L’apprentiomètre

PrincipesApprentissageCPU-s

Source: françoiseguité.com

Selon Marguerite Altet[1],

« L’enseignement couvre donc deux champs de pratiques :

1. celui de la gestion de l’information, de la structuration du savoir par l’enseignant et de leur appropriation par l’élève, domaine de la Didactique

2. celui du traitement et de la transformation de l’Information en Savoir par la pratique relationnelle et l’action de l’enseignant en classe, par l’organisation de situations pédagogiques pour l’apprenant, c’est le domaine de la Pédagogie. » Enseignement, wiki

Pour se reposer un peu d’éternuer sur tous les blogues, et de se faire bassiner par les «informations» en boucles, j’ai pensé faire un petit tour du côté de l’enseignement.

éééééééccccccccooooooooooooolllllllllllllllleeeeeee

Il n’y a pas d’apprentiomètre pour mesurer le réel et complexe apprentissage de nos élèves, surtout en ce qui concerne les «connaissances générales ».

Pourtant, on a bien tenté… Mais la société, devenue complexe et de plus en plus «dissonante cognitive», c’est à se demander si on ne devrait pas se limiter à rendre des travailleurs compétents dans leur habileté. Et encore… ll y aurait un chapitre complet à faire sur le sujet. Je m’y attarderai sans doute un jour.

En attendant la «recette idéale», depuis des  décennies – par le biais des technocrates barbifiant   – bien souvent hors terrain –  ont autopsié les manières d’apprendre, les «intelligences multiples» de contorsions  finalement plus brouillonnes  que les «résultats» de certains élèves.

Une seule constante semble demeurer : on voudrait bien qu’ils apprennent ce qu’on veut qu’ils apprennent.

Mais il y a de la résistance… Et une multitude de facteurs. De sorte que l’on se retrouve devant une sorte d’ ADN complexe et mal connue, ou pas encore répertoriée.

Amusons-nous, tout simplement, dans  ces deux paragraphes. Depuis que l’élève est devenu un client, l’école est une vente de garage comme les autres…

Le neuf se trouve ailleurs que dans les bâtisses.

Et plus les sociétés vont vite, ou veulent aller vite – question production – on a l’impression de retrouver dans les programmes des vieilleries et d’échafaudages continuels: on bâtit sans arriver à rien.

Comme la blague que j’ai entendue un jour sur un réseau américain :

«Garage Sale».

La blague : tout le monde vend son garage.

LES RÉSULTATS

Bientôt, ils vont être capables de reconnaître
quelqu’un grâce à son crachat.
Mademoiselle Y.

Le sujet à un examen du Ministère de l’Éducation, le printemps dernier,  était le suivant : la biométrie.

J’ai eu ces perles grâce à des contacts. Je veux simplement partager avec vous le petit cachet humoristique de ces écrits et des inquiétudes des jeunes face au contrôle par la biométrie. Ce n’est pas nouveau que les correcteurs et correctrices s’amusent au concours de trouver les plus belles perles. Celles-ci font référence aux examens d’étudiants de secondaire 5.

Il est évident qu’elles ne représentent pas un ensemble des travaux, mais … des perles à travers certains.

1- Aujourd’hui, une jeune fille dit, en parlant de la machine Rapidscan Secure 1000 (à rayons-X): Pensez à nous, pauvres adolescente complexées. Je ne me mets même pas en costume de bain devant ma famille! Je ne prendrai plus l’avion, si cette machine est installée dans les aéroports.

2- Peut-être qu’un jour, je croiserai mon clône criminel dans la rue après qu’on ait clôné mon ADN.

3- Si vous appreniez qu’une personne écrit un texte pour dénoncer vos manigances de domination, qu’allez-vous faire? Vous allez très certainement le faire tuer pour trahison envers le pays ou une quelconque baliverne de ce genre!

4- Pour voler les empreintes de quelqu’un, je n’ai qu’à couper son pouce et on n’en parle plus! Tenez-vous vraiment à ce que la population soit en grande partie amputée?

5- Comment voulez-vous que les gens se sentent libres dans un pays libres si le gouvernement vous connaît?

6- Cette histoire ne vous rappelle pas un certain bateau dit insubmersible qui finalement coule? Est-ce l’avenir de la biométrie? De sombrer, car elle est la plus frêle de nos espérances?

7- La biométrie peut aider à trouver les personnes de tous âges souffrant de déficience mentale qui sont partis de chez eux, ce qui pourrait mettre leur vie en danger. Mon père étant policier, je sais que ca arrive fréquemment.

8- Vous, qui êtes intelligent (du moins, je l’espère puisque que vous occupez un poste important au sein du gouvernement), devez être d’accord avec moi.

9- Dans les aéroports, vous n’avez qu’à passer votre oeil et tout ce que vous avez besoin sort.

10- Lorsque vous étiez plus jeune, monsieur le ministre, d’après moi, vos jeux sur l’ordinateur étaient plutôt restreints.

11- Somme toute, me faire analyser comme si je n’étais qu’une image de pacotille me démoralise.

12- Ces systèmes pourraient remplacer les douaniers qui sont souvent grincheux plutôt que de vous accueillir avec un beau sourire.

13- Je ne sais pas si vous êtes “files-d’attente-ophile”, monsieur le ministre, mais ce n’est pas mon cas!

14- Bientôt, ils vont être capables de reconnaître quelqu’un grâce à son crachat.

15- Tous les humains de la planète seront, selon leur mode de création, dans une caste et tous, sans exception, accepteront leur condition.

16- Cette machine permet aux policiers de se glisser sous les vêtements des gens.

17- Ceci deviendrait de la pornographie enfantine.

18- Un organisme travaille à un système qui pourra reconnaître les gens à l’odeur de leur désodorisant.

19- Sommes-nous prêts à être un cheptel contrôlé par les policiers?

20- C’est pour quand les caméras dans les cabines de toilettes?

21- Ce n’est pas bien d’utiliser la biométrie sur un peuple. C’est le prendre pour un troupeau de moutons dans un enclos et l’identifier seulement qu’avec son corps.

22- L’iris est une bonne mesure biométrique puisque, contrairement aux empreintes digitales, tu ne pourras jamais t’aveugler exprès.

23- Imaginez qu’à 18 ans, vous vous êtes fait prendre à fumer du cannabis, cela resterait dans votre dossier.

24- Les criminels arrivent toujours à faire ce qu’ils veulent, car à coeur vaillant rien d’impossible!

25- À quoi servez-vous, monsieur le ministre, à faire pousser des légumes?

26- Moi, élève, écrit à vous, ministre…

27- La biométrie peut faire avancer la société pour qu’il n’y ait plus de criminalistes.

28- Pourquoi interdire les bouteilles d’eau dans les avions? Le Kool-Aid, c’est chimique, mais ca explose pas.

29- Les voleurs collent généralement leur oreille sur la porte de la maison qu’ils veulent voler. Ensuite, les policiers mesures les empreintes des oreilles des criminels et les comparent à celles de criminels recherchés.

30- Les terroristes ont l’habitude de faire disparaître les preuves biométriques après l’attentat lors des kamikazes. Le coupable est éparpillé autour de l’explosion.

31- Plus je vieillis, plus je me rends compte que monsieur Harper, votre patron, est un fanatique d’Hitler.

32- Chercher des données biométriques, c’est chercher un morpion entre deux poils.

33- La biométrie est comme une femme possessive en amour: elle connaît tout sur vous et finit par vous enlever toute liberté.

34- Vous me prenez sûrement pour un parano doublé d’un fou furieux qui compare les techniques biométriques à l’avènement de l’apocalypse

35- On peut avoir une chirurgie pour changer son code génétique, alors les policiers ne nous retrouveront jamais.

36- La biométrie va empêcher le décrochage scolaire, puisque les jeunes ne pourront plus voler.

37- La tuerie de l’école polytechnique a été réalisée par des gothiques, vous savez ces gens au tempérament sombre.

38- Le 11 septembre dernier a été terrible

39- La biométrie est bonne pour l’économie. Les gens n’auront plus peur de sortir la nuit à cause des gangs de rue, alors les magasins seront tous 24 heures.

40- Les voyageurs ne trouvent pas nécessaire et contre la vie privée de dévoiler leurs dessous.

41- L’évolution humaine est un phénomène continuellement développé qui fait avancer d’une manière efficace nos technologies de plus en plus sophistiquées.

42- Même si le douanier l’identifie comme Monsieur Bonheur, qui a les yeux bleus, le code de son iris est 278398623, il ne saura pas non plus que c’est un terroriste.
En ouverture à la fin du texte:
43 – Il ne faudrait pas embitionner au point de suivre chaque minime moment de chaque seconde.

2. L’HISTOIRE DES MÉTHODES.

Ce «montage» m’a été transmis par une collègue retraitée. Il est de toute évidence de source française. Quoique très ressemblant à nos tentatives au Québec. De toute manière, les ministères utilisent le copier-coller pour trouver des solutions. Comme les élèves…

A- Enseignement 1960

Q.   – Un paysan vent un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Ses frais de production s’élèvent au 4/5 du prix de vente.

–  Quel est son bénéfice?

B – Enseignement 1970

– Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Ses frais de production s’élève au 4/5 du prix de vente, c’est à dire 80 F.

– Quel est son bénéfice?

C –  Enseignement moderne 1970

(Réforme de l’enseignement.)

– Un paysan échange un ensemble ‘P’ de pommes de terre contre un ensemble ‘M’ de pièces de monnaie.

– Le cardinal de l’ensemble ‘M’ est égal à 100, et chaque élément sigma de ‘M’ vaut 1 F.

– Dessine 100 gros points représentant les éléments de l’ensemble ‘M’.

– L’ensemble des frais de production comprend 20 gros points de moins que l’ensemble ‘M’.

TRAVAIL DEMANDÉ : Représente ‘F’ comme un sous ensemble de ‘M’ et donne la réponse à la question :

« Quel est le cardinal de l’ensemble ‘B’ des bénéfices».  ( à dessiner en rouge).

D – Enseignement rénové 1980

– Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Les fais de production s’élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 F.

TRAVAIL DEMANDÉ : Souligne les mots «pommes de terre» et discutes-en avec ton voisin.

E – Enseignement réforme 1990

– Un peizan kapitalist privilegie sanrichir injustement de 20 F sur un sac de patat.

– Analiz le tesks er recherche le fote de contenu de gramere d’ortograf de ponktuacion et ensuite di se ki tu pense de cette maniaire de sanrichir.

F – Enseignement assisté par ordinateur 2004

– Un producteur de l’espace agricole câblé ADSL consulte en conversationnel une data.bank qui display le pay-rate de la patate.

– Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur l’écrant ditch 0.25 mm Energy Star.

– Dessine-moi, avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre, puis logue toi au réseau Arpanot ( Deep Blue Potatoes).

– Via le SDA boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.

TRAVAIL DEMANDÉ : Respecte-t-il ainsi la norme ANSI, ISO, EIAN, CCITT, AAL?

G – Enseignement 2020

– Qu’est-ce qu’un paysan?

–  Qu’est-ce qu’une patate?

Je ne sais si vous avez remarqué, le seul élément nouveau semble le suivant : TRAVAIL DEMANDÉ.

matin

10 Commentaires

Classé dans Actualité, Gaëtan Pelletier

10 réponses à “L’apprentiomètre

  1. La désintégration des systèmes d’éducation et de santé se produit, comme Illitch l’avait annoncée. J’ai passé pas mal de temps à trouver un remède au mal de l’un comme de l’autre – et je crois que j’y suis arrivé -mais inutilement, car le coeur du problème est que ces structures ont complètement internalisé leur finalité. Leur seul but est leur continuité.

    Y introduire une quelconque efficacité est donc perçu comme contre-productif, puisqu’on risque de réduire la demande pour le service en y apportant satisfaction. Ces systemes illustrent de façon caricaturale le « produire pour produire » qui est devenu le leit-motiv de la societe industrielle en phase mature.

    On tend vers des structures fermées dont les extrants sont des sous-produits secondaires, l’important étant l’activité au sein du sytème lui-même.. L’exemple réussi est celui d’une médecine gérée par les médecins et pour les médecins qui atteindra son ultime épiphanie dépersonnalisée dans une fusion avec l’industrie pharmaceutique

    On voudrait bien aussi une éducation gérée par des éducateurs et pour les éducateurs, où les modules de connaissances seraient prescrits et ingurgités comme des médicaments, mais on se bute à un problème.
    Alors que que la medecine se contente de préserver le corps, lequel croit et se régénere de lui-meme selon sa propre dynamique, permettant une medecine passive, l’esprit humain laissé a lui même se développe selon une infinité de modèles qui ne sont pas nécessairement complémentaires et ne constituent pas nécessairement une société. L’éducateur doit donc être ACTIF. CRÉATIF.

    Une éducation par des éducateurs pour les éducateurs ne pouvant générer cette créativité au palier de son action externe, seules des pilules-compétences sont distribuées. Aucune éducation réelle n’est dispensée.
    Les individus ne percoivent plus la societe que comme un territoire de chasse où ils sont à la fois gibier et prédateurs. Toute solidarité disparaît … et la société elle-même se dissout dans son égoïsme.

    L’acceptation tranquille de la corruption comme mode normal de gouvernance qu’on vient de voir à Montréal marque une étape importante vers la dislocation finale des structures politiques et sociales. Elle résulte directement de la faillite de notre système d’éducation.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/26/une-education-humaine/

    Pierre JC Allard

  2. Bien dit Jc… et j’ajouterai, que dire de tous ces gens qui acceptent qu’on envahisse un pays, qu’on torture des enfants et des familles, qu’on laisse un peuple en affamer un autre dans une prison ouverte mais qui descend dans la rue quand Michael jackson meure ou quand leur équipe de hockey vient de perdre ?

  3. Simon Lefebvre

    Encore une bonne raison pour faire l’école à la maison avec mes enfants…

  4. Pierre,
    Marc,
    JC,
    Je ne voulais pas parler de H1N1 … J’ai les oreilles qui coulent 🙂
    Mais il y a une belle remarque sur le virus: il n’a pas muté.
    La raison? Le virus ne demande qu’à vivre, tant qu’on ne le dérangera pas.
    Le système scolaire, c’est comme la ville de Montréal il y a quelques mois. Vu de l’extérieur, les gens se pâment de voir une machine si bien huilée. Vu de l’intérieur et avec des yeux ouverts, on a de grands yeux comme dans l’histoire du petit Chaperon Rouge…
    Éducateur, actif, créatif, Pierre…
    Les «normes» de la créativité sont fixées, comme celles de certains journalistes…
    Les «meilleurs» sont les …dociles.
    Et comme disait mon étudiante anglophone dont la maman travaillait chez un type proche du PM du Canada… Elle avait 23 ans…
    «L’important n’est pas ce que tu connais, c’est QUI tu connais… »
    Avec un bon début comme ça dans la vie, tu prends la recette, tu la fouettes, et elle fait comme du blanc d’oeuf… Elle monte.
    On pourrait appeler cela «la culture des qui au lieu de la culture des quoi»…
    Un casino dont il faut se méfier des dés….

  5. Rémi

    Pierre Allard a mis le doigt sur le bobo.

    Moi je me demande: à quoi bon réfléchir à des alternatives quand on sait pertinemment bien que les choses ne changeront pas? En fait, à quoi bon vouloir changer la société quand elle-même ne veut pas changer?

    Moi j’en ai une solution pour ceux et celles qui sont écoeurés et qui veulent du changement: on se cotise et on achète des terres pour y bâtir une communauté auto-suffisante et respectueuse des autres et de l’environnement. On vend nos babioles inutiles, on garde l’essentiel et on repart à neuf!

    Pourquoi pas?

    L’idée paraît farfelue, mais quand je regarde l’état actuel des choses, c’est moins farfelue que de penser que ça va changer avec des élections…

  6. Dan

    @Rémi

    Quand tu veux !! Je suis partant !!

    @Simon

    Ça fait déjà un bout qu’on y pense nous aussi, notre petite à 3 ans… Mais nn risque encore de se faire tirer dessus par les moutons comme récemment lorsque nous avons vendu notre télé 4o pouces et notre playstation3.

  7. Antoine

    Sérieux Rémi, ça pourrait être une maudite bonne idée. Mais le problème ça serait de trouver des terres et d’avoir l’argent nécessaire. En tout cas, je serais près à essayer ça et surement deux ou trois de mes connaissances.

  8. @ Remi, Dan, Antoine…

    Le concept de commune est éternel et revient comme les maronniers. La notion a été forte au XIXe siecle des socialistes purs et est réapparue circa 1965 pour une grosse décennie.

    Une commune s’autodétruit, car elle repose sur un équilibre entre une tendance sociétale qui la pousse à croître pour optimiser la division du travail… et l’idée bien connue que l’enfer, c’est les autres. Elle vit donc plus longtemps si elle ne s’isole pas, mais se développe comme un épiphyte, sur une société avec laquelle elle ne partage que ce qu’elle veut

    Une commune ne vit que le temps du renoncement au profit d’un idéal. Idéal « familial » qui devient clan puis tribu.. ou religieux, bâti sur l’idée de salut qui devient secte. Le sentiment d’appartenance est plus fort et protège l’identité de la commune dans la mesure où les participants se sentent différents… et sont perçus comme différents par leur environnement

    La diaspora juive est le modèle idéal d’une commune, mi-clan, mi-secte et en symbiose avec une société d’accueil. Les sociétés dites secrètes cherchent à en faire autant.

    J’encourage tout le monde à vivre « en commune » pour un temps, mais pas trop, car si la vie en commun n’a pas « un grand projet » le rythme d’évolution, peut en être ralenti. Une phase communale – ou monastique, ce qui ce qui est bien semblable – est d’ailleurs le cheminement privilégié du Bouddhisme.

    Si vous êtes sérieux, je vous invite à lire ce texte pratico-pratique.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/18les-commensaux/

    Pierre JC Allard

  9. Pingback: La déséducation « LA VIDURE

  10. Pingback: La déséducation « Les 7 du Québec

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