’y pas d’attente non plus, et ce n’est pas privé pourtant. Alors votre argumentaire, qui de toute façon n’en est pas un, vous pouvez vous le mettre où je pense.

    Vous ne faites qu’observer une moindre attente dans le milieu privé, or, le financement n’a rien à voir avec la gestion, c’est donc dire que la méthode de gestion pourrait s’appliquer, sans que pour cela, on se fasse exploiter par un parasite non-méritant qu’est le bourgeois, le seul, dans nos sociétés, apte à se partir une clinique privé ou une agence de placement privée. Pour entreprendre, vous omettez qu’il faille d’abord du capital, bien avant les idées.

    «Vous n’avez visiblement jamais pris la peine de calculer combien côute CHAQUE visite au public.»

    Vous entrerez dans le «gaspillage» de nos ressources, mais ce n’est pas ce que je compare. Car je plaints aussi ce gaspillage. Mais privé contre public, sans gaspillage de ressources, avec des gens qui «savent» combien ça coute, le public coûte moins cher per capita que le privé. Et le privé, surtout, à mes yeux, vient permettre l’exploitation de nos maux, par un parfait non-méritant.

    «Avec des côuts direct et indirects de plus de 30 milliards et un peu moins de 5 millions de contribuables on tourne autour du $ 6000/an.»

    Le privé, c’est autour de 8000 à 9000, à cause des assurances privées. Le bourgeois propriétaire de la clinique de plus, voudra sa cote. Son profit, et le marketing laissera aussi sa trace, non seulement au niveau des coûts, mais très probablement au niveau de l’empreinte écologique aussi! Et des efforts, des efforts qui auraient pu être mis ailleurs, t’sé. Quand on parle de gaspillage de ressources….

    «Compte tenu qu’au public ( avec des délais de 3 mois ) dans mon cas on parle de 4-5 visites par année. Plus 5-6 visites a l’urgence. Juste pour jouer le jeu; je double ! Disons 25 visites par an. Ma contribution me revient donc a $ 25 la minute !!»

    N’importe quoi. En généralisant, vous ne nous donnez pas les vrais chiffres. Des études comme celle de l’IRIS sont plus précises que vos affirmations. Et quand vous aurez le ticket modérateur, vous pourrez le calculer, votre 25$ de la visite. S’il il y a lieu. Car il sera inconstitutionnel, lui aussi.

    Moi, quand j’ai eu à passer pour une radio nucléaire, pas de farce, je n’ai eu que e temps de m’asseoir. On m’a appelé une seconde après. Si comme vous, je généralisais…

    «Tandis qu’au privé; 13 fois plus rapide pour les rendez-vous et ça me côute 7 fois moins cher !»

    Prétendre que le privé coûte moins cher, c’est aller à contre-sens des études multiples en ce sens. Ensuite, ce sont des humains qui travaillent dans ces établissements, comme dans ceux du réseau public. Alors je ne vois pas en quoi vous vous permettez de comparer les vitesses des deux, car de fait, ce qui se passe dans une clinique privée, pourrait se passer dans une clinique publique. D’ailleurs, à Cuba, les cliniques nationales sont semblables à celles privées ici! Et c’est ce que je vois comme solution aussi, un tas de cliniques réparties, plutôt que des hôpitaux généraux, où les gens s’entassent, avec des maladies de pacotille, aux côtés des cancéreux.

    Et encore une fois, cela ne vaut pas la peine de s’encombrer de parasites qui n’ont d’autre mérite que celui de posséder le capital, dans un système qui concentre le capital dans leurs poches, et dans un système qui dépend du capital. Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises ci-haut, le bourgeois n’a rien de méritant, plus que tout autre prolétaire du système qui ose des lever le matin pour créer la richesse, celle dont le bourgeois se gargarisera et celle, ironiquement, que le prolétaire quémandera pour aller se faire soigner!

    La méthode de gestion des cliniques n’a donc rien à voir avec le fait qu’elles soient privées ou publiques. Mais rien du tout! Et si vous osez dire que, puisque le capital s’y retrouve, elles sont mieux équipées, je vous remettrai donc dans le débat des mérites et de la concentration des capitaux via le système capitaliste, dans les mains d’une minorité bourgeoise, et vous ne pourrez rien dire et devrez, comme tout le monde ici, accepter les faits. Le système capitaliste, avec la propriété privée des moyens de production, permet l’enrichissement d’une minorité, cela, sur le labeur d’autrui. Ainsi, forcément, seule une minorité d’affairistes peut évidemment investir ses capitaux, puisque les autres n’en ont pas.

    Et c’est pourquoi, non seulement je suis contre le privé en santé, qui coûte plus cher per capita dans les faits et selon plusieurs études, mêmes celles de l’OMS, qui ne change rien aux files d’attente dans les faits, et qui n’améliore pas la qualité des soins, mais je suis aussi contre ce système capitaliste pourri, qui enrichit une minorité, en lui octroyant le divin droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production privés. Force est de croire que, celui qui possède l’entreprise, s’enrichira beaucoup plus vite que celui qui n’en possède point.

    Bref, la totalité de vos propos semblent ainsi démontrer un totalitarisme! Parce que si les moyens de production étaient nationalisés, nous n’aurions pas le choix d’avoir des cliniques privées. Et je ne reconnaîtrai jamais le mérite imaginaire que vous octroyez aux bourgeois, parce que comme disait Sartres, «Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ceux qui les oppriment.».

    Et de toute façon, aux STATES, ils l’ont votre système adoré, mixte en plus! Et ça ne va pas mieux! Au contraire! C’est le système le plus coûteux du monde, l’un des moins accessibles, puisqu’un sixième de la population n’y a pas accès, Par tranche de 100 000 habitants, il y meure beaucoup plus de gens en proportion, qu’au Canada!

    Et comme je disais plus haut encore, Cuba s’en tire à merveille, sans s’encombrer de parasites non-utiles, dispensables, non-méritants que sont les bourgeois! Alors je ne vois pas pourquoi, moi, je déciderais d’enrichir ces parasites de merde! Au contraire! Je leur souhaite un cancer généralisé, comme celui qui va tuer ma sœur.

  24. sylvainguillemette

    Imaginez ici, ce que certains viennent dire, sans scrupule! Que lorsqu’il y a existence d’un homme d’affaire pour profiter de la maladie d’autrui, nécessairement, ça va mieux dans tous les horizons! N’importe quoi! Autant réaffirmer la platitude de la Lune!

    Je le répète, la gestion n’a rien à voir avec le financement, et le fait que certains possèdent plus que d’autres, dans ce système capitaliste, a justement et précisément tout à voir avec ce système permettant le parasitisme non seulement de notre labeur, mais de nos maux prochainement!

    L’argumentaire de mes adversaires idéologiques est si pauvre que j’ai véritablement l’impression de discuter avec des membres de l’Ordre du Temple Solaire!

  25. sylvainguillemette

    Quand le Québec s’est donné l’ambition de soigner tout son peuple, il devait, via les gouvernements multiples qui sont passés par là, se donner également les moyens de ses ambitions!

    J’appelle ça, moi, du sabordage! Et alors que nous manquons de personnel soignant, celui-ci va au privé, pour de meilleurs horaires -quand ils y seront tous, les horaires redeviendront «à chier»-, monsieur Harper, lui, fait de belles publicités pour enrôler de la chair à canon, prête à donner sa vie pour maintenir la dictature Karzaï en Afghanistan.

    Je le répète donc, ce n’est pas dans l’intérêt du Parti bourgeois Libéral de palier à nos manques en santé. On aurait pourtant pu faire des accommodements pour inviter la population à joindre les soignants, mais on préfère ici, dans d’autres priorités dogmatiques, financer GM qui a fermé ses portes à Boisbriand, ou Bombardier, dont tous les prolétaires Québécoises et Québécois ne verront, eux, jamais les retombées!

    À chacun ses priorité et ses dogmes! À Cuba, la priorité, c’est la santé! L’éducation suit de près! Et aucun dogme ne les arrêtera, parce qu’ils ne «croient» pas, contrairement aux capitalistes sectaires, en quelconque mérite octroyé pour des conditions, elles, relatives à des conditionnements!

  26. Kevin

    Sylvain Guillemette a raison, Cuba est un magnifique système, le privé c’est de la marde, il faut une gestion publique de tout ce qui bouge.

    If it move tax it, if it still move regulate it, if it move again tax it more… and if it stop moving ; subsidize it.

  27. Soit dit en passant chère équipe de CentPapiers, monsieur Allard, félicitations pour ce blogue! Aucune censure! Des débats, des vrais, comme je les aime! Des débats qui vont au fond des choses, des sujets, des arguments!

    Ne fermez surtout pas ce blogue!

    Sylvain Guillemette

    En tant que membre de cette équipe. je suis tellement content que vous appréciez la liberté d’expression qu’on vous accorde M. Guillemette. Les cubains n’ont certainement pas cette chance. Ceux qui tentent de s’exprimer librement à Cuba ont la fâcheuse tendance à se retrouver en prison. Vous faites l’éloge de ce régime et vous avez l’effronterie de me qualifier de totalitaire.

    Et comme par hasard, ces 9 autres pays qui trônent au-dessus de Cuba en terme de migration vers Cuba, sont ironiquement capitalistes!

    Oui et ironiquement, personne ne les empêche de partir s’ils en ont envie, contrairement aux cubains qui ne peuvent pas quitter le pays autrement qu’en décrochant un emploi d’agent de bord sur un avion et faire une demande d’asile lorsqu’ils débarquent à l’étranger, ou braver les eaux du détroit de la Floride et surtout ne laisser aucun membre de leur famille derrière. Il est un peu normal que peu d’entre eux tentent leur chance. Prendriez-vous le lectorat de ce blogue pour des idiots par hasard?

    Eh bien! Ce qu’en dit l’OMS, c’est que Cuba, vis-à-vis ses voisins du même calibre qui usent du capitalisme, a de nets meilleurs résultats qu’eux, en usant du socialisme!

    Les statistiques de l’OMS ne disent pas toute l’histoire, sinon comment expliquez-vous que Cuba soit classé 39e par cette même organisation alors que notre excécrable système est classé 30e. Vous avez d’autres références? Et en passant, il est facile d’avoir 59 médecins par 10 000 habitants quand on les paie moins de $30 par mois. Le problème est que lorsqu’on fait semblant de payer les gens, il arrive plutôt fréquemment qu’ils fassent semblant de travailler.

    Un p’tit prolétaire écoeuré de se faire exploiter!

    Je doute que vous soyez exploité M. Guillemette. Pour avoir eu le temps de poster 26 commentaires seulement sur ce blogue un jour de semaine, vous devez soit être sur le chômage ou être fonctionnaire. Personne avec une vraie job n’a autant de temps à perdre à promouvoir une idéologie de soi-disant défense des prolétaires développée par deux bourgeois.

    Je n’ai pas besoin de vous censurer M. Guillemette, j’ai juste à vous laisser parler pour que vous miniez votre propre crédibilité. La longueur et la fréquence de vos commentaires joue aussi contre vous. Je doute que bien des gens vous lisent jusqu’au bout. J’ai moi-même tendance à vous filtrer comme un bruit de fond.

  28. @ SG: J’aime bien Cuba et je le dis souvent… mais n’insultons personne.

    @ PD: Merci. Je n’ai pas la moindre intention de fermer CentPapiers . 🙂

    PJCA

  29. Denis G

     »…vous devez soit être sur le chômage ou être fonctionnaire »
    Soit l’un, soit l’autre.

    Vous êtes dégradant de préjugés M. David. Vous m’écoeurez.

    à votre égard certains commentateurs utilisent ‘peut-être’ laissant place à d’autres suppositions que celui de fieffé menteur et propagandiste.

  30. Sayan

    ( Bravo a ceux qui ont eu la patience de « scroller » la page jusqu’a ce commentaire )

    Comme on est dans les chiffres :

    Exposé de m.David : Un peu plus de 1000 mots

    Commentaires : un peu plus de 9000 mots, dont près de 7500 venant d’une « grande gueule » qui peut se passer de présentation.

    …Dommage pour ceux qui font au moins l’effort d’être constructif et ouvert d’esprit.

    J’ose espèrer que les prochains billets ne seront polluer de la sorte. Faire valoir son opinion c’est de la liberté d’expression et c’est merveilleux. Enterrer une « idée » et son camelot ( et tout le voisinage ) avec un arsenal nucléaire c’est de la « rage au clavier », et c’est aussi ridicule et inutile que méprisant.

    @sylvainguillemette

    Vous me faites penser a Poppy… Poppy c’est le chien de ma cousine. Un petit « bâtard » ( mi-chiwawa et mi-autre-chose ) qui du haut de ses quelques pouces, ne manque jamais une occasion de se l’ouvrir. Un « jappeux » invétéré et incurable. Dès qu’il y avait quelque chose qui bouge a moins de 100′ de lui, il s’époumone comme si la terre entière complotait pour le contraindre au silence.

    Les 7 , sont des blogeurs… Ils ne sont pas les porte-étendard d’une autorité divine. Alors faites gaffe de ne pas faire sauter votre ‘pacemaker’ avec votre pseudo croisade contre la bourgeoisie. Votre crédibilité n’a d’égal que votre capacité d’être concis et respectueux.

    A quand votre dernier vaccin contre la rage ?!

    P.S.: Une maudite chance qu’on ne vous demande pas votre avis sur la couleur de la margarine… On aurait droit a une thèse de 10 000 sur le régime anti-progressiste de Duplessis avec en toile de fond, le satanisme hypocrite des bourgeois versus les valeurs feodales des nos autorités agro-alimentaires. ( Sarcasmes )

  31. sylvainguillemette

    «En tant que membre de cette équipe. je suis tellement content que vous appréciez la liberté d’expression qu’on vous accorde M. Guillemette. Les cubains n’ont certainement pas cette chance. Ceux qui tentent de s’exprimer librement à Cuba ont la fâcheuse tendance à se retrouver en prison. Vous faites l’éloge de ce régime et vous avez l’effronterie de me qualifier de totalitaire.»

    Encore dans le mensonge pour donner un sens à ses machinations. Les prisonniers politiques de Cuba n’en sont point. Ce sont des prisonniers accusés de haute-trahison. Mais surtout, précisément, d’avoir tenté de renverser l’État, avec du matériel subversif fourni par un État étranger. À Cuba, on ne va pas en prison pour son opinion. Alors qu’aux États-Unis d’Amérique, ça existe vraiment, les prisonniers politiques!
    http://reactionismwatch.wordpress.com/2010/08/27/cuba-et-le-nombre-de-%C2%AB-prisonniers-politiques-%C2%BB-par-salim-lamrani/
    http://www.legrandsoir.info/Conversations-avec-la-bloggeuse-cubaine-Yoani-Sanchez.html

    Dans ces deux liens, on démontre clairement, hors de tout doute, que monsieur David ne fait que mentir effrontément pour se donner raison. Aussi, j’aimerais rappeler à monsieur David que la peine encourue aux États-Unis d’Amérique pour le délit qu’on reproche aux fameux «prisonniers politiques» qui n’en sont pas à Cuba, c’est la peine de mort! Pas de farce! Si on tente de renverser l’État cubain, c’est la perpétuité, qui d’ailleurs, ne sera même pas appliquée. Mais si vous faites le même délit aux STATES, c’est l’intraveineuse!

    Mets-en que je défends ce régime socialiste! Et oui, vous êtes totalitaire! Retournez vite lire la définition du totalitarisme! Vous l’appliquez à merveille, dans plusieurs de vos constats! C’est un fait indéniable pour quelconque philosophe ici présent!

    «Oui et ironiquement, personne ne les empêche de partir s’ils en ont envie, contrairement aux cubains qui ne peuvent pas quitter le pays autrement qu’en décrochant un emploi d’agent de bord sur un avion et faire une demande d’asile lorsqu’ils débarquent à l’étranger, ou braver les eaux du détroit de la Floride et surtout ne laisser aucun membre de leur famille derrière. Il est un peu normal que peu d’entre eux tentent leur chance. Prendriez-vous le lectorat de ce blogue pour des idiots par hasard?»

    «Oui et ironiquement, personne ne les empêche de partir s’ils en ont envie, contrairement aux cubains qui ne peuvent pas quitter le pays autrement qu’en décrochant un emploi d’agent de bord sur un avion et faire une demande d’asile lorsqu’ils débarquent à l’étranger, ou braver les eaux du détroit de la Floride et surtout ne laisser aucun membre de leur famille derrière. Il est un peu normal que peu d’entre eux tentent leur chance. Prendriez-vous le lectorat de ce blogue pour des idiots par hasard?»

    Avez-vous des preuves de tout cela? Moi, j’ai vu, dans diverses occasions, Fidel Castro mettre sur des radeaux ces tarés opportunistes, et leur indiquer le chemin vers Miami, où patauge la clique mafieuse cubaine, nostalgique de Batista! Le temps o elle faisait du fric! Et vous ne me ferez pas croire que c’était mieux avant les Castro, à Cuba! Vous n’auriez de toute façon aucune donnée allant en ce sens, même l’ONU, l’UNESCO, l’OMS et cie, s0ont d’accords avec moi.

    Et je le répète, les faits démontrent que Cuba est la 10e en liste, quant à l’émigration vers la Floride. Vous mentez donc effrontément à votre lectorat, quelle honte!

    «Les statistiques de l’OMS ne disent pas toute l’histoire, sinon comment expliquez-vous que Cuba soit classé 39e par cette même organisation alors que notre excécrable système est classé 30e. Vous avez d’autres références? Et en passant, il est facile d’avoir 59 médecins par 10 000 habitants quand on les paie moins de $30 par mois. Le problème est que lorsqu’on fait semblant de payer les gens, il arrive plutôt fréquemment qu’ils fassent semblant de travailler.»

    On juge de l’accessibilité mon cher hypocrite valet de la bourgeoisie. Ensuite de la qualité. Tous les systèmes sont perfectibles! Tous!

    Et la longévité et le reste des données ne vous donnent pas raison. Le conditionnement des médecins Cubains ne leur donne tout simplement pas envie de profiter allègrement des maladies d’autrui. Tous les humains ne sont pas égoïstes comme vous!

    Et en passant, au Québec, ça va mieux qu’aux STATES à ce que je sache! Notre système irait toutefois encore mieux si le privé en était éradiqué et si le capital était saisi aux bourgeois et que le socialisme était appliqué. Car avouez-le, au moins, aucun système économique ne peut fonctionner sur une île, isolée par un blocus en plus de cela. Aucun, même pas le capitalisme, qui d’ailleurs, déborde par les armes sur les frontières de pays qui ne veulent pourtant rien en savoir!

    Vous êtes maladroit et le mieux que vous pourriez faire pour votre clique de valets, c’est de vous taire maintenant. Sinon, continuez, c’est à mon avantage! Vous faites une belle pinàta!

    Mais c’est quand même drôle que tout à coup, les données de l’OMS ne valent plus grand-chose…

    «Je doute que vous soyez exploité M. Guillemette. Pour avoir eu le temps de poster 26 commentaires seulement sur ce blogue un jour de semaine, vous devez soit être sur le chômage ou être fonctionnaire. Personne avec une vraie job n’a autant de temps à perdre à promouvoir une idéologie de soi-disant défense des prolétaires développée par deux bourgeois.»

    Ho ho! Des prétentions et des procès d’intention? C’est votre dernière barricade? Vous faites pitié, sincèrement!

    «Je n’ai pas besoin de vous censurer M. Guillemette, j’ai juste à vous laisser parler pour que vous miniez votre propre crédibilité. La longueur et la fréquence de vos commentaires joue aussi contre vous. Je doute que bien des gens vous lisent jusqu’au bout. J’ai moi-même tendance à vous filtrer comme un bruit de fond.»

    Ben oui monsieur David…. On la connait la chanson des perdants, allez, chantez. C’est vous, ici, la pinàta, ne l’aviez-vous pas remarqué? Tous vos mensonges tombent, les uns après les autres, et il n’y a qu’un autre adorateur de bourgeois pour venir à votre défense. Vous êtes seul, parmi vos mensonges et vos procès et votre piètre qualité de débatteur. Vous faites pitié.

  32. sylvainguillemette

    «J’ose espèrer que les prochains billets ne seront polluer de la sorte. Faire valoir son opinion c’est de la liberté d’expression et c’est merveilleux. Enterrer une « idée » et son camelot ( et tout le voisinage ) avec un arsenal nucléaire c’est de la « rage au clavier », et c’est aussi ridicule et inutile que méprisant.»

    Je l’ai sincèrement trouvé comique celle-là! Pas de farce! Mais elle n’est que complainte versus les ratées philosophiques de votre idéologie! Je suis content de ne pas être de votre bord! Et je n’enterre pas tout le quartier, mais tout CE quartier de valets de bourgeois! Soyons au moins précis!

    «Vous me faites penser a Poppy… Poppy c’est le chien de ma cousine. Un petit « bâtard » ( mi-chiwawa et mi-autre-chose ) qui du haut de ses quelques pouces, ne manque jamais une occasion de se l’ouvrir. Un « jappeux » invétéré et incurable. Dès qu’il y avait quelque chose qui bouge a moins de 100′ de lui, il s’époumone comme si la terre entière complotait pour le contraindre au silence.»

    Voilà où en est la droite, limitée aux insultes, surtout quand on détruit la totalité de leurs mensonges devant leur propre lectorat. C’est vous, là, le jappeux… Et à part ça?

    «Les 7 , sont des blogeurs… Ils ne sont pas les porte-étendard d’une autorité divine. Alors faites gaffe de ne pas faire sauter votre ‘pacemaker’ avec votre pseudo croisade contre la bourgeoisie. Votre crédibilité n’a d’égal que votre capacité d’être concis et respectueux.
    A quand votre dernier vaccin contre la rage ?!»

    Encore des insultes… wow! Quel argumentaire!

    Pis finalement, il n’y a rien d’autre que des insultes venant de votre part. Et à part faire rire un peu, ça ne change rien à votre argumentaire. Et je n’ai pas inclus la bande des 7 dans la clique de valets de bourgeois, mais les personnes se portant évidemment à leur défense. Faites attention de ne pas tomber vous-même dans la généralisation et dans l’insulte, mais je crois qu’il est trop tard.

  33. sylvainguillemette

    Et mon cher monsieur David, madame Yoani Sanchez est une de ces folles qui crachent vainement sur Cuba à travers le monde et ce, à partir d’un blogue qu’elle entretient de Cuba! Elle est libre la madame! Libre comme l’air! Elle est tellement libre qu’elle est allée vivre en Suisse, puis est revenue, après s’être fait des contacts dans la CIA et la diaspora de bourgeois cubaine, vivre à Cuba!

    Wow! La pauvre! Elle fait tellement pitié qu’elle s’est inventé une histoire à dormir debout! Comme quoi finalement, c’est quelque chose de fréquent chez la droite réactionnaire!

    Madame Sanchez émet les commentaires les plus virulents qui soient contre Cuba, elle ment effrontément, comme vous, et elle le fait depuis Cuba! Quelle ironie!

  34. sylvainguillemette

    Oh! Et en passant, vous dites, pour vous évader évidemment, que l’OMS ne fait pas toute la lumière à Cuba, mais elle ne la fait pas non plus en Suisse! elle ne parle pas du blanchiment d’argent des mafias du monde, ni du passé écoeurant où elle s’est faite complices des crimes du troisième Reich t’sé!

    Si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou!

    Et je vous mets au défi de faire croire à votre lectorat que le capitalisme se développerait bien à Cuba seulement, isolé sur cette île.. Allez… Bonne chance!

  35. sylvainguillemette

    De fait, aucun système économique des deux ne pourrait survivre sur une seule île. C’est comme de vanter un système sanguin dans une seule jambe.

    Alors ma foi, Cuba va très bien compte tenu de son isolement et compte tenu du fait qu’elle soit la seule nation vivant du socialisme!

    Et puis quand je compare le rang de Cuba dans la liste de l’OMS fournie par monsieur David, je ne peux qu’être fier de son résultat, puisque Cuba n’est pas du même calibre économique que ces pays riches auxquels elle est comparée!

    Comme je disais plus haut, c’est pas si pire que ça pour un pays du tiers-monde! vous n’en trouverez jamais tant en République dominicaine, où on espère qu’une vedette passe par votre village, pour avoir une école! Encore faut-il que l’État vous envoie des professeurs! on ne compte pas là-dessus à Puerto Plata, pour y avoir été!

    Allez mentir à l’IEDM, ils sont toute ouïe!

  36. sylvainguillemette

    D’autre part, monsieur David soulève un point intéressant, qui s’avère toutefois pauvre et faux surtout. La liberté d’expression.

    Au Honduras, l’an dernier, un Coup d’État fut orchestré et commis par Washington. Les forces militaires y ont fermé des tas de stations de radio de gauche, des gens de la gauche y sont enlevés quasiment tous les jours et à ce que je sache, je ne vois pas monsieur David en parler. Comme si le musellement n’existait qu’en Chine ou en Corée du nord. Et si nous parlions de la Colombie, où les militants disparaissent trop souvent, juste pour avoir critiqué la dictature De Santos ou d’Uribe? En décembre 2009, on y a trouvé un charnier de plus de 2000 cadavres! Des militants d’autres partis pour la plupart, avec des syndicalistes et des journalistes. Tués par les paramilitaires, chummy du pouvoir en place, et de Washington, bien entendu!

    Comme quoi la double-mesure n’est jamais très loin, elle non plus, avec les mensonges, des réactionnaires de droite!

    Et au Venezuela? Le Coup d’État de 2002 raté? Celui où la liberté d’expression, tout à coup, permettait aux radios et aux télévisions de droite d’encourager le meurtre du président
    démocratiquement élu?

    Allez donc faire la morale à votre miroir ce soir mon cher monsieur David!

  37. Fraddé

    M. Guillemette

    Il y a un point où j’ai accroché dans tout votre fleuve textuel : le non-progrès de Cuba serait dû au blocus et surtout, le fait que Cuba soit une île isolée.

    Dans l’hypothèse où Cuba serait collée au continent nord-américain, par exemple, et où l’idéologie politique appliquée serait encore le socialisme avec le même type de gestion d’État qu’il y a en ce moment, je vous garantie que Cuba serait encore plus pauvre et tiers-mondesque que maintenant. Prenez juste la mobilité de la main d’œuvre : sachant qu’à côté (USA, Canada), on est prêt à reconnaître leurs compétences en leur donnant des salaires impossibles à obtenir à Cuba, un mode de vie bien plus avancé qu’à Cuba, des services de pointe et où le travailleur serait valorisé à continuer d’opérer chez-nous et surtout, ne pas retourner d’où il vient. À ce moment-là, qu’arriverait-il à la population de Cuba ? Ce n’est pas long que le pays se viderait de sa population. Mobilité de la main d’œuvre, oui, mais juste dans un sens : à la sortie de Cuba !

    Si on a l’impression que Cuba s’est figée dans le temps après le départ de Batista, c’est bien parce que le pays est une île et que la majorité des réfractaires au système socialistes n’ont pas été assez téméraires pour quitter le pays avec un radeau. Qu’est-ce qui a fait longtemps vivre le pays après la montée de l’extrême-gauche : les bonbons que leur donnaient leurs amis soviétiques et … le tourisme des Nord-Américains !

    Comme je l’avais écrit dans un des mes articles sur mon blog à propos d’Haïti, si les Cubains veulent devenir une société riche et prospère, ils devront songer un jour à devenir une zone franche, comme Haïti devrait aussi l’être.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  38. Terez L.

    @Philippe David

    « Ceux qui tentent de s’exprimer librement à Cuba ont la fâcheuse tendance à se retrouver en prison. Vous faites l’éloge de ce régime et vous avez l’effronterie de me qualifier de totalitaire. »

    Et vous, vous êtes tellement pour la liberté que la dernière fois où j’ai exprimé mon désaccord avec vos idées, vous m’avez suggéré d’aller me suicider. Ce qui fait que j’évite maintenant votre blogue de propagandiste.

    Ne vous en faites pas, comme vous voyez, je n’ai pas suivi votre bon conseil.

  39. Bonjour,

    C’est toujours un plaisir pour moi de traverser l’Atlantique, les pieds au sec sous mon bureau genevois, pour venir saluer nos cousins du Québec.

    L’article sur la santé est intéressant et globalement assez juste, bien qu’il soit extrêmement difficile de résumer le système de santé suisse puisqu’il dépend d’une législation fédérale (LAMal) dont l’application, dans les faits, et le calcul des cotisations, dépendent du droit et de spécificités cantonales.

    J’en veux pour preuve par exemple qu’en 2003, la rime moyenne de l’assurance-maladie de base à Genève s’élevait à CHF 390.- pour une cotisation moyenne en Suisse de CHF 269.-, soit 45% de plus… Or, depuis 2003, les primes ont pris l’ascenseur!

    Votre article mentionne que la couverture de base en Suisse couvre des soins qui ne sont même pas couverts au Québec par la RAMQ, comme les soins dentaires par exemple. Il m’importe d’apporter une précision de taille, compte tenu de l’importance des frais dentaires en Suisse. En effet, conformément à son article 31 (soins dentaires), l’assurance obligatoire des soins ne prend en charge les coûts des soins dentaires que dans certains cas très précis et encore sous autres conditions:
    – s’ils sont occasionnés par une maladie grave et non évitable du système de la mastication, ou
    – s’ils sont occasionnés par une autre maladie grave ou ses séquelles, ou
    – s’ils sont nécessaires pour traiter une maladie grave ou ses séquelles.

    L’assurance obligatoire prend aussi en charge les coûts du traitement de lésions du système de la mastication causées par un accident.

    Mais en dehors de ces cas précis, les soins dentaires sont entièrement mis à charge des individus.

    En ce qui concerne la liberté de choix aux patients et la soi-disant compétition ‘saine’ entre les compagnies d’assurances, il faut encore préciser deux choses:
    – la liberté de choix est chaque jour de plus en plus restreinte car le système d’assurance suisse impose drastiquement ses conditions aux assurés en les enfermant dans des réseaux de soins, en échange d’une légère réduction des primes;
    – les caisses-maladie en Suisse composent un ‘cartel’ déguisé, si bien que la concurrence ne joue pas en dehors du tri des bons et mauvais risques pratiqués par les caisses.

    Enfin, en ce qui concerne les subsides accordés par les Etats cantonaux, s’ils sont bien réels, il faut toutefois nuancer leur participation automatique. La plupart des couples et familles sont en effet contraints de cumuler deux salaires pour s’en sortir financièrement, si bien (ou si mal) que les subsides ne sont à la fin de l’addition plus versés…

    Bienvenue! Avec plaisir de lire prochainement vos articles.

    Dan

  40. Petit complément sur les délais d’attente, aux Hôpitaux Universitaires de Genève…

    A la question posée par la Tribune de Genève , à savoir « actuellement, combien de temps faut-il attendre pour être opéré, hors urgence, aux HUG? », le Directeur général des HUG, répondait:

    « Il y a un an (2009), pour une prothèse totale de genou ou de hanche, il fallait attendre au moins six mois. Aujourd’hui, l’attente est réduite à douze semaines. On donne un rendez-vous dans les huit semaines. »

    Bien à vous!

    Dan

    Référence: http://www.tdg.ch/geneve/actu/bernard-gruson-patients-pourront-choisir-hopital-2010-07-23

  41. Kevin

    @ Terez L.

    C’est pas Philippe qui vous a dit d’aller vous suicider, c’est moi :)))

    C’était parce que vous êtes cynique à mourir et vous considérez la race humaine comme un virus. L’aboutissement logique de votre perception est donc le suicide pour limiter les dégats non?

    Peu importe, je ne brime absolument pas votre liberté en soulignant votre cynisme alors vos pleurs sont inutiles.

  42. Thomas

    Franchement monsieur Guillemette… vous délirez !
    (ça s’appelle une opinion, qui me regarde)

    C’est de la mauvaise politique que vous nous chantez là. Vos propos atteignent la stratosphère de la bêtise. Toutes vos « belles » paroles ne sont que turpitudes qu’un peu de sable efface face à la réalité la plus crasse. La RÉALITÉ: c’est simple, c’est celle du malade et du blessé (je ne dirais pas celle… du patient, ça fait peur). Le reste c’est de la logistique et des examens de médecine. Quand tu te blesses, la politique tu t’en tapes comme de l’an quarante. Désolé de faire dans le prosaïque.

    Voici les faits, tels que tout le monde (ou presque) les vit :

    Tu te déchires deux ligaments de la cheville, à Montréal, par exemple. Il me semble que ce n’est pas le tiers-monde. L’urgentiste de l’Hôtel-Dieu est pressé, évidemment. Comment en serait-il autrement ? Il est TOUT SEUL le pauvre, au creux de l’été. Ne vous blessez surtout pas quand ces messieurs sont en vacances. Pénurie double. Ben oui: vacances. C’est clair c’est un droit acquis, démocratique. Et tout le monde part en même temps ! Circulez, en vacances la douleur, elle aussi ??!!

    L’urgentiste esseulé entame alors son monologue d’homme de science qui sait de quoi il parle n’est-ce pas. L’homme possède quarante ans d’expérience… Qu’à cela ne tienne: il donne son sermon médicale, se donne en spectacle… auquel toi tu assistes, passif et médusé, hypnotisé, bouche cousu. Surtout ne rien remettre en question. Monsieur prescrit. Un point c’est tout. Mais prescrit quoi ? Ne revenez surtout pas me voir: je suis urgentiste. Allez hop déguerpissez, au suivant. Ah oui au fait: merci pour les béquilles en bois. Générosité du gouvernement oblige, plus besoin de les payer soi-même. En contrepartie faut pas trop en demander. Non. Qu’ils vous éraflent la peau des poignets au sang… ce n’est qu’effet secondaire insignifiant. Mais c’est gratuit ! Vous n’avez qu’à investir dans le port du gant.

    Sur ces entrefaits tu es rentré chez toi, appliquer de la glace sur ta cheville. Le temps passe, les jours… et la douleur, loin de s’estomper, augmente, cheville en charpie… En désespoir de cause, et ça n’a rien de pathétique, c’est la réalité quotidienne de milliers de gens… tu te demandes quoi faire… à qui t’adresser. Ô mais môssieur, nous en avons des ressources au Québec, de très bons médecins, c’est bien certain…. Certes, certes, mais INACESSIBLES !

    Bon, finalement tu dégotes un omnipraticien au coin de chez toi (tu ne peux pas te traîner bien loin dans ton état), dans une clinique sans rendez-vous, qui n’ouvre que le mercredi (???!!!). Le vieux médecin de quatre vingt ans, charmant, délicat, cinquante ans d’expérience, te dit: « mettez votre jambe sur mon genou » (c’est tout juste s’il ne précise pas: sur le genou de papa)… et de tâter un peu… « ici vous avez mal ? ici ?… bon revenez me voir dans trois semaines si vous avez encore mal »… Qu’est-ce qu’il peut bien faire de plus ? Hein ? Alors toi tu insistes pour avoir une référence en orthopédie (hein ? à tout hasard) histoire de perdre trois semaine de moins à attendre, c’est déjà ça. Bon il te remet un papier qu’il ne prend la peine de remplir qu’à moitié. Tu rentres chez toi péniblement et tu appelle Notre-Dame et la clinique orthopédique Saint-Urbain et l’hôpital général juif. Notre-Dame: « appelez le 7 septembre pour un rendez-vous en janvier 2011. » La clinique ortho. sur Saint-Urbain ?
    – Vous avez quoi ?
    – Déchirure des ligaments.
    – On ne prend plus personne
    Refrain connu qui rappelle la pénurie de généralistes. 1 Québécois sur 4 n’a pas de médecin de famille… Quel beau refrain ! A répéter sur tous les tons !
    L’hôpital général juif ? « Plusieurs ANNÉES d’attente » me dit la préposée !

    Alors là, je vous le demande à tous, tu fais quoi ? Tu ronges ton frein, tu mors un morceau d’érable ? Après tout t’es encore vivant…

    C’est ça qui arrive: si ton coude éclate en mille morceaux on va t’opérer en urgence, ça oui, très bien, d’accord, on va t’installer une prothèse, des vis… on va refermer tout ça et tu vas être référé illico, en urgence, en physiothérapie pour une durée subséquente d’un an. Magnifique !
    Et si tu peux attendre, si le pronostic vital n’est pas engagé: on te donne un rendez-vous dans six mois… pendant lesquels ton état va se dégrader à tel point que le spécialiste ne pourra peut-être plus rien faire.

    Voilà l’absurdité:
    – urgence vitale: on te soigne.
    – tu peux attendre six mois ou plus…: tu seras soigné dans six mois ou plus.
    – en revanche tu peux allez te faire voir en… Suisse… si tu es un cas médian, intermédiaire. Et si tu as mal, prends des Tylenols.

    Bonne nouvelle: il y aura plus d’omnipraticiens dans trois ou quatre ans. D’ici là: prenez le temps de mourir.

  43. rod

    En Suisse:
    -les soins dentaires ne sont pas remboursés
    -~80 caisses maladies se partagent le gâteau, 80 palais de marbres, 80 directeurs et sous-directeurs s’octroient des salaires de ministres, le reste finit dans la poche des actionnaires.
    -les personnes à faible revenu doivent augmenter leur franchise afin de pouvoir payer leurs primes; en cas de petits problèmes de santé, elles paieront les frais de leur poche (à concurence du montant de la franchise).
    -les accidents ne sont pas couverts par les caisses-maladie, mais par la CNA(caisse-nationale des accidents).
    -il y a quelques années, un projet de caisse nationale a été saboté d’une part par une campagne médiatique financée par les assureurs et d’autre part par un texte de loi loufoque rédigé par leurs sbires, texte qui a évidemment été refusé par le peuple.
    -tous les citoyens suisses ont l’obligation de s’affilier à une caisse privée
    -les comptes de ces caisses ne sont pas consultables

  44. sopadeajo

    Une précision: le régime étatisé de Ségurité Sociale español où le medecin est complètement gratuit (même les médecins non généralistes sont complètement gratuits: les spécialistes, sauf les dentistes) et où , si l´on a une prescription d´un médecin de la sécurité sociale, on ne paye que 20 % des médicaments prescrits directement au pharmacien (sans bureaucratie intermédiaire; 0 % si l´on est retraité sans moyens) est un système établi non pas par les salopards menteurs et voleurs socialistes ou communistes, mais par des régimes antérieurs. Probablement par Franco.
    En échange de cette gratuité, on ne peut malheureusement pratiquement pas choisir son médecin, ce qui est très fâcheux. (On m´a donné une vraie saloparde fasciste qui a reussi à faire que cela fait 7 ou 8 ans que je ne vais nullement voir le médecin); cela fait des économies pour les voleurs corrompus socialistes qui détruisent nos nations tout en remplissant leurs poches et celles de leurs amis voleurs.

  45. Kevin

    @ Thomas

    Je devine que c’est une histoire vécue hein 😉 Moi aussi j’en ai des belles du genre mais pour mon entourage, à part perdre ma mère, je n’ai rien subit encore.

    En passant les gens qui travaillent dans une épicerie et dans les cabinet de dentiste prennent aussi des vacances. Les imprimeurs aussi prennent des vacances. Pourtant, vous ne verrez jamais de « short staffed » dans une épicerie ou dans un cabinet de dentiste parce que vous êtes un client.

    Dans un hopital, vous êtes une dépense. C’est juste ça

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